| Quels sont les freins et les obstacles rencontrés par les médecins généralistes de la région de Liège lors du référencement des patients adultes obèses éligibles à la chirurgie bariatrique ? | Introduction :
L’obésité est une maladie chronique en progression constante, associée à des complications métaboliques, cardiovasculaires et psychosociales majeures. Parmi les options thérapeutiques, la chirurgie bariatrique constitue une intervention efficace pour l’obésité sévère. Malgré ses bénéfices démontrés, l’accès à cette prise en charge reste limité, notamment au niveau du référencement en soins primaires, étape essentielle du parcours thérapeutique.
Objectif:
Identifier les obstacles rencontrés par les médecins généralistes de la région de Liège lors de l’orientation de patients adultes obèses vers la chirurgie bariatrique.
Méthodes et résultats
Une étude quantitative, descriptive et transversale a été menée à l’aide d’un questionnaire auto administré diffusé auprès de médecins généralistes et de médecins en formation. Le questionnaire explorait les pratiques de référencement, les freins perçus, les représentations thérapeutiques, les connaissances des critères d’éligibilité et l’influence des analogues du GLP 1. Les données ont été analysées par statistiques descriptives et analyse thématique.
Quarante trois médecins ont participé. Les principaux obstacles identifiés concernaient les patients : manque de motivation, appréhensions ou refus de la chirurgie, absence de demande explicite et vulnérabilités psychosociales. Les perceptions médicales jouaient également un rôle important : la chirurgie était souvent considérée comme un recours ultime, et des inquiétudes persistaient quant aux complications postopératoires. Un déficit de formation spécifique, une connaissance limitée du parcours de soins et une coordination insuffisante avec les équipes spécialisées ont également été relevés. L’émergence des analogues du GLP 1 semblait réduire la propension à orienter vers la chirurgie.
Conclusion : Les obstacles au référencement sont multiples et relèvent des patients, des médecins et de l’organisation du système de soins. Leur réduction nécessite un renforcement de la formation, une clarification du parcours de soins et une collaboration accrue entre les acteurs, intégrer les nouvelles options thérapeutiques dans une approche globale et cohérente.
| Chimegne Chekam - Thibaut | Université de Liège | | | |
| Le burnout chez les médecins généralistes et les médecins généralistes en formation en Wallonie et à Bruxelles Étude transversale sur l’estimation de la prévalence, les facteurs de risque et de protection et l’analyse comparative du BAT-23 et du MBI | Introduction et objectifs : Le burnout constitue un enjeu important en médecine générale en raison de ses conséquences sur les médecins, les patients et le système de soins. Les données récentes concernant les médecins généralistes et les médecins généralistes en formation en Wallonie et à Bruxelles restent limitées. Ce travail avait pour objectif d’estimer, à l’aide du BAT-23, la prévalence du burnout dans cette population cible. Les objectifs secondaires étaient d’identifier les facteurs associés aux dimensions du burnout et de comparer le BAT-23 au MBI.
Méthodologie : Une étude transversale par questionnaire auto-administré en ligne a été menée auprès de la population cible en Wallonie et à Bruxelles. Le burnout a été évalué à l’aide du BAT-23 et du MBI. Des données sociodémographiques, professionnelles et psychosociales ont également été recueillies. Les analyses comprenaient une description de l’échantillon, une comparaison psychométrique des deux instruments et des modèles de régression linéaire multivariée pour les dimensions du MBI.
Résultats : L’échantillon comprenait 252 répondants, dont 157 MG installés et 95 MG en formation. Selon le BAT-23, 12 % des répondants sont à très haut risque de burnout. Le BAT-23 et le MBI présentaient un recouvrement important, surtout autour de l’épuisement, sans être totalement interchangeables. Les facteurs principalement associés aux dimensions du burnout étaient le conflit travail-vie personnelle, le sens du travail, le présentéisme et la qualité perçue du travail.
Discussion et conclusion : Ces résultats suggèrent une proportion non négligeable de répondants en zone de risque de burnout. Le BAT-23 apparaît comme un outil intéressant pour les futures études en médecine générale. Des recherches complémentaires, menées sur des échantillons plus larges et plus représentatifs, pourront renforcer ces premiers résultats et contribuer au développement de stratégies de prévention adaptées à la médecine générale.
Mots-clés : burnout ; médecine générale ; médecins généralistes ; médecins généralistes en formation ; BAT-23 ; MBI ; épuisement.
| Schnackers - Nicolas | Université de Liège | | | |
Dépistage du cancer du col de l’utérus en médecine générale rurale : freins, leviers et pistes d’amélioration en province de Luxembourg. Enquête menée auprès des médecins généralistes de la province de Luxembourg. Cervical Cancer Screening in Rural Primary Care: Barriers, Enablers, and Areas for Improvement in the Province of Luxembourg. A Survey of General Practitioners in the Province of Luxembourg. | Le cancer du col de l’utérus constitue un enjeu majeur de santé publique, largement évitable grâce à la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) et au dépistage. En Belgique, la participation au dépistage reste insuffisante, en particulier dans les régions où celui-ci repose sur une démarche opportuniste. Dans ce contexte, le médecin généraliste occupe une place centrale, notamment en milieu rural.
L’objectif de cette étude était d’analyser les pratiques des médecins généralistes de la province de Luxembourg en matière de dépistage du cancer du col de l’utérus, d’identifier les freins et les obstacles associés, et d’explorer les pistes d’amélioration dans un contexte rural.
Une étude observationnelle, descriptive et transversale a été menée à l’aide d’un questionnaire anonyme auto-administré diffusé en ligne. Quarante médecins généralistes ont été inclus. Les données ont été analysées de manière descriptive.
Les résultats montrent que 37,5 % des médecins généralistes réalisent des frottis cervico-utérins, avec une activité globalement faible. La majorité des médecins adresse leurs patientes à un gynécologue. Les principaux freins identifiés sont un manque de formation, des contraintes organisationnelles et des facteurs liés à la dimension intime de l’examen. Du côté des patientes, les obstacles incluent une préférence pour le gynécologue, une méconnaissance du rôle du médecin généraliste et la pudeur.
Plusieurs leviers d’amélioration ont été identifiés, notamment le renforcement de l’information des patientes, la formation des médecins généralistes, une meilleure organisation du dépistage et le recours à l’auto-prélèvement HPV. La création de réseaux de médecins généralistes réalisant des frottis constitue également une piste intéressante.
En conclusion, cette étude met en évidence un décalage entre le rôle théorique du médecin généraliste et les pratiques observées. En milieu rural, le renforcement de son rôle, associé à une meilleure structuration du dépistage, apparaît comme un levier essentiel pour améliorer la participation et réduire les inégalités d’accès aux soins.
Cervical cancer is a major public health issue that is largely preventable through vaccination against human papillomavirus (HPV) and screening. In Belgium, screening participation remains low, particularly in regions where screening relies on an opportunistic approach. In this context, general practitioners play a central role, especially in rural areas.
The objective of this study was to analyze the practices of general practitioners in the province of Luxembourg regarding cervical cancer screening, to identify associated barriers and obstacles, and to explore avenues for improvement in a rural setting.
An observational, descriptive, cross-sectional study was conducted using an anonymous, self-administered questionnaire distributed online. Forty general practitioners were included. The data were analyzed descriptively.
The results show that 37.5% of general practitioners perform Pap smears, with overall activity remaining low. Most doctors refer their female patients to a gynecologist. The main barriers identified are a lack of training, organizational constraints, and factors related to the intimate nature of the examination. On the patients’ side, barriers include a preference for seeing a gynecologist, a lack of understanding of the general practitioner’s role, and modesty.
Several areas for improvement have been identified, including providing patients with more information, training general practitioners, improving the organization of screening, and utilizing HPV self-sampling. The creation of networks of general practitioners who perform Pap smears is also a promising avenue.
In conclusion, this study highlights a disconnect between the theoretical role of the general practitioner and observed practices. In rural areas, strengthening the general practitioner’s role, combined with better-structured screening, appears to be a key lever for improving participation and reducing inequalities in access to care. | Remacle - Noémie | Université de Liège | | | |
| Étude qualitative menée auprès de patientes liégeoises ayant souffert de symptômes vasomoteurs au cours de leur périménopause : attentes envers leur médecin généraliste et leurs représentations des différentes options thérapeutiques | Introduction : La périménopause s’accompagne fréquemment de symptômes vasomoteurs (VMS) susceptibles d’altérer significativement la qualité de vie des femmes. Si des recommandations encadrent leur prise en charge, elles éclairent encore insuffisamment la manière dont ces symptômes sont vécus et abordés en consultation et dont les patientes se représentent les différentes options thérapeutiques. Ce travail explore, chez des patientes liégeoises ayant souffert de VMS au cours de leur périménopause, leurs attentes envers leur médecin généraliste, leurs représentations des traitements et les déterminants de leur acceptabilité.
Méthodologie : Une étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés a été menée auprès de 16 femmes liégeoises âgées de 45 à 60 ans, ayant présenté des VMS gênants au cours de leur périménopause. Recrutées selon un échantillonnage raisonné, elles ont été interrogées jusqu’à saturation des données. Les entretiens ont été analysés selon une approche thématique.
Résultats : Les participantes attendent du médecin généraliste qu’il reconnaisse leurs symptômes, les relie à la périménopause et les considère comme un motif légitime de consultation. Elles souhaitent également une prise en charge inscrite dans la durée, un temps de consultation suffisant, un suivi, une décision partagée et des supports fiables facilitant l’information. Les connaissances spontanées des options thérapeutiques apparaissent limitées et largement dominées par l’hormonothérapie. L’acceptabilité des traitements ne dépend pas uniquement de leur efficacité, mais aussi du bénéfice attendu, du risque perçu, de la cohérence attribuée au traitement, de l’information reçue et des représentations préalables. Le THS illustre particulièrement cette tension entre efficacité reconnue et poids du risque perçu. Après information, la TCC et l’hypnose semblent globalement bien accueillies tandis que les traitements médicamenteux non hormonaux présentés secondairement suscitent davantage de réserve, à l’exception du fézolinétant.
Conclusion : La prise en charge des VMS en médecine générale ne se limite pas au choix d’un traitement. Elle suppose de reconnaître ces symptômes, d’en légitimer l’abord en consultation, de rendre les options thérapeutiques plus lisibles et d’accompagner dans le temps une décision thérapeutique individualisée et construite avec la patiente.
Mots-clés : périménopause ; symptômes vasomoteurs ; médecine générale ; acceptabilité thérapeutique ; étude qualitative.
| Kamoun - Donia | Université de Liège | | | |
| Comment optimiser le suivi des patients en incapacité à longue durée en médecine générale et soutenir efficacement leur retour au travail ? Revue narrative de la littérature | Introduction : L’incapacité de travail de longue durée représente un enjeu majeur de santé publique en Belgique. Le médecin généraliste occupe une position centrale en remplissant une double mission : soigner le patient tout en certifiant son incapacité. Ce travail a comme objectif d’identifier les stratégies permettant au médecin généraliste d’optimiser le suivi des patients en incapacité de longue durée et de soutenir efficacement leur retour au travail.
Méthodologie : Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données PubMed, Cochrane Library et OpenEvidence. Les articles sélectionnés portaient sur l’évaluation de l’incapacité de travail, les facteurs de chronicisation, les stratégies de retour au travail et les interventions du médecin généraliste. Au total, 24 références ont été retenues après lecture critique des textes intégraux. Cette recherche bibliographique a été complétée par des sources institutionnelles belges et une analyse de la législation en vigueur.
Résultats : Les facteurs psychosociaux présentent une capacité prédictive de chronicisation d’incapacité de travail supérieure au diagnostic médical seul. Plusieurs interventions validées ont été identifiées : l’approche biopsychosociale systématique, l’exploration des attentes de retour au travail, l’entretien motivationnel, la reprise progressive du travail, et la coordination interdisciplinaire via les dispositifs belges existants.
Discussion : La collaboration interdisciplinaire reste un défi persistant. L’approche biopsychosociale, la précocité des interventions et l’entretien motivationnel apparaissent comme des leviers essentiels en médecine générale, bien que leur mise en œuvre peut être limitée par des obstacles organisationnels.
Conclusion : Le médecin généraliste dispose d’outils concrets et validés pour améliorer le suivi des patients en incapacité de longue durée. Une approche proactive, biopsychosociale et coordonnée permet d’optimiser le parcours de ces patients vers un retour au travail adapté et durable.
Mots clés : incapacité de travail, retour au travail, médecine générale, approche biopsychosociale, coordination interdisciplinaire, Belgique. | Boufraioua - Maryame | Université de Liège | | | |
| Intelligence artificielle en médecine générale : Une revue narrative des balises éthiques | Contexte : L’intelligence artificielle s’intègre progressivement en santé et en médecine générale, notamment pour l’aide à la décision, l’analyse des données cliniques et la réduction de la charge administrative. Son utilisation soulève des enjeux éthiques spécifiques dans le contexte des soins primaires, fondé sur la continuité des soins, la relation de confiance et l’approche centrée sur la personne.
Objectif : Identifier les principales balises éthiques encadrant l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la pratique quotidienne des médecins généralistes.
Méthodologie : Une revue de la littérature, menée selon une méthodologie inspirée d’une scoping review, avec un processus de sélection structuré selon les recommandations PRISMA-ScR, a été réalisée à partir de PubMed. La recherche a porté sur des publications en français et en anglais entre 2023 et 2025. Après application de critères d’inclusion et d’exclusion définis a priori, 25 articles ont été inclus dans l’analyse finale.
Résultats : Huit dimensions éthiques interdépendantes structurent l’analyse : sécurité clinique, confidentialité des données, transparence, autonomie du patient, responsabilité, équité, relation médecin–patient, ainsi que gouvernance et formation. Les bénéfices concernent principalement des usages organisationnels et administratifs, ainsi que certaines applications d’aide au diagnostic ou au triage. En parallèle, des risques persistants sont identifiés, incluant erreurs, hallucinations, biais, opacité des systèmes et atteintes potentielles à la confidentialité. L’acceptabilité de ces outils repose sur une supervision humaine effective, une validation en conditions réelles et un niveau de confiance clinique suffisant.
Conclusion : L’intelligence artificielle ne peut constituer un levier pertinent en médecine générale qu’en tant qu’outil strictement encadré, sous contrôle clinique et intégré dans une pratique centrée sur la personne, sous peine de compromettre la sécurité des soins et les fondements relationnels du premier recours.
Mots-clés : Intelligence artificielle, modèles de langage de grande taille, intelligence artificielle générative, soins de santé primaires, médecine générale, médecine de famille, éthique médicale, bioéthique.
| Ramdani - Imane | Université de Liège | | | |
Quelle est l’acceptabilité des traitements hormonaux pour soulager la dysménorrhée ? What is the acceptability of hormonal treatments for relieving dysmenorrhea ? | Contexte : La dysménorrhée (règles douloureuses) est une problématique fréquente qui peut altérer la qualité de vie des personnes qui en souffrent. Alors que la dysménorrhée peut être soulagée par les traitements hormonaux, cette option thérapeutique n’est pourtant pas toujours favorablement accueillie.
Objectif : Identifier les facteurs influençant l’acceptabilité des traitements hormonaux pour soulager la dysménorrhée.
Méthodologie : Étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 12 personnes issues de la région liégeoise souffrant ou ayant souffert de dysménorrhée.
Résultats : L’acceptabilité de recourir aux CH pour soigner la dysménorrhée est influencée par 3 facteurs : le médecin (la présence d’une relation de confiance incluant de l’écoute active, une communication claire, et le respect de l’autonomie décisionnelle), le traitement hormonal en lui-même (son efficacité, ses effets secondaires et risques pour la santé, et son coût), et la patiente (ses convictions, ses expériences, ses préférences, son besoin de contraception, son besoin en qualité de vie).
Conclusion : Il est important de laisser la patiente choisir ce qu’elle estime être le mieux pour elle et avoir la liberté de se faire sa propre expérience. Le cadre de la consultation devrait rester bienveillant et ouvert à la discussion, la patiente devrait pouvoir échanger avec son médecin de manière cordiale, en toute confiance, en se sentant respectée et écoutée. Le développement d’outils d’aide à la consultation pourrait faciliter la communication.
Mots-clefs : acceptabilité des traitements hormonaux, contraceptifs hormonaux, dysménorrhée, étude qualitative. Context: Dysmenorrhea (painful menstruation) is a common condition that can impair the quality of life of those who experience it. Although dysmenorrhea can be relieved by hormonal treatments, this therapeutic option is not always well received.
Objective: To identify the factors influencing the acceptability of hormonal treatments for relieving dysmenorrhea.
Methodology: A qualitative study using semi-structured interviews conducted with 12 individuals from the Liège region who suffer or have suffered from dysmenorrhea.
Results: The acceptability of using hormonal contraceptives (HC) to treat dysmenorrhea is influenced by three factors: the physician (the presence of a trusting relationship including active listening, clear communication, and respect for decision-making autonomy), the hormonal treatment itself (its effectiveness, side effects and health risks, and cost), and the patient (her beliefs, experiences, preferences, need for contraception, and need for quality of life).
Conclusion: It is important to allow the patient to choose what she considers best for herself and to have the freedom to form her own experience. The consultation setting should remain supportive and open to discussion, the patient should be able to communicate with her physician in a respectful and trusting manner, feeling heard and respected. The development of consultation support tools could facilitate communication.
Keywords: acceptability of hormonal treatments, hormonal contraceptives, dysmenorrhea, qualitative study. | BUI - Lan | Université de Liège | | | |
| Comment organiser le suivi post-partum en médecine générale après une prééclampsie ? | Contexte : La prééclampsie est une pathologie hypertensive de la grossesse associée à une
morbi-mortalité materno-fœtale et qui ne se limite pas à la période obstétricale. Elle est
également reconnue comme un facteur de risque cardiovasculaire accru à long terme.
Cependant, le suivi post-partum des femmes après une prééclampsie reste hétérogène et
insuffisamment structuré.
Objectif : L’intention de cette revue de la littérature est de déterminer l’intérêt d’une
organisation structurée du suivi post-partum de la prééclampsie et de son impact sur les
complications à long terme.
Méthode : Ce travail consiste en une revue narrative de la littérature avec méthodologie décrite.
Dans un premier temps, une recherche à l’aide de mots-clés a été effectuée sur UpToDate,
PubMed et Cochrane Library. Ensuite, divers tris ont été réalisés afin d’affiner la recherche.
Une analyse des recommandations internationales a également été réalisée. Les articles ont été
étudiés selon quatre axes décrits.
Résultats : Les recommandations internationales reconnaissent la prééclampsie comme un
élément important influençant le risque de complications cardiovasculaires futures. Les articles
analysés démontrent une augmentation du risque de développer des complications
cardiovasculaires après une prééclampsie. Il existe un manque de structuration du suivi post-
prééclampsie, ce suivi est influencé par divers facteurs et des propositions d’amélioration du
suivi émanent des articles.
Conclusion : Il existe une discordance entre la reconnaissance du risque cardiovasculaire
associée à la prééclampsie et l’absence de suivi clairement recommandé et structuré en
médecine générale. Les recommandations internationales sont souvent formulées pour
l’ensemble des troubles hypertensifs de la grossesse sans explicitement différencier la
prééclampsie. La conception d’un tel suivi en médecine générale pourrait avoir un impact
bénéfique sur les complications cardiovasculaires liées à la prééclampsie, mais cela
nécessiterait d’être validé par de nouvelles études.
Mots-clés : prééclampsie, suivi post-partum, soins de première ligne, médecine générale, risque
cardiovasculaire, complications. | La Barbera - Martin | Université de Liège | | | |
Interactions médicamenteuses chez la personne âgée : quels sont les freins et les leviers à une gestion optimale par le médecin généraliste après hospitalisation ? Drug interactions in older people: what are the barriers and enablers to optimal management by GPs following hospitalisation? | Résumé
Introduction : Les interactions médicamenteuses constituent un enjeu majeur de sécurité des soins, particulièrement chez les patients âgés polymédiqués. Le vieillissement de la population, la complexité croissante des traitements et la fréquence des comorbidités augmentent le risque d’effets indésirables par interactions médicamenteuses et d’hospitalisations potentiellement évitables. La période post-hospitalière représente un moment critique, marqué par de nombreuses modifications thérapeutiques et une transmission parfois incomplète des informations. Le médecin généraliste occupe une place centrale dans la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse, mais l’identification et la gestion des interactions cliniquement pertinentes à la sortie d’hospitalisation demeurent difficiles en pratique courante. Ce travail vise à explorer les perceptions, les difficultés et les besoins des médecins généralistes afin d’améliorer la gestion des interactions médicamenteuses après l’hospitalisation des patients âgés.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée à l’aide d’entretiens individuels semi-dirigés auprès de huit médecins généralistes en région verviétoise. Les données ont été analysées selon une approche inductive, permettant de faire émerger des thématiques à partir du discours des participants.
Résultats : Les médecins généralistes décrivent une gestion des interactions médicamenteuses perçue comme complexe, marquée par un manque de formation et de sensibilisation ainsi que par des difficultés organisationnelles lors de la sortie d’hospitalisation. Les outils disponibles sont jugés utiles mais insuffisants pour soutenir la prise de décision. Plusieurs leviers sont identifiés, dont une meilleure structuration des pratiques, une communication renforcée autour de la sortie d’hospitalisation et une collaboration interprofessionnelle accrue.
Conclusion : La gestion des interactions médicamenteuses en post-hospitalisation des patients âgés reste insuffisamment structurée en médecine générale. Son amélioration nécessite une approche globale intégrant formation, sensibilisation, organisation des soins et outils adaptés, ainsi qu’une meilleure coordination entre les acteurs. Des mesures simples, telles qu’une communication plus directe et systématisée entre l’hôpital et la première ligne, pourraient contribuer à renforcer la sécurité médicamenteuse.
Mots-clés : patient âgé (QC15), interactions médicamenteuses, sortie d’hospitalisation, sécurité des patients (QP1), qualité des soins de santé (QP3), Étude qualitative (QR31), médecin généraliste (QS41), continuité des soins (QD25), collaboration interprofessionnelle. Abstract
Introduction : Drug interactions are a major concern for patient safety, particularly among older patients taking multiple medications. An ageing population, the increasing complexity of treatments and the prevalence of comorbidities all heighten the risk of adverse effects caused by drug interactions and of potentially avoidable hospitalisations. The post-discharge period is a critical time, marked by numerous changes in treatment and sometimes incomplete transfer of information. The general practitioner plays a central role in ensuring the safety of medication management, but the identification and management of clinically relevant interactions upon discharge from hospital remain challenging in everyday practice. This study aims to explore the perceptions, difficulties and needs of general practitioners in order to improve the management of drug interactions following the hospitalisation of elderly patients.
Methodology: A qualitative study was conducted using semi-structured individual interviews with eight general practitioners in the Verviers region. The data were analysed using an inductive approach, enabling themes to emerge from the participants’ accounts.
Results : General practitioners describe the management of drug interactions as complex, characterised by a lack of training and awareness, as well as organisational difficulties at the time of discharge from hospital. The tools available are considered useful but insufficient to support decision-making. Several levers for improvement have been identified, including better structuring of practices, enhanced communication regarding discharge from hospital, and increased interprofessional collaboration.
Conclusion : The management of post-discharge medication interactions in elderly patients remains insufficiently structured in general practice. Improving this requires a comprehensive approach incorporating training, awareness-raising, the organisation of care and appropriate tools, as well as better coordination between stakeholders. Simple measures, such as more direct and systematic communication between the hospital and primary care, could help to improve medication safety.
Keywords : elderly patients (QC15), drug interactions, discharge from hospital, patient safety (QP1), quality of healthcare (QP3), qualitative study (QR31), general practitioner (QS41), continuity of care (QD25), interprofessional collaboration. | Gabriel - Marie | Université de Liège | | | |
| Douleur atraumatique du pied et de la cheville, dans la population adulte : revue de la littérature sur l’examen clinique et étude qualitative auprès de médecins généralistes des régions wallonne et bruxelloise, afin de proposer des pistes pour aider à la réalisation de l’examen clinique | Introduction : les douleurs atraumatiques du pied et de la cheville représentent un motif fréquent
de consultation en médecine générale, avec une prévalence estimée respectivement à 24% et 15%
dans la population adulte. Leur prise en charge est complexe et source d’incertitude diagnostique.
Ce travail vise à analyser les données de la littérature relatives à l’examen clinique du pied et de la
cheville, et à explorer les pratiques des médecins généralistes afin de proposer des pistes d’aide à
la structuration de cet examen en médecine générale.
Méthodologie : une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données
biomédicales (PubMed, littérature grise), ciblant l’examen clinique du pied et de la cheville en
soins primaires, ainsi que la performance diagnostique des tests cliniques. Une étude qualitative a
été menée auprès de dix médecins généralistes de la région wallonne et bruxelloise. Les données
ont été recueillies via des entretiens semi-dirigés, puis analysées selon une approche thématique.
Résultats : les médecins interrogés perçoivent les douleurs atraumatiques du pied et de la cheville
comme peu fréquents, contrastant avec la littérature. L’anamnèse est décrite comme structurée et
bien maitrisée, contrairement à l’examen physique, jugé peu standardisé et sans recours à des tests
spécifiques. La prise en charge est principalement conservatrice, avec un recours limité à l’imagerie
en première intention. Un besoin d’outils d’aide à l’examen clinique est exprimé.
Discussion : ces résultats confirment le décalage entre les recommandations théoriques et la pra-
tique en médecine générale. Ils soulignent la nécessité de proposer des outils adaptés aux con-
traintes du terrain. Une structuration simplifiée de l’examen clinique pourrait améliorer la
pertinence diagnostique et la confiance des praticiens. L’élaboration d’un arbre décisionnel accom-
pagné de tableaux et de photos apparaît comme une piste concrète.
Conclusion : l’examen clinique du pied et de la cheville en médecine générale reste peu standardisé
et source de variabilité. Ce travail met en évidence les difficultés rencontrées par les praticiens et
propose des pistes pragmatiques pour structurer cet examen. Un arbre décisionnel accompagné de
tableaux et de photos des test spécifiques a été élaboré. Il envisage des pistes concrètes afin de
structurer cet examen en soins primaires. De futurs travaux pourraient évaluer l’impact de cet outil
sur la pertinence diagnostique.
Mots-clés : médecine générale ; Pied ; Cheville ; Examen clinique ; Douleur atraumatique ; Soins
primaires ; Étude qualitative | Folie Desjardins - Alexandre | Université de Liège | | | |
| Effets des interventions nature-based sur le burnout et le stress professionnel chez l’adulte | Introduction : Le burnout et le stress professionnel représentent un enjeu majeur de santé publique, fréquemment rencontré en médecine générale. Face à cette problématique, les approches non médicamenteuses suscitent un intérêt croissant, notamment les interventions dites nature-based, qui reposent sur une exposition structurée à un environnement naturel.
Objectif : L’objectif de ce travail est de cartographier les données disponibles concernant les effets des interventions nature-based sur le burnout et le stress professionnel chez l’adulte.
Méthodologie : Ce travail a été réalisé sous la forme d’une scoping review. La recherche documentaire a été menée principalement dans PubMed. La stratégie de recherche combinait des termes relatifs aux interventions nature-based et au stress professionnel. Les études qui ont été retenues sont celles incluant des adultes exposés à une intervention nature-based réelle dans un contexte de stress professionnel ou de troubles apparentés.
Résultats : Les études incluses montrent globalement des effets favorables des interventions nature-based sur différents indicateurs de stress, notamment une diminution du stress perçu, une amélioration du bien-être psychologique, du sommeil et de certains paramètres physiologiques. Les effets sur le burnout sont plus hétérogènes et souvent indirects. Les interventions longues et multimodales semblent associées à des effets plus marqués que les interventions ponctuelles.
Discussion : La littérature suggère un intérêt des interventions nature-based dans la gestion du stress professionnel, avec des mécanismes potentiels liés à la restauration attentionnelle et à la réduction de la charge physiologique du stress. Toutefois, l’hétérogénéité des études et des critères de jugement limite la généralisation des résultats, en particulier concernant le burnout au sens strict.
Conclusion : Les interventions nature-based apparaissent comme une approche prometteuse dans la prise en charge non médicamenteuse du stress professionnel. Leur place en médecine générale pourrait être pertinente, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour préciser leur efficacité sur le burnout. | HORGNIES - Guillaume | Université de Liège | | | |
| Engagement et adaptabilité des médecins généralistes en contexte de pénurie : étude quantitative en communauté française de Belgique | Introduction : La pénurie de médecins généralistes constitue un enjeu majeur de santé publique en Belgique, résultant d’un déficit d’effectifs et d’une répartition territoriale inégale. Elle s’accompagne d’une augmentation de la demande de soins, liée notamment au vieillissement de la population et à la progression des maladies chroniques. Cette situation impacte à la fois l’accessibilité aux soins et les conditions de travail des praticiens. Dans ce contexte, l’engagement professionnel et l’adaptabilité apparaissent comme des ressources clés mais leur interaction reste peu étudiée.
Méthodes : Une étude quantitative transversale a été menée auprès de médecins généralistes exerçant en contexte de pénurie. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire structuré comprenant des échelles validées, notamment l’échelle d’engagement professionnel (UWES) et une échelle d’adaptabilité (The Adaptability Scale). Des analyses descriptives, bivariées et multivariées ont été réalisées afin d’explorer les niveaux d’engagement et d’adaptabilité ainsi que leurs déterminants.
Résultats : Les résultats mettent en évidence un niveau globalement élevé d’engagement professionnel, particulièrement marqué par la dimension du dévouement. L’adaptabilité apparaît plus modérée avec une capacité satisfaisante sur les plans cognitif et comportemental mais plus limitée sur le plan émotionnel. Les analyses bivariées montrent quelques associations entre certaines caractéristiques individuelles et l’adaptabilité tandis qu’aucune association significative n’est retrouvée pour l’engagement. Les analyses multivariées ne permettent pas d’identifier de déterminants indépendants robustes pour ces deux dimensions.
Conclusion : Cette étude met en évidence un fort engagement des médecins généralistes en contexte de pénurie, contrastant avec une adaptabilité plus limitée, notamment sur le plan émotionnel. Ces résultats suggèrent un équilibre fragile reposant sur des ajustements individuels, avec un risque d’épuisement à long terme. Ils soulignent la nécessité de développer des interventions structurelles visant à soutenir les praticiens, améliorer leurs conditions de travail et garantir la soutenabilité du système de soins primaires.
Mots clés : General Practitioners, Primary Health Care, Doctor Shortage, Adaptability, Perceptions, Working conditions | WALPOT - Laura | Université de Liège | | | |
| Exploration des freins et leviers à l’intégration de la prévention face aux perturbateurs endocriniens en médecine générale chez les enfants de 0 à 2 ans. | Introduction : Les perturbateurs endocriniens sont des substances omniprésentes dans l’environnement. Celles-ci sont capables d’altérer le système hormonal et donc d’impacter la santé, en particulier durant les périodes de vulnérabilité comme les 1000 premiers jours de vie. Malgré des recommandations soulignant le rôle clé des médecins généralistes dans la prévention et l’information à ce sujet, leur prise en compte en pratique clinique reste limitée. L’objectif de cette étude est d’explorer les freins et leviers à l’intégration de la prévention face aux perturbateurs endocriniens en médecine générale chez les enfants de 0 à 2 ans.
Méthode : Une étude qualitative a été réalisée auprès de 10 médecins généralistes. Une revue de la littérature a préalablement été effectuée sur PubMed, suivie de l’élaboration d’un guide d’entretien afin de mener des entretiens semi-dirigés.
Résultats : Les médecins généralistes interrogés présentent une connaissance limitée des perturbateurs endocriniens. Bien qu’ils perçoivent un risque important chez les jeunes enfants, la prévention reste quasi absente en pratique. Elle est freinée par le manque de connaissances, de temps, d’outils, et les participants estiment que cette problématique relève surtout des autorités publiques. Des formations, outils concrets et campagnes de santé publique sont identifiés comme leviers principaux.
Conclusion : Cette étude qualitative met en évidence une faible intégration de la prévention face aux perturbateurs endocriniens en médecine générale. Cette situation s’explique par plusieurs obstacles, liés à la fois aux connaissances des médecins, aux contraintes de la pratique et à l’organisation globale du système de santé. Pour améliorer cette intégration, il semble nécessaire de proposer des formations adaptées, des outils concrets et un meilleur soutien des politiques de santé publique. À plus long terme, une approche coordonnée, impliquant les différents acteurs de la périnatalité et soutenue par des actions environnementales fortes, pourrait permettre de renforcer la prévention dès les premières années de vie.
Mots clefs : « perturbateurs endocriniens », « prévention », « médecine générale », « enfants »
| DUBOIS - Lucie | Université de Liège | | | |
| En quoi le retravail d'une fiche Info Santé influence-t-il sa compréhension et son applicabilité ? | Infosanté est un site d’informations de santé evidence-based pour le grand public. Depuis sa création, une nouvelle charte éditoriale a été mise en place et les fiches précédemment créées sont retravaillées selon de nouveaux critères permettant une information plus claire et inclusive et un accent plus important sur la promotion de la santé.
Dans le cadre de ce travail, la compréhension et l’applicabilité ont été étudiées pour évaluer une différence entre la fiche de 2019 et celle de 2025 correspondant à la charte éditoriale mise en place.
Bien que des tendances aient été observées, aucune différence statistiquement significative n’a été mise en évidence pour ces deux critères. Cependant, les entretiens Think-aloud ont permis de mettre en évidence des pistes d’amélioration de la fiche 2025. | Rougefort - Marie-Valentine | Université de Liège | | | |
| Quelles sont les attentes des patients envers leur médecin généraliste après une hospitalisation dans la région liégeoise ? | Le vieillissement de la population et l'augmenta1on de la prévalence des maladies chroniques entraînent une hausse des hospitalisations et une complexification des parcours de soins. Par ailleurs, les évolutions des modes de vie participent elles aussi à l’augmenta1on des besoins en soins et du recours à l’hospitalisa1on. Parallèlement à ces changements, la réduc1on des durées de séjour transfère une part croissante de la prise en charge vers le médecin généraliste. Dans ce contexte, la transi1on entre l’hôpital et le domicile cons1tue une étape particulièrement cri1que, marquée par des risques de rupture de continuité, de défauts d'informa1on et d'événements indésirables. Dans le cadre de cette étude, l’objectif principal est de décrire les aGentes exprimées par les pa1ents vis-à-vis du médecin généraliste après une hospitalisa1on dans la région liégeoise. Ce travail repose sur une étude qualitative exploratoire menée à par1r d’entretiens semi-structurés. Huit participants adultes, sortis d’hospitalisa1on depuis moins d’un an dans la région liégeoise, ont été recrutés par l’intermédiaire de leur médecin généraliste. Les entretiens ont ensuite été retranscrits et soumis à une analyse thématique. Les résultats des interviews révèlent que les participants ne recherchent pas systématiquement une consulta1on rapide après leur sortie, mais privilégient avant tout la disponibilité réactive du médecin généraliste (MG) et la possibilité de le joindre en cas de besoin. Le MG apparaît également comme un relais explicatif important, notamment lorsque les informations transmises par l’hôpital sont jugées insuffisantes, ainsi que comme une source de sou1en moral. Par ailleurs, un décalage est observé entre le besoin d'accompagnement non médical tel qu'il est exprimé par les pa1ents et les signes de détresse qui transparaissent dans leur discours, soulignant l'importance d'une attention aux besoins non verbalisés. Ces résultats suggèrent que le MG gagnerait à adopter une démarche proactive et individualisée après la sortie, à assumer le rôle de relais explicatif et à rester attentif aux besoins psychologiques sous-jacents. Des études à plus grande échelle permettraient de confirmer et d'approfondir ces résultats. | Güner - Semra | Université de Liège | | | |
| Perceptions des médecins généralistes et des médecins intensivistes concernant la collaboration entre médecine générale et cliniques post-soins intensifs dans la prise en charge du syndrome post-soins intensifs en Fédération Wallonie-Bruxelles | Introduction
Le syndrome post-soins intensifs désigne l’ensemble des troubles physiques, cognitifs et psychologiques pouvant persister après un séjour aux soins intensifs avec des répercussions sur l’autonomie, la qualité de vie, la reprise du travail et le recours aux soins. Dans ce contexte, les cliniques post-soins intensifs se développent afin de repérer ces séquelles et d’orienter les patients mais leur place dans le parcours de soins et leur articulation avec la première ligne restent mal définies.
Objectif
Explorer la perception de médecins généralistes et de médecins intensivistes concernant la collaboration entre les cliniques post-soins intensifs et la médecine générale dans la province de Liège et en région bruxelloise.
Méthodologie
Une étude qualitative par focus groups sous forme d’entretiens de groupe semi-dirigés a été réalisée en province de Liège et en région bruxelloise. Quatre entretiens de groupe ont été menés entre septembre et novembre 2025, incluant un total de 18 participants. Les données ont été retranscrites puis analysées selon une analyse thématique inductive avec triangulation des chercheurs.
Résultats
Pour la plupart des médecins généralistes, les cliniques post-soins intensifs semblent rester peu connues, peu visibles et encore hétérogènes dans leur organisation. Leur intérêt est toutefois reconnu par l’ensemble des participants qui soulignent la nécessité d’une meilleure visibilité, de transmissions plus claires et d’une communication plus directe entre la première et seconde ligne.
Conclusions
Les cliniques post-soins intensifs apparaissent comme une structure pertinente mais encore insuffisamment intégrée au parcours de soins. Renforcer la visibilité et structurer leur articulation avec la médecine générale semble nécessaire pour améliorer le suivi des patients après les soins intensifs. Bien que plusieurs améliorations aient émergé au cours des entretiens aucun modèle clair et standardisé de collaboration ne se dégage actuellement. | Aafia - Bouteyna | Université de Liège | | | |
| Quels obstacles rencontrent les médecins généralistes dans la mise en place de plan d’action personnalisé pour l’asthme ? | Le plan d’action personnalisé écrit (PAPE) est recommandé dans la prise en charge de l’asthme afin de soutenir l’autogestion et d’améliorer le contrôle de la maladie. Malgré ces recommandations, son utilisation en médecine générale reste limitée. Cette étude qualitative vise à identifier les obstacles à l’utilisation du PAPE en médecine générale.
Des entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de sept médecins généralistes exerçant en province de Liège. Les données ont été analysées selon une approche thématique.
Les résultats mettent en évidence des obstacles multiples. Au niveau des pratiques, les médecins privilégient souvent la transmission orale, jugée suffisante dans un contexte de suivi longitudinal. Un manque de formation spécifique en éducation thérapeutique et une méconnaissance du PAPE sont également identifiés. Des freins organisationnels sont relevés, notamment l’absence de modèles standardisés facilement accessibles, le manque d’intégration dans les logiciels médicaux et certaines contraintes de temps. Par ailleurs, des facteurs liés aux patients, tels qu’une faible littératie en santé ou des barrières linguistiques, limitent l’utilisation d’un support écrit standardisé.
Les résultats suggèrent que l’amélioration de l’accessibilité du PAPE, son intégration dans les outils numériques, ainsi que le renforcement de la formation en éducation thérapeutique pourraient favoriser son utilisation. Une approche multidisciplinaire et une meilleure coordination des soins apparaissent également comme des leviers importants. | Gérard - Aurore | Université de Liège | | | |
| Perception des recommandations d'activité physique chez les patients atteints de diabète de type 2 : une étude qualitative en médecine générale. | Résumé
Introduction
Le diabète de type 2 est diagnostiqué chez 7,6 % de la population adulte belge. L'activité physique constitue un pilier de sa prise en charge, mais l'adhésion des patients aux recommandations reste faible. Les stratégies permettant aux médecins généralistes de mieux soutenir cette adhésion demeurent insuffisamment définies dans le contexte wallon.
Objectif
Cette étude visait à explorer les perceptions des recommandations d'activité physique chez des patients atteints de diabète de type 2 suivis en médecine générale en Wallonie : freins et facilitateurs à leur adoption, rôle attribué au médecin généraliste et attentes des patients.
Méthode
Une étude qualitative par entretiens semi-directifs a été menée entre février et mars 2026 auprès de quatorze patients issus de douze communes wallonnes. Les données ont été analysées par méthode thématique inductive jusqu'à saturation.
Résultats
Les freins étaient multiples et souvent intriqués : d’ordre physique, psychologique, organisationnel, social, environnemental et liés au discours médical. La relation de confiance avec le médecin généraliste était valorisée, mais ne suffisait pas à produire un changement durable lorsque ces obstacles n'étaient pas pris en compte. Plusieurs patients ne faisaient pas de lien entre l’activité physique et le contrôle glycémique. La plupart rapportaient une expérience antérieure positive, constituant un point d'appui pour la reprise. La qualité du discours médical apparaissait comme un levier central, en particulier lorsque les recommandations étaient perçues comme concrètes, positives et co-construites.
Conclusion
Ces résultats offrent des pistes pour améliorer la promotion de l'activité physique en soins primaires, en faveur d'une approche individualisée tenant compte des freins réels et des ressources locales. L'évaluation de dispositifs de prescription d'activité physique adaptée et l'exploration du point de vue des médecins généralistes wallons constitueraient des suites pertinentes.
Mots-clés. Diabète de type 2, activité physique, médecine générale, freins, recommandations
| Tychon - Inès | Université de Liège | | | |
| Freins et leviers au dépistage du carcinome hépatocellulaire chez les patients à risque : une étude qualitative auprès de médecins généralistes dans la province de Liège | Introduction : Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est le cancer primitif du foie le plus fréquent et constitue un enjeu majeur de santé publique en raison de sa mortalité élevée, principalement liée à un diagnostic tardif. Malgré des recommandations européennes en faveur d’un dépistage ciblé, celui-ci reste insuffisamment appliqué en médecine générale.
Objectifs : Explorer les pratiques, perceptions, freins et leviers liés au dépistage du CHC chez les patients à risque, du point de vue d’un échantillon de médecins généralistes de la province de Liège, ainsi que leur rôle et la coordination avec la deuxième ligne de soins.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée via trois focus groups réunissant 25 médecins généralistes et assistants. Les données, issues d’entretiens semi-dirigés, ont été analysées selon une approche thématique.
Résultats : Le dépistage ciblé du CHC est rarement réalisé de manière systématique en médecine générale, reposant souvent sur une approche indirecte basée sur les anomalies biologiques. Les principaux freins identifiés incluent le manque de connaissances et de recommandations claires, la difficulté d’identification des patients à risque, le manque de temps, les difficultés de communication et la faible adhésion au suivi. Des difficultés de coordination avec la deuxième ligne sont également relevés. Les leviers proposés comprennent la diffusion de recommandations adaptées, le développement d’outils d’aide au suivi, la sensibilisation des patients et l’amélioration de la collaboration entre les niveaux de soins.
Conclusion : Le dépistage ciblé du CHC en médecine générale demeure insuffisant malgré sa pertinence clinique. Une meilleure identification des patients à risque, des recommandations claires et une coordination renforcée sont nécessaires. Le médecin généraliste occupe un rôle central, mais nécessite un soutien organisationnel pour optimiser ce dépistage.
Mots-clés : carcinome hépatocellulaire ; dépistage ; médecine générale ; étude qualitative. | Monge Gallego - Laura | Université de Liège | | | |
| Prise en charge des travailleuses du sexe en médecine générale de première ligne en Belgique francophone : Obstacles au recours au médecin généraliste ? | Résumé
Introduction
Le travail du sexe reste fortement marqué par la stigmatisation, alors même qu’il concerne des personnes présentant des besoins de santé variés, parfois complexes, et relevant pleinement de la médecine générale. Plusieurs données de la littérature suggèrent que les travailleuses du sexe rencontrent davantage d’obstacles dans leur accès aux soins, notamment en raison de la crainte du jugement, d’expériences négatives antérieures, de barrières structurelles et de vulnérabilités sociales ou identitaires multiples.
Objectif
Dans ce contexte, ce travail avait pour objectif principal d’explorer les freins et obstacles au recours au médecin généraliste chez des travailleuses du sexe exerçant en Belgique francophone.
Méthodologie
Une étude qualitative exploratoire a été menée à partir d’entretiens semi-dirigés individuels auprès de quatorze participantes, femmes cisgenres et transgenres, recrutées entre novembre 2025 et février 2026 par différentes modalités de terrain et via des associations communautaires. Les entretiens ont porté sur le parcours de soins, les expériences avec les professionnels de santé, les freins au recours au médecin généraliste, la divulgation ou non de l’activité, la relation thérapeutique, les besoins de santé et les attentes vis-à-vis de la médecine générale. Les données ont été analysées selon une approche thématique inductive à l’aide du logiciel MAXQDA.
Résultats
Les résultats mettent en évidence plusieurs freins majeurs au recours au médecin généraliste. La non-divulgation de l’activité apparaît comme une stratégie de protection face à un jugement anticipé. La crainte de la stigmatisation, rarement décrite comme explicite mais souvent perçue dans les attitudes, constitue un obstacle central. À l’inverse, la confiance envers le médecin généraliste apparaît comme un levier important favorisant la parole et la continuité des soins. Les participantes décrivent également des barrières structurelles concrètes, telles que le coût, l’avance des frais, les délais, la fatigue liée à la précarité ou le recours préférentiel aux urgences. Enfin, leurs discours soulignent une forte dimension intersectionnelle, le travail du sexe s’articulant souvent à d’autres vulnérabilités : migration, transidentité, vie à la rue, consommations, troubles psychiques ou précarité sociale. Les besoins exprimés dépassent largement la santé sexuelle et concernent aussi la santé mentale, les violences, les addictions, la fatigue, le sommeil, la confidentialité et l’accompagnement social.
Conclusion
Ce travail montre que la question n’est pas seulement de savoir si les travailleuses du sexe consultent un médecin généraliste, mais dans quelles conditions elles peuvent réellement accéder à une médecine générale utile, sécurisante et non jugeante. Les résultats plaident pour une médecine générale plus inclusive, mieux formée et plus sensible aux réalités sociales, identitaires et structurelles qui façonnent l’expérience du soin chez les travailleuses du sexe.
Mots-clés : travail du sexe ; médecine générale ; accès aux soins ; stigmatisation ; étude qualitative ; soins primaires ; vulnérabilité ; relation thérapeutique.
| DEMIR - Mesut | Université de Liège | | | |
| Prévention du zona et de ses complications : perceptions, attitudes et pratiques des médecins généralistes francophones face à la vaccination dans le contexte du remboursement en Belgique | Introduction : Le zona est une éruption cutanée douloureuse liée à la réactivation du virus varicelle-zona, avec environ 48 000 cas par an en Belgique. Fréquent en médecine générale, son incidence augmente avec l’âge. Bien que le plus souvent bénigne, cette pathologie peut entraîner des complications, notamment la névralgie post-herpétique, responsable de douleurs chroniques et d’une altération significative de la qualité de vie. Dans un contexte de vieillissement de la population, le zona constitue une problématique de santé publique. Un vaccin recombinant est disponible depuis 2018 et est recommandé depuis 2022 chez les personnes de plus de 60 ans ainsi que chez les patients immunodéprimés. Toutefois, son utilisation en médecine générale reste peu documentée. Cette étude vise à explorer les perceptions, attitudes et pratiques des médecins généralistes francophones concernant la vaccination contre le zona dans le contexte du remboursement en Belgique.
Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude qualitative menée auprès de 10 MG exerçant en Belgique francophone. Des entretiens individuels semi-dirigés ont été réalisés, puis analysés selon une approche thématique de contenu.
Résultats : Les MG reconnaissent l’efficacité du vaccin et son intérêt dans la prévention des complications, notamment la NPH, perçue comme une source importante de morbidité. Cependant, sa prescription reste limitée en pratique. Le coût et les modalités de remboursement constituent les principaux freins. D’autres facteurs interviennent, tels que le manque d’habitude, la priorisation d’autres problématiques en consultation et une information parfois insuffisante concernant les modalités de remboursement. À l’inverse, la présence de facteurs de risque, notamment l’immunodépression, apparaît comme un levier de recommandation. Le zona est perçu comme ayant un impact important sur la qualité de vie et sur le système de santé.
Conclusion : La vaccination contre le zona est perçue comme efficace mais reste peu utilisée. Le coût et le remboursement constituent des obstacles importants. Une meilleure information des médecins et une adaptation des politiques de remboursement pourraient favoriser son utilisation, dans un contexte de vieillissement de la population.
Mots-clés : herpes zoster ; postherpetic neuralgia ; vaccination ; recombinant zoster vaccine ; prevention. | Mausen - Bérénice | Université de Liège | | | |
| L’examen clinique d’une douleur de hanche atraumatique chez l’adulte : un défi pour les médecins généralistes ? - Une étude qualitative auprès de médecins généralistes de la région liégeoise. | Introduction : la douleur de hanche atraumatique chez l’adulte est un motif de consultation fréquent en médecine générale. En pratique, la recherche de la cause de cette douleur est pourtant parfois délicate. Son examen clinique occupe une place centrale dans la prise en charge, mais est souvent perçu comme difficile. En première ligne, les recommandations spécifiques restent limitées, ce qui peut rendre la démarche clinique plus incertaine. Cette complexité peut avoir des répercussions sur la qualité et l’efficience de la prise en charge.
Objectif : ce travail vise à explorer les pratiques et les perceptions des médecins généralistes concernant l’examen clinique d’une douleur de hanche atraumatique chez l’adulte. L’analyse de ces éléments pourrait permettre d’identifier des pistes d’amélioration de la prise en charge en première ligne.
Méthodologie : une étude qualitative a été menée à partir d’entretiens individuels semi-dirigés réalisés auprès de huit médecins généralistes de la région liégeoise. Les données ont été analysées selon une approche thématique inductive, après une revue préalable de la littérature.
Résultats : les médecins généralistes interrogés décrivent la hanche comme une articulation complexe, souvent source d’incertitude diagnostique. La principale difficulté réside dans la localisation de l’origine de la douleur. Le raisonnement clinique repose majoritairement sur l’anamnèse, l’examen clinique étant utilisé comme outil d’orientation. Celui-ci se concentre le plus souvent sur les premières étapes de l’examen clinique, tandis que les tests spécifiques sont peu connus ou rarement nommés. La reproduction de la douleur et l’observation fonctionnelle occupent une place centrale. Plusieurs freins sont identifiés, notamment un manque de repères structurés et une formation jugée insuffisante. En réponse, les médecins rapportent un recours fréquent à l’imagerie, au suivi longitudinal et à la collaboration interprofessionnelle. Ils soulignent l’intérêt de proposer des repères cliniques simples et adaptés aux médecins généralistes, afin de renforcer la confiance diagnostique et d’optimiser la prise en charge en première ligne.
Conclusion : l’examen clinique d’une douleur atraumatique de la hanche chez l’adulte reste une source fréquente d’incertitude diagnostique en médecine générale. L’étude met en évidence une pratique reposant principalement sur l’anamnèse et un examen clinique global, avec une utilisation hétérogène des tests spécifiques. Les résultats suggèrent un décalage entre les recommandations théoriques et la réalité des pratiques. Nous proposons un outil d’aide à l’examen clinique particulièrement centré sur les tests spécifiques cherchant ainsi à rencontrer les besoins émergeants des médecins généralistes interrogés.
Mots-clés : Examen clinique ; Hanche ; Douleur atraumatique ; Médecine générale ; Étude qualitative | BLANC - Claude | Université de Liège | | | |
| Quelles sont les perceptions et les attentes des patients de 65 ans et plus, consommateurs chroniques de benzodiazépines et apparentés, au sujet d'une démarche de déprescription initiée par leur médecin généraliste ? | Contexte : La consommation chronique (depuis plus de trois mois) de benzodiazépines et apparentés (BZDA) est particulièrement élevée chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Malgré les recommandations en faveur de leur réduction, la déprescription reste complexe. La littérature souligne un manque de connaissances sur le vécu, les émotions et les attentes des patients lorsque cette démarche est initiée par le médecin généraliste, ainsi que sur les modalités d'adaptation du discours médical dans une approche centrée sur le patient.
Objectif : Cette étude vise à explorer l'expérience des patients vis-à-vis de leur consommation de BZDA, à analyser leurs perceptions, ressentis et attentes face à l'évocation d'une déprescription et à identifier des pistes d'amélioration du discours médical.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée à partir d'entretiens semi-directifs auprès de 14 patients consommateurs chroniques de BZDA. Les données ont été analysées de manière thématique afin de dégager les thèmes principaux issus des entretiens.
Résultats : La déprescription suscite des réactions variées, marquées par des craintes, notamment liées aux symptômes de sevrage et à la perte des bénéfices perçus. Des facteurs limitants (habitudes de longue date, dépendance, manque d'information) et des facteurs facilitants (information, alternatives, accompagnement) ont été identifiés. Les patients expriment des attentes en termes d'accompagnement structuré, de collaboration active et d'adaptation du discours du médecin, oscillant entre une approche empathique et une approche directive selon les préférences individuelles.
Conclusion : Chez les patients de 65 ans et plus, consommateurs chroniques de BZDA, la déprescription initiée par le médecin généraliste est perçue comme un processus complexe qui nécessite un encadrement actif, ainsi qu'un discours personnalisé. Les patients attendent un discours adapté à leurs besoins, clair et empathique, et valorisent l'information sur les risques, les alternatives et les modalités de sevrage. | Santer - Brieuc | Université de Liège | | | |
| Comment les médecins généralistes assurent-ils le suivi des patients traités par antipsychotiques ? Exploration qualitative des pratiques, connaissances et facteurs influençant la prise en charge | Introduction : Les antipsychotiques sont des médicaments psychotropes dont l'usage s'est progressivement étendu au-delà des indications psychiatriques strictes. Leur profil d'effets secondaires est large et cliniquement significatif, avec des conséquences potentielles sur la morbi-mortalité des patients. Si leur initiation relève le plus souvent du psychiatre, leur suivi au long cours incombe fréquemment au médecin généraliste, qui est le premier recours accessible pour ces patients. Ce travail vise à explorer la manière dont les médecins généralistes gèrent les effets secondaires des antipsychotiques dans leur pratique quotidienne : quelles connaissances ils mobilisent, quel type de suivi ils mettent en place, quelles actions ils entreprennent lors de la survenue d'un effet indésirable, et quels facteurs facilitent ou compliquent cette prise en charge.
Méthode : Une étude qualitative a été conduite par entretiens semi-dirigés auprès de neuf médecins généralistes — sept titulaires et deux assistants — exerçant dans la Province de Liège. Les entretiens ont été enregistrés, transcrits et analysés selon les principes de l'analyse thématique.
Résultats : Trois axes principaux influencent la qualité du suivi : le patient, le médecin et le psychiatre. Du côté du patient, la compliance thérapeutique, l'isolement social et la forme d'administration du traitement apparaissent comme des déterminants majeurs. Du côté des médecins, un manque d'aisance vis-à-vis de ces molécules ressort chez sept participants sur neuf. Concernant les spécialistes, le rôle du psychiatre est perçu comme central mais ambigu, la collaboration avec les soins primaires étant fréquemment décrite comme insuffisante. Sur le plan des connaissances, le savoir spontanément mobilisé reste limité. Le suivi décrit s'inscrit davantage dans une logique généraliste globale que dans une logique spécifique au traitement, avec une posture principalement réactive.
Conclusion : Le médecin généraliste adopte face aux antipsychotiques une prise en charge individuelle et globale, qui constitue à la fois une force — en envisageant le patient dans sa complexité — et une limite — en conduisant à un suivi insuffisamment spécifique et davantage réactif que proactif. Ces résultats plaident pour un renforcement de la formation initiale, la mise à disposition d'outils pratiques synthétiques et une amélioration de la collaboration entre médecine générale et psychiatrie.
| Dumoulin - Robin | Université de Liège | | | |
| Impact de l’entretien motivationnel en médecine générale sur les paramètres anthropométriques et les comportements de santé chez les adolescents en situation de surpoids et d’obésité : revue narrative de la littérature avec méthodologie empruntée à la scoping review | Introduction : L’obésité chez l’adolescent constitue un enjeu majeur de santé publique en raison de sa prévalence croissante et de ses conséquences à long terme sur la santé (1). Elle est associée à un risque accru de morbidité cardiométabolique, de complications psychologiques et de persistance à l’âge adulte (1). Sa prise en charge en médecine générale reste complexe, notamment en raison de la faible adhésion aux changements de comportements et des limites des approches prescriptives traditionnelles (2,3).
Dans ce contexte, l’entretien motivationnel (EM), approche centrée sur le patient visant à renforcer la motivation intrinsèque au changement, suscite un intérêt croissant (4). Il semble particulièrement adapté à l’adolescence, période marquée par la dualité et la quête d’indépendance, en raison de son respect de l’autonomie et de son approche non directive (2). L’EM est une approche développée pour aider les patients ambivalents à changer de comportement (5).
Objectif : L’objectif de ce travail est d’évaluer l’impact de l’EM dans la prise en charge du surpoids et de l’obésité chez les adolescents, et d’en analyser les implications pour la pratique en médecine générale.
Méthode : Une revue narrative de la littérature empruntant sa méthodologie à la scoping review a été réalisée à partir des bases de données Medline (via PubMed), Cochrane Library, Le Cairn et Embase. Le choix de cette approche hybride combinant deux méthodologies bien définies se justifie par la nécessité d’ajouter la rigueur de la scoping review à la revue narrative qui aurait été trop peu précise pour extraire des données qualitatives significatives. Cependant, ce travail n’est pas une scoping review à proprement parler, étant donné, entre autres, que la revue par les pairs n’a pas été réalisée, compte tenu des contraintes liées à la réalisation de ce travail académique (6). L’équation de recherche finale était (« motivational interviewing » OR « behavior change counseling ») AND (adolescent OR teen* OR youth) AND (obesity OR overweight) AND (« primary care » OR « general practice » OR « family medicine »). Les études publiées entre 2010 et 2026 incluant des adolescents en surpoids ou en situation d’obésité et utilisant l’EM ont été sélectionnées. La population étudiée correspond majoritairement à des adolescents au sens de la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (10–19 ans) (7), bien que plusieurs études incluent également des enfants plus jeunes, reflétant la continuité entre l’enfance et l’adolescence dans la prise en charge de l’obésité pédiatrique. Seuls les articles en anglais ou en français ont été retenus. Les études incluses dans cette revue présentent une diversité méthodologique, comprenant principalement des essais contrôlés randomisés, des revues systématiques avec ou sans méta-analyse, ainsi que des études pilotes et des travaux méthodologiques. Les essais randomisés constituent la majorité des études analysées, ce qui peut refléter la volonté d’évaluer l’efficacité de l’EM dans des conditions contrôlées. Cependant, la présence d’études observationnelles et méthodologiques peut également souligner l’importance des aspects contextuels et de la qualité de mise en œuvre de l’intervention. Une attention particulière a été portée aux études réalisées en soins de première ligne (SdPL), et une approche inspirée des recommandations PRISMA a été utilisée pour la sélection des articles.
Résultats : Les données disponibles montrent une efficacité limitée et hétérogène de l’EM sur les paramètres anthropométriques. Plusieurs études en SdPL, notamment l’étude BMI2+, mettent en évidence qu’il n’y a pas de réduction significative de l’indice de masse corporelle (IMC), avec parfois des résultats défavorables dans le groupe intervention (8).
À l’inverse, certaines interventions intégrant l’EM dans une approche structurée et multidisciplinaire montrent des résultats plus favorables, comme l’étude Obemat2.0, qui rapporte une diminution significative de l’écart type entre l’IMC d’un enfant ou adolescent et la moyenne de référence pour son âge et son sexe (BMI z-score) après 12 mois (9,10).
En revanche, les effets sur les comportements de santé sont plus constants. Plusieurs études montrent une amélioration de l’activité physique, des habitudes alimentaires, de l’adhésion au suivi et de la motivation au changement (11,12).
L’efficacité de l’EM semble dépendre de plusieurs facteurs, notamment la durée et l’intensité de l’intervention, son intégration dans une prise en charge multidisciplinaire et la qualité de sa mise en œuvre, en particulier la fidélité à la méthode (13).
Discussion : L’EM apparaît comme un outil pertinent pour améliorer l’engagement des adolescents et favoriser le changement comportemental, mais son impact direct sur le poids reste limité. Cette dissociation pourrait s’expliquer par la complexité de l’obésité, l’hétérogénéité des interventions et la variabilité de leur mise en œuvre.
En médecine générale, son intérêt réside dans son intégration dans une relation de soins longitudinale et dans sa capacité à soutenir un changement progressif, adapté au rythme du patient. Il semble particulièrement pertinent en complément d’autres approches thérapeutiques.
Conclusion : L’EM constitue une approche utile dans la prise en charge globale de l’obésité chez les adolescents en médecine générale. Son efficacité repose moins sur des effets immédiats sur les paramètres anthropométriques que sur sa capacité à initier un changement comportemental durable. Son utilisation optimale nécessite une formation adéquate des professionnels et son intégration dans une stratégie multidisciplinaire.
Mots-clés : Entretien motivationnel, obésité, adolescent, médecine générale, soins de première ligne, changement comportemental.
Termes MeSH : motivational interviewing, behavior change counseling, adolescent, teen*, youth, obesity, overweight, primary care, general practice, family medicine. | Beckers - Martin | Université de Liège | | | |
| Apport du POCUS de cheville dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique des entorses de cheville chez l’adulte : implications pour la médecine générale. Revue de la littérature. | Contexte : Les entorses de cheville constituent un motif fréquent de consultation et peuvent entraîner des complications fonctionnelles en cas de prise en charge inadéquate. Le diagnostic repose principalement sur l’examen clinique, complété si nécessaire par une radiographie selon les règles d’Ottawa, mais avec des limites pour l’évaluation précise des lésions ligamentaires. L’IRM reste par ailleurs peu accessible en première ligne. Dans ce contexte, le POCUS apparaît comme un outil complémentaire prometteur pour améliorer le diagnostic, le suivi et l’orientation thérapeutique.
Objectif : L’objectif de ce travail de fin d’études est d’analyser l’apport du POCUS dans la prise en charge des entorses de cheville en médecine générale, en particulier en termes de performance diagnostique, d’aide à la décision thérapeutique et de suivi évolutif, au regard des données disponibles dans la littérature.
Méthodologie : Une revue narrative a été réalisée en raison de l’hétérogénéité des études et du manque de données spécifiques en médecine générale. Elle permet d’intégrer des résultats issus de différents contextes (urgences, médecine du sport, radiologie) et d’en discuter la transposabilité.
Résultats : Au terme de la sélection, 9 études ont été retenues. Ces études montrent de bonnes performances diagnostiques de l’échographie pour les lésions ligamentaires de cheville, avec une concordance satisfaisante avec l’IRM. Elles mettent également en évidence une reproductibilité globale, malgré une dépendance à l’opérateur, ainsi qu’un impact sur la prise en charge, notamment en termes d’adaptation thérapeutique et de délais.
Conclusion : Ce travail montre que le POCUS de cheville est un outil prometteur pour la prise en charge des entorses, avec de bonnes performances diagnostiques, notamment pour les ligaments latéraux. Il permet d’adapter plus rapidement la stratégie thérapeutique, mais reste dépendant de l’expérience de l’opérateur et nécessite une formation adaptée. En médecine générale, son utilisation est encore limitée, justifiant des formations spécifiques et des études complémentaires.
Mots-clés : Adulte, Entorse de cheville, Lésions ligamentaires, Échographie, Point-of-care ultrasound (POCUS), Médecine générale | Paque - Lucas | Université de Liège | | | |
Quelles sont les représentations de l’éco-anxiété chez les médecins généralistes en Belgique francophone ? What are the perceptions of eco-anxiety among general practitioners in French-speaking Belgium? | Introduction : Le changement climatique est aujourd’hui reconnu comme un enjeu majeur de santé publique, avec des impacts documentés sur la santé physique et mentale. Parmi ceux-ci, l’éco-anxiété apparaît comme une forme de détresse psychologique liée aux préoccupations environnementales. Malgré une prévalence croissante dans la population générale, les données concernant sa perception et sa prise en charge en soins de première ligne restent limitées.
Objectif : L’objectif de cette étude est d’explorer les représentations de l’éco-anxiété chez les médecins généralistes en Belgique francophone.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée à partir d’entretiens semi-directifs auprès de 11 médecins généralistes. L’analyse des données s’est appuyée sur la théorie du noyau central selon Abric.
Résultats : Parmi le panel interrogé, l’éco-anxiété est majoritairement perçue comme une réaction légitime plutôt que comme un trouble psychiatrique. Malgré cette reconnaissance, elle apparaît rarement comme un motif explicite de consultation et s’exprime le plus souvent de manière indirecte, intégrée dans des tableaux anxieux plus larges. Les médecins participants rapportent un manque de formation et d’outils spécifiques pour y faire face, et s’appuient principalement sur l’écoute, le soutien et la mise en action des patients. Plusieurs tensions émergent, notamment entre la forte médiatisation de la problématique environnementale et la faible visibilité de l’éco-anxiété, entre sa reconnaissance et sa place limitée en pratique, ainsi qu’entre l’action individuelle et l’ampleur globale du phénomène.
Conclusion : L’éco-anxiété constitue une problématique émergente encore peu intégrée en médecine générale. Ces résultats soulignent la nécessité de développer des formations et des outils adaptés afin d’accompagner les médecins généralistes dans leur prise en charge. Introduction: Climate change is now recognized as a major public health issue, with documented impacts on physical and mental health. Among these, eco-anxiety emerges as a form of psychological distress linked to environmental concerns. Despite its growing prevalence in the general population, data regarding its recognition and management in primary care remain limited.
Objective: The objective of this study is to explore perceptions of eco-anxiety among general practitioners in French-speaking Belgium.
Methodology: A qualitative study was conducted using semi-structured interviews with 11 general practitioners. Data analysis was based on Abric’s central core theory.
Results: Among the panel surveyed, eco-anxiety is predominantly viewed as a legitimate reaction rather than a psychiatric disorder. Despite this recognition, it rarely emerges as an explicit reason for seeking medical care and is most often expressed indirectly, as part of broader anxiety symptoms. Participating physicians report a lack of training and specific tools to address it, and rely primarily on listening, providing support, and encouraging patients to take action. Several tensions emerge, notably between the high media coverage of environmental issues and the low visibility of eco-anxiety, between its recognition and its limited role in practice, as well as between individual action and the global scale of the phenomenon.
Conclusion: Eco-anxiety is an emerging issue that remains largely unaddressed in general practice. These findings underscore the need to develop appropriate training and tools to support general practitioners in managing this condition. | Ambroise - Aurélien | Université de Liège | | | |
Etude de faisabilité : Quels sont les freins et les facilitateurs de l’implémentation du questionnaire SCOFF au sein d’une maison médicale dans le cadre du dépistage précoce des troubles du comportement alimentaire ? Feasibility study: What are the obstacles and facilitators to the implementation of the SCOFF questionnaire within a medical center for the early detection of eating disorders? | Introduction : Les troubles du comportement alimentaire (TCAs) sont un problème de santé publique dont la prévalence ne cesse de croître. Ils ne sont que très peu dépistés en médecine de première ligne. Or, un dépistage et donc un diagnostic précoce permet un meilleur pronostic de la maladie. C’est pourquoi, le dépistage en première ligne est essentiel afin d’améliorer le pronostic de ces pathologies qui, rappelons-le, sont les pathologies psychiatriques les plus mortelles, en particulier pour l’anorexie mentale.
Méthodologie : Cette étude s’est réalisée en 3 phases.
Premièrement, une revue de la littérature a permis de mettre en évidence le questionnaire semblant le plus adéquat dans le dépistage des TCAs pour la médecine de première ligne. Le questionnaire SCOFF a été retenu.
Deuxièmement, un e-mail a été envoyé aux soignants de la maison médicale dans laquelle j’ai décidé de réaliser cette étude leur expliquant ma démarche et le sujet étudié. Le questionnaire SCOFF leur a été fourni par voie électronique et sous format papier. Les objectifs de l’étude leur ont également été mentionnés.
Troisièmement, un entretien de groupe a été réalisé avec les soignants disponibles, c’est-à-dire les infirmières et médecins de cette maison médicale. Le but était de recueillir leurs ressentis par rapport à l’utilisation de ce questionnaire dans le dépistage des TCAs en médecine de première ligne en maison médicale et d’en identifier les freins et les facilitateurs.
Conclusion : Les freins à l’utilisation du questionnaire SCOFF dans le cadre du dépistage précoce des TCAs en médecine générale (MG) étaient nombreux et certains avaient déjà été évoqués dans une étude précédente (illégitimité, manque de temps en consultation, peur de l’altération du lien médecin-patient, carence du réseau). Un manque de compétences communicationnelles n’a pas été décrit ici.
D’autres freins sont ressortis comme le manque de preuves « Evidence Base Medecine » (EBM), la barrière de la langue très fréquente en maison médicale, le manque de formations et la carence au sein du programme médical concernant ce dépistage. Une sensibilité particulière des travailleurs de maison médicale face aux dépistages a aussi été citée.
Cet outil SCOFF est perçu comme peu utile dans cette problématique des TCAs et est décrit comme restrictif et bloquant, n’en faisant pas un questionnaire de choix selon eux.
Les facilitateurs à son utilisation étaient plus restreints : l’acronyme du SCOFF permettait une mémorisation efficace de ce qui devait être abordé. Le fait que le patient soit peu ou pas connu par le médecin et que le sujet soit abordé par le patient lui-même ou par ses proches aidait également à son utilisation.
Il serait donc plus judicieux qu’un nouveau questionnaire de dépistage des TCAs voit le jour, avec une étude prouvant son efficacité sur la réduction de la morbi-mortalité et sur la chronicité de ces pathologies, ce qui motiverait à l’utiliser.
De multiples pistes à l’implémentation du dépistage des TCAs ont vu le jour, nécessitant une collaboration avec le réseau de soins, les écoles voire la médecine du travail.
Cependant, cette étude est réalisée à très petite échelle, au sein d’une seule maison médicale, et ne reflète peut-être pas la pensée des soignants de toutes les maisons médicales du territoire belge.
Mots clés : trouble du comportement alimentaire, dépistage, prévention, SCOFF, médecin généraliste.
Introduction: Eating disorders (EDs) are a public health problem whose prevalence is constantly increasing. They are rarely detected in primary care. However, early detection and therefore early diagnosis lead to a better prognosis. This is why primary care screening is essential to improve the prognosis of these conditions, which, it should be remembered, are among the deadliest psychiatric illnesses, particularly anorexia nervosa.
Methodology: This study was conducted in three phases.
First, a literature review identified the most suitable questionnaire for screening for eating disorders in primary care. The SCOFF questionnaire was selected.
Second, an e-mail was sent to the healthcare professionals at the medical center where I decided to conduct this study, explaining my approach and the topic. The SCOFF questionnaire was provided to them electronically and in paper format. The study objectives were also outlined.
Third, a group interview was conducted with the available healthcare professionals, namely the nurses and physicians at this medical center. The aim was to gather their feedback on using this questionnaire for screening for eating disorders in primary care at the medical center and to identify any obstacles or facilitators.
Conclusion : The obstacles to using the SCOFF questionnaire for the early detection of eating disorders in general practice (GP) were numerous, and some had already been mentioned in a previous study (illegitimacy, lack of time during consultations, fear of damaging the doctor-patient relationship, and inadequate support network). A lack of communication skills was not described here.
Other obstacles emerged, such as the lack of evidence-based medicine (EBM), the frequent language barrier in group practices, insufficient training, and gaps in the medical program regarding this screening. A particular sensitivity among GP staff towards screening was also noted.
The SCOFF tool is perceived as not very useful in addressing the issue of eating disorders and is described as restrictive and limiting, making it not a questionnaire of choice in their view.
The facilitators of its use were more limited: the acronym SCOFF allowed for effective memorization of what needed to be addressed. The fact that the patient was little known or unknown to the doctor, and that the subject was brought up by the patient themselves or by their relatives, also facilitated its use.
It would therefore be more appropriate for a new questionnaire for screening eating disorders to be developed, along with a study proving its effectiveness in reducing the morbidity, mortality, and chronicity of these conditions, which would motivate its use.
Multiple avenues for implementing eating disorder screening have emerged, requiring collaboration with the healthcare network, schools, and even occupational health services.
However, this study was conducted on a very small scale within a single medical practice and may not reflect the thinking of healthcare professionals in all medical practices across Belgium.
Keywords: eating disorder, screening, prevention, SCOFF, general practitioner.
| Baglioni - Tayan | Université de Liège | | | |
| L’ADDICTION A L’EXERCICE PHYSIQUE : QUELLE PRISE EN CHARGE ET PREVENTION EN MEDECINE GENERALE ? UNE REVUE DE LA LITTERATURE | RESUME
Introduction
L’addiction à l’exercice physique se caractérise par une pratique excessive, compulsive et rigide de l’activité physique, poursuivie malgré des conséquences délétères. Elle constitue une problématique émergente encore insuffisamment reconnue en médecine générale.
Objectif
L’objectif de ce travail est d’explorer les stratégies de dépistage, de prise en charge et de prévention de l’addiction à l’exercice en soins de première ligne.
Méthodes
Une revue exploratoire de la littérature a été conduite entre août 2025 et janvier 2026 à partir des bases de données PubMed, Google Scholar et de la Revue Médicale de Liège. La question de recherche, formulée selon le modèle PICO, est la suivante : chez les patients pratiquant une activité physique (P), quelles stratégies de dépistage, de prise en charge et de prévention en soins primaires (I), comparées à l’absence de prise en charge spécifique (C), permettent d’améliorer le repérage et la prise en charge en médecine générale (O) ? Après application des critères d’inclusion et d’exclusion, 31 articles ont été retenus.
Résultats
La prévalence de l’addiction à l’exercice est estimée entre 3 et 7 % chez les pratiquants réguliers et peut atteindre 9 % chez les athlètes. Ce trouble multifactoriel implique des dimensions psychologique, comportementale et sociale. Les manifestations cliniques sont souvent indirectes incluant des blessures à répétition, des douleurs chroniques, une fatigue persistante et une intolérance au repos. Plusieurs outils de dépistage existent, dont l’Exercise Addiction Inventory (EAI), l’Exercise Dependence Scale (EDS-R) et le Compulsive Exercise Test (CET). Leur utilisation en médecine générale reste limitée. La prise en charge repose principalement sur les approches cognitivo-comportementales, la psychoéducation, l’entretien motivationnel et le traitement des comorbidités.
Conclusion
Malgré l’absence de consensus diagnostique, l’addiction à l’exercice constitue une réalité clinique sous-diagnostiquée en médecine générale. Le praticien de première ligne doit y penser devant des blessures répétées, une mauvaise récupération ou une intolérance au repos. La prise en charge ne vise pas l’arrêt du sport mais la restauration d’une pratique flexible et équilibrée, dans le cadre d’une approche multidisciplinaire centrée sur le patient. | Lesuisse - Pauline | Université de Liège | | | |
| Quelles compétences attendues d’un médecin généraliste peuvent être évaluées par les travaux de fin d’étude? | Introducton: Le travail de fin d’étude (TFE) est une exigence du master de spécialisation en médecine générale, mais les compétences qu’il permet d’évaluer restent peu définies. Cette étude vise à identfier les compétences professionnelles pouvant être évaluées par le TFE du point de vue des membres du jury.
Méthode: Une étude qualitative a été menée à partir de neuf entretiens semi-dirigés auprès de membres du jury d’évaluation des TFE. Ces entretiens ont été analysés selon une approche de contenu thématique. Les différents items ont ensuite été classés par compétences en utilisant le référentiel canMEDS.
Résultats: Six catégories de compétences ont été identifiées : érudition, professionnalisme, communication, collaboration, gestion et expertise. L’érudition est la compétence la plus fréquemment évoquée, notamment à travers le travail sur l’information et l’analyse réflexive. Le professionnalisme et la communication sont également fréquemment mentionnés.
Discussion: Les compétences identifiées correspondent principalement à des compétences professionnelles de base, pouvant être rapprochées du référentiel CanMEDS. Les grilles de cotation du TFE n’ont pas pour objectif d’évaluer directement des compétences, mais la qualité du travail de recherche. Certaines compétences peuvent néanmoins être mobilisées pour répondre à leurs exigences, sans pour autant faire l’objet d’une évaluation explicite.
Mots-clés : médecine générale, travail de fin d’étude, évaluation des compétences, compétences professionnelles | Nicolas - Laureline | Université de Liège | | | |
| Campagne de sensibilisation au moyen d’outils visuels multimodaux pour promouvoir la vaccination contre la grippe, auprès de personnes de plus de 65 ans, au sein d’un cabinet de médecine générale en région liégeoise. | Introduction : La vaccination contre la grippe reste insuffisante chez les personnes âgées, à haut risque de complications. Le manque de connaissances concernant les risques liés à la grippe, les doutes sur l’efficacité du vaccin et le manque d’informations sont quelques facteurs qui interviennent dans ce faible taux de vaccination.
Cette étude a évalué la perception et l’utilité de la mise en place de supports visuels multimodaux en salle d’attente auprès de patients âgés de plus de 65 ans.
Méthodologie : Une enquête-action monocentrique sur la promotion de la vaccination contre la grippe au sein d’un cabinet de médecine générale à Soumagne a été menée entre octobre 2025 et janvier 2026.
Une campagne multimodale composée d’un diaporama PowerPoint, d’un flyer et d’une affiche, a été mise en place dans la salle d’attente.
Un questionnaire structuré a évalué l’exposition aux supports, l’utilité et la clarté perçues par les patients et leur influence sur le dialogue entre le médecin et les patients.
Résultats : L’étude incluait 32 participants, dont 56% ont été exposés à au moins un support, principalement au diaporama. Les outils ont été bien évalués, avec des scores élevés pour la clarté, l’utilité et la capacité à répondre aux questions. La plupart des patients exposés aux outils ont rapporté avoir discuté avec leur médecin et s’être sentis mieux informés.
Conclusion : Les supports visuels en salle d’attente constituent un outil simple et reproductible pour renforcer la prévention en médecine générale et améliorer les connaissances relatives à la vaccination. Néanmoins, ils ne remplacent pas la communication médicale. | Gehlen - Solange | Université de Liège | | | |
| Quels sont les moteurs et les freins à la vente d’antibiotiques à l’unité en Belgique ? Avis des médecins généralistes et des pharmaciens en région liégeoise. | Introduction. La dispensation d'antibiotiques à l'unité (DAU) consiste à délivrer au patient le nombre exact de comprimés nécessaires à la durée du traitement prescrit, en opposition aux conditionnements standardisés. En Belgique, cette pratique suscite un intérêt croissant dans le contexte de la lutte contre l'antibiorésistance et du bon usage des médicaments, mais elle n'est pas encore autorisée en officine ouverte au public. Les perceptions des professionnels de santé de première ligne, et notamment ceux de la région liégeoise, restent peu documentées.
Objectif. Explorer et comprendre les moteurs et les freins à la dispensation d'antibiotiques à l'unité en Belgique, du point de vue des médecins généralistes et des pharmaciens exerçant en région liégeoise.
Méthodologie. Une étude qualitative fondée sur des entretiens individuels semi-dirigés a été réalisée auprès de 10 médecins généralistes et 9 pharmaciens exerçant en région liégeoise, entre janvier et février 2026. L'analyse thématique des données se base sur une grille de verbatims construite à partir de nos entretiens.
Résultats. La DAU est globalement perçue favorablement par les deux professions. Les principaux moteurs identifiés sont la réduction de l'automédication et des mésusages, la prévention de l'antibiorésistance, l'amélioration potentielle de l'observance thérapeutique et la diminution du gaspillage médicamenteux. Les freins concernent principalement les pharmaciens et portent sur les contraintes organisationnelles et logistiques, les enjeux de traçabilité et de responsabilité professionnelle, l'adaptation des outils informatiques et les modalités de rémunération. Du côté des médecins, l'importance d'une communication institutionnelle claire et d'outils de prescription adaptés ressort comme condition essentielle. La collaboration interprofessionnelle existante est perçue comme compatible avec la mise en œuvre de la DAU, sous réserve d'une communication précise entre les acteurs.
Conclusion. Cette étude apporte un éclairage concret sur les perceptions des professionnels de première ligne en région liégeoise. Elle met en évidence que l'adhésion au principe de la DAU est majoritaire, mais que sa mise en œuvre pratique reste conditionnée par des adaptations organisationnelles, réglementaires et informatiques. Ces résultats contribuent à la réflexion sur le bon usage des antibiotiques et les stratégies de lutte contre l'antibiorésistance en Belgique. | Romoli - Sarah | Université de Liège | | | |
| Facteurs sociodémographiques associés à la motivation d’arrêter de fumer en Wallonie en 2026 : une étude analytique observationnelle transversale | Objectifs
Décrire et examiner les associations entre la motivation à arrêter de fumer et plusieurs critères sociodémographiques.
Introduction
Le tabagisme est un problème fréquent qui a des conséquences néfastes au niveau santé, environnement et économie. La consommation de tabac reste néanmoins un problème de santé peu abordé en consultation de médecine générale. Plusieurs méthodes pour entamer un sevrage tabagique existent. L’approche la plus efficace dépend du degré de motivation du patient à arrêter de fumer. L’échelle choisie dans ce travail pour étudier la motivation à arrêter de fumer est la Motivation To Stop Scale (MTSS).
Méthode
Il s’agit d’une étude analytique observationnelle transversale réalisée sur base d’un questionnaire anonyme. Les critères sociodémographiques sélectionnés sont l’âge, le sexe, le type de lieu de vie (urbain ou rural), le niveau d’éducation et le revenu mensuel net. Deux échelles mesurant la motivation sont utilisées : le MTSS et l’échelle de contemplation. Les patients sont recrutés par l’intermédiaire de leur médecin traitant. La population de cette étude est composée d’adultes fumeurs habitant en Wallonie. Les statistiques sont réalisées à l’aide d’Excel.
Résultats
Il y a un total de 168 répondants. Le MTSS moyen est de 3.70 (σ = 1.71, IC95% = 3.42 - 3.97). Il y a une association forte entre le MTSS et l’échelle de contemplation (ρ = 0.69, p < 0.001), ainsi qu’une association faible à modérée entre le MTSS et l’âge (ρ = - 0.26, p = 0.0013). Il n’y a pas d’association mise en évidence entre le MTSS et le lieu de vie, le sexe, le niveau d’étude ou le revenu mensuel.
Discussion
Cette étude met en évidence une motivation globalement plus grande chez les fumeurs jeunes, bien qu’il s’agisse d’une association faible à modérée. Le résultat obtenu correspond à ce que d’autres études ont pu constater, entre autres, en Allemagne et aux Pays-Bas. Le MTSS pourrait facilement être utilisé en consultation de médecine générale pour évaluer la motivation du patient à arrêter de fumer et, par conséquence, pour adapter son approche du sevrage tabagique. Une validation externe de la version francophone de cette échelle serait intéressante.
Mots clés : smoking cessation/arrêter de fumer, motivation, adult/adulte, general practice/médecine générale | SCHELKENS - Margaux | Université de Liège | | | |
| L’autodiagnostic des patients : quels impacts sur la consultation en médecine générale ?Étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de neuf médecins généralistes de la région de Charleroi | ABSTRACT
Introduction
L’autodiagnostic des patients est devenu courant en médecine générale. Alimenté par l’expérience personnelle, les conseils de l’entourage ou les sources numériques, il s’inscrit dans une transformation plus large des comportements de santé. Avec l’essor d’Internet, l’information médicale est désormais facilement accessible, via moteurs de recherche, forums, réseaux sociaux ou applications. Le patient tend à devenir acteur de sa santé, parfois jusqu’à poser un diagnostic avant la consultation. Ce travail vise à explorer l’impact de cette pratique sur le déroulement des consultations et sur la relation thérapeutique : en termes de confiance, de communication, de collaboration et de perception de l’autorité médicale.
Méthodologie
Une étude qualitative a été menée entre mai 2025 et juin 2025, à partir de 9 entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes exerçant à Charleroi. Les entretiens ont été retranscrits puis analysés selon une méthode thématique inductive.
Résultats
L’étude qualitative révèle que l’autodiagnostic est un phénomène fréquent en médecine générale, notamment via Internet, l’entourage ou l’expérience personnelle. Il influence le déroulement de la consultation (raisonnement clinique, communication, temps), et a un impact ambivalent sur la relation thérapeutique (source de collaboration ou de tensions). Les médecins interrogés adoptent des stratégies variées : écoute active, adaptation du discours, pédagogie, et orientation vers des sources fiables.
Conclusion
L’autodiagnostic modifie les dynamiques de consultation et de relation thérapeutique ; il peut renforcer ou fragiliser l’alliance, selon la posture du patient et l’attitude du médecin, qui joue un rôle central d’écoute, de médiation et de recadrage.
Mots-clés : Autodiagnostic, médecine générale, consultation en médecine générale, relation médecin-patient, étude qualitative, Charleroi.
| Oufkir - Imane | Université catholique de Louvain | | | |
| La spiritualité a-t-elle une place dans la prise en charge des patients dépressifs adulte ? Etude qualitative | Contexte : La dépression constitue un problème de santé publique majeur, dans lequel le médecin généraliste occupe une place centrale. Malgré cela, la couverture des soins reste insuffisante, notamment en raison d’un manque d’adhérence thérapeutique et de ressources humaines. Par ailleurs, les approches thérapeutiques actuelles ne permettent pas de répondre aux besoins de tous les patients. La spiritualité est une dimension parfois prise en compte dans les situations de fin de vie ou en cas d’idées suicidaires, mais elle reste largement négligée en dehors de ces contextes. Pourtant, on observe depuis deux décennies un intérêt croissant pour cette thématique dans le domaine médical. Objectifs : Notre objectif principal est de déterminer si la spiritualité a une place dans la prise en charge des patients dépressifs adultes en Wallonie-Bruxelles. Nous explorons également les pistes permettant d’intégrer cette dimension dans le parcours de soins. Méthodes : Dans un premier temps, une revue de la littérature a été menée via plusieurs bases de données, afin de faire l’état des connaissances actuelles (dernière recherche effectuée le 01/08/2025). Nous avons ensuite mené une étude qualitative, reposant sur des entretiens semi-dirigés réalisés à l’aide d’un guide d’entretien. Huit médecins généralistes exerçant en Wallonie-Bruxelles ainsi que deux professionnels de l’accompagnement spirituel (AS) ont été interrogés. Nous avons effectué ensuite une analyse inductive.
Résultats : Les médecins interrogés s’appuient largement sur les recommandations de bonne pratique pour la prise en charge des patients dépressifs. Concernant la spiritualité, les discours recueillis sont riches et variés. Les médecins se montrent globalement ouverts à une intégration plus large de cette dimension, à condition qu’elle repose sur des preuves scientifiques et que le patient y soit réceptif. Cette approche est perçue comme complémentaire à la prise en charge médicale classique. Il apparaît également que certains patients consultent spontanément des AS. Médecins et accompagnateurs s’accordent sur le fait que cet accompagnement ne doit en aucun cas se
substituer à la prise en charge médicale, mais peut constituer une approche complémentaire. Limitations/ | HOSSEIN - MOUBIN | Université catholique de Louvain | | | |
| Evaluation de l'efficacité et de la sécurité de l'eskétamine comme traitement des dépressions résistantes chez l'adulte, revue systématique | Contexte :
La dépression majeure résistante au traitement (TRD) touche environ 30 % des patients déprimés et constitue un enjeu de santé publique majeur, en Belgique comme ailleurs. Face aux limites des antidépresseurs classiques, l’eskétamine intranasale (Spravato®) représente une option thérapeutique récente, autorisée dans l’Union européenne depuis 2019. Son mécanisme d’action innovant, via les récepteurs glutamatergiques NMDA, se distingue des traitements traditionnels et offre un potentiel d’efficacité rapide.
Objectif :
Évaluer l’efficacité et la sécurité de l’eskétamine intranasale chez les adultes atteints de dépression majeure résistante.
Méthodologie :
Une revue systématique a été réalisée selon les critères PICO, en consultant les bases de données PubMed, Embase et Cochrane Library. Au total, 26 études ont été incluses dont 11 essais contrôlés randomisés, 8 méta-analyses, 4 revues systématiques (dont 2 avec méta-analyse) et 3 analyses post hoc. L’outil RoB2 a été utilisé pour évaluer la qualité des essais cliniques, et AMSTAR 2 pour les revues/méta-analyses.
Résultats :
- Efficacité :
La majorité des études montrent une réduction significative des symptômes dépressifs (score MADRS) dès 4 à 24h après administration.
Les taux de réponse (≥50 % de réduction du MADRS) et de rémission (MADRS ≤12) sont également améliorés dans plusieurs études.
L’effet semble se maintenir à long terme chez les patients répondeurs, avec une réduction du risque de rechute en cas de traitement prolongé.
La réduction des idéations suicidaires n’a pas été démontrée
- Tolérance :
Les effets secondaires les plus fréquents sont des nausées, vertiges, dissociation et une élévation transitoire de la tension artérielle. Ils sont généralement légers à modérés et transitoires. Les taux d’abandon pour effets indésirables sont faibles. Les données sur la sécurité à long terme sont encore limitées.
Limites :
L’hétérogénéité des études, la rareté des comparaisons directes et le manque de recul sur les effets à long terme limitent les conclusions générales.
Le risque de mésusage reste une préoccupation, dans un contexte de hausse de l’usage récréatif de la kétamine en Belgique.
Conclusion :
L’eskétamine intranasale constitue une alternative innovante et prometteuse pour les patients souffrant de dépression résistante. Bien tolérée, son effet rapide est un atout majeur. Cependant, son usage doit rester encadré, ciblé et intégré dans une approche globale et pluridisciplinaire.
| Dezellus - Maxence | Université catholique de Louvain | | | |
Prendre soin de soi et de la société : portrait d’une médecine générale socialement responsable. Caring for Oneself and Society: A Portrait of Socially Responsible General Practice. | Introduction : Le concept de responsabilité sociale en santé (RSS), initialement défini par l’Organisation mondiale de la Santé pour les facultés de médecine comme l’engagement d’orienter leurs activités vers la résolution des principaux problèmes de santé de la société, s’est progressivement étendu aux professionnels de la santé et, plus particulièrement, au domaine médical. Toutefois, la mise en œuvre concrète de cette responsabilité dans la pratique des médecins reste peu documentée. La médecine générale, à l’interface entre la population et ses problèmes de santé, apparaît alors comme un terrain d’étude privilégié. L’objectif de cette étude est d’identifier les comportements et les pratiques qui témoignent de l’engagement dans la responsabilité sociale en santé de médecins généralistes.
Méthodologie : Une étude qualitative mixte a été menée auprès de médecins généralistes de Belgique francophone, combinant observations participantes semi-structurées et entretiens semi-dirigés, sur base d’un référentiel de compétences du médecin socialement responsable. L’échantillon intentionnel ciblait des praticiens identifiés comme engagés dans la RSS. Les données ont été analysées par théorisation ancrée, afin de dégager un modèle explicatif des comportements socialement responsables en médecine générale.
Résultats : Sept médecins généralistes ont participé. L’analyse de 589 observations et éléments de discours a conduit à l’identification de 170 codes regroupés en 17 thèmes et deux catégories centrales : une dimension personnelle réflexive et une dimension professionnelle orientée vers la RSS. Le médecin agit à plusieurs niveaux (clinique, communautaire et sociétal) à l’aide de certaines compétences comportementales et d’une conception équitable et mondiale de la santé. L’ensemble aboutit à un équilibre dynamique entre besoins personnels et responsabilités professionnelles, au service des besoins prioritaires de santé de la société.
Discussion et conclusion : Les résultats confirment que la responsabilité sociale en santé repose moins sur le contexte d’exercice que sur une posture réflexive et une pratique engagée dans la RSS. L’équilibre entre respect de soi et exigences professionnelles apparaît comme une condition essentielle à une pratique socialement responsable de qualité, stable et durable.
Mots-clés : Responsabilité sociale en santé ; Médecine générale ; Observation participante ; Théorisation ancrée. Introduction:
The concept of Social Accountability in Health (SAH), initially defined by the World Health Organization for medical schools as the commitment to direct their activities toward addressing the main health issues of society, has gradually extended to healthcare professionals, particularly in the field of medicine. However, the concrete implementation of this accountability in physicians’ practice remains under-documented. General practice, situated at the interface between the population and its health concerns, emerges as a privileged field of study. The objective of this study is to identify the behaviors and practices that reflect general practitioners’ commitment to social accountability in health.
Methodology:
A mixed qualitative study was conducted among general practitioners in French-speaking Belgium, combining semi-structured participant observations and semi-structured interviews, based on a competency framework for the socially accountable physician. The purposive sample targeted practitioners identified as being engaged in SAH. Data were analyzed using grounded theory in order to develop an explanatory model of socially responsible behaviors in general practice.
Results:
Seven general practitioners participated. The analysis of 589 observations and discourse elements led to the identification of 170 codes grouped into 17 themes and two core categories: a reflective personal dimension and a professional dimension oriented toward SAH. The physician operates on multiple levels (clinical, community, and societal), using specific behavioral competencies and a fair, global conception of health. This results in a dynamic balance between personal needs and professional responsibilities, serving the society’s priority health needs.
Discussion and Conclusion:
The findings confirm that social accountability in health relies less on the practice context and more on a reflective posture and a committed practice rooted in SAH. The balance between self-respect and professional demands appears to be an essential condition for a high-quality, stable, and sustainable socially responsible practice.
Keywords: Social Accountability in Health; General Practice; Participant Observation; Grounded Theory. | Mokaddem - Naji | Université catholique de Louvain | | | |
| "Maltraitance infantile: quelles sont les composantes des programmes de soutien aux familles et comment les intégrer dans nos consultations de médecine générale ? » | La maltraitance envers les enfants constitue une problématique complexe et encore trop peu souvent abordée. Elle est parfois dissimulée et sa détection précoce se révèle être une tâche complexe. En Belgique, les médecins généralistes sont en première ligne dans le suivi de la santé des enfants et de leurs familles. Toutefois, leur rôle reste peu exploré au sein du réseau de soins multidisciplinaire établi autour des familles concernées.
Ce mémoire repose sur une approche qualitative. Il s’appuie sur six entretiens semi-directifs menés auprès de sept intervenants issus de quatre structures spécialisées de première et seconde ligne. L’objectif était de mieux comprendre la manière dont ces professionnels définissent la maltraitance, les interventions qu’ils mènent et les difficultés qu’ils rencontrent sur le terrain. Une revue de littérature vient compléter cette analyse.
Les résultats font ressortir plusieurs thèmes récurrents : une approche systémique du contexte familial, la valorisation des compétences parentales, l’écoute empathique au rythme de l’enfant, l’importance d’un cadre sécurisant, ainsi qu’un usage réfléchi du secret professionnel partagé. Les professionnels soulignent également les limites du système actuel : un manque de coordination, une complexité administrative ainsi qu’un manque de services de transition pour les jeunes adultes.
En conclusion, ce Travail de Fin d’Etudes explore le potentiel du médecin généraliste en tant qu’acteur de première ligne. Sa proximité avec les familles, son approche globale de la santé et la relation de confiance qu’il entretient avec ses patients pourraient en faire un maillon supplémentaire dans la chaîne des soins. Pour que ce rôle soit pleinement assumé, un soutien en formation, une collaboration structurée avec les services spécialisés et un cadre clair sont indispensables.
Mots clés : maltraitance infantile, médecine générale, recherche qualitative
| Coomans de Brachène - Lionel | Université catholique de Louvain | | | |
| Reprendre le travail après l’invalidité : mission impossible ? | Introduction : L’invalidité de longue durée constitue un enjeu croissant en Belgique, tant en termes du nombre de personnes concernées que des coûts sociétaux. Malgré l’instauration de dispositifs d’aide au retour au travail, le nombre d’invalides ne fait qu’augmenter. Cette étude vise donc à explorer les freins au retour à l’emploi de ces patients et à évaluer leur perception des mesures d’accompagnement proposées à cet égard.
Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative à partir de neuf entretiens semi-dirigés menés auprès d’un échantillon de patients en invalidité de notre maison médicale. Nos entretiens semi-dirigés étaient centrés sur leur parcours professionnel, leurs barrières au retour au travail et leurs représentations de l’invalidité et des mesures de réinsertion. Nous avons analysé les données récoltées sur base de la méthode de la théorisation ancrée.
Résultats : Les patients ressentent une souffrance liée à la stigmatisation de leur invalidité et une perte d’identité sociale. La rupture d’activité professionnelle, souvent brutale, engendre un sentiment d’injustice. Le retour est freiné par un enchevêtrement de barrières : fatigue, douleurs, anxiété, manque de formation et croyances erronées. Enfin, la méconnaissance des dispositifs et la lourdeur administrative limitent l’accompagnement vers le retour à l’emploi, malgré une forte volonté de réintégration.
Conclusion : L’invalidité, dont les coûts humains et financiers augmentent, découle d’une prise en charge inadaptée. Notre étude révèle que les dispositifs belges, trop standardisés et administratifs, n’atteignent pas les patients concernés. De plus, des freins psychologiques (peur de stigmatisation, de décevoir) pourraient être levés par un accompagnement plus ciblé. Le médecin traitant, mieux formé et informé, doit jouer un rôle central dans la prévention et la coordination du retour progressif à l’emploi.
Mots-clés : invalidité, réinsertion professionnelle, médecine générale, recherche qualitative. | Salovic - Igor | Université catholique de Louvain | | | |
| La prévention et le dépistage des affections psychiatriques au sein ans la population migrante d'Afrique. Etude qualitative au près des médecins généralistes de Wallonie et Bruxelles francophone | Introduction :
La santé mentale des migrants subsahariens en Belgique est un enjeu de santé publique
majeur, exacerbée par leur parcours migratoire souvent traumatique et par des obstacles
sociaux-culturels dans l’accès aux soins. Ces populations présentent une prévalence élevée de
troubles psychiatriques, notamment de syndrome de stress post-traumatique, L’objectif
primaire de cette étude était d’évaluer la place du médecin généraliste dans le dépistage
d’affection psychiatrique au sein de cette population à risque, l’intérêt porté par celui-ci et les
obstacles rencontrés face à cette problématique. Dans un second temps l’objectif secondaire
était de proposer des pistes d’amélioration.
Méthodologie :
Etude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 8 médecins généralistes et assistants en
région wallonne et bruxelloise francophone.
Résultats :
Les résultats ont mis en évidence que la place du dépistage d’affections psychiatrique pour la
population migrante d’Afrique dans le pratique des médecins généralistes n’était pas marquée
de manière importante ni systématique. Elle revêt plutôt un caractère opportuniste. Les
principaux obstacles étaient le manque de consultation, la barrière de la langue, les
divergences dans les systèmes de croyances, l’insuffisance des ressources et des difficultés
d’accès à des soins spécialisés. Ces données pouvaient varier en fonction de la localisation
géographique du praticien et de son expérience professionnelle.
Conclusion :
La santé mentale des migrants subsahariens en Belgique reste un enjeu majeur, souvent sous
estimé en raison de biais culturels et de ressources limitées. Leur parcours migratoire
traumatique favorise la prévalence d’affect psychiatriques, nécessitant une attention accrue
des professionnels de santé. Il est essentiel d’adapter les stratégies de dépistage et de soins
pour réduire les inégalités. Enfin, une meilleure compréhension des enjeux sociaux et
culturels est indispensable pour améliorer la prise en charge de cette population vulnérable | Irambona - Bryan | Université catholique de Louvain | | | |
| Prévention primaire/secondaire : Quels sont les outils privilégiés par les médecins généralistes de la Province de Liège en matière de prévention primaire/secondaire ? | Introduction :
La prévention est un pilier essentiel en médecine générale. (3)
En raison d’une patientèle diversifiée, les médecins généralistes ont un rôle primordial dans ce domaine. (4)
La capacité de communication du médecin ainsi que la relation de confiance qui règne avec le patient l’aideront à promouvoir la santé. (4) (5)
Ce travail de fin d’étude a analysé les différents outils que les praticiens utilisent et privilégient en matière de prévention, cela dans le but de trouver des pistes pour faciliter la prise en charge des patients.
Méthodologie :
À la suite de recherches de littérature, un questionnaire a été réalisé et distribué à un panel de médecins généralistes de la Province de Liège.
Une analyse quantitative par sondage a été effectuée.
Résultats :
Les résultats obtenus étaient variables. Les patients se questionnent essentiellement sur le dépistage des cancers et du diabète. En ce qui concerne les outils, les médecins privilégient la discussion. Les affiches, les tableaux ainsi que les brochures sont également mis en avant.
Conclusion :
Il n’existe pas d’outils pertinents.
Faute de temps et d’outils adaptés, la prévention repose sur une discussion limitée.
Un support synthétique destiné aux patients, relayé en salle d’attente, permettrait de mieux informer les patients et d’initier le dialogue en consultation. | DUBUISSON - Virginie | Université de Liège | | | |
Diagnostic et prise en charge du burnout en Médecine Générale : comment organiser une collaboration optimale avec les prestataires de santé mentale Diagnostic et prise en charge du burnout en Médecine Générale : comment organiser une collaboration optimale avec les prestataires de santé mentale | Abstract
Contexte :
Le burnout fait désormais partie du quotidien en médecine générale, touchant aussi bien les patients que les soignants. Il affecte en profondeur la relation au travail et retentit sur l’ensemble des sphères de la vie des patients atteints. Malgré une prévalence en croissance, il demeure souvent sous- ou sur diagnostiqué et pris en charge de manière inégale. Dans ce contexte, la collaboration entre médecins généralistes et psychologues apparaît comme une des clés de la prise en charge effective des patients.
Objectif :
Ce travail a pour objectif de proposer un état des lieux de la pathologie (diagnostique, symptômes et prise en charge) avant d’explorer plus spécifiquement la façon dont les généralistes peuvent construire une collaboration de qualité avec les prestataires de santé mentale, en particulier les psychologues, afin d’accompagner au mieux les patients en souffrance.
Méthodologie :
J’ai privilégié une revue systématique de la littérature nourrissant une approche qualitative de ma problématique visant récolter des données de terrain que j’ai analysé par thèmes, ceux initialement ciblé par ma question de recherche (l’organisation de pratiques collaboratives qui favorise une prise en charge optimale du burnout en médecine générale), mais aussi les éléments sur lesquels la littérature semblait encore divisée et que le terrain m’a permis d’éclairer (notamment la relation burnout et travail ainsi que la singularité de ce dernier). Pour ce faire, j’ai mené des entretiens semi directifs se basant sur deux trames de questions à l’usage tant des médecins généralistes que de prestataires de santé mentale au sein de maisons médicales bruxelloises. Ces entretiens furent menés auprès de huit médecins généralistes et de quatre psychologues. Cette approche visait à mettre en lumière, la prévalence, les pratiques diagnostiques et de prise en charge, le travail collaboratif entre le généraliste d’une part, et le prestataire de santé mentale, d’autre part.
Résultats :
Bien que la littérature dans l’ensemble place encore le burnout dans la sphère professionnelle où il trouverait son origine, origine participant à sa définition pour en constituer un élément diagnostique, le terrain apporte un éclairage nouveau qui, je l’espère, sera porteur de nouvelles pratiques diagnostiques. Aussi, et bien que la littérature soit également divisée quant à la distinction opérable entre burnout et dépression, il apparaît globalement au terme de l’analyse du terrain que cette distinction soit claire et effective aux yeux des praticiens qu’il soit de médecine générale ou de santé mentale. Quant au diagnostic, il repose avant tout sur l’écoute du récit du patient et l’intuition clinique, plutôt que sur des outils formels. La prise en charge quant à elle se veut pluridisciplinaire avec la volonté de travailler mais des conditions de collaboration restant précaires, inégales et mal définies : manque de temps, difficultés de communication, et absence de reconnaissance officielle du burnout comme entité à part entière freinent encore la mise en place de véritables dynamiques interdisciplinaires. Des pistes d’amélioration sont évoquées en clôture de travail.
Conclusion :
Pour offrir une réponse plus adaptée à cette problématique complexe, il apparaît indispensable de renforcer le travail en réseau, de développer des outils partagés entre professionnels, et de reconnaître pleinement le burnout dans le paysage clinique et institutionnel. Le médecin généraliste, en tant qu’acteur de première ligne, a un rôle central à jouer dans cette prise en charge, à condition d’être soutenu dans une démarche collaborative et structurée.
| NOBEEBUX - Ramïz | Université catholique de Louvain | | | |
Comment les médecins généralistes perçoivent-ils leur rôle dans la prise en charge globale des troubles érectiles chez les jeunes adultes (18–40 ans) ? Une étude qualitative auprès de médecins généralistes bruxellois. How do general practitioners perceive their role in the comprehensive management of erectile dysfunction in young adults (18–40 years old) ? A qualitative study among general practitioners in Brussels. | Introduction
Les troubles érectiles (TE) chez les jeunes adultes constituent une plainte fréquente mais encore marginalisée en médecine générale (MG). En l’absence de recommandations spécifiques et face à une formation jugée insuffisante, la prise en charge demeure variable. Cette étude vise à explorer la manière dont les médecins généralistes (MGs) bruxellois perçoivent leur rôle dans l’approche globale des TE chez les hommes âgés de 18 à 40 ans.
Méthodologie
Une étude qualitative a été conduite à partir d’entretiens semi-dirigés réalisés auprès de neuf MGs exerçant en région bruxelloise. Les entretiens ont été transcrits intégralement, puis analysés selon une méthode thématique inductive. Les résultats ont été mis en lien avec les données de la littérature.
Résultats
Les MGs interrogés perçoivent leur rôle comme central mais confronté à plusieurs freins: gêne des patients, variabilité des démarches diagnostiques, recours inégal aux examens complémentaires et aux traitements médicamenteux. Le manque de collaboration interdisciplinaire et l’absence de formation adaptée sont également soulignés.
Discussion
Cette étude, malgré ses limites, met en lumière une diversité de représentations et de pratiques, révélant un manque de structuration autour de la santé sexuelle en médecine générale. La gêne partagée entre praticien et patient, surtout chez les jeunes médecins ou dans certains contextes culturels, constitue un frein majeur à une prise en charge globale. L’absence d’outils standardisés, de protocoles clairs et de référents identifiables alimente une certaine insécurité clinique. Ces constats plaident en faveur d’une amélioration ciblée de la formation initiale et continue, ainsi que d’une reconnaissance pleine de la santé sexuelle en soins primaires.
Conclusion
Les MGs disposent d’une position stratégique pour accompagner les jeunes patients confrontés aux TE, mais cela demande un cadre, des ressources et des compétences mieux définis.
Introduction
Erectile dysfunction (ED) in young adults is a frequent yet still marginalized complaint in general practice. In the absence of specific guidelines and given the perception of insufficient training, management remains variable. This study aims to explore how general practitioners (GPs) in Brussels perceive their role in the comprehensive approach to ED among men aged 18 to 40.
Methodology
A qualitative study was conducted through semi-structured interviews with nine GPs practicing in the Brussels region. The interviews were fully transcribed and analyzed using an inductive thematic approach. The findings were then compared with existing literature.
Results
The GPs interviewed perceived their role as central, yet confronted with several barriers: patient discomfort, variability in diagnostic approaches, inconsistent use of complementary examinations and pharmacological treatments. A lack of interdisciplinary collaboration and inadequate training were also highlighted.
Discussion
Despite its limitations, this study highlights a diversity of representations and practices, revealing a lack of structure around sexual health in general practice. The mutual discomfort between practitioner and patient—particularly among younger physicians or in certain cultural contexts—emerges as a major obstacle to comprehensive care. The absence of standardized tools, clear protocols, and readily identifiable referral resources contributes to clinical uncertainty. These findings call for targeted improvements in both undergraduate and continuing medical education, as well as for the full recognition of sexual health as an integral part of primary care.
Conclusion
GPs occupy a strategic position in supporting young patients with ED, but this requires a clearly defined framework, adequate resources, and enhanced clinical competencies. | Kadhem - Mujtaba | Université catholique de Louvain | | | |
| L’utilisation des échelles d’évaluation cognitive dans le diagnostic de la démence en médecine générale : Revue narrative de la littérature sur les freins, les leviers et leur valeur diagnostique. | Introduction : La démence représente un défi de santé publique majeur dans un contexte de vieillissement de la population. Bien qu’un diagnostic précoce soit essentiel pour améliorer la prise en charge, de nombreux cas demeurent non diagnostiqués ou identifiés tardivement. En médecine générale, des outils standardisés, tels que les échelles d’évaluation cognitive, sont disponibles pour faciliter cette démarche diagnostique. Cependant, leur usage reste encore limité en pratique clinique, malgré des recommandations nationales et internationales en faveur de leur intégration.
Objectifs: Ce travail vise à explorer les freins et les moteurs à l’utilisation des échelles d’évaluation cognitive dans le diagnostic de démence en médecine générale.Le second objectif est de décrire la valeur diagnostique des outils cognitifs.
Méthodologie: Une revue narrative de la littérature a été menée à partir des bases de données suivantes : Pubmed, PMC,Cochrane Library,EMBASE,ScienceDirect,CisMEF et Google Scholar.Des critères d’inclusion et d’exclusion ont été établis pour la sélection des articles.
Résultats : 17 articles ont été inclus. Des facteurs influençant leur usage ont été identifiés à plusieurs niveaux : individuels, professionnels, interpersonnels, organisationnels et institutionnels. A titre d’illustration , les facteurs suivants sont retrouvés : réticence à parler de démence, manque de formation, méconnaissance des outils, relation avec les patients et les aidants, contrainte de temps, délégation aux paramédicaux, absence de standardisation,manque de financement. De plus, plusieurs échelles sont citées sont le MMSE, Le Mini-Cog, le GPCOG, le MIS, l’AD8 et l’IQCODE.
Conclusion : Les échelles d’évaluation cognitive restent sous utilisées, malgré leur potentiel. Plusieurs stratégies d’amélioration sont évoquées : formations ciblées, algorithmes cliniques, campagne de sensibilisation, outils pratiques.Des recherches complémentaires sont nécessaire pour les adapter au contexte belge et évaluer leur impact organisationnel et économique.
Mots clés: échelles d’évaluation cognitive, diagnostic, démence, trouble neurocognitif majeur médecine générale, soins primaires, freins,moteurs,valeur diagnostique.
Keywords : Mental Status and Dementia Tests,diagnosis,dementia,neurocognitive disorder,general practice, primary health care, barriers,facilitators, diagnostic value. | Berehab - Asmae | Université de Liège | | | |
| Quelle est la place et la pertinence du Gut feeling en médecine générale pédiatrique? | Introduction : Le médecin généraliste est régulièrement confronté à des situations cliniques
complexes, notamment en pédiatrie, où les symptômes sont peu spécifiques, l’enfant parfois
peu verbal, et la communication triangulée avec les parents. Dans ce contexte, une forme de
raisonnement intuitif, le Gut feeling, peut émerger. Bien que ce concept ait été étudié dans
certaines disciplines médicales, il reste peu exploré dans le cadre spécifique de la médecine
générale pédiatrique.
Objectifs : Ce travail vise à explorer comment les médecins généralistes définissent et
utilisent le Gut feeling dans leurs consultations pédiatriques, à en comprendre les
déterminants, les modalités d’expression, et la place qu’ils lui accordent dans leur
raisonnement clinique.
Méthodologie : Huit entretiens semi-dirigés ont été réalisés auprès de médecins généralistes
exerçant en Belgique, dans des contextes variés. Les entretiens ont été enregistrés,
retranscrits, puis analysés selon une approche qualitative inductive. L’analyse a permis
d’identifier des catégories thématiques récurrentes dans les discours des participants.
Résultats : Sept catégories principales ont émergé de l’analyse : Le Gut feeling comme outil
intégré à la clinique du médecin généraliste ; Le rôle central de l’expérience clinique et de la
connaissance fine du patient ; L’importance des signaux faibles et de l’observation globale de
l’enfant ; La place de la relation médecin-parent-enfant ; Les limites et biais de cette intuition
médicale ; Le manque de reconnaissance institutionnelle du Gut feeling ; L’influence de
l’environnement de travail sur l’expression et la légitimation du Gut feeling.
Conclusion : Le Gut feeling apparaît comme un outil cognitif mobilisé par les médecins
généralistes dans certaines situations pédiatriques complexes, lorsqu’un décalage se créé entre
ce qui est perçu et ce qui est objectivable. S’il repose en partie sur des éléments non
formalisés, il s’ancre néanmoins dans une expertise clinique, une vigilance émotionnelle, et
une capacité d’ajustement rapide au contexte. Ce sentiment d’alerte, à la fois subjectif et
clinique, constitue un indicateur précieux qui mérite d’être reconnu, enseigné et intégré au
raisonnement médical, à condition d’en identifier les limites et les biais.
Mots-clés : Gut feeling, médecine générale, pédiatrie, intuition clinique, analyse qualitative,
raisonnement intuitif, signaux faibles, doute diagnostique. | khamis - manale | Université catholique de Louvain | | | |
Intérêt de la prescription d’antidépresseurs dans la dyspepsie fonctionnelle résistante au traitement standard : une analyse de la littérature The value of prescribing antidepressants for functional dyspepsia resistant to standard treatment: a literature review | Introduction: La dyspepsie fonctionnelle est un trouble gastro-duodénal, sans lésion organique, fréquent dans la population et en médecine générale. Sa prise en charge consiste principalement à utiliser les traitements de première intention, à savoir les inhibiteurs de la pompe à proton et les prokinétiques. Cependant, une majorité des patients restent symptomatiques. Dans ce contexte, les antidépresseurs sont proposés en seconde intention.
Objectif : Effectuer une analyse de la littérature pour évaluer l’intérêt des antidépresseurs dans la prise en charge de la dyspepsie fonctionnelle résistante au traitement de première intention. Le but étant d’analyser les recommandations, leur efficacité sur les symptômes digestifs, leur impact sur la qualité de vie et leurs limites et leur place en médecine générale.
Méthodologie : Une revue narrative a été effectuée à partir d’articles publiés entre 2015 et 2025. Les recherches ont été réalisées surtout sur la base de données Medline via PubMed.
Résultats : 19 études ont été retenues. La dyspepsie fonctionnelle est considérée comme un trouble de l’axe intestin-cerveau. Les guidelines et les différentes études recommandent les antidépresseurs tricycliques en seconde intention dans les syndromes de douleurs épigastriques pour leur efficacité dans l’amélioration de la qualité de vie et des symptômes digestifs, supérieure au placebo. La mirtazapine semble efficace dans les formes de dyspepsie fonctionnelle associée à une perte de poids. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et ceux de la sérotonine et de la noradrénaline ne montrent pas d’efficacité significative. La prescription des antidépresseurs est indiquée de manière conditionnelle et en tenant compte des nombreux effets secondaires.
Conclusion : Certains antidépresseurs se sont montré efficace en particulier les tricycliques dans les syndrome de douleur épigastrique. D’autres antidépresseurs prometteurs comme la mirtazapine sont encore en cours d’études. Dans ce cadre, le médecin généraliste pourrait envisager la prescription des antidépresseurs en seconde intention en tant que modulateur de l’axe intestin-cerveau à condition d’informer clairement les patients sur ses limites. Introduction: Functional dyspepsia is a gastro-duodenal disorder without organic lesions that is common in the general population and in general practice. Its management mainly consists of first-line treatments, namely proton pump inhibitors and prokinetics. However, the majority of patients remain symptomatic. In this context, antidepressants are offered as a second-line treatment.
Objective: To conduct a literature review to evaluate the value of antidepressants in the management of functional dyspepsia resistant to first-line treatment. The aim is to analyze the recommendations, their effectiveness on digestive symptoms, their impact on quality of life, their limitations, and their place in general medicine.
Methodology: A narrative review was conducted based on articles published between 2015 and 2025. The research was carried out mainly using the Medline database via PubMed.Results: 19 studies were selected. Functional dyspepsia is considered a disorder of the gut-brain axis. Guidelines and various studies recommend tricyclic antidepressants as a second-line treatment for epigastric pain syndromes due to their effectiveness in improving quality of life and digestive symptoms, which is superior to placebo. Mirtazapine appears to be effective in forms of functional dyspepsia associated with weight loss. Serotonin reuptake inhibitors and serotonin-norepinephrine reuptake inhibitors do not show significant efficacy. The prescription of antidepressants is indicated conditionally and taking into account the many side effects.
Conclusion: Some antidepressants, particularly tricyclics, have been shown to be effective in epigastric pain syndrome. Other promising antidepressants, such as mirtazapine, are still being studied. In this context, general practitioners may consider prescribing antidepressants as a second-line treatment to modulate the gut-brain axis, provided that they clearly inform patients of its limitations. | Monge Y Gallego - Maria-Eugenia | Université de Liège | | | |
| Comment optimiser la collaboration entre médecins généralistes et diététiciens dans la prise en charge de patients obèses adultes ? | L’obésité est aujourd’hui reconnue comme une maladie chronique complexe, dont la prise en charge nécessite une approche globale et interdisciplinaire. En première ligne, les médecins généralistes dont le rôle est central dans le dépistage, la prévention et le suivi de cette problématique, se heurtent à de nombreux obstacles : un manque de temps en consultation, une difficulté à aborder le sujet et un sentiment de solitude dans le suivi. Les diététiciens, quant à eux, jouent aussi un rôle essentiel dans l’éducation nutritionnelle et le changement de mode de vie des patients, mais sont encore trop peu intégrés dans le parcours de soin médical. Pourtant, une collaboration renforcée entre ces deux professions pourrait améliorer la qualité du suivi, la cohérence de la prise en charge et notamment l’engagement du patient.
Bien que les résultats obtenus ont montré une volonté partagée de mieux travailler ensemble, des freins persistants sont toutefois mis en évidence : une communication peu structurée, une méconnaissance des rôles, et un manque d’outils pratiques. À la lumière de ces analyses, des solutions concrètes sont proposées. Corroborant les recommandations issues de la littérature, l’usage d’outils comme les 5A ou le RPIB, une meilleure reconnaissance du rôle du diététicien, une implication active du patient dans son propre parcours de soin, et enfin, une meilleure formation des médecins généralistes sur le terrain semblent être des pistes prometteuses pour une meilleure prise en charge des patients obèses adultes. | Karabelen - betul | Université catholique de Louvain | | | |
| SOUTIEN À L’ALLAITEMENT MATERNEL EXCLUSIF : UN ENJEU POUR LA MÉDECINE GÉNÉRALE EN WALLONIE | Introduction:
L’allaitement maternel exclusif constitue un enjeu prioritaire de santé publique au vu de ses nombreux bénéfices pour le nouveau-né et la mère. En dépit des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE), les taux d’allaitement exclusif à 6 mois restent très faibles en Wallonie.
Suite à la réduction du temps de séjour en maternité, le rôle des généralistes tend à devenir central dans le soutien à l’allaitement maternel, bien que leur implication reste jusqu’alors peu documentée.
Objectif:
Identifier les interventions en soins de première ligne efficaces pour promouvoir l’allaitement maternel exclusif et en évaluer la transposabilité au contexte de la médecine générale en Région wallonne.
Méthodologie
Une revue narrative de la littérature a été conduite à partir de bases de données de littérature scientifique (PubMed, Cochrane Library, ScienceDirect, Minerva, EBPracticeNet) et de sources de littérature grise (OMS, ONE, HAS, KCE). La sélection des articles s’est appuyée sur une stratégie PICO et des critères d’inclusion définis. 28 articles ont été sélectionnés, dont des méta-analyses, revues systématiques et guides de pratique clinique.
Résultats:
Les interventions les plus efficaces en soins de santé primaires comprennent :
• La combinaison d’éducation pré- et post-natale
• Les visites à domicile précoces,
• L’implication du co-parent dans le parcours d’allaitement
• Le soutien multimodal (en présentiel ou à distance, individuel ou en groupe)
• La pluridisciplinarité pour des soins intégrés coordonnés
• Une meilleure formation des médecins généralistes
Les approches combinant plusieurs de ces mesures, initiées précocement et maintenues dans le temps, aboutissent à une augmentation de la durée de l’allaitement exclusif.
Conclusion:
Les généralistes, du fait de leur proximité et de leur suivi chronique des patientes, occupent une place de choix pour soutenir à l’allaitement maternel exclusif. Néanmoins, le rôle qu’ils doivent jouer reste à définir de manière plus structurée. Ce travail de fin d’études propose des pistes concrètes d’interventions transposables en médecine générale. Il invite également à une réflexion sur les formations médicales, à une meilleure organisation des soins de première ligne et à une prise en considération des freins socio-culturels à la poursuite de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois.
| CHISOGNE - Sophie | Université catholique de Louvain | | | |
| Quelles sont les interventions efficaces de déprescription des benzodiazépines et Z-drugs chez les personnes âgées souffrant d’insomnie en soins primaires ? Une revue narrative de la littérature | Introduction : L’insomnie est un motif fréquent de consultation chez les patients âgés. Bien que l’usage prolongé des benzodiazépines et apparentés soit déconseillé dans cette population, leur consommation demeure élevée. Ces substances sont associées à des effets secondaires notables chez les personnes âgées. Leur déprescription est donc un enjeu majeur en médecine générale.
Objectif : L’objectif de ce travail a donc été d’identifier les interventions efficaces favorisant la déprescription des agonistes du récepteur aux benzodiazépines chez les personnes âgées souffrant d’insomnie en soins primaires.
Méthodologie : Une revue narrative de la littérature a été menée à partir de la base de données PubMed, en sélectionnant des études publiées entre 2014 et 2025. L’équation de recherche a été construite en articulant des mots-clés en langage libre et des termes MeSH à l’aide des opérateurs booléens AND et OR. Seules les études portant sur des interventions directement destinées aux patients âgés suivis en soins ambulatoires ont été retenues.
Résultats : Au terme de la sélection, quatorze études ont été retenues incluant principalement des essais cliniques randomisés et des revues systématiques. Les interventions recensées incluent des approches pharmacologiques comme l’utilisation de la mélatonine ainsi que des approches non-pharmacologiques incluant l’utilisation de matériel éducatif (brochures, lettres écrites), des consultations courtes ou encore le recours à la thérapie cognitivo-comportementale.
Conclusion : La déprescription des benzodiazépines et molécules apparentées chez les personnes âgées souffrant d’insomnie en soins primaires est une intervention complexe qui nécessite une approche structurée, individualisée, impliquant directement le patient. Ce travail souligne l’importance d’une prise en charge stratifiée, soutenue par des outils adaptés et une collaboration interdisciplinaire. Des recherches supplémentaires permettront d’affiner ces stratégies afin d’en assurer l’efficacité dans la durée.
Mots-clés : older adults, aged, benzodiazepines, hypnotics and sedatives, deprescriptions, inappropriate prescribing, deprescribe
| De Nève - Manon | Université de Liège | | | |
| Comment améliorer l’observance thérapeutique chez les patients âgés polypathologiques ? Perception des médecins généralistes et les stratégies adoptées Etude qualitative par entretiens semi-dirigés | RESUME
Introduction : L’observance thérapeutique (OT) se définie comme étant la concordance entre le comportement du patient et les recommandations du médecin. Cependant, nous voyons que la non-OT est un phénomène assez fréquemment rencontré, surtout chez les personnes âgées polypathologiques. Particulièrement dans le contexte du vieillissement démographique, ceci présente un enjeu important de santé publique. Les médecins généralistes, acteurs de santé de première ligne, sont directement impliqués dans cette problématique. Cette étude a pour but d’explorer leur expérience ainsi que leur position face à la problématique de la non-OT et proposer des pistes d’amélioration.
Méthodologie : Une étude qualitative est menée en juillet 2025 auprès de 12 médecins généralistes exerçant en région Wallonne. Les entretiens réalisés en présentiel ou en distanciel ont ensuite été retranscrits et analysés via une grille d’analyse thématique. Toutes les données récoltées ont été anonymisées.
Résultats : Les résultats ont montré une divergence dans la perception de l’OT des patients âgés polypathologiques. Plusieurs enjeux liés à cette observance sont bien connus des participants. Le degré de préoccupation accordé à l’OT ainsi que l’implication du patient dans la décision thérapeutique varient selon les médecins. L’étude a mis en évidence un ensemble de difficultés rencontrées dans la pratique, ainsi que divers facteurs influençant l’OT de ces patients. Enfin, elle recense plusieurs stratégies (pilulier, feuille de traitement, etc.) et recommandations, telles qu’une communication de qualité avec le patient ainsi que l’implication dans la thérapie. Elle préconise également un renforcement de la formation des médecins dans la prise en charge gériatrique.
Conclusion : En conclusion, cette étude souligne l’importance de l’accompagnement des patients âgés, en particulier ceux atteints de polypathologies. Une approche pluridisciplinaire ainsi qu’une éducation en santé adaptée du patient sont nécessaires pour améliorer leur OT par les médecins généralistes. Elle ouvre également des pistes pour de futures études qui investigueront directement la perception des patients âgés et ce dans d’autres régions de la Belgique.
| Semiz - Rahime | Université catholique de Louvain | | | |
| Agressions contre les médecins généralistes : quels besoins pour mieux y faire face ? | Objectif : établir un état des lieux des agressions et des moyens de prévention et pistes de solution. Investiguer les réalités du terrain des médecins généralistes ainsi que leurs attentes et besoins. Effectuer une comparaison entre les données obtenues, afin de faire émerger les similitudes et désaccords, pour ensuite servir de base à des pistes de réflexion.
Méthode : revue non exhaustive de la littérature associée à une étude qualitative réalisée à l’aide d’entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes et assistants en médecine générale de Belgique Francophone.
Résultats : au niveau de l’état des lieux, les médecins généralistes semblent être principalement victimes d’agressions verbales et à caractère psychologique, et particulièrement au cabinet ou lors des visites à domicile. L’agresseur est souvent un patient. Le médecin est plus à risque si c’est une femme ou un jeune médecin. L’élément déclencheur est souvent un refus d’accéder à la demande du patient. Les facteurs de risque sont la maladie psychiatrique et l’imprégnation alcoolique et médicamenteuse. En termes de besoins, plusieurs recommandations ont été émises, entre autres des mesures préventives telles que des formations en communication ou des politiques plus strictes, organisation de la pratique et du cabinet des mesures de soutien et de suivi en post-incident. Les médecins ont évoqué un grand besoin de formation, de soutien et d’éducation de la population.
Discussion : établissement de similitudes entre les données de la littérature et les réalités du terrain en ce qui concerne l’état des lieux des agressions envers les médecins en Belgique. Mise en évidence d’une disparité entre les recommandations formulées et mises en place et les ressentis ainsi que les besoins et attentes des médecins face à la situation, notamment méconnaissance et insuffisance des moyens mis en place.
Conclusion : cette étude pourrait servir de base de discussion et réflexion autour du sujet avec les différents acteurs en jeu (médecins et institutions). | Volckaert - Fanny | Université catholique de Louvain | | | |
| L'anorexie mentale chez l'adulte en médecine générale : comprendre pour mieux accompagner, du diagnostic à la prise en charge. | 1. Introduction : L’anorexie mentale est une maladie présente depuis des siècles dans nos sociétés. Encore méconnue tant dans la population générale qu’au sein du corps soignant, elle est accompagnée de beaucoup de préjugés. Elle passe d’autant plus inaperçue au sein de la population adulte, car moins représentée selon les statistiques, donc moins considérée et par conséquent, sous-traitée. Cette maladie a de lourdes conséquences non seulement sur la santé mentale mais également sur la santé physique, impactant considérablement la personne malade ainsi que son entourage. Le médecin généraliste y trouve un rôle clef, étant le plus souvent le premier contact médical du patient, mais également un rôle d’observateur plus ou moins actif dans l’évolution de la maladie.
L’objectif de ce travail est de mettre en évidence les préjugés sociétaux et les enjeux autour de l'anorexie mentale afin de comprendre la maladie et son impact médico-psychosocial, dans le but d’améliorer la prise en charge chez le.a patient.e adulte en médecine générale, tout en tenant compte de la littérature scientifique.
2. Méthodologie : Le mémoire est sous forme d'un travail réflexif basé sur l’entrainement mental, sur fond d’une revue de littérature narrative. Cette méthode permet de mettre en évidence et d’analyser le contexte actuel de l’anorexie mentale et d’offrir des directives et solutions face à cette problématique, soutenues par la littérature. Il y aura également une étape de validation par les pairs afin d'évaluer la pertinence des recommandations dans la pratique quotidienne.
3. Anorexie mentale et ses enjeux : Présentation du contexte socio-culturel actuel problématique, une société grossophobe qui prône la minceur, le tout à la lumière des réseaux sociaux. Ce contexte facilite le développement de l’anorexie mentale chez les personnes à risque.
4. Anorexie mentale en médecine générale : Sur base de la littérature et des recommandations officielles en vigueur, cette partie développe le rôle du médecin généraliste dans la détection, le diagnostic, la prise en charge et le suivi de l’anorexie mentale.
5. Réflexion et pistes d’action : Partie réflexive où des perspectives sont développées pour compléter la prise en charge et proposer des solutions potentielles à appliquer en consultation en tant que médecin généraliste. Cette partie comprend également la validation par les pairs.
6. Conclusion : L’anorexie mentale est une maladie complexe, dont les comportements peuvent être encouragés par la société et qui peut donc facilement passer inaperçue. Le rôle du médecin généraliste peut être déterminant dans la prise en charge, en tant que coordinateur de soins. Il est donc important de prendre conscience de l’environnement socio-culturel actuel et de ses préjugés, et d’être sensibilisé.e à la maladie et à ses enjeux conséquents sur la santé individuelle et globale. | Ma - Bao-Kim | Université catholique de Louvain | | | |
| Quel est l’intérêt et la faisabilité de l’échographie Doppler veineuse dans le diagnostic de la TVP en médecine générale ? | La thrombose veineuse profonde (TVP) représente une urgence fréquente en médecine générale, en raison de son risque de complications graves, notamment l’embolie pulmonaire. L’échographie Doppler veineuse constitue aujourd’hui l’examen de référence pour confirmer ce diagnostic. Ce travail de fin d’études explore l’intérêt et la faisabilité de l’intégration de cet examen au sein de la pratique des médecins généralistes.
Une revue de la littérature montre que, dans plusieurs contextes internationaux, les médecins généralistes formés à l’échographie de compression sont capables de poser un diagnostic fiable de TVP, réduisant les délais de prise en charge, les coûts et les orientations hospitalières. Pour évaluer la situation locale, une étude qualitative a été menée auprès de huit médecins généralistes de la région de Charleroi, par le biais d’entretiens semi-directifs.
Les résultats mettent en lumière plusieurs freins à l’intégration de l’échographie Doppler veineuse : manque de formation, coût du matériel, absence de code de nomenclature pour valoriser l’acte, contraintes de temps en consultation, et crainte de la responsabilité médico-légale. Cependant, les avantages perçus sont également significatifs : diagnostic plus rapide, amélioration de l’accessibilité aux soins, meilleure autonomie du médecin généraliste, notamment en zones rurales, et satisfaction accrue des patients.
La majorité des praticiens interrogés se disent favorables à l’utilisation de l’échographie Doppler veineuse à condition que des mesures facilitatrices soient mises en place : formation universitaire ciblée, reconnaissance financière de l’acte, et soutien à l’équipement.
En conclusion, l’échographie Doppler veineuse en médecine générale apparaît comme une piste prometteuse pour optimiser la prise en charge des suspicions de TVP, à condition de lever les barrières structurelles et organisationnelles identifiées.
| Gokmen - Omer | Université catholique de Louvain | | | |
| ANALYSE DU PROGRAMME DE SEVRAGE AUX BENZODIAZEPINES DU CBIP : UNE ETUDE QUALITATIVE AUPRES DES MEDECINS ET DES PHARMACIENS EN PROVINCE DE LIEGE | Introduction
Intégré définitivement au système de soins en 2025, le programme de sevrage aux benzodiazépines (BZD-A) lancé par le CBIP en 2023 propose un sevrage progressif et structuré des patients, reposant sur la collaboration médecin–pharmacien–patient. L’objectif de ce travail est d’étudier le ressenti et l’expérience des médecins et pharmaciens à son sujet.
Méthodologie
Ce travail repose sur la réalisation d’une étude qualitative auprès des pharmaciens et des médecins en province de Liège. Cette étude s’appuie sur 17 entretiens semi-dirigés (10 médecins, 7 pharmaciens). Les participants ont été recrutés par contact direct, avec consentement et anonymisation des données. L’analyse des données recueillies s’est basée sur une analyse thématique de contenu et a été réalisée à l’aide de l’application QUALCODER après avoir atteint la saturation des données.
Résultats
Les résultats montrent l’utilisation du programme reste limitée : seuls quelques praticiens interrogés l’ont employé plus de trois fois. Les forces identifiées incluent la pertinence théorique, la structure claire, la galénique facilitant un sevrage progressif et l’implication pluridisciplinaire. Les limites portent essentiellement sur la motivation des patients, la lourdeur administrative et le manque de temps des praticiens.
Discussion
Après confrontation à la littérature : le programme semble conforme aux bonnes pratiques (réduction progressive, encadrement, suivi), mais sa mise en œuvre se heurte à des obstacles pratiques. Les améliorations proposées incluent un allègement administratif du programme, une meilleure diffusion de l’information, une formation accrue (notamment en entretien motivationnel) et une communication élargie vers le public cible.
Conclusion
Bien que la majorité des répondants reconnaissent l’intérêt et la pertinence d’un tel programme, son intégration dans la pratique quotidienne nécessite quelques adaptations. Pour ma part, je pense que la structure du programme constitue un repère rassurant, offrant un cadre clair pour aborder sereinement le sevrage des BZD-A.
Mots clés : benzodiazépines, Z-druggs, sevrage, pharmaciens, médecins généralistes
| Coulon - Benjamin | Université de Liège | | | |
| Le partage d’informations entre professionnels de santé en maison de repos et de soins : étude qualitative exploratoire en Fédération Wallonie-Bruxelles | Le partage d’informations entre professionnels de santé constitue un levier essentiel de la collaboration interdisciplinaire, notamment en maison de repos et de soins (MRS), où la continuité des soins est un enjeu central. Ce travail explore les canaux utilisés, les obstacles perçus et les facteurs facilitants du partage d’information en MRS, à travers une étude qualitative menée auprès de dix professionnels de santé. La méthode de théorisation ancrée a permis de faire émerger trois dimensions majeures : la diversité des canaux de communication, le dédoublement des supports papier et numériques, et des facteurs transversaux comme la confiance, la perception des rôles ou les enjeux liés au RGPD. Les résultats soulignent la complexité du processus de communication en MRS, et pointent vers un besoin de digitalisation harmonisée, d’accès équitable au DSI, et de renforcement de la coordination centrée sur le résident. Ce travail constitue une contribution exploratoire ouvrant la voie à des recherches complémentaires. | Moriau - Atila | Université catholique de Louvain | | | |
| Recensement et perception des violences médicales subies par les patient·es et exercées par les médecins généralistes. Etude quantitative en Belgique francophone. | Introduction et objectif : Suite au nombre croissant de témoignages de violences gynéco-obstétricales, ce travail s’interroge sur la possibilité que les médecins généralistes puissent être responsables de comportements violents. Peu d’études portent sur cette problématique en médecine générale et aucune ne donne la parole aux patient·es. L’objectif de ce TFE est de recenser les violences médicales en médecine générale et d'interroger la perception des patient·es quant aux comportements potentiellement violents subis.
Méthode : Une étude quantitative prospective interventionnelle a été menée via un questionnaire en ligne, diffusé sur les réseaux sociaux auprès des personnes majeures belges francophones entre mars et mai 2025. Ce questionnaire visait à identifier si un comportement avait été subi puis d’en évaluer l’intensité à l’aide d’une échelle de Likert allant de 0 (pas de violence ressentie) à 3 (haut niveau de violence ressenti).
Résultats : Sur les 4563 formulaires reçus, 4003 ont été retenus (91% femmes, 61% études supérieures, entre 18 et 88 ans). 7% de l'échantillon décrivent avoir déjà subi des violences médicales en médecine générale dont 38% de la part de leur médecin traitant actuel·le. 66% des répondant·es ont subi au moins 1 des 26 comportements évalués. Le jeune âge et les genres féminin et autre sont des facteurs significatifs augmentant la fréquence d’évènements violents subis et leur intensité. Le milieu de vie et le niveau d'étude ne modifient significativement ni la fréquence ni l'intensité des comportements violents.
Discussion : Ces résultats s’inscrivent dans un contexte de remise en question du paternalisme médical, de libération de la parole, d’apprentissage de la violence dans la formation initiale des médecins et de médecine en pénurie. Ils invitent à dépasser une lecture individuelle des violences pour interroger les dynamiques systémiques.
Conclusions : Cette étude souligne l’importance de reconnaître ces vécus, d’écouter les personnes concernées et de former les professionnel·les à des pratiques plus respectueuses. Elle ouvre la voie à des recherches futures, pour approfondir la compréhension, l’impact et les leviers d’action possibles contre ces violences. | Weber - Elisa | Université catholique de Louvain | | | |
| La biopsie punch en médecine générale, une étude qualitative des freins à sa réalisation en province de Liège | Les maladies de la peau sont fréquentes en médecine générale. La biopsie punch, technique simple et efficace, est sous-utilisée en première ligne malgré ses nombreux avantages. Ce travail vise à identifier les freins à son usage chez les médecins généralistes liégeois et à proposer des solutions pour améliorer l’accessibilité des soins dermatologiques. | Massart - Estelle | Université de Liège | | | |
Quels sont les obstacles à la vaccination contre le HPV au sein de la population cible ? Analyse quantitative auprès d’élèves d'une école secondaire What are the barriers to HPV vaccination among the target population? Quantitative analysis of secondary school students | Introduction : En Belgique, la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) est recommandée depuis 2007 et a été intégrée aux programmes scolaires en Wallonie depuis 2011. Malgré l’efficacité démontrée des vaccins prophylactiques et leur accessibilité, les taux de couverture vaccinale, particulièrement en Wallonie, restent insuffisants par rapport aux objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la santé. Ce travail de fin d’études vise à explorer les freins à cette vaccination au sein de l’Athénée Léonie de Waha, à travers une étude descriptive statistique, afin de mieux comprendre les connaissances, les perceptions et l’implications des élèves.
Méthode : Ce travail combine une revue de la littérature et une étude de terrain quantitative. Un questionnaire fermé a été soumis à 86 élèves de la 1ère à la 4ème secondaire. Les réponses ont été analysées à l’aide d’Excel pour identifier les tendances générales.
Résultats : Les résultats révèlent, avant tout, un faible niveau de connaissance des personnes interrogées sur le HPV. Moins de la moitié des élèves savent ce qu’est le HPV ou connaissent l’existence du vaccin. Plus de 55% ne savent pas si ce vaccin est important pour leur santé. De plus, leur implication dans la décision vaccinale est faible, un tiers des élèves déclarent ne pas avoir été consultés dans la décision de se faire vacciner.
Conclusion : Malgré un cadre favorable à la vaccination en Belgique, des obstacles subsistent, liés à la méconnaissance, à une faible implication de la population cible et à une perception limitée du risque. Renforcer l’information en l’adaptant à cette population, impliquer davantage les jeunes dans le processus décisionnel, mobiliser les professionnels de santé et soutenir les parents sont des leviers essentiels pour améliorer l’adhésion vaccinale.
Introduction: In Belgium, vaccination against human papillomavirus (HPV) has been recommended since 2007 and has been integrated in school programs in Wallonia since 2011. Despite the proven effectiveness of prophylactic vaccines and their accessibility, vaccination coverage rates, particularly in Wallonia, remain insufficient compared to the targets set by the World Health Organization. This final year project aims to explore the barriers to vaccination at the Athénée Léonie de Waha school through a descriptive statistical study in order to better understand students' knowledge, perceptions, and implications.
Method: This thesis combines a literature review and a quantitative field study. A closed questionnaire was submitted to 86 students from the 1st to the 4th year of secondary school. The responses were analyzed using Excel to identify general trends.
Results: The results reveal a low level of knowledge about HPV among respondents. Less than half of students know what HPV is or are aware of the existence of the vaccine. More than 55% do not know whether this vaccine is important for their health. In addition, their involvement in the vaccination decision is low, one-third of students reporting that they were not consulted in the decision to be vaccinated.
Conclusion: Despite a favorable environment for vaccination in Belgium, obstacles remain, linked to a lack of knowledge, low involvement of the target population, and a limited perception of risk. Strengthening information by adapting it to this population, involving young people more in the decision-making process, mobilizing health professionals, and supporting parents are essential levers for improving vaccine uptake. | Brixhe - Charline | Université de Liège | | | |
| Médecine générale et schizophrénie : Quelles sont les expériences, difficultés et pistes de solutions identifiées par les médecins généralistes dans la prise en charge des patients schizophrènes ? | Introduction
La schizophrénie, trouble psychiatrique chronique et stigmatisé, pose de nombreux défis en médecine générale. Les médecins généralistes, bien que centraux dans la prise en charge, se heurtent à un manque de formation, d’outils et de coordination avec les spécialistes. Mon expérience personnelle m’a confrontée à ces difficultés et a suscité une réflexion approfondie.
Question de recherche
Ce travail a cherché à répondre à la question suivante : quelles sont les expériences, difficultés et pistes de solutions identifiées par les médecins généralistes dans la prise en charge des patients schizophrènes ?
Méthode
Une étude qualitative a été menée par entretiens semi-dirigés auprès de huit médecins généralistes exerçant à Bruxelles, ayant tous déjà assuré le suivi d’au moins un patient schizophrène. L’analyse thématique inductive des entretiens a permis de faire émerger des axes récurrents.
Résultats
Les résultats ont mis en évidence le rôle central mais flou du médecin généraliste, confronté à un manque de formation, à des obstacles structurels (temps limité, isolement professionnel, difficulté d’accès aux psychiatres), et à une collaboration interprofessionnelle souvent insuffisante. Les participants ont également souligné l’importance du lien thérapeutique, du rôle de la famille, ainsi que des comorbidités fréquentes telles que les addictions ou les difficultés socio-économiques.
Conclusion
En conclusion, les médecins interrogés ont proposé plusieurs pistes d’amélioration, notamment une meilleure communication avec les psychiatres, un renforcement de la formation en psychiatrie, la création d’outils pratiques et le soutien à la santé mentale des soignants eux-mêmes.
| El-Idrissi - Yousra | Université catholique de Louvain | | | |
| Les freins et facilitateurs à la mise en place d’interventions de prévention de l’obésité infantile, impliquant également les parents, en médecine générale. Une étude qualitative sur l’expérience des médecins généralistes Bruxellois | Introduction
L’obésité infantile est une problématique de santé publique en constante progression, avec des conséquences majeures sur la santé physique et psychologique des enfants. En tant que médecin généraliste, nous sommes souvent en première ligne pour aborder cette question, mais de nombreux obstacles rendent la prévention difficile. Ce mémoire vise à explorer, à travers une étude qualitative, les freins et les facilitateurs à la mise en place d’interventions de prévention de l’obésité infantile en médecine générale, en insistant sur l’implication des parents dans ce processus.
Méthodologie
Une étude qualitative a été menée auprès de neuf médecins généralistes exerçant à Bruxelles. Les données ont été collectées via des entretiens semi-dirigés réalisés en face à face ou en visioconférence. Une grille d’entretien a été élaborée spécifiquement pour cette étude, sans test préalable. L’analyse des données s’est appuyée sur une approche thématique, en identifiant les grandes catégories de freins et de leviers à partir des discours des médecins.
Résultats
Les médecins interrogés reconnaissent unanimement l’importance de la prévention de l’obésité dès le plus jeune âge. Cependant, plusieurs freins ont été identifiés : manque de temps en consultation, crainte de stigmatiser ou de heurter, sentiment d’un manque de connaissances pratiques ou théoriques, difficulté à maintenir un suivi structuré dans certaines organisations de soins. Du côté des freins liés aux familles, la barrière de la langue, la perception erronée du poids, les difficultés socio-économiques et la complexité des ajustements au sein du foyer sont des obstacles majeurs. À l’inverse, plusieurs facilitateurs sont ressortis : parents déjà sensibilisés, travail pluridisciplinaire en pratique de groupe, utilisation de supports visuels, possibilité de suivi régulier, et adaptation du discours via des objectifs progressifs.
Discussion
Les résultats de cette étude rejoignent plusieurs données de la littérature. Ils confirment que la prévention de l’obésité infantile en première ligne est possible, mais qu’elle nécessite des conditions favorables : du temps, des outils, des compétences en communication et un environnement propice au travail en réseau. L’implication des parents apparaît comme un levier central, à condition d’instaurer un dialogue bienveillant, non culpabilisant, et adapté aux réalités familiales. Des parallèles sont faits avec les recommandations de l’OMS, de l’ONE et les conclusions d’études récentes qui soulignent l’importance d’approches globales et centrées sur la famille.
Conclusion
Ce mémoire met en lumière la complexité mais aussi le potentiel de la prévention de l’obésité infantile en médecine générale. Il souligne la nécessité de mieux outiller les médecins, notamment via des formations en communication et des ressources pratiques concrètes, pour les aider à aborder ce sujet délicat avec confiance. Il propose également d’envisager des consultations spécifiques de prévention ou des projets pilotes intégrés en soins de première ligne. Enfin, il invite à poursuivre la réflexion, notamment en donnant la parole aux parents ou en élargissant l’étude à d’autres contextes géographiques. En tant que généralistes, nous avons un rôle clé à jouer dans la promotion de la santé dès l’enfance, à condition d’être soutenus dans cette mission. | Demirci - Seta | Université catholique de Louvain | | | |
| Accessibilité à l'imagerie médicale en urgence en ambulatoire | Introduction : L’accessibilité à l’imagerie médicale est un principe souhaitable et applicable en ambulatoire. Le délai d’obtention d’une imagerie et les modalités d’accès à celle-ci varie d’une pratique à l’autre et peut se faire via un centre privé ou à l’hôpital. L’objectif de ce travail est d’interroger la pratique des médecins généralistes ainsi que celui des radiologues face à cette démarche.
Méthodologie : Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été menée auprès de huit médecins généralistes et deux radiologues dans le bassin de santé du Brabant Wallon issus de diverses pratiques. Le protocole d’étude a respecté les principes éthiques et a été validé par le GEIMG. Les données ont été anonymisées et sécurisées.
Résultats : Les médecins généralistes sont globalement satisfaits des moyens d’accès à l’imagerie médicale mis à leur disposition dans un délai urgent. Le choix d’orienter un patient vers un centre privé ou hospitalier dépend du type de patient, du degré d’urgence, des expériences du passé et dépend du caractère excluant ou non de l’imagerie souhaitée pour la pathologie présumée. D’un point de vue technique, la mise en place de numéros dédiés aux généralistes par les services de radiologie facilite l’accès et les médecins ont su développer des astuces et enrichir leur réseau afin de pallier aux délais imposés. Organiser une imagerie en ambulatoire demande du temps aux généralistes. Cependant, ceux-ci estiment tirer un bénéfice avec cette démarche leur permettant de rester au cœur de la prise en charge du patient. La collaboration avec les radiologues se fait dans un esprit d’équipe et confraternité, assurant la continuité et la qualité des soins à chaque étape.
Discussion et conclusion : Si des études existent sur l’accessibilité à l’imagerie pour les médecins généralistes, peu d’études explorent cette démarche dans le cadre de l’urgence. Ce travail a permis de mettre en évidence un autre élément peu retrouvé dans la littérature, celui de la communication entre radiologues et généralistes. Cette communication garanti une dimension humaine face à une démarche qui pourrait sembler procédurale.
Mots-clés: accessibilité, imagerie médicale, médecins généralistes, radiologues, communication
| Dekoninck - Manon | Université catholique de Louvain | | | |
| Comment l’utilisation de questionnaires ciblés peut-elle améliorer la qualité, l’efficacité et la coordination des consultations de médecine générale dans la prise en charge du surpoids et du syndrome métabolique ? | Résumé
Le surpoids et le syndrome métabolique sont une problématique de santé publique de plus en plus importante en Belgique [1,2]. C’est là que le médecin de famille occupe une position centrale. Malheureusement, il est souvent confronté à des contraintes comme la surcharge des consultations, le manque d’outils adaptés, mais il a également du mal à instaurer une prise en charge efficace et durable [9,13].
Afin d’apporter de l’aide à mes confrères et à mes consœurs, mon travail de fin d’étude pousse ces derniers à utiliser des questionnaires ciblés afin d’améliorer la qualité, la coordination et l'efficacité des consultations en médecine générale. J’ai créé deux questionnaires : un pour les patients (n = 88) et un autre pour les professionnels de la nutrition (n = 13). Ils ont été diffusés via la plateforme LimeSurvey. J’ai par après analysé les données par une approche mixte, quantitative (avec notamment l’application de la méthode de Clopper-Pearson, adaptée aux petits échantillons) et qualitative.
Les résultats montrent un faible repérage clinique du syndrome métabolique dans la pratique de tous les jours [3,4,12]. Une grosse partie des patients interrogés n’avait jamais entendu parler de ce syndrome ni bénéficié d’une orientation vers un spécialiste en nutrition. Par rapport aux collègues, même si une collaboration avec les médecins de famille est bien présente, elle reste le plus souvent ponctuelle et non formalisée [10,13]. Les principaux problèmes signalés sont l’abandon du suivi et le manque d’engagement des patients [6,11].
Tout cela prouve que l’utilisation d’outils simples comme des questionnaires pendant la consultation pourrait aider les médecins à mieux structurer leur approche, à renforcer la communication avec les patients et à établir des liens plus forts avec d’autres professionnels de soins de santé [6,9,13]. Il s’agit d’une solution intéressante pour améliorer la prise en charge du surpoids et du syndrome métabolique en soins primaires.
Mots-clés : surpoids, syndrome métabolique, soins de première ligne, questionnaires, coordination interprofessionnelle, entretien motivationnel
| Gallez - Alexandre | Université catholique de Louvain | | | |
| Quels sont les obstacles à la réalisation du dépistage du cancer du poumon en médecine générale en Belgique ? Étude mixte axée sur les facteurs liés aux médecins généralistes francophones et germanophones. | Introduction : Le dépistage du cancer du poumon (LCS) par tomodensitométrie à faible dose (LDCT) permet de réduire la mortalité grâce à une détection plus précoce. Malgré son efficacité démontrée, sa mise en œuvre reste limitée en Belgique, où aucun programme de dépistage uniforme n'existe actuellement. Les médecins généralistes (MG) jouent un rôle clé dans la promotion du dépistage, mais divers obstacles liés à leur pratique peuvent freiner ce processus.
Méthodologie : Ce travail de fin d’études (TFE) s’est déroulé en deux phases. Premièrement, une revue exploratoire de la littérature a été réalisée via PubMed afin d’identifier les obstacles au dépistage des cancers (poumon, colorectal, sein, col de l’utérus) liées aux médecins, aux patients et au système de santé. Au total, 79 articles publiés entre 2019 et 2024 en anglais, français et allemand ont été inclus. De cette revue, 22 thèmes d’obstacles liées aux médecins ont été extraits. Ces résultats ont ensuite servi à élaborer un questionnaire en ligne adressé aux MG de la région francophone et germanophone de Belgique. Le questionnaire évaluait les obstacles perçus au LCS, les opinions sur le sujet et les connaissances des guidelines actuelles.
Résultats : Le questionnaire en ligne a recueilli 43 réponses valides. Les trois principales barrières identifiées étaient l’impossibilité de facturer séparément les conseils liés au LCS (100 %), la non-utilisation d’outils d’aide à la décision partagée (94,6 %) et l’absence d’utilisation d’outils d’évaluation du risque (91,9 %). Les questions de connaissance ont montré que, bien que la majorité ait correctement identifié le LDCT comme méthode appropriée, seuls 34,9 % connaissaient l’intervalle recommandé (1 an), et 37,2 % les critères d’éligibilité en paquets-années. Au total, 80,5 % des répondants ont exprimé un besoin de formation complémentaire pour se sentir à l’aise dans la recommandation du dépistage.
Conclusion : Cette étude met en évidence d’importants obstacles liés aux médecins dans la mise en œuvre du LCS en médecine générale belge francophone et germanophone. Elle souligne la nécessité d’interventions éducatives ciblées, d’une meilleure intégration des outils d’aide à la décision partagée et d’évaluation du risque, ainsi que d’adaptations systémiques, notamment en matière de facturation. Bien qu’exploratoires en raison de la taille limitée de l’échantillon, ces résultats constituent une base utile pour de futures interventions visant à améliorer le recours au LCS et à soutenir les MG dans une pratique de dépistage fondée sur les preuves.
Introduction: Lung cancer screening (LCS) using low-dose computed tomography (LDCT) has the potential to reduce mortality through detection in an early, asymptomatic stage. Despite its proven effectiveness, implementation remains limited in Belgium, where currently no uniform screening program exists. General practitioners (GPs) play a critical role in promoting screening uptake, yet various physician-related barriers may hinder this process.
Methods: This thesis was conducted in two phases. First, a scoping review was performed using PubMed to identify physician, patient and healthcare system related obstacles to cancer screening across various cancer types, namely lung, colorectal, breast and cervical cancer. 79 articles published between 2019 and 2024 in English, French, and German were included. From this review, 22 physician-related barrier themes were extracted. In a second phase, these themes informed the development of an online questionnaire targeting GPs in the French and German speaking regions of Belgium to identify priority barriers for countermeasures. The survey assessed GP-perceived barriers to LCS, opinions concerning LCS, and factual knowledge of current screening guidelines.
Results: The online survey yielded 43 valid responses. The top three barriers, consistent across both frequency and strength of endorsement, were the inability to bill separately for LCS counselling (100%), non-use of shared decision-making (SDM) tools (94.6%), and lack of use of risk evaluation tools (91.9%). Knowledge questions revealed that while most participants correctly identified LDCT as the appropriate screening method, only 34.9% were aware of the correct screening interval (1 year), and just 37.2% identified correct pack-year eligibility thresholds. A total of 80.5% expressed a need for more training to feel confident in recommending LCS.
Conclusion: This study highlights key physician-related barriers to the implementation of LCS in (French and German speaking) Belgian general practice. The findings suggest a strong need for targeted educational interventions, better integration of SDM and risk evaluation tools, and systemic adaptations such as billing reforms. While exploratory in nature due to the limited sample size, these insights provide a foundation for future interventions aimed at improving LCS uptake and supporting GPs in evidence-based screening practices.
| Karrenbrock - Julia Karoline | Université de Liège | | | |
| Comment les médecins généralistes abordent-ils le tabagisme passif des enfants avec leurs parents ? | Introduction :
Ce travail de fin d’étude prend sa source dans une expérience marquante vécue lors de ma première année d’assistanat : celle d’une petite fille, souvent malade, vivant dans un foyer fortement exposé à la fumée de tabac. Cette situation m’a amené à m’interroger sur la manière dont les médecins généralistes abordent ce sujet sensible avec les parents fumeurs, sans les culpabiliser mais en protégeant au mieux l’enfant.
L’objectif de ce travail est d’explorer les connaissances, les attitudes, les pratiques et les freins des médecins généralistes face au tabagisme passif chez l’enfant, afin d’identifier des pistes concrètes d’amélioration de la prise en charge en médecine générale.
Méthodologie :
Une étude qualitative a été menée, basée sur 11 entretiens semi-dirigés réalisés auprès de médecins généralistes en activité en région wallonne, afin d’explorer leurs expériences, perceptions et pratiques cliniques. L’analyse a combiné des approches descriptives et thématiques.
Résultats :
Les médecins interrogés reconnaissent globalement les risques du tabagisme passif chez l’enfant, mais leur manière d’aborder le sujet varie. Plusieurs freins sont évoqués : peur de culpabiliser les parents, manque de formation spécifique et manque de temps. Certains utilisent des techniques proches de l’entretien motivationnel, d’autres préfèrent aborder le sujet de façon indirecte ou lors de moments opportuns. Des outils de soutien sont peu utilisés mais considérés utiles.
Conclusion :
Le tabagisme passif reste un enjeu de santé publique majeur et évitable. Les généralistes jouent un rôle central dans sa prévention, mais ils manquent souvent de formation, d’outils et de repères clairs pour intervenir efficacement. Ce travail plaide pour une meilleure sensibilisation des médecins, une intégration plus systématique du repérage de l’exposition à la fumée dans les consultations pédiatriques, et un soutien renforcé à la pratique de l’entretien motivationnel.
| Cakmak - Fatma Betul | Université catholique de Louvain | | | |
| Comment les médecins généralistes déterminent-ils le moment opportun de mettre en place un projet de soins palliatifs ? | Abstract :
- Contexte : Les soins palliatifs, malgré leurs bienfaits, sont souvent mis en place tardivement, voire pas du tout. Peu de données sont disponibles sur la manière dont les médecins généralistes déterminent le moment opportun pour commencer des soins palliatifs. Or, leur position en première ligne et la relation privilégiée qu’ils entretiennent avec leurs patients font d’eux des acteurs importants de la mise en place des soins palliatifs. Il est donc intéressant d’étudier la manière dont ils déterminent le moment opportun d’instaurer un tel projet de soins, afin d’en améliorer la mise en place.
- Objectif : Mieux comprendre comment les médecins généralistes déterminent le moment opportun de mettre en place un projet de soins palliatifs chez leurs patients adultes.
- Méthodologie : Étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés avec analyse thématique des données.
- Résultats : Au total 6 entretiens ont été réalisés auprès de médecins généralistes de la province du Luxembourg. L’analyse thématique a permis de mettre en évidence 12 sous-thèmes pouvant être regroupés en 6 thèmes. Les 6 thèmes sont : « quand le curatif n’est plus la solution », « en se basant sur des critères plus ou moins objectifs », « quand l’intervention d’une équipe de seconde ligne semble nécessaire », « à l’aide d’autres professionnels de la santé », « quand le patient et ses proches sont prêts à en discuter » et « le bon timing : pas trop tard et le plus tôt possible, une fois que le patient est incurable ».
- Conclusion : Les thèmes mis en évidence permettent de mieux comprendre comment les médecins généralistes déterminent le moment opportun de mettre en place un projet de soins palliatifs. Vu les limites que présente cette étude, des investigations supplémentaires sont nécessaires afin d’obtenir des données probantes et extrapolables à l’ensemble des médecins généralistes belges. Cependant, les résultats peuvent inspirer de nouvelles études et potentiellement mener au développement d’outils, de formations et d’initiatives visant à améliorer la mise en place des soins palliatifs en Belgique.
- Mots-clés : Soins palliatifs, médecins généralistes, médecine générale
| Lam - Chau | Université catholique de Louvain | | | |
Analyse du positionnement des parties prenantes sur les centres de soins aigus non planifiés en province de Liège Analysis of stakeholder positioning on unplanned acute care centres in the province of Liège | Contexte
Les services d’urgence en Belgique souffrent d’une surcharge chronique. Cette réalité suscite un regain d’intérêt pour des modèles alternatifs de prise en charge aigüe. En 2016, les Centres de Soins Aigus Non Planifiés (CSANP) ont été proposés comme une réponse possible, mais leur mise en œuvre soulève des questions concernant leur efficacité, leur gouvernance et leur articulation avec les soins de première ligne.
Objectif
Explorer les perceptions des parties prenantes clés – médecins généralistes, urgentistes et patients – concernant l’implantation des CSNAP dans la province de Liège et identifier les bénéfices, risques et conditions de réussite perçus.
Méthode
Une étude qualitative a été menée à travers des entretiens semi-dirigés avec 13 participants répartis en trois groupes cibles. Les données ont été analysées de manière thématique.
Résultats
Les participants reconnaissent le potentiel des CSANP pour améliorer l’accès aux soins aigus non planifiés (SANP) et réduire la pression sur les services d’urgences. Cependant, des inquiétudes ont été relevées concernant un usage inapproprié, des risques pour la continuité et la qualité des soins et la crainte d’une gouvernance hospitalo-centrée. Les généralistes manifestent des réserves liées à la charge de travail et à la clarté de leur rôle, tandis que les patients privilégient la rapidité et la coordination des réponses plutôt que la continuité avec un médecin connu. L’étude souligne la nécessité de modèles flexibles, adaptés au contexte local, soutenus par une gouvernance partagée et un triage efficace.
Conclusions
Aucun modèle universel de CSANP ne peut être préconisé. Une mise en œuvre réussie requiert une approche contextuelle renforçant la coordination entre soins primaires et soins d’urgences. Les modèles hybrides, coconstruits avec les acteurs et ancrés dans les dynamiques territoriales, semblent les plus aptes à répondre aux besoins tant des professionnels que des patients. Une évaluation approfondie des projets pilotes localisés et une concertation avec les représentants politiques, les gestionnaires hospitaliers et les syndicats médicaux locaux reste indispensable pour orienter les décisions en matière de politique de santé.
Context
Emergency services in Belgium suffer from chronic overload. This reality has sparked renewed interest in alternative models of acute care. In 2016, Unplanned Acute Care Centres (CSANP) were proposed as a possible solution, but their implementation raises questions about their effectiveness, governance and coordination with primary care.
Objective
To explore the perceptions of key stakeholders – general practitioners, emergency physicians and patients – regarding the implementation of CSNAPs in the province of Liège and to identify the perceived benefits, risks and conditions for success.
Method
A qualitative study was conducted through semi-structured interviews with 13 participants divided into three target groups. The data were analysed thematically.
Results
Participants recognise the potential of CSANPs to improve access to unplanned acute care (UAC) and reduce pressure on emergency services. However, concerns were raised about inappropriate use, risks to continuity and quality of care, and fears of hospital-centric governance. General practitioners expressed reservations about workload and the clarity of their role, while patients prioritised speed and coordination of responses over continuity with a familiar doctor. The study highlights the need for flexible models, adapted to the local context, supported by shared governance and effective triage.
Conclusions
No universal CSANP model can be recommended. Successful implementation requires a contextual approach that strengthens coordination between primary care and emergency care. Hybrid models, co-constructed with stakeholders and rooted in local dynamics, seem best suited to meet the needs of both professionals and patients. A thorough evaluation of local pilot projects and consultation with political representatives, hospital managers and local medical unions remains essential to guide health policy decisions. | Ruwet - Marie | Université catholique de Louvain | | | |
| Entre suspicion et signalement : le vécu des médecins généralistes face à la maltraitance des personnes âgées à domicile. Etude qualitative en Wallonie | Introduction :
La maltraitance des personnes âgées à domicile constitue une problématique fréquente mais encore insuffisamment reconnue et signalée. Malgré leur position centrale, les médecins généralistes semblent peu enclins à effectuer des signalements.
Objectif :
Explorer la manière dont les médecins généralistes perçoivent, interprètent et gèrent les situations de maltraitance des personnes âgées à domicile afin de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents au sous-signalement.
Méthodologie :
Ce travail est une étude qualitative réalisée au moyen d’entretien semi-dirigés avec des médecins généralistes. Une interview complémentaire a été réalisée auprès d’une intervenante de Respect Senior. 6 médecins généralistes ont acceptés de participer à cette étude. Chaque interview a été enregistrée et retranscrite de manière strictement anonyme.
L’analyse s’est appuyée sur une approche par catégories conceptualisantes afin d’aller plus loin que des thèmes descriptifs et construire des catégories interprétatives .
Résultats :
L’étude met en évidence une définition floue et subjective de la maltraitance, souvent perçue à travers un ressenti clinique diffus plutôt que des critères objectivables. Divers facteurs de vulnérabilités ont été identifiés. Les médecins évoquent des freins majeurs au signalement, notamment la peur de rompre la relation thérapeutique et le flou entourant leur rôle. Face à cela, les médecins adoptent des stratégies de contournement au signalement dans le but de protéger le patient mais aussi de maintenir la relation de confiance avec lui : vigilance active mais silencieuse, la suggestion implicite, la mobilisation d’un réseau autour du patient et enfin, en dernier recours, le changement de milieu de vie.
Conclusion :
Bien que le signalement formel reste rare, les médecins généralistes ne demeurent pas passifs face à la maltraitance. Ils adoptent des stratégies afin de protéger le patient dans un contexte d’incertitude et de contraintes multiples. Cette étude souligne la nécessité d’un meilleur encadrement, d’un soutien accru des médecins par la formation, d’une clarification de leur rôle et d’un renforcement des collaborations multidisciplinaires.
| Golard - Marie | Université catholique de Louvain | | | |
| La promotion de la santé en maison médicale - Une recherche-action collaborative | Introduction – La promotion de la santé fait partie de la genèse des maisons médicales et est une de
leurs missions. Elle est reconnue comme efficace en terme de santé publique, diminution des coûts
liés aux soins et réduction des inégalités sociales et de santé. Elle pourrait en partie permettre de
répondre aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque. Cependant, son intégration en
maison médicale n’est pas toujours aisée et les soignant.es de ces structures ne sont pas toujours
satisfait.es de la place qu’elle occupe.
Méthodologie – Cette recherche-action collaborative vise à évaluer l’efficacité d’un programme
multimodal, multidisciplinaire et co-construit pour améliorer la satisfaction en promotion de la santé
des travailleur.euses d’une maison médicale à l’acte en milieu rural.
Résultats – Cette intervention a permis d’identifier une partie des causes de l’insatisfaction des
soignant.es en promotion de la santé dans la structure étudiée. Elle a ensuite mené à plusieurs actions :
plusieurs formations collectives en promotion de la santé, organisation d’une concertation citoyenne,
récolte d’expériences d’autres maisons médicales, réflexion concernant l’organisation de la promotion
de la santé dans la structure. Les résultats ne démontrent pas une amélioration de la satisfaction des
travailleur.euses. Une majorité des indicateurs de satisfaction semblent s’améliorer mais la complexité
de l’intervention et du contexte d’étude rendent tout lien de cause à effet non démontrable. Le
processus a été apprécié des participant.es, bien qu’il puisse être amélioré. La méthodologie a permis
de tester la problématique de départ. Son caractère multimodal et multidisciplinaire a été bien
appliqué, mais le caractère collaboratif aurait pu être mieux exécuté. La transférabilité a été évaluée.
Discussion - Cette étude met en évidence des éléments qui peuvent encourager la promotion de la
santé en maison médicale. L’encourager ne signifie pas toujours améliorer la satisfaction de ses
travailleur.euses. Une amélioration de la satisfaction pourrait avant tout dépendre de la cohérence de
valeurs et de vision du soin entre les travailleur.euses d’une même structure. Cette étude soulève
d’autres interrogations et champs d’études concernant la promotion de la santé en maison médicale
(formation initiale, le travail en équipe, la vision du soin, la responsabilité des maisons médicales, le
soutien et rôles des politiques, le travail en intersectorialité, le système de valeurs d’une équipe,…).
Cette étude pourrait être reproduite dans d’autres maisons médicales, en prenant en compte ses
faiblesses et en cherchant à l’améliorer. | Thiry - Chloé | Université catholique de Louvain | | | |
| Et si on traitait le reflux autrement ? Thérapies manuelles et RGO | Ce travail analyse l’efficacité des interventions de type techniques ostéopathiques, respiration diaphragmatique, relâchement myofascial et stimulation électrique dans la prise en charge du RGO.
Une revue narrative a été réalisée à partir d’une recherche bibliographique sur plusieurs bases de données (PubMed, Scopus, Cochrane, PEDro). J’ai inclus des essais contrôlés randomisés et des études cliniques portant sur les interventions manuelles dans le RGO. J’ai ensuite analysé la population étudiée, les résultats cliniques et objectifs ainsi que les limites des études.
Les interventions reposant sur la respiration diaphragmatique ont démontré une augmentation significative de la pression du sphincter oesophagien inférieur et une amélioration de la qualité de vie. Les techniques ostéopathiques et le relâchement myofascial ont permis une réduction notable des symptômes et de la consommation d’IPP. La stimulation électrique transcutanée associée à la respiration diaphragmatique a montré des effets synergiques sur l’amélioration des symptômes de reflux.
| Nachid - Mariam | Université catholique de Louvain | | | |
| La réalisation d'une formation de réanimation cardio- pulmonaire sur mannequin avec utilisation d’un défibrillateur externe automatisé permet-elle d'améliorer les réflexes et les compétences pratiques des médecins généralistes titulaires et assistants en médecine générale extrahospitaliers ? | Résumé
Contexte
On dénombre chaque année en Belgique entre 9000 et 10000 personnes subissant un arrêt cardio-respiratoire en dehors de l'hôpital. Cet arrêt est potentiellement réversible si une réanimation de base (Basic Life Support – BLS) est débutée rapidement. En effet, l'application de gestes précoces corrects avec l'utilisation d'un DEA permettrait d'atteindre une survie jusqu'à 70%. Par ailleurs en 2021, les médecins généralistes belges étaient confrontés à 85% de la population générale sur l’espace d’un an. Force est de constater que les médecins généralistes extrahospitaliers ont davantage de chance au cours de leur carrière d’être confrontés à un arrêt cardiaque en leur présence compte tenu de l’augmentation du nombre de patients disposant de risque cardio-vasculaire dans notre société. Dès lors, quelle serait l’efficacité d’une formation en réanimation de base (Basic Life Support – BLS) et l’utilisation des défibrillateurs externes automatisés (DEA) sur les réflexes des médecins généralistes et des assistants en médecine générale belges francophones pour réanimer des patients victimes d’un arrêt cardio-respiratoire en dehors de l’hôpital ?
Méthode
Afin de répondre à cette problématique, une étude prospective avec analyse quantitative et qualitative sera réalisée sur une population composée de médecins généralistes titulaires et d’assistants en médecine générale belges francophones. Les participants seront confrontés à une évaluation pratique composée d’une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) sur mannequin avec utilisation du DEA avant et après une formation pratique de RCP proposée par un instructeur en formation BLS (Basic Life Support). De courts entretiens semi-dirigés seront également réalisés chez 3 participants afin d’identifier les points forts et les points faibles de la formation, ainsi que le ressenti des participants.
Résultats et discussions
L’analyse des tableaux mettant en exergue les résultats des formulaires d’évaluation des compétences BLS avant et après la formation en RCP montre une amélioration de l’ensemble des compétences pratiques de RCP après avoir reçu la formation. Bien que seulement 35,3% des participants aient réussi parfaitement toutes les exigences pratiques du formulaire, il apparait que 70,6% des participants ont acquis le suivi correct de l’algorithme pratique soit une augmentation de 53% par rapport à l’évaluation initiale. Une amélioration de la confiance des participants dans leurs performances pratiques ainsi qu’une satisfaction élevée de l’ensemble des participants sont également constatées.
Conclusion
L’arrêt cardio-respiratoire extrahospitalier demeure une réalité effrayante redoutée du grand public. L’analyse quantitative a permis de mettre en exergue une amélioration de l’ensemble des compétences pratiques mentionnées dans le formulaire d’évaluation BLS chez l’ensemble des candidats et l’analyse qualitative a démontré un taux de satisfaction élevé chez chacun d’entre eux. Cette formation comporte donc les ingrédients nécessaires à une bonne remise à niveau avec une amélioration des compétences de base et de la confiance des médecins en celles-ci.
| Pierret - Charles | Université catholique de Louvain | | | |
| LES STRATEGIES DES MEDECINS GENERALISTES POUR REDUIRE L’INCERTITUDE DIAGNOSTIQUE DU MAL DE GORGE AIGU. | Résumé
Introduction
Le mal de gorge aigu constitue un motif fréquent de consultation en médecine générale, majoritairement d’origine virale. Pourtant, les prescriptions d’antibiotiques restent fréquentes, malgré les recommandations belges qui encouragent une prise en charge ciblée: réserver les antibiotiques aux cas à risque ou aux formes sévères. L’objectif de cette étude était de comprendre les stratégies utilisées par les médecins généralistes pour gérer leur incertitude face à cette situation.
Méthode
Une étude qualitative a été menée auprès de neuf médecins généralistes de la province de Luxembourg, à travers des entretiens semi-dirigés. Ces discussions ont ensuite été analysées par méthode thématique inductive, afin d’identifier les démarches diagnostiques employées.
Résultats
Les médecins interrogés ont majoritairement déclaré se baser sur leur expérience et un raisonnement clinique personnel, rarement appuyé par les scores cliniques. Le test rapide antigénique était l’outil le plus utilisé, souvent dans le but de confirmer un doute ou de rassurer un patient sceptique. La crainte des complications était rarement évoquée, sauf en cas d’antécédents connus. Les « filets de sécurité », comme la prescription différée ou les consignes de recontacte, étaient souvent utilisés.
Conclusion
Cette étude met en lumière une gestion encore hétérogène du mal de gorge aigu, souvent éloignée des recommandations belges. Ces dernières préconisent de ne plus rechercher systématiquement le germe causal, mais d’identifier les patients à risque. Une meilleure diffusion des recommandations et une formation centrée sur la gestion de l’incertitude pourraient contribuer à améliorer les pratiques et donc potentiellement diminuer la prescription injustifiée d’antibiotique.
Mots-clés
Mal de gorge aigu, streptocoque bêta-hémolytique de groupe A, incertitude diagnostique, outils de diagnostic, scores cliniques, test rapide antigénique, filets de sécurité
| Carobbio - Elisa | Université de Liège | | | |
Mesure de l’usage du smartphone et d’une potentielle addiction dans la patientèle, en âge d’utiliser un smartphone, de plusieurs cabinets de médecine générale du Hainaut au moyen d’un questionnaire anonyme Measurement of smartphone use and potential addiction among patients of smartphone-using age in several general medical practices in Hainaut, using an anonymous questionnaire | Ce travail de fin d’étude s’intéresse à l’usage du smartphone dans la population générale et à la potentielle addiction qu’il peut engendrer. Depuis l’apparition du premier iPhone en 2007, le smartphone s’est imposé comme un objet central de notre quotidien, remplaçant de nombreux outils et occupant une place croissante dans nos routines personnelles et professionnelles. Si ses avantages en termes de connectivité, de praticité et de polyvalence sont indéniables, son usage excessif soulève des questions de santé publique.
Dans cette étude, un questionnaire anonyme a été diffusé auprès de patients âgés de 11 ans et plus, dans plusieurs cabinets de médecine générale du Hainaut. L’objectif était de quantifier l’utilisation du smartphone, d’évaluer son impact sur la concentration, la vie personnelle, la santé mentale et physique et d’explorer les signes de dépendance.
Les résultats mettent en évidence une utilisation importante, particulièrement chez les jeunes adultes, avec des comportements fréquents de type multi-écrans ou usage compulsif au réveil. Près d’un tiers des répondants présente un score de dépendance moyen à élevé. Une majorité semble consciente de cette problématique et exprime le souhait de réduire son temps d’écran. Les suggestions des participants révèlent une diversité de solutions allant de la régulation personnelle à des mesures éducatives, en passant par le développement d’alternatives au numérique.
Ce travail souligne l’importance, pour les médecins généralistes, de s’emparer de cette thématique afin de mieux accompagner leurs patients vers un usage plus équilibré du smartphone. This thesis explores smartphone use within the general population and the potential addiction it may lead to. Since the launch of the first iPhone in 2007, smartphones have become central to daily life, replacing numerous tools and taking an increasingly prominent place in both personal and professional routines. While their advantages in terms of connectivity, convenience and versatility are undeniable, their excessive use raises important public health concerns.
In this study, an anonymous questionnaire was distributed to patients aged 11 and over across several general medical practices in the Hainaut region. The goal was to quantify smartphone use, assess its impact on concentration, personal life, mental and physical health, and to explore potential signs of addiction.
The results highlight significant usage, particularly among young adults, with frequent behaviors such as multi-screening and compulsive use immediately upon waking. Nearly one-third of participants showed moderate to high levels of dependence. A majority appear aware of the issue and express a desire to reduce their screen time. Participants' suggestions revealed a wide range of solutions, from personal regulation strategies to educational approaches and the development of alternatives to digital activities.
This work emphasizes the importance for general practitioners to address this issue, in order to better support their patients in adopting a more balanced approach to smartphone use.
| Dejonckheere - Guillaume | Université catholique de Louvain | | | |
| LE DISCOURS MÉDICAL SOUS LE PRISME DE LA BIENVEILLANCE: AJUSTER LA VERITE POUR SOIGNER | La communication entre le médecin et son patient occupe une place importante dans la
relation de soin. Au-delà de la transmission d’informations médicales, elle repose sur la
confiance et implique une dimension humaine, émotionnelle et éthique. Le droit à
l’information claire et complète est reconnu comme un principe fondamental. Cependant,
dans la pratique clinique la réalité est plus nuancée. Entre l’exigence de la vérité et la nécessité
de préserver le bien-être du patient, le médecin généraliste peut être amené à adapter son
discours en fonction du contexte clinique, du patient en face et de ses propres perceptions.
L’objectif de cette étude est de comprendre comment les médecins généralistes ajustent leur
discours de vérité lors des consultations. On explorera dans quelles situations ces ajustements
ont-ils lieu, quelles sont les motivations derrière ce choix et comment cela influence la relation
médecin-patient. Ce travail s’intéresse également aux dilemmes éthiques et aux ressentis des
médecins.
Ce travail de fin d’étude repose sur une approche qualitative basée sur trois focus groups
réalisés auprès de médecins généralistes et assistants en médecine générale. Cette étude se
limitera aux médecins exerçant à Bruxelles. Les récits rapportés mettent en évidence que
l’ajustement de la vérité n’est pas un phénomène rare mais une pratique quotidienne. Les
échanges rapportent que cette adaptation est influencée par l’expérience du soignant, le lien
avec le patient et surtout la volonté de ne pas nuire. Les motivations vont de la préservation
du patient à la gestion du temps ou au respect de la demande du patient.
Les résultats nous rapporte que la majorité des médecins n’éprouve pas de conflit moral, tant
qu’il ne vise pas à tromper mais bien à accompagner le patient avec tact et bienveillance.
L’adaptation du discours de vérité ne semble pas altérer la relation de confiance, au contraire.
Elle vient renforcer le lien par l’attention que porte le médecin à la sensibilité du patient et au
respect de son contexte. | Haddou - Hafsa | Université catholique de Louvain | | | |
| Quartiers en pénurie de médecins généralistes dans la Région de Bruxelles-Capitale : Une étude qualitative des freins et motivations à leur installation | Introduction
La pénurie de médecins généralistes est un enjeu mondial aux conséquences directes sur l’accès aux soins de première ligne. Bien que la Région de Bruxelles-Capitale affiche un taux global satisfaisant de médecins, leur répartition inégale sur le territoire entraîne des pénuries dans certains quartiers. L’objectif de ce travail est de comprendre les freins et motivations des jeunes médecins généralistes bruxellois à s’installer dans ces quartiers en pénurie, afin d’identifier des leviers d’action concrets et de sensibiliser à cette problématique.
Méthode
Réalisation d’une étude qualitative par entretiens semi-dirigés suivant un guide d’entretien. La saturation des données a été atteinte après neuf entretiens avec des médecins francophones exerçant en région bruxelloise, comprenant des assistants en médecine générale et des médecins généralistes agrées depuis moins de cinq ans. Les résultats ont été analysés par la méthode de classification thématique.
Résultats
Sept grands thèmes ont été identifiés : les facteurs personnels, la perception de la pénurie, les caractéristiques du quartier, la patientèle, les conditions de travail, les subventions à l’installation et les solutions proposées. Chacun de ces thèmes est décliné en plusieurs sous-thèmes.
Conclusion
Cette étude a permis d'identifier les principaux facteurs influençant la décision des médecins généralistes concernant leur installation, particulièrement dans les quartiers en pénurie à Bruxelles. Les solutions proposées pourraient favoriser l’installation des médecins dans ces zones. Cette étude ouvre des perspectives pour améliorer la répartition des médecins généralistes et faciliter l'accès aux soins.
Mots-clés : pénurie, médecin généraliste, zone urbaine, installation | Guesny - Louise | Université catholique de Louvain | | | |
Quand le médecin se soigne : la gestion des émotions par le médecin généraliste en Belgique francophone, une étude qualitative When the doctor needs caring : the management of emotions by general practitioners in French-speaking Belgium, a qualitative study | Introduction : Dans un contexte d’exigences sociétales croissantes, les médecins généralistes sont particulièrement exposés au stress émotionnel et aux conséquences sur leur santé mentale. Cette étude interroge la manière dont ils perçoivent, gèrent et intègrent leurs émotions dans leur pratique. En explorant les stratégies de gestion et leurs obstacles, elle met en lumière les limites entre l’engagement professionnel et le bien-être personnel de tout praticien.
Méthode : Des entretiens semi-dirigés ont été conduits auprès de dix médecins généralistes belges, dans le but de réaliser une étude qualitative sur leur ressenti émotionnel et leurs méthodes de gestion émotionnelle.
Résultats : Les médecins interrogés ont reconnu l’importance du partage émotionnel entre pairs, les risques liés à une mauvaise gestion des affects et l'impact potentiel sur la qualité des soins donnés. Des différences apparaissent selon le genre, l’expérience et le contexte socio-économique d’exercice. La proximité avec les pairs et un environnement professionnel solidaire favorisent une meilleure résilience. Les lacunes en formation académique et le manque de connaissance concernant les aides institutionnelles soulignent la nécessité d’un soutien préventif.
Conclusion : Le bien-être mental du médecin repose sur une auto-évaluation continue et des ressources adaptées à son évolution professionnelle. Un outil didactique a été développé pour soutenir les médecins dans la gestion de leurs émotions et les diriger vers les aides existantes. Introduction: Amid growing societal pressures, general practitioners (GPs) face heightened emotional stress with significant implications for their mental health. This study explores how GPs perceive, manage, and integrate their emotions into daily medical practice. By examining emotional coping strategies and their limitations, it sheds light on the delicate balance between professional dedication and personal well-being.
Method : A qualitative study was conducted using semi-structured interviews with ten Belgian GPs. The aim was to explore their emotional experiences and the strategies they use to manage them.
Results : The physicians acknowledged the value of emotional sharing among peers, the risks tied to poor emotional regulation, and its potential impact on patient care. Key differences emerged based on gender, experience, and socio-economic background. Supportive peer relationships and a positive work environment appeared to foster greater resilience. However, gaps in medical training and limited awareness of institutional support underline the need for preventive measures.
Conclusion : The mental well-being of physicians relies on continuous self-reflection and access to resources aligned with their professional needs. To address this, a didactic tool has been developed to help doctors manage their emotions and make full use of available support systems. | Rey - Victoria | Université catholique de Louvain | | | |
| Perception du burnout et des dispositifs de soutien chez les assistants en médecine générale : une enquête auprès des assistants en formation | 1. Abstract
Introduction : Le burnout constitue un enjeu majeur de santé publique, touchant de plus en plus les professionnels de la santé en formation. L’assistant en médecine générale, pris entre statut d’étudiant et de travailleur, est exposé à de nombreux facteurs de stress susceptibles de favoriser l’apparition d’un épuisement professionnel. Ce travail de fin d’étude a pour objectif d’explorer la perception du burnout chez les assistants en médecine générale en Belgique francophone, ainsi que la connaissance et l’utilisation des différentes aides existantes dans leur parcours.
Méthodologie : Une étude qualitative exploratoire a été menée à l’aide d’entretiens semi-dirigés réalisés auprès de huit assistants en médecine générale issus de différentes universités belges francophones. L’analyse thématique des entretiens a permis d’identifier les perceptions du burnout, les facteurs de risques et les impacts perçus, les stratégies d’adaptation mobilisées et les pistes d’améliorations.
Résultats : Le burnout est perçu comme un épuisement physique et mental, principalement lié à une surcharge de travail importante. Les facteurs de risque identifiés relèvent à la fois de sphères personnelles, professionnelles, académiques et relationnelles. Les dispositifs d’aide sont globalement jugés très pertinents mais pour la plupart inutilisés et pour certains insuffisamment connus. Ceci notamment en raison d’un problème de communication et d’un climat de tabou persistant. Les séminaires loco-régionaux émergent comme l’un des soutiens les plus pertinent selon les assistants.
Discussion : Les résultats obtenus rejoignent largement les données de la littérature. Les études analysées apportent quelques ajouts concernant les différents facteurs de risques du burnout, sa définition et ses conséquences. Cette étude apporte toutefois une vision originale liée au vécu spécifique de chaque assistant en mettant en lumière des facteurs propres à leur statut, qu’on ne retrouve pas dans la littérature. Le paradoxe entre la présence d’aide et leur faible mobilisation a également été retrouvé dans la littérature et dans la comparaison avec les avis d’experts.
Conclusion : Cette étude met en lumière la nécessité d’une meilleure sensibilisation des assistants aux différentes aides, d’une diffusion plus claire des ressources disponibles et d’un renforcement des dispositifs de soutien, en particulier en début de parcours. Elle propose également la création d’un guide pratique destiné aux assistants, afin de renforcer leur accès aux aides.
| Talbi - Ilhame | Université catholique de Louvain | | | |
| Perception du dépistage précoce de l'autisme en médecine générale | 1. ABSTRACT
Introduction : Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) touche environ 1 enfant sur 100. Bien
que les signes puissent être détectés très tôt dans l’enfance, le diagnostic reste souvent tardif.
En première ligne, les médecins généralistes sont idéalement placés pour dépister les signes
précoces, mais plusieurs éléments suggèrent des lacunes dans leur formation et leur pratique.
Ce travail explore le rôle du médecin traitant dans le dépistage du TSA à travers leurs
représentations, leurs pratiques et les obstacles qu’ils rencontrent.
Méthodologie : Cette étude qualitative a été menée grâce à neuf entretiens semi-dirigés de
médecins généralistes bruxellois en cabinet privé ou en maison médicale. Le critère d’inclusion
des participants est une patientèle pédiatrique régulière. Ces entretiens sont basés sur un guide
d’entretien et ont été enregistrés après obtention d’un consentement éclairé de chaque
participant. Ces enregistrements ont ensuite été retranscrits, anonymisés et enfin analysés à
l’aide d’une analyse thématique permettant de faire émerger les principaux thèmes.
Résultats : Les entretiens révèlent une représentation variée du TSA, souvent centrée sur les
formes les plus sévères. La majorité des médecins interrogés déclare avoir un manque de
formation spécifique, tant théorique que pratique. Aucun outil validé n’est utilisé par les
participants pour le dépistage du TSA. Les principaux freins au dépistage sont le manque de
formation, la crainte d’erreur ou de stigmatisation, le manque de temps, le manque de
sensibilisation et les difficultés d’orientation vers les spécialistes ou structures spécialisées. Les
besoins exprimés incluent une meilleure formation, des outils simples et pratiques, une
meilleure structuration du réseau et un soutien sociétal plus affirmé.
Discussion : Les résultats rejoignent la littérature, qui souligne les limites du système actuel et
le potentiel inexploité du généraliste. La discussion propose des pistes d’amélioration concrètes
comme l’intégration de formations spécifiques, le recours à des outils de dépistage standardisés
et une meilleure coordination avec les structures spécialisées.
Conclusion : L’étude qualitative démontre le besoin de renforcement de la formation des
médecins généralistes ainsi que le besoin de guidelines claires et précises. Outiller les
généralistes et faciliter l’accessibilité des structures spécialisées au TSA sont des pistes
essentielles pour améliorer le dépistage précoce de l’autisme. Le médecin généraliste pourrait
jouer un rôle central dans une détection plus rapide, au bénéfice des enfants et de leurs familles,
s’il avait été mieux formé et soutenu. | Ameziani - Yousra | Université catholique de Louvain | | | |
| Optimisation de la collaboration entre médecins généralistes et dermatologues pour la prise en charge des patients atteints de cancers cutanés en province du Luxembourg : une étude qualitative | Introduction : L’incidence des cancers de la peau est en augmentation et génère une surcharge de travail, tant pour les médecins de première ligne que pour les dermatologues. Force est de constater que la pénurie de dermatologues dans la province du Luxembourg complique l’accès en dermatologie, allonge les délais pour obtenir une consultation et augmente le risque de retard dans le diagnostic et la prise en charge.
Objectifs : Cette étude avait pour but de réaliser un état des lieux de la collaboration existante entre médecins généralistes et dermatologues en province du Luxembourg afin d’établir des pistes d'amélioration pour la prise en charge des patients atteints de cancers cutanés. L’objectif secondaire était d’explorer les incitants et freins à l’utilisation de la télédermatologie.
Méthodologie : Une étude qualitative a été réalisée auprès de dix médecins généralistes et de cinq dermatologues exerçant dans la province du Luxembourg via des entretiens semi-dirigés.
Résultats : L’analyse des résultats a mis en évidence un manque d’accessibilité de la dermatologie dans la province du Luxembourg. Bien que tous les participants aient reconnu l’intérêt d’une collaboration efficace, celle-ci a été jugée insatisfaisante par la majorité des généralistes. Pour pallier ce manque, plusieurs pistes ont été émises dont l’organisation de rencontres entre ces acteurs, l’amélioration de la formation des généralistes notamment en dermoscopie, ainsi que la mise en place de plateforme sécurisée de télé-expertise et l’utilisation d’outils d’aide au diagnostic intégrant l’intelligence artificielle. Ces deux dernières approches se sont heurtées à divers obstacles tels que l’absence de code de rémunération, le respect des normes RGPD, et la question de la responsabilité médico-légale.
Conclusion : Ce travail a permis de souligner l’urgence d’améliorer la collaboration entre la première et la deuxième ligne de soins en province du Luxembourg pour la prise en charge des patients atteints de cancers cutanés. Les pistes d’amélioration élaborées au sein de ce travail mériteraient d’être mises en place et testées, tout en soulignant l’importance d’un cadre légal robuste et d’un code de rémunération en ce qui concerne la télé-expertise.
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Mots-clés : étude qualitative (QR31), collaboration interprofessionnelle (QS31), médecin généraliste (QS41), dermatologue (Q04), qualité des soins (QP3), accessibilité (QP 21), cancers cutanés (S77).
| Eppe - Marie | Université catholique de Louvain | | | |
| La prise en charge du diabète de type 2 doit-elle être adaptée en présence d’une HbA1C non fiable ? Une revue narrative | Introduction : L’HbA1C est le principal biomarqueur utilisé dans le suivi des patients diabétiques. Son interprétation donne une information précieuse sur la moyenne glycémique des 8 à 12 dernières semaines, mais elle peut se retrouver altérée dans certaines situations cliniques, poussant le clinicien à se questionner sur sa fiabilité. L’albumine glyquée (AG), la fructosamine (FA) et les appareils de mesure continue de la glycémie (CGM) sont présentés comme des alternatives par les guidelines, mais leur utilisation n’est actuellement pas recommandée.
Objectifs : Réaliser une mise au point sur l’utilité de ces alternatives à l’HbA1C dans le diagnostic et le suivi glycémique des patients diabétiques.
Méthodologie : Une revue narrative avec une méthodologie empruntée à la scoping review a été réalisée. Une recherche bibliographique inspirée des recommandations PRISMA a été effectuée sur les bases de données PubMed et Cochrane pour identifier les revues systématiques, narratives et méta-analyses comparant ces alternatives à l’HbA1C, publiées entre 2015 et 2025.
Résultats : Malgré que l’AG présente ses propres désavantages, elle a montré une meilleure corrélation avec les variations de glycémies en cas d’insuffisance rénale chronique (IRC) par rapport à l’HbA1C. L’efficacité diagnostique de la FA est moindre que celle de l’AG. Les appareils CGM sont plus précis pour détecter les variations glycémiques et permettent de réduire les épisodes d’hypoglycémie.
Discussion : Le niveau de preuve bas et les limites pratiques empêchent actuellement l’utilisation de ces alternatives en pratique clinique. L’AG semble plus prometteuse chez les patients hémodialysés et les appareils CGM chez les patients ayant une variabilité glycémique importante. La FA est le marqueur le moins étudié, certaines guidelines internationales recommandent tout de même son utilisation comme marqueur complémentaire.
Conclusion : En cas d’altération de l’HbA1C, des marqueurs ou techniques alternatifs semblent montrer une certaine utilité. La FA reste le marqueur le moins étudié et l’AG ainsi que les appareils CGM semblent montrer des preuves plus solides. D’autres études doivent être menées pour valider leur utilité clinique. | Caglar - Osman | Université de Liège | | | |
| Qu'est-ce qu'être mère et médecin généraliste à Bruxelles aujourd'hui, et qu'est-ce que cela implique pour la médecine générale de demain ? | Introduction. La féminisation de la médecine générale ne s’est pas accompagnée d’une remise en question des structures professionnelles, laissant la maternité encore invisibilisée. Ce travail de fin d’étude explore cette réalité en interrogeant l’articulation entre maternité et exercice médical, dans un contexte de pénurie, de charge de travail élevée et d’exigence de disponibilité. L’objectif est de dresser un état des lieux de la situation des mères médecins généralistes à Bruxelles et de dessiner des perspectives pour une médecine générale plus inclusive et adaptée aux réalités contemporaines, notamment en termes de répartition des responsabilités et d’évolution des normes sociales et professionnelles.
Méthodologie. Cette recherche qualitative repose sur une analyse thématique par entretiens collectifs auprès de treize mères médecins généralistes exerçant à Bruxelles. Le recrutement s’est fait par bouche-à-oreille et méthode boule de neige. La grille d’entretien semi directif s’est basée sur : la conciliation des rôles de femme, mère et médecin ; les modèles de rôles ; la féminisation de la médecine ; l’évolution de l’éthos professionnel ; l’éthique du care et la socialisation ; les pistes pour l’avenir de la profession.
Résultats. Cette partie est construite autour de l’état des lieux des tensions vécues par les participantes sous les angles du vécu et de l’organisationnel, puis au niveau systémique et des normes sociales. Ensuite, se dressent les pistes et perspectives d’avenir pour une réduction de ces tensions, en leur appliquant une différenciation au niveau individuel, collectif et institutionnel.
Conclusion. En articulant les dimensions professionnelles, personnelles, politiques et structurelles, cette recherche a permis d’interroger l’expérience de la maternité comme source potentielle de transformation : dans la pratique médicale et le lien patient-médecin ; dans l’éthos professionnel dit « traditionnel » mis en perspective avec une éthique du care ; dans l’organisation genrée de la profession.
Mots clés. Mère, Médecin généraliste, Socialisation, Féminisation de la médecine, Ethos professionnel, Conciliation, Care, QC2 Question de genre, QD12 Relation médecin-patient. | Leysen - Lauranne | Université catholique de Louvain | | | |
| « Quand les patients se soignent seuls : enjeux sur la qualité des soins et la relation thérapeutique » | RÉSUMÉ
Introduction : L’automédication est devenue une pratique courante en Belgique, perçue à la fois comme un gain d’autonomie pour le patient et une solution de désengorgement des premières lignes pour le système de santé. Pourtant, elle soulève d’importants enjeux cliniques et relationnels. Cette étude avait pour objectif d’explorer comment les médecins généralistes bruxellois perçoivent l’impact de l’automédication sur la qualité des soins et la relation thérapeutique, ainsi que les stratégies qu’ils mobilisent au quotidien pour y faire face.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée entre février et mars 2025, à travers dix entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes exerçant à Bruxelles. Les entretiens ont été retranscrits puis analysés selon une méthode thématique inductive.
Résultats : Les résultats ont révélé des perceptions contrastées. Concernant la qualité des soins, l’automédication était parfois perçue comme bénéfique (gain de temps, autonomie du patient, désengorgement des salles d’attente,...), mais aussi comme source de risques (mésusage, interactions médicamenteuses, retards diagnostiques, antibiorésistance, ...). Sur le plan relationnel, elle pouvait soit renforcer une relation de confiance dans un modèle de partenariat, soit la fragiliser, si la relation était basée sur un modèle paternaliste ou encore lorsque les patients se fiaient davantage à Internet qu’à leur médecin. Certains praticiens ont exprimé un sentiment d’épuisement, de stress et une impression de perte de légitimité dans le parcours de soin.
Les médecins ont développé plusieurs stratégies : renforcer le dialogue, questionner systématiquement sur l’automédication, collaborer avec les pharmaciens. Ils ont également formulé des propositions concrètes pour les pouvoirs publics : encadrement strict de la publicité et de la vente en ligne de médicaments, simplification des notices, délivrance à l’unité surtout concernant les antibiotiques mais pas que, et sensibilisation au bon usage du médicament.
Conclusion : Cette étude souligne la nécessité d’un encadrement renforcé, d’une éducation adaptée et d’une approche interprofessionnelle. Elle ouvre des pistes pour de futures recherches, notamment en milieu rural ou en intégrant le point de vue des patients.
Mots-clés : Automédication, médecine générale, qualité des soins, relation thérapeutique, étude qualitative, Bruxelles. | AOUIRIKA - CHAIMAE | Université catholique de Louvain | | | |
| Les outils d’évaluation de la douleur chez les personnes âgées démentes peu ou non communicantes : Revue narrative de la littérature | Introduction : L’évaluation de la douleur chez les personnes âgées atteintes de démence, peu ou non communicantes, représente un défi majeur pour les soignants et les familles. Ce travail de fin d’étude a pour objectif d’identifier les outils validés pour cette évaluation et de comprendre les freins à leur utilisation en pratique clinique.
Méthode : Une revue narrative de la littérature a été réalisée via la base de données MEDLINE, selon des critères d’inclusion stricts portant sur les études publiées entre 2000 et 2024.
Résultats : Un total de 94 articles a été trouvé grâce à l’équation de recherche. Après application des différents critères d’inclusion et d’exclusion, 24 articles ont été utilisés pour réaliser ce travail. Les résultats montrent l’existence de plusieurs échelles comportementales fiables, telles que PAINAD, Doloplus-2 ou MOBID-2. Cependant, leur sous-utilisation est attribuée à un manque de formation, une surcharge de travail, des incertitudes concernant leur fiabilité et une faible intégration dans les pratiques institutionnelles.
Conclusion : De nombreux outils ont été identifiés, ainsi que de nombreux freins à l’évaluation de la douleur chez les personnes âgées démentes, peu ou non communicantes. Le renforcement des compétences des soignants, une meilleure implication des familles et l’adaptation des outils aux réalités du terrain sont essentiels pour améliorer l’évaluation de la douleur et ainsi préserver la qualité de vie des patients.
Mots-clés : évaluation, douleur, personne âgée, démence, non communicant.
| Courard - Melody | Université de Liège | | | |
| Quels sont les facteurs favorisant et limitant l’abord et la prise en charge de l’obésité infantile en médecine générale ? Etude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes de la province de Liège | Introduction : L’obésité infantile constitue un enjeu de santé publique majeur, avec
une prévalence en constante augmentation à l’échelle mondiale. Celle-ci prédispose à de
nombreuses comorbidités et complications. Ce problème est un défi pour les médecins
généralistes qui se trouvent en première ligne. L’objectif de l’étude est d’explorer les fac-
teurs favorisant et limitant l’abord et la prise en charge de l’obésité infantile en médecine
générale, à travers le regard de médecins généralistes de la province de Liège.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée auprès de neuf médecins généralistes
recrutés volontairement et de manière intentionnelle afin de garantir une diversité de
profils. L’analyse thématique des entretiens semi-dirigés a permis d’identifier les représen-
tations, les obstacles et les leviers perçus dans la prise en charge de cette problématique
complexe.
Résultats : L’étude met en évidence des freins importants : difficultés à introduire le sujet
en consultation, manque de temps, faible adhésion des familles ou encore insuffisance de
formation spécifique. Le dépistage repose souvent sur une impression visuelle plutôt que
sur une mesure structurée de l’IMC. Malgré ces difficultés, plusieurs stratégies efficaces
sont identifiées : approche empathique, collaboration avec les familles, valorisation des
habitudes de vie, et recours à des spécialistes lorsque cela est possible.
Discussion : Les résultats révèlent une grande hétérogénéité des pratiques et un manque
de systématisation dans le dépistage. Certains concepts clés comme les 1000 premiers jours
ou l’impact du sommeil sont peu intégrés dans les consultations. Le recours aux outils
validés (EOSS-P, trajets de soins, entretien motivationnel) reste marginal. Néanmoins, une
volonté d’agir et une conscience accrue du rôle central du généraliste émergent clairement.
Conclusion : Cette étude souligne la nécessité d’un renforcement de la formation des
généralistes, d’un dépistage structuré dès le plus jeune âge, d’une meilleure collaboration
avec la médecine scolaire et d’un accompagnement plus soutenu des familles. Les perspec-
tives évoquées ouvrent la voie à des améliorations concrètes, à condition de mieux outiller
et soutenir les médecins dans cette mission essentielle de prévention.
Mots-clés : obésité, médecin de famille, enfant, étude qualitative | Bezzi - Joanna | Université de Liège | | | |
| UTILISATION DE LA PUNCH BIOPSIE PAR UNE MEDECIN GENERALISTE AU SEIN D’UN CABINET MEDICAL SEMI-RURAL DANS LE CADRE DE LESIONS DERMATOLOGIQUES DE NATURE INDETERMINÉE ET DE SUSPICION DE CANCERS CUTANES NON-MELANOMES : Etude observationnelle quantitative rétrospective de mars 2023 à juillet 2024 | Introduction. Le généraliste occupe une place centrale dans la prise en charge des pathologies cutanées, cette implication semble être de plus en plus importante au vu de l’augmentation de l’incidence des cancers cutanés ces dernières décennies et de la difficulté d’accès à la consultation chez le dermatologue qui peut être plus ou moins importante en fonction de la province dans laquelle on habite en Belgique. Toutefois, la reconnaissance des lésions cutanées n’est pas toujours évidente et les lésions malignes nécessitent toujours d’avoir une confirmation diagnostique. La punch biopsie est décrit comme une technique de prélèvement cutanée qui peut aider le généraliste dans cette démarche diagnostique. Méthodologie. Cette étude quantitative rétrospective sur des données de treize patients d’un cabinet médical semi-rural avait pour objectif d’évaluer si l’utilisation de la punch biopsie par la généraliste de ce cabinet dans le cadre de lésions dermatologiques de nature indéterminée et de suspicion de cancers cutanés non-mélanome permet effectivement d’améliorer la prise en charge des patients. Résultats. Cette étude a montré que la réalisation de la punch biopsie a permis : de corriger la suspicion clinique de la généraliste pour 42.8% des lésions bénignes, 67% des lésions pré-malignes, 50% des carcinomes spinocellulaires ; que 69.2% des patients soient pris en charge uniquement par la généraliste. Discussion. La punch biopsie a donc permis d’éviter la contrainte d’un avis dermatologique dans certains cas et de diminuer le nombre d’exérèses inutiles. Il serait intéressant de réaliser une étude quantitative prospective sur les biopsies cutanées en médecine générale et d’évaluer les motivations des généralistes. | IBANG - Karis Phanuella | Université catholique de Louvain | | | |
| L’intérêt de l’équithérapie sur les personnes en situation de burnout professionnel | Dans un monde professionnel de plus en plus exigent, le burnout est devenu un enjeu majeur de santé publique au XXIe siècle. Alors que le nombre de consultations en médecine générale pour motif de burnout ne cesse d’augmenter en Belgique, les médecins rencontrent des difficultés quant à l’attitude à adopter face à ces patients. Les approches thérapeutiques classiques comme les traitements médicamenteux ou les psychothérapies sont jugées insuffisantes ou inadaptées par les patients. Cette étude vise à explorer des alternatives innovantes capables de prendre en charge les trois dimensions du burnout : physique, sociale et émotionnelle. Parmi ces alternatives, l’équithérapie offre un cadre naturel en favorisant une interaction directe avec le cheval, et permet de retrouver un équilibre intérieur. Cette étude a donc pour objectif de déterminer l’impact qu’a l’équithérapie dans la guérison du burnout à travers l’analyse des témoignages des participants. Les résultats mettent en évidence une amélioration du bien être global tant physique que psychologique des participants, à la suite des séances d’équithérapie tout en soulignant un manque de reconnaissance et une méconnaissance de cette approche thérapeutique. Tous ont apprécié le contact avec l’animal qui leur a permis de se ressourcer dans un cadre naturel et de se recentrer sur leurs propres priorités de vie. L'équithérapie apparait comme une véritable "bouffée d'air" pour ces patients. Cette étude ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques et contribue à faire évoluer les représentations sur la relation Homme-cheval dans les soins de santé mentale. | Dubleumortier - Victoire | Université catholique de Louvain | | | |
| Dans ma pratique locale et au sein de mon réseau pluridisciplinaire, quelles sont les pistes d’amélioration de la prise en charge interdisciplinaire des patients présentant une dépendance aux boissons alcoolisées, selon les professionnels, à partir des consensus établis sur la mise en place du réseau et la communication en son sein ? | La dépendance à l’alcool constitue un enjeu majeur de santé publique, avec des répercussions médicales, psychologiques et sociales importantes. Face à cette problématique, une approche interdisciplinaire est recommandée, mais sa mise en œuvre reste souvent difficile en pratique. Ce travail de fin d’études a exploré les freins et les leviers à la mise en réseau et à la communication entre les professionnels de la santé autour des patients dépendants de l’alcool, dans la région namuroise.
La méthode Delphi a été choisie pour cette étude qualitative. Un premier questionnaire ouvert a permis de recueillir les pratiques spontanées de 19 professionnels de santé de profils variés. Un second questionnaire, élaboré à partir des réponses initiales, a permis d’objectiver les points de convergence et de divergence. L’échantillon final d’experts était composé des personnes jouant habituellement un rôle structurant dans ce type de réseau : 5 médecins généralistes, 4 psychologues (clinicien, pratique privée ou en ASBL), 2 alcoologues/addictologues, 2 coordinateurs de réseau, 1 membre d’une ASBL et 1 membre des Alcoolique Anonyme.
Les résultats ont révélé plusieurs consensus, notamment sur l’importance d’une première approche empathique, de l’évaluation des consommations et des objectifs du patient, ainsi que sur la pertinence d’un accompagnement interdisciplinaire souple et adapté. Des divergences subsistaient quant à l’identité du référent du réseau ou au rôle du psychiatre dans la prise en charge.
L’étude a mis en lumière la nécessité d’améliorer la communication interprofessionnelle, la formation des généralistes, et l’accessibilité des ressources locales. Elle a proposé des pistes concrètes pour renforcer la coordination des soins et la communication, pour une prise en charge plus cohérente et durable. | Neven - Sarah | Université catholique de Louvain | | | |
| Comment améliorer la prise en charge par le médecin généraliste, des femmes victimes de mutilations génitales féminines, à travers leur expérience de soins dans la région de Bruxelles-Capitale ? | Introduction : Ce travail a exploré l’expérience de soins de femmes victimes de mutilations génitales féminines (MGF) dans la région de Bruxelles-Capitale, dans le but d’identifier des leviers d’action et des bonnes pratiques pour améliorer leur prise en charge par les médecins généralistes. La prise en charge de ces femmes reste encore largement insuffisante, et les médecins généralistes manquent souvent de formation, de repères pratiques et d’outils pour aborder ce sujet complexe et tabou.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée auprès de sept femmes majeures, primo-arrivantes originaires de Guinée-Conakry, résidant dans la région de Bruxelles-Capitale et ayant subi une MGF. Des entretiens semi-dirigés ont été réalisés entre janvier et mars 2025. Les verbatims ont fait l’objet d’une analyse thématique.
Résultats : L’analyse thématique a permis d’identifier les étapes marquantes de leur parcours de soins, en mobilisant une temporalité en trois temps : la norme sociale initiale, la confrontation avec le système de santé belge, et les dynamiques de reconstruction personnelle. Les résultats ont mis en évidence une méconnaissance perçue des MGF au sein des soins de première ligne, une absence fréquente d’initiative de la part des médecins généralistes, ainsi que des consultations souvent vécues comme intrusives ou inadaptées. Toutefois, lorsque les conditions permettant d’établir une relation de confiance étaient réunies, la majorité des femmes ont entamé un processus de libération de la parole, de déconstruction de leurs croyances initiales, de réappropriation personnelle et, pour certaines, d’engagement dans une démarche préventive.
Conclusion : Cette étude souligne le rôle central du médecin généraliste dans la prise en charge de ces femmes et la nécessité de développer une approche plus proactive, respectueuse et culturellement sensible, afin de proposer des soins et une approche de la prévention adaptés à cette population encore trop invisibilisée. | Otu - Hannah | Université catholique de Louvain | | | |
Freins et motivations à la pratique de l'IVG: Etude qualitative auprès de médecins et assistants généralistes francophones à Bruxelles "Barriers and Motivations for Performing Abortion: A Qualitative Study Among French-speaking General Practitioners and Medical Residents in Brussels." | Introduction : L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est un droit non uniforme mondialement et est au cœur des débats politiques/sociétaux/ éthiques. C’est un motif de consultation en médecine générale. Elle est majoritairement pratiquée dans notre pays, dans des centres extra-hospitaliers par des médecins généralistes. Plus de 19.000 IVG/par an ont lieu en Belgique or on décrit, une pénurie de médecins pratiquant l’IVG. L’objectif de cette étude est donc de déterminer les freins et les motivations à la pratique de l’IVG chez les médecins et assistants généralistes francophones à Bruxelles.
Méthodologie : Afin de réaliser cette étude qualitative, une série d’entretiens semi-dirigés a été réalisée auprès de médecins et assistants généralistes francophones travaillant à Bruxelles.
Resultat: 11 médecins / assistants généralistes ont été interrogés. Les freins et motivations peuvent se situer à différents niveaux dans le système du médecin. Ils peuvent être propre à l’individu ( valeurs, identité, éducation, formation,etc) ou se situer dans l’environnement dans lequel il travaille. Ce milieu est marqué par ses relations professionnelles et personnelles. De plus, la pratique de l’IVG est influencée par la collaboration avec les planning familiaux (PF) et l’hospitalier. Enfin, la société dans laquelle vit le médecin peut également influencer et entraîner des freins et motivations à la pratique de l’IVG, celle-ci étant caractérisée par des valeurs politiques, économiques ,législatives culturelles et religieuses.
Discussion et conclusion: Nos résultats étaient globalement similaires aux études antérieures traitantes sur le même sujet. Toutefois ce travail montre la singularité du médecin et donc la diversité potentielle de freins et motivations à la pratique de l’IVG. Ces déterminants peuvent varier au cours de la vie du médecin. Ce travail souligne l’importance de s’attarder aux éléments qui relèvent de l’individu (histoire de vie, éducation, etc) qui sont en interconnexion avec l’environnement du médecin (relationnel, organisationnel,structurel) afin de comprendre le positionnement du praticien. Des solutions réalistes et adaptées à la pratique pourront être ainsi envisagées afin de pallier à ce manque de praticiens et ainsi garantir l’accès à l’IVG de manière sûre et sécure.
Mots clés : étude qualitative, médecine générale, interruption volontaire de grossesse.
Introduction:
Induced abortion is a right that is not universally upheld around the world and remains at the center of political, societal, and ethical debates. It is a common reason for consultation in general practice. In Belgium, abortions are predominantly performed in out-of-hospital centers by general practitioners. Although more than 19,000 abortions are carried out annually in Belgium, a shortage of physicians providing abortion care has been reported. The objective of this study is to identify the barriers and motivations influencing the practice of abortion among French-speaking general practitioners and general practice trainees in Brussels.
Methodology:
To conduct this qualitative study, a series of semi-structured interviews was carried out with French-speaking general practitioners and general practice trainees working in Brussels.
Results:
Eleven general practitioners and general practice trainees were interviewed. The barriers and motivations to providing abortion care can be found at various levels within the physician’s ecosystem. These may be intrinsic to the individual (e.g., values, identity, education, training) or linked to their working environment, which is shaped by both professional and personal relationships. Furthermore, the practice of abortion is influenced by collaboration with family planning centers and hospitals. Finally, the broader society in which the physician lives may also play a role in shaping attitudes, with its political, economic, legal, cultural, and religious values potentially acting as barriers or motivators.
Discussion and Conclusion:
Our findings were generally consistent with previous studies on the same topic. However, this study highlights the uniqueness of each physician and the resulting diversity in the barriers and motivations to providing abortion care. These determinants may evolve throughout a physician’s career. This work emphasizes the importance of considering personal factors (such as life history, education) in conjunction with the physician’s environment (relational, organizational, structural) in order to better understand their stance. Realistic and practice-oriented solutions can thus be considered to address the shortage of abortion providers and ensure safe and secure access to abortion care.
Keywords: qualitative study, general practice, induced abortion.
| Amighi - marie | Université catholique de Louvain | | | |
L'utilisation de l'outil de dialogue de Santé Positive du point de vue des patients The Use of the Positive Health Dialogue Tool from the Patients' Perspective | Cette étude traite des apports de l’application de l’outil de dialogue alternatif de Santé Positive sur l’adaptabilité et l’autogestion de la santé du point de vue de patients d’un centre de santé de médecine générale à l’acte dans une commune bruxelloise.
Introduction. Dans sa pratique professionnelle, le médecin généraliste fait face à des situations de santé complexes, qui font intervenir différentes dimensions, à la fois physiologiques, sociales, économiques, psychologiques, existentielles et/ou environnementales. L’objectif de ce TFE est de connaître et d’analyser l’utilisation de l’outil de dialogue de Santé Positive destiné à faciliter la prise en compte de ces multiples dimensions de la santé par les patients.
Méthodologie. Une étude qualitative a été réalisée auprès de 10 patients de médecine générale dans un centre de santé à l’acte d’une commune bruxelloise. Le matériel, produit lors d’entretiens semi-dirigés, a été analysé par la méthode de la théorisation ancrée, plus particulièrement dans sa phase d’organisation des catégories conceptuelles.
Résultats. Trois principales catégories conceptuelles ont émergé de l’analyse. La première catégorie (Un cheminement intérieur) montre que l’outil de dialogue permet aux patients d’analyser leur cheminement personnel face à une situation de santé modifiée. La deuxième catégorie (Les relations sociales comme relations de santé) révèle que ce cheminement se fait aussi avec et par les autres, proches et lointains. La santé sociale et la santé du monde sont présentées comme étant étroitement liées à la santé individuelle. Enfin, la troisième catégorie (Prendre l’outil en main) met en avant le rôle que l’outil a joué pour les patients dans ce processus d’analyse. Ces catégories et leurs propriétés ont révélé de nombreuses compétences de réflexion et d’action développées par les patients pour faire face aux aléas de la vie.
Conclusion. L’outil de dialogue alternatif de Santé Positive favorise la participation active du patient à l’état des lieux de sa santé et pourrait être utilisé en médecine générale.
Mots-clés. Relation médecin-patient (QD12), Soins centrés sur le patient (QP2), perspective du patient (QP4), participation du patient (QP6), recherche qualitative (QR31), médecin de famille (QS41), santé positive.
This study deals with the contribution of the application of the Positive Health alternative dialogue tool to adaptability and self-care from the point of view of patients at a fee-for-service general practice health centre in Brussels.
Introduction. In their professional practice, general practitioners have to deal with complex health situations which involve various dimensions: physiological, social, economic, psychological, existential and/or environmental. The aim of this TFE is to learn about and analyse the use of the Positive Health dialogue tool designed to make it easier for patients to take these multiple dimensions of health into account.
Methodology. A qualitative study was carried out with 10 patients in a fee-for-service health centre in Brussels. The material, produced during semi-structured interviews, was analysed using the grounded theorising method, more specifically in its conceptual category organisation phase.
Results. Three main conceptual categories emerged from the analysis. The first category (An inner journey) shows that the dialogue tool enables patients to analyse their personal journey in the face of a changed health situation. The second category (Social relationships as health relationships) reveals that this journey is also made with and through others, both near and far. Social health and the health of the world are presented as being closely linked to individual health. Finally, the third category (Taking the tool in hand) highlights the role that the tool played for patients in this analysis process. These categories and their properties revealed many of the thinking and action skills developed by patients to cope with life's hazards.
Conclusion. The Positive Health alternative dialogue tool encourages patients to take an active part in taking stock of their health and could be used in general practice.
Keywords. Doctor-patient relationship (QD12), Patient-centred care (QP2), Patient perspective (QP4), Patient participation (QP6), Qualitative research (QR31), Family doctor (QS41), Positive health.
| ARTEAGA MICHAUX - Kandire | Université catholique de Louvain | | | |
La nutrition comme stratégie préventive et thérapeutique dans la dysménorrhée : une revue systématique de la littérature Nutrition as a Preventive and Therapeutic Strategy in Dysmenorrhea: A Systematic Review | ABSTRACT
Introduction
La dysménorrhée primaire constitue l’un des motifs les plus fréquents de consultation en
gynécologie, en particulier chez les adolescentes et les jeunes femmes. Bien qu’elle soit très
répandue, elle reste souvent banalisée et insuffisamment prise en charge. Les traitements
conventionnels incluent principalement les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les
contraceptifs hormonaux. Cependant, une part croissante de la population exprime un intérêt
pour des alternatives non médicamenteuses, notamment l’impact potentiel de l’alimentation
sur la santé menstruelle.
Objectif
Explorer le lien entre les habitudes alimentaires et la dysménorrhée primaire, afin d’évaluer si
certains comportements nutritionnels peuvent influencer l’intensité ou la fréquence des
symptômes.
Méthodologie
Une revue de la littérature a été menée selon les recommandations PRISMA. La recherche a
été effectuée sur plusieurs bases de données scientifiques. Les articles inclus ont été évalués
à l’aide des grilles JBI et ROB2, en fonction de leur type d’étude. Seules les études présentant
un score de qualité supérieur à 80 % ont été retenues.
Résultats
Les données recueillies suggèrent une association possible entre certaines habitudes
alimentaires et la réduction des symptômes de la dysménorrhée primaire. Toutefois,
l’hétérogénéité des méthodologies et la diversité des interventions nutritionnelles évaluées
limitent la généralisation des résultats. Aucun protocole standardisé ou posologie précise ne
peut être recommandé à ce jour.
Conclusion
Bien que les résultats soient encore exploratoires, ils soutiennent l’intérêt d’un mode de vie
sain dans le cadre de la prise en charge de la dysménorrhée primaire. Davantage d’études de
qualité, sur des échantillons plus larges et diversifiés, sont nécessaires pour formuler des
recommandations nutritionnelles précises et fondées sur des preuves. ABSTRACT
Introduction
Primary dysmenorrhea is one of the most common reasons for gynecological consultations, particularly among adolescents and young women. Despite its high prevalence, it is often trivialized and inadequately managed. Conventional treatments mainly include non-steroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs) and hormonal contraceptives. However, a growing number of individuals are showing interest in non-pharmacological alternatives, especially regarding the potential impact of nutrition on menstrual health.
Objective
To explore the link between dietary habits and primary dysmenorrhea, in order to assess whether certain nutritional behaviors can influence the intensity or frequency of symptoms.
Methodology
A literature review was conducted following PRISMA guidelines. The search was carried out across several scientific databases. The included articles were assessed using the JBI and ROB2 tools, depending on the study type. Only studies with a quality score above 80% were retained.
Results
The collected data suggest a possible association between certain dietary habits and the reduction of primary dysmenorrhea symptoms. However, the heterogeneity of methodologies and the diversity of nutritional interventions evaluated limit the generalizability of the results. No standardized protocol or specific dosage can be recommended at this time.
Conclusion
Although the results remain exploratory, they support the relevance of a healthy lifestyle in the management of primary dysmenorrhea. Further high-quality studies with larger and more diverse samples are needed to develop precise, evidence-based nutritional recommendations. | Ben Kacem - Amina | Université catholique de Louvain | | | |
| « LA PSEUDO-HYPERKALIÉMIE EN MÉDECINE GÉNÉRALE CHEZ LES PATIENTS EN INSUFFISANCE RÉNALE CHRONIQUE ET/OU SOUS INHIBITEURS DU SYSTÈME RÉNINE-ANGIOTENSINE ALDOSTÉRONE : QUELLES ADAPTATIONS LOGISTIQUES POURRAIENT ÊTRE MISES EN ŒUVRE POUR EN LIMITER LES CONSÉQUENCES THÉRAPEUTIQUES ?» | Abstract
Mots clés : hyperkaliémie, pseudo-hyperkaliémie, médecine générale, insuffisance rénale chronique, inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone
Contexte : En médecine générale, le dosage de la kaliémie est une pratique courante, notamment lors de l’introduction ou du suivi de traitements qui inhibe le système rénine-angiotensine-aldostérone, ainsi que chez les patients atteints d’insuffisance rénale chronique. Le choix du tube de prélèvement (sec ou hépariné) est fait par le prescripteur. Or, les conditions de conservation et l’absence de centrifugation au cabinet peuvent entraîner des erreurs dans les résultats, avec un risque de pseudo-hyperkaliémie. Cela engendre souvent des bilans inutiles, des coûts supplémentaires pour le système de santé et le patient ou des ajustements thérapeutiques inappropriés.
Méthode : Dans ce contexte, une étude prospective interventionnelle a été menée sur 21 patients en médecine générale à Bruxelles et en Wallonie. Elle visait à comparer les taux de potassium entre des prélèvements réalisés en cabinet et des prélèvements hospitaliers avec une standardisation des conditions pré-analytiques. L’objectif était d’évaluer la fréquence de la pseudo-hyperkaliémie et ses conséquences.
Résultats : Sur les 21 échantillons, 4 montraient une hyperkaliémie, dont 3 ont pu être comparés. Aucun ne dépassait le seuil de 0,4 mmol/L suggérant une pseudo-hyperkaliémie. Une tendance à des taux plus élevés dans les analyses issues de laboratoires privés a été observée, en particulier avec les tubes secs. Bien qu’aucune différence statistiquement significative n’ait été retrouvée (p > 0,05), l’écart moyen entre plasma et sérum était de 0,40 mmol/L.
Conclusion : Malgré l’absence de différence statistiquement significative, une tendance à la surestimation de la kaliémie a été observée, notamment sur les prélèvements « sérum » en laboratoire privé. Cela souligne l’impact du type de tube et des conditions pré-analytiques. Une étude à plus grande échelle permettrait de confirmer ces résultats. | Calugar - Stefania | Université catholique de Louvain | | | |
| Quelles sont les motivations des patientes à s'orienter vers un médecin généraliste du même genre? | Introduction
Dans un contexte de féminisation du métier de médecin, il est intéressant de se questionner sur
l’influence du genre en médecine générale. Les études ont mis en évidence des caractéristiques
dites propres aux médecins femme mais aussi une préférence des patientes pour les médecins
femme. Néanmoins, la littérature ne documente pas les raisons sous-jacentes à cette préférence.
Objectif
L'objectif est de déterminer les motivations des patientes à privilégier un médecin généraliste
du même genre et à comprendre comment ce critère influence leur vécu de la consultation.
Méthodologie
Une approche qualitative a été choisie pour répondre à cette question de recherche. Après
l'approbation du Comité Éthique, douze patientes, de profils variés ont été interviewées par le
biais d’entretiens individuels semi-dirigés. L'analyse thématique par émergence a permis
d'identifier des catégories regroupées en thèmes.
Résultats
Sept grands thèmes ont été identifiés : la pudeur corporelle, l’effet miroir et l’identification, la
qualité de la communication, les expériences passées, les stéréotypes genrés, le type de motif
de consultation, et des facteurs indépendants du genre. Si le genre du médecin n’est jamais un
critère exclusif, il agit comme un modulateur du confort, en particulier dans les situations
impliquant une dimension intime ou émotionnelle. La préférence pour un médecin femme
s’exprime notamment en lien avec une meilleure écoute active perçue, une empathie plus
marquée, et un sentiment de compréhension plus naturel. Toutefois, plusieurs patientes
nuancent leur position en soulignant que la personnalité du médecin, la confiance et la
continuité de la relation sont des éléments plus déterminants que le genre seul.
Conclusion
Ce travail met en lumière une tendance réelle mais nuancée à préférer un médecin du même
genre, en particulier dans certains contextes sensibles. Il souligne l’importance de ne pas réduire
la relation thérapeutique au genre, tout en reconnaissant son rôle dans la dynamique patientmédecin.
Ces résultats invitent à intégrer la question du genre dans la formation médicale, avec
une attention particulière portée à l’écoute, au vécu de la consultation, et à une médecine centrée
sur le patient, tout en ne se sentant pas remis en cause lorsqu’une préférence est exprimée pour
le genre opposé. | Koumi - Sandra | Université catholique de Louvain | | | |
| « Stratégies, ressources et réseaux alternatifs des médecins généralistes bruxellois dans les prises en charge au long cours de cas de maltraitance infantile avérée, dans un contexte de saturation du réseau spécialisé : état des lieux et pistes d'innovation » | Résumé/Abstract
Introduction : La maltraitance infantile est une problématique grave, fréquente et complexe. Cette étude qualitative s’est intéressée à la prise en charge au long cours de la maltraitance infantile en médecine générale. Dans un contexte de saturation du réseau spécialisé, il est important de connaître la réalité de terrain des médecins généralistes.
Méthodologie : Nous avons opté pour une approche qualitative. Des entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de six médecins généralistes bruxellois. Une analyse thématique s’inscrivant dans une démarche de théorisation ancrée a ensuite été réalisée.
Résultats : L’étude a permis une meilleure compréhension de la manière dont la prise en charge de la maltraitance infantile s’opère en médecine générale. Elle a mis en évidence une grande diversité dans le réseau de soins disponibles. L’étude a également permis de mettre en évidence que pour faire face à ces situations, le médecin généraliste doit traverser ce que nous avons appelé « un parcours de construction de son identité professionnelle », modulé par des facteurs multiples et complexes, qui vont concourir à influencer ses actions. Les étapes de cette construction, présentées à travers la métaphore de la plongée, ont été modélisées en 6 catégories, à savoir : « Plonger en eaux troubles », « Régler sa boussole avant l’immersion », « Observer le flou des profondeurs », « Quand l’oxygène vient à manquer », « Gare à l’ivresse des profondeurs » et « Déjouer le ressac ».
Conclusion : De plus amples recherches, s’appuyant sur une meilleure compréhension des processus qui sous-tendent les conditions d’exercice des médecins généralistes ainsi que leurs actions face à la maltraitance infantile, pourraient être bénéfiques pour continuer à améliorer la connaissance sur la maltraitance infantile et sa prise en charge en médecine générale.
Mots clés : médecine générale, maltraitance infantile, identité professionnelle, signalement | de Bassompierre - Lucie | Université catholique de Louvain | | | |
| Prise en charge de la ménopause en médecine générale : État des lieux des pratiques en Wallonie | Introduction
La ménopause est une étape qui peut impacter la vie de beaucoup de femme. Malheureusement, parfois, celle-ci ne bénéficie pas d’une prise en charge adéquate. Les délais d’accès aux spécialistes, la diminution du suivi gynécologique après plusieurs années et mon propre manque d’aisance m’ont poussée à approfondir ce sujet. J’ai mené une étude qualitative auprès de médecins généralistes, assistants et d’une gynécologue en Wallonie pour explorer leurs pratiques, traitements et besoins en formation.
Mon objectif était de mieux cerner les différences et complémentarités entre ces professionnels, afin d’améliorer ma pratique et, je l’espère, celle d’autres confrères et consœurs.
Méthodologie
Mon étude a été divisée en deux parties : une revue de littérature suivie par huit entretiens semi- dirigés (7 médecins généralistes et 1 gynécologue). Ceux-ci ont été ensuite analysés par codage thématique afin d’identifier les grandes tendances de la prise en charge de la ménopause.
Résultat
Tous les médecins ont reconnu l’importance du rôle du généraliste dans la prise en charge de la ménopause. Selon eux, elle avait d’ailleurs toute sa place en première ligne malgré une collaboration difficile. De plus, il a été constaté que les formations avaient un impact sur la confiance du généraliste dans la prise en charge, si elles étaient bien organisées.
Conclusion
La prise en charge de la ménopause par les généralistes était théoriquement solide mais était freinée par un manque de pratique, alors qu’elle gagnerait à rester en première ligne, pour assurer un suivi global et continu. Les formations ont été jugées utiles, mais devraient être plus nombreuses et mieux structurées.
Mots-clés : Étude qualitative (QR31), ménopause (X11), médecine de famille (QS41), qualité des soins (QP3), gestion des problèmes de santé (QD32). | Cretelle - Louise | Université catholique de Louvain | | | |
| La sédation palliative en médecine générale : facteurs influençant la décision des médecins généralistes - Une étude qualitative | INTRODUCTION : La sédation palliative est définie comme l’utilisation de médicaments sédatifs pour diminuer la conscience d’un patient en fin de vie, afin de soulager un ou plusieurs symptômes réfractaires jugés insupportables. Elle se distingue de l’euthanasie par son intention et son résultat. Plusieurs points suscitent ou ont suscité des débats, notamment l’impact sur la survie, la question de la nutrition et de l’hydratation artificielles, ou encore la place de la souffrance psychique. Certaines pratiques problématiques ont été relevées, telles que des sédations sans consentement ou avec une intention ambiguë.
OBJECTIF : L’objectif de cette étude était d’explorer les facteurs influençant la décision des médecins généralistes de démarrer ou non une sédation palliative, via une étude qualitative.
MÉTHODE : Dix entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de médecins généralistes jusqu’à saturation des données.
RÉSULTATS : Les décisions des médecins sont principalement guidées par la souffrance du patient et le respect de ses volontés. Les expériences passées, les formations, l’accès aux plateformes de soins palliatifs et le contexte de garde influencent aussi leur jugement. En revanche, des éléments comme la religion, la durée de la relation médecin-patient ou l’applicabilité des recommandations et la logistique sont moins déterminants. Certains conflits éthiques avec les familles sont rapportés mais ne modifient pas les décisions. La définition même de la sédation palliative varie selon les praticiens.
CONCLUSION : Le soulagement de la souffrance et le respect des volontés du patient sont centraux. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour approfondir ces résultats.
MOTS-CLÉS : sédation palliative ; soins palliatifs ; processus décisionnel ; éthique ; étude qualitative.
INDEXATION : QD26 ; QD323 ; QE3 ; QR31 | Bertrand - Denis | Université de Liège | | | |
| Amélioration de la prise en charge des addictions chez les patients schizophrènes ou souffrant de troubles psychotiques : analyse qualitative des pratiques et pistes pour renforcer la collaboration psychiatrie – médecine générale | Introduction : La prise en charge des patients souffrant simultanément de troubles psychotiques et de troubles addictifs, dits double diagnostic, constitue un défi majeur en médecine générale et en psychiatrie. Ces patients, souvent marginalisés, posent une problématique complexe nécessitant une coordination étroite entre médecins généralistes et psychiatres. L’objectif de ce travail était d’analyser qualitativement cette collaboration, d’identifier les freins et leviers existants, et de proposer des pistes d’amélioration.
Méthodologie : Vingt entretiens semi-dirigés ont été réalisés auprès de médecins exerçant en Wallonie et à Bruxelles (dix généralistes et dix psychiatres). L’analyse, menée selon une approche thématique inductive puis conceptualisante, a permis de faire émerger huit concepts principaux.
Résultats et discussion : L’étude a mis en évidence une prise en charge hétérogène, sans protocole clairement établi. En ambulatoire, la réduction des risques prédominait, tandis que le sevrage était plutôt recherché en milieu hospitalier. La communication entre les professionnels est apparue insuffisante, freinée par des obstacles logistiques, relationnels et sociétaux. Malgré cela, les intervenants ont souligné l’importance d’un lien thérapeutique humain, centré sur la reconnaissance du patient, la prise en compte du somatique, un cadre souple adapté à l’instabilité, et l’implication du réseau de soins incluant équipes mobiles, professionnels de proximité et familles. Plusieurs pistes d’amélioration ont été identifiées, à trois niveaux : soins directs, coordination des acteurs, et freins structurels.
Conclusion : Face à la complexité du double diagnostic, une prise en charge coordonnée et intégrée est indispensable. Ce travail suggère de renforcer les échanges entre généralistes et psychiatres, d’adapter les structures aux réalités du terrain, et d’impliquer davantage les ressources périphériques pour améliorer la qualité des soins apportés à ces patients particulièrement vulnérables.
Mots-clés : Schizophrénie, troubles psychotiques, troubles addictifs, double diagnostic, médecine générale, psychiatrie, étude qualitative. | Snakenbroek - Thibaud | Université catholique de Louvain | | | |
| Etude qualitative sur le ressenti de patients gériatriques non déments concernant leur isolement social | Introduction : L’isolement social est une problématique de plus en plus étudiée en raison de sa prévalence croissante et dans un contexte de vieillissement de la population, tant sur le plan mondial qu’à l’échelle de la Belgique. Ses causes multifactorielles et ses conséquences délétères pour la santé ont motivé ce travail afin d’explorer le ressenti des patients face à cette problématique. L’objectif est aussi de sensibiliser les patients et les professionnels de la santé afin d’améliorer et de développer d’éventuelles nouvelles pistes pour la prise en charge des patients gériatriques dans une situation d’isolement social.
Méthodologie : Une étude qualitative a été réalisée auprès de 11 participants, identifiés comme isolés socialement et recrutés via leur médecin traitant ou aides à domicile. Ils ont été interrogés individuellement lors d’entretiens semi-dirigés dans les provinces du Hainaut et du Brabant Wallon. En complément, un avis d’expert, auprès d’une assistante sociale de la province du Brabant Wallon, a été demandé.
Résultats : Les résultats ont surtout démontré une discordance entre le point de vue des soignants, en particulier celui des médecins traitants, et celui des patients par rapport à leur situation actuelle. Les entretiens ont permis de déterminer leurs connaissances actuelles sur les aides existantes, leurs freins face à ces aides, les conséquences perçues et les solutions souhaitées.
Conclusion : Ce travail met en avant l’importance de la communication entre le médecin traitant (et autres professionnels de la santé) et leurs patients en situation d’isolement social. Il suggère aussi d’établir une collaboration avec les aidants à domicile pour une prise en charge individualisée, au vu du caractère multifactoriel des causes et facteurs de risque des personnes âgées en situation d’isolement social ou à risque d’isolement social ainsi que de promouvoir une entraide à la fois intra-sociétale et intra-communautaire. | Wang - Anne | Université catholique de Louvain | | | |
| Prise en charge de l’alcoolodépendance en médecine générale en Wallonie-Bruxelles : perceptions, pratiques et recommandations | Introduction : La consommation excessive d’alcool constitue un enjeu majeur de santé publique en Belgique, tant par son ampleur que par ses conséquences sanitaires et sociales. Malgré des recommandations claires et une place reconnue du médecin généraliste dans le repérage précoce et la prise en charge des troubles liés à l’alcool, de nombreux patients restent sans suivi structuré. Ce mémoire a pour objectif d’explorer les pratiques, les obstacles et les besoins des médecins généralistes en Belgique francophone dans la gestion de l’alcoolodépendance.
Matériel et méthodes : Une enquête quantitative a été menée entre janvier et mars 2025 auprès de 113 médecins généralistes et assistants en médecine générale en région Wallonie-Bruxelles. Les données ont été recueillies via un questionnaire structuré, complété par une recherche dans la littérature internationale.
Résultats : Les résultats montrent une grande hétérogénéité des pratiques : seuls 16,8 % des répondants déclarent avoir reçu une formation spécifique à l’alcoolodépendance, et plus de la moitié n’utilisent pas d’outils de dépistage validés. Les freins identifiés incluent le manque de temps, l’absence de formation, le sentiment d’impuissance face aux rechutes, et des outils informatiques peu adaptés à la quantification standardisée de la consommation d’alcool.
Conclusion : Cette étude confirme la persistance de freins structurels et organisationnels dans la prise en charge de l’alcoolodépendance en première ligne, malgré une volonté manifeste d’agir. Elle souligne la nécessité de renforcer la formation, d’intégrer les outils de dépistage aux pratiques cliniques et de structurer davantage l’offre de soins. Une approche systémique, appuyée par les recommandations récentes et une évaluation rigoureuse des politiques en cours, apparaît essentielle pour réduire le fossé entre besoins et interventions effectives.
| Eghbal Afsari - Pershia | Université catholique de Louvain | | | |
| RÉINSERTION SOCIO-PROFESSIONNELLE EN MÉDECINE GÉNÉRALE AUPRÈS DE PATIENTS EN INVALIDITÉ POUR PROBLÈME DE SANTÉ MENTALE | Introduction :
526 507 personnes sont invalides en Belgique en 2023, soit 4,5% de la population et environ 7,5% de la population en âge de travailler. Parmi ces invalides, 197 834 le sont pour cause de troubles mentaux et du comportement. En 2021, environ 66% de ces troubles mentaux portaient le diagnostic de Burnout ou dépression. Ces deux diagnostics ont montré une majoration de 46% entre 2016 et 2021 [1]. Face à la volonté politique de développer les démarches de retour au travail en passant par une implication majorée du médecin traitant et en l’absence de recommandations claires autour de ces démarches. Il serait intéressant d’étudier la façon dont les médecins généralistes approchent la réinsertion socio-professionnelle auprès de leur patient et la place que cette démarche occupe dans la prise en charge des patients souffrants de Burnout et dépression.
Méthodes :
Réalisation d’une étude qualitative basée sur la réalisation d’entretiens individuels auprès de médecins généralistes et médecin conseils en mutuelle, traités par analyse inductive générale.
Résultats :
8 médecins ont été interrogés. Cet échantillon présente une moyenne d’âge de 41,2 ans et une diversité importante. L’analyse des données a mené à la définition de 5 catégories et 11 sous catégories décrivant la pratique et l’expérience des participants.
Discussion
L’ensemble des participants a montré un grand intérêt pour le sujet étudié. Cet intérêt se traduit par l’observation de l’intégration de démarches et de réflexions autour de la réinsertion professionnelle dans le suivi de leurs patients en incapacité de travail. On constate néanmoins une certaine hétérogénéité dans l’approche du retour au travail dans le contexte de troubles de la santé mentale à travers les différentes pratiques explorées. Cette hétérogénéité peut être considérée comme un résultat en soit, illustrant possiblement le manque d’éléments guidant une bonne pratique résultant en ces approches variées.
Conclusion :
La problématique étudiée se révèle complexe et ce travail permet de mettre en évidence multiples éléments impliqués dans l’intégration d’une démarche de réinsertion en médecine générale. On remarque de nombreux obstacles au développement et à la mise en œuvre de ces démarches et une réponse politique ne semblant pas toujours répondre à la réalité de terrain ni être guidée par l’évidence. Cette étude permet de mettre en lumière une partie de cette réalité de terrain et pourrait potentiellement servir de base pour orienter l’attitude en termes de recherche et d’organisation des soins de santé.
| Van Aubel - Brice | Université catholique de Louvain | | | |
| La santé communautaire en maison médicale : Effets, freins, leviers et pistes de développement | Contexte : La santé communautaire est née dans les années 70 comme un outil de la promotion de la santé. Sa pratique en milieu médical se fait avant tout par les médecins généralistes, plus particulièrement en Belgique dans les maisons médicales. Etant donné la charge que représente actuellement le curatif dans la pratique des médecins généralistes, il est pertinent de s’interroger sur l’efficacité de cette pratique ainsi que sur ses freins et leviers.
Objectif : Déterminer l’efficacité des projets de santé communautaire en maison médicale du point de vue de la médecine générale, et déterminer les facteurs favorisants et défavorisant de cette efficacité, ainsi que d’éventuelles pistes d’amélioration à suivre par les médecins
Méthode : Une étude qualitative suivant la méthode de la théorie ancrée. Des binômes médecin généraliste et responsable de la santé communautaire travaillant dans une même maison médicale ont été interviewés de manière semi-dirigée à Bruxelles et en Wallonie.
Résultats : Huit entretiens ont été conduits. Pour tous les intervenants, le bilan de la santé communautaire est positif. Son efficacité est souvent estimée par le prisme du modèle bio-psycho-social, et moins par le prisme de la promotion de la santé. Les facteurs influençant l’efficacité sont multiples : la pertinence des projets, la participation et l’implication à long terme des patients, la disponibilité de ressources financières, de temps, etc. De plus, on constate que la santé communautaire est pratiquée très différemment d’une maison médicale à l’autre et celles-ci n’utilisent pas toutes les mêmes repères méthodologiques.
Conclusion : La santé communautaire est perçue comme efficace par les médecins généralistes qui la pratiquent. Cependant, son efficacité peut être limitée par le manque de moyen qui lui sont dédiée. Mettre à disposition des médecins plus de ressources est un premier moyen de favoriser la santé communautaire.
Les activités de santé communautaire se confondent parfois avec la prévention et l’éducation à la santé. De ce fait, elles atteignent plus difficilement les populations cibles. Repenser la pratique à l’aide d’outils méthodologiques est un deuxième moyen de favoriser l’efficacité de la santé communautaire
Il est important de noter que la pratique de la santé communautaire dépend de nombreux de facteurs extérieurs. Chaque médecin généraliste doit savoir s’adapter au contexte de sa pratique pour proposer des projets pertinents. | Blondeau - Maxime | Université catholique de Louvain | | | |
| Facilitateurs et freins rencontrés par les utilisateurs au long cours de benzodiazépines ou de Z-drugs lors de leur participation au programme de sevrage ambulatoire de l’INAMI: une étude qualitative en province de Liège. | Les benzodiazépines et leurs apparentés, les z-drugs, (BZDA) sont des médicaments largement prescrits en médecine générale dont la prise au long cours expose à de nombreux effets indésirables et à l’installation d’une dépendance. Face à cette problématique, les autorités de santé belges ont initié en 2023 le lancement d’un nouveau programme de sevrage encadré.
Ce travail cherche à comprendre les freins et les leviers vécus par les participants à ce programme sur base de l’expérience rapportée par 12 patients. Pour ce faire, des entretiens semi-dirigés ont été menés et ont fait l’objet d’une étude qualitative afin d’en extraire des données. Les freins et leviers rapportés ont été regroupés en thèmes par analyse thématique.
Au total : 12 thèmes ont été identifiés. Ces thèmes sont les solutions mises en place, la réponse à la diminution, la remise en question, le sentiment d’accomplissement, les capacités, la volonté d’arrêt, le contexte de vie, la perception des conséquences, le soutien perçu, le faible engagement demandé, l’appréhension du sevrage et le cadre du sevrage.
Ces thèmes ont été comparés avec ceux identifiés dans la littérature. Cette comparaison a révélé de nombreuses similarités, peu de thèmes étant directement attribuables au programme. Toutefois, il semble que certains aspects motivationnels puissent avoir été renforcés par le programme. D’autres freins et leviers ont été levés mais restent hypothétiques. Sur cette base, plusieurs idées d’améliorations ont été discutées et des pistes ont été suggérées.
| Detienne - Willy | Université de Liège | | | |
| Collaboration interdisciplinaire en cas de dépression : Étude qualitative par focus groups réalisée auprès de médecins généralistes, de psychiatres et de psychologues | RESUME
Introduction
L’objectif de cette étude est d’explorer le rôle des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge de la dépression et d’analyser les attentes mutuelles afin de comprendre les perspectives de chacun. Elle s’intéresse également aux dynamiques actuelles de la collaboration interdisciplinaire et propose des pistes d'amélioration pour optimiser la prise en charge des patients.
Méthode
Il s’agit d’une étude qualitative menée auprès de deux focus groups, chacun composé de deux médecins généralistes, d'un psychiatre et d'un psychologue, principalement issus de la région de Liège.
Les participants ont été choisis en fonction de leur profession et de leur expérience dans la prise en charge de la dépression. Les discussions ont été animées par un guide d’entretien semi dirigé. Les données recueillies ont ensuite été analysées par une approche inductive et ont donné lieu à de nombreux thèmes généraux et sous thèmes.
Résultats
L’analyse des discussions a mis en évidence plusieurs points importants : le rôle proactif de chaque professionnel dans la prise en charge et le suivi du patient, les attentes mutuelles, les défaillances actuelles dans la collaboration, ainsi que les outils de collaboration existants. Des pistes d’amélioration ont également été proposées par les participants pour renforcer la collaboration entre les différentes disciplines.
Conclusion
Tous les intervenants jouent un rôle déterminant dans la prise en charge de la dépression. Cette étude souligne l'importance d'une collaboration efficace pour le bien-être du patient. Elle met en évidence les enjeux de cette collaboration interdisciplinaire, tout en identifiant les défaillances du système de soins et les axes d'amélioration possibles pour optimiser l'interaction entre les différents acteurs.
Indexation
Collaboration de la pratique (QS31), dépression (P76), médecin de famille (QS41), psychologue (QS443), psychiatre (QO4), étude qualitative (QR31). | ACAR - Merve | Université de Liège | | | |
Les constats de décès en médecine générale : quelles sont les difficultés rencontrées par les médecins généralistes en Wallonie et que peut-on entrevoir comme pistes d'amélioration ? Death certification in general practice: What challenges do general practitioners face in wallonia, and what improvements can be considered ? | Contexte : Le constat de décès est un acte courant mais sensible dans la pratique de la médecine générale. Il implique des responsabilités à la fois médicales, légales et émotionnelles. Pourtant, il reste peu abordé dans la formation médicale et souffre d’un manque de soutien pratique et théorique.
Objectif : Cette étude vise à explorer les expériences et les difficultés rencontrées par les médecins généralistes en Belgique lors de la réalisation de constats de décès, ainsi qu’à identifier des pistes d’amélioration.
Méthodologie : Une approche qualitative a été adoptée. Neuf entretiens semi-directifs ont été menés auprès de médecins généralistes issus des différentes provinces wallonnes. Les données ont été analysées selon une méthode de thématisation de contenu à partir d’un codage de type hybride (inductive et déductive).
Résultats : Les entretiens révèlent plusieurs difficultés récurrentes : déficit d’accès aux informations médicales, manque de formation théorique et pratique, absence de ressources, l’intervention de tiers notamment les services de police ou le personnel en maison de repos, et forte charge émotionnelle, notamment en cas de décès brutal, inhabituel ou de suicide. Les assistants en médecine générale apparaissent particulièrement exposés en raison de leur moindre expérience et de la fréquence à laquelle ils sont exposés à ces situations pendant les gardes.
Conclusion : L’étude met en évidence la nécessité d’un meilleur accompagnement des médecins généralistes, tant sur le plan de la formation que du soutien émotionnel. Elle suggère la mise en place d’outils pratiques, un renforcement de la collaboration interprofessionnelle, ainsi que la création d’espaces d’échange entre pairs. En donnant la parole aux praticiens, ce travail contribue à une meilleure reconnaissance de cette dimension souvent invisible mais essentielle de leur métier.
Background: Death certification is a common yet sensitive task in general medical practice, involving medical, legal, and emotional responsibilities. Despite its importance, it is rarely addressed during medical training and lacks both practical and theoretical support.
Objective: This study aims to explore the experiences and difficulties encountered by general practitioners (GPs) in Belgium when performing death certifications, and to identify potential areas for improvement.
Methodology: A qualitative approach was adopted. Nine semi-structured interviews were conducted with general practitioners from various provinces in Wallonia. The data were analyzed using thematic content analysis based on a hybrid coding approach (both inductive and deductive).
Results: The interviews revealed several recurring challenges: limited access to medical information, insufficient theoretical and practical training, lack of available resources, and the involvement of third parties—particularly police services and nursing home staff. A significant emotional burden was also reported, especially in cases of sudden, unusual, or suicidal deaths. General practice assistants appeared particularly vulnerable due to their limited experience and the frequency of their exposure to such situations during on-call duties.
Conclusion: The study highlights the need for better support for general practitioners, both in terms of training and emotional guidance. It suggests the development of practical tools, stronger interprofessional collaboration, and the establishment of peer support spaces. By giving voice to practitioners, this work contributes to a greater recognition of a dimension of their practice that is often overlooked, yet essential. | Baijot - Julie | Université de Liège | | | |
| Complications de l'usage de cocaïne : repérage et information des usagers en médecine générale - une scoping review | La cocaïne est la deuxième drogue illicite la plus consommée en Europe, avec une utilisation en constante augmentation, notamment chez les jeunes hommes. Pourtant, ses complications restent souvent méconnues des usagers et des soignants, et aucune guideline claire n’existe pour orienter sa prise en charge en médecine générale.
Cette scoping review a pour objectif d’identifier les complications médicales liées à la consommation de cocaïne afin de faciliter le repérage des usagers, de les informer sur les risques encourus et d’optimiser leur prise en charge en médecine générale.
La recherche bibliographique a été réalisée d’avril 2024 à mars 2025 à partir des bases de données PubMed®, Embase® et Cochrane®. Les études incluses portent sur l’usage de la cocaïne et ses complications. Elles sont des revues systématiques de la littérature, des méta-analyses, des essais contrôlés randomisés, des revues de la littérature ou des études observationnelles, et ont été publiées entre 2019 et 2024 en anglais ou en français. Seules les études portant sur des sujets humains ont été retenues, tandis que celles ayant une visée thérapeutique ou portant sur des modèles animaux ont été exclues.
Au total, 43 études ont été analysées. Il en ressort que les usagers de cocaïne présentent une mortalité six fois plus élevée que la population générale, notamment en raison d’un risque accru de traumatismes (accidents, homicides, suicides) et d’infections (VIH, hépatite C), particulièrement chez les consommateurs par voie intraveineuse. Parmi les complications les plus fréquentes et les plus graves, on retrouve l’infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux, les lésions destructives de la ligne médiane, favorisant le développement d’abcès cérébraux et de cellulite orbitaire, ainsi que des troubles psychiatriques (qui sont des pathologies duelles) tels que la psychose, l’anxiété, la dépression, la bipolarité et le TDAH.
En conclusion, la consommation de cocaïne est associée à une morbi-mortalité élevée, rendant indispensable la connaissance de ses complications pour une prise en charge efficace en médecine générale. Cependant, la prévalence réelle de son usage et de ses complications est probablement sous-estimée, soulignant la nécessité de mener davantage d’études sur ses effets. | Béliard - Justine | Université catholique de Louvain | | | |
| Comment faciliter l’approche et la ges3on de l’endométriose en médecine générale ? A8entes des médecins généralistes et ou3l à la portée de la première ligne | Introduction
L’endométriose est une pathologie gynécologique chronique touchant jusqu’à 10% des femmes en âge de procréer. Ses conséquences non négligeables touchent tant la dimension physique que psychosociale pour les femmes en souffrant. Son diagnostic est ardu et à l’heure actuelle il faut compter plusieurs années avant de pouvoir le poser. Le médecin généraliste représente un acteur important du processus diagnostique. Il importe donc de comprendre son rôle et ses besoins afin d’améliorer ce constat.
Méthodologie
Il a été choisi de réaliser une étude qualitative. Des entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de sept médecins généralistes de la province de Liège et du nord de la province du Luxembourg.
Résultats
Plusieurs difficultés ont été mises en évidence, ainsi que des pistes de solution correspondantes. Les domaines sur lesquels il est majeur d’agir étaient la sensibilisation et l’information du grand public ainsi que la formation des professionnels de la santé. Il s’est aussi révélé nécessaire de fournir aux médecins des références et des outils pratiques pour les épauler dans le diagnostic et la prise en charge initiale de l’endométriose.
Conclusion
Les médecins généralistes prennent conscience de l’importance de mieux diagnostiquer l’endométriose. Cependant, face au challenge que cela représente, ils appellent à ce qu’on clarifie leur rôle et qu’on les arme suffisamment. De plus, ils demandent plus de soutien de la deuxième ligne et des instances supérieures afin de toucher la population générale. | Lamy - Louise | Université de Liège | | | |
| Quel est le rôle du médecin généraliste dans l'éducation de la prise en charge du diabète de type 2 insulino-dépendant chez les patients en précarité socio-économique ? | • Contexte :
Le diabète de type 2 insulino-dépendant constitue un défi majeur de santé publique, particulièrement chez les personnes en situation de précarité socio-économique. Ces patients rencontrent de nombreux obstacles à une prise en charge efficace, notamment en termes de compréhension, d’observance, et d’accès aux soins. Dans ce cadre, le médecin généraliste est souvent le premier et parfois le seul point de contact médical. Son rôle dans l’éducation thérapeutique, bien que central, reste encore peu étudié, notamment dans les contextes de précarité.
• Méthodologie :
Une étude qualitative descriptive a été réalisée à partir de 14 entretiens semi-dirigés menés auprès de médecins généralistes et assistants actifs à Bruxelles et en Wallonie. L’objectif était d’explorer leur perception et leur pratique de l’éducation thérapeutique auprès des patients diabétiques de type 2 insulino-dépendant vivant en situation de précarité. Les données ont été analysées selon une méthode d’analyse thématique.
• Résultats :
Douze thèmes ont émergé des entretiens, mettant en évidence les principaux freins rencontrés par les médecins : barrière linguistique, faible connaissance en santé, isolement social, désorganisation du mode de vie, manque de motivation des patients, ou encore représentations négatives de l’insuline. D’autres thèmes ont souligné le rôle important du médecin généraliste, les limites des outils éducatifs actuels, les difficultés de collaboration interprofessionnelle et les retards dans le diagnostic ou le suivi. Des pistes d’amélioration concrètes ont été formulées, telles que le développement d’outils adaptés, la création de structures éducatives de proximité, ou encore l’importance de la formation continue des soignants.
• Conclusion :
Les médecins généralistes jouent un rôle essentiel dans l’éducation thérapeutique des patients précaires atteints de diabète de type 2 insulino-dépendant. Toutefois, ce rôle est souvent assumé dans un contexte difficile, sans moyens adaptés. Renforcer les ressources disponibles, faciliter le travail en réseau, et intégrer les réalités sociales des patients dans les stratégies éducatives seraient une bonne chose pour améliorer la qualité de la prise en charge.
| Chebli - Soufiane | Université catholique de Louvain | | | |
| Les freins à la promotion de l'activité physique chez les adultes âgés de 18 à 64 ans chez les médecins généralistes à Bruxelles | Ce travail de fin d’études a tenté d’explorer les freins à la promotion de l'activité physique par
les médecins généralistes à Bruxelles auprès d'adultes âgés de 18 à 64 ans. Bien que les
bénéfices de l’activité physique soient reconnus pour prévenir les maladies chroniques, son
intégration dans les consultations restait limitée.
Une étude qualitative a été réalisée auprès de dix médecins généralistes exerçant à Bruxelles,
sélectionnés par échantillonnage intentionnel et par méthode boule de neige. Des entretiens
semi-dirigés ont été menés, enregistrés puis retranscrits intégralement afin d’en réaliser une
analyse thématique.
Les résultats ont mis en évidence plusieurs freins principaux. Parmi les freins organisationnels
figuraient le manque de temps, la surcharge administrative et la rémunération à l’acte qui
décourageaient une approche préventive. Des obstacles personnels ont également été relevés,
notamment le manque de formation initiale adéquate, la perception d'une crédibilité réduite
lorsque le médecin lui-même ne pratiquait pas d'activité physique, ainsi qu’un sentiment de
découragement face au manque de motivation des patients. Enfin, certains facteurs liés aux
patients eux-mêmes, comme les douleurs chroniques, la fatigue et les difficultés financières,
ont compliqué la promotion effective de l’activité physique.
Ce travail a permis d’identifier des pistes concrètes d'amélioration telles que renforcer la
formation des médecins, mieux valoriser la prévention en consultation, et développer une
collaboration interdisciplinaire efficace. Ces recommandations visaient à permettre aux
médecins généralistes de jouer pleinement leur rôle en matière de prévention et de promotion
de la santé. | Ndayisenga - Eddy | Université catholique de Louvain | | | |
| Quels sont les freins et les facilitateurs à l'abord de la santé sexuelle par les personnes âgées en médecine générale ? | La santé sexuelle représente un déterminant clé de la santé globale. Pourtant, de nombreux obstacles en limitent l’abord en médecine générale, et en particulier auprès des personnes âgées. A ce sujet, des mythes et des croyances persistent. Par ailleurs, le terme de personne âgée est difficile à définir et varie suivant les sources.
Au travers de cette étude, l’objectif a été d’identifier des freins et des facilitateurs à l’abord de la santé sexuelle en médecine générale par les personnes âgées. Seule la perspective des patients a été étudiée.
Une étude qualitative a été menée. Des patients résidant à Liège, âgés de 60 ans et plus, ont été interrogés. Ce travail a débuté par une revue de la littérature puis un guide d’entretien semi-structuré a été élaboré afin de récolter des données.
La sexualité est vécue et interprétée différemment selon les individus.
Plusieurs obstacles concernant la discussion de la santé sexuelle en médecine générale ont été mis en évidence par les patients interrogés. Des facilitateurs ont également été évoqués afin d’encourager le dialogue à ce sujet.
Cette étude met en évidence la nécessité d’aborder la santé sexuelle en médecine générale avec les personnes âgées. Les obstacles à la discussion se sont révélés multiples et variables selon les individus. Dans cette recherche, certaines pistes ont été identifiées afin de faciliter la discussion malgré les freins évoqués.
Ces résultats mériteraient d’être explorés davantage dans le cadre de recherches futures. | Lehéricey - Gwendoline | Université de Liège | | | |
| Les incertitudes des médecins généralistes exerçant en milieu rural face aux urgences médicales : causes et pistes d’amélioration | Introduction
Les médecins généralistes constituent le premier recours du système de soins, en particulier en milieu rural où l’accès aux urgences est limité. La gestion de ces situations critiques est source d’incertitude, en lien avec des ressources variables, l’isolement professionnel et la diversité des contextes d’intervention.
Méthode
Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été menée auprès de dix médecins généralistes exerçant en zone rurale en Wallonie. Les participants ont été sélectionnés selon des critères d’expérience clinique, de lieu d’exercice et d’exposition récente à des situations d’urgence. Les entretiens ont été retranscrits et analysés selon une approche thématique déductive.
Résultats
Huit grands thèmes ont émergé. L’incertitude diagnostique était alimentée par le manque d’information clinique, l’isolement, les situations cliniques atypiques et le stress aigu en situation d’urgence. Les médecins décrivaient le recours à l’intuition clinique, à l’entraide collégiale, et à des stratégies adaptatives comme la checklist ou les protocoles appris. La communication de l’incertitude variait selon le contexte et la relation au patient. Enfin, l’expérience et la formation continue apparaissaient comme des leviers essentiels pour renforcer la prise en charge.
Conclusion
Ce travail met en évidence les défis spécifiques auxquels les généralistes ruraux sont confrontés dans la gestion des urgences. Il souligne la nécessité d’un renforcement de la formation continue, d’une meilleure préparation pratique, et d’un soutien accru pour faire face à l’incertitude en première ligne.
Mots-clés : médecine générale, santé en zone rurale, urgences, incertitude, prise de décision clinique | Mauhin - Olivier | Université de Liège | | | |
| Quels sont les besoins et les attentes des patients concernant la consommation de compléments alimentaires à base de magnésium ? Interviews menées auprès de patients adultes de la région de Huy | Introduction : Le magnésium est un ion abondant de l’organisme humain, impliqué dans un grand nombre de processus biochimique. Il participe notamment au bon fonctionnement de différents organes, des muscles, des nerfs et à l’homéostasie osseuse. Le magnésium fait partie des compléments alimentaires les plus consommés en Belgique. Ce travail a pour but de comprendre l’attirance et les attentes des patients pour ce complément.
Méthodologie : Étude qualitative par entretien semi-dirigé auprès de patients de la région de Huy. Analyse réalisée par catégorisation conceptualisante de verbatims.
Résultats : 11 participants de 27 à 62 ans se sont portés volontaires pour cette étude, majoritairement des femmes (8 participants sur 11). L’analyse est développée sous 3 angles :
1- L’individu avec sa recherche de soin personnalisé, son besoin d’autonomie et son point de vue sur le rapport qualité-prix des compléments alimentaires en magnésium.
2- Le groupe : l’entourage des participants (proches, médecins, pharmaciens, …). Les participants s’attendent à retrouver dans ce groupe, des personnes de confiance, capables de donner des conseils éclairés et un médecin présent en seconde ligne.
3- Le système : la société dans laquelle l’individu évolue. Face à l’engouement naissant pour le magnésium, l’industrie pharmaceutique a créé une impression de complément alimentaire indispensable pour une bonne santé. Il en résulte un choix abondant, à un prix pas toujours abordable.
Conclusion : Cette étude suggère que les consommateurs, bien qu’appréciant l’autonomie possible grâce aux compléments en magnésium, souhaitent un accompagnement de qualité dans leur démarche de soin. Pour le médecin généraliste, cela implique de prendre en considération la spécificité de leur patient, de proposer des solutions adaptées et d’agir comme barrière contre la désinformation marketing.
| Remy - Océane | Université catholique de Louvain | | | |
| Contraception volontaire définitive : quels facteurs influencent la communication et l’accès à l’information en médecine bruxelloise de première ligne ? | Introduction : Les stérilisations à visée contraceptive font partie des méthodes autorisées en Belgique, bien qu’elles y soient encore peu pratiquées comparativement à d’autres pays, en particulier la féminine. La contraception étant un sujet récurrent de consultation en première ligne, l’implication des médecins généralistes dans l’accès à l’information sur les méthodes définitives est encore peu étudiée dans la littérature.
Objectif : Identifier les facteurs qui influencent la communication autour des contraceptions volontaires définitives, masculines et féminines, en explorant le point de vue des médecins généralistes, afin de mieux comprendre les dynamiques qui entourent l’accès à l’information sur ces méthodes.
Méthodologie : Huit entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de médecins généralistes exerçant à Bruxelles, dont une proportion significative travaille en planning familial. L’analyse thématique qualitative a permis d’explorer leur vécu concernant la stérilisation à visée contraceptive.
Résultats : Cinq thèmes ont été identifiés : (1) Les multiples influences qui façonnent l’abord de la contraception. Perçue comme intime, celle-ci est influencée aussi bien par des habitudes cliniques que par des facteurs non médicaux. (2) La persistance d’une charge contraceptive majoritairement assumée par les femmes, ainsi que le rôle des médecins généralistes dans l’implication des hommes, notamment via les méthodes définitives. (3) Le poids des représentations des médecins, tant sur la contraception, l’injonction à la maternité que sur les patient·e·s. (4) La spécificité des méthodes définitives, qui, par leur irréversibilité, suscitent la crainte de regrets et interrogent plus largement la place du non-désir d’enfants dans notre société. À cela s’ajoutent des enjeux d’accessibilité, perçue comme facilitée pour les hommes. (5) La manière dont la contraception définitive s’inscrit dans un cadre sociétal particulier.
Conclusion : La spécificité de la contraception, qui place les médecins dans une posture de conseil, met en lumière l’impact majeur de leurs représentations sur la contraception, la maternité et les patient·e·s dans l’offre contraceptive. Face au conflit éthique que peut susciter la stérilisation à visée contraceptive, la communication devient un levier essentiel pour garantir un choix réellement éclairé aux patient·e·s.
Mots-clés : vasectomie, ligature des trompes, médecins généralistes, étude qualitative, représentations médicales, éthique, communication. | Vossen - Leïla | Université catholique de Louvain | | | |
| Quelles sont les alternatives proposées par le médecin généraliste pour limiter l’affluence de patients se présentant aux Urgences de façon inappropriée afin de limiter le risque de surcharge ? Revue qualitative réalisée auprès de médecins généralistes de la région liégeoise. | Introduction : En tant que médecin généraliste (MG), nous interagissons régulièrement avec
les services d’urgence (SU) afin d’orienter au mieux les patients. Cependant, la surpopulation
des SU est devenue préoccupante ces dernières années. Elle survient lorsque l’offre de soins
est insuffisante pour couvrir la demande, les patients y recourant pour des problèmes mineurs
ne relevant pas de l’urgence médicale. En parcourant la littérature, il en ressort qu’un grand
nombre de patients fréquentant les SU pourraient être pris en charge par un MG. L’objectif est
donc, à travers cet ouvrage, de dégager des alternatives proposées par la première ligne de
soins pour endiguer cette surpopulation des SU. Dans une moindre mesure, il était important
de clarifier le ressenti des MG par rapport à ces solutions et les rapports qu’ils entretiennent
avec les SU.
Matériel et méthodes : Ce travail est une étude qualitative réalisée auprès de 10 MG,
interrogés sous forme d’entretiens individuels semi-dirigés à l’aide d’un questionnaire
préalablement élaboré sur base d’une recherche de la littérature. L’analyse par thèmes du
contenu a été la méthode retenue.
Résultats : Les participants évoquent un taux de renvoi des patients aux SU variable, de 1
fois par semaine à 1 fois par mois. Selon eux, les principaux motifs de recours aux SU sont :
le caractère sévère et inquiétant ressenti par le patient concernant sa maladie, la rapidité et la
facilité d’accès à des examens complémentaires, l’aspect financier, le recours spontané, le
manque de disponibilité et la pénurie des MG. Par ailleurs, les MG sont plus enclins à référer
quand ils jugent la situation médicale comme inquiétante et nécessitant des examens
complémentaires, s’ils connaissent le médecin urgentiste ou si une hospitalisation en découle.
Les alternatives proposées comprennent notamment un tri médical efficace, une meilleure
disponibilité du MG, une amélioration de la communication avec les urgentistes,
l’instauration de postes médicaux ou de permanences de médecine générale et l’éducation du
patient.
Conclusion : Certaines solutions sont déjà en application mais encore insuffisamment
adaptées au contexte loco-régional. La surpopulation des SU se produisant à différents
niveaux (Input-Throughput-Output), les futures réformes doivent être multimodales. Le MG a
un rôle majeur à jouer notamment au niveau de l’Input par son rôle de facilitateur en santé, de
coordinateur et de soignant de première ligne.
Mots-clés : emergency misuse, emergency (over)crowding, general practice, solutions | Lemaire - Margot | Université de Liège | | | |
| Quel est le vécu du généraliste belge qui cède un antibiotique? - Discussion à partir du retour de prescription | Introduction
La médecine générale est un large pourvoyeur de prescription d’antibiotiques. Malgré une prise de conscience générale, la Belgique est classée 19e pays européen sur 27 en termes de prescription. Les généralistes belges peuvent donc faire mieux. Ils prescrivent vraisemblablement toute une série d’antibiotiques dans des affections qui n’en nécessiteraient pas. Nous prenons comme point de départ la problématique de santé publique et le retour de prescription des généralistes.
Méthode
Une revue de littérature dans différents moteurs de recherche a été réalisée en 2024. Par la suite, une recherche qualitative avec entretiens semi-dirigés en collaboration avec une dizaine de généralistes localisés en Wallonie et à Bruxelles a été mise en place. Étudier le vécu et les facteurs qui amènent le généraliste à céder cet antibiotique à son patient dans notre contexte belge est l’objet de cette étude. L’objectif principal est d’aborder pourquoi ils cèdent plus que prévu ce fameux antibiotique au cœur de leur consultation. Le recrutement des sujets s’est fait majoritairement par mails. Les critères d’exclusion et d’inclusion sont peu nombreux. Une analyse thématique des résultats a été effectuée avec les verbatims obtenus.
Résultats
Les généralistes ont confirmé qu’ils pouvaient certainement encore s’améliorer dans leur prescription d’antibiotiques et se sentent responsables de leur prescription. Mais, ils se sentent fortement limités par les attentes du patient : gestion difficile du conflit et la volonté de maintenir une relation thérapeutique de confiance avec le patient restent les enjeux majeurs dans cette problématique. Certains éléments comme la forme du médecin, les émotions, la peur de complications ou la gestion de l’incertitude rendent la prescription d’antibiotiques plus rapide. Le retour de prescription aide les médecins à se positionner. Ils souhaitent que cela reste indicatif et accorde une grande importance à leur liberté thérapeutique.
Discussion
Le vécu du généraliste qui cède un antibiotique est une problématique complexe. Certains éléments favorisent cette prescription tandis que d’autres l’aident à ne pas céder. Continuer coute que coute à sensibiliser les patients et les médecins dans l’avenir est la solution commune trouvée dans les interviews. Les médecins interrogés aimeraient que les patients soient éduqués à ne pas systématiquement réclamer ce traitement. Il est également important de continuer à sensibiliser le médecin pour le rendre plus convaincu de l’importance de l’enjeu et l’aider dans sa négociation avec le patient quand il a du mal à dire non. Enfin, renforcer la communication autour d’une décision médicale partagée est un objectif à atteindre. | Dumouch - François-Xavier | Université catholique de Louvain | | | |
| Évaluation de la conformité des pratiques de prescription des inhibiteurs de la pompe à protons au sein d’un cabinet de médecine générale en région liégeoise : Mise au point et recommandations pour l’amélioration de la qualité. | Introduction
Les inhibiteurs de la pompe à protons sont largement prescrits pour le traitement des troubles gastro-intestinaux liés à la régulation de l’acidité. Cependant, leur sur-prescription pose un problème de santé publique, en raison de l’augmentation des coûts et en exposant les patients à des risques inutiles. Cette étude, menée sous forme d’assurance qualité, vise à évaluer la conformité des prescriptions aux recommandations en vigueur afin d’identifier un éventuel mésusage de ces médicaments. Dans un second temps, nous proposerons des pistes d’amélioration pour optimiser leur utilisation en médecine générale.
Méthodologie
Ce travail d’assurance qualité repose sur un audit des prescriptions d’inhibiteurs de la pompe à protons, au sein d’un cabinet de médecine générale situé en région liégeoise. L’étude porte sur les patients adultes ayant bénéficié d’au moins une prescription d’inhibiteurs de la pompe à protons sur la période du 01/01/2020 au 31/08/2023.
Résultats
L’analyse des résultats rapporte un mésusage des inhibiteurs de la pompe à protons dans environ 60% des cas, ce qui confirme l’hypothèse initiale. Ce mésusage se répartit en deux entités distinctes : la prolongation injustifiée de traitements initialement bien indiqués (33,5%), et une initiation sans indication reconnue (26,5%). Les causes varient selon l’âge des patients : la prévention injustifiée avec AINS, le stress ou les chirurgies bariatriques chez les moins de 65 ans, et les prescriptions post-hospitalisation sans réévaluation et injustifiées chez les patients âgés de plus de 65 ans. Ces constats mettent en lumière la nécessité d’une réflexion sur les pratiques de prescription, ouvrant ainsi la voie à des pistes d’amélioration sur la pertinence de celles-ci.
Conclusion
Cette étude met en évidence une prescription trop souvent initiée ou prolongée sans indication claire ni réévaluation de la pertinence des inhibiteurs de la pompe à protons. Bien que les causes de ce mésusage varient selon l’âge, elles révèlent des mécanismes similaires de banalisation du traitement. Les résultats de ce travail d’assurance qualité rappellent l’importance d’une prescription plus raisonnée, dans le but de garantir un usage plus pertinent et plus rationnel des inhibiteurs de la pompe à protons en médecine générale. | Chariot - Manon | Université de Liège | | | |
| L'acceptation des assistants de pratique en médecine générale par les patients belges francophones du Hainaut ; étude qualitative | Introduction : Face à l’augmentation de la demande de soins et la pénurie de médecins généralistes constatées en Belgique, une nouvelle profession paramédicale d’ « assistant de pratique » a été créée. Elle permettrait entre autres de soutenir les médecins généralistes qui délégueraient à cet assistant des tâches administratives et médico-techniques, lui permettant ainsi de se recentrer sur les tâches médicales et d’augmenter l’accessibilité aux soins. Cette étude vise à évaluer l’acceptation des assistants de pratique en médecine générale par les patients belges francophones du Hainaut, et si celle-ci pourrait être influencée par leur âge, le type de pratique de leur médecin généraliste et la tâche déléguée.
Méthodologie : Etude qualitative auprès de 8 patients sous forme d’entretiens semi-dirigés réalisés à l’aide d’un guide d’entretien. Analyse thématique du discours des patients.
Résultats : Cette nouvelle profession, peu connue des patients, suscite notamment des interrogations organisationnelles et financières. Certaines tâches déléguées pourraient impacter leur sécurité. Une relation de confiance pourrait s’établir avec l’assistant de pratique et favoriserait une continuité des soins, mais ce dernier pourrait également impacter la relation médecin-patient. D’un côté cela permettrait d’alléger le travail des médecins, mais d’un autre cela favoriserait un temps de consultation réduit, un travail « à la chaine ». N’ayant pas les compétences pour remplacer le médecin, il serait davantage une aide face à la pénurie d’infirmiers/ères. S’il se montre compétent, d’autres tâches pourraient lui être déléguées.
Discussion et conclusion : L’intégration de ce nouveau rôle en médecine générale semble être accueilli de manière favorable par les patients de la région étudiée s’il permet un accès facilité aux soins et une meilleure prise en charge. Il faudra toutefois se montrer ouvert à la discussion et fournir des explications adéquates. La délégation du prélèvement sanguin veineux fait particulièrement l’objet de réticences, un manque de supervision est rédhibitoire. La formation d’assistant de pratique n’étant pas encore organisée en fédération Wallonie-Bruxelles, il est d’autant plus important de prendre en compte l’expérience des pratiques étrangères intégrant déjà ce rôle en médecine générale.
Mots-clés : assistants de pratique, assistants médicaux, paramédical, médecine générale, soins primaires, médecin généraliste, patient, acceptation, délégation de tâches, transfert de compétences, aide à la consultation. Indexation : QD12, QP25, QP42, QS44.
| Flament - Sandy | Université catholique de Louvain | | | |
| Les PFAS dans le lait maternel ont-elles un effet sur la santé du nourrisson ? Une revue critique de la littérature | Introduction
Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), ou « polluants éternels », sont présentes dans l’environnement et des ont effets potentiellement néfastes sur la santé humaine. L’allaitement, recommandé pour ses nombreux bénéfices, peut devenir une voie d’exposition aux PFAS préoccupante pour les nourrissons. Cette revue de littérature vise à évaluer si la présence de PFAS dans le lait maternel est associée à des effets sur la santé des nourrissons.
Méthodologie
Une recherche bibliographique a été réalisée dans plusieurs bases de données en utilisant des équations combinant les concepts de la question de recherche. Les critères d’inclusion concernaient des études humaines publiées il y a moins de 5 ans. Les articles ont été sélectionnés puis analysés.
Résultats
17 articles ont été inclus. Plusieurs études montrent une association entre une exposition postnatale aux PFAS et des risques de troubles métaboliques, des effets neurodéveloppementaux et une réponse immunitaire altérée. D’autres études n’ont pas mis en évidence de lien significatif. Les résultats semblent dépendre du type de PFAS, du sexe de l’enfant, du contexte socio-économique et de la durée de l’allaitement exclusif.
Discussion
Les données disponibles suggèrent un lien possible entre l’exposition aux PFAS via le lait maternel et certains effets délétères sur la santé du nourrisson. Toutefois, la grande hétérogénéité des études, l’absence de mesure directe dans le lait, ainsi que le rôle potentiellement protecteur de l’allaitement compliquent l’interprétation des résultats.
Conclusion
L’allaitement maternel reste fortement recommandé. Cependant, dans un contexte de contamination environnementale accrue, il semble nécessaire d’informer les familles et de poursuivre les recherches afin d’évaluer les risques potentiels liés aux PFAS. | Cumps - Arielle | Université catholique de Louvain | | | |
| Analyse qualitative des connaissances et des motivations des patients concernant la récupération du goût et de l’odorat après l’arrêt du tabac | Le tabagisme est un enjeu majeur en santé publique. Cette étude qualitative explore les motivations à l’arrêt du tabac et la perception des effets néfastes de ce dernier sur le goût et l’odorat chez neuf patients fumeurs suivis en maison médicale. Les résultats montrent que si la santé et les aspects économiques restent les principales motivations, la récupération des sens, bien que peu connue, constitue une motivation secondaire intéressante. Ce travail propose des pistes concrètes pour intégrer plus aisément la tabacologie en consultation. | GRIGNARD - Clément | Université de Liège | | | |
| La rupture thérapeutique initiée par le médecin généraliste dans un contexte de trouble de la relation : une étude qualitative en Région de Bruxelles-Capitale et ses alentours | Introduction : Au sujet de la rupture thérapeutique par le médecin généraliste, la loi et le
code de déontologie médicale belges offrent un cadre éthique et légal général. En Belgique,
à l'heure actuelle, nous n'avons aucune idée du vécu des médecins généralistes lorsque, de
leur point de vue, une relation thérapeutique est brisée.
Objectif : L’objectif de cette étude est d’apporter un éclairage sur le ressenti des médecins
généralistes lorsqu’ils sont confrontés au processus de rupture et à la nécessité de continuité
qui en découle, afin d'en améliorer la compréhension et de la rendre la plus éthique et
acceptable possible, pour le médecin comme pour le patient.
Méthode : Recherche exhaustive de la littérature suivie d’une étude qualitative par
entretiens semi-dirigés. L’approche d’analyse choisie est la construction progressive et
inductive de catégories conceptualisantes.
Résultats : Les médecins généralistes interrogés valorisent une relation thérapeutique fondée
sur la compétence, l’éthique et la réciprocité. Malgré des tentatives de restauration du lien
en cas de conflit, certains comportements émergeant dans un contexte relationnel précis,
peuvent mener à une rupture. Celle-ci, bien que perçue comme un phénomène rare, est
vécue comme nécessaire mais émotionnellement difficile. La continuité des soins est perçue
comme essentielle mais parfois difficile à garantir. De plus, la manière de procéder à la
continuité n’est pas consensuelle. Le vécu et la gestion de la rupture varient selon le contexte
relationnel et organisationnel.
Discussion : Le vécu des MG montre que les principes déontologiques sont bien ancrés. Ce
travail souligne le besoin de données quantitatives sur les ruptures thérapeutiques et propose
d’étudier les leviers de continuité des soins, notamment en zones de pénurie. Il suggère
d’outiller les médecins grâce à des groupes de parole ou des supervisions pour un meilleur
accompagnement émotionnel. Un cadre juridique trop strict en termes de continuité est jugé
inadapté au terrain, particulièrement en cas de pénurie. Une meilleure formation à la
communication et à la gestion des ruptures est recommandée. Enfin, sur le plan
institutionnel, les médecins généralistes devraient être soutenus pour garantir la continuité
tout en respectant leur liberté professionnelle.
Mots-clés : relation médecin-patient, rupture, continuité des soins | Etesse - Claire | Université catholique de Louvain | | | |
| Est-ce qu’une action coordonnée entre les médecins généralistes de la maison médicale de Aye et la pharmacie du village peut avoir un impact sur le retour des médicaments non utilisés ? Une recherche action. | Introduction : En amont de ce travail, se trouve une première prise de conscience : l’existence d’un lien étroit entre l’environnement et la santé. L’exploration de cet enjeu m’a permis de constater que de nombreux soignants et, a priori, de nombreux patients avaient peu ou pas connaissances de la problématique des médicaments non utilisés. Mal gérés, ces derniers peuvent avoir des impacts néfastes sur l’environnement et la population. La sensibilisation des professionnels de santé et des patients apparaît comme un premier pas vers une médecine plus durable.
Méthodologie : Une recherche-action interdisciplinaire et collaborative menée par différents professionnels de santé dans la localité de Aye - concentrée autour d’une seule maison médicale et d’une seule pharmacie - visant à évaluer l’efficacité d’une campagne de sensibilisation afin d’améliorer le retour des médicaments non utilisés à la pharmacie de Aye.
Résultats : Le nombre total de personnes ayant rapporté des médicaments inutilisés a augmenté de 50%. La hause du volume de médicaments non utilisés rapportés en pharmacie était de 87%. Ces résultats pourraient être le fruit d’une étroite collaboration entre la maison médicale de Aye et la pharmacie de Aye, ainsi que de l’évolution des pratiques et de la dynamique au sein de l’équipe soignante de la maison médicale.
Conclusion : L’action conjointe des professionnels de santé et des patients permet d’obtenir des résultats à échelle locale afin de diminuer le gisement des médicaments non utilisés dans notre écosystème. Pour cela, la sensibilisation et l’éducation des différents acteurs sont cruciales. Permettant de construire des ponts entre la santé et l’environnement, ce travail s’inscrit dans la poursuite d’une médecine plus durable. Néanmoins, une telle approche pourrait s’imaginer à plus large échelle, permettant ainsi d’objectiver les résultats
| Henin - Claire | Université catholique de Louvain | | | |
| Protection solaire et adolescence : quelle place pour le médecin généraliste dans la prévention des cancers de la peau ? Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 10 adolescents dans la commune de Hannut | Introduction
Devant l’explosion des cas de cancers de la peau, la protection solaire représente un enjeu de santé publique majeur. Adopter des comportements photoprotecteurs dès le plus jeune âge est la clé pour limiter les effets néfastes de l’exposition au soleil. Pourtant, les adolescents continuent à prendre des risques, loin des recommandations. Le rôle du médecin généraliste, bien qu’étant reconnu comme un acteur fondamental de la prévention au sens large, est peu étudié dans la littérature à ce sujet. L’objectif principal de ce travail est d’explorer la place du médecin de famille parmi les sources informatives et éducatives existantes et identifier les éventuelles barrières ou leviers qui impactent son influence en tant qu’acteur de prévention.
Méthodologie
Cette étude repose sur une approche qualitative au travers de dix entretiens semi-dirigés, menés auprès d’un groupe d’adolescents âgés de 16 à 18 ans. Un guide d’entretien, préalablement conçu, a servi de fil conducteur à ces échanges. Après l’analyse thématique, les données ont été organisées suivant les principes de la méthode SWOT. Cette classification a ensuite servi de base de réflexion pour développer des recommandations concrètes destinées aux médecins généralistes afin de renforcer leur approche auprès des adolescents.
Résultats
Pour les adolescents interrogés, le médecin généraliste n’a pas joué un rôle significatif dans leurs connaissances et leur éducation aux mesures de photoprotection. Ils reconnaissent cependant l’importance de ce rôle, soulignant la légitimité du médecin à aborder ce sujet par sa position de figure d’autorité et de confiance.
Conclusion
Dans la prévention des cancers de la peau chez l’adolescent, les médecins généralistes occupent donc une position potentiellement influente mais encore largement sous-exploitée à l’heure actuelle. Pour que ce potentiel puisse se concrétiser, il est nécessaire de surmonter certains obstacles et de s’adapter aux réalités du monde adolescent. Des stratégies d’action se dessinent, invitant à repenser la place du généraliste dans cette démarche de prévention. | Bertrand - Laurine | Université catholique de Louvain | | | |
| Quelles sont les stratégies d’auto-gestion mises en place pour les patients atteints du syndrome du côlon irritable et quel est l’impact de ces stratégies sur les symptômes et sur la qualité de vie ? Revue de la littérature | INTRODUCTION: Le syndrome du côlon irritable est une pathologie gastro-intestinale fonctionnelle fréquente dont la physiopathologie reste incertaine. Il se caractérise par des douleurs abdominales, des ballonnements et des troubles du transit gastro-intestinal. Cette maladie est considérée comme un fardeau, une pathologie chronique qui entraîne une surconsommation des soins de santé. Des stratégies d’auto-gestion sont décrites et ont montré des effets sur la qualité de vie et les symptômes des patients.
OBJECTIF : Identifier les stratégies d’auto-gestion existantes et évaluer leur impact sur la qualité de vie et les symptômes des patients atteints du syndrome du côlon irritable, ainsi que les mettre en perspective avec la littérature existante.
MÉTHODE : Les recherches pour la réalisation de cette revue narrative de la littérature ont été effectuées dans la base de données PubMed. Les critères d’inclusion des articles étaient les revues primaires publiées à partir de 2017 se concentrant sur les stratégies d’auto-gestion du syndrome du côlon irritable chez les patients de plus de 18 ans. Les articles secondaires, évoquant d’autres pathologies ou qui concernaient une population pédiatrique ont été exclus.
RÉSULTATS : Dix-sept études ont été identifiées comme pertinentes pour répondre à la question de recherche. Les résultats démontrent qu’il existe des stratégies d’auto-gestion efficaces dans l’amélioration des symptômes et de la qualité de vie des patients atteints du syndrome du côlon irritable. La majorité des patients atteints étaient des femmes.
DISCUSSION ET CONCLUSION : Les stratégies d'auto-gestion sont de plus en plus reconnues dans la prise en charge du syndrome du côlon irritable. L'éducation thérapeutique, l'accompagnement personnalisé et la thérapie cognitivo-comportementale ont aidé les patients à mieux comprendre leur maladie et à acquérir des compétences d'auto-gestion, améliorant ainsi leurs symptômes et leur qualité de vie. L'intégration des technologies numériques en médecine a facilité l'accès des patients aux programmes de thérapie cognitivo-comportementale et a permis la personnalisation diététique. Des approches complémentaires comme le yoga ou les exercices de respiration ont également montré des bénéfices mais nécessitent des études à plus long terme. Le développement du numérique pourrait renforcer l’autonomie des patients tout en améliorant le suivi. L’intégration d’outils diagnostiques, la coordination et la personnalisation des soins constituent des leviers clés pour améliorer la qualité de vie des patients atteints du syndrome du côlon irritable.
MOTS CLÉS : syndrome du côlon irritable, auto-gestion, symptômes, qualité de vie, médecine générale. | Colak - Selin | Université de Liège | | | |
| Prévention secondaire de la maladie d’Alzheimer chez le patient isolé au domicile présentant des troubles cognitifs débutants. Une revue systématique de la littérature. | Introduction
Le vieillissement global de la population pose des défis importants, notamment dans la prise en charge des troubles cognitifs. Des outils existent pour aider les médecins généralistes à repérer ces troubles. Une fois repérés, certaines interventions préventives montrent leur efficacité à un stade précoce mais sont peu efficaces une fois la démence installée. L’objectif de ce travail est d’identifier les meilleures pratiques de prévention secondaire pour ralentir le déclin cognitif chez les patients vivant à domicile avec des troubles cognitifs légers et suivis en première ligne.
Méthodes
Nous avons réalisé une revue systématique de la littérature. Les études incluses après application des critères sont des essais contrôlés randomisés publiés entre 2015 et 2025. Les bases de données utilisées sont PubMed, Embase et Cochrane Library. La sélection des études a suivi les étapes du diagramme PRISMA : identification, sélection sur titres et résumés, lecture complète et extraction des données. La qualité des études a été évaluée avec l’échelle SANRA. Les données ont été synthétisées de manière narrative en fonction des types d’intervention et des résultats cliniques.
Résultats
Parmi les 205 articles identifiés, 11 études ont été incluses après application des critères de sélection PRISMA. Les études retenues, publiées entre 2015 et 2025, portent sur des patients de plus de 60 ans vivant à domicile avec des troubles cognitifs légers. Elles incluent une méta-analyse et dix essais contrôlés randomisés. Les interventions évaluées concernent l’activité physique, la stimulation cognitive, la prévention des chutes, la gestion des risques cardiovasculaires et la pleine conscience. Les effets observés incluent une amélioration de la fonction cognitive, de la qualité de vie, de la capacité fonctionnelle ainsi qu’une réduction des chutes.
Conclusion
Cette revue systématique met en évidence les bénéfices potentiels d’approches multidimensionnelles combinant activité physique, stimulation cognitive, conseils nutritionnels et soutien psychosocial. L’adhésion aux interventions, influencée par la motivation et le contexte de vie, apparaît comme un facteur clé de succès. Une action précoce et ciblée peut ralentir la progression vers la dépendance, améliorer la qualité de vie et alléger la charge des soins. Des recommandations pratiques sont proposées pour intégrer cette démarche en soins primaires.
Mots-clés : prévention - troubles cognitifs - première ligne – domicile - Alzheimer
| Baami-Mariza - Kente | Université catholique de Louvain | | | |
| Éruption cutanée chez l’enfant traité par pénicilline en médecine générale : véritable allergie ou idée reçue ? Revue de la littérature et état des lieux. | Introduction : Les éruptions cutanées pédiatriques survenant lors d’un traitement antibiotique, notamment à base de pénicilline, sont un motif fréquent de consultation en médecine générale. Bien que ces éruptions soient souvent interprétées comme des signes d’allergie, les données actuelles montrent que la majorité ne relèvent pas d’une véritable hypersensibilité médicamenteuse, mais sont plutôt liées à des infections virales concomitantes. L’étiquetage erroné d’« allergie
à la pénicilline » est fréquent chez l’enfant, entraînant un recours injustifié à des traitements alternatifs. Ce travail vise à faire un état des lieux sur le sujet et améliorer la prise en charge des médecins généralistes.
Méthode : Pour répondre à la question de recherche, une revue de la littérature a été réalisée via le moteur de recherche Pubmed et couvre les dix dernières années.
Résultats : Parmi 250 articles identifiés, 14 ont été retenus pour analyse. Les résultats montrent une surestimation de l’allergie à la pénicilline chez l’enfant, souvent dans le décours d’une éruption cutanée mal interprétée. Le diagnostic différentiel principal est une infection virale concomitante. Le test de provocation orale apparait comme l’outil clé pour confirmer ou infirmer l’allergie, avec un potentiel important pour le « désétiquetage ».
Conclusion: Ce travail met en évidence l’importance d’une évaluation clinique rigoureuse face à une suspicion d’allergie à la pénicilline chez l’enfant, afin d’éviter un étiquetage inapproprié. Le surdiagnostic d’hypersensibilité, fréquent notamment dans les éruptions cutanées post-infectieuses, impacte la prise en charge future de ces enfants. Une harmonisation des pratiques et le développement de recommandations pédiatriques spécifiques sont essentiels pour améliorer la prise en charge de ceux-ci.
Mots clés : Enfant, éruption cutanée, pénicilline, bêta-lactames, allergie, test de provocation orale. | Bogaerts - Kelly | Université de Liège | | | |
| Que peut-on apprendre du vécu des médecins généralistes face au scandale sanitaire des PFAS ayant contaminé l’eau potable en Wallonie ? | Introduction : Les PFAS sont des substances utilisées de manière très large par les industriels depuis les années 60 pour leurs propriétés uniques, ce qui les a amenés à les incorporer dans de nombreux objets du quotidien. La contamination de l’eau potable wallonne par ces perturbateurs endocriniens est un nouvel enjeu majeur de santé publique. La couverture importante des médias à ce sujet ainsi que les potentiels effets néfastes de ces substances ont fait émerger un grand nombre de questions, de la part des patients mais aussi des médecins.
Méthodologie : 9 entretiens semi-dirigés ont été réalisés auprès de médecins généralistes wallons. A l’aide d’un guide d’entretien préétabli, plusieurs thèmes ont été abordés. Une analyse thématique suivie d’un raisonnement inductif ont été réalisés pour tirer des tendances générales.
Résultats : Les médecins généralistes estiment leurs connaissances concernant les PFAS trop faibles voire inexistantes pour pouvoir donner un avis médical fiable aux patients. Les patients sont cependant pour l’instant peu demandeurs d’informations à ce sujet. Le manque de recommandations officielles et de solutions concrètes pour faire face au problème reviennent comme freins principaux à l’évocation du sujet en consultation.
Discussion : Le sujet des PFAS étant relativement nouveau en Belgique francophone, les médecins généralistes font face à de nombreuses difficultés pour aborder le sujet en consultation. Ceux-ci sont néanmoins demandeurs d’informations claires pour pouvoir suivre et conseiller leurs patients. De nombreux autres projets d’études pourraient être envisagés afin de préciser les attentes des médecins généralistes et des patients face à cette polémique, ainsi que les implications socio-économiques et éthiques de cette contamination.
Conclusion : Les médecins généralistes sont un maillon essentiel du système de soins et ont le devoir d’informer les patients sur ce qui peut potentiellement être néfaste pour leur santé. Cette étude permet de mettre en évidence les points à améliorer dans la prise en charge des nouvelles problématiques que posent les PFAS en médecine générale.
| Vandenbulcke - Marie | Université catholique de Louvain | | | |
| Quel est l'impact du suivi au long cours sur la qualité des soins en médecine générale ? Quelles leçons en tirer ? | II) Abstract
Introduction
Ce travail est né d’un questionnement sur l’impact du suivi au long cours sur la qualité des soins en médecine générale. Ce TFE se concentre sur la continuité relationnelle entre un patient et son médecin traitant, dans le contexte belge où le système de santé favorise cette continuité comme le montre le DMG ou l’indice UPC.
Matériel et Méthode
Une étude qualitative a été menée auprès de 11 médecins généralistes bruxellois. Les données ont été recueillies via des entretiens semi-dirigés. Une analyse thématique à l’aide de citations a permis de dégager les grands axes de réflexion.
Résultats
Les médecins associent la qualité des soins à l’écoute, la disponibilité, une bonne connaissance du patient, la prévention et la mise à jour des connaissances. Le suivi au long cours favorise la connaissance fine du patient, renforce la confiance, améliore la compliance et réduit les hospitalisations. Toutefois, il comporte des risques : routine, surtraitement, dépendance du patient, perte d’objectivité ou de cadre, et surcharge émotionnelle pour le praticien. Des initiatives comme le recours aux regards extérieurs, la mise en place de cadre et l’utilisation des outils informatiques permettent entre autres d’en maximiser les bénéfices et d’en limiter les dérives. Les médecins doivent aussi prendre soin d’eux pour être totalement disponible.
Discussion
Les résultats confirment les données de la littérature sur les avantages du suivi longitudinal. Néanmoins, cette étude approfondi l’aspect négatif et les conseils à mettre en œuvre.
Conclusion
Le suivi au long cours en médecine générale améliore globalement la qualité des soins mais doit être régulièrement réévalué pour éviter certaines dérives. Ces conclusions sont intéressantes à connaitre en début de carrière.
| Lacroix - Hadrien | Université catholique de Louvain | | | |
| Quelles stratégies de déprescription des benzodiazépines sont employées par les médecins généralistes de la région jalhaytoise chez les patients adultes souffrant de troubles anxieux et quels sont les freins ou obstacles rencontrés dans ce processus ? | Introduction : Les benzodiazépines sont largement prescrites pour le traitement de l’anxiété. La Belgique figure parmi les pays où la consommation est la plus élevée, avec une prescription par le médecin généraliste dans plus de 80% des cas. Leur usage prolongé expose le patient à des risques de dépendance, de troubles cognitifs et a un impact non négligeable en terme de santé publique. La déprescription est essentielle, mais elle représente un défi en raison de multiples obstacles.
Ce travail visait à analyser les stratégies de déprescription des benzodiazépines à visée anxiolytique en médecine générale dans la région jalhaytoise, en identifiant les pratiques actuelles et les freins rencontrés. Ce travail cherchait à apporter des pistes d’amélioration concrètes aux professionnels de santé pour promouvoir une déprescription plus optimale.
Méthode : Une étude qualitative basée sur des entretiens semi-dirigés auprès de treize médecins généralistes en région jalhaytoise.
Résultats : L’analyse a mis en évidence une perception nuancée des médecins généralistes quant à l’usage des benzodiazépines, soulignant leur efficacité mais aussi les risques d’addiction et d’effets secondaires, ce qui les amène à privilégier des alternatives et à adopter des stratégies de déprescription progressives. Toutefois, de nombreux freins compliquent cette démarche, notamment le manque de motivation et de sensibilisation du patient, le manque de temps, l’inertie thérapeutique et l’absence de protocoles standardisés.
Conclusion : La déprescription des benzodiazépines est un processus complexe, difficilement et insuffisamment mis en pratique. Une prise de décision partagée et une réduction progressive des doses sont des éléments clés. Le processus peut être amélioré à travers une approche combinant sensibilisation, formation et collaboration interprofessionnelle. De nombreux outils existent mais demeurent sous-utilisés, voire méconnus en pratique.
| LECLERCQ - Kyra | Université de Liège | | | |
| Sauver ou périr : Collaboration entre médecins généralistes et médecins du travail dans la prévention primaire de la santé mentale du travailleur. | Introduction : Dans cette étude, nous évaluons le rôle de la collaboration entre médecins généralistes et médecins du travail dans la prévention primaire de la santé mentale du travailleur et les possibilités d’amélioration de cette dernière.
Méthode : Etude qualitative se basant sur la réalisation de conversations semi-dirigées au sein de groupes de discussion composés de médecins généralistes et de médecins du travail exerçant en Province de Liège et sur les réponses des participants à un questionnaire après cette discussion.
Résultats : L’étude se base sur un total de 14 participants dont 2 médecins du travail et 12 médecins généralistes. 4 thèmes principaux ressortent au terme des conservations : la prise de contact interdisciplinaire, les obstacles à la collaboration, les leviers et les solutions proposés pour une amélioration de la collaboration et enfin, les enjeux spécifiques liés à la santé mentale du travailleur. 75 % des participants déclarent observer une modification de leur perception de la collaboration suite à la discussion. Plus de la moitié déclarent percevoir un intérêt d’une collaboration dans le cadre de la prévention primaire de la santé mentale. 3 freins principaux à la collaboration sont relevés : le temps nécessaire, la difficulté de prise de contact et le manque d’informations et de formations quant aux rôles du médecin du travail.
Discussion : La collaboration entre médecins généralistes et médecins du travail dans le cadre de la prévention primaire de la santé mentale du travailleur apparait comme faible voire inexistante à l’heure actuelle. Trois biais principaux à cette dernière sont retrouvés : le manque de connaissance des rôles et des possibilités d’interaction avec la médecine du travail, les difficultés pratiques de communication et, les éléments externes au champ d’action médical ayant un impact sur la santé mentale des travailleurs. Le manque de réalisation de prévention primaire relaté est expliqué par diverses étiologies, notamment le manque de possibilités d’action perçu par les professionnels de la santé. Dans ce contexte, l’intérêt d’une collaboration dans la prévention primaire apparait limité. L’apparition récente de nouveaux outils ayant pour objectif de favoriser la communication entre médecins généralistes et médecins du travail et, la prise en charge de la santé mentale en prévention primaire pourraient être utiles dans la réponse aux enjeux actuels.
| DONDONNÉ - Alexandre | Université de Liège | | | |
| « Comment les résidents perçoivent-ils l’adéquation entre les soins proposés et leur projet de vie ? » : Etude qualitative au CHC Landenne dans le cadre de l’implémentation de l’approche « Goal-Oriented Care » | Contexte:
Les soins de santé traditionnels ne répondent pas toujours aux besoins des personnes âgées.
Leurs priorités et objectifs de vie diffèrent souvent des objectifs médicaux classiques, ce qui
peut entraîner une prise en charge inadaptée et affecter leur qualité de vie. Les soins centrés
sur les objectifs de vie (Goal-Oriented Care ou GOC) proposent une approche plus
personnalisée, fondée sur les priorités des patients. Depuis 2022, la MRS CHC Landenne a
introduit l’approche GOC au cœur de sa pratique.
Objectif:
Explorer la perception des résidents quant à l’adéquation entre leurs objectifs de vie et les
soins proposés dans le cadre du modèle GOC.
Méthodologie
Étude qualitative menée via des entretiens semi-dirigés auprès de onze résidents de la MRS
CHC Landenne.
Résultats:
Les résidents évoquent des objectifs concrets et variés, exprimés de manière informelle,
souvent lors de moments de soin. Les liens affectifs et l’autonomie sont perçus comme
essentiels à leur bien-être. Globalement, ils expriment un sentiment de sécurité et de
satisfaction et jugent la relation avec les soignants chaleureuse, bien que parfois entravée par
le manque de temps ou la rotation du personnel. Les soins sont majoritairement perçus
comme en adéquation avec les préférences personnelles, avec un respect notable de
l’individualité, bien que certains regrettent un manque d’implication dans les décisions. Enfin,
l’approche GOC semble améliorer la qualité de vie perçue, en favorisant une meilleure écoute,
une valorisation des envies personnelles et des relations plus humaines avec les soignants.
Conclusion:
L’étude met en lumière une adéquation partielle mais prometteuse entre les soins proposés
et les objectifs de vie des résidents. Le modèle GOC, encore en cours d’implémentation,
favorise une prise en charge plus humaine et individualisée. L’écoute active, la qualité
relationnelle et le respect de l’identité de chacun apparaissent comme des leviers essentiels
pour améliorer la qualité de vie en maison de repos. | Calvi - Eléonore | Université de Liège | | | |
| Comment améliorer le dépistage de l’albuminurie chez les patients à risque de développer une maladie rénale chronique ? Recherche-action en assurance de qualité au sein d’une maison médicale (Centre Médical du Parc à Bouge) | Introduction : La maladie rénale chronique est un problème de santé publique majeur qui affecte un dixième de la population en Europe occidentale et dont l’effet principal est une majoration de la mortalité globale et en particulier la morbi-mortalité cardiovasculaire. Son dépistage est peu coûteux et consiste en une estimation du débit de filtration glomérulaire et un dosage du rapport albuminurie/créatininurie. Ce dernier est recommandé une fois par an chez les patients à risque (diabétiques, insuffisants rénaux et hypertendus) mais est insuffisamment réalisé en pratique clinique.
Objectif : Ce travail de fin d’étude vise à déterminer si une recherche-action en assurance de qualité menée dans une maison médicale (Centre Médical du Parc à Bouge), permet d’améliorer le dépistage de l’albuminurie parmi trois catégories de patients à risque de développer une maladie rénale chronique (diabétiques, insuffisants rénaux, hypertendus).
Méthodologie : Nous avons réalisé une recherche-action en assurance de qualité en comparant la proportion de patients à risque (diabétiques, insuffisants rénaux et hypertendus) ayant eu une mesure du rapport albuminurie/créatininurie au cours de l’année précédente, avant et après la mise en œuvre d’un plan d’action visant à améliorer ce dépistage, entre le 25 mars 2024 et le 24 mars 2025.
Résultats : La proportion de tous les patients à risque confondus inclus dans l’étude (diabétiques, insuffisants rénaux et hypertendus) ayant eu une mesure du rapport albuminurie/créatininurie au cours de l’année précédente est passée de 37/282 (13,12%) à 223/282 (79,07%). La proportion des patients diabétiques de type 2 ayant eu une mesure du rapport albuminurie au cours de l’année précédente est passée de 17/67 (25,37%) à 53/67 (79,10%), celle des patients avec une insuffisance rénale chronique est passée de 10/40 (25,00%) à 30/40 (75,00%) et celle des patients hypertendus est passée de 34/260 (13,08%) à 206/260 (79,23%).
Conclusion : Le dépistage de l’albuminurie a été amélioré chez les patients à risque inclus dans cette recherche-action en assurance de qualité menée dans le Centre Médical du Parc à Bouge. D’autres études seraient utiles pour évaluer si ces actions peuvent être transposées à d’autres maisons médicales ou à d’autres tests de dépistages pertinents en soins de santé primaires.
| Mersch-Mersch - Gauthier | Université catholique de Louvain | | | |
L'attitude et l'engagement du médecin généraliste face au patient consommateur de substances illicites : étude qualitative auprès de médecins généralistes de la région de Comines-Warneton et région Mouscronnoise. The attitude and commitment of general practitioners towards illicit substance users: a qualitative study of general practitioners in the Comines-Warneton and Mouscron regions. | Introduction : Bien qu’étant souvent la première personne qu’un patient souffrant d'assuétude contactera pour obtenir de l’aide, chaque médecin généraliste a une approche différente dans sa pratique et fait face à des obstacles. Le but de ce TFE sera d’observer la prise en charge des patients souffrant d'assuétude par les médecins généralistes de Comines-Warneton et Mouscron, examiner leur attitude, approche et sentiments face à ces patients, déterminer leur engagement à poursuivre leur traitement.
Méthodologie : Étude qualitative en entretiens semi-dirigés auprès de 16 médecins généralistes de Comines-Warneton et Mouscron, et un médecin spécialisé dans les assuétudes basé à Namur ; 27 questions seront posées aux participants lors d'une interview en présentiel ou distanciel. Les réponses seront enregistrées, transcrites, analysées et comparées.
Résultats : Les médecins généralistes sont insatisfaits (particulièrement les cominois) de la qualité des soins administrés aux patients souffrant d'assuétudes dans leur région. Les principaux obstacles cités sont le caractère chronophage de ces patients, le manque de connaissance des médecins généralistes, le manque de structures ou professionnels de soins qualifiés vers qui référer les patients, et le manque de coopération/motivation de ces derniers.
Conclusion : Certains médecins généralistes de Comines-Warneton et Mouscron sont disposés à effectuer un suivi des patients souffrant d'assuétudes tandis que d’autres rencontrent des difficultés. Tous se heurtent à un manque de temps et de moyens qui détériorent la qualité de la prise en charge et cause une insatisfaction de la part des soignants. Néanmoins il existe des concertations sur le problème et des pistes d’améliorations. Introduction: Although often the first person a patient with substance use disorder will contact for help, each general practitioner has a different approach to their practice and faces obstacles. The aim of this TFE will be to observe the management of patients with substance use disorder by general practitioners at Comines-Warneton and Mouscron, to examine their attitude, approach and feelings towards these patients, and to determine their commitment to continuing their treatment.
Methodology: Qualitative study involving semi-structured interviews with 16 general practitioners in Comines-Warneton and Mouscron, and a doctor specialising in substance use disorders based in Namur. Participants will be asked 27 questions in a face-to-face or remote interview. The answers were recorded, transcribed, analysed and compared.
Results: General practitioners are dissatisfied (particularly those from Comines-Warneton) with the quality of care administered to patients with substance use disorders in their region. The main obstacles cited were the time-consuming nature of these patients, the general practitioner's lack of knowledge, the lack of qualified care structures or specialized practitioners to whom to refer the patients, and the lack of cooperation/motivation from them.
Conclusion : Some general practitioners in Comines-Warneton and Mouscron are willing to take care of patients with a substance use disorder, while others are encountering difficulties. All are faced with a lack of time and resources, which deteriorates the quality of care and causes dissatisfaction on the part of carers. Nonetheless, the problem is being discussed and improvements are being made. | Vesselle - Jonathan | Université catholique de Louvain | | | |
| Comment améliorer la prise en charge des patients alcoolodépendants après un sevrage par les médecins généralistes francophones ? | La problématique de la dépendance à l’alcool, et plus particulièrement la période délicate de l’après-sevrage est une situation fréquemment rencontrée en Médecine Générale. Elle est souvent source de complexité, d’impuissance et de frustration pour les médecins. L’objectif principal de cette étude est de mieux comprendre les obstacles rencontrés par les médecins généralistes francophones dans la prise en charge de ces patients, tout en identifiant des pistes concrètes pour l’améliorer sur le long terme.
Pour y parvenir, une étude qualitative a été menée auprès de neuf médecins généralistes via des entretiens semi-dirigés. L’analyse de ces entretiens, croisée avec les données issues de la littérature scientifique, a permis de dégager cinq thématiques majeures pouvant constituer des freins à une prise en charge optimale : le manque de formation spécifique des médecins en matière d’addictologie, le déni persistant de certains patients face à leur trouble, la stigmatisation sociale et médicale qui entoure la dépendance à l’alcool, la sous-utilisation des traitements médicamenteux disponibles en post-sevrage, ainsi que les lacunes en termes de coordination multidisciplinaire.
En conclusion, ce travail souligne l’importance d’agir sur ces cinq leviers pour améliorer la prise en charge des patients alcoolodépendants, notamment en renforçant la formation des médecins, en brisant les tabous autour de l’addiction, et en favorisant une approche plus collaborative et centrée sur le patient. | Feroumont - Matthieu | Université catholique de Louvain | | | |
| Comment les médecins généralistes peuvent-ils améliorer leur implication dans l’accompagnement des patients en centre de convalescence: une étude qualitative des attentes et perceptions des résidents. | Introduction: Le défi de la prise en charge des personnes vulnérables constitue un enjeu central en médecine générale, en particulier lors d’une perte d’autonomie temporaire. La saturation des hôpitaux n’est plus à même de pouvoir y répondre. Face à cette problématique, les centres de convalescence sont une solution à priori idéale mais rarement proposée ou valorisée.
Objectif: Il existait un manque de données concernant les services de convalescence ; peu d’études ont en effet analysé le rôle d’accompagnateur du médecin généraliste et la perception des patients de leur séjour. L’enjeu principal de cette étude était d’une part de répondre au manque de données soutenant les services de convalescence et de l’autre de mieux y impliquer le médecin généraliste.
Méthode: Étude qualitative observationnelle basée sur 12 entretiens semi-dirigés de patients adultes, référés par leur médecin traitant (MT) pour une perte d’autonomie temporaire, au sein du centre de convalescence de Spa Nivezé. Les données ont été analysées selon une approche thématique.
Résultats: Tous les patients prévoyaient un retour à domicile grâce aux nombreux bénéfices physiques, psychiques et relationnels obtenus par cette approche globale pluridisciplinaire. La socialisation, l’environnement naturel, les repas communs figuraient parmi les solutions inattendues pour une meilleure autonomie. L’implication du médecin généraliste était considérée comme trop limitée et largement perfectible à certaines étapes clés telles que l’identification du patient éligible ou lors de sa sortie, bien que la coordination avec le centre était correcte.
Conclusion: La prescription d'un séjour en centre de convalescence pour une perte d’autonomie temporaire est un acte médical dévalorisé. De nombreuses raisons justifieraient d’y recourir. Les témoignages développés dans ce travail ont permis de sensibiliser le médecin traitant et de l’encourager à endosser adéquatement ce rôle. En sus, la valorisation du milieu naturel dans la réflexion médicale s’avérait justifiée en raison de son apport indéniable. | Labye - Nathan | Université catholique de Louvain | | | |
| Quels sont les facilitateurs et obstacles identifiés par les médecins généralistes à une approche de prévention quaternaire dans le cadre de la prise en charge de l’hypothyroïdie fruste chez le patient adulte hors femme enceinte ? | Introduction : L’hypothyroïdie fruste touche 4 à 20% de la population adulte. Elle nécessite un suivi rigoureux par le généraliste afin d’éviter le surtraitement. Le concept de prévention quaternaire est pertinent mais peu exploré dans cette pathologie. L’objectif de ce travail est d’identifier les facilitateurs et obstacles rencontrés par les médecins généralistes à l’application de la prévention quaternaire dans la prise en charge de l’hypothyroïdie fruste chez l’adulte, hors femme enceinte.
Méthodologie : Une étude qualitative a été réalisée auprès de neuf médecins généralistes. Une revue de la littérature a préalablement été effectuée sur PubMed, suivie de l’élaboration d’un guide d’entretien afin de mener les entretiens semi-dirigés.
Résultats : Les entretiens ont permis d’identifier plusieurs facteurs facilitants l’application de la prévention quaternaire dans la prise en charge de l’hypothyroïdie fruste : une bonne communication avec le patient, la volonté de ne pas nuire, un suivi régulier, la collaboration entre pairs, l’expérience clinique et l’aisance des médecins. Concernant les freins, plusieurs ont été relevés : le manque de recommandations, de sensibilisation et de temps, l’influence des patients, la pression des pairs, les pratiques médicales ancrées et les craintes médico-légales.
Conclusion : Cette étude a proposé des recommandations cliniques, des outils d’aide à la décision et des ressources éducatives pour faciliter l’application de la prévention quaternaire dans la prise en charge de l’hypothyroïdie fruste. Elle a également souligné la nécessité de formations ciblées pour les généralistes.
Mots-clés : Hypothyroïdie fruste, prévention quaternaire, médecin généraliste | Bourdoux - Eloïse | Université de Liège | | | |
Quelles stratégies les médecins généralistes wallons mettent-ils en place pour gérer les demandes de soin de leurs proches? Which strategies do Walloon general practitioners use to better manage their relatives' medical requests? | Introduction : De nombreux médecins généralistes acceptent de procurer des soins médicaux à
leurs proches. Cela peut engendrer des avantages pour les deux protagonistes, mais présente
également plusieurs inconvénients. En Belgique, cette relation entre un soignant et son proche
n’est pas interdite, mais l’Ordre des Médecins appelle à la vigilance. La littérature scientifique
conseille aux deux protagonistes de partager clairement leurs attentes et leurs craintes. Dans
ce travail, nous nous intéressons aux stratégies qui sont utilisées par les médecins généralistes
wallons pour gérer ces demandes de soin.
Méthode : Après une revue de la littérature, l’avis du Comité d’Ethique a été sollicité. Des
médecins généralistes wallons ont été recrutés par courriel, et interrogés via deux focus
groups. Les entretiens ont été retranscrits et codés, pour être analysés via une analyse
thématique de contenu.
Résultats et discussion : Les médecins interrogés se sont exprimés sur leur ressenti lorsqu’ils
sont sollicités par leurs proches pour une question médicale (contrainte, pudeur, surcharge
mentale, complexité, subjectivité et valorisation étaient des thèmes récurrents), sur la
répercussion sur la qualité des soins et sur leur comportement. Les stratégies évoquées étaient
de clarifier les attentes du patient, ainsi que sa position et les implications de son rôle de
soignant, communiquer clairement, évaluer la complexité de la situation médicale avant de
s’engager dans les soins, imposer un cadre de travail adapté, et avoir recours aux confrères.
Conclusion : Lorsqu’ils soignent un proche, les médecins généralistes interrogés accordent de
l’attention à une communication claire et honnête : ils expliquent les difficultés ressenties et
les limites, et recueillent les attentes du patient. Ils imposent un cadre adapté et complètent les
dossiers médicaux avec soin. En cas de doute, ils n’hésitent pas à avoir recours aux confrères. Introduction: A lot of general practitioners agree to give medical care to their relatives. That
can lead to advantages for both protagonists, but also to many disadvantages. In Belgium, this
relationship between a doctor and its relative is not forbidden, but the Order of Physicians
(l’Ordre des Médecins) advises to be vigilant. The scientific literature advises to both people
to share their expectations and their concerns. In this study, we are interested in the strategies
that are used by Walloon general practitioners to manage medical requests from their
relatives.
Methodology: After a literature review, the opinion of the Ethics Committee was sought.
Walloon general practitioners had been recruited by email, and questionned in two focus
groups. The meetings were transcribed and coded, to be analyzed by a thematic content
analysis.
Results and discussion: The practitioners interviewed expressed their feelings about when
they are called for a medical request by their relatives (constraint, modesty, mental overload,
complexity, subjectivity and self-esteem were recurring themes), about the impact on the
quality of care and about their behavior. Strategies cited were getting the patient’s
expectations, clarifying their position and the implications of their role as a caregiver,
communicating clearly, assessing the complexity of the medical situation before giving care,
imposing a suitable working environment, and getting help from colleagues.
Conclusion: When caring for a loved one, interviewed general practitioners pay attention to
the clarity and the honesty of their communication: they explain the difficulties they feel and
the limitations, but also get the patient’s expectations. They impose a suitable environment
and carefully complete the medical files. When they doubt, they get colleagues’ advice. | Gimenne - Marie | Université de Liège | | | |
| Identification des obstacles et pistes d'amélioration pour une meilleure collaboration entre médecins généralistes et psychiatres | Introduction : La santé mentale constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour les soins de première ligne.
Fréquemment confrontés à des troubles psychiques dans leur pratique, les médecins généralistes se retrouvent pourtant souvent seuls face à des situations complexes.
En Belgique, la collaboration avec les psychiatres reste complexe, ce qui nuit fréquemment à la qualité et à la continuité de la prise en charge des patients.
Ce travail de fin d’études vise à explorer les freins rencontrés dans la collaboration entre généralistes et psychiatres, ainsi que les stratégies existantes ou souhaitées pour l’améliorer.
Méthodes : Cette étude repose sur une méthodologie qualitative. Neuf médecins généralistes exerçant en Belgique ont été interrogés au moyen d’entretiens semi-dirigés. Le recueil des données a permis de dégager leurs expériences, leurs perceptions et leurs propositions en matière de collaboration avec les psychiatres. Une analyse thématique a été menée, en lien avec une revue approfondie de la littérature scientifique internationale.
Résultats : Les médecins interrogés soulignent de nombreux obstacles : difficulté à joindre un spécialiste, manque de retours écrits (rapports de consultation), ou encore formation jugée insuffisante en santé mentale. Plusieurs pistes d’amélioration émergent, telles que l’instauration de lignes téléphoniques directes, le développement de réunions interprofessionnelles, l’intégration des psychiatres dans les structures de première ligne, ou encore la désignation de gestionnaires de cas pour renforcer la coordination.
Conclusions : Face à l’ampleur des troubles psychiques en première ligne, une meilleure collaboration entre généralistes et psychiatres apparaît indispensable. Les modèles organisationnels étrangers, comme ceux du Canada, de la Norvège ou des États-Unis, offrent des exemples concrets de dispositifs efficaces. L’étude met en évidence la nécessité de réformes structurelles et organisationnelles : repenser la formation, clarifier les rôles, fluidifier la communication et renforcer le soutien aux médecins généralistes sont des leviers essentiels pour améliorer durablement la prise en charge en santé mentale. | Saffarian Tousi - Aïda | Université catholique de Louvain | | | |
| La médecine est-elle grossophobe ? Etude qualitative de la perception des médecins généralistes sur la stigmatisation et les discriminations liées au poids au sein du monde médical, en région bruxelloise | INTRODUCTION
La grossophobie médicale, un sujet encore trop peu étudié, désigne les discriminations subies par les patient·e·s obèses et/ou en surpoids, au sein du système de soins. Ces discriminations peuvent altérer la qualité de la relation thérapeutique, réduire l’accès aux soins et impacter la santé des patient·e·s. Cette étude vise à explorer la manière dont les médecins généralistes perçoivent ces discriminations, comment ils y réagissent et s’ils y participent dans leur pratique quotidienne.
MÉTHODOLOGIE
Cette recherche qualitative s’appuie sur trois focus group, composés de médecins généralistes de la région bruxelloise, exerçant dans des milieux divers. Le recrutement s’est fait via des GLEM, afin d’avoir un échantillon aussi diversifié que possible et de limiter les biais. Les participant·e·s étaient peu informé·e·s au préalable. Le matériel a ensuite été étudié à l’aide d’une analyse thématique, permettant de faire émerger les thèmes principaux.
RÉSULTATS
Cette étude permet de mettre en évidence divers aspects des perceptions des médecins généralistes. Ainsi on retrouve un tropisme pour la perte de poids, des difficultés marquées face aux patient·e·s obèses et/ou en surpoids. On note également la présence de blagues, parfois stigmatisantes et la recherche d’un responsable face à la question de l’obésité : est-ce la société ou le patient lui-même ? La question de l’absence de perception, par les patient·e·s obèses et/ou en surpoids, de leur propre corps est également abordée. Le spectre de la prise de conscience est enfin illustré à travers les focus group avec des formes de déni, de prise de conscience et une pluralité de discours ambivalents entre les deux.
DISCUSSION
Les résultats sont cohérents avec différentes théories retrouvées dans la littérature. On retrouve ainsi une partie des mécanismes complexes de la stigmatisation liée au poids à travers les blagues et la culpabilisation du patient. Les origines du tropisme des médecins généralistes pour la perte de poids peuvent être expliquées notamment par la vision paternaliste de la médecine, les difficultés au suivi de la perte de poids, les injonctions à la perte de poids au sein de la littérature et la « diet culture ». Le spectre de la prise de conscience est également central avec la dissonance cognitive qui permet d’expliquer les discours ambivalents présents entre le déni et la prise de conscience. Des pistes d’action peuvent d’ailleurs être mises en place avec notamment l’importance de briser les tabous pour améliorer la situation. | CORNETTE - Armelle | Université catholique de Louvain | | | |
| Impact de la garde de nuit profonde, depuis sa réforme, sur le médecin généraliste | Introduction : En mars 2023, la garde de médecine générale en nuit « profonde » de 23h à 8h a fait l’objet d’une nouvelle réforme. Le 1733, le numéro d’appel unique en Belgique pour la garde de médecine générale, n’envoyait auparavant, en période nocturne, que le médecin dans quatre situations spécifiques : pour les patients en soins palliatifs, en MRS, souffrant d’une douleur intolérable et les constats de décès. Désormais depuis mars 2023, le médecin peut être envoyé en pleine nuit pour des motifs qui sortent de ce cadre. L’impact de la garde nocturne sur les médecins généralistes ne reste que peu abordé dans la littérature. Cette étude a pour objectif d’explorer les changements auxquels les médecins sont confrontés depuis l’abolition du tri nocturne et de faire émerger des pistes de solutions.
Méthodologie : Une étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés a été menée principalement auprès des médecins généralistes et de ceux en dernière année de formation du cercle de Mons. Pour apporter un autre point de vue, des urgentistes exerçant à Mons ont également été recrutés. Une revue de la littérature a été réalisée au préalable.
Résultats : Au total, 15 médecins dont 11 généralistes et 4 urgentistes ont participé. Globalement, les médecins sont insatisfaits de la garde nocturne actuelle : erreurs dans le triage, déplacement pour des motifs non urgents, manque d’éducation à la santé des patients,… . Ils ont vu leur charge de travail nocturne s’intensifier, avec des conséquences pour leur santé et leur patientèle habituelle. Les urgentistes constatent, eux aussi, un afflux de patients croissant en période nocturne. De plus, ils estiment que la garde nocturne en médecine générale n’a pas vraiment de réel impact sur le désengorgement des urgences.
Conclusion : Les médecins généralistes interrogés sont majoritairement impactés par la garde nocturne actuelle : surcharge de travail, fatigue, anxiété, insécurité,…. Pour ceux-ci, la garde ne devrait être réservée qu’à des cas précis. L’éducation à la santé des patients constituerait un pilier essentiel pour sensibiliser les patients à une meilleure utilisation de la garde. Des solutions proposées (restauration du tri, restriction des horaires, secteurs territoriaux plus petits, accompagnement d’un chauffeur,…) méritent d’être analysées en profondeur. Cette étude suggère de repenser le système actuel pour à la fois préserver les médecins et répondre aux besoins des patients tout en évitant les sollicitations injustifiées.
Mots-clés : garde nocturne, tri, médecins généralistes, urgentistes, étude qualitative.
| Hecquet - Emilie | Université catholique de Louvain | | | |
| remboursements des soins de santé liés à la transition de genre | Contexte : Le nombre de personnes transgenres en Belgique a été estimé à 4% (1). Ces personnes
rencontrent souvent des obstacles lorsqu’elles cherchent à accéder à des soins de santé appropriés
et respectueux de leur identité de genre⸱s. Les principaux obstacles concernent la stigmatisation, la
discrimination, le manque de formation des professionnel⸱le⸱s de la santé et le coût financier des
soins transspécifiques.
Problématique : Il existe des disparités d’accès aux soins de santé à cause des politiques de
remboursement peu adéquates : la condition d’attestation médicale/psychiatrique pour être pris⸱e
en charge dans des hôpitaux pratiquant des soins transspécifiques, le remboursement des soins
sexo-spécifiques selon l’enregistrement de sexe sur la carte d’identité et non selon la présence de
l’organe de la personne, le financement insuffisant des structures/réseaux habilités à accueillir les
personnes transgenres.
Objectif : Examiner les obstacles financiers à l’accès aux soins de santé et suggérer des
recommandations pour améliorer l’équité en matière d’accès aux soins de santé pour les personnes
transgenres.
Question de recherche : Quels sont les défis rencontrés par les personnes transgenres en matière
d'accès aux soins de santé, spécifiquement en ce qui concerne le remboursement de ces soins ?
Méthode : Etude quantitative avec analyse descriptive. Elle se base sur les réponses d’adultes
transgenres francophones.
Résultats attendus : Identification des barrières financières et des facteurs influençant l’accès aux
soins de santé, des disparités entre les personnes transgenres et cisgenres et des recommandations
pratiques. Ma recherche contribuera à combler le manque de données dans la littérature, et
permettra d’encourager les médecins généralistes à adopter une pratique plus inclusive et
équitable.
Mots-clés : personnes transgenres, accès aux soins de santé, remboursement des soins de
transition, médecin généraliste | Masengesho - Cathy | Université catholique de Louvain | | | |
| Retour des médecins conseils sur le burnout | Dans ce travail de fin d’étude, je mènerais une étude qualitative auprès de médecins conseils bruxellois afin d’explorer leur perception du burnout et les différentes options de retour au travail dans ce contexte. L’objectif est d’enrichir la prise en charge des généralistes, en mettant l’accent sur l’incapacité de travail, la reprise professionnelle et les stratégies adaptées. L’étude vise également à identifier des pistes de collaboration entre médecins généralistes et médecins conseils, dans le but d’optimiser le parcours de soins des patients concernés. Une brève revue de la littérature complétera cette analyse en apportant les éléments théoriques nécessaires à la compréhension du diagnostic du burnout, ainsi qu’une clarification du rôle des mutualités belges et des dispositifs existants pour les patients en incapacité (C4 médical, trajet de réintégration, chômage). | Kuijpers - Sarah | Université catholique de Louvain | | | |
| Comment améliorer la temporalité de l’instauration du projet thérapeutique en médecine générale du point de vue des patients ? Une étude quantitative dans la commune de Gembloux. | Résumé
Introduction et objectifs
La fin de vie est un sujet qui nous concerne tous et elle serait plus sereine à aborder si les volontés étaient clairement consignées à l’avance. C’est ici que le thème du projet thérapeutique prend tout son sens, si important et pourtant trop peu initié dans la pratique. L’objectif de ce travail est triple. Premièrement, il serait intéressant de savoir à quel moment aborder le projet thérapeutique selon l’avis des patients. Ensuite, de mettre en lumière les préférences des patients en fonction de leur profil socio-démographique. Enfin, d’évaluer l’intérêt de la population par rapport au sujet.
Méthode
Ce travail consiste en une recherche quantitative par questionnaires en ligne ou en format papier, anonymes, administrés aux patients dans les cabinets des médecins généralistes de la commune de Gembloux sur une période de 6 semaines.
Résultats
Au total, 231 questionnaires ont été retenus. Ceux-ci ont permis la réalisation de statistiques descriptives. Les résultats ont pu mettre en évidence que le projet thérapeutique intéresse la population. Que le changement brutal d’état de santé est le meilleur moment d’instauration du projet thérapeutique, suivi de près par la prévention. Cette temporalité d’instauration varie avec les critères socio-démographiques, notamment l’âge, le niveau d’éducation, l’état civil et la fréquence de consultation au cabinet. Le médecin généraliste occupe une place centrale dans l’instauration du projet thérapeutique ainsi que la famille.
Conclusion
Il y a un grand travail d’éducation et de sensibilisation à réaliser auprès des patients à propos du projet thérapeutique. Tant pour l’augmentation de celui-ci de manière consignée mais également sur la nécessité de le réaliser assez tôt dans de bonnes conditions. Ceci permettrait d’augmenter la quantité de projets thérapeutiques et donc la qualité des soins. Une des perspectives de ce travail serait de savoir comment sensibiliser au mieux les patients à la nécessité d’instaurer leur projet thérapeutique. | Anciaux - Zoé | Université catholique de Louvain | | | |
comment pourrions-nous améliorer le vécu et l'expérience des aidants proches lors de l'introduction de la morphine en soins palliatifs ? How could we improve the experience and the journey of the loved ones during the introduction of morphine in palliative care? | INTRODUCTION
En tant que soignants au chevet d’un patient en fin de vie, notre rôle est d’offrir au malade et à ses proches une meilleure qualité de fin de vie. Face à ces situations, nous nous trouvons à introduire de la morphine pour soulager des douleurs insoutenables et/ou de la dyspnée. Le ressenti des proches lorsqu’on introduit cette molécule peut être différent d’une famille à l’autre. Quelles sont donc les facteurs qui rentrent en jeu et comment, en tant que personnel soignant, pourrions-nous intervenir pour améliorer ce vécu ?
METHODE
Ce travail est basé sur une méthode qualitative. Plus précisément, en interviewant dix aidants proches de patient ayant vécu l’introduction de morphine en soins palliatifs. Les participants ont effectué un entretien individuel semi-dirigé encadré par un guide d’entretien.
RESULTATS
Les résultats de l’étude ont été exposés en analogie à une explosion. La détonation chimique ne peut se produire qu’après l’association de différents facteurs réunis simultanément. Ceux-ci seront présentés. En fonction des conditions, l’explosion peut-être plus ou moins importante ; et/ou plus ou moins attendue. En fonction de cela, les dégâts seront plus ou moins sérieux.
DISCUSSION
Certains facteurs, qui entrent en compte dans l’intensité de l’explosion et de ses conséquences, sont des éléments sur lesquels le soignant peut agir et intervenir. Certains mécanismes sont inévitables et on ne peut avoir la main dessus. En tant que soignant, nous avons notre place pour essayer de tenter d’atténuer la détonation. Une trousse de secours a été rassemblée pour expliquer les marqueurs sur lesquels le soignant peut travailler pour tenter de limiter les dégâts.
CONCLUSION
Une approche collaborative entre les soignants et les aidants proches est donc essentielle pour limiter les dégâts.
MOTS CLES : Soins Palliatifs – Fin de vie – Morphine – Aidants proches – Médecin Généraliste INTRODUCTION
As caregivers, our role is to provide the patient and their loved ones with a better quality of end-of-life care. In these situations, we find ourselves introducing morphine to relieve unbearable pain and/or dyspnea. The feelings of the loved ones, when we introduce this medication can vary from each family. So what are the factors that come into play and how could we, as caregivers, intervene to improve this experience?
METHOD
This work is based on a qualitative method. More specifically, it involves interviewing ten loved ones of patients who had experienced the introduction of morphine in palliative care. The participants completed a semi-structured individual interview guided by an interview guide.
RESULTS
The results of the study were presented by analogy to an explosion. The chemical detonation can only occur after the simultaneous combination of various factors. These will be presented. Depending on the conditions, the explosion may be more or less significant and/or more or less expected. Depending on this, the damage may vary in severity.
DISCUSSION
Certain factors that influence the intensity of the explosion and its consequences are elements on which the caregivers can act and intervene. Some mechanisms are unavoidable, and we cannot control them. As caregivers, we have a role to play in attempting to mitigate the detonation. A first aid kit has been compiled to explain the markers on which caregivers can work to try to limit the damage.
CONCLUSION
A collaborative approach between caregivers and family members is therefore essential to limit the damage.
| lohest - laure | Université catholique de Louvain | | | |
| Etude des attentes et des bénéfices pour les (futures) mamans d'un parcours périnatalité mis en place au centre de santé de l'Amblève | Introduction:
Les soins prénatals visent à garantir la santé de la mère et de l’enfant avant, pendant et après l’accouchement. Cependant, leur organisation en Belgique est sous-optimale, avec des problèmes d’accessibilité et de coordination entre les prestataires de soins. Cela met en évidence la nécessité d’un suivi pluridisciplinaire coordonné, d’un plan de soins et d’un dossier électronique partagé. Suite aux besoins exprimés par les femmes enceintes, souvent submergées par l’abondance d’informations reçues lors des rendez-vous médicaux, un projet périnatalité a été mis en place au CSA. Il a pour objectif d’informer les patientes sur le déroulement de la grossesse, de les renseigner sur les possibilités d’accompagnement, de prendre le temps d’identifier leurs attentes et leurs doutes ainsi que d’encadrer au mieux le suivi de leur grossesse en rassemblant les compétences pluridisciplinaires du CSA.
Objectif :
L’objectif de ce travail est d’évaluer la mise en place du projet périnatalité du CSA en interrogeant les bénéficiaires sur leurs attentes et les bénéfices perçus. Ce travail vise également, de manière secondaire, à identifier des pistes d’amélioration du parcours périnatalité proposé.
Méthodologie :
Afin de répondre à la question de recherche, une étude qualitative composée de neuf entretiens semi-dirigés a été réalisée. Un guide d’entretien a permis d’aborder de manière déductive et inductive les attentes et les bénéfices perçus par les patientes ayant bénéficié du projet périnatalité du CSA.
Résultats :
L’analyse des entretiens a révélé plusieurs thématiques clés sur les attentes et les bénéfices perçus par les patientes vis-à-vis du parcours périnatalité du CSA. L’accès à des informations claires dès la première consultation avec l’aide d’un outil tel que le calendrier, la coordination du projet par un soignant référent, la relation de confiance entre ce soignant et les patientes, l’accessibilité aux soins, la pluridisciplinarité de l’équipe et les soirées périnatales sont les éléments du projet identifiés comme positifs par les patientes. Des suggestions pour améliorer la prise en charge, comme un dossier médical spécifique à la grossesse et une meilleure préparation à la période du post-partum, ont été formulées par les patientes.
Conclusion:
Ce travail a permis d’identifier les attentes et les critiques des patientes vis-à-vis du projet périnatalité du CSA. Elles recherchent un environnement structuré, rassurant et un suivi personnalisé. Le projet, qui propose une prise en charge pluridisciplinaire, répond à la fois aux besoins médicaux, émotionnels et pratiques des patientes. Fort de ces résultats et des suggestions des patientes, il est envisagé de poursuivre, d’améliorer et de promouvoir la mise en place de ce projet.
Mots-clés : étude qualitative - soins prénatals - grossesse - suivi de grossesse - attentes - vécus - patientes | Cenné - Mathilde | Université de Liège | | | |
| En quoi la prise en charge de l’otite aiguë chez l’enfant diffère-t-elle entre médecins généralistes et pédiatres, quelles sont leurs adéquations face aux recommandations ? | L’otite moyenne aiguë est une pathologie infectieuse très courante dans la population pédiatrique, représentant un motif courant de consultation en pédiatrie comme en médecine générale. C’est au cours d’un stage aux urgences pédiatriques que j’ai été interpellée par la variabilité des pratiques thérapeutiques selon les médecins. Ce constat m’a conduite à m’interroger sur les différentes prises en charge entre médecins généralistes et pédiatres, et leur adéquation avec les recommandations actuelles.
J’ai mené une étude qualitative basée sur 16 entretiens semi-directifs (8 médecins généralistes et 8 pédiatres hospitaliers). L’analyse thématique inductive, selon la méthode de Braun et Clarke, a permis d’identifier huit grands thèmes abordant les pratiques diagnostiques, la prescription d’antibiotiques, l’usage de traitements locaux, le suivi, la référence à l’ORL ainsi que les facteurs influençant la décision thérapeutique.
Les résultats montrent despoints communs(importance accordée à l’otoscopie, à l’antalgie, au suivi à 48h, à la place des parents) mais aussi des variations liées au contexte d’exercice. La fréquence d’exposition à cette pathologie chez les pédiatres favorise une application plus rigoureuse des recommandations liées à l’âge et ils font appel plus fréquemment à l’ORL. Les médecins généralistes, quant à eux, adoptent une approche plus pragmatique, intégrant l’état général de l’enfant, le contexte familial et les possibilités de suivi.
Conclusions : Cette étude met en évidence la nécessité de concilier recommandations et réalité du terrain. Elle souligne l’intérêt d’outils pédagogiques à destination des familles et encourage une meilleure articulation entre les acteurs de soin. Elle constitue également une opportunité d’approfondir nos connaissances sur la prise en charge de l’otite moyenne aiguë et d’interroger les déterminants qui orientent les décisions médicales au quotidien. | Dufour - Léa | Université catholique de Louvain | | | |
| Au cœur de la confiance - Exploration qualitative des mécanismes relationnels et organisationnels dans la construction de la confiance entre patients et médecins généralistes en Belgique | Introduction: La relation de confiance entre un patient et son médecin généraliste constitue un pilier essentiel en soins de première ligne. Si la littérature démontre l’importance des capacités relationnelles, telles que la communication ou l’empathie, certaines dimensions contextuelles et organisationnelles restent à explorer. Ce travail visait à identifier les mécanismes relationnels et organisationnels perçus comme facilitateurs ou freins à la confiance dans cette relation.
Méthodologie: Une étude qualitative exploratoire a été menée auprès de neuf patients adultes résidant en Belgique, recrutés sur base de volontariat. Pour ce faire, des entretiens semi-dirigés ont été réalisés à l’aide d’un guide d’entretien puis analysés selon une méthode d’analyse thématique inductive et transversale.
Résultats: Les patients interrogés ont mis en évidence l’importance de différents éléments relationnels comme une communication claire, une écoute attentive, de la transparence face aux incertitudes, ainsi que d’une posture bienveillante et soutenante du médecin. Des éléments organisationnels tels que l’accessibilité, la continuité relationnelle, le suivi ou les recommandations par l’entourage ont également été cités comme des facteurs clés dans le lien de confiance. Enfin, les résultats ont montré une diversité d’attentes significative entre les patients.
Discussion: Les résultats confirment les données de la littérature tout en mettant en lumière des dimensions moins documentées, comme l’impact de la perception de l’investissement du médecin dans la relation ou du temps comme marqueur relationnel. Ils valorisent l’importance de la capacité d’adaptation globale du médecin, tenant compte des attentes spécifiques de chaque patient.
Conclusion: Ce travail relate la richesse et la complexité du lien de confiance en médecine générale. Il invite à renforcer la formation des médecins dans leurs compétences relationnelles, et ouvre des perspectives pour une meilleure intégration de ces dimensions dans l’organisation des soins.
Mots-clés: relation médecin-patient, confiance, médecine générale, communication, empathie, continuité des soins, étude qualitative. | Van Damme - Laure | Université catholique de Louvain | | | |
| Quelle place pour le Middle Care Palliatif en médecine générale ? État des lieux des connaissances du Middle Care Palliatif des médecins généralistes en Région Bruxelloise et en Région Wallonne. Quels seraient les freins et les facilitateurs pour les médecins généralistes de travailler avec le Middle Care Palliatif ? | Introduction : Face au vieillissement de la population belge, les soins de santé doivent s’adapter, notamment au niveau des soins palliatifs, pour répondre à des besoins croissants. Le Middle Care Palliatif (MCP) est une structure intermédiaire peu connue, mais qui permettrait de répondre aux besoins de prise en charge de certains patients ne trouvant plus leur place dans le réseau de soins palliatifs actuel. Il serait dédié aux patients ne pouvant rester à domicile ou en Maison de Repos et de Soins (MRS), sans nécessiter une hospitalisation. L’objectif de ce travail était de définir la place du Middle Care Palliatif en médecine générale.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée via des entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes exerçant en régions bruxelloise et wallonne. L’objectif était d’évaluer leur connaissance du Middle Care Palliatif, ainsi que d’identifier les freins et facilitateurs à collaborer avec ce type de structure.
Résultats : Le Middle Care Palliatif était largement méconnu, malgré une pratique des soins palliatifs par les médecins généralistes interrogés. Mais, il était perçu positivement après explications sur son fonctionnement. Les médecins ont évoqué essentiellement une structure plus chaleureuse que l’hôpital, allégeant la charge pour l’entourage et les soignants. Les facilitateurs identifiés incluaient la présence d’un personnel formé et une prise en charge du patient dans sa globalité, ainsi que son entourage. Les freins concernaient le manque d’information sur ces structures de MCP, l’accessibilité géographique, et surtout le coût élevé pour les patients, en l’absence de cadre légal ou de remboursement clair.
Conclusion : Le Middle Care Palliatif est apparu, pour les médecins généralistes, comme une réponse pertinente à une lacune dans l’offre actuelle de soins palliatifs. Son développement nécessiterait une reconnaissance légale, un financement adéquat ainsi qu’une meilleure communication autour des structures déjà existantes et à venir. L’intégration de ces structures dans le réseau de soins palliatifs actuel, avec l’implication des médecins généralistes, pourrait améliorer significativement la prise en charge des patients en fin de vie. | de Brabant - Anaëlle | Université catholique de Louvain | | | |
| Quel est l’impact d’une information en matière de risques liés à l'exposition aux polluants environnementaux en période préconceptionnelle sur la perception du risque et les changements de comportements. | Introduction : Les expositions précoces aux polluants environnementaux constituent un enjeu majeur de santé publique, particulièrement pendant les 1000 premiers jours de vie. Cependant, l'information sur les risques environnementaux reste insuffisamment diffusée. Cette étude qualitative a examiné l'impact d'un outil numérique sur la perception des risques et l'initiation de changements de comportements chez des femmes en préconception.
Méthode : Dix participantes ont été recrutées selon des critères d’inclusion définis. Après utilisation de l’outil, des entretiens ont été menés et analysés selon une approche inductive.
Résultats : Les participantes ont témoigné d’une prise de conscience accrue des risques environnementaux, souvent accompagnée d'émotions ambivalentes comme l'anxiété ou la culpabilité. Bien que la plupart aient exprimé une volonté de changement, des obstacles personnels (habitudes, dépendance, absence de conséquences immédiates) et structurels (exposition diffuse, contraintes financières et temporelles) ont limité l'adoption de comportements protecteurs. Le soutien de l’entourage, l’appropriation de l’information et des valeurs liées à la parentalité ont été identifiés comme des leviers favorisant l'engagement.
Discussion : La période préconceptionnelle offre une fenêtre propice à la sensibilisation. Bien que la prise de conscience des risques environnementaux entraîne souvent des émotions négatives, elle peut également favoriser l'action, notamment lorsqu'elle est accompagnée d'informations claires et de solutions concrètes. L'outil numérique testé répond à ce besoin, mais il n’est pas dit qu’il soit accessible pour les populations vulnérables. Le rôle des professionnels de santé, perçu comme un gage de qualité, reste sous-exploité, bien qu'il soit essentiel pour impulser des changements durables. En outre, l'engagement des participantes nécessite un soutien progressif, facilité par un environnement social favorable.
Conclusion : La prévention des expositions précoces aux polluants environnementaux passe par une information constructive pour éveiller la perception du risque tout en favorisant l’empowerment. Il est également crucial de renforcer la formation des soignants, améliorer l’accessibilité de l’information et soutenir les changements à travers des actions collectives et structurelles.
Mots clés : Prévention (A98), santé environnementale (QH1), préconception (Q04), étude qualitative (QR31). | de Viron - Constance | Université catholique de Louvain | | | |
| Prise en charge de l’obésité chez l’adulte en médecine générale : réflexions et sentiments des médecins généralistes sur la prescription hors indication du sémaglutide – une étude qualitative. | Introduction
Le sémaglutide, agoniste du GLP-1, a démontré une perte de poids moyenne de 15 % en 68 semaines, ouvrant la voie à l’autorisation du Wegovy® en 2022 pour l’obésité. En Belgique, ce traitement n’était pas encore disponible au moment de cette étude. Seules les versions destinées au diabète (Ozempic®, Rybelsus®) étaient prescrites hors indication.
Malgré son arrivée partielle via la distribution parallèle fin février 2025, l’accès reste inégal : coût élevé, et dosage recommandé (2,4 mg) déjà indisponible à sa commercialisation. Dans ce contexte, où le surpoids progresse et où le cadre réglementaire demeure flou, les médecins généralistes sont souvent sollicités, entre attentes des patients et incertitudes thérapeutiques. Ce travail propose de s’arrêter un instant sur leur position, leurs réflexions et leur pratique face à la prescription off-label du sémaglutide.
Méthode
Il s’agit d’une étude qualitative menée auprès de sept médecins généralistes liégeois, à travers des entretiens semi dirigés. L’analyse thématique a permis d’identifier les points de convergence et les problématiques rencontrées dans leur pratique clinique.
Résultats
Les sept médecins interrogés se montrent globalement favorables à l’utilisation du sémaglutide dans la prise en charge de l’obésité. Tous soulignent son efficacité sur la perte de poids et sur la réduction des comorbidités. Deux le considèrent comme une alternative possible à la chirurgie bariatrique. Pour la majorité, il peut être envisagé chez les patients en échec de perte de poids, à condition de respecter certains critères et de l’associer à des mesures hygiéno-diététiques. Tous restent attentifs à la justification médicale et au cadre éthique.
Mais plusieurs limites ressortent. L’accès au traitement reste compliqué : ruptures de stock, coût élevé, inégalités d’accès, et prescription limitée aux endocrinologues. À cela s’ajoute un manque de reconnaissance de l’obésité comme vraie maladie chronique, et l’absence de remboursement adapté — que ce soit pour les traitements, les soins paramédicaux ou les consultations. D’autres freins sont évoqués : peu de temps en consultation, manque de formation spécifique, peu de coordination entre professionnels. Enfin, certains insistent sur l’importance de renforcer la prévention dès l’école, et de mieux encadrer l’environnement alimentaire.
Conclusion
Ce travail montre que, bien que le sémaglutide soit perçu comme efficace dans la perte de poids chez les patients non diabétiques, sa prescription reste entourée d’incertitudes, tant sur le plan réglementaire que dans la pratique de terrain. Il souligne la nécessité de clarifier le cadre de prescription, de réfléchir aux conditions de remboursement, et de mieux outiller les médecins généralistes. Plus largement, il met en évidence le besoin de reconnaître pleinement l’obésité comme une maladie chronique, et de renforcer les moyens d’accompagnement, dans une approche plus cohérente, équitable et en collaboration avec les autres acteurs du soin. | Kerboub - Kamelia | Université de Liège | | | |
Émotions et ressenti des médecins généralistes face à la sédation palliative. Quelle est leur perception de l’influence et de l’impact de ceux-ci sur la prise en charge des patients ? Quelles sont les stratégies employées pour la gestion de ces émotions ? Étude qualitative par entretiens semi-dirigés Emotions and feelings of general practitioners in response to palliative sedation. What is their perception of the influence and impact of these emotions on patient care? What strategies are employed to manage these emotions? Qualitative study through semi-structured interviews | Résumé
Contexte et objectifs : La sédation palliative est un acte de dernier recours qui consiste à réduire l’état de conscience d’un patient afin de soulager des symptômes réfractaires malgré des soins palliatifs optimaux. En Belgique, trois lois et de nombreuses recommandations encadrent cette pratique. La prévalence moyenne de sédation palliative dans notre pays est de 13%. La prise en charge de la fin de vie constitue une lourde responsabilité pour les médecins généralistes. Si les guides cliniques sont bien établis, la littérature s’intéresse très peu à la dimension émotionnelle vécue par les médecins généralistes. Ce travail vise donc à (1) identifier les émotions suscitées chez les médecins généralistes lorsqu’ils réalisent une sédation palliative, (2) explorer l’influence de ces affects sur la prise en charge et (3) décrire les stratégies utilisées pour les gérer.
Méthodologie : Il s’agit d’une étude qualitative inductive interrogeant des médecins généralistes et assistants en cours de formation sur leur ressenti et leurs émotions face à la sédation palliative. Une brève revue de la littérature a permis dans un premier temps d’aider à la conception du guide d’entretien. Des entretiens semi-dirigés ont ensuite été réalisés auprès de neuf médecins.
Résultats : Les médecins généralistes décrivent un spectre d’émotions allant de la tristesse à la fierté en passant par le stress. Elle montre néanmoins une tonalité majoritairement positive (soulagement, fierté, apaisement). L’expérience réduit progressivement l’intensité des émotions négatives. Les situations complexes (enfants, relation thérapeutique longue, doses élevées) accentuent la charge émotionnelle. Inversement, le soutien d’équipes palliatives et la collaboration collégiale renforcent la confiance. La clarté de l’information à la famille et aux soignants non spécialistes est jugée centrale pour éviter malentendus et pressions inappropriées. Le partage d’expérience avec les confrères, les proches ou avec une plateforme de soins palliatifs, associé à des rituels individuels (sport, introspection, humour) constituent la stratégie privilégiée pour préserver la stabilité émotionnelle.
Conclusion : L’étude met en lumière la place cruciale de la sédation palliative dans la pratique médicale en médecine générale. La gestion des émotions s’améliore par l’expérience et le soutien interdisciplinaire, mettant en évidence la nécessité d’introduire dès la formation, des outils de régulation émotionnelle et de communication.
Mots-clés : soins palliatifs (QD26), sédation palliative (QO4), médecin généraliste (QS41), émotions/éthique personnelle (QE1), soins centrés sur le patient (QP2), étude qualitative (QR31) Abstract
Context and Objectives : Palliative sedation is a last-resort intervention that involves reducing a patient's level of consciousness to relieve refractory symptoms despite optimal palliative care. In Belgium, this practice is framed by three laws and numerous recommendations. The average prevalence of palliative sedation in Belgium is 13%. End-of-life care is a major responsibility for general practitioners. While clinical guidelines are well established, the emotional dimension of this practice is scarcely addressed in the literature. This work aims to (1) identify the emotions experienced by general practitioners when performing palliative sedation, (2) explore how these emotions influence patient care, and (3) describe the strategies general practitioners use to manage them.
Methodology : Our inductive qualitative study involved general practitioners and trainees, questioned them about their feelings and emotions regarding palliative sedation. A brief literature review was initially conducted to inform and design the interview guide. Semi-structured interviews were conducted with nine doctors.
Results : General practitioners describe a range of emotions, going from sadness to pride, including stress. The overall tone, however, tends to be positive (i.e., relief, pride, calm). With experience, the intensity of negative emotions tends to decrease. Complex situations (e.g., children, long-term therapeutic relationships, high doses) are found to exacerbate the emotional strain. Conversely, support from palliative care teams and collegial collaboration enhance confidence. Clear communication with families and non-specialist caregivers is seen as crucial to avoid misunderstandings and inappropriate pressures. Preferred strategies for emotional regulation include sharing experiences with colleagues or loved ones, using palliative care platforms, and engaging in personal rituals (e.g., sports, introspection, humor).
Conclusion : The study highlights the importance of palliative sedation as an integral part of general medical practice. Emotional management improves with experience and interdisciplinary support, emphasizing the need to introduce emotional regulation and communication tools early in medical training.
Keywords : palliative care (QD26), palliative sedation (QO4), general practitioners (QS41), emotions/Personal ethical view (QE1), patient-centredness (QP2), qualitative study (QR31) | Marenne - Jeanne | Université de Liège | | | |
| Choix du secrétariat en médecine générale et impacts sur la pratique : enquête qualitative | Ce travail avait pour objectif d’explorer la manière dont les médecins généralistes choisissent leur type de secrétariat et quels sont les impacts de ce choix sur leur pratique. Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été menée auprès de dix médecins généralistes et trois secrétaires.
Il existait plusieurs types de secrétariat : l’absence de secrétariat, le secrétariat physique, le télésecrétariat, ainsi que les formes mixtes combinant plusieurs options. Le système de prise de rendez-vous en ligne était parfois perçu comme un secrétariat à part entière.
Plusieurs éléments influençaient leur choix : le type de pratique, les expériences passées (notamment négatives), le ressenti de la charge administrative, le niveau de disponibilité souhaité, la gestion du téléphone, et les aspects humains et financiers. Le besoin d’un équilibre entre qualité de vie et de travail, accessibilité et qualité du soin était récurrent.
Les résultats ont mis en évidence que le secrétariat était perçu avant tout comme un soutien pour le médecin, mais parfois aussi pour le patient. Ils ont également révélé l’impact du type de secrétariat sur l’organisation du travail, la relation médecin-patient et le bien-être du praticien. Ce choix n’est pas toujours figé : les médecins avaient expérimenté plusieurs types au cours de leur carrière et envisageaient parfois d’en changer. Le coût représentait le frein principal à l’obtention d’un secrétariat pour la majorité des médecins.
Ce travail a mis en lumière la complexité de ce choix sans faire émerger de consensus : il n’existe ni vérité générale, ni type de secrétariat idéal. Les décisions apparaissaient étroitement liées aux parcours, aux contextes d’exercice, aux besoins spécifiques et aux représentations de chacun.
Les résultats pourraient nourrir la réflexion des assistants, des médecins installés, ou des structures d’accompagnement à l’installation, et ouvrir la voie à de futures recherches comparatives ou à la création d’outils d’aide à la décision. Plutôt que de clore la réflexion, ce travail ouvre des pistes : comment penser un secrétariat au service de la qualité de vie du médecin, du soin, et de la relation au patient ? | Maes - Solène | Université catholique de Louvain | | | |
| "Docteur, je veux rester chez moi!" Création d'une brochure explicative reprenant les possibilités d'aides en vue du maintien à domicile de la personne âgée en province de Namur : méthodologie de consensus en groupe nominal auprès de professionnels sociaux et de santé namurois. | Introduction : Le vieillissement de la population entraine une augmentation du nombre de personnes âgées vivant à domicile qui ont le souhait de rester « chez elles » le plus longtemps possible. Face à la diminution de leur autonomie, la mise en place d’un réseau d’aides s’avère souvent nécessaire afin d’assurer une prise en charge optimale à domicile. Il existe un manque de connaissance concernant l’étendue de l’offre d’aides disponibles. Ce travail vise à créer un outil pour combler ce manque d’informations auprès des médecins généralistes au sein de la province de Namur.
Méthode : La méthodologie de consensus en groupe nominal a été choisie afin de regrouper l’avis d’experts issus d’une profession en lien avec le maintien à domicile de la personne âgée (médecin généraliste, gériatre, kinésithérapeute, infirmier, ergothérapeute, pharmacien et assistant social). Une recherche de littérature a été effectuée pour créer une première version de la brochure recueillant les différentes aides à domicile en province de Namur.
Résultats : Le groupe nominal était composé de 7 experts. Après une mise en commun, 25 propositions ont été émises par le groupe. Le vote préliminaire, par la quantification des 5 propositions les plus importantes, a permis de sélectionner 12 propositions. La discussion des résultats obtenus et le vote final ont finalement permis d’aboutir à 9 propositions finales. Ces propositions ont conduit à une deuxième version de la brochure.
Conclusion : Ce travail a donc abouti à la création d’une brochure simple d’utilisation, permettant aisément d’accéder aux contacts des différentes aides à domicile en province de Namur. L’outil n’est pas figé dans le temps et nécessite une mise à jour régulière afin qu’il perdure au fil des ans. | Detrembleur - Léa | Université catholique de Louvain | | | |
| Le rôle du médecin généraliste dans le dépistage précoce des troubles du comportement alimentaire chez les adolescents : analyse qualitative des pratiques actuelles en région liégeoise | Introduction
En 2022 sortait l’enquête nationale belge sur les habitudes alimentaires, alertant sur le fait
qu’environ 12 % des jeunes belges de 10 à 17 ans présentent une suspicion de troubles du
comportement alimentaire. Dans un contexte post-COVID marqué par l’augmentation des
comportements alimentaires à risque, les médecins généralistes, en première ligne, ont un rôle
essentiel dans leur détection précoce.
Objectifs
Ce TFE vise à analyser les pratiques actuelles des médecins généralistes liégeois dans le dépistage
des troubles alimentaires chez les adolescents, afin de clarifier leur rôle, d’identifier les obstacles
rencontrés, et de dégager des pistes d'amélioration.
Méthodologie
Une étude qualitative a été menée auprès de 13 médecins généralistes liégeois par entretiens semi
dirigés. Les résultats ont fait l’objet d’une analyse thématique, croisée avec une revue de littérature.
Résultats
13 médecins généralistes liégeois ont été interrogés sur leur rôle face aux troubles du comportement
alimentaires chez les adolescents. L’analyse des résultats a montré qu’ils occupent une position clé
pour la détection précoce, mais manquent d’outils et de formation adaptés. La prise en charge reste
mal coordonnée, et les médecins sont peu informés des structures existantes. Ils se sentent souvent
démunis, peinent à établir le dialogue avec les jeunes, et redoutent d’aborder le sujet par crainte de
stigmatisation.
Conclusion
Les médecins généralistes sont conscients de leur rôle essentiel dans le dépistage des troubles
alimentaires chez les adolescents. Toutefois, ils expriment le besoin d’une formation plus
approfondie sur les signes d’alerte, l’abord en consultation et la prise en charge initiale. Ils
souhaitent également disposer d’outils adaptés au dépistage en consultation. Ils attendent une
amélioration de la communication avec les structures existantes et les autres professionnels
impliqués dans le parcours de soins, tandis que la mise en place d’un réseau coordonné leur semble
indispensable pour faciliter l’orientation des patients.
Mots Clés : troubles du comportement alimentaire, anorexie, boulimie, adolescent, médecin
générale, dépistage
Codes CISP-2 et Q-Codes : P11 (Trouble de l’alimentation de l’enfant), P86 (Anorexie
mentale, boulimie), A98 (Gestion santé/Médecine préventive), QD42 (Prévention secondaire),
QS41 (Médecin de famille), QC13 (Adolescent), QR31 (Etude qualitative) | André - Marie | Université de Liège | | | |
| Quels sont les freins et les facilitateurs au suivi de grossesse par le médecin généraliste ? Revue narrative de la littérature. | Introduction : En Belgique, une femme enceinte a le choix du prestataire de soins qui la suivra tout au long de sa grossesse. Elle a le choix entre un gynécologue-obstétricien, une sage-femme ou un médecin généraliste. Toutefois, la plupart sont suivies par des gynécologues et seule une minorité d’entre elles sont suivies par leur médecin généraliste. Pourtant, ceux-ci sont aptes à assurer le suivi de la femme enceinte s’il s’agit d’une grossesse à bas risque.
Objectifs : L’objectif de cette étude est d’explorer les différentes barrières et les facilitateurs au suivi des femmes enceintes par le médecin généraliste.
Méthodologie : Pour effectuer ce travail, une revue narrative de la littérature a été réalisée avec une méthodologie empruntée à la Scoping Review. Les bases de données suivantes ont été explorées : Pubmed, Cochrane, ScienceDirect, PsycINFO et Cismef. Des critères d’inclusion et d’exclusion ont été établis pour la sélection des articles à inclure dans notre travail.
Résultats : Au total, 24 études ont été sélectionnées dans notre revue. Cinq grandes catégories de freins et facilitateurs ont été mises en évidence grâce à nos résultats : organisationnel, institutionnel, interpersonnel, individuel, et professionnel. On retrouve entre autres le lien entre l’arrêt de la pratique des accouchements par les médecins généralistes et la diminution des suivis de grossesse, le manque de formation, le manque de coordination et de collaboration interprofessionnelle, le manque de temps, la rémunération inadaptée et la continuité des soins inadéquate.
Conclusion : Le médecin généraliste fait partie des prestataires de soin pouvant assurer le suivi de grossesse. Il joue un rôle primordial notamment dans le dépistage des facteurs de vulnérabilité et des problèmes de santé mentale durant la grossesse. Ce suivi par les médecins généralistes reste pourtant très limité. Les freins et facilitateurs à leur implication qui sont le plus souvent cités dans la littérature sont d’ordre organisationnel, structurel, institutionnel, interpersonnel, individuel ou liés à des représentations professionnelles. Pour favoriser et encourager les médecins à suivre plus de grossesses, il faudrait notamment trouver un système pour améliorer la coordination des soins avec les autres prestataires de soins, améliorer la formation des médecins, y compris durant l’assistanat en médecine générale, et enfin inciter les politiques à améliorer le financement des consultations liées au suivi de grossesse.
Mots clés : grossesse, femmes enceintes, suivi prénatal, médecin généraliste, médecin de famille, barrières, facilitateurs
Keywords : pregnancy, pregnant women, prenatal care, general practitioner, family physician, barriers, facilitators
| LIM SHUNG - Lynn | Université de Liège | | | |
Les déterminants à l’installation en médecine générale en Belgique francophone : une étude quantitative réalisée auprès des médecins généralistes exerçant en Fédération Wallonie-Bruxelles Determinants of establishing a general practice in French-speaking Belgium: a quantitative study | Introduction : La pénurie et la mauvaise répartition des médecins généralistes ont un impact direct sur la qualité des soins et sur le fonctionnement du système des soins de santé. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs influençant l'installation des médecins généralistes en Fédération Wallonie-Bruxelles, afin de dégager des pistes pour améliorer leur répartition et ainsi garantir l’accès aux soins.
Méthode : Une étude quantitative par discrete choice experiment a été menée du 14 mars au 6 avril 2025, incluant 159 médecins généralistes exerçant en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le questionnaire, diffusé via différents réseaux, recueillait des données sociodémographiques propres aux répondants et évaluait, au travers de différents scénarii, quels sont les déterminants qui prévalent au moment de l’installation en médecine générale. L’analyse statistique a été réalisée avec le programme R Studio.
Résultats : Le profil des participants montre une majorité de femmes (69,8%) et une forte représentation des jeunes médecins (73,6% de moins de 45 ans). La majorité des répondants est installée définitivement (83%) et les couples avec enfants sont majoritaires (49,1%). En analysant les déterminants influençant l'installation, le statut d'indépendant et la pratique de groupe emportent le plus d’adhésion en matière d’installation. En revanche, des facteurs comme le soutien financier et la proximité familiale ont un impact moins significatif.
Conclusion : L'objectif de ce travail de fin d’étude était d’évaluer quantitativement l’influence de sept incitants à l’installation (le statut, le mode de pratique, le soutien financier, la proximité familiale, l’environnement de travail, la distance avec le plateau technique et l’horaire et rythme de travail) en médecine générale afin de déterminer ceux ayant le plus grand impact. Bien que les résultats restent statistiquement fragiles, ils révèlent des tendances intéressantes et non observées dans les études qualitatives précédentes. Malgré les biais possibles, la méthode utilisée montre un réel potentiel pour de futures recherches. Ce travail ouvre des perspectives pour des études plus approfondies qui pourraient contribuer à améliorer la répartition géographique des médecins généralistes. | Vandewalle - Pauline | Université catholique de Louvain | | | |
| exploration qualitative de la planification anticipée des soins et de sa transmission interdisciplinaire | 1. introduction
Dans un contexte de vieillissement de la population et d'une évolution des pratiques centrées sur le patient, la planification anticipée des soins devient un enjeu éthique, tant relationnel qu'organisationnel. En Belgique, la législation sur la fin de vie permet une grande liberté de pratique. Pourtant, les souhaits du patient sont parfois absents de la prise en charge, révélant un manque de continuité des soins. Ce TFE a pour vocation de mettre en lumière les enjeux relationnels présents dans cette discussion ainsi que les moyens de transmission mis en oeuvre par les médecins généralistes. Il permet d'ouvrir le débat sur une implémentation plus systématique dans la pratique quotidienne.
2. méthodologie
Une revue systématique de la littérature a été réalisée en avril 2024, suivie de dix entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes exerçant en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Une analyse qualitative a ensuite été réalisée à l'aide de catégories conceptualisantes, dans un approche métaphorique inspirée du champ culinaire.
3. résultats
trois grands axes se sont dégagés de l'analyse qualitative.
La relation médecin-patient, basée sur le dialogue et la pédagogie médicale, permettant une discussion itérative autour de la planification anticipée des soins et des valeurs de chacun.
La transmission de cette information en y incluant les proches et les collègues spécialistes. Ici, le médecin généraliste porte le rôle de pivot communicationnel et aide au respect des souhaits du patient.
Le dernier axe porte sur les méthodes, souvent informelles, utilisées par les médecins généralistes pour consigner et transmettre ces discussions. Elles s'inscrivent dans un cadre légal défini par les lois sur les droits du patient et la nomenclature de l'ACP.
Différents freins et facilitateurs sont identifiés dans les entretiens et dans la littérature et discutés dans ce travail.
4. Conclusion
La planification anticipée des soins ne peut se réduire à une formalité administrative. Elle s'inscrit dans une éthique des soins et fait partie intégrante du quotidien du médecin généraliste.
Cette étude vise à mettre en lumière la tension qui existe entre l'application théorique et la réalité de terrain. Face à cet écart, ce travail propose des pistes d'amélioration pour une intégration plus systématique de l'ACP dans le cabinet du médecin généraliste.
| JADOT - Maud | Université catholique de Louvain | | | |
| Le rôle du médecin généraliste dans la prévention des risques liés au radon : enquête en Fédération Wallonie-Bruxelles | Introduction : Le radon est un gaz radioactif naturel reconnu comme un facteur de risque majeur de cancer du poumon. Malgré son importance en santé publique, son intégration dans la pratique médicale de première ligne reste limitée. Ce mémoire vise à évaluer le rôle du médecin généraliste dans la prévention des risques liés au radon en Fédération Wallonie-Bruxelles au travers d’un sondage.
Méthodologie : Une enquête quantitative a été menée auprès de 97 médecins généralistes via un questionnaire en ligne diffusé dans toute la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’objectif était d’évaluer leur niveau de connaissance face à la problématique du radon, leur perception du risque, leurs pratiques de prévention ainsi que les obstacles rencontrés.
Résultats : Les résultats révèlent un manque global de connaissance sur la problématique du radon, tant en ce qui concerne les risques sanitaires, la localisation géographique des zones à risque ainsi que les normes d’exposition. Par ailleurs, les pratiques de prévention mises en place sont rares. Les médecins identifient de nombreux freins expliquant le manque d’actions concrètes, incluant une méconnaissance des ressources d'information, un manque de formation spécifique et de temps à consacrer à la prévention. Néanmoins, les répondants ayant plus d’expérience professionnelle ou suivant régulièrement des formations en santé environnementale présentent de meilleurs scores de connaissance.
Conclusion : Le rôle du médecin généraliste dans la prévention des risques liés au radon est actuellement sous-exploité. Une meilleure intégration de cette problématique dans la formation médicale, couplée à un renforcement de l’accès aux ressources et outils de sensibilisation, est essentielle pour favoriser une approche préventive efficace et ancrée dans la réalité des soins de première ligne. | Buxant - Sophie | Université catholique de Louvain | | | |
| Syndrome des ovaires polykystiques au-delà du diagnostic: Quelles en sont les dimensions psychologiques ? Une revue narrative de la littérature | Contexte : Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une pathologie endocrinienne, aux répercussions systémiques. Outre ses dimensions métaboliques et reproductives, il induit un impact psychologique probablement sous-estimé, malgré les recommandations internationales en faveur d’un dépistage systématique. En médecine générale, cette dimension semble insuffisamment prise en compte.
Objectif : Ce travail vise à analyser les enjeux et les perspectives de l’intégration du soutien psychologique dans le suivi des patientes atteintes de SOPK, en explorant les possibilités de mise en œuvre en médecine générale.
Méthodologie : Une revue narrative de la littérature a été conduite selon la méthode de la scoping review. La recherche documentaire, structurée à l’aide du modèle PICO et des bases de données (PubMed, Embase, PsychINFO, Cochrane), a permis de sélectionner 13 articles répondant à des critères d’inclusion (texte intégral, accès libre, pertinence clinique).
Résultats : Les données révèlent une forte prévalence de troubles anxieux et dépressifs chez les femmes atteintes de SOPK (jusqu’à 34,8 % de dépression et 16,9 % d’anxiété), en grande partie non dépistés ni pris en charge. Cette insuffisance pourrait être liée à un manque de formation, à la fragmentation des soins, à la pénurie de psychologues de première ligne et/ou à l’absence d’outils standardisés dans la pratique des médecins généralistes. Plusieurs stratégies existeraient: recours à des échelles validées (BDI-II, PHQ-9, HADS), mise en place de consultations pluridisciplinaires, et meilleure reconnaissance du vécu psychologique des patientes [1].
Conclusion : Le médecin généraliste peut jouer un rôle dans l’intégration du soutien psychologique dans le parcours des patientes SOPK. Pour cela, il est essentiel de renforcer sa formation, d’améliorer l’accessibilité des outils cliniques validés et de promouvoir une approche plus globale, centrée sur la patiente. | Belkadi - Sarah | Université de Liège | | | |
| Les consultations à motifs multiples en médecine générale : quelle(s) stratégie(s) peut-on mettre en place afin de les prévenir ? Travail réflexif. | En médecine générale, il est fréquent qu’un patient consulte son médecin pour plusieurs problèmes à la fois. C’est ce que l’on nomme les consultations à motifs multiples. Mais ces dernières peuvent avoir des conséquences néfastes pour le patient et mettent en difficulté les médecins généralistes, moi y compris.
L’objectif de ce travail réflexif était de me voir évoluer face à la problématique des consultations à motifs multiples et me permettre de mieux les appréhender. Pour cela, j’ai imaginé une stratégie qui pourrait être mise en place afin de prévenir les consultations à motifs multiples et je l’ai testée en pratique. Il s’agit d’une brochure réalisée à l’intention des patients à partir d’une recherche de littérature et particulièrement à partir d’un mémoire réalisé en France expliquant les conséquences des consultations à motifs multiples pour le patient et pour le médecin. Cette brochure a ensuite été déposée au cabinet afin de sensibiliser les patients au sujet. La brochure a également été distribuée à des collègues médecins, puis ces derniers ont été interviewés sur leur manière de gérer les consultations à motifs multiples. Le but de cette entrevue était de partager leur expérience personnelle, bénéficier de leurs conseils éventuels et explorer d’autres stratégies qu’on pourrait imaginer pour prévenir les consultations à motifs multiples.
Les résultats ont montré que peu d’attention a été portée à la brochure et qu’elle n’est peut-être pas la stratégie idéale pour prévenir les consultations à motifs multiples. En réalité, des entretiens menés avec les médecins généralistes, il ressort qu’il est difficile d’éviter ce genre de consultation et qu’on doit plutôt apprendre à les gérer. Pour cela, bien communiquer avec le patient est primordial et il faut pouvoir scinder la consultation sur plusieurs consultations.
Au final, ce TFE m’a permis de faire un réel travail sur moi-même et d’appréhender différemment les consultations à motifs multiples. J’essaye dès à présent de mettre en pratique les conseils qui m’ont été donnés et il est vrai que cela me permet de me sentir plus sereine face aux plaintes multiples des patients. A noter qu’à l’issue de ce travail, j’ai tout de même décidé de laisser la brochure à disposition des patients au cabinet.
Mots clés : plaintes multiples, divers problèmes, consultations à motifs multiples, médecine générale, contenu des consultations, organisation des consultations | Antoine - Elise | Université catholique de Louvain | | | |
| Quels sont les tenants et les aboutissants d'une demande de certificat de non contre-indication à la pratique sportive en termes médico-légal et sécurité du patient? | Objectif : La demande de certificat de non contre-indication à la pratique sportive (CNCS) constitue une raison courante de consultation en médecine générale. Certains médecins, ainsi que certains patients, perçoivent cela comme une simple formalité administrative, alors qu’il s’agit en réalité d’un acte engageant la responsabilité du signataire et visant à protéger le patient qui en fait la demande. Ce travail a pour objectif de rassembler les informations essentielles à connaître afin de rédiger le CNCS en toute connaissance de cause et de la meilleure manière qui soit.
Ce travail poursuit donc également un objectif personnel afin de me permettre d’améliorer ma propre pratique grâce à l’acquisition de ces nouvelles connaissances.
Méthode : Ce travail s’articule en deux parties.
Dans un premier temps, une revue de la littérature scientifique a permis de mettre en lumière la problématique de la mort subite que l’on cherche à éviter au moyen des certificats de non contre-indication, l’historique du dépistage, ainsi que la position de la Belgique concernant ces certificats. Une recherche d’ordre juridique et légal a également été menée afin de déterminer les sanctions éventuelles.
Dans un deuxième temps, une enquête a été menée auprès de médecins généralistes pour analyser leurs pratiques lors de la demande d’un tel certificat, auprès d’un médecin expert, ainsi qu’auprès d’un avocat afin d’obtenir des informations sur les sanctions pouvant découler d’une plainte.
Résultats : Les différentes habitudes des médecins généralistes interrogés illustrent bien l’existence d’un manque de guidelines entourant le CNCS en Belgique. Si l’anamnèse et l’examen clinique précèdent pratiquement toujours la signature d’un certificat, la place de l’ECG est toujours au cœur d’un grand débat. L’hétérogénéité des pratiques médicales ne rend pas justice à ce certificat pourtant essentiel pour la protection du patient.
Bien qu’il n’existe pas de guide de bonne pratique, il est cependant certain que le médecin qui signe ce certificat engage sa responsabilité à plusieurs niveaux.
Mots clés : Médecin généraliste, certificat, sport, dépistage, mort subite, responsabilités, sanctions. | Delroisse - Jeanne | Université catholique de Louvain | | | |
| Création d’un outil pour aider les médecins généralistes à mettre en place une médication d’urgence anticipée chez le patient en soins palliatifs à domicile | Introduction:
Les situations d’urgence en soins palliatifs peuvent être difficiles à gérer pour le médecin
généraliste. Ce sont des situations qui doivent être anticipées pour les gérer au mieux.
L’élaboration d’un protocole de détresse est nécessaire pour une prise en charge palliative,
mais ce n’est pas toujours si facile. J’ai eu l’envie de créer un outil pour accompagner le
médecin généraliste dans cette démarche.
Méthodologie:
Cette étude repose sur la méthode du consensus avec le groupe nominal. Les groupes
nominaux représentent les médecins généralistes et les infirmier·ère·s. de deuxième ligne en
soins palliatifs.
Résultats:
7 médecins généralistes ont participé à l’étude. 71.7% des réponses ont été jugées
consensuelles. La première modification de l’outil est basée sur ces premiers résultats. 7
infirmières de deuxième ligne en soins palliatifs ont participé à l’étude. 85.7% des réponses
ont été jugées consensuelles. La deuxième modification pour obtenir un outil final est basée
sur ces résultats.
Conclusion et perspectives:
Les éléments consensuels ont été confrontés à la littérature. Les éléments approuvés par les
participants et la littérature ont intégré l’outil pour en arriver à la version finale.
L’outil en question devra faire l’objet d’une étude de validation auprès d’un échantillon plus
large.
Mots-clés:
Outil - protocole de détresse – médication d’urgence – dosage - crise – symptômes - soins
palliatifs - fin de vie – médecin généraliste – domicile - anticipation | Wodon - Manon | Université catholique de Louvain | | | |
| La constellation des soins: Comment les médecins généralistes belges francophones accompagnent les familles des patients suivis en soins palliatifs au domicile? | INTRODUCTION : La fin de vie est une période singulière où la vulnérabilité du patient résonne souvent avec celle de ses proches. Lorsque les soins deviennent palliatifs, une nouvelle dynamique s’installe, rendant l’accompagnement des familles essentiel. Cependant, dans ce climat, celles-ci, se retrouvent fréquemment confrontées à des émotions ambivalentes et à des tensions relationnelles accentuées par l’impuissance face à la perte imminente de l’être cher. Offrir un accompagnement global, en reconnaissant pleinement leur vécu et en les soutenant activement dans ce cheminement, apparaît donc une nécessité. Ainsi, ce travail explore l’expérience des médecins généralistes dans cette démarche et s’appuie sur des outils issus de la Family focused Grief therapy pour enrichir la réflexion.
METHODOLOGIE : Ce travail a été mené selon une démarche d’analyse qualitative. Dix entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de médecins généralistes belges francophones, puis retranscrits, anonymisés et analysés avec rigueur.
RESULTATS : Ils sont illustrés à travers la métaphore de la constellation des soins, où les différents acteurs de la relation thérapeutique sont représentés par des corps célestes en interaction. Ce système en mouvement, est influencé par les saisons, symbolisant les étapes du parcours palliatif, chacune marquée par des besoins spécifiques. A l’image de la planète, dont le paysage se modifie au gré des saisons, les familles, elles aussi, évoluent et s’adaptent selon leurs ressources et leurs limites face à la perspective de la perte de leur proche.
DISCUSSION : Ce travail propose de nouvelles perspectives dans l’accompagnement des familles, en résonance avec les expériences et les témoignages des professionnels de la santé. Il met l’accent sur une approche personnalisée, intégrant des outils de soutien émotionnel et de communication. L’objectif est de fournir aux médecins généralistes des pistes pour accompagner les familles avec bienveillance, tout en respectant leurs limites et en restant centrés sur le bien-être du patient. Ainsi, les proches peuvent vivre pleinement les derniers instants et amorcer plus paisiblement leur cheminement vers le deuil.
CONCLUSION : Dans la prise en charge d’un patient en fin de vie, la famille occupe une place essentielle et requiert une attention particulière de la part du médecin généraliste. La métaphore de la constellation des soins permet d’offrir une vision globale, éclairant à la fois le rôle du médecin et la place fondamentale de la famille.
| Bollen - Louison | Université catholique de Louvain | | | |
| Attitudes des assistants en médecine générale en Belgique francophone face aux patients obèses. | L'obésité est un problème majeur de santé publique, associé à de nombreuses comorbidités et souvent accompagné de stigmatisation sociale. Cette étude transversale vise à explorer les attitudes des assistants en médecine générale en Belgique francophone envers les patients obèses. Pour ce faire, nous avons évalué le niveau de stigmatisation à l’aide de l’échelle Fat Phobia Scale Revisited (FPSR), le niveau de connaissance des participants sur l’obésité, et la perception des causes de l’obésité.
Sur un échantillon de 156 répondants, le score moyen de la FPSR était de 3,47, indiquant un niveau modéré de stigmatisation. Une différence significative selon le genre a été identifiée, où les femmes affichaient un score de stigmatisation plus élevé que les hommes.
Ces résultats concordaient avec la littérature existante qui soulignent également une stigmatisation généralisée dans le milieu médical.
Cette recherche suggère ainsi la nécessité d’intégrer des formations spécifiques sur l’obésité et la gestion des biais implicites dans le cursus médical. Ceci afin d’améliorer la qualité des soins dispensés aux patients en surpoids ou obèses.
Malgré une taille d’échantillon limitée et certains biais, cette étude constitue une base utile pour se rendre compte de la stigmatisation envers les personnes obèses chez les assistants en médecine générale.
| Hannesse - Bastien | Université catholique de Louvain | | | |
| Quel est l’avis des médecins généralistes de la région liégeoise sur la campagne de prévention 2024 contre le VRS par administration du Nirsévimab chez les nourrissons nés entre le 1er avril et le 1er octobre 2024 ? | Introduction
La bronchiolite est une infection virale fréquente chez les nourrissons et régulièrement gérée en première ligne. Les moyens préventifs se limitaient auparavant aux mesures d'hygiène et au traitement par Palivizumab (Synagis ®) pour les enfants à risque. En octobre 2024, un nouveau remboursement a été autorisé en Belgique pour le Nirsévimab (Beyfortus ®) chez tous les nourrissons. Celui-ci a été réalisé dans les maternités à partir de cette date, mais les enfants nés entre le 1er avril et le 1er octobre 2024 entraient également dans les critères pour l’administration de ce traitement et ont donc dû être traités après leur sortie de la maternité. Cette mission a, entre autres, été confiée aux généralistes.
La prévention est une tâche importante pour les médecins généralistes, mais elle rencontre plusieurs freins tels que le manque de temps, le manque de formation, le manque de confiance des médecins mais aussi des patients envers certaines campagnes proposées ou encore des problèmes dans la communication des recommandations par les autorités.
Objectif
L’objectif du présent travail est d’étudier l’avis des médecins sur les aspects pratiques de la campagne de prévention 2024 contre le virus respiratoire syncytial (VRS) par administration du Nirsévimab. Il s’agira notamment de mettre en évidence les freins et les éléments facilitateurs de cette campagne dans le but de formuler des propositions en vue d’améliorer la mise en place d’actions préventives en médecine générale.
Méthodologie
Une étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés a été réalisée auprès de médecins généralistes et assistants de la région liégeoise.
Résultats
Dix entretiens ont été réalisés. Globalement, les médecins généralistes ont été confrontés à plusieurs obstacles, ce qui a limité leur implication dans la mise en œuvre de la campagne.
Conclusion
Bien que cette étude soit trop limitée pour permettre de tirer des conclusions généralisables à la Belgique, les médecins traitants ne semblent pas avoir eu un majeur impact dans la réalisation de cette campagne. Parmi les obstacles identifiés, le principal est une transmission chaotique des informations et guidelines aux médecins. Une recherche complémentaire pourrait étudier les raisons de cette communication défaillante afin de trouver des pistes d’amélioration.
| Dauby - Elsa | Université de Liège | | | |
| Quelles sont les raisons qui ont encouragé les assistants en médecine générale à bénéficier de la dérogation à l'article de loi pour ne pas effectuer de stage hospitalier durant leur assistanat de 2018 à 2024 ? Etude qualitative auprès des assistants et jeunes médecins généralistes belges francophones | Introduction :
Actuellement, en Belgique francophone, seul un faible nombre d’assistants en
médecine générale réalisent un stage hospitalier durant leur assistanat. Cette situation s’inscrit
dans un contexte particulier. Depuis 2018, une dérogation à l’article de loi permet aux
assistants d’être dispensés des stages hospitaliers, afin de palier à la problématique de la
double cohorte. Ces circonstances inédites donnent le choix aux assistants généralistes de
réaliser un stage hospitalier ou non. La dérogation prenant fin dès octobre 2025, c’est un sujet
qui fait débat parmi les instances en charge de la formation en médecine générale.
Méthodologie :
Afin de comprendre les raisons qui ont encouragé les assistants à profiter de
la dérogation pour éviter les stages hospitaliers, nous avons réalisé une étude qualitative
composée d’entretiens semi-dirigés. L’échantillon est constitué de sept assistants généralistes
et jeunes généralistes diplômés, qui n’ont pas réalisé de stage hospitalier durant leur
assistanat. Les entretiens ont été analysés par la méthode d’analyse thématique inductive.
Résultats et Discussion:
Plusieurs éléments de réponse sont démontrés dans cette étude. Tout
d’abord, la réticence provient du milieu hospitalier. Les participants ont une représentation
négative de cet environnement qu’ils rejettent. Deuxièmement, le stage hospitalier n’est pas
suffisamment valorisé par les universités et les maitres de stages, et sont même déconseillés
par certains collègues. Troisièmement, les participants voient de nombreux inconvénients au
stage hospitalier (horaire, formation, supervision), en faisant le parallèle avec leurs
expériences de stage durant leurs études. Ensuite, les participants évoquent l’inutilité d’un
retour en hospitalier après avoir fait le choix de la médecine générale. Selon eux, les études
de médecine sont suffisamment axées sur la médecine hospitalière et ils ressentent donc le
besoin de développer des compétences propres à la médecine générale. Enfin, chaque
participant évoque des éléments personnels qui les ont confortés dans leur choix.
Conclusion :
Cette étude permet, à son échelle, de mettre en évidence les enjeux de ce
changement de législation. En conclusion de ce travail, des pistes d’amélioration sont
proposées pour que les stages hospitaliers se déroulent au mieux et répondent aux attentes
des futurs assistants. | De Braekelaer - Estelle | Université catholique de Louvain | | | |
Prévention et prise en charge des mutilations génitales féminines dans la Région de Bruxelles-Capitale. Comment aborder la question des mutilations génitales féminines avec les patientes concernées en consultation de médecine générale ? Prevention and management of female genital mutilation in the Brussels-Capital Region. How should the issue of female genital mutilation be addressed with affected patients during general practice consultations? | Introduction : Les mutilations génitales féminines (MGF) sont définies par l’OMS comme étant des interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales. Le nombre de personnes concernées par les MGF en Belgique est en augmentation. Bien que le rôle des médecins généralistes dans la prévention et la prise en charge des MGF soit fondamental, une certaine réticence à aborder ce sujet avec les patientes persiste parmi les professionnel·le·s de santé. Ce travail a pour objectif de proposer des outils concrets à destination des MG, afin de faciliter l’abord de cette problématique en consultation de médecine générale.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée à l’aide de focus groupes réunissant des médecins généralistes exerçant dans la Région de Bruxelles-Capitale et ayant été confronté·e·s à des patientes ayant subi des MGF. Les thématiques abordées lors de ces échanges ont été analysées afin d’identifier les forces et les limites de leurs pratiques, en vue d’élaborer des stratégies d’intervention adaptées et respectueuses des patientes.
Résultats : Deux focus groupes, rassemblant au total sept médecins généralistes, ont été réalisés. Les résultats mettent en évidence l’importance de replacer la question dans son contexte dès son introduction, la nécessité d’adopter une attitude professionnelle, bienveillante et exempte de tout jugement culturel ou moral envers les patientes, ainsi que le besoin d’un renforcement de la formation et de la sensibilisation des médecins généralistes aux MGF en vue d’optimiser la prévention et la prise en charge des patientes concernées.
Conclusion : L’étude met en lumière le rôle que les médecins généralistes s’attribuent dans les actions de prévention et de prise en charge des MGF. L’abord de cette problématique est perçu comme nécessitant une approche globale, centrée sur la personne, en tenant compte de son histoire, de ses croyances et de sa culture, qui peuvent différer de celles du·de la professionnel·le de santé.
Mots-clés : médecine générale ; mutilation génitale féminine ; communication patient-médecin ; prévention ; prise en charge ; approche interculturelle
Introduction: Female genital mutilation (FGM) refers to procedures involving the partial or total removal of external female genitalia or any other injury to the female genital organs for non-medical reasons. The number of individuals affected by FGM is rising in Belgium. Although general practitioners (GPs) play a fundamental role in the prevention and management of FGM, some healthcare professionals still hesitate to raise the issue with patients. This study aims to propose practical tools to support GPs in addressing this topic during general practice consultations.
Methodology: A qualitative study was conducted using focus groups composed of GPs practicing in the Brussels-Capital Region who had encountered patients affected by FGM. The themes discussed during the focus groups were analyzed to identify the strengths and limitations of current practices and to develop culturally sensitive and patient-centered intervention strategies.
Results: Two focus groups were conducted, gathering a total of seven general practitioners. The findings highlight the importance of contextualizing the topic from the outset, adopting a professional, compassionate, and non-judgmental approach, and strengthening the training and awareness of GPs on FGM to improve prevention and care.
Conclusion: The study sheds light on the role GPs perceive themselves as having in the prevention and management of FGM. Addressing this issue requires a comprehensive, person-centered approach that considers each patient’s background, beliefs, and culture, which may differ from those of the healthcare provider.
Keywords: general practice; female genital mutilation; doctor-patient communication; prevention; care; intercultural approach | Serimozu - Ilayda | Université catholique de Louvain | | | |
| Mise en place d’un programme de préhabilitation chirurgicale chez l’adulte en médecine générale. Quels sont les intérêts et les éléments qui composent ce programme ?
Élaboration d’un consensus auprès d’experts par la méthodologie Delphi. | Introduction - L'anesthésie et la chirurgie constituent des épreuves considérables pour le corps, provoquant des stress tant physiologiques que psychologiques et émotionnels. La préhabilitation chirurgicale a démontré son efficacité pour préparer les patients à l'intervention, réduisant ainsi les risques de complications postopératoires, la durée d'hospitalisation, le nombre de réadmissions, et favorisant une récupération plus rapide de l'autonomie après l'opération.
Bien que ces résultats soient largement validés par la littérature, un nombre restreint de patients en bénéficient. De plus, la préhabilitation est principalement proposée en milieu hospitalier et aucune étude n'a encore été menée sur son intégration en médecine générale, malgré la place centrale du médecin généraliste dans le parcours de soins du patient.
Objectifs - Cette étude a pour objectifs de mettre en évidence les intérêts de la mise en place d’un programme de préhabilitation chirurgicale en médecine générale, d’interroger sa faisabilité et de déterminer les composantes de ce programme.
Méthodologie - La méthode Delphi a été employée pour cette étude. Il s'agit d'une approche fondée sur le consensus d'experts, consistant à interroger un panel d'experts de manière itérative à travers des questionnaires structurés et autoadministrés en ligne. Deux tours ont été nécessaires pour parvenir à un consensus. Les résultats ont été examinés à travers une double analyse quantitative et qualitative. L'analyse quantitative s'est appuyée sur les échelles de Likert, ce qui a permis d'élaborer le consensus. Quant à l'analyse qualitative, elle a porté sur les réponses aux questions ouvertes, permettant ainsi d'approfondir certaines notions et de formuler de nouvelles propositions.
Résultats - Au cours de cette étude, 17 experts ont été interrogés au sujet de l’introduction de la préhabilitation chirurgicale en médecine générale. Cette étude a permis de mettre en évidence les avantages et intérêts de l’intégration d’un programme de préhabilitation chirurgicale en médecine générale, de mettre en lumière les différentes composantes de ce programme, et de démontrer sa faisabilité dans ce domaine.
Conclusion - Cette étude a conduit à la validation de 35 propositions concernant l'implémentation de la préhabilitation chirurgicale en médecine générale et sa faisabilité. Les composantes du programme ont été définies et pourraient servir de base, à l'avenir, pour la création d'une plateforme ou d'une application en ligne dédiée au suivi pluridisciplinaire.
Mots-clés – Préhabilitation chirurgicale, intérêts, médecine générale, faisabilité, Delphi, consensus.
Indexation Q-codes : QD25 (continuité des soins) - QP2 (soins centrés sur le patient) - QS41 (médecin de famille) - QS44 (professionnel de la santé associé) - QO4 (préhabilitation chirurgicale) - QC14 (adulte) - QR6 (avis d’expert)
| Jassogne - Mathilde | Université catholique de Louvain | | | |
Comment préparer sa consultation chez son médecin généraliste ? : création d’une fiche de préparation à la consultation en médecine générale en collaboration avec des médecins généralistes et des patients. How to prepare for your consultation with your general practitioner ? : creation of a consultation preparation tool in collaboration with general practitioners and patients. | Cette étude vise à améliorer la communication patient-médecin via la création d’une fiche de préparation à la consultation. La fiche a été élaborée en collaboration avec des patients et des médecins généralistes de Belgique francophone et a pour objectif de renforcer l’implication des patients dans leur consultation chez leur médecin traitant.
La recherche s’est déroulée en deux phases : une phase qualitative basée sur des focus groups permettant de concevoir une fiche adaptée aux attentes des usagers, suivie d’une phase quantitative évaluant la satisfaction des utilisateurs via un questionnaire de satisfaction.
La fiche finale comporte cinq rubriques essentielles : motif(s) de consultation, données administratives, nouveauté(s) à signaler, santé globale et espace libre. Testée en situation réelle, elle a été jugée satisfaisante par 100 % des patients et 90 % des médecins. Les résultats révèlent une amélioration de la préparation des patients, une clarification du motif de consultation, et un abord facilité de la prévention et promotion de la santé dans la consultation. | Mouillard - Clémentine | Université de Liège | | | |
La gestion de la polymédication chez le patient âgé et résidant en maison de repos : quels sont les perceptions et attitudes des patients âgés et polymédiqués vis-à-vis de la revue médicamenteuse ? Managing Polypharmacy in Elderly Nursing Home Residents: What Are the Perceptions and Attitudes of Elderly Polypharmacy Patients Toward Medication Review | Introduction : Face au vieillissement de la population, la polymédication chez les
personnes âgées en maison de repos pose des défis majeurs (effets indésirables,
interactions, hospitalisations). L’objectif est d’évaluer et explorer les perceptions des
patients âgés de 60 ans et plus, résidant en maison de repos au sujet de la revue
médicamenteuse, ainsi que leurs attitudes lorsque cette pratique leur est proposée.
Méthodologie : Une étude qualitative a été réalisée à l’aide d’entretiens semi-dirigés
individuels (20–40 minutes) auprès de 11 patients polymédiqués (≥5 médicaments)
résidant dans des maisons de repos du Namurois. Le guide d’entretien, inspiré du
questionnaire PATD, a permis de recueillir des données sur la connaissance du
traitement, le fardeau médicamenteux, la pertinence des prescriptions, les
inquiétudes face à l’arrêt d’un médicament et l’implication dans le processus
décisionnel.
Résultats : Les résultats montrent une grande hétérogénéité dans la perception des
patients. Certains maîtrisent bien leur prescription, tandis que d’autres en
connaissent peu les composantes. La polymédication est ainsi perçue simultanément
comme une source de sécurité et d’inquiétude, notamment en raison des oublis et
des effets indésirables. Bien que la majorité des patients juge globalement utile son
traitement, des doutes subsistent quant à la nécessité de certaines molécules et aux
risques potentiels liés à l’arrêt du traitement. La confiance envers le médecin
généraliste apparaît comme un élément clé pour favoriser l’acceptation de la RM.
Discussion : Les résultats montrent que l’efficacité de la RM repose avant tout sur
une communication claire et personnalisée entre médecin et patient. Une information
insuffisante contribue à la confusion et limite l’implication active des patients. Il est
crucial de renforcer le dialogue, d’utiliser des supports pédagogiques adaptés et
d’encourager les patients à s’impliquer de façon active dans la gestion de leur
traitement.
Conclusion : Pour optimiser la déprescription et améliorer la gestion de la
polymédication, il est nécessaire de favoriser une communication claire et
bidirectionnelle, d’impliquer activement les patients dans le processus décisionnel,
d’assurer un suivi régulier et de renforcer la confiance tout en équilibrant la prise de
décision entre soignants et patients. Introduction:
In the context of an aging population, polypharmacy among elderly nursing home residents presents major challenges (adverse effects, drug interactions, hospitalizations). The objective of this study is to assess and explore the perceptions of patients aged 60 and over, living in nursing homes, regarding medication review (MR), as well as their attitudes when this practice is proposed to them.
Methodology:
A qualitative study was conducted using semi-structured individual interviews (20–40 minutes) with 11 polypharmacy patients (taking ≥5 medications) residing in nursing homes in the Namur region. The interview guide, inspired by the PATD questionnaire, gathered data on treatment awareness, medication burden, prescription appropriateness, concerns about stopping medications, and involvement in the decision-making process.
Results:
Findings reveal a high degree of variability in patients' perceptions. While some patients have a good understanding of their prescriptions, others are unfamiliar with their treatment components. Polypharmacy is thus perceived as both a source of reassurance and concern, particularly due to forgetfulness and adverse effects. Although most patients generally consider their treatment useful, doubts persist about the necessity of certain drugs and the potential risks associated with deprescribing. Trust in the general practitioner emerges as a key factor in promoting acceptance of MR.
Discussion:
The results suggest that the effectiveness of medication review depends primarily on clear and personalized communication between physician and patient. Insufficient information contributes to confusion and limits patients' active involvement. Strengthening the dialogue, using appropriate educational tools, and encouraging patients to take an active role in managing their treatment are essential.
Conclusion:
To optimize deprescribing and improve polypharmacy management, it is crucial to promote clear and two-way communication, actively involve patients in decision-making, ensure regular follow-up, and strengthen trust while maintaining a balanced approach to decision-making between healthcare providers and patients. | Bauwens - Amandine | Université de Liège | | | |
| Comment améliorer la compliance à la pratique d’une activité physique régulière chez les patients adultes ayant au moins un facteur de risque cardiovasculaire en médecine générale ? | Introduction : Avec leurs dernières données sur l’inactivité physique, Sciensano et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tirent la sonnette d’alarme sur un important problème de santé publique. En effet, le manque d’activité physique accroit le nombre de maladies non transmissibles, dont les principales sont les maladies cardiovasculaires, avec un risque de mortalité des plus élevés.
Or, certains facteurs de risque cardiovasculaire (FRCV) sont modifiables, notamment par l’activité physique régulière. L’objectif de ce travail est donc, de trouver comment améliorer la compliance à la pratique d’activité physique régulière chez les patients ayant au moins un facteur de risque cardiovasculaire, en médecine générale.
Méthode : Faisant suite à une revue de la littérature, une étude qualitative, prospective interventionnelle a été réalisée auprès de huit patients adultes, ayant au moins un FRCV et faisant partie de la patientèle de maîtres de stage exerçant à Luingne et à Mouscron. A l’aide d’un guide d’entretien, des interviews semi-dirigées ont été menées. Elles ont été retranscrites et analysées selon la méthode d’analyse thématique inductive.
Résultats : Le manque de connaissances des patients, sur les FRCV ou sur les recommandations de l’OMS, explique partiellement leur inactivité. Si ceux-ci ne considèrent pas le thème comme tabou, ils s’attendent néanmoins à ce que leur médecin généraliste l’aborde lors d’une consultation et en assure le suivi.
L’équilibre pour maintenir la motivation des patients est souvent difficile à trouver entre les leviers, tels que la prise en charge par le médecin, l’entourage, les émotions, les structures adaptées, … et les obstacles, tels que la météo, le manque de temps, de courage, …
Le but, pour le patient, reste de pouvoir intégrer l’activité physique dans ses habitudes.
Discussion : La prise en compte des attentes et des ressentis du patient amène diverses pistes de solution au maintien de la compliance à la pratique d’activité physique. S’il n’y pas de consensus clair et précis sur la manière d’améliorer le dépistage et la prise en charge de l’inactivité physique, nous retenons que le médecin généraliste est au cœur de la situation : il lui revient d’initier le sujet dans l’anamnèse, et de s’aider d’un réseau de professionnels dans le domaine, afin de parfaire le suivi de son patient.
Mots-clés : adhésion patient ; activité physique ; facteurs de risque cardiovasculaire ; observance par le patient
| Pertry - Claire | Université catholique de Louvain | | | |
| « Utilisation de l'intelligence artificielle type chatGPT comme outil d'aide au diagnostic précoce du cancer en médecine générale : une revue narrative » | Contexte: En Belgique, le cancer atteignait 4 % de la population en 2021 et représentait la cause principale de décès en 2024, suivi par les maladies cardiovasculaires. Les délais diagnostiques influencent la survie, en particulier dans la première année. Le médecin généraliste joue un rôle crucial dans la détection précoce. Dans ce contexte, l'émergence de ChatGPT suscite des questions sur son utilisation comme outil d'aide au diagnostic.
Objectifs: Cette revue narrative visait à explorer les applications, performances diagnostiques, avantages, limites, aspects éthiques et législatifs ainsi que les lacunes de la littérature afin de proposer des pistes de recherches futures.
Question de recherche: « Quelles sont les connaissances actuelles, issues d'une revue de la littérature, sur l’utilisation de ChatGPT comme outil d'aide au diagnostic précoce du cancer en médecine générale, comparativement aux méthodes traditionnelles? »
Méthodologie: Bien que narrative, cette étude s’est inspirée de la méthodologie rigoureuse de la revue systématique incluant une recherche documentaire avec des mots-clés, dans des bases de données médicales, une sélection des articles selon des critères prédéfinis, une évaluation de la qualité des articles et des analyses descriptive, thématique et comparative. Les résultats clés ont été synthétisés.
Résultats: Six études ont été incluses. La synthèse a montré le potentiel diagnostique de chatGPT mais aussi la nécessité d’une supervision et l’établissement d’un cadre éthico-légal clair avant son intégration clinique.
Discussion: Cette étude a confirmé le manque d’études sur l’utilisation de chatGPT en médecine générale pour le diagnostic précoce du cancer, offrant une opportunité de recherches dans ce domaine.
Mots-clés: Intelligence artificielle ou IA, chatGPT, diagnostic précoce du cancer, médecine générale. | Hammouch - Fatima | Université catholique de Louvain | | | |
| Comment prévenir le mésusage des opioïdes dans la douleur chronique non cancéreuse chez l'adulte en médecine générale ? | L’usage croissant des opioïdes dans le traitement de la douleur chronique non cancéreuse a
soulevé d’importantes préoccupations quant aux risques de mésusage, de dépendance et de
complications associées. Ce travail de fin d’étude a eu pour objectif d’identifier les principaux
leviers de prévention du mésusage des opioïdes en médecine générale, à travers une revue
narrative de la littérature. L’analyse a été structurée autour de quatre sous-questions : les
facteurs de risque de mésusage, les recommandations pour une prescription optimale, les outils
à disposition du médecin généraliste et les indications quant à la réduction progressive des
opioïdes.
Les résultats ont mis en évidence plusieurs facteurs de risque, notamment les antécédents
psychiatriques, l’usage actuel ou passé de substances psychoactives, le jeune âge, l’isolement
social, la douleur chronique sévère et l’exposition prolongée aux opioïdes. Les
recommandations internationales insistent sur l’importance d’une prescription prudente et
adaptée : évaluation clinique rigoureuse, information claire au patient, prescription initiale à
faible dose et de courte durée, suivi rapproché, et réévaluation systématique du rapport
bénéfice-risque. Les outils disponibles tels que les questionnaires de dépistage, les contrats
thérapeutiques et les tests urinaires doivent être intégrés avec nuance dans une démarche centrée
sur la relation thérapeutique. Enfin, la réduction progressive du traitement opioïde, lorsqu’elle
est indiquée, doit se faire de manière individualisée, planifiée et accompagnée. Ce travail met
en lumière le rôle central du médecin généraliste dans la prévention du mésusage des opioïdes,
en s’appuyant sur une approche rigoureuse, humaine et multidisciplinaire.
Mots-clés : opioïdes, mésusage, prévention, douleur chronique non cancéreuse, facteurs de
risque, évaluation, prescription, suivi, réduction, recommandations | DUMALIN - Dylan | Université de Liège | | | |
| Tendre vers une communication idéale entre médecin et patient. Quels sont les enjeux liés au mode de communication choisi par le médecin généraliste afin de transmettre des résultats médicaux aux patients ? Étude qualitative par entretiens semi-dirigés. | 1) Abstract
1.1) Introduction
La remise de résultats médicaux aux patients est centrale dans le quotidien des médecins généralistes. Celle-ci est encadrée par le règlement européen appelé Règlement Général à la Protection des Données. Cependant, ce dernier est peu connu de la part des généralistes wallons et peu d’études se sont intéressées au mode de communication choisi par le médecin.
1.2) Objectifs
L’objectif de ce travail est d’évaluer les différents enjeux liés au mode de communication choisi par le médecin afin de transmettre des résultats médicaux aux patients.
1.3) Méthode
Une étude qualitative a permis d’explorer ces enjeux. 11 médecins généralistes ont été recrutés en Wallonie Picarde et ont participé à des entretiens semi-dirigés. Ceux-ci ont été réalisés grâce à un guide d’entretien et ont été enregistrés puis retranscrits afin de constituer le matériel de recherche. Ce dernier a permis de réaliser une analyse thématique inductive.
1.4) Résultats
Cette étude a mis en avant l’importance de la communication et de la compréhension entre médecin et patient. Elle a également permis d’identifier les avantages et inconvénients de la pratique en face à face et à distance tout en questionnant les médecins sur leurs connaissances des lois européennes. La charge administrative du médecin ainsi que l’aide apportée par le secrétariat ont pu être abordées. L’étude a permis de comprendre l’avis des médecins sur leur patientèle qu’ils trouvaient de plus en plus impatiente dans l’obtention d’information.
Ce travail a permis de mettre en avant le besoin des médecins de conserver leur vie privée en limitant les canaux et en éduquant le patient. Enfin, cette étude a ouvert la voie à des solutions de communication sécurisée.
1.5) Conclusion
La remise de résultats médicaux à distance ou en face à face est considérée comme une balance entre humanité et efficacité. Celle-ci se doit d’être la plus confidentielle possible.
1.6) Mots clés
Communication (QD1), Résultats médicaux (62-001), Sécurité (QP1), Étude qualitative (QR31)
| Leclercq - Lea | Université catholique de Louvain | | | |
| L'IMPACT DES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS SUR LA SANTÉ GLOBALE DES PATIENTS ET STRATÉGIES DE PRÉVENTION EN MÉDECINE GÉNÉRALE | Résumé
Introduction :
Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques exogènes capables d’interférer avec le système hormonal. Leur impact sur la santé humaine est de plus en plus reconnu, notamment en lien avec des pathologies chroniques telles que l'obésité, le diabète, les troubles de la reproduction ou certains cancers hormono-dépendants. La sensibilisation des professionnels de santé, notamment des médecins généralistes (MG), reste limitée. Ces derniers sont pourtant en première ligne pour la prévention primaire auprès des patients. Cette revue vise à explorer les connaissances actuelles sur les PE, leurs effets sanitaires, leur détection et les pratiques de prévention, particulièrement en médecine générale.
Méthode :
Une recherche documentaire a été menée à partir de sources scientifiques, issues de PubMed. L’analyse s’est centrée sur les effets des PE sur la santé humaine, les populations les plus vulnérables, les modes d’exposition, ainsi que les outils et stratégies de prévention existants. Une attention particulière a été portée aux recommandations applicables en pratique de médecine générale et aux obstacles rencontrés par les médecins dans leur mise en œuvre.
Résultats :
Les PE sont associés à de nombreuses atteintes de la santé, touchant divers systèmes : endocrinien, reproductif, neurologique, immunitaire et métabolique. Les expositions précoces (période fœtale, petite enfance) sont particulièrement critiques. Les sources d’exposition sont multiples : alimentation, cosmétiques, plastiques, pollution de l’air, etc. Malgré des alertes scientifiques répétées, les PE demeurent insuffisamment réglementés et mal identifiés par la population et les professionnels de santé. En médecine générale, les MG rapportent un manque de formation, d’outils pratiques et de temps pour aborder le sujet avec les patients. Certains outils émergent (fiches repères, brochures, formations), mais restent peu diffusés.
Conclusion :
La littérature confirme l’impact sanitaire des PE et la nécessité d’une approche préventive renforcée, notamment en médecine générale. Une meilleure formation des MG, l’élaboration d’outils simples et opérationnels, et une collaboration interdisciplinaire sont essentielles pour favoriser un repérage précoce des expositions et accompagner les patients vers des comportements protecteurs. Face à l’ampleur du problème, la prévention des PE doit s’inscrire dans une politique de santé publique ambitieuse, fondée sur le principe de précaution.
| Jmil - Sabrine | Université catholique de Louvain | | | |
| Quand la séparation parentale complique les soins : défis, ressentis et pistes de solution des médecins généralistes dans le suivi des enfants de parents séparés - Etude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes francophones | Introduction : La prise en charge des enfants de parents séparés par les médecins généralistes
devient de plus en plus fréquente. Ces séparations peuvent générer des conflits qui altèrent
la communication autour de l’enfant, compliquant ainsi les missions du médecin, souvent en
première ligne. Dans certains cas, deux médecins se partagent le suivi de l’enfant, ce qui
complexifie davantage la coordination des soins. L’objectif de ce TFE est d’explorer les
difficultés spécifiques rencontrées par les médecins dans ces suivis, les émotions qu’elles
suscitent, et leur impact sur la qualité de la prise en charge médicale.
Méthodologie : Au cours de cette étude qualitative, neuf entretiens semi-dirigés ont été
réalisés auprès de médecins généralistes exerçant en Belgique francophone, dans des
contextes de pratique variés. Le protocole a respecté les principes éthiques, incluant le
consentement éclairé, l’anonymisation et la sécurisation des données, ainsi que l’approbation
par le GEIMG.
Résultats : Les résultats de l’étude mettent en évidence plusieurs défis récurrents : la
fragmentation du suivi médical, le manque de communication entre les intervenants, l’impact
des désaccord parentaux sur les prises en charge médicales et psychologiques des enfants, la
gestion délicate de la confidentialité ainsi qu’une répartition floue des responsabilités entre
confrères. Ces enjeux peuvent altérer la qualité des soins, exposant les enfants à un risque de
sur- ou de sous-traitement. Certains outils, comme le carnet de santé ou les SumEHR,
permettent d’améliorer la communication, mais de nouvelles pistes émergent, telles que la
création d’un rapport de consultation ou d’un dossier médical partagé. La sensibilisation des
médecins et des familles pourrait également contribuer à limiter l’impact négatif de la
séparation parentale sur la continuité de soins.
Discussion et conclusion : Ce travail met en lumière une problématique peu explorée dans la
littérature : le vécu des médecins généralistes dans la prise en charge des enfants de parents
séparés, ainsi que les défis émotionnels, organisationnels et relationnels que ces suivis
entraînent. Une meilleure coordination entre les intervenants, soutenue par des outils
concrets et adaptés aux réalités du terrain, est essentielle pour améliorer la qualité de prise
en charge de ces enfants.
Mots-clés : Séparation parentale, médecin généraliste, enfants de parents séparés,
communication, conflit parental, santé, continuité de soins, soins de première ligne. | Delville - Pauline | Université catholique de Louvain | | | |
Quel soutien prénatal le médecin généraliste belge peut-il mettre en place pour promouvoir l’allaitement maternel ? What prenatal support can Belgian general practitioners provide to promote breastfeeding? | Introduction : L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un allaitement
exclusif jusqu’aux six mois de l’enfant. Pourtant, un écart significatif persiste entre ces
recommandations et les taux d’allaitement observés dans de nombreux pays, y compris en
Belgique. Parmi les facteurs associés au sevrage précoce de l’allaitement figure le manque
d’informations transmises durant la période prénatale. Dans ce contexte, le médecin
généraliste peut jouer un rôle dans la sensibilisation et l’accompagnement des femmes
enceintes.
L’objectif principal est d’identifier les stratégies de soutien mises en œuvre par le médecin
généraliste pour promouvoir l’allaitement chez une femme enceinte.
L’objectif secondaire est de proposer un outil à destination des médecins généralistes, à
utiliser dans le cadre d’une consultation prénatale pour soutenir la promotion de
l’allaitement.
Méthode : Ce travail repose sur une revue narrative de la littérature, réalisée à partir de
plusieurs bases de données. Les articles ont été sélectionnés selon les critères d’inclusion et
d’exclusion afin de répondre à la question de recherche.
Résultats : Au total, 25 articles issus de bases de données scientifiques ont été retenus, ainsi
que 3 documents relevant de la littérature non scientifique.
Discussion : L’éducation prénatale en matière d’allaitement est essentielle pour renforcer
l’auto-efficacité et la confiance des futures mères ainsi que de leur entourage. Bien que le
médecin généraliste soit encore peu impliqué dans le parcours de soins prénataux, son rôle
peut être renforcé autour de trois axes : dépister, informer, coordonner. L’utilisation de la
plateforme en ligne « Born in Belgium Professionals », créée dans le cadre d’une convention
de l’INAMI, peut soutenir le médecin généraliste belge dans la mise en œuvre de ces actions
et faciliter la communication avec les autres professionnels - de la santé ou non - impliqués
auprès de la femme enceinte.
Mots-clés : General practitioner, promotion, breastfeeding, women's health, prenatal
Indexation : QS41, QD23, T4, QC22, W78 | Art - Cassandre | Université de Liège | | | |
| L’expérience des médecins généralistes de la région belge francophone dans l’acné : prise en charge globale, difficultés rencontrées et pistes d’améliorations. | Introduction
L’acné est l’une des maladies de peau les plus courantes. Elle n'est pas seulement une problématique esthétique ; elle peut avoir des conséquences psychologiques et sociales importantes, soulignant la nécessité d'une prise en charge adéquate. Les médecins généralistes, en première ligne dans la chaine de soins, ont un rôle crucial pour initier un traitement, offrant une approche globale, accessible et continue pour améliorer la santé et la qualité de vie des patients.
Méthodologie
J’ai commencé par une recherche dans la littérature pour mieux me familiariser avec le sujet et je me suis orientée vers une étude qualitative. Pour cette étude, 10 entretiens semi-dirigés ont été réalisés auprès de médecins généralistes de la région belge francophone.
Discussion
La prise en charge de l'acné en médecine générale et les recommandations issues de la littérature scientifique présentent plusieurs similitudes et quelques différences notables. Les deux approches mettent l'accent sur une évaluation clinique initiale, l'utilisation de traitements topiques et systémiques. Cependant, la littérature scientifique propose une classification plus détaillée de l'acné, met l’accent sur l’importance du suivi et d’un traitement d’entretien. A contrario, les médecins généralistes adapteront leur prise en charge et leurs conseils en fonction du profil de chaque patient. En résumé, la prise en charge de l'acné en médecine générale est alignée avec les recommandations scientifiques, bien que ces dernières offrent des détails supplémentaires mais occultent, en partie, le profil et le caractère du patient.
Conclusion
L’analyse de l’expérience des médecins généralistes dans la prise en charge de l’acné a permis de mieux comprendre les enjeux et les difficultés rencontrées et d’identifier des pistes d’amélioration comme des rappels sur la prise en charge de l’acné ainsi que des informations sur les traitements hors prescription.
Mots-clés : Acné, prise en charge, médecin généraliste et étude qualitative. | Clusman - Pauline | Université catholique de Louvain | | | |
| Effet de la marche nordique, de la course à pied, du cyclisme et de la natation sur les douleurs liées à l’arthrose de la hanche et du genou. | Introduction
L’arthrose est une pathologie dégénérative très fréquente dans notre population et constitue un motif de consultation courant en raison des douleurs et des limitations fonctionnelles qu’elle occasionne. En l’absence de traitement curatif, la prise en charge actuelle s’attache à soulager les symptômes, notamment via l’activité physique. L’activité sportive constitue une forme d’activité physique spécifique, et il convient d’en connaître les potentiels bienfaits ou
méfaits sur les articulations afin d’améliorer les conseils prodigués aux patients souffrant d’arthrose.
Objectifs
L’objectif de ce travail était d’évaluer l’effet de différentes pratiques sportives (la marche nordique, la course à pied, le vélo et la natation) sur les douleurs liées à l’arthrose de la hanche et du genou.
Secondairement, un intérêt a été porté aux éventuels effets indésirables et motifs d’abandon des participants au sein des études incluses.
Méthode
Ce travail a été réalisé selon une méthodologie de type revue narrative de la littérature. L’équation de recherche a été élaborée selon la méthode PICO et traduite en mots-clés et MeSH Terms avant d’être introduite sur les bases de données PubMed et Cochrane Library.
Résultats
La littérature sur cette problématique est encore très pauvre, ce qui invite à considérer les résultats avec prudence. La marche nordique s’est révélée significativement efficace dans la réduction des douleurs en
cas d’arthrose de hanche. Après 12 mois, la réduction de la douleur semblait se maintenir. La course à pied chez les coureurs récréatifs souffrant d’arthrose de genou n’a pas été corrélée à une augmentation de l’apparition ou de l’aggravation de la douleur par rapport aux non coureurs. Par ailleurs, une amélioration plus marquée des douleurs a été observée chez les coureurs.
Le cyclisme et la natation se sont avérés efficaces dans le soulagement des douleurs de hanche et de genou.
Conclusion :
Le faible nombre d’études disponibles ainsi que l’hétérogénéité des protocoles limitent la
formulation de conclusions et de recommandations solides. Néanmoins, ces premiers
résultats évoquent des effets positifs de la marche nordique, la course à pied, le cyclisme et la
natation sur les douleurs liées à l’arthrose de la hanche et du genou et encouragent à
poursuivre la recherche dans ce domaine. | Coos - Ilona | Université de Liège | | | |
| Utilisation de la musique dans la gestion de la douleur : synthèse méthodique de littérature et pistes d’applications pour la médecine générale | Contexte
La douleur constitue l’un des principaux motifs de consultation en médecine générale. Parallèlement, la musique est utilisée depuis des siècles comme approche non pharmacologique pour moduler la perception douloureuse et l’anxiété. Malgré des résultats encourageants dans différents contextes, peu d’études se sont penchées sur son application spécifique en cabinet de médecine générale.
Objectifs
Évaluer l’efficacité de la musique pour la gestion de la douleur, d’après les données de la littérature scientifique, puis explorer la transposabilité de ces résultats à la pratique de
médecine générale. Mettre en évidence les pistes de recherche futures pour confirmer et préciser l’usage de la musique en consultation de soins primaires.
Méthode
Réalisation d’une synthèse méthodique de la littérature à partir de plusieurs bases de données en vue d’une application en cabinet de médecine générale.
Résultats
- Les dix revues systématiques et méta-analyses retenues suggèrent un effet analgésique globalement significatif de la musique, dans diverses situations cliniques.
- Plusieurs études mettent également en évidence une diminution de l’anxiété et de la consommation d’antalgiques, ainsi qu’une amélioration de la satisfaction des patients.
- L’efficacité est souvent plus marquée lorsque la musique est choisie par le patient.
- L’hétérogénéité des études et l’absence de données centrées spécifiquement sur la médecine générale limitent toutefois la généralisation de ces conclusions.
Conclusion
Les données actuelles confirment le potentiel de la musique comme intervention non pharmacologique pour soulager la douleur, sans effets indésirables notables et à faible coût.
Son intégration en médecine générale semble prometteuse, tant pour des actes techniques que pour la prise en charge de la douleur chronique ou de patients en fin de vie. Néanmoins, des recherches ciblées en contexte de soins primaires sont nécessaires afin de définir des protocoles adaptés (durée, type de musique, moment d’intervention) et d’en évaluer précisément l’impact clinique. | Iskandar - Elsie | Université catholique de Louvain | | | |
| Croyances, connaissances et perceptions actuelles du médicament générique par les patients et réflexion autour de la place du médecin généraliste : Etude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de patients. | Contexte : Depuis leur apparition dans les années 1980, les médicaments génériques sont en plein essor. De même qualité et efficacité que les médicaments originaux mais à moindre coût, ils représentent une stratégie largement plébiscitée par les autorités afin de réaliser des économies dans le domaine des soins de santé. Le succès de cette stratégie dépend en grande partie de la propension des consommateurs à se tourner vers ces alternatives bon marché. Néanmoins, il apparait que l’usage des médicaments génériques rencontre encore des obstacles chez les consommateurs, malgré une ouverture d’esprit croissante à leur égard. Le médecin généraliste semble être la pierre angulaire de l’acceptation de ces traitements grâce à son rôle central dans l’information et l’éducation des patients.
Objectif : Le but de ce travail est de mieux comprendre la perception actuelle en Belgique francophone des médicaments génériques chez des patients adultes en explorant leurs craintes, leurs représentations ainsi que leurs connaissances générales. Le second but est de préciser la place du médecin traitant dans l’information, l’éducation et l’accompagnement du patient lors de la prescription d’un médicament générique.
Méthodologie : Etude qualitative réalisée par le biais d’entretiens semi-dirigés individuels, menés selon un guide d’entretien. Analyse des données par analyse thématique et élaboration de catégories conceptualisantes.
Résultats : 8 entretiens ont été réalisés auprès de 9 participants. Il apparait que le médicament générique se démocratise de plus en plus et l’opinion des patients semble globalement positive. Beaucoup en consomment sans témoigner de doute quant à leur efficacité et sécurité. Le prix bas et la meilleure disponibilité sur le marché qu’ils induisent sont de réels bénéfices aux yeux des consommateurs. Néanmoins, certains freins ont été mis en évidence. La molécule originale reste souvent un premier choix, par habitude ou par préférence de galénique. Le prix bas crée parfois une forme de méfiance car il serait synonyme de moindre qualité du médicament. Ces craintes sont nourries par le manque de connaissance des patients qui sont en demande d’une meilleure compréhension du sujet. Le médecin traitant semble être l’interlocuteur de référence, capable d’informer et de rassurer grâce à sa relation de confiance avec les patients.
Conclusion : Les médicaments génériques semblent de plus en plus faire partie intégrante de la pharmacopée. Les consommateurs sont relativement favorables à leur usage malgré quelques barrières à mettre en lien avec des lacunes de connaissance. C’est pourquoi il semble crucial d’informer et d’éduquer correctement les patients à ce sujet pour qu’il se sentent rassurés. Ce rôle apparait être celui du médecin généraliste du fait de sa relation de confiance et de proximité avec les patients. | Lemaylleux - Elise | Université catholique de Louvain | | | |
| Quel est l’impact sur les coûts de soins de santé belges de la réalisation d'échographies cliniques à la recherche de thromboses veineuses profondes du membre inférieur chez l’adulte en médecine générale?
- Une étude médico-économique de minimisation des coûts réalisée en région Wallonie -Bruxelles | Cette étude a évalué l’impact financier pour la sécurité sociale belge de l’échographie clinique en médecine générale pour le diagnostic de la thrombose veineuse profonde. L’objectif était d’analyser le coût lié à cette pratique et de le comparer à celui de la prise en charge habituelle, en utilisant une méthodologie médico-économique de type minimisation des coûts. Sur la base des estimations de 11 médecins généralistes experts en échographie clinique, plusieurs scénarios ont été modélisés. Les résultats montrent que cette nouvelle possibilité diagnostic pourrait engendrer une réduction médiane des coûts estimée à 11,52€, avec une variation allant d’un surcoût de 6,17€ (pire scénario) à un gain de 51,65€ (meilleur scénario) par patient. Toutefois, la variabilité des pratiques et l’absence de tarification officielle constituent des limites à la généralisation de ces résultats. Cette recherche met en lumière des enjeux importants pour les décideurs en santé publique. Elle suggère que l’intégration de cette technologie pourrait être économiquement pertinente. Cependant, des études complémentaires sur des échantillons plus larges et sur des données réelles du terrain seraient nécessaires pour affiner ces résultats. De plus, une réflexion plus large sur l’accessibilité aux soins, la formation des médecins ainsi que l’acceptabilité par les patients et les soignants devraient être menée avant d’envisager une généralisation de cette pratique. | Schweicher - Manon | Université catholique de Louvain | | | |
Étude d'acceptabilité d’une ressource destinée aux patients pour réduire la prescription initiale de benzodiazépines et apparentées Acceptability of a resource for patients to reduce the initial prescription of benzodiazepines and related | Introduction : La Belgique est l’un des 1er consommateur mondial de Zolpidem et de
Benzodiazépines. Cela représente un risque important pour les patients, surtout que des
alternatives efficaces existent. La prévention de la prescription initiale de ces médicaments a
été moins étudiée que la déprescription. Une brochure avait été co-créée avec des patients, des
pharmaciens et des médecins généralistes dans le but d’être utilisée lors de la 1ère prescription
de benzodiazépine et Z-drugs afin d’aider à la prise de décision partagée dans ce cadre. Cette
brochure informait les patients sur les approches alternatives et donnait des informations sur les
benzodiazépines et Z-drugs. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’acceptabilité
rétrospective de cette brochure ce qui a permis d’évaluer l’adhérence probable du patient à
l’intervention.
Méthodologie : Des entretiens semi-structurés utilisant la méthode ‘Think aloud’ ont été menés
auprès de médecins généralistes et de patients. Ces entretiens ont été enregistrés, retranscrits
puis analysés selon la méthode thématique de contenu de manière déductive en utilisant le
modèle du Theoretical Framework of Acceptability de Sekhon.
Résultats : 5 médecins et 3 patients ont participé à l’étude. 5 des 7 thèmes du Theoretical
Framework of Acceptability sont ressortis de ces entretiens. L’acceptabilité de chaque thème
était bonne. Il ne s’agit finalement pas d’un outil d’aide à la décision partagée mais d’un outil
de communication. Les participants proposaient d’élargir la population cible. Des suggestions
ont été proposées afin d’améliorer la brochure. Son intégration dans la pratique clinique
semblait prometteuse.
Conclusion : L’acceptabilité rétrospective de la brochure est bonne ce qui favorise l’adhérence
des patients et les bénéfices apportés. La prochaine étape serait d’effectuer une étude
d’acceptabilité pour une population plus large ainsi qu’une étude d’intégration de la brochure.
Mots clés : Benzodiazépines ; Z-drugs ; Acceptabilité ; première prescription | Khalife - Paul | Université de Liège | | | |
Quel est l’apport des biomarqueurs plasmatiques dans l’évaluation du risque cardiovasculaire résiduel chez les sujets adultes non diabétique présentant un risque SCORE2 contrôlé en médecine générale: une revue narrative. What is the contribution of plasma biomarkers in assessing residual cardiovascular risk in non-diabetic adults with controlled SCORE2 risk in primary care: a narrative review. | Contexte : Selon l’OMS, Les maladies cardiovasculaires (MCV) représentent la première cause de mortalité dans le monde et représentent une part importante de l’activité en médecine générale. Bien que les outils d’évaluation du risque, tels que la grille SCORE2, soient largement utilisés, il subsiste un risque résiduel non pris en compte par ces modèles, notamment chez les adultes non diabétiques à risque contrôlé. Les biomarqueurs plasmatiques émergents offrent possiblement de nouvelles perspectives en termes de stratification du risque associé.
Objectif : Cette revue narrative explore l'apport potentiel des biomarqueurs plasmatiques dans l'évaluation du risque cardiovasculaire résiduel chez les sujets adultes non diabétiques, et examine leur utilité dans la pratique clinique des médecins généralistes.
Méthodologie : Une revue systématique des études publiées entre 2007 et 2024 a été réalisée à l’aide de bases de données comme PubMed, Uptodate et Minerva. Les critères d'inclusion englobaient les études portant sur l'évaluation des biomarqueurs dans la prévention primaire des MCV chez les adultes non diabétiques. Un total de 142 publications a été inclus dans cette revue.
Résultats : Les biomarqueurs tels que l’apolipoprotéine B, la lipoprotéine(a), les phospholipides oxydés et la protéine C-réactive ultrasensible offrent un potentiel clinique considérable pour une stratification du risque plus précise. Cependant, leur adoption en médecine générale est freinée par des limitations méthodologiques et des incertitudes liées à leur coût-bénéfice.
Conclusion : Bien que les biomarqueurs plasmatiques puissent améliorer l'évaluation du risque cardiovasculaire résiduel, leur utilité clinique en médecine générale nécessite pour certains davantage de validation. Leur rôle pourrait être complémentaire aux outils d'évaluation existants, notamment chez les patients dont le risque reste mal défini malgré un score SCORE2 contrôlé ou chez les patients avec des antécédents familiaux.
Background: According to the WHO, Cardiovascular diseases (CVD) are the leading cause of mortality worldwide and account for a significant proportion of general practice activity. While risk assessment tools such as the SCORE2 grid are widely uti-lized, residual risk remains unaddressed by these models, particularly in non-diabetic adults with controlled risk factors. Emerging plasma biomarkers potentially offer new perspectives in risk stratification.
Objective: This narrative review explores the potential role of plasma biomarkers in evaluating residual cardiovascular risk among non-diabetic adults and examines their utility in the clinical practice of general practitioners.
Methodology: A systematic review of studies published between 2007 and 2024 was conducted using databases such as PubMed, Uptodate, and Minerva. Inclusion criteria focused on studies evaluating biomarkers in the primary prevention of CVD in non-diabetic adults. A total of 142 publications were included in this review.
Results: Biomarkers such as apolipoprotein B, lipoprotein(a), oxidized phospholipids, and high-sensitivity C-reactive protein show considerable clinical potential for more precise risk stratification. However, their adoption in general practice is hindered by methodological limitations and uncertainties regarding their cost-benefit ratios.
Conclusion: While plasma biomarkers may improve the assessment of residual cardiovascular risk, their clinical utility in general practice often requires further validation. They could serve as complementary tools to existing assessment methods, particularly in patients whose risk remains poorly defined despite a controlled SCORE2 score or with a familial history of early cardiovascular events.
| Ortmans - Christophe | Université de Liège | | | |
| Comment l’exposition aux écrans influence-t-elle la santé physique et mentale chez les adultes ? Une revue narrative de la littérature | Introduction :
Le temps d’écran correspond au temps passé devant des appareils électroniques pour des activités de loisirs ou professionnelles. Leurs usages se sont intensifiés avec l’essor de la télévision, des ordinateurs et des smartphones. Aujourd’hui, ces technologies sont omniprésentes dans la vie quotidienne, facilitant la communication, le travail et les loisirs, mais leur utilisation excessive peut avoir des répercussions sur la santé. Des études montrent que le temps d’écran prolongé est associé à des impacts négatifs sur le bien-être mental, le sommeil et l’activité physique, avec des disparités selon le sexe et le niveau d’instruction.
Méthode :
Notre objectif est de mieux comprendre les répercussions de l’utilisation des écrans sur la santé physique et mentale des adultes afin d’adopter une approche préventive et adaptée dans notre pratique quotidienne. Pour ce faire, nous avons choisi de réaliser une revue de la littérature afin de rassembler les données scientifiques disponibles, d’identifier les principaux risques et de réfléchir aux stratégies préventives pertinentes en consultation.
Résultats :
21 études ont été sélectionnées avec des méthodologies variées. Une gestion équilibrée du temps d’écran est essentielle pour préserver la santé physique et mentale des adultes. L’excès d’écran est associé à des effets négatifs, notamment cardiovasculaires, métaboliques et psychologiques (anxiété, dépression). Cela justifie l’importance d’interventions préventives en médecine générale, incluant la réduction du temps d’écran, la promotion de l’activité physique et une approche psychosociale pour limiter les effets négatifs des réseaux sociaux et de l’isolement. | Dufays - Julia | Université de Liège | | | |
| Comment la collaboration entre les médecins généralistes et les médecins scolaires pourrait améliorer la prise en charge des enfants en situation de précarité dans les communes de Bruxelles et Anderlecht ? | Introduction :
À Bruxelles, un enfant sur cinq vit dans la précarité. Cette situation expose ces enfants à divers problèmes de santé et limite leur accès aux soins. Cette étude a examiné les défis auxquels les médecins (généralistes et scolaires) sont confrontés pour prendre en charge ces enfants, leur pratique et la collaboration entre eux.
Méthodologie :
Une approche qualitative a été choisie, avec des entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes et scolaires à Bruxelles et Anderlecht. Les données ont été analysées de manière thématique pour comprendre les perceptions et les expériences des médecins.
Résultats et discussion :
Cette étude a mis en évidence les défis auxquels font face les médecins dans la prise en charge de la précarité infantile, leur pratique et les stratégies qu’ils ont développé. Tous ont rapporté l’importance d’un travail en réseau. Cependant la collaboration entre les médecins généralistes et scolaires a été décrite comme trop limitée en raison d’une méconnaissance mutuelle et de barrières communicationnelles. Les résultats ont souligné que de meilleures interactions pourraient faciliter l'accès aux soins, améliorer la continuité des soins et optimiser la prévention. Les pistes qui ont été proposées incluent la formation et la sensibilisation aux rôles de chacun ainsi que l'utilisation de dossiers médicaux partagés.
Conclusion :
Cette étude a mis en lumière les défis des médecins face à la précarité infantile. Elle a montré que les médecins scolaires et généralistes étaient fortement engagés, investis et adaptaient leurs pratiques pour réduire les inégalités dans les soins de santé. Dans cette étude, les médecins ont souligné l'importance du travail en réseau, mais que la collaboration entre eux restait très limitée. L'étude a permis d’identifier des obstacles à cette collaboration et propose des pistes concrètes d'amélioration.
| Guichon - Romane | Université catholique de Louvain | | | |
| Place de l’évaluation de la consommation récréative de cannabis dans la prévention d'un usage pathologique et de ses conséquences | Introduction. Le cannabis est une drogue qui est très présente dans les sociétés européennes, avec de nombreux consommateurs de tout âge. Cette consommation pouvant être de nature variée, il est important pour le médecin généraliste de l’évaluer afin de reconnaître les situations où celle-ci s’avère être problématique. En médecine générale, la connaissance des différents facteurs déterminants de l’usage du cannabis chez les patients est fondamentale afin d’avoir une vision globale de ces derniers, permettant ainsi une prise en charge et un suivi de qualité.
Objectif. Quel est donc le rapport des médecins généralistes face à la consommation récréative de cannabis ? L’objectif de l’étude vise à explorer la question de la consommation de cannabis, plus particulièrement la consommation récréative et la place qu’elle occupe en médecine générale. Elle a pour but d’identifier les freins au dépistage et la prise en charge mais aussi d’apporter des outils supplémentaires afin de mieux faire face à cette problématique.
Méthode. Une étude qualitative au moyen d’entretiens semi-dirigés a été réalisée auprès de neuf médecins généralistes et assistants en médecine générale de la région bruxelloise.
Résultats. Bien que le sujet de la consommation de cannabis en médecine générale soit considéré comme important, il se heurte à une méconnaissance chez les praticiens. La consommation n’est pas systématiquement abordée en consultation mais reste dépendante du profil du patient et de la situation. Une méconnaissance des outils d’évaluation de la consommation est également constatée chez les praticiens, lesquels sont cependant favorables à leur utilisation. Les participants ont exprimé des besoins pour des formations complémentaires sur le cannabis ainsi que la nécessité d’avoir à disposition un réseau pour une prise en charge multidisciplinaire.
Conclusion. Il est capital de sensibiliser les médecins généralistes quant à l’importance de l’évaluation de la consommation de cannabis chez leurs patients. Il semble également intéressant de leur apporter davantage de connaissances afin qu’ils soient mieux préparés à aborder le sujet avec leurs patients. Ces notions sont d’autant plus pertinentes dans un contexte où les mentalités et la législation sont en constante évolution.
| Chanturiya - Alexandre | Université catholique de Louvain | | | |
| Quelles sont les attentes des aidants proches envers le médecin généraliste par rapport à la gestion des médicaments de leur proche atteint de troubles cognitifs ? | Introduction : les patients atteints de troubles cognitifs sont de plus en plus fréquents dans la patientèle du médecin généraliste. Leurs aidants proches sont une aide précieuse pour le maintien au domicile. Avec l’évolution de la maladie, ils sont progressivement amenés à gérer aussi la médication. Or, cette médication peut être source de tracas. Le médecin généraliste est souvent le prescripteur principal, il a donc l’opportunité de rencontrer et questionner le binôme aidant proche - proche à troubles cognitifs sur son fonctionnement par rapport à la médication tout au long de l’évolution de la maladie. L’objectif de ce travail est de comprendre cette gestion et d’en dégager les attentes de l’aidant proche envers son médecin généraliste.
Méthodologie : nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi-dirigés au sein de la patientèle d’un cabinet de médecine générale de Bruxelles-Ouest, guidés au moyen d’une grille d’entretien préalablement réalisée et validée par le CEHF UCLouvain. Six aidants majeurs qui gèrent la médication d’une personne atteinte de troubles cognitifs et n’ayant aucune formation (para)médicale, ni aide professionnelle quotidienne pour cette gestion, ont été interviewés. Le contenu de ces entretiens a ensuite été analysé par analyse thématique et catégorisation des thèmes.
Résultats : la gestion des médicaments par les aidants proches est considérée comme une routine pas ou peu contraignante bien que plusieurs difficultés puissent être rencontrées. Le rôle du médecin généraliste par rapport à cette gestion est variable, allant d’un suivi médicamenteux simple à un soutien émotionnel et une ressource en cas de difficultés. Le généraliste est considéré comme informateur et éducateur tant sur la médication que sur la maladie tout au long de l’évolution de celle-ci. Les aidants proches attendent une implication plus importante dans la transition de gestion médicamenteuse entre l’aidant et son proche malade. La relation entre l’aidant proche et le médecin généraliste est un élément clef dans la prise en charge.
Conclusion : notre étude permet de souligner l’importance du suivi par le médecin généraliste de la gestion médicamenteuse de l’aidant proche. Une attention régulière semble nécessaire afin d’évaluer cette gestion, repérer des difficultés et y trouver des solutions tout en soutenant l’aidant proche. | Boucquey - Marie-Hélène | Université catholique de Louvain | | | |
| L’évaluation des pratiques d’anamnèse sexuelle pour la prévention du VIH en médecine générale : Une revue narrative de la littérature des obstacles et des approches efficaces. | Introduction : Le VIH reste encore un problème de santé publique à l’heure actuelle. La PrEP est une avancée majeure dans la prévention du VIH mais est encore sous utilisée en pratique. La difficulté de parler de sexualité avec ses patients est une des raisons expliquant cette problématique. Ce TFE vise à fournir des perspectives pour améliorer la communication sur la santé sexuelle entre les médecins généralistes et leurs patients en vue d'optimiser l'utilisation de la PrEP, ainsi que d'autres éventuelles interventions préventives.
Méthodes : Une revue narrative de la littérature a été effectuée en utilisant la base de données PubMed. Une équation de recherche a été générée grâce à différents “MeSH Terms” en lien avec mon objectif de recherche. Après l’application de critères d’inclusion et d’exclusion, un total de 8 articles a été analysé dans mon étude.
Résultats : L’anamnèse sexuelle est un élément indispensable et utile dans la prévention des IST et la prévention du VIH bien que peu abordée en pratique. Les principaux obstacles identifiés comprennent la gêne liée à la discussion des antécédents sexuels, les contraintes de temps en consultation et le manque de formation. Un environnement accueillant ainsi qu’une approche décomplexée peuvent significativement améliorer la qualité des échanges. Discussion : Des modifications dans la formation médicale et l’ajout de protocoles de consultation sont essentielles pour faciliter l’abord de l’anamnèse sexuelle en médecine générale. Des formations incluant des compétences en communication ainsi qu’une adaptation du temps de consultations permettrait une intégration plus systématique de la santé sexuelle du patient.
Conclusion : L’anamnèse sexuelle revêt une importance cruciale dans la prévention du VIH en médecine générale. Une révision des protocoles de consultation et la mise en place de formations médicales sur la communication en santé sexuelle permettrait des échanges plus approfondis sur ce sujet pourtant essentiel.
Mots-clés : Anamnèse sexuelle, médecine générale, infections sexuellement transmissibles, prévention, santé sexuelle, prophylaxie pré-exposition. | Benbakhti - Yasmine | Université de Liège | | QD41
-A98-48.001 | |
| Spiritualité en Médecine Générale: Ce qu'en pensent les patients Dans la capitale de Bruxelles (études qualitatives) | Résumé
Introduction : La place de la santé spirituelle est très peu approchée dans notre métier de médecin généraliste. La santé spirituelle est la santé lié à la spiritualité. La spiritualité est multiple : elle se trouve dans le besoin de communiquer aux autres personnes (famille, ses amis, sa communauté et au monde); pour d’autres, dans le besoin de se recentrer sur son identité ou sur soi ; elle se retrouve dans la connexion soit à la nature, soit à une transcendance avec un Être supérieur ou dans une religion. La santé spirituelle existe au niveau des soins palliatifs où des outils ou échelles, qui permettent d’évaluer les symptômes du besoin spirituel. En médecine générale nous traitons essentiellement des plaintes somatiques, liés aux affections du corps mais également liés aux affections psychiques. Nous accompagnons des patients qui ont des difficultés de vie notamment lié au travail, au relationnel, etc. Le but est donc de savoir si transposer les connaissances établis du « spiritual care » des soins palliatifs à la médecine générale est intéressante à notre pratique afin de mieux accompagner ces patients. À ces fins, nous questionnerons les patients de la capitale de Bruxelles pour déceler un éventuel intérêt à intégrer la spiritualité en médecine générale.
Méthodologie : Au préalable une recherche de littérature dans PubMed, TripDataBase et Cismef a été réalisé. Puis l’étude qualitative s’est basée sur des entretiens semi-dirigées grâce à un questionnaire. Le recrutement des patients participants s’est fait par une affiche laissée dans la salle d’attente des cabinets de médecins généraliste avec leur autorisation. L’analyse des données a été réalisé par la méthode des catégories conceptualisantes.
Résultats : Au total, 9 participants ont été interviewés et leurs données analysées. Un fil conducteur en est ressorti, axé sur l’influence de spiritualité sur la santé des patients et dont voici les thèmes :
- Thème 1 : la spiritualité donne des réponses pour les patients-participants, sur eux-mêmes, sur leur parcours de vie difficile où elle s’est révélée nécessaire et sur le monde quand celui-ci semble s’écrouler.
- Thème 2 : la spiritualité fait sens pour les patients-participants. Notamment elle a une explication sur le rôle de certains sur Terre. Elle aide à comprendre le chemin de vie, le point d’arrivée des individus. Elle est un point de repère et un apprentissage dans l’inculcation de valeurs. Elle permet de comprendre ses proches et redéfini la relation à autrui.
- Thème 3 : la spiritualité, comme ressources médicales pour les patients-participants : les bienfaits de la méditation, la parole qui guérit notamment avec la pratique du moment présent, les bienfaits des prières et les bienfaits de la contemplation de la nature, de la musique ou de la danse.
- Thème 4 : La spiritualité ouvre des perspectives pour les médecins généralistes. Elle permet d’analyser le lien entre l’esprit et le corps, elle permet de proposer d’autres voies possibles, d’autres approches. Certains patients nous apprends par leurs expérience de l’anxiété ou de la douleur. La spiritualité est abordé, ce lien existe dans le domaine de la psychiatrie. Et enfin il existe des freins à la discussion spirituelle avec le médecin généraliste.
Discussions : Cette étude a présenté une validation interne : il y a un intérêt des patients participants pour le sujet de la spiritualité mais les résultats concernant la question d’intégration à la médecine générale sont hétérogènes. Cette étude présente également une validité externe au travers deux articles, l’une est une méta-analyse et l’autre une étude quantitative. Pour ensuite finir sur une réflexion sur la question des médecines complémentaires et sur la prescription « nature ».
Conclusion : Ce travail de fin d’études a été réalisé dans le but de laisser la parole aux patients et de sonder leurs avis sur la question d’intégration de la dimension spirituelle en médecine générale.
| Couty - Madelène | Université catholique de Louvain | | | |
La place du curcuma dans la prise en charge de la gonarthrose en médecine générale : mise au point The place of turmeric in the management of knee osteoarthritis in general practice : update | Abstract
Introduction : La gonarthrose représente un enjeu considérable pour les soins de santé. Les traitements pharmacologiques actuellement recommandés dans sa prise en charge comportent des effets indésirables importants. Le curcuma est parfois présenté comme une alternative thérapeutique. Certaines guidelines le mentionnent mais aucune ne l’inclus dans ses recommandations.
Objectif : Effectuer une mise au point sur la place du curcuma dans le traitement de la gonarthrose au travers d’une recherche bibliographique et d’une analyse critique pour aider les médecins généralistes dans leur réflexion sur l'utilisation ou non de cette alternative thérapeutique.
Méthodologie : Une première recherche a été effectuée pour rassembler une série d’études relatives au curcuma. Une recherche bibliographique plus ciblée inspirée des recommandations PRISMA 2020 a été réalisée pour identifier les revues systématiques avec méta-analyses étudiant le profil bénéfice-risque du curcuma dans la gonarthrose. Une évaluation de la qualité de ces revues systématiques a été réalisée au moyen de l’outil AMSTAR 2.
Résultats : La pharmacocinétique du curcuma varie selon ses formes. Son innocuité n’est pas si sûre et des interactions médicamenteuses sont suspectées. 4 revues systématiques d’une qualité estimée modérée ou haute sont présentées. Les formes complexées de curcuma augmentant sa biodisponibilité semblent être une alternative efficace et sûre aux AINS dans le traitement de la gonarthrose mais le niveau de preuves est bas.
Discussion : Le niveau de preuve est bas et les risques de biais varient dans les études actuelles. Les formes non-complexées de curcuma ne devraient pas être considérée comme alternative thérapeutique mais le potentiel des formes complexées est réel. La prudence est de mise pour la prescription à certains groupes de patients. La biodisponibilité devrait être mieux
Conclusion : Les formes complexées de curcuma semble avoir leur place dans le traitement de la gonarthrose bien que certains patients ne devraient pas en recevoir. D’autres études doivent être menées pour confirmer ces données.
Mots-clés : Osteoarthritis; Osteoarthr*; Osteoarthritis, Knee; Gonarthrosis; Curcuma; Curcumin; Curcuma longa; Curcum*; Turmeric Abstract
Introduction: Knee osteoarthritis represents a considerable challenge for health care. Pharmacological treatments currently recommended for its management have significant adverse effects. Turmeric is sometimes presented as a therapeutic alternative. Some guidelines mention it but none include it in their recommendations.
Objective: To clarify the place of turmeric in the treatment of knee osteoarthritis through a bibliographic search and a critical analysis to help general practitioners in their reflection on the use or not of this therapeutic alternative.
Methodology: An initial search was carried out to bring together a series of studies relating to turmeric. A more targeted bibliographic search inspired by the PRISMA 2020 recommendations was carried out to identify systematic reviews with meta-analyses studying the benefit-risk profile of turmeric in knee osteoarthritis. A quality assessment of these systematic reviews was carried out using the AMSTAR 2 tool.
Results: The pharmacokinetics of turmeric varies depending on its forms. Its safety is not so certain and drug interactions are suspected. 4 systematic reviews of moderate or high quality are presented. Complexed forms of turmeric increasing its bioavailability appear to be an effective and safe alternative to NSAIDs in the treatment of knee osteoarthritis but the level of evidence is low.
Discussion: The level of evidence is low and the risk of bias varies in current studies. Non-complexed forms of turmeric should not be considered as a therapeutic alternative but the potential of complexed forms is real. Caution is advised when prescribing to certain groups of patients. Bioavailability should be better
Conclusion: Complexed forms of turmeric seem to have their place in the treatment of knee osteoarthritis although some patients should not receive them. Further studies need to be carried out to confirm these data. | Herman - Olivier | Université catholique de Louvain | | L90 | |
| Mise en place des mesures diététiques lors d’une hypercholestérolémie : quels sont les défis des médecins généralistes ? | Abstract
Introduction
La prévention cardio-vasculaire a une place importante en médecine générale. L’hypercholestérolémie fait partie des principaux facteurs de risques à prendre en charge. En cas de risque faible à modéré, seules les mesures hygiéno-diététiques sont recommandées (1). Pour autant, au niveau de ma pratique, elles ne sont pas toujours instaurées et au niveau de la littérature, on aborde le manque de connaissances des étudiants(2) mais on n’y aborde peu les défis auxquels font face les médecins généralistes lors de l’implémentation des mesures diététiques.
Méthodologie
Une étude qualitative a été réalisée auprès de médecins généralistes de la fédération Wallonie-Bruxelles via des entretiens semi-dirigés.
Résultats et discussion
Parmi les 10 médecins interrogés, tous sont d’accord pour dire que la prévention à une place primordiale et la plupart des médecins ont tendance à suivre les recommandations. Au niveau des défis relevés, même s’ils ont tendance à se recouper, on peut les classifier en 3 catégories. On retrouve d’abord ceux en lien avec le patient tels que la motivation, l’éducation, la situation socio-économique, les habitudes alimentaires, la place de la prévention qui n’est pas une priorité et la nécessité de responsabiliser le patient (en lien avec la littératie en santé). Ensuite, on retrouve les défis liés au médecin comme le manque de temps et de mise à jour. Enfin, plus en lien avec la société au sens large, on retrouve l’influence de celle-ci et des grandes surfaces, qui sont parfois à contre-courant de nos discours, mais également l’impact des médias et d’internet, qui peuvent aussi bien avoir des effets positifs que négatifs.
Conclusion
La prise en charge de l’hypercholestérolémie n’est qu’une partie de la prévention cardio-vasculaire et nécessite une prise en charge globale et demande des améliorations à 3 niveaux différents (individuel, communautaire et sociétal/santé publique).
| Gomez Saturnino - Euphrasie | Université catholique de Louvain | | QD41
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| L’expérience médicale des patientes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques : revue narrative de la littérature. | L’expérience médicale des patientes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques :
revue narrative de la littérature. | HUYNH - AUDREY | Université de Liège | | | |
| ANALYSE DES RECOMMANDATIONS ET DES NOUVEAUTES DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE RENALE CHRONIQUE EN MEDECINE GENERALE : Protocole d'assurance qualité | ABSTRACT/RÉSUMÉ
Introduction : La maladie rénale chronique (MRC) est une maladie de plus en plus fréquente dans le monde. Elle est la cause d'une augmentation conséquente de la mortalité toutes causes confondues notamment cardiovasculaires. La MRC est sous-diagnostiquée en particulier dans les premiers stades de la maladie car elle est asymptomatique (1). De plus, les nouvelles recommandations KDIGO 2024 concernant la maladie rénale chronique ont été publiées récemment. Ce sont les raisons qui m’ont poussées à analyser notre prise en charge.
Objectif : L’objectif de ce travail sera d’analyser les nouvelles recommandations de la MRC et ainsi améliorer la prise en charge de cette maladie dans notre maison médicale en apportant des résultats chiffrés. Notre but est de mettre en lumière des pistes d’amélioration qui je l’espère mèneront à une modification des pratiques. Les objectifs que nous nous sommes fixés concernent l’encodage systématique des dossiers avec la classification KDIGO, l’optimisation de la prise en charge, le suivi et le dépistage.
Méthodologie : Ce TFE présente un protocole d’assurance qualité. La prise en charge de la MRC visée repose sur un protocole clair établit sur base des recommandations KDIGO 2024. Pour commencer, nous avons constitué un échantillon de 82 patients sur base de critères préalablement définis. Une fois la situation initiale détaillée, nous avons défini les objectifs à atteindre après une période de travail précise et les pistes d’actions intermédiaires à mettre en place pour y parvenir. La dernière phase du travail consistait à évaluer les actions qui ont été mises en place.
Résultats : La prévalence de la maladie au sein de notre maison médicale est de 1,96%. L’uniformisation des dossiers et l’encodage systématique de la maladie avec le stade KDIGO est passé de 3,6% à 30,5%. L’analyse d’urine a retrouvé une place plus importante dans notre pratique vu que le pourcentage de patients atteints de MRC avec un test d’urine est passé de 57,3% à 64,6%.
Conclusion : Les résultats confirment qu’il y a des manques dans la prise en charge de cette pathologie en ce qui concerne l’encodage des dossiers, le dépistage (qui ne correspondait pas aux guidelines) et l’analyse d’urine (pas suffisamment systématique). Les i-SGLT2 pourraient être davantage intégrés dans la prise en charge des patients, tout comme le recours à une diététicienne. De manière générale, les connaissances sur la MRC ainsi que la prise en charge de façon générale se sont améliorées. Tous les manquements n’ont pas été résolus mais une amélioration à la suite des actions mis en place est indéniable.
| Piazza - Loic | Université catholique de Louvain | | U99-QT3
-QT32
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| Quels sont les facteurs qui influencent le vécu des médecins généralistes face à un décès par suicide ? Etude qualitative par entretiens semi-structurés auprès de médecins généralistes belges de la région Est Francophone. | Introduction : Les décès par suicide sont fréquents et ainsi tous les généralistes y seraient confrontés. Leur impact sur les professionnels de la santé reste sous-étudié. La majorité des médecins se sentirait mal préparée par la formation académique. L’objectif principal de cette recherche est de déterminer les facteurs qui influencent le vécu des médecins généralistes de la Belgique Est Francophone face à un décès par suicide. Ensuite, chercher à identifier quelles ressources, personnelles ou extérieures, ils utilisent pour y faire face.
Méthodologie : Etude qualitative par entretiens individuels semi-structurés réalisée à l’aide d’un guide d’entretien auprès de médecins généralistes de la région de Belgique Est Francophone. Les données recueillies ont été retranscrites, codées, analysées puis comparées à la littérature existante pour en examiner les divergences et en tirer des conclusions.
Résultats : Le vécu des médecins généralistes face au suicide de patients dépendait essentiellement de la relation qu’ils entretenaient avec eux. Leur vécu évolue en raison de leur expérience. Aucun médecin ne se sentait préparé. Peu de médecins ressentaient le besoin de suivre des formations. Souvent, se confier à leurs collègues ou simplement s’appuyer sur leur expérience suffisait.
Discussion : Les thèmes trouvés dans la littérature à propos de l’impact du suicide de patients ont été abordés par les médecins participants à notre étude. En termes d’émotions et préoccupations, leur vécu semble moins pénible mais nécessiterait toutefois la mise en place d’aides. L’impréparation est unanime et nous constatons la convergence des stratégies adoptées par les médecins interrogés avec les propositions rapportées dans la littérature.
Conclusion : Les décès par suicide de patients affectent les médecins de manière variable. Cet impact est principalement lié à l’expérience du médecin et à sa relation avec le patient. Le sentiment d’impréparation est généralisé. L’intérêt pour une formation est faible, mais la mise à disposition d’aides et d’outils est sollicitée. D’autres recherches pourraient être menées afin de proposer aux médecins des ressources concrètes et validées.
| Warling - Clémence | Université de Liège | | P01-P77-A96-QR31
-QS41
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| Quelle prise en charge face à une carence en fer sans anémie en médecine générale ? Une scoping review. | CONTEXTE : La carence en fer est le déficit nutritionnel le plus répandu avec une prévalence estimée à 24,8% selon l’Organisme Mondial de la Santé (l’OMS). Les symptômes courants tels que la fatigue, la faiblesse, l’intolérance à l’effort, les céphalées et les troubles de la concentration sont fréquemment retrouvé dans la pratique. À ce jour, aucune guideline n’a été établie pour la prise en charge d’une carence en fer sans anémie.
OBJECTIF : L’objectif de cette revue est d’analyser l’état actuelle des connaissances dans la littérature afin de développer une prise en charge structurée et réalisable dans la pratique.
MÉTHODE : Cette scoping review utilise la méthode PICO et se sert des termes MeSH pour cibler les articles parus entre 2014 et 2024 dans les bases de données Embase, PubMed, CEBAM ainsi que la littérature grise. Les critères de sélection visent à inclure des études portant sur une population saine, âgée de 12 à 65 ans, principalement européenne. Une évaluation de la qualité méthodologique a été effectuée sur tous les articles, à l'exception des reviews.
RÉSULTATS : Un total de 24 articles ont été inclus dans cette étude. Bien que la carence en fer présente une prévalence élevée dans la population générale, une attention particulière doit être portée aux groupes à risques. En présence de symptômes, il est recommandé d’effectuer une prise de sang afin de rechercher une carence en fer, définie par des niveaux de ferritine situé entre < 15 à 30 µg/L. Une fois la carence en fer confirmée et en présence de symptômes, il est recommandé d'initier une supplémentation par voie orale tout en adoptant une alimentation riche en fer. En ce qui concerne le suivi pendant la supplémentation, les directives à suivre ne sont pas encore clairement établies.
CONCLUSION : Cette étude souligne l’importance de la prise en charge d’une carence en fer pour prévenir l’anémie, mais aussi pour améliorer la qualité de vie. Cette prise en charge de la carence en fer est parfaitement adaptée à la pratique de la médecine générale. Cela relève du médecin généraliste de rechercher une carence en fer en présence de symptômes évocateurs lors de l'anamnèse. Une fois le diagnostic posé, il est essentiel que le médecin autonomise le patient en insistant sur à l'importance d'un régime alimentaire riche en fer et à la nécessité d'un suivi régulier pendant la supplémentation pour garantir une tolérance et une compliance au traitement. Cependant, les indications précises pour la prise en charge nécessitent plus des recherches approfondies.
| de Béthune - Clémence | Université catholique de Louvain | | 31.004 | |
| Perceptions, pratiques des médecins généralistes de la région Louvièroise en termes de toucher rectal et identification des défis associés. Etude qualitative | Introduction : Le toucher rectal (TR) est un geste faisant parti du cadre de l’examen physique. Bien qu’utile dans le diagnostic de plusieurs pathologies, cet examen semble cependant être de moins en moins réalisé, de nos jours, par les médecins de première ligne. Ce travail a pour but de comprendre la perception et pratique des médecins généralistes (MG) de la région Louviéroise, en Belgique, plus particulièrement les obstacles rencontrés à la réalisation du toucher rectal en médecine générale.
Méthode : Une étude qualitative par entretien semi-directif a été menée auprès de médecins généralistes de la région Louviéroise. Les interviews ont été réalisées sur base d’un guide d’entretien. Celles-ci ont ensuite été confrontées aux connaissances actuelles issues de la littérature.
Résultats : Huit médecins généralistes ont été́ interrogés. Cette étude a mis en évidence que le toucher rectal est rarement pratiqué par les MG malgré qu’ils reconnaissent sa place et son importance en médecine générale. Ils s’accordent tous sur le fait que sa sous-utilisation et le manque de maitrise du geste rendent l’outil clinique peut efficace dans leurs pratiques cliniques. Dès lors, soit ils réfèrent chez un spécialiste, soit ils réalisent des examens complémentaires. Certains évoquent que la proximité des hôpitaux et la redondance du geste pourraient expliquer la diminution de cette pratique clinique. Les obstacles principaux mis en évidence dans l’étude sont le manque de formation, le manque de maîtrise du geste, la gêne du médecin liée à des facteurs tels que le sexe opposé et le jeune âge du patient. Les solutions qui ont été proposées sont l’amélioration de la formation pratique et la collaboration interdisciplinaire.
Conclusion : Au terme de cette étude, nous avons pu constater que le TR est négligé par plusieurs MG et que divers facteurs semblent expliquer la réticence du geste. Néanmoins, une perspective basée sur la nouvelle technologie pourrait voir le jour et améliorer cette compétence clinique à l’avenir.
Mots-clés : toucher rectal, pratiques médicales, médecins généralistes, obstacles, étude qualitative.
| Harmach - Anas | Université catholique de Louvain | | QO4
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| L'Odyssée d'Epicondylis - Quelle prise en charge optimale des épicondylites latérales liées au travail? | INTRODUCTION L’épicondylite latérale liée au travail est une pathologie dégénérative. La prévalence est
fréquente. Elle a un impact biopsychosocial important. Le retour au travail et les alternatives
qui existent sont peu étudiés. Ce travail met en lumière les différents traitements et pose une
analyse réflexive de la problématique. Il vise à optimiser la prise en charge des épicondylites
latérales mais également à en proposer une approche multidisciplinaire.
METHODOLOGIE Le travail se base sur une étude qualitative s’appuyant sur la méthode
d'analyse en groupe. Cette méthodologie a permis de croiser les regards de différents
soignants autour de la prise en charge optimale de l'épicondylite latérale liée au travail.
De plus, un entretien individuel semi-structuré avec un professionnel de la santé prenant place
dans le parcours de la pathologie étudiée a été réalisé.
RESULTATS Les résultats de l’étude sont présentés en utilisant la métaphore de l’Odyssée
d’Ulysse dont l’histoire raconte son retour de la guerre de Troie. Lors des discussions, il m’est
en effet apparu que le trajet de soins d’une EL évoque un parcours du combattant avec ses
tâtonnements et ses illusions. On constate le long parcours et les obstacles à surmonter pour
une réintégration professionnelle.
DISCUSSION De la méthode d’analyse en groupe, il en ressort une proposition de chemin à
suivre pour accompagner le patient. On aborde l’importance de simplifier le parcours, la place
de la communication, des traitements et l’accompagnement du patient.
CONCLUSION La recherche de la littérature nous a donné un squelette habillé par la méthode
d’analyse en groupe. Le médecin généraliste est chercheur pour construire le plan de soin
avec le soutien de l’équipe multidisciplinaire. Les soignants restent empathique, au côté du
patient, pour le soutenir dans les difficultés qu’il rencontre sur le parcours. | Demuysère - Claire | Université catholique de Louvain | | QC14
-QS31
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| Au Coeur du Changement : Une exploration qualitative des perceptions et perspectives des médecins généralistes sur l'entretien motivationnel | La communication est essentielle en médecine générale. L’EM est un mode de communication pouvant être bénéfique dans tous les stades de prévention. La totalité des médecins généralistes se trouve confrontée à ces situations. Cependant, elle est encore peu réalisée en consultation de médecine générale. Cette étude s’intéresse aux retours d’expériences et avis de médecins généralistes et assistants belges concernant cette approche afin de mieux évaluer ce qui les incite à pratiquer l’EM en consultation ainsi que les obstacles identifiés. Les perceptions des praticiens seront analysées afin de mettre en lumière les défis organisationnels, les besoins et les contraintes éprouvées par les MG et ainsi fournir des informations pertinentes pour améliorer l’intégration de l’EM en clinique et promouvoir des comportements bénéfiques pour les patients. | zeghli - habiba | Université catholique de Louvain | | QD15
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| La prescription « off-label » de l’Ozempic® en Médecine Générale en Belgique : réflexion éthique et questionnement personnel | Résumé
Introduction
L’Ozempic® est un traitement indiqué dans le diabète de type 2 mais il a également montré son efficacité dans le traitement de l’obésité. Il est prescrit de façon « off-label » dans l’obésité et ces effets ont contribué à sa popularité et ont mené à une pénurie.
Les prescriptions « off-label » ont été décriées car le traitement antidiabétique a été détourné au profit de l’obésité.
Le but de ce travail était d’apporter des informations sur la prescription « off-label », sur l’Ozempic®, sur le diabète de type 2 et sur l’obésité et de réaliser une réflexion éthique.
Méthode
Une recherche documentaire a été effectuée pour trouver des informations concernant les thématiques de la prescription « off-label », de l’Ozempic®, du diabète de type 2 et de l’obésité. Ce qui a permis d’alimenter une réflexion éthique. Ensuite la réflexion éthique a été développée autour de la rose des vents de l’éthique.
Résultats
La prescription off-label repose sur le principe de la liberté thérapeutique, du respect de la loi relatives aux droits du patients et du principe de proportionnalité.
La pénurie d’Ozempic® a restreint les médecins à le prescrire en dehors du diabète. Cependant, le Wegovy®, identique à l’Ozempic® mais plus hautement dosé, a reçu son autorisation de mise sur le marché pour le traitement de l’obésité.
La prévalence du diabète de type 2 et de l’obésité augmente chaque année et leurs répercussions sont nombreuses : médicales, économiques et sociales.
Ces deux pathologies sont liées, l’obésité est un facteur de risque important du diabète de type 2.
Discussion
La réflexion éthique a permis de mettre en évidence des éléments pouvant expliquer, justifier le choix de prescrire ou non l’Ozempic® en dehors des indications.
La rose des vents de l’éthique a permis de prendre en compte différents aspects intervenant dans la prise de décisions : l’aspect scientifique du traitement, le vécu, le cadre législatif et déontologique, la relation du médecin avec son patient, etc.
L’application d’une réflexion éthique permet au médecin de prendre une décision réfléchie.
| Vanstechelman - Thomas | Université catholique de Louvain | | QE1
-T82-QO4
-T08-QO4
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| Suspicion d’appendicite aigue chez l’enfant en médecine générale : comment mieux évaluer cette hypothèse diagnostique ? | Introduction : Les douleurs abdominales aigue de l’enfant sont une plainte fréquente en médecine générale. Nous nous intéressons dans ce TFE de la façon dont les médecins gèrent la suspicion d’une appendicite aigue au cabinet, à quel moment ils vont référer vers les urgences, et les facteurs qui pourraient influencer leur décision.
Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative en effectuant des entretiens individuels semi-dirigés parmi des médecins généralistes francophones pratiquant en Belgique. Durant les entretiens nous parcourons leur façon d’accueillir une douleur abdominale aigue présentée par un enfant, puis nous avons récolté les éléments pouvant amener à référer l’enfant aux urgences ou non. Les retranscriptions des entretiens ont été analysés par théorisation ancrée puis comparées à la littérature.
Résultats : Les médecins disent opérer de façon systémique lors de l’anamnèse et l’examen clinique si un enfant présentant une douleur abdominale aigue arrive en consultation. S’il existe une suspicion d’appendicite il est fréquent qu’ils réfèrent aux urgences. Mais même si la clinique prime, il est admis qu’il existe de nombreux facteurs en dehors de la clinique influençant leur décision, qu’ils soient dû au médecin, au patient, aux parents du patients, ou en enjeux sociaux ou géographique.
Conclusion : Cette étude explore les défis du diagnostic de l'appendicite chez les enfants en médecine générale, mettant en lumière les pratiques de référence des médecins traitants et les lacunes de formation clinique. Elle souligne l'importance d'une meilleure formation clinique et de rester à jour sur les études concernant les scores décisionnels accessible en médecine générale pour diriger de façon opportune les patients vers les urgences.
Mots-clés : douleur abdominale aigue chez l’enfant, appendicite, score décisionnel, référence aux urgences
| Rodger - Alexander | Université catholique de Louvain | | D88-D06-QC12
-30.000 | |
| Freins et facilitateurs au suivi des guidelines lors de la prise en charge ambulatoire de la diverticulite. Une étude qualitative auprès des médecins généralistes de Bruxelles. | L'impact positif des recommandations de pratique clinique sur la qualité des soins a été démontrée par des nombreuses études, cependant l'adhésion à celles-ci semble généralement ne pas être optimale.
Les actuelles guidelines préconisant un moindre recours aux antibiotiques pour le traitement de la diverticulite et l’absence d’articles scientifiques s’intéressant à l’expérience des médecins généralistes, quant au suivi des guidelines lors du traitement de cette pathologie, ont motivé la réalisation de cette étude qualitative.
L’objectif était d’analyser les difficultés rencontrées par les médecins généralistes pour le suivi des guidelines lors de la prise en charge ambulatoire de la diverticulite, et ensuite d’envisager des possibles solutions aux différents problèmes mis en évidence.
Cette étude qualitative a été réalisée via des entretiens individuels semi-dirigés à l’aide d’un guide d’entretien, auprès de neuf médecins généralistes travaillant à Bruxelles. La taille de l’échantillon a été déterminée par l’atteinte de la saturation des données. Ensuite, une analyse par catégories conceptualisantes a été réalisée.
Les médecins interrogés ont mis en évidence des difficultés propres à la prise en charge de la diverticulite et aussi des freins généraux au suivi des guidelines.
De cette étude il est ressorti que la plupart des difficultés rencontrées par les médecins généralistes à suivre les guidelines pour la prise en charge ambulatoire de la diverdiculite ne dériverait pas de leur méconnaissance, mais de difficultés à leur mise en pratique en médecine générale.
Outre l’importance de sensibiliser les patients quant à leur consommation d’antibiotiques pour qu’ils acceptent plus facilement la stratégie observationnelle en cas de diverticulite non compliquée, les généralistes n'ont pas identifié d’autres possibles facilitateurs au suivi des guidelines spécifiques à la prise en charge de la diverticulite.
Cependant ils ont suggéré des facilitateurs en rapport avec des difficultés généralement rencontrées au suivi des recommandations. | Cantini - Giulia | Université catholique de Louvain | | D92-QT32
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| NE RIEN LAISSER AU « HAZARD » : Cette association estétrol/drospirénone meilleure pour l’environnement, a-t-elle sa place dans ma pratique clinique ? | La majorité des médicaments absorbés par les patients sont excrétés dans l'urine, ce qui entraîne leur contamination des stations d'épuration, des cours d'eau et des nappes phréatiques. Des résidus de certains produits pharmaceutiques ont été découverts dans l'eau potable, suscitant ainsi des inquiétudes quant à leurs implications futures pour la santé et l'environnement. Les œstrogènes stéroïdiens sont particulièrement préoccupants dans ce contexte.
Les objectifs de cette étude sont d'analyser les impacts de la pollution aux œstrogènes sur la santé mondiale et humaine, d'examiner le cadre législatif et de comprendre les outils disponibles pour évaluer les effets toxiques. De plus, il s'agit de réaliser un état des lieux de la pharmacologie de l'association estétrol/drospirénone, présentée comme une option plus respectueuse de l'environnement.
La méthode utilisée consiste en un travail réflexif à cadre ouvert.
Les résultats mettent en évidence la controverse entourant l'utilisation de l'association estétrol/drospirénone en raison du besoin d’une étude post-autorisation de sécurité. D'un point de vue environnemental, une alternative pourrait être l'association nomégestrol/estradiol.
La discussion met en évidence la force de cette étude qui offre une perspective transversale et aborde plusieurs sujets. Cependant, sa principale limite réside dans le fait qu'elle n'a pas effectué une recherche exhaustive de la littérature sur les différents sujets traités.
La conclusion de cette étude réside dans la création d'un prototype d'outil destiné à faciliter la prescription de contraceptifs. Toutefois, ce prototype nécessite des améliorations avant d'être pleinement opérationnel et utilisé dans la pratique clinique.
Mots-clés : PBT, hazard score, impact écotoxicologique, estétrol/drospirénone. | Rousseau - Elodie | Université catholique de Louvain | | 49.003 | |
| Bas les masques sur la santé mentale des médecins en formation : Une étude qualitative sur le syndrome de l’imposteur auprès des assistants de médecine générale de la Région bruxelloise | Résumé
Introduction : Le syndrome de l’imposteur, fréquemment rencontré dans le domaine médical,
est un ensemble de traits de caractère qui engendre un doute persistant sur ses compétences
et la peur d'être découvert comme un imposteur malgré les succès objectivés (2). En tant
qu'assistante en médecine, j’ai observé son impact sur ma pratique et celle de mes collègues.
L’objectif de cette étude est d'explorer l'expérience du SI auprès des assistants en médecine
générale afin de proposer des interventions visant à soutenir le bien-être et la santé mentale.
Méthodologie : Cette étude qualitative exploratoire et transversale vise à comprendre
l'expérience du syndrome de l’imposteur auprès d’assistants qui s'y identifient spontanément.
Les entretiens semi-dirigés, basés sur un guide d'entretien, ont exploré divers aspects du SI
selon des thèmes préétablis. Onze assistants ont été enregistrés avec leur consentement
éclairé après l'accord du GEIMG. Ensuite, les enregistrements ont été retranscrits, anonymisés
et soumis à une analyse thématique par codage pour faire ressortir des thèmes émergents.
Résultat : À travers leur expérience, le syndrome de l’imposteur est associé à un sentiment
d'illégitimité et d'incompétence, ayant des impacts négatifs sur le bien-être et la confiance en
soi. Les premières expériences cliniques amplifient ces sentiments et peuvent entraîner du
stress, de l'anxiété, des troubles du sommeil ou alimentaires, voire des idéations suicidaires.
Les ressources externes, comme les collègues, sont davantage sollicitées que les institutions
académiques. Les suggestions d'amélioration comprennent principalement une
sensibilisation, des webinaires et des groupes de parole sur le syndrome de l’imposteur.
Discussion : Les résultats obtenus corroborent ceux de la littérature. Le syndrome de
l’imposteur impacte le bien-être émotionnel et professionnel, avec des stratégies d'adaptation
axées sur le soutien des pairs. Face à ces défis, les assistants appellent à une sensibilisation
accrue et à un soutien institutionnel, indiquant ainsi la nécessité d'orienter davantage la
culture médicale vers la prise en compte de la santé mentale.
Conclusion : Cette étude offre des témoignages authentiques sur l'expérience du syndrome
de l'imposteur auprès des assistants de médecine générale. Elle confirme son impact sur la
qualité de vie et suggère des interventions pour l'améliorer. Cependant, ses limites requièrent
une interprétation prudente et mettent en évidence le besoin de recherches futures. | Tabich - Hafsa | Université catholique de Louvain | | P03-P74-P76-P99-Z05-QD8
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| Quels sont les moyens utilisés par les médecins généralistes du Hainaut dans le dépistage et la prise en charge de la polyneuropathie diabétique ? Quelles en sont les difficultés et quelles pourraient en être les améliorations ? | Introduction : Le diabète est une pathologie fréquente associée à de nombreuses complications. Parmi celles-ci, la polyneuropathie symétrique distale. Malheureusement, aucun traitement ne permet sa guérison. Ainsi, la prévention efficace, la détection précoce et une prise en charge rapide sont d’une importance fondamentale. Etant donné que de nombreux diabétiques ne bénéficient pas d’un suivi spécialisé, la médecine de première ligne y sera confrontée régulièrement. Les objectifs de ce travail sont de déterminer les méthodes de dépistage et de prise en charge employées par les généralistes ainsi que d’identifier les difficultés rencontrées et de proposer des pistes d’amélioration.
Méthode : Cette étude qualitative a été réalisée sous forme d’entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes exerçant dans la province du Hainaut. Une fois les entretiens clôturés, ils ont été retranscrits dans leur intégralité afin de permettre une analyse thématique du contenu.
Résultats : Dans le cadre de cette étude, 10 médecins généralistes ont été interrogés. Tous reconnaissent la polyneuropathie comme une complication fréquente du diabète, aux multiples conséquences. Son dépistage n’est pourtant pas réalisé de façon systématique et est propre à chaque médecin, sans qu’un véritable consensus n’existe entre eux. La prise en charge repose principalement sur la prévention de son apparition, le ralentissement de sa progression et la gestion de la douleur. De nombreuses difficultés ont été identifiées, notamment les limites des traitements disponibles, le manque de temps et l’irréversibilité de la pathologie. Plusieurs pistes d’amélioration ont également été discutées.
Discussion : Le dépistage et la prise en charge de la polyneuropathie diabétique font partie intégrante du rôle des médecins généralistes. Cependant, de nombreuses discordances existent entre les recommandations et la réalité. Mettre en avant ces recommandations et encourager l’utilisation des outils existants pourrait contribuer à une amélioration de notre pratique.
Introduction : Diabetes mellitus is a common pathology with many complications. Among these is distal symmetric polyneuropathy. Unfortunately, no treatment leads to its cure. That’s why an effective prevention, an early detection and a prompt medical care are crucial. Because many diabetic patients do not have specialized follow-up, general practitioners will regularly have to face the problem. The objectives of this study are to establish the screening and management methods employed by general practitioners, identify encountered difficulties and propose improvement strategies.
Method : This qualitative study involved semi-structured interviews of general practitioners practising in the province of Hainaut. Once the interviews were done, they were fully transcribed to enable thematic analysis of their content.
Results : Ten general practitioners were interviewed for this study. All of them recognized that the polyneuropathy is a common complication of the diabetes, with multiples consequences. However, its screening is not systematically performed and varies among practitioners, without any real consensus existing between them. Management primarily focuses on preventing its onset, slowing its progression, and managing pain. Many difficulties have been identified, including limitations of available treatments, the lack of time, and the condition’s irreversibility. Several ways of improvement were also discussed.
Discussion : Screening and managing diabetic polyneuropathy are an integral part of the role of general practitioners. However, many discrepancies between recommendations and practice exist. Emphasizing recommendations and encouraging the use of the existing tools could contribute to improve our practice.
| Vandriessche - Valentine | Université de Liège | | QR31
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-QS41
-N94-T89-T90 | |
| L'acupuncture dans la prise en charge de la dépression : revue de la littérature | La dépression est une pathologie très fréquemment rencontrée en médecine générale. Elle est responsable d'une perte socio-économique non négligeable dans notre pays. Sa prise en charge repose sur la psychothérapie combinée si nécessaire, aux anti-dépresseurs. Or, la difficulté d'obtenir un rendez-vous chez un psychologue ou un psychiatre et la réticence des patients à prendre des anti-dépresseurs la rende parfois complexe à soigner. Pour ces raisons, il peut être intéressant d'évaluer l'acupuncture comme traitement de la dépression. | delmotte - alexia | Université de Liège | | QD5
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| À la suite du renouvellement de l’approbation du glyphosate par la Commission européenne, quels messages et conseils délivrer à nos patients ? | Introduction
Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé dans le monde. Souvent connu sous le nom
de Roundup®, il est en réalité une des substances qui le compose. Considéré comme
inoffensif pour l’humain, il a été commercialisé par Monsanto à partir de 1974. Le 29
novembre 2023, la Commission européenne a annoncé le renouvellement de
l’approbation du glyphosate pour une période de 10 ans. Cependant, l’utilisation du
glyphosate fait débat puisque plusieurs études ont mis en évidence la toxicité de
cet agent chimique. Ainsi, j’ai choisi d’explorer le sujet des potentiels effets nocifs
du glyphosate pour l’homme en parcourant la littérature scientifique.
Méthodologie
Le travail consiste en une revue narrative basée sur une recherche documentaire
composée en trois étapes. La première est une exploration de la littérature à travers
les bases de données scientifiques relevant les potentiels effets secondaires du
glyphosate. J’ai ensuite effectué une autre recherche dans ces mêmes bases de
données afin d’explorer les potentielles alternatives à l’utilisation du glyphosate. La
dernière étape s’est effectuée à travers la littérature grise pour faire l’état des lieux
de la réglementation européenne et de l’actualité concernant le glyphosate.
Résultats
La revue de littérature a montré que l’organisme humain était bel et bien exposé au
glyphosate et ses métabolites. Sur base des études utilisant les modèles animaux
et les cellules humaines, on relève que le glyphosate et les herbicides à base de
glyphosate sont capables de provoquer des cytotoxicités, génotoxicités,
tératogénicités, mais également d’avoir des effets pro-inflammatoires,
neurologiques, digestifs, d’être des perturbateurs endocriniens, et de perturber le métabolisme énergétique de la cellule. Cette recherche de littérature démontre un
manque d’études sur l’être humain permettant de confirmer ou d’infirmer ces
hypothèses. L’alimentation biologique peut être une alternative, mais n’est pas
totalement dépourvue de contamination par les pesticides en raison de la
persistance des résidus de ces derniers dans l’environnement. Néanmoins, par
principe de précaution, il semble judicieux de prévenir la patientèle des potentiels
effets toxiques du pesticide en question.
Conclusion
Les études réalisées sur les modèles animaux et les cellules humaines démontrent
différents effets toxiques liés à l’exposition du glyphosate. Cependant, en raison du
manque d’études sur l’humain, il est complexe de connaître la réelle dangerosité du
glyphosate pour la santé. Dans l’état actuel des choses, il est important de conseiller à
nos patients une alimentation équilibrée, le mode de production de cette dernière étant
secondaire. Toutefois, l’être humain fait partie d’un tout avec la nature, il ne faut donc pas
négliger l’impact de l’utilisation de certaines substances chimiques sur l’environnement,
car cela pourrait tôt ou tard impacter la santé publique d’une manière ou d’une autre. | Boma Okendi - Pauline | Université catholique de Louvain | | 31.003-QO4
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| Prise en charge des céphalées par abus médicamenteux en médecine générale : une étude qualitative sur la pratique des médecins généralistes de la région de La Louvière | Introduction : La céphalée par abus médicamenteux est une pathologie fréquente, handicapante pour nos patients et coûtant cher à notre société. Cette pathologie est caractérisée par des céphalées chroniques induites par une consommation abusive d’antalgiques. Le traitement consiste en un sevrage du médicament et une éducation du patient à une utilisation raisonnée des antalgiques.
Objectif : L’objectif de cette étude est d’explorer les pratiques des médecins généralistes travaillant dans la région de La Louvière afin de les comparer aux recommandations de bonne pratique de la littérature scientifique.
Méthode : Réalisation d’une étude qualitative par entretiens semi-dirigés et analyse par la méthode des catégories conceptualisantes.
Résultats : 10 médecins généralistes ont été interrogés. Ils présentent une connaissance très faible de la pathologie en ce qui concerne sa compréhension globale et des critères permettant de poser le diagnostic. Cette pathologie est également très peu dépistée par les généralistes. Tout ceci est à l’origine d’un sous-diagnostic important. Cependant, lorsque la céphalée par abus médicamenteux est identifiée par ces médecins, la prise en charge qu’ils proposent par sevrage de l’antalgique abusé est adaptée par rapport aux recommandations de la littérature.
Conclusion : Les médecins généralistes connaissent mal les céphalées par abus médicamenteux. Une solution apportée serait de sensibiliser les médecins généralistes en améliorant la formation universitaire et la formation continue sur le sujet, ainsi que de promouvoir des campagnes de sensibilisation destinées aux soignants. Le dépistage de la pathologie pourrait être amélioré par un questionnement systématique du patient céphalalgique sur la nature de l’antalgique utilisé ainsi que sur sa fréquence de prise. | Deneuville - Bryan | Université catholique de Louvain | | N01-P18-QR31
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| La place de l’activité physique dans la prise en charge des patients présentant une ou plusieurs pathologie(s) chronique(s). | L'étude en question examine la perception et l'implémentation des recommandations d'activité physique par les médecins généralistes à Bruxelles, dans le contexte des pathologies chroniques. Cette étude qualitative repose sur des entretiens semi-dirigés menés avec des médecins, utilisant une approche de sélection diversifiée pour recueillir une gamme représentative d'opinions. Les discussions ont révélé une connaissance variable des directives d'activité physique, soulignant une lacune significative dans la formation médicale, surtout concernant les bénéfices du renforcement musculaire. Ce travail met en lumière la nécessité d'améliorer les compétences des médecins généralistes en ce qui concerne la prescription de l'activité physique comme composante du traitement des maladies chroniques. Les résultats encouragent une réflexion sur les stratégies d'intégration efficace de l'activité physique dans les pratiques médicales courantes, visant à améliorer les soins aux patients et à réduire l'incidence des maladies liées à l'inactivité. | Knidiri - Asma | Université catholique de Louvain | | 45.011-45.000-57.002-57.003-57.005-66.003-A98-T08 | |
| Devrait-on, en tant que médecins généralistes, être formés à la psychothérapie ? Enquête qualitative auprès de professionnels de soins de santé mentaux et de médecins généralistes en Belgique francophone. | Abstract :
Introduction :
Dans le contexte actuel, les soins de santé mentaux sont un enjeu majeur. La prévalence des maladies mentales ne cesse de se majorer, le contexte récent du COVID ayant également participé grandement à cette hausse. Malgré tout, peu d’études sont dédiées à la santé mentale. En creusant la littérature, j’ai mis en évidence la question de recherche suivante : « Devrait-on, en tant que médecins généralistes, être formés à la psychothérapie ? » Dans un système en restructuration, il conviendra alors de redéfinir les rôles respectifs du médecin généraliste et du psychologue.
Méthodologie :
Pour répondre à la question de recherche, j’ai réalisé des entretiens semi-dirigés auprès de 8 intervenants en Belgique francophone. J’ai ensuite choisi d’analyser les entretiens par le moyen d’une étude qualitative ; j’ai donc regroupé des éléments signifiants en essayant de faire des liens entre eux pour construire une nouvelle description du phénomène étudié.
Résultats :
Les entretiens se sont déroulés entre décembre 2023 et février 2024, jusqu'à arriver à saturation des données. L’échantillon se constitue de deux psychologues, un psychiatre et 5 médecins généralistes. Les intervenants se sont accordés pour dire que leur formation quant à l’aspect psychothérapeutique et relationnel était insuffisante. Ils ont également mis en évidence la difficulté du temps et a confusion des rôles, comme freins à la pratique d’une psychothérapie en médecine générale. Ils ont proposé comme solution d’implémenter dans leurs pratiques des outils de thérapies brèves.
Discussion :
Les spécificités de la psychothérapie inscrites dans un cadre propre à la médecine générale ont d’abord été redéfinies. Il a ensuite été discuté de la nécessité de former les médecins généralistes pour assurer la continuité des soins ; les thérapies brèves ont été suggérées comme option. Il a été démontré que ces outils thérapeutiques, utilisés à bon escient, pouvaient offrir un gain de temps aux praticiens. Un autre aspect étudié a mis en évidence que ce n’est pas tant le type de thérapie qui importe mais plutôt les facteurs relationnels ou l’aisance du thérapeute avec l’outil qu’il utilise. Il a ensuite été discuté de l’importance d’une meilleure collaboration médecins-psychologues et de la flexibilité du rôle du médecin traitant. En dernier lieu, un chapitre aborde la nécessité de la supervision du travail psychothérapeutique des médecins généralistes.
Conclusion :
Afin d’optimiser notre système de soin de santé mentale, il est tout d’abord nécessaire de conscientiser les médecins généralistes quant au rôle clé qu’ils ont à tenir dans ce système en réorganisation. La prise en charge de la souffrance psychologique doit pouvoir se faire en soins de santé de première ligne. Il est donc nécessaire de former les généralistes à la psychothérapie et à la fonction relationnelle médecin-patient. Il est impératif de continuer les efforts déjà entamés et de solidifier la formation des étudiants quant à l’importance d’une bonne communication et de l’influence des facteurs psycho-sociaux entrant en jeu dans les consultations.
| Mondt - Olivia | Université catholique de Louvain | | QR31
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| Quelle est l’acceptabilité des médecins généralistes concernant l’utilisation de la dermoscopie dans leur pratique clinique pour le dépistage des cancers cutanés ? | Le dermoscope est un outil non invasif permettant l’analyse des structures profondes des tumeurs cutanées. L’utilisation de la dermoscopie en médecine générale permet de préciser le diagnostic des lésions cutanées et orienter au mieux les patients pour leur prise en charge. Au vu de l’incidence croissante des cancers cutanés et de la pénurie de médecins, notamment de dermatologues en province du Luxembourg, l'intérêt d’utiliser la dermoscopie en médecine générale a toute son importance pour la détection précoce des cancers de la peau.
L’acceptabilité de l’utilisation de la dermoscopie pour le dépistage des cancers cutanés par les médecins généralistes influence sa pratique en première ligne de soins. Dans ce contexte, cette étude qualitative vise à explorer l’acceptabilité, selon un modèle validé, auprès de médecins généralistes exerçant au sein du cabinet Medarel à Arlon, en province du Luxembourg.
Les résultats de cette étude révèlent que la place de la dermoscopie dans les soins primaires dépend de la formation et du temps nécessaire pour la réaliser mais aussi de l’influence sociale, de l’environnement de travail et des sentiments de confiance et de légitimité des médecins pratiquants malgré une utilité de la dermoscopie bien démontrée.
Parmi les suggestions pour améliorer l’acceptabilité de la dermoscopie dans la pratique de médecine générale, on retrouve une meilleure communication sur son utilité et les formations disponibles, le développement d’une collaboration avec les dermatologues, notamment par le biais de la télédermoscopie, ainsi que l'introduction d'une tarification spécifique pour l'acte dermoscopique. | DI BARTOLOMEO - Linda | Université de Liège | | 43.001-QP25
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| Prévention sur mesure : concept et développement d'un outil d'aide à l'intervention brève en médecine générale | Introduction
Bien que l'espérance de vie en Belgique se montre élevée, les principales causes de décès, incluant tumeurs et maladies cardiovasculaires, pourraient être atténuées par des mesures préventives. Dans son récent rapport d'évaluation de la performance du système de santé belge (2), le KCE révèle que l'efficacité des mesures préventives reste pourtant médiocre. Cette situation suggère que des efforts en la matière devraient être adoptés. Peut-être faudrait-il parvenir à mieux cibler les stratégies de prévention et se focaliser davantage sur les déterminants de la santé tels que le tabagisme, la surconsommation d'alcool, l'obésité, et l'inactivité physique. Face à ce défi, m’est venue l’idée de développer un outil informatique intuitif d'aide à la promotion et prévention de la santé, destiné aux médecins généralistes et visant à offrir des conseils adaptés aux spécificités et à la motivation de leurs patients.
Méthodologie
Pour mener à bien ce projet, la méthodologie suivante a été employée : formulation d'une question de recherche selon le modèle PICO, recherche d'outils informatiques préexistants à travers une revue de la littérature, recherche de guidelines validés pour les domaines suivants : détermination du risque cardiovasculaire, prévention du surpoids et de l'obésité, promotion de l'activité physique, sevrage du tabac et dépistage du mésusage de l'alcool. Furent alors conçus cinq arbres décisionnels, rendus par la suite interactifs au travers d’un agent conversationnel dit "chatbot", lui-même accessible via le site www.preventionsurmesure.be. L'évaluation de l'efficacité et de l'acceptabilité de l'outil dans le cadre de son étude de faisabilité a été permise grâce à une enquête par questionnaire.
Résultats
Cette enquête, composée de 24 questions, a recueilli les réponses de 13 médecins généralistes totalisant 1,5 à 30 ans de pratique, majoritairement urbaine et semi-rurale. Tous indiquent qu'ils attribuent une grande à très grande importance à la prévention dans leur pratique mais 54 % indiquent ne pas l'aborder aussi souvent qu'ils le souhaitent. Les freins relevés sont principalement le manque de temps en consultation et la difficulté d'adaptation des recommandations au degré de motivation des patients. Les thématiques jugées prioritaires sont, par ordre d'importance, la promotion de l'activité physique, la détermination du risque cardiovasculaire au même titre que le sevrage tabagique, la prévention du surpoids et de l'obésité suivie du dépistage de cancers. Les avis indiquent de manière unanime que l'outil est facile et agréable à utiliser tout en restant capable d'aboutir rapidement à des recommandations que 84,6 % estiment adaptées aux spécificités des patients qu'ils ont définis. 69,3 % des répondants pensent qu'un tel outil pourrait les aider à multiplier leurs actions préventives au quotidien mais seuls 23,1 % pensent pouvoir actuellement l'intégrer au cours de leurs consultation sans craindre d'en allonger les durées. Pour terminer, 68,2 % des utilisateurs estiment que l'outil a pu enrichir leurs propres connaissances en matière de prévention, 53,8 % des utilisateurs attribuent finalement la note de 4/5 à l'outil et 46,2 % lui attribuent la note de 5/5.
Discussion
Les résultats de cette étude soulignent l'engagement des médecins envers les pratiques préventives, démarches toutefois limitées par des contraintes de temps. Le chatbot, proposé comme soutien à ces démarches, semble salué pour son interface intuitive, sa réactivité et sa capacité à s'adapter aux spécificités et motivations des patients. Il représente un potentiel pour améliorer les soins préventifs et la santé des patients mais nécessite néanmoins des ajustements pour en optimiser son utilité et son acceptabilité, en particulier pour éviter qu'il ne rallonge la durée des consultations. Conclusion :
Cette étude a conduit au développement d'un chatbot s'appuyant sur des arbres décisionnels, capable de fournir des recommandations préventives sur mesure lors d'interventions brèves. Bien que son intégration en consultation nécessite des ajustements pour rendre son utilisation d'autant plus brève, cet outil semble avoir été bien accueilli pour son interface intuitive et sa capacité à formuler des recommandations pertinentes, adaptées aux spécificités et aux motivations de différents patients. Un tel outil pourrait représenter la base d'un projet plus ambitieux incluant davantage de sujets (tels que la vaccination, le dépistage et la détermination du risque individuel de cancers) visant à faciliter la pratique de la prévention durant les consultations de médecine générale. | SCIARRA - Maximilien | Université catholique de Louvain | | QD4
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| Comment les médecins généralistes participent- ils au dépistage des troubles de la vision de l’enfant à Bruxelles ? Étude qualitative auprès de généralistes bruxellois francophones et interviews auprès de médecins du PSE et du Professeure Cordonnier, ophtalmologue, en tant qu’avis d’expert. | Titre : Comment les médecins généralistes participent-ils au dépistage des troubles de la vision de l’enfant à Bruxelles ? Étude qualitative auprès de généralistes bruxellois francophones et interviews auprès de médecins du PSE et du Professeure Cordonnier, ophtalmologue, en tant qu’avis d’expert.
Introduction : La prévalence élevée des troubles de la vision de l’enfant, à l'échelle mondiale et en Belgique, justifie la nécessité de les dépister de manière systématique afin de les prendre en charge précocement et ainsi prévenir d'éventuelles complications. Ce travail de recherche questionne l’organisation de ce dépistage en Belgique et plus précisément le rôle qu’occupe le généraliste.
Méthodologie : Le design adopté est une étude qualitative des huit entretiens semi-dirigés effectués auprès de généralistes francophones de Bruxelles. L'analyse des données a été effectuée de manière inductive. En complément, des entretiens ont été menés avec deux médecins du PSE ainsi qu'avec l'ophtalmologue Pr Cordonnier.
Résultat : Les généralistes constatent une inefficacité dans leur pratique de la prévention chez les enfants, en raison d'un manque de directives claires et de temps. Concernant le dépistage des troubles de la vision, leur rôle se limite à envoyer les patients présentant certains signes et symptômes vers un ophtalmologue. Ils regrettent leur manque d'expérience dans ce domaine en raison d'une formation inadéquate. Ils réclament plus de sensibilisation et une meilleure formation, ainsi qu'une communication améliorée avec le PSE et les ophtalmologues. Les médecins du PSE demandent le soutien des généralistes en promouvant la visite médicale et la prise au sérieux de ses conclusions, surtout en cas de trouble visuel suspecté. Le Pr Cordonnier propose aux généralistes de s’impliquer dans ce dépistage en étant attentif à certains signes et symptômes pouvant signaler un déficit visuel.
Conclusion : Ce travail a permis de mieux comprendre l’organisation du dépistage des troubles de la vision à Bruxelles ainsi que la faible implication des généralistes dans celui-ci. Il en ressort également de cette étude une vive demande de formation théorique et pratique sur le sujet ainsi qu’une plus grande sensibilisation aux troubles de la vision de l’enfant et leurs dépistages. | Bellah - Sarah | Université catholique de Louvain | | QR31
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-39.008-A98-F91-F95 | |
| L'accès direct aux soins de kinésithérapie pour les patients souffrant de troubles musculo-squelettiques : qu'en pensent les médecins généralistes belges ? | Résumé
Introduction :
Face à la pénurie de médecins généralistes en Belgique, il convient de repenser notre système de santé pour pérenniser la qualité des soins. Or, les troubles musculo-squelettiques représentent une part importante et croissante de la charge de travail qui incombe aux médecins traitants. Ce constat, international, a mené à l’émergence d’une nouvelle manière de penser le parcours de soins classiques : l’accès direct à la kinésithérapie. Cette voie prometteuse n’est, pour l’instant, pas à l’ordre du jour en Belgique. Elle ne fait donc pas l’unanimité. Mais, en pratique, qu’en pensent les médecins généralistes belges ?
Méthode :
Pour répondre à cette question, j’ai réalisé une étude qualitative. Celle-ci s’est faite au moyen d’entretiens semi-dirigés, auprès de 7 médecins généralistes aux profils divers. Mon guide d’entretien visait à mettre en lumière les avantages et inconvénients de cette pratique.
Résultats :
Il ressort de ces interviews, de nombreux points positifs à cet accès direct. Parmi ceux-ci, l’on peut noter que ce système pourrait tendre à minimiser les incapacités de travail, limiter le recours aux antalgiques et diminuer les coûts des soins de santé. Cependant un point négatif majeur ressort de ces entretiens : la mise en danger du patient. Et il n’est pas le seul point noir relevé. D’aucuns prétendent, en effet, que des abus de kinésithérapie pourraient en découler voire qu’une partie de la patientèle pourrait disparaître des radars du médecin traitant.
Conclusion :
L’accès direct à la kinésithérapie représente un parcours de soins alternatifs intéressant à bien des égards : efficacité de la prise en charge, réduction des coûts de soins de santé, …. Mais il convient de l’approfondir. Certaines inconnues freinent probablement la mise à l’essai d’un tel système. Outre la sécurité du patient, il convient de s’enquérir de l’avis des kinésithérapeutes et de définir un cadre consensuel autour de cet accès direct, notamment en termes de caractéristiques des acteurs de soins à intégrer, des patients éligibles et de la communication entourant cette trajectoire de soins nouvelle. | Adant - Martin | Université catholique de Louvain | | 66.003-L29-57.008-QP43
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| Mésusage et déprescription des IPP en médecine générale en Belgique : freins, impacts et solutions | Introduction :
Cette étude qualitative se penche sur la croissance continue de l'utilisation des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) en Belgique, malgré les recommandations actuelles. Au fil des années, une augmentation de la consommation des IPP a été enregistrée, souvent pour un soulagement symptomatologique rapide en dehors des indications reconnues. Ce travail se concentrera principalement sur le rôle des patients dans le processus de déprescription, en explorant les obstacles et les facilitateurs associés à cette démarche.
Méthodologie :
Pour cette étude, nous réaliserons une analyse qualitative avec 10 interviews effectuées au sein d'un cabinet médical en Belgique, afin d’explorer les attitudes des patients vis-à-vis de l'utilisation chronique des IPP et d’identifier les facteurs influençant la persistance de la prescription ainsi que les facilitateurs à la déprescription.
Résultats :
Les résultats révèlent une perception positive des IPP ainsi qu’une confiance dans leur prise au long cours, malgré un manque de connaissance sur les effets secondaires, les indications et la durée de traitement. Des tentatives de déprescription, souvent initiées par les patients, ont été observées, mais sont souvent infructueuses. Le rôle du médecin prescripteur est crucial, avec une influence notable sur les choix du patient quant à sa prise médicamenteuse. Des obstacles et des facilitateurs à la déprescription ont été identifiés, ainsi que des pistes de solutions pour améliorer ce processus.
Conclusion :
La gestion des IPP devrait se caractériser par une vigilance accrue quant à leur indication et une réévaluation périodique de celle-ci. Des initiatives éducatives ciblées à destination des médecins et des patients, ainsi qu'une collaboration renforcée entre tous les acteurs de soins, sont essentielles pour optimiser l'utilisation des IPP et minimiser les risques associés à leur surutilisation. L'influence du prescripteur souligne l'importance d'une communication efficace, transparente et équilibrée concernant les avantages et les inconvénients de ces médicaments. Cette approche individualisée peut faciliter la déprescription lorsque cela est cliniquement approprié. | Channouri - Yasmine | Université catholique de Louvain | | QD326
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| La prévention et le dépistage des cancers cutanés : Quelle place leur accordent les médecins généralistes dans leur pratique ? | Abstract
Introduction
En Belgique, l’incidence des cancers cutanés est en augmentation ces dernières décennies. Ceux-ci représentent une morbidité et une mortalité non négligeables. L’objectif primaire de ce travail est d’évaluer l’investissement des médecins généralistes dans leur pratique en matière de prévention et de dépistage des cancers de la peau. Les objectifs secondaires sont de comprendre Les facteurs influençant leur pratique et de proposer des pistes de solution. Enfin, le dernier objectif est d’élaborer une fiche-outil destinée à l’usage des médecins généralistes dans leur pratique quotidienne.
Méthodologie
Il s’agit d’une étude qualitative réalisée par entretiens semi-dirigés auprès de 10 médecins généralistes et assistants en médecine générale. Un guide d’entretien a été préalablement rédigé afin de mener ces entretiens.
Résultats
Les résultats ont mis en évidence une prévention et un dépistage réalisés de manière opportuniste et non prioritaire. Parmi les facteurs limitants, nous pouvons citer, le manque de temps menant, entre autres, à un accès difficile à la peau ; une formation insuffisante ; une banalisation de ces cancers par les patients ; un manque de consultation pour ce motif ; les doutes des médecins généralistes ; une importante diversité des motifs de consultation, une Belgique peu exposée au soleil et finalement un accès difficile aux dermatologues. Les facteurs favorisants étaient : l’intérêt pour le sujet et la conscience de leurs connaissances par certains généralistes ; la vigilance concernant les patients à risque et le motif de consultation permettant d’aborder cette prévention et, enfin, tous les généralistes ont reconnu qu’ils avaient un rôle à jouer. Les solutions prévoyaient d’enrichir les compétences et les connaissances des médecins généralistes, par exemple, avec la dermoscopie ; de contribuer à une meilleure collaboration multidisciplinaire, en particulier avec les dermatologues ; promouvoir le dépistage et la prévention, par exemple, via l’éducation thérapeutique des patients ou les campagnes médiatiques ; d’utiliser des outils déjà disponibles ; développer les outils numériques et ,finalement, une fiche outil à utiliser en pratique.
Conclusion
Malgré les difficultés rencontrées, les médecins généralistes sont attentifs aux patients présentant des facteurs de risques et sont prêts à se former davantage et trouver des solutions pour assurer leur rôle et garantir une prévention et un dépistage du cancer de la peau de meilleure qualité.
Mots clés
Cancer cutané, mélanome, cancer non-mélanome, prévention, dépistage, médecin généraliste
Indexation
S 77, QR31, QD41, QD42, QS41
| Budzinski - Mérédith | Université catholique de Louvain | | S77-QR31
-QD41
-QD42
-QS41
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| Rôles, représentations et responsabilité du médecin généraliste dans la promotion de l’activité physique à Bruxelles | Abstract
Introduction : La sédentarité est un facteur de risque majeur de maladies non transmissibles selon l’OMS, elle est responsable d’une augmentation de la morbidité et de la mortalité, et son coût pour la société est gigantesque. Dans ce travail, nous explorons le rôle crucial des médecins généralistes dans la promotion de l'activité physique à Bruxelles, face aux préoccupations croissantes liées à la sédentarité et ses conséquences sur la santé.
Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative à partir de six entretiens semi-dirigés menés auprès d’un échantillon de médecins généralistes à Bruxelles. L’entretien a d’abord exploré leurs représentations de la sédentarité et de l’activité physique en termes de santé.
Ensuite, il a questionné les freins et les limitations à la promotion de l’activité physique à Bruxelles. Pour finir, il s’est intéressé à l’approche clinique et aux pratiques des médecins généralistes Bruxellois pour la promotion d’un mode de vie plus actif. L’analyse des données s’est inspirée de la méthode de la théorisation ancrée.
Résultats : Les médecins généralistes Bruxellois se considèrent comme des acteurs centraux de la promotion de l'activité physique. Leur travail de promotion est cependant freiné par des limitations émanant des patients, des médecins et de la société. Ils estiment qu’il reste très difficile de modifier des comportements déjà bien ancrés malgré l’existence de multiples stratégies et interventions d’ordre individuelles ou collectives. Ils appellent à plus de soutien de politiques publiques pour les assister dans ce rôle.
Conclusion : La sédentarité est un problème croissant et les médecins généralistes Bruxellois font face à des défis grandissants dans la promotion de modes de vie plus actifs. Notre étude soulève de nombreuses pistes d’amélioration pour répondre à cette problématique de santé cruciale à Bruxelles.
Mots-clés : sédentarité, activité physique, prévention, promotion de la santé, médecine générale | Sallet - Martin | Université catholique de Louvain | | 45.011 | |
L’impact de la pénurie de médicaments sur le travail des médecins de première ligne en région wallonne en 2023-2024 The impact of drug shortages on the work of primary care physicians in the Walloon region in 2023-2024 | La pénurie de médicaments est un problème d’actualité et de santé publique auquel tout médecin de première ligne est confronté. Il existe différents types de pénurie de médicaments : indisponibilité temporaire, interruption de commercialisation et arrêt de commercialisation. Dans tous les cas, cela reste un défi pour les médecins de première ligne afin qu’ils puissent assurer les soins aux patients.
Dans ce contexte, cette étude de type qualitatif a permis d’interroger seize médecins de première ligne de la région Wallonne ayant exercé durant l’année 2023, via la technique des focus groups. L’objectif étant d’explorer les impacts sur leur pratique et les difficultés auxquelles ils ont été confrontés dans ce contexte de pénurie de médicaments. Les médecins ont aussi partagé les solutions qu’ils ont mis en œuvre pour faciliter la prise en charge de leurs patients.
Il en est ressorti de l’étude qu’il existe bien des impacts à leur échelle tant sur les médecins que sur l’organisation de la première ligne. La collaboration avec les pharmacies a été l’un des appuis les plus utilisés par les médecins. De plus, des impacts sur les patients ont également été mis en évidence. Ils se questionnaient aussi sur l’évolution à l’avenir de cette situation avec la crainte d’atteintes sur la santé mentale des médecins et d’une rupture de lien entre les patients et les soignants.
Ils ont alors proposé des pistes de solutions afin de les faciliter durant cette période de pénurie mais également pour en sortir.
Mots-clés : pénurie de médicaments, médecine de première ligne, collaboration, soins aux patients. Drug shortages are a topical public health issue that every primary care physician has to deal with. There are different types of drug shortage: temporary unavailability, marketing interruption and marketing discontinuation. In all cases, it remains a challenge for primary care physicians to provide patient care.
In this context, this qualitative study used focus groups to interview sixteen primary care physicians in the Walloon region who had been practicing during 2023, about the impact on their practice and the difficulties they faced in this situation. But also on the solutions they have put in place to facilitate the care of their patients.
The study showed that the impact on doctors and primary care organization was indeed significant. Collaboration with pharmacies was one of the supports most used by doctors. Impacts on patients were also highlighted. They also wondered how this situation would evolve in the future, with fears of damage to doctors' mental health and a rupture of trust between patients and themselves.
They then proposed possible solutions to help them through this period of shortage, but also to overcome it.
Key words: drug shortage, primary care practice, collaboration, patient care. | Feraaouni - Imane | Université de Liège | | QR31
-QD21
-QD31
-QD325
-QP3
-QS11
-QS31
-QS41
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| Le dosage de l’albuminurie dans le dépistage de la maladie rénale chronique: enquête auprès des médecins généralistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. | Introduction : La maladie rénale chronique constitue un important problème de santé publique. Ses principaux facteurs de risque se rencontrent quotidiennement en médecine générale : l’hypertension artérielle, le diabète et les antécédents cardiovasculaires. Le dépistage des patients à risque se fait sur base d’une détermination du débit de filtration glomérulaire et d’un dosage de l’albuminurie. Cette étude avait pour objectif principal de déterminer les habitudes des médecins généralistes en matière de dépistage de la maladie rénale chronique par dosage de l’albuminurie chez leurs patients à risque.
Méthodes : J’ai réalisé une étude observationnelle transversale auprès des médecins généralistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’aide d’un questionnaire auto-administré en ligne me permettant d’interroger un échantillon représentatif de médecins sur leurs habitudes, leurs perceptions et leurs connaissances en matière de dépistage de la maladie rénale chronique. Pour l’analyse, des tests d’hypothèses et de corrélation ont été utilisés.
Résultats : L’échantillon comportait 237 médecins généralistes. Le dosage de l’albuminurie était moins fréquemment utilisé que la détermination du débit de filtration glomérulaire dans le dépistage de la maladie rénale chronique (p<0,001). Cette différence était surtout marquée chez les patients hypertendus ou avec un antécédent cardiovasculaire. Les médecins généralistes qui percevaient globalement le dosage de l’albuminurie comme un test de dépistage pertinent avaient tendance à la doser plus fréquemment chez leurs patients à risque (p<0,001). Les médecins avec plus de 30 ans d’expérience dosaient plus fréquemment l’albuminurie (p<0,001) et avaient une meilleure perception de la pertinence de ce test de dépistage (p 0,005).
Discussion : Comparées aux données de la littérature, les fréquences de dépistage par dosage de l’albuminurie auto-déclarées par les médecins généralistes étaient probablement surestimées. Le dosage de l’albuminurie étant particulièrement important pour évaluer le pronostic et déterminer le traitement du patient, une sensibilisation au dépistage est importante à mettre en place.
Conclusion : Les possibilités d’implémentation d’un programme de dépistage de la maladie rénale chronique en Belgique sont diverses et devraient être étudiées par les autorités de santé. Quelle que soit la stratégie utilisée, le médecin généraliste occupe une place centrale dans le dépistage de la maladie rénale chronique. | Nicolaï - Edouard | Université catholique de Louvain | | QR323
-QS41
-35.004-QD42
-QT32
-K22 | |
| Le diagnostic précoce de la dépression chez le patient âgé en médecine générale ambulatoire ÉTUDE QUALITATIVE – EXPÉRIENCE DES MÉDECINS GÉNÉRALISTES BRUXELLOIS | « Le diagnostic précoce de la dépression chez le patient âgé en médecine générale ambulatoire – Étude qualitative : expérience des médecins généralistes bruxellois »
Introduction. En tant que médecins généralistes, nous sommes confrontés à une patientèle vieillissante. Cette réalité soulève un défi majeur en raison de la prévalence des comorbidités et pathologies complexes nécessitant une attention médicale accrue. Mais accordons-nous suffisamment d’attention à leur santé mentale ? L’objectif de cette étude est de recueillir les témoignages de médecins généralistes bruxellois afin de comprendre les raisons derrière le sous-diagnostic de la dépression chez les personnes âgées et d’identifier des pistes d’amélioration pour la pratique en médecine générale concernant ce sujet.
Méthodologie. Une étude qualitative a été conduite en procédant à une analyse de contenu thématique de dix entretiens semi-dirigés de médecins généralistes agrées ou en formation.
Résultats et discussion. Les médecins généralistes bruxellois sont généralement aptes à identifier les facteurs de risque et les manifestations atypiques de la dépression chez les personnes âgées. Cependant, ils rencontrent des difficultés à prendre des mesures concrètes. Bien qu’ils identifient les symptômes, ils les interprètent parfois comme des signes normaux du vieillissement et ont tendance à les minimiser. De plus, ils ignorent l'existence d'outils d'aide au diagnostic, ou les trouvent peu pratiques et chronophages, malgré les preuves de littérature démontrant leur efficacité. Parfois encore, la démotivation est liée à la complexité perçue de la prise en charge, ce qui peut les amener à renoncer à approfondir l'investigation des symptômes de dépression chez les personnes âgées. Enfin, le temps limité de consultation constitue un frein supplémentaire à une prise en charge efficace.
Conclusion. Nous recommandons de renforcer les formations et les campagnes de sensibilisation pour favoriser le diagnostic précoce de la dépression chez les personnes âgées. Travailler avec un(e) psychologue peut également faciliter ce processus. En outre, de nouvelles études qualitatives recueillant les témoignages des personnes âgées aideraient à mieux comprendre leurs besoins et à améliorer la prise en charge. En suivant ces recommandations, nous visons à améliorer le bien-être des personnes âgées et à réduire la mortalité liée à la dépression.
| Assaf - Dalia | Université catholique de Louvain | | QC15
-QR31
-QS41
-P76-QO4
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| Comment améliorer la promotion de l’activité physique chez la femme enceinte par les médecins généralistes ? Recherche-action sur l’impact d’une formation spécifique à leur intention. | L’avis médical a longtemps favorisé la prudence vis-à-vis de toute pratique physique lors de la grossesse. Aujourd’hui, les guidelines prouvent son innocuité et surtout ses nombreux bienfaits. Pourtant, trop peu de femmes enceintes atteignent l’objectif minimum des guidelines (150 minutes d’activité physique par semaine) et les professionnels de santé ne se sentent pas assez compétents pour les encourager dans ce sens.
L’objectif de ce travail était d’analyser, par une recherche-action, comment une formation plus poussée des médecins généralistes sur ce thème pourrait renforcer la promotion de l’activité physique lors des consultations médicales. Une formation (PowerPoint) ainsi qu’une fiche récapitulative ont été réalisées à partir d’une recherche de littérature. Cette formation a ensuite été donnée lors d’un séminaire locorégional et d’un colloque de gynécologie devant des assistants en médecine générale et médecins généralistes. Leurs représentations et leurs connaissances pratiques de l’activité physique lors de la grossesse ont été interrogées au moyen d’un questionnaire, avant et après la présentation.
Les résultats mettent en évidence que si les représentations étaient déjà plutôt favorables, les connaissances pratiques se sont significativement améliorées après la formation. De plus, 67,8% des participants ont déclaré vouloir discuter systématiquement d’activité physique en consultation avec une femme enceinte au terme de la formation (contre 5,1% avant la formation). 91,5 % des participants ont affirmé que cette formation modifierait leur pratique.
Mieux former les médecins généralistes semble donc être un levier important dans la promotion de l’activité physique chez la femme enceinte. Ces résultats encourageants doivent cependant être nuancés étant donné la petite taille de l’échantillon et les différents biais mis en évidence. La réalisation d’une fiche informative à destination des patientes et la mise en place d’activités de groupe semblent être deux moyens complémentaires de promouvoir l’activité physique chez la femme enceinte.
Mots clés : activité physique, femme enceinte, grossesse, prévention, médecin généraliste. | Delait - Mathilde | Université catholique de Louvain | | QD23
-QS41
-W78-QO4
-QR35
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| Santé planétaire et médecine générale: Comment les médecins généralistes belges francophones en formation perçoivent-ils ces adaptations de fonctions ? | Introduction : Les enjeux environnementaux étant de plus en plus à l’avant-plan dans le domaine de la santé, différentes pistes d’actions sont réfléchies. Parmi celles-ci, on retrouve les
adaptations des fonctions professionnelles du médecin généraliste en lien avec la santé planétaire. L’objectif de ce travail de fin d’études est de comprendre comment les assistants en médecine générale belges francophones les perçoivent afin de participer à l’adaptation des enseignements. Méthodologie : Une étude qualitative a été menée et sept participants ont pu être rencontrés grâce à des entretiens semi-dirigés. Les données collectées ont ensuite fait l’objet d’une analyse thématique. Résultats et discussions : Les différentes adaptations de fonctions explorées sont globalement méconnues par les assistants interrogés. Ils souhaitent être formés dans ces thématiques, et sont enclins à mieux répondre aux besoins des patients et de la société. Développer des collaborations pertinentes, avoir une communication adéquate en lien avec la santé planétaire, ou apprendre à se positionner légitimement dans un monde en profonde mutation, sont des objectifs de formation qui correspondraient aux perceptions de l’échantillon interrogé. Conclusions : Ce travail de fin d’études a permis d’explorer les perceptions des adaptations professionnelles en lien avec la santé planétaire parmi un échantillon d’assistants en médecine générale. Étayant les demandes de formations dans ces thématiques, ce travail vient également nourrir les réflexions sur la responsabilité sociale du soignant au XXIe siècle. | Lechat - Mathilde | Université catholique de Louvain | | QT22
-QR31
-QH
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| Exploration des motivations de certains médecins généralistes à pratiquer la mésothérapie dans le cadre de douleurs de l'appareil locomoteur en l'absence de données scientifiques solides, en Belgique francophone | 1.Introduction : Les médecines complémentaires se sont progressivement répandues dans le paysage thérapeutique médical, la mésothérapie étant l’une d’elles. Cependant la pratique de cette dernière reste un sujet controversé et peu abordé en raison de l’absence de preuves scientifiques. Ainsi, l’efficacité réelle et la sécurité́ de la mésothérapie, ainsi que les raisons justifiant son utilisation en dépit de ses limitations, demeurent peu claires. L’objectif principal de ce travail sera ainsi de pouvoir mieux analyser et comprendre les raisons de son utilisation en médecine générale, de même que sa place actuelle dans l’arsenal thérapeutique des médecins dans le traitement des douleurs musculosquelettiques. L’objectif secondaire sera d’identifier ses avantages et inconvénients dans la pratique quotidienne.
2. Méthode : Après une revue systématique de la littérature sur l’application de la mésothérapie en médecine générale dans le cadre de douleurs de l’appareil locomoteur, j’ai effectué une recherche qualitative avec des entretiens semi-dirigés dans le but de recueillir les diverses motivations à l’origine de la pratique de la mésothérapie en l’absence de données scientifiques probantes. Les données récoltées ont été ensuite analysées moyennant la méthode d’analyse thématique.
3. Résultats : Cinq médecins généralistes ont été sélectionnés selon les critères d’échantillonnage et ont été interrogés sur leurs expériences et parcours. Les réponses relevées au cours des entretiens soulignent diverses motivations expliquant la pratique de la mésothérapie. Sont évoqués entre autres comme influences : la culture professionnelle environnante, les expériences et croyances personnelles, la demande des patients ainsi que les avantages économiques ainsi que le manque d’alternative thérapeutique. Deux thématiques ont émergé à la suite des entretiens, à savoir l’épargne médicamenteuse comme bénéfice de la mésothérapie, et l’accessibilité à la pratique. L’ensemble des participants interrogés n’exercent la mésothérapie que dans le cadre de douleur de l’appareil locomoteur.
4. Conclusion : En conclusion, cette étude met en évidence l'influence significative des croyances personnelles dans l'adoption de la mésothérapie par certains médecins généralistes, malgré le manque de preuves scientifiques solides à l'appui de son efficacité. L'expérience personnelle et les observations cliniques directes jouent un rôle crucial dans les décisions des praticiens, qui peuvent être davantage influencées par leurs propres réussites avec la mésothérapie et les retours positifs de leurs patients. Chaque participant présente un parcours unique dans sa pratique, mais la plupart semblent favoriser la mésothérapie pour son efficacité perçue, sa durabilité et son caractère moins invasif, ainsi que sa potentialité à réduire la dépendance aux médicaments. Cependant, il est nécessaire d'explorer les lacunes dans les options de traitement actuelles pour les douleurs musculosquelettiques et de mettre en lumière les besoins non satisfaits des patients. De plus, des études supplémentaires pourraient aborder les aspects économiques de la mésothérapie, évaluer sa rentabilité, et explorer la perspective des praticiens non formés sur la nécessité de se former. | Durieux - Eva | Université catholique de Louvain | | QS41
-QD5
-55.007-QR31
-QO1
-QO4
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| Dépistage de l'ostéoporose chez l'homme en médecine générale -revue parapluie des outils de dépistage et discussion des guidelines | Contexte : L’ostéoporose chez l’homme est une pathologie sous-diagnostiquée et sous-traitée. Pourtant, 20-30% des hommes de plus de 50 ans souffriront d’une fracture ostéoporotique durant le reste de leur vie. Avec le vieillissement de la population, le fardeau économique et les conséquences en termes de mortalité et de morbidité ne vont faire qu’augmenter. Les médecins généralistes occupent une place centrale dans la prévention et le dépistage de cette maladie, mais ils manquent d’informations et de directives claires. L’objectif de ce travail est de clarifier les recommandations de dépistage, ainsi que d’analyser les différents outils d’évaluation du risque et d’imagerie disponibles.
Méthodes : La méthodologie choisie est une revue parapluie de la littérature. Les bases de données Pubmed, Embase, CDLH, Lissa, Cochrane, ainsi que Google Scholar ont été consultées. Cette recherche incluait toutes les revues systématiques et méta-analyses qui portaient sur les méthodes et outils de dépistage de l’ostéoporose chez l’homme et qui concernaient la médecine générale sur les dix dernières années. Les revues ont été sélectionnées sur base du titre puis de l’abstract ; des critères d’inclusion et d’exclusion ont été établis. Une analyse de la qualité méthodologique a été réalisée de chaque article avec l’outil AMSTAR-2.
Résultats : 8 revues systématiques ont été incluses. Aucune ne portait spécifiquement sur les hommes, mais intégrait à chaque fois des populations mixtes d’hommes et de femmes en proportions variables. Les données sur les hommes ont été extraites de chaque revue. 4 études n’ont pas obtenu de résultats significatifs concernant les hommes spécifiquement. Les résultats ont été classés en trois catégories de recherche : les outils de prédiction de fracture, les outils de dépistage de l’ostéoporose et les techniques d’imagerie.
Conclusion : Les directives consultées recommandent le dépistage de l’ostéoporose par DXA à partir de l’âge de 70 ans et une évaluation du risque de fracture par FRAX chez les hommes entre 50 et 70 ans présentant des facteurs de risque. La sensibilisation des médecins généralistes à l’importance d’introduire dans l’anamnèse et l’examen clinique la recherche de facteurs de risque chez un homme de plus de 50 ans est primordiale.
Mots clés : QS41 médecin de famille, ostéoporose chez l’homme, dépistage, revue systématique, méta-analyse
| Gilissen - Alexandra | Université catholique de Louvain | | 31.003 | |
| Stratégies utilisées par les médecins généralistes en région bruxelloise pour surmonter les obstacles dans la prise en charge du patient migrant. | Introduction :
Notre société multiculturelle est le reflet d'un flux migratoire international croissant, avec la Belgique accueillant un nombre important de migrants par an, enrichissant ainsi cette diversité. Toutefois, celle-ci présente aussi des défis majeurs, notamment dans le domaine de la santé. Cette étude se penche ainsi sur les stratégies des médecins généralistes pour surmonter les obstacles dans la prise en charge des patients migrants à Bruxelles. Son objectif est d'établir un état de la situation et si possible, apporter de nouvelles perspectives.
Méthodes :
Ce travail repose sur une étude qualitative qui a utilisé des entretiens semi-dirigés avec 11 médecins généralistes travaillant à Bruxelles comme méthode de collecte de données. Les interviews ont été guidés par des questions ouvertes pour explorer l'expérience professionnelle de chacun dans ce contexte. Les résultats ont été confrontés à une recherche de la littérature pour une analyse plus approfondie de la question.
Résultats :
De diverses stratégies ont été proposées par les médecins dans cette prise en charge, notamment l’usage d’outil numérique pour traduire, la collaboration avec d’autres professionnels spécialisés et le partage d’expériences de chacun. Néanmoins, des obstacles persistent, tels que le manque de ressources et de formations spécifiques, ainsi que les barrières structurelles dans l'accès aux soins de santé pour les migrants.
Conclusions :
Malgré les multiples solutions élaborées, elles demeurent encore insuffisantes pour surmonter tous les défis associés à ce type de prise en charge. La formation continue en matière culturelle et administrative, le partage d'expériences et d'outils pratiques entre les professionnels spécialisés et l'amélioration des services d'interprétation pour favoriser leur utilisation, sont des éléments à encourager. En outre, la création d'un outil numérique dédié aux traductions médicales ou d'un guide de ressources culturelles de poche représentent des pistes à explorer.
| Hoang - Yvy | Université catholique de Louvain | | QO4
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| Visite du médecin généraliste en maison de repos: quels besoins les patients expriment-ils? | Les patients résidant en maison de repos présentent certaines caractéristiques qui peuvent
questionner quant à la présence de besoins spécifiques. Le médecin généraliste représente
un intervenant central de la prise en charge de ces patients. Dans la littérature, les besoins
des patients en tant qu’individus sont questionnés et de nouvelles approches axées sur les
besoins voient le jour en maison de repos. Ces approches n’intègrent pas spécifiquement les
besoins des patients par rapport à leur médecin généraliste.
L’objectif de ce travail est donc de questionner les besoins que nourrissent les patients
résidant en maison de repos par rapport à leur médecin généraliste. Ce questionnement se
base sur certaines considérations pratiques relatives à la visite (lieu de visite, modalité de
visite, relation avec le médecin traitant, contenu de la visite, fréquence de consultation,
priorité du patient). Afin de donner un cadre conceptuel, les résultats ont ensuite été
discutés selon la hiérarchie des besoins de Maslow.
L’étude réalisée est une étude qualitative, via des entretiens individuels semi-dirigés. La
population étudiée est représentée par 10 patients résidant dans une maison de repos de la
province de Liège (Stavelot).
Les résultats obtenus montrent une variabilité importante des besoins des participants et ne
permettent pas de conclure à des généralités. Cela témoigne de l’importance d’une
approche individuelle centrée sur le patient. Néanmoins des besoins récurrents ont pu être
mis en évidence. Ceux-ci se rapportent au besoin que le généraliste maintienne la santé du
patient; permette l’accès à un sentiment de sécurité; favorise le développement d’une
relation basée sur la confiance, l'intimité et l’amitié; et se montre disponible pour le patient.
Ces besoins peuvent être satisfaits par une visite régulière, dans la chambre du résidant,
garantissant la confidentialité et favorisant la présence d’une discussion. Patients living in nursing homes have specific characteristics that can raise questions about the presence of specific needs. The family doctor is a key player in the care of those patients. In the literature, patients’ needs as individuals are questioned, and new needs-based approaches are emerging in nursing homes. Those approaches do not integrate the needs of patients linked to their family doctor.
This study examines the needs of nursing home patients linked to their family doctor. This examination focuses on several practical considerations during a patient's visit (the place of visit, the visit modalities, the relationship with the family doctor, the content of the visit, the frequency of those visits, and the patient's priorities). The results were analyzed using Maslow’s hierarchy of needs to provide a conceptual framework.
A qualitative study based on individual semi-directed interviews is conducted. The studied population is represented by a sample of 10 patients living in a nursing home in the province of Liège (Trois-Ponts).
The obtained results showcase a high variability in patients’ needs and do not allow for drawing general conclusions. This underlies the importance of an individual, patient-centered approach. Nevertheless, recurring needs were highlighted. Those relate to the need for the family doctor to maintain the patient’s health, to give a feeling of safety, to foster the development of a relationship based on trust, intimacy, and friendship, and to be available when the patient needs it. Those needs can be met through regular visits, in the patient’s room, guaranteeing confidentiality and enabling discussion.
| Pieta - Valentine | Université de Liège | | QP4
-QD12
-QP2
-QS41
-QC15
-QR31
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| Impacts de la prescription médicamenteuse du médecin généraliste sur la pollution aquatique : quelles améliorations possibles? | Introduction:
La population croissante et vieillissante s’accompagne d’une augmentation considérable de la
consommation de médicaments, et donc de leur élimination, responsable d’une pollution notamment
aquatique. Ces micropolluants émergents, appelés résidus médicamenteux (RM), font partie intégrante
de la pollution environnementale causée par les soins de santé, et sont donc responsables d’une
écotoxicité, impactant la faune, la flore et la santé humaine. La médecine générale, première ligne de
soins, contribue à ce risque environnemental.
Objectifs:
Ce travail a pour but d’une part d’établir un constat actuel concernant la pollution des eaux par les
résidus de médicaments, et d’autre part de proposer des leviers permettant au médecin généraliste de
limiter cet impact environnemental.
Méthodologie:
La méthodologie choisie pour réaliser ce travail est une revue narrative de la littérature, avec approche
systématisée. Les articles ont été sélectionnés à partir des bases de données PubMed, Embase et
d’autres sources, sur base de leur pertinence pour cette revue. Au total, 32 articles ont été retenus.
Résultats:
Le constat actuel fait état de la présence de résidus médicamenteux dans toutes les eaux analysées,
souterraines et de surface, à l’échelle mondiale. Le médecin généraliste a un rôle à jouer pour prévenir
ce risque et plusieurs outils sont disponibles pour l’y aider.
Conclusion:
La finalité de cette revue est d’éclairer les consciences au sujet de l’impact écologique et de santé
publique de la pollution aquatique par les résidus de médicaments. Le risque sur la santé humaine
étant cependant encore peu clair, il semble nécessaire que des études exhaustives et à long terme
soient réalisées.
Mots-clés : aquatic contamination, global pollution, pharmaceuticals, wastewater | Contor - Victoire | Université catholique de Louvain | | QH
-QD4
-QD23
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Analyse de l’évolution du sentiment de compétence parentale face à une obstruction des voies aériennes par un corps étranger chez le nourrisson suite à la participation à un atelier pratique sur la désobstruction du nourrisson : Une étude d’assurance de qualité. Analysis of Parental Sense of Competence Evolution in Face of Infant Airway Obstruction by a Foreign Body After a Practical Workshop on Infant Airway Clearance : A Quality Assurance Study. | Introduction: Les nourrissons sont particulièrement touchés par l’inhalation de corps étrangers, ce qui peut mener à une issue fatale en cas d’obstruction complète des voies aériennes. Les connaissances des parents en matière de santé influencent la qualité des soins qu'ils peuvent fournir à leurs enfants. Par conséquent, le médecin généraliste a un rôle à jouer pour informer et éduquer les parents aux premiers secours afin d’améliorer leurs capacités à réagir de façon adéquate face à des situations nécessitant des soins médicaux. Il existe différentes méthodes pour enseigner les premiers secours mais leur impact sur la survie des patients est difficile à évaluer.
Méthodologie: Un atelier pratique sur la désobstruction du nourrisson destiné aux parents a été mis en place. Nous avons réalisé une étude d’assurance de qualité afin d’évaluer de façon quantitative et qualitative si cet atelier améliorait le sentiment de compétence parentale et les émotions des parents face à cette situation. Les données ont été récoltées à l’aide de deux questionnaires remplis avant et après l’atelier.
Résultats: Face à une situation d’obstruction des voies aériennes chez le nourrisson, les parents non formés obtenaient au niveau des émotions un score plus bas que les parents formés. Après l’atelier, nous avons observé une amélioration significative du sentiment de compétence parentale et des émotions chez tous les participants, sans différence significative en fonction de leur formation. Les participants étaient en majorité satisfaits de l’atelier et souhaitaient recevoir un support papier.
Discussion: Cet atelier améliorerait le sentiment de compétence parentale et les émotions. Si au départ, les parents non formés ressentaient davantage de peur et d’anxiété que les parents formés, cette différence n’apparaît plus en fin de formation. Les avantages et les limites de l'atelier mis en œuvre sont analysés. La discussion aborde les différentes techniques d'enseignement qui se sont révélées efficaces, et présente des stratégies et des outils qui permettraient de former un public plus large.
Conclusion: Notre étude suggère que le sentiment de compétence parentale et les émotions sont liés et s’améliorent suite à la participation à un atelier pratique sur la désobstruction du nourrisson. Un enseignement hybride combinant des notions théoriques transmises avant l’atelier et des exercices pratiques réalisés pendant l’atelier pourrait s’avérer intéressant pour de futurs ateliers. Rendre ces formations accessibles à un public plus large serait bénéfique. D’autres études sont nécessaires pour mesurer l’impact de ce type de formation sur les compétences des parents ainsi que sur la survie des patients. Introduction: Infants are particularly vulnerable to foreign body airway obstruction, which can have fatal consequences in case of complete obstruction. Parents' level of basic healthcare literacy significantly influences the quality of care they can provide to infants when required. Therefore, the general practitioner has a role to inform and educate parents about first aid techniques to enhance their capacity to have an adequate reaction in situations requiring medical care. Additionally, various methods for teaching first aid exist and it is difficult to assess their impact on patient survival.
Methods: We organized a practical workshop for parents to learn the rescue technique aimed at relieving airway obstruction in infants. Additionally, we carried out a quality assurance study to quantitatively and qualitatively assess whether this workshop improved parents' sense of competence and emotional preparedness in the face of such a situation. Data was collected using two questionnaires; one filled out prior to the workshop and one upon completion.
Results: Before the workshop, untrained parents scored lower in terms of emotional preparedness compared to trained parents when faced with a situation of infant's airway obstruction. After the workshop, we observed a significant improvement in the parental sense of competence and emotional response among all participants, regardless of their prior training status. There were no significant differences between trained and untrained parents. The majority of participants were satisfied with the workshop and expressed the desire for additional literature on the matter.
Discussion: Parental sense of competence and the adequacy of emotional response to infant airway obstruction is likely to be improved by such type of training workshop. Even where untrained parents reported higher levels of fear and anxiety compared to trained parents prior to the workshop; after the workshop, this difference disappeared. The discussion analyses the pros and limitations of the implemented workshop, it discusses different teaching techniques that have proven to be effective, and presents strategies and tools that would enable reaching a wider audience and raise awareness on the importance of parental first aid training.
Conclusion: Our study suggests a positive correlation between parental sense of competence and the adequacy of emotional response, both of which improve upon participation in a practical workshop on “first aid technique to respond to infant's airway obstruction situations”. The implementation of hybrid teaching methods, including theoretical training prior to practical exercises could enhance the impact of future workshops. Finally, enhancing access to such workshops to a wider audience would be beneficial to enhance the level of prevention and survival rate of cases of infant airway obstruction. We identify the need for future studies on the impact of such workshop and patient survival rate.
| De Visser - Mary-Anne | Université de Liège | | QD23
-QC14
-R87-45.001-QS41
-QR33
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| PERCEPTION DE L’ACHARNEMENT THÉRAPEUTIQUE PAR LE MÉDECIN GÉNÉRALISTE : DÉFINITION, IDENTIFICATION DES FACTEURS POUVANT Y CONTRIBUER, RESSOURCES ET PISTES DE RÉFLEXION | Introduction
L’acharnement thérapeutique est terme commun du langage médical. Le médecin durant son parcours académique est régulièrement sensibilisé à cette pratique. Cependant, force est de constater que l’acharnement thérapeutique reste monnaie courante dans les soins de santé et qu’il n’en existe pas de définition unique. L’objectif de ce travail est d’étudier quelle est la représentation et la définition de l’acharnement thérapeutique par le médecin généraliste, tout en identifiant les facteurs qui peuvent l’influencer et les ressources déjà utilisées dans le but d’ouvrir des pistes de réflexions et d’action.
Méthodologie
Les résultats et la conclusion de ce TFE sont le fruit d’une étudie qualitative. Elle a été menée en interrogeant 9 médecins généralistes avec des entretiens semi-dirigés individuels. Une analyse thématique a été utilisée pour analyser les résultats de ces entretiens.
Résultats
Malgré l'absence d'une définition consensuelle dans la littérature, les médecins généralistes partagent une vision commune de l'acharnement thérapeutique, mettant en avant l'importance de la qualité de vie dans la détermination de la pertinence des soins prodigués. Les facteurs l’influençant sont multiples : spécifiques au praticien, au patient ou à son environnement. Ils sont d’ordre personnels, organisationnels ou culturels. Des outils d’anticipation sont connus du praticien. La multidisciplinarité devrait être au cœur des prises de décision. Différentes pistes de réflexion sont proposées par le médecin généraliste.
Conclusion
Les médecins généralistes s’accordent sur cette notion complexe qu’est l’acharnement thérapeutique. Identifier les facteurs qui y contribuent est essentiel dans une optique de juste proportion des soins. La collaboration multidisciplinaire et l’anticipation sont des éléments clés dans la gestion de cette problématique. Différentes pistes pourraient être explorées afin d’aider au mieux le médecin généraliste dans ses prises de décision.
| Pieters - ysaline | Université catholique de Louvain | | QE2
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| La prise en charge biopsychosociale de la lombalgie commune et chronique en médecine générale. Etude qualitative auprès de médecins généralistes francophones Belges. | Introduction : La lombalgie est un motif fréquent de consultation en médecine générale. Elle présente un impact majeur sur notre société ainsi que sur la santé mentale et physique du patient. La prise en charge biopsychosociale de la lombalgie chronique semble aujourd’hui une méthode approuvée dans la littérature scientifique. L’objectif de cette étude est de comprendre les freins et les facilités rencontrées par les médecins généralistes belges francophones dans la prise en charge de la lombalgie chronique et commune.
Méthodologie : D’abord, une recherche dans la littérature scientifique à partir de différentes bases de données a permis d’établir une question de recherche. Ensuite, afin de répondre au mieux aux objectifs, une étude qualitative à base d’entretiens individuels semi-dirigés a été menée auprès de huit médecins généralistes. Pour analyser les entretiens, la méthode par catégories conceptualisante a été choisie.
Résultats : Quatre catégories ont été identifiées à partir de cette méthode : maintenir la flamme de la relation, le mode d’emploi thérapeutique, sur le chemin du travail et approcher les différents acteurs. Ensuite, différents freins ont été retrouvés à partir des entretiens menés auprès des médecins généralistes : la frustration du médecin face au manque de responsabilisation de son patient dans sa prise en charge, la difficulté à cerner le patient, la prescription d’examens complémentaires à la demande du patient, le choix du traitement médicamenteux, le manque de collaboration avec la médecine du travail, la difficulté de la communication avec les autres prestataires de soins, …. Mais aussi, des aides, comme le travail en équipe qui permet une prise en charge plus rapide et efficace des patients souffrants de lombalgies communes et chroniques.
Conclusion : C’est à partir de ces résultats, que différentes propositions ont été amenées afin d’améliorer la prise en charge des médecins généralistes dans la lombalgie chronique et commune. Favoriser l’autonomisation et l’entretien motivationnel du patient, instaurer un livret clinique d’aide sur la lombalgie chronique en consultation, parler du programme de réintégration avec le patient, favoriser une prise en charge globale biopsychosociale ou encore mettre en place des formations spécifiques font partie des pistes suggérées. Pour aller plus loin, une étude sur le vécu du patient dans la prise en charge de la lombalgie chronique et sur ses attentes de la médecine de première ligne a été proposée.
| verscheure - elysabeth | Université catholique de Louvain | | QO4
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| L'échographie en médecine générale: les barrières à son utilisation. | Introduction : L’échographie est un outil clinique présent dans de nombreuses spécialités médicales. En médecine générale, il existe un réel engouement pour son utilisation dans la pratique et en particulier pour le POCUS (Point of care Ultrasound/Ultrasonography). Cet engouement provient en partie de plusieurs aspects positifs qu’apporterait le POCUS. Néanmoins, il existe des questionnements vis-à-vis des obstacles à l’utilisation de l’échographie en médecine générale. L’objectif de ce travail est de déterminer les barrières à sa pratique pour ainsi définir les points d’attention à connaitre avant de s’adonner à cette technologie.
Méthode : Une revue narrative de la littérature a été réalisée sur la base de données MEDLINE après avoir défini une équation de recherche. La sélection des articles a été faite suivant des critères d’inclusion et d’exclusion.
Résultats : 97 articles ont été identifiés avec l’équation de recherche. Après application des critères d’inclusion et d’exclusion, 10 articles ont été retenus pour ce travail. Ainsi, plusieurs barrières ont été mises en évidence. Celles-ci ont été classées à trois niveaux principalement : la formation, l’aménagement du travail et les aspects financiers.
Conclusion : Cette étude a montré qu’il existait plusieurs barrières à l’utilisation de l’échographie en médecine générale. Celles-ci sont présentes à différents niveaux. Ainsi, malgré qu’il existe un réel engouement à sa pratique, il reste encore certaines incertitudes freinant son utilisation en médecine générale.
Mots-clés : médecine générale, échographie, POCUS, barrières
Introduction : Ultrasound is a clinical tool used in many medical specialties. In general practice, there is a growing enthusiasm for its use and in particular for POCUS (Point of care Ultrasound/Ultrasonography). This enthusiasm arises from several positive aspects that POCUS could bring. Nevertheless, there are questions about the obstacles to the use of ultrasound in general practice. The aim of this study is to identify the barriers to the use of ultrasound in general practice, and to define the points to be taken into account before adopting this technology.
Methods : A narrative literature review was carried out using the MEDLINE database after defining a search equation. Articles were selected according to inclusion and exclusion criteria.
Results : 97 articles were identified using the search equation. After applying the inclusion and exclusion criteria, 10 articles were selected for this work. Several barriers were identified. They were classified into three main categories: training, work organization and finance.
Conclusion : This study showed that there are several barriers to the use of ultrasound in general practice. These are present at various levels. Although there is a real enthusiasm for ultrasound, there are still some uncertainties hindering its use in general practice.
Keywords : general practice, ultrasound, POCUS, barriers
| soreefan - Tania | Université de Liège | | QS41
-QT33
-41.001 | |
| LA NEPHROPATHIE DIABETIQUE EN MEDECINE GENERALE : Création d’une brochure d’aide à la prise en charge du patient diabétique de type 2 compliqué de néphropathie diabétique. | Contexte : Le diabète de type 2 est une pathologie chronique qui peut mener à de multiples complications. Parmi celles-ci, la néphropathie diabétique qui est la première cause de dialyse en Belgique. Le traitement et la prévention de cette pathologie a bénéficié de nombreuses avancées récentes. La place du médecin généraliste et donc de la première ligne doit être au centre de la prise en charge de ces patients.
Objectifs : Créer un outil d’aide à la prise en charge du patient diabétique de type 2 compliqué de néphropathie diabétique chez l’adulte, en médecine générale à Charleroi ainsi qu’améliorer les échanges entre généralistes et néphrologues. Cet outil sera mis au point sur base d’une méthode de consensus.
Méthode : La méthode de consensus choisie a été la méthode du groupe nominal. Le groupe était composé de médecins généralistes et néphrologues de Charleroi. Une réunion de 2 heures en présentiel a été organisée où chaque expert a répondu à une question par écrit. Cette production écrite a ensuite été discutée et classée selon le degré d’importance des différentes propositions retenues.
Résultats : 11 experts ont participé à la réunion. Plusieurs tours de table ont amené 23 propositions qui ont été rassemblées en 17 propositions finales. Un premier tour de vote a amené à sélectionner les 5 propositions les plus pertinentes. Une seconde discussion a ensuite mené à un vote final. Les propositions ont permis de mettre en place un outil pratique, en se basant sur les dernières recommandations scientifiques.
Conclusion : En interrogeant des médecins néphrologues et généralistes d’une région définie, l’objectif est de viser une pertinence ainsi qu’une applicabilité des propositions. Une validation externe sera nécessaire.
Mots-clés : Consensus, médecine générale, néphropathie diabétique, adulte, prise en charge, méthode du groupe nominal
| Detournay - Loic | Université catholique de Louvain | | QS11
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-T90-U14-QC14
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| Comment améliorer l'abord du surpoids et de l'obésité en médecine générale? Etude qualitative interrogeant le ressenti et les attentes des patients adultes préseantant un IMC égal ou supérieur à 25 et résidant en Wallonie. | Introduction : Alors que les données de l'Institut Sciensano et de l'OMS mettent en lumière l'ampleur mondiale de l'obésité, la prise en charge de cette problématique en médecine générale est entravée par
divers obstacles. D'une part, les médecins généralistes expriment leurs appréhensions quant à la préservation du lien thérapeutique lorsqu'ils abordent le sujet du surpoids, tandis que, d'autre part, de nombreux patients dénoncent publiquement la discrimination dont ils font l'objet dans les soins de santé. Ce travail de fin d’étude cherche à relever ces défis en donnant la parole aux personnes concernées, structuré en quatre parties : recherche bibliographique et méthodologie, résultats, analyse et discussion, et synthèse des conclusions.
Méthode : Après une revue de la littérature, j’ai réalisé une étude qualitative, prospective interventionnelle, à l’aide d’un guide d’entretien semi-dirigé auprès de sept participants âgés de 18 ans et plus, présentant un indice de masse corporelle égal ou supérieur à 25 et recrutés parmi la patientèle de mon maître de stage actuel à Héron ainsi que parmi la patientèle de mes précédents maitres de stage à Anhée et à Namur. Ces entretiens ont été enregistrés par un dictaphone, retranscrits entièrement en anonymisant et analysés par classement thématique des verbatims.
Résultats : Les entretiens ont permis d’identifier les obstacles et les attentes des patients lors de l’abord de l’excès pondéral en médecine générale. Les patients expliquent ressentir souvent de la culpabilité et de la souffrance morale, exacerbées par les normes sociales et les stigmates. Selon eux, les médecins doivent adopter une approche empathique et utiliser un langage respectueux. Ils attendent de leur médecin généraliste un accompagnement régulier, tout en ayant la possibilité de gérer leur poids de manière autonome, grâce à une compréhension approfondie de leur maladie.
Conclusion : À la suite de cette étude qualitative, il en ressort que la perception du surpoids et de l'obésité révèle une complexité profonde, avec une pression sociale exacerbée pour se conformer aux normes de poids. Les déterminants culturels et socio-économiques influencent également cette perception. Malgré cela, les patients recherchent un dialogue ouvert et respectueux avec leur médecin, souhaitant être soutenus dans leur autonomie et éduqués sur la gestion de leur poids. Une formation accrue des médecins généralistes sur ces enjeux est essentielle, avec des modules dédiés et une sensibilisation à la communication empathique et exempte de jugement. | Verhaegen - Victoria | Université catholique de Louvain | | T82-T83-QC14
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| Le repérage du TDA/H chez les adultes en Médecine générale | Introduction – Le Trouble Déficitaire de l’Attention (TDA/H) est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par l'inattention et/ou l'hyperactivité. Il affecte environ 6 % des adultes, avec des répercussions majeures sur leur vie quotidienne, leur santé mentale et physique. Les médecins généralistes jouent un rôle clé dans le repérage initial des patients. Ce travail examine ces aspects pour améliorer la qualité de vie des patients et réduire les risques pour la société.
Méthodologie - Ce travail est basé sur une revue de la littérature. Les recherches ont été effectuées sur Pubmed et Google Scholar pour identifier les articles pertinents à partir de 2010, en écartant ceux qui ne correspondaient pas à nos critères d'inclusion. L’objectif était de recueillir des informations concernant le questionnement de départ, qui est : « Quels sont les facilitateurs et obstacles au repérage du TDA/H chez les adultes en Médecine générale ? ».
Résultats - Le diagnostic du TDA/H chez les adultes peut être complexe en raison de la diversité des symptômes, des taux élevés de comorbidités et de la stigmatisation. Les médecins généralistes peuvent être mal équipés pour reconnaître le TDA/H, ce qui peut entraîner des retards dans le diagnostic. Des outils tels que le Wender UTAH et l'ASRS sont souvent utilisés pour le dépistage, mais le trouble peut rester sous-diagnostiqué en raison d’une certaine méconnaissance et des préjugés. Chez les personnes âgées, le diagnostic est encore plus difficile en raison de la présence de conditions médicales concurrentes. De plus, il existe un manque de confiance des médecins dans le traitement, soulignant ainsi le besoin d'une éducation continue.
Conclusion - Cette étude identifie les facilités et les obstacles dans le repérage du TDA/H symptomatique chez les adultes. Pour améliorer cette détection, une stratégie claire de dépistage et une formation continue des médecins généralistes sont nécessaires à l'avenir. | Ödemis - Gülbahar | Université de Liège | | QC14
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| LA PARTICIPATION DES ENFANTS AUX DÉCISIONS CONCERNANT LEUR SANTÉ DANS LE CADRE DE LA MÉDECINE GÉNÉRALE, ETAT DES LIEUX ET PISTES D’AMÉLIORATION | Cette étude qualitative explore les dynamiques de la participation des enfants dans les décisions de santé en médecine générale en Belgique francophone. À travers des focus groups, des questionnaires et une revue de la littérature, les perceptions, les défis et les besoins en formation des assistants en médecine générale ont été examinés. Les résultats révèlent une pratique hétérogène de la participation des enfants, marquée par une volonté d'amélioration mais confrontée à des obstacles tels que le manque de formation en communication et de connaissances. Cette étude met en lumière l'importance et la complexité de la participation des enfants dans les décisions de santé, appelant à une réflexion sur les pratiques actuelles et à des interventions visant à garantir une participation authentique et respectueuse des enfants dans le domaine de la santé en médecine générale. | Mohamed Adem - Ali | Université catholique de Louvain | | QC12
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| Pistes d’amélioration de la couverture du dépistage du cancer colorectal par test iFobt à la maison médicale de Watermael-Boitsfort Auderghem | Résumé :
Contexte : Le CCR demeure l'une des principales causes de décès liées au cancer dans le monde. C’est la deuxième cause de décès par cancer chez l’homme et la femme (2). Son dépistage est important, plus on détecte un CCR précocement, meilleures sont les chances de réussite du traitement. Il est possible de réduire la mortalité de 10 à 40% grâce au dépistage (3)(4) ! Toutefois, le taux de population dépistée à Bruxelles en 2022 n’est que de 16,8%.
Objectif : L’objectif de ce TFE est d’évaluer les répercussions et les impacts d’une campagne de dépistage du CCR au sein de la maison médicale de Watermael-Boitsfort / Auderghem. Ceci dans le but d’optimiser la couverture du dépistage du cancer colorectal par test iFobt.
Méthodologie : Une étude assurance qualité (ou audit clinique) est utilisée dans ce travail auprès des patients inscrits à la maison médicale au forfait de Watermael-Boitsfort / Auderghem. Les patients sélectionnés sont les patients cibles au dépistage du cancer du côlon. L’action principale consistera à appeler les patients éligibles pour promouvoir le dépistage.
Résultats : En 2023, sur les 747 patients cibles, 204 patients ont effectué le dépistage par test iFobt, donnant une couverture de 27%. En ajoutant la colonoscopie, 280 patients participent au dépistage avec ainsi une couverture de 37%. En 2024, sur les 759 patients cibles, 255 patients ont effectué le test iFobt augmentant la couverture à 34%. Avec la colonoscopie, 352 patients ont effectué un dépistage, donnant une couverture de 46%.
Discussion : La campagne menée a permis d’améliorer la couverture du dépistage. Même si le gain obtenu est probablement sous-estimé du fait du manque des chiffres antérieurs à notre première campagne, il est nécessaire d’évaluer le temps investi dans cette campagne par rapport au gain de couverture. Par ailleurs, une interpellation est faite concernant la différence de couverture quand nous ajoutons le dépistage par colonoscopie.
Conclusion : Cette campagne s’est avérée efficace pour établir un lien avec les patients et améliorer la couverture. Comme démontré dans d’autres études, l'implication du médecin traitant se révèle essentielle, avec une majorité des patients suivant ses recommandations(5). Summary:
Background: CRC remains one of the leading causes of cancer-related deaths worldwide. It is the second leading cause of cancer death in men and women (2). Its screening is important; the earlier a CRC is detected, the better the chances of successful treatment. It is possible to reduce mortality by 10 to 40% thanks to screening (3)(4)! However, the screening rate in Brussels in 2022 only reaches 16.8%.
Objective: The objective of this thesis is to assess the repercussions and impacts of a colorectal cancer screening campaign within the medical center of Watermael-Boitsfort / Auderghem. This is made with the aim of optimizing the coverage of colorectal cancer screening through iFobt test.
Methodology: A quality assurance study (or clinical audit) is used in this work among patients registered in the medical center of Watermael-Boitsfort / Auderghem. The selected patients are the target population for colorectal cancer screening. The main action will involve calling eligible patients to promote screening.
Results: In 2023, out of 747 target patients, 204 patients underwent screening using the iFobt test, resulting in a coverage of 27%. Including colonoscopy, 280 patients participated in screening, increasing coverage to 37%. In 2024, out of 759 target patients, 255 patients underwent the iFobt test, raising coverage to 34%. With colonoscopy included, 352 patients underwent screening, resulting in a coverage of 46%.
Discussion: The conducted campaign has led to an improvement in screening coverage. Although the achieved gain is likely underestimated due to the lack of figures prior to our first campaign, it is necessary to evaluate the time invested in this campaign compared to the coverage gain. Additionally, there is an inquiry regarding the difference in coverage when we add colonoscopy screening.
Conclusion: This campaign has proven effective in establishing a connection with patients and improving coverage. As demonstrated in other studies, the involvement of the family doctor is essential, with a majority of patients following their recommendations (5). | Caumont - Noémie | Université catholique de Louvain | | 31.003-D75-QT3
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| Comment poser le diagnostic du syndrome de l'intestin irritable chez l'adulte en médecine générale ? | Introduction : Le syndrome de l’intestin irritable est un trouble chronique fréquent et invalidant. Il diminue la qualité de vie des patients et représente une charge économique pour les soins de santé. Sa similarité avec d’autres pathologies organiques et son manque de biomarqueur validé rendent le diagnostic difficile. Ainsi, de nombreux prestataires de soins primaires ne sont toujours pas à l’aise de poser ce diagnostic et multiplient les examens. Objectif : L’objectif de cette revue est d’analyser les recommandations diagnostiques actuelles du SII. Méthode : Une recherche a été conduite de septembre 2023 à janvier 2024 dans les bases de données Pubmed-Medline, Google Scholar, Uptodate, AMLg et NICE. Les mots clés utilisés sont « irritable bowel syndrome », « irritable bowel », « colon irritable », « colon irritable syndrome », « diagnosis », « diagnose », « diagnostic », « Rome IV », « biomarker », « post- infectious irritable bowel syndrome » et « antibiotic ». Dans la recherche PubMed, des MeSH Terms ont été utilisés : (« irritable bowel syndrome » [MeSH terms]) AND (« diagnosis »). Résultats : La recherche a permis d’obtenir 1482 articles, parmi lesquels 17 articles ont été sélectionnés pour cette revue de la littérature. Conclusion : Le diagnostic du SII repose sur les critères de Rome et un nombre limité de tests, réalisés en fonction des symptômes principaux. La prise en charge est holistique et la relation patient- médecin est au centre de celle-ci. | Van Damme - Florence | Université de Liège | | 31.003-D93 | |
| Dans quelle mesure les patients utilisateurs d’un inhalateur sont prêts à changer de dispositif pour un inhalateur moins émetteur de gaz à effet de serre ? | Contexte : Le changement climatique a de nombreuses conséquences sur la santé. Or, l'empreinte carbone du secteur de la santé n'est pas négligeable. Les aérosols-doseurs figurent parmi les médicaments les plus polluants en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Ils contiennent un gaz propulseur qui est un puissant gaz à effet de serre. Cependant, il existe des solutions.
Objectifs : L’objectif de ce travail est d'évaluer l'intérêt d’un échantillon de patients de Belgique francophone à prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre lors du choix d'un inhalateur. Il s’agira d’évaluer à quel point les émissions de gaz à effet de serre peuvent peser dans ce choix par rapport à d’autres critères tels que le prix ou la facilité d’utilisation.
L’objectif final est d’identifier les freins à lever pour permettre une transition dans le dispositif utilisé vers un inhalateur moins émetteur de gaz à effet de serre. L’opinion du patient étant déterminante, l’identification de ces freins peut renseigner les médecins généralistes sur les actions à mettre en place pour faciliter cette transition.
Méthodologie : Enquête quantitative transversale interrogeant des patients de plus de 18 ans et utilisant régulièrement un inhalateur.
Résultats : Sur 82 répondants, 74% pensent que leur inhalateur doit être faible en gaz à effet de serre. 54% des répondants seraient d’accord de changer d’inhalateur émettant moins de gaz à effet de serre et 26% ne se sont pas positionnés. 82% des répondants souhaitent recevoir des informations sur l’impact environnemental de leur médicament.
Conclusions : Nous avons pu mesurer qu’une large majorité de notre échantillon est favorable à réduire l’impact carbone du secteur de la santé en général et des inhalateurs plus spécifiquement. Néanmoins, notre échantillon précise que la prise en compte du bilan carbone dans le choix du dispositif ne peut se faire au détriment de l’efficacité du médicament, de sa facilité d’utilisation ou de son accessibilité financière.
| Geerts - Florence | Université catholique de Louvain | | QH1
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-R95-R96 | |
| Médecine rurale en pénurie : Comment encourager l’assistanat de médecine générale en milieu rural? | Introduction : La pénurie de prestataires de soins, et surtout ceux de la première ligne comme les médecins généralistes, touche de nombreux pays, y compris la Belgique. Elle est due à un manque de médecins généralistes, mais aussi à une mauvaise répartition de ces derniers. La gestion de cette problématique nécessite une approche multifactorielle, dont une action sur la formation théorique et pratique, son organisation et son contenu. En effet, passer du temps dans les zones en pénurie durant les études de médecine ou l’assistanat est important pour renforcer l’affinité des futurs médecins pour ces régions. Les objectifs de ce travail sont d’identifier les motivations et les limitations à effectuer une partie de l’assistanat en zone rurale et d’identifier des pistes pour favoriser ces expériences.
Méthodologie : Réalisation d’une étude quantitative sur base d’un questionnaire auprès des assistants en cours de spécialisation en médecine générale. La participation à cette enquête s’est faite sur base volontaire.
Résultats et discussion : Les assistants ont tendance à réaliser leur stage dans leur région et leur milieu d’origine. Si la majorité des assistants s’accorde sur les points positifs à réaliser un stage en milieu rural et sur les facteurs incitatifs, leurs avis divergent, en fonction du lieu de stage, sur ce qui les freine à tenter l’expérience et surtout sur l’impact que l’organisation des formations et des séminaires loco-régionaux peut avoir sur leur assistanat. Les assistants des zones rurales, comparativement à ceux installés en zone urbaine, subissent des déplacements lourds en temps et en énergie. Le seul incitant financier existant en Belgique francophone favorise indirectement les assistants en milieu urbain. La majorité des répondants pointe du doigt le peu de sensibilisation au milieu rural par leur université et un manque de formations en distanciel ou décentrées.
Conclusion et perspectives : Encourager l’assistanat en milieu rural est un des leviers pour contrer la pénurie médicale dans ces régions. Il est donc essentiel de soutenir les assistants qui y réalisent une partie de leur formation et ce, en collaboration avec les universités, le Centre de Coordination Francophone pour la Formation en Médecine Générale (CCFFMG), les associations locales et les autorités politiques. | Derlet - Flavie | Université catholique de Louvain | | QS41
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| Comment ne plus rendre tabou la question de la surcharge pondérale chez le patient adulte en médecine générale ? | Introduction: L’Histoire de l’humanité a toujours été marquée par une vision changeante de l’obésité. La surcharge pondérale constitue une problématique de santé publique croissante et, malgré toutes les recommandations, il persiste des dysfonctionnements dans la prise en charge de cette pathologie. Ce travail vise à établir des recommandations pour une gestion plus efficace de la surcharge pondérale, avec une approche centrée sur le patient et une communication patient-médecin optimisée.
Méthodologie: Cette étude qualitative a été réalisée sur base d’entretiens individuels semi-dirigés auprès de douze participants ayant ou ayant eu un surpoids, défini par un IMC supérieur ou égal à 25 kg/m2. Les entretiens se sont faits à l’aide d’un guide d’entretien et les données collectées ont été traitées selon une analyse thématique.
Résultats et discussion: Les connaissances et les méconnaissances de la problématique exercent une influence sur le comportements des individus en surpoids ou en obésité et sur leur tendance à accepter une aide médicale. Une relation de qualité et une bonne communication patient-médecin se situent à la base de toute prise en charge médicale efficace, particulièrement dans le contexte de la gestion de l’excès pondéral. L’empathie, la non-culpabilisation et l’absence de jugement sont des éléments clés dans la création d’une relation de confiance. Le médecin généraliste joue un rôle central dans la prévention et la prise en charge de cette pathologie. Une approche interdisciplinaire alliant nutritionniste, psychologue et kinésithérapeute est hautement recommandée, avec en son centre le médecin généraliste, perçu comme le coordinateur des différents prestataires de soins. La formation médicale continue des médecins généralistes est essentielle pour fournir les outils adéquats à la bonne gestion de l’excès pondéral. Les campagnes de prévention sont nécessaire pour sensibiliser le grand public aux risques liés à la surcharge pondérale.
Conclusion: L’aspect physiologique de la problématique du surpoids ne peut être abordée que si l’aspect psychologique est dépassé. Dans cette optique, une relation patient-médecin de bonne qualité joue un rôle essentiel dans la motivation des individus à entreprendre des changements bénéfiques à leur santé. Celle-ci ne peut naître qu’à travers une communication empathique et non culpabilisante des médecins généralistes.
| Nguyen - Hoang Giang | Université catholique de Louvain | | T83-T82-QR31
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| Amélioration de la prise en charge du patient douloureux chronique en première ligne de soins : Evaluation d’une démarche d’intervision et d’accompagnement d’équipes pluridisciplinaires | Introduction
En Belgique, près d’un Belge sur quatre (23%) souffre de douleur chronique, soit 2,4 millions de personnes. (1)
Cependant, à l’heure actuelle, il existe très peu de dispositions légales et de lignes directrices concernant la douleur chronique.
L’objectif de cette étude sera d’évaluer l'efficacité et l'impact d’un projet pluridisciplinaire conçu pour soutenir et améliorer la prise en charge par des praticiens de première ligne travaillant dans les maisons médicales au forfait à Bruxelles.
Méthodologie
Cette étude a été menée selon une approche qualitative, impliquant des entretiens semi-directifs avec des médecins généralistes, des kinésithérapeutes et des infirmiers ayant participé au projet. Les entretiens ont été guidés par un protocole d'entretien et ont été enregistrés puis retranscrits intégralement. Les données recueillies ont ensuite été analysées par une méthode d'analyse thématique, ce qui a permis de dégager quatre thèmes principaux : l'expérience émotionnelle liée à la prise en charge des patients souffrant de douleur chronique, les attentes à l'égard des séances d'intervision, le déroulement des séances d'intervision et l'influence de ces séances sur la pratique clinique.
Résultat
Huit participants du projet ont été interrogés. Ils ont exprimé leur frustration face à la prise en charge des patients souffrant de douleurs chroniques, ce qui les a conduits à participer aux séances d'intervision afin d'échanger sur des cas concrets et de réfléchir aux pistes d'amélioration. Ces séances ont été facilitées en partie par la présence d'un médecin physique compétente et attentive. La majorité des participants ont apprécié le déroulement des séances d'intervision, tout en relevant quelques points manquants ou à améliorer. Ils ont partagé leur désir, à la suite des séances d'intervision, d'améliorer leur approche pluridisciplinaire et de développer ou continuer à développer des actions de santé communautaire.
Conclusion
Cette étude souligne l'importance de l'intervision, de la formation continue et de la collaboration interdisciplinaire pour améliorer la prise en charge des patients souffrant de douleurs chroniques.
| KUILA LOKO - Dominique | Université catholique de Louvain | | 46.000-A01-QS11
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| Exploration des déterminants de la prescription d’agonistes des récepteurs du GLP-1 chez le patient obèse non diabétique : Une enquête par questionnaire auprès de médecins belges | Les agonistes des récepteurs du GLP-1, d’abord réservés au traitement du diabète, sont maintenant largement utilisés pour la perte de poids chez le patient non diabétique, sans que cet usage ne soit recommandé en Belgique. L’objectif de cette étude est d’identifier les déterminants de la prescription de ces médicaments chez le patient obèse non diabétique. Il s’agit d’une étude quantitative, réalisée au moyen d’un questionnaire adressé à des médecins généralistes, médecins spécialistes en endocrinologie et médecins exerçant en clinique de l’obésité, et aux médecins assistants dans les mêmes conditions.
Cinq hypothèses ont été déterminées d’après la littérature. L’intention de prescrire ces médicaments chez le patient obèse non diabétique pourraient être liée à une bonne connaissance théorique de ces médicaments, à une familiarité du médecin avec ces médicaments, à une opinion favorable du médecin concernant ces médicaments dans leur utilisation classique chez le patient diabétique, à l’opinion du médecin quant à la nécessité d’un traitement médicamenteux pour la prise en charge de l’obésité, ou encore à un moindre questionnement éthique du médecin.
Chacune de ces hypothèses a été traduite dans le questionnaire sous la forme d’une échelle composée de cinq propositions, présentées sous la forme d’items de Likert. Une autre échelle a testé l’intention des médecins de prescrire ces traitements chez le patient obèse non diabétique.
Des régressions linéaires ont été réalisées sur les résultats obtenus auprès des médecins généralistes. Elles ont montré que l’intention de prescrire des médecins est corrélée positivement avec la connaissance théorique qu’ils ont des agonistes des récepteurs du GLP-1, leur familiarité avec leur utilisation, leur avis quant à l’indication d’un traitement médicamenteux dans la prise en charge de l’obésité, et un questionnement éthique moindre.
Les données obtenues auprès de médecins spécialistes en endocrinologie et de médecins exerçant en clinique de l’obésité ne sont pas assez nombreuses pour donner des résultats statistiquement significatifs. Ils tendent cependant à montrer une connaissance et une familiarité des médecins avec ces médicaments plus importantes, une conviction plus forte de l’intérêt d’un traitement médicamenteux dans la prise en charge de l’obésité, et une plus grande intention de prescrire ces médicaments chez le patient obèse non diabétique. | Brun - Alexandra | Université de Liège | | T82-50.006-QD325
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| L'intérêt des statines en prévention primaire chez les personnes âgées de plus de 80 ans afin de réduire la morbi-mortalité vasculaire : revue de la littérature de 2012 à 2024. | Introduction : L’intérêt de la prescription des statines en prévention primaire chez la personne
de 80 ans et plus est une réflexion consécutive à la pratique professionnelle quotidienne d’un
médecin traitant, d’une part par le fait que les statines sont le traitement médicamenteux de
premier choix de l’hypercholestérolémie et qu’elles peuvent engendrer des effets indésirables
et d’autre part parce que la population des personnes âgées est en constante progression et
constitue une part importante de la patientèle. Le but de ce TFE est de pouvoir, au travers de
cinq études sélectionnées sur ce sujet, comprendre davantage les bénéfices-risques de cette
prescription pour les personnes de cette tranche d’âge.
Objectif : Aider le médecin généraliste à améliorer sa prise en charge en ce qui concerne la
(dé)prescription ou l’absence de prescription de statines chez les personnes âgées de plus de
80 ans en prévention primaire.
Méthode : Dans un premier temps, réalisation d’une revue de la littérature en interrogeant les
bases de données Medline via Pubmed, Uptodate, Dynamed, le CBIP et la revue médicale
suisse. Dans un second temps, application des critères d’inclusion et d’exclusion prédéfinis
dans le but d’obtenir les articles les plus pertinents permettant de répondre à la question de
recherche.
Résultats : 5 études ont été intégrées à cette revue de littérature concernant l’intérêt de la
prescription des statines en prévention primaire chez la personne âgée de plus de 80 ans avec
un échantillon total de 348.891 participants.
Conclusion : Ce travail de revue de littérature permet de faire plusieurs constatations. Il existe
actuellement peu d’études contrôlées et randomisées sur ce sujet et pour cette tranche d’âge
qui ne fait que croître. Il est donc difficile de se positionner de manière franche sur les bienfaits
ou non des statines dans cette population en prévention primaire afin de réduire la morbi-
mortalité cardiovasculaire, cérébro-vasculaire ou vasculaire périphérique. Les cinq études
sélectionnées pour ce travail présentent des limites tant par leur sélection que par leur
méthodologie différente. Il reste donc primordial d’individualiser le processus de prise de
décisions concernant la prise ou non du traitement dans cette population hétérogène, en
termes d’espérance de vie, de fragilité, de comorbidités ou de polypharmacie. Il faut
également que les patients eux-mêmes voient un sens dans l’intérêt de cette prescription. | Charlier - Etienne | Université de Liège | | QD41
-QC15
-QT33
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| Revue non exhaustive de la littérature sur la place de la kinésithérapie respiratoire en pédiatrie pour des maladies infectieuses aigües des voies respiratoires | Introduction
Face à une demande importante de la part de parents pour de la kinésithérapie respiratoire pour leur enfant atteint d’infection respiratoire aigüe, où est la place de notre prescription en médecine générale.
Méthodologie
La recherche de la littérature non exhaustive s’est faite sur trois bases de données scientifiques à savoir Pubmed, Embaise et Cochrane. Une partie de la recherche a également été faite dans la littérature grise via le moteur de recherche Google.
Résultats
Sur les 258 articles sortis lors de la première recherche, seulement 24 articles ont été retenus. Dans ces 24 articles, il y avait 7 recommandations, 6 études cliniques, 5 revues de la littérature et 2 revues de cas. Ont aussi été consultés 4 abstracts afin de situer la problématique. Par ailleurs, 15 articles et sources issus de la littérature grise ont été pris en compte.
Conclusion
Il n’existe pas d’avis tranché pour ou contre l’utilisation de la kinésithérapie respiratoire en pédiatrie pour des pathologies infectieuses respiratoires aigües.
| Delefortrie - Anaïs | Université catholique de Louvain | | 57.008-R81-QC12
-R78 | |
| Quelle est la place du médecin généraliste dans le dépistage de la NAFLD ? Etat des lieux auprès de médecins généralistes de la région hutoise. | Introduction : La stéatose hépatique non alcoolique est devenue un fardeau en santé publique qui ne cesse de croitre. Une association directe avec des pathologies métaboliques et cardiovasculaires courantes est mise en évidence. Sa progression peut être désastreuse et évoluer vers la cirrhose, l’hépatocarcinome cellulaire ou l’insuffisance hépatique. Or, une stabilisation voire une régression de la stéatose est possible en cas de prise en charge précoce. Malgré cela, elle reste sous-estimée et sous-diagnostiquée. Les guidelines cliniques sont hétérogènes et semblent méconnues. L’objectif de ce travail était d’évaluer la place du généraliste dans le dépistage de la stéatose hépatique non alcoolique, en comparant la littérature médicale et la réalité pratique des médecins.
Méthode : Une recherche qualitative a été réalisée à l’aide d’un questionnaire en ligne, auprès de médecins généralistes de Huy. Leurs connaissances et leur expérience sur le sujet ont été évaluées. Les données recueillies ont été traitées selon une analyse inductive générale.
Résultats : 21 participations ont été enregistrées. Une méconnaissance générale concernant la définition, la prévalence, les méthodes diagnostiques et les recommandations existantes a été objectivée. Les facteurs de risque leur semblaient plus familiers et, malgré des lacunes, des approches diagnostiques ont été proposées. Les généralistes interrogés ont insisté sur l’importance de leur rôle dans le dépistage. Néanmoins, ils ont déploré un manque d’information, de sensibilisation et de lignes directrices à suivre.
Discussion : La stéatose hépatique non alcoolique explose mais reste méconnue des professionnels de la santé. Différentes spécialités sont concernées étant donné sa corrélation avec l’obésité, le diabète de type 2, le syndrome métabolique et les maladies cardiovasculaires mais le généraliste reste au centre du dépistage de la maladie. Pour le diagnostic, différents examens biologiques et d’imagerie sont proposés en tant qu’alternatives non invasives à la biopsie. Les recommandations existantes sont divergentes, méconnues et donc peu suivies.
Conclusion : La place du médecin généraliste est essentielle dans le dépistage de cette pathologie. Il est directement concerné et impliqué en étant en première ligne, au contact des patients concernés. En pratique, ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Les médecins généralistes interrogés rencontrent de nombreux obstacles et éprouvent des difficultés à remplir leur rôle. Des solutions sont à mettre en place pour surmonter ces barrières et optimiser le dépistage de la stéatose non alcoolique en médecine générale.
Mots-clés : Stéatose hépatique non alcoolique – médecine générale – dépistage.
| Assaf - Chloe | Université de Liège | | 31.003 | |
| Impact des ateliers d’apprentissage de réanimation cardiopulmonaire sur la confiance en soi et les connaissances des participants : étude quantitative dans un centre de santé au forfait | Contexte : Les arrêts cardiaques extrahospitaliers sont une importante cause de morbi-mortalité dans le monde. Le taux de survie moyen des arrêts cardiaques extrahospitaliers est faible, ne dépassant pas 10%. Cette survie est améliorée par l’intervention rapide d’un témoin qui amorce une réanimation cardiopulmonaire et met en place un défibrillateur externe automatisé. La plupart des arrêts cardiaques extrahospitalier surviennent en présence d’un témoin. Il est donc recommandé de former le plus grand nombre de personnes possible à ces manœuvres de réanimation.
Objectif : L’objectif de ce travail de fin d’études est d’objectiver si des ateliers d’apprentissage de premiers secours, et plus précisément de réanimation cardiopulmonaire, réalisés dans un centre de santé au forfait ont un impact sur la confiance en soi et les connaissances du participant en la matière.
Méthode : Ce travail est une étude analytique quantitative interventionnelle réalisée dans un centre de santé pluridisciplinaire au forfait à Sprimont en Province de Liège. Des ateliers d’apprentissage de réanimation de base de l’adulte ont été réalisés auprès des participants volontaires. Les participants ont répondu à deux questionnaires, le premier avant la formation et le second après la formation.
Résultats et discussion : Les résultats révèlent une amélioration à la fois des connaissances et de la confiance en matière de réanimation cardiopulmonaire parmi les participants. L’analyse inférentielle indique que, en moyenne, cette intervention aurait une influence statistiquement significative sur l’ensemble de la patientèle du centre si celle-ci y participait intégralement.
La documentation existante est limitée quant à l’implication de la médecine générale dans cette initiative, il existe pourtant des bénéfices tant pour le patient que pour le praticien.
Conclusion : Malgré quelques limites, la médecine générale peut jouer un rôle dans la diffusion des manœuvres de réanimation cardiopulmonaire. | Paquot - Clémentine | Université de Liège | | QP42
-QR32
-45.001-QR325
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| Quels sont les freins à l'utilisation de l’Examen par un Kinésithérapeute à titre Consultatif (EKC) par les médecins généralistes en région Wallonie-Bruxelles ? | Contexte : La collaboration interprofessionnelle entre médecins généralistes et kinésithérapeutes est cruciale pour une prise en charge optimale des patients. Malgré son potentiel bénéfique, l'adoption de la prescription diagnostic (EKC) par les médecins généralistes reste limitée.
Objectifs : Cette étude vise à identifier les obstacles à l'adoption de l'EKC et à évaluer les perceptions des médecins à son égard. Nous examinerons leurs caractéristiques sociodémographiques, leur niveau de connaissance et d'utilisation de l'outil, leur confiance en son efficacité, ainsi que leur disposition à l'intégrer dans leur pratique médicale.
Méthode : Une enquête quantitative a été menée auprès de 191 médecins généralistes en Belgique francophone. Les participants ont rempli un questionnaire comprenant des échelles de Likert et des questions ouvertes pour évaluer leurs opinions et expériences concernant l'EKC.
Résultats : Les médecins montrent une faible connaissance de l'EKC mais une ouverture à son utilisation, surtout ceux collaborant avec des kinésithérapeutes. Une confiance élevée dans l'efficacité de l'EKC est observée, soulignant son potentiel pour les patients et la collaboration interdisciplinaire. Cependant, le manque de formation spécifique constitue un obstacle majeur.
Conclusion : En sensibilisant et en formant les médecins généralistes à cet outil, une amélioration de la prise en charge des patients ainsi qu'une réduction des prescriptions d'imagerie médicale pourraient être envisagées. Cette initiative pourrait également favoriser une collaboration plus efficace entre ces différents professionnels de santé, renforçant ainsi le travail en réseau.
Mots clés : « Physiotherapist » ; « General Pratictionner » ; « Communication » ; « Interprofessionnal » | Berdoux - Julien | Université catholique de Louvain | | QS31
-57.008-43.000 | |
| La formation des médecins généralistes belges francophones à la réanimation cardiopulmonaire : État des lieux et exploration | A. Introduction
La réanimation est connue depuis la nuit des temps. Grâce aux recherches scientifiques, nous savons aujourd’hui qu’il est primordial d’activer la « chaîne de survie » pour mettre toutes les chances du côté de la victime d’un arrêt cardiopulmonaire. Ce dernier représente un problème de santé majeur par sa fréquence et ses implications sur l’avenir des victimes. Dès lors, la population doit être préparée à prendre en charge un arrêt cardiaque. Mais qu’en est-il des médecins généralistes belges ? L’objectif de ce travail est d’évaluer le niveau de formation de ces derniers ainsi que de trouver différentes pistes d’amélioration.
B. Méthode
Une méthode mixte a été utilisée pour cette étude. L’analyse quantitative a été réalisée auprès de 204 médecins et assistants en médecine générale à partir de deux questionnaires en ligne. Sept médecins et assistants en médecine générale ont donné leur avis sur la question au cours d’entretiens semi-dirigés, permettant de créer la partie qualitative.
C. Résultats
Presque la moitié des participants ont été confrontés à un arrêt cardiopulmonaire. Parmi les 204médecins, 76 d’entre eux n’ont jamais suivi de formation sur la réanimation cardiopulmonaire depuis leur sortie de l’université. Pour les 128 autres, la formation remonte à plus de 5 ans dans 37 % des cas. Le niveau de connaissance des participants a été estimé à 62 %. Les médecins généralistes sont cependant demandeurs. Différents obstacles ont été mis en évidence, tels que l’accessibilité des formations, suivis de pistes d’investigations afin d’améliorer le niveau de formation.
D. Conclusion
Les connaissances des médecins généralistes belges sont insuffisantes en matière de réanimation cardiopulmonaire en raison, certainement, de leur manque de formation. Il est important d’adapter le modèle actuel aux recommandations européennes et aux attentes des médecins, en revoyant le fonctionnement des formations.
Mots-clés : Réanimation cardiopulmonaire ; Formation ; Médecine générale ; Connaissance ; Pistes d’investigation. | Raviart - Flavie | Université catholique de Louvain | | 59.009-QC14
-QD24
-QR33
-QS41
-QT13
-QT22
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| Prise en charge du surpoids et de l'obésité infantile : un défi pour les médecins généralistes en province de Liège ? | Résumé
Introduction : L’obésité représente un véritable fléau pour notre société. Elle a un impact sur la santé physique et mentale aussi bien publique qu’individuelle. Elle n’épargne malheureusement pas les enfants et les adolescents. En effet, depuis 1990, la prévalence de l’obésité a quadruplé chez les adolescents. Le médecin de famille occupe une place de choix dans la prise en charge de la pathologie. Il représente un pilier de confiance et a un rôle primordial dans la prévention, le dépistage, le suivi et l’accompagnement des patients. De plus, l’obésité infantile peut entrainer des répercussions préoccupantes sur la santé à long terme, il est donc indispensable d’avoir des stratégies de prise en charge efficaces si nous voulons pouvoir inverser la tendance.
Objectif : L’objectif de ce travail sera de récolter les ressentis, les avis, les obstacles et leviers ainsi que les stratégies et connaissances de médecins généralistes en province de Liège afin de pouvoir analyser les résultats obtenus en les confrontant aux guidelines et dernières recommandations de l’OMS et du comité d’experts en pédiatrie. Enfin nous tenterons d’offrir un outil pratique d’aide à la consultation en analysant la nouvelle convention INAMI qui propose un trajet de soins dans le cadre de la prise en charge de l’obésité infantile.
Méthodologie : Ce travail a été réalisé sur base d’entretiens semi-dirigés menés auprès de 9 médecins généralistes pratiquant en province de Liège avec pour base un guide d’entretien rédigé grâce aux ressources littéraires. Il s’agit donc d’une étude qualitative transversale.
Résultats : Une majorité des participants expriment leur malaise face à la problématique et à l’abord de la question avec les parents et les patients. Ils se sentent dépourvus de moyens, de connaissances et d’outils. Ils expriment souvent le fait d’avoir leurs limites et de perdre espoir face à la difficulté que représente cette prise en charge. Cependant, ils sont tous d’accord avec le fait que nous jouons un rôle important auprès de nos jeunes patients en surpoids ou obèses. Concernant le dépistage et la prévention, on constate que les courbes de corpulences sont très peu utilisées jusqu’à l’âge de 18 ans. Le manque de temps et la surcharge de travail des praticiens semblent représenter les plus gros obstacles. Enfin, seulement deux des médecins interrogés étaient informés de la nouvelle convention INAMI sur le trajet de soins.
Conclusion : La prise en charge de l'obésité infantile nécessite une approche intégrée et multidisciplinaire, avec une collaboration étroite entre les professionnels de la santé. Renforcer les compétences des médecins, améliorer l'accès aux ressources spécialisées et adopter une approche centrée sur le patient sont des éléments-clés pour améliorer les résultats des interventions.
Mots-clés : Enfant (QC12), Adolescent (QC13), Obésité (T82), Médecin de famille (QS 41), Gestionnaire de soins (QD3), Soins centrés sur le patient (QP2)
| Robert - Camille | Université de Liège | | QC12
-QC13
-T82-QS41
-QD3
-QP2
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| Quels moyens/outils pourraient faciliter la communication en consultation de médecine générale face à un patient allophone ? Enquête auprès de 7 médecins généralistes de la Province de Liège. | Introduction : La communication est fondamentale en médecine générale pour prodiguer des soins de qualité. Lorsque le médecin et le patient ne partagent pas la même langue, la communication peut être moins efficace et nuire à la qualité des soins.
Objectifs : Les objectifs consistent à évaluer l’approche des médecins généralistes lorsqu’ils sont face à un patient allophone et identifier les difficultés qu’ils rencontrent afin de trouver des outils et/ou moyens pour améliorer la communication avec ces patients.
Méthode : Une enquête qualitative a été réalisée auprès de sept médecins généralistes de la province de Liège par le biais d’entretiens semi-dirigés.
Résultats : Sept médecins généralistes ont participé à cette étude. Les principaux moyens qu’ils utilisaient en consultation avec un patient allophone étaient le recours à une langue commune, l’utilisation d’applications de traduction et le recours aux proches du patient. Les médecins généralistes étaient la plupart du temps satisfaits de ces méthodes bien que celles-ci soient parfois insuffisantes, notamment pour des consultations jugées plus complexes. Dans ces circonstances, différentes aides pourraient leur être utiles, dont le recours à un interprète professionnel, l’utilisation d’applications de traduction plus fiables, l’usage de pictogrammes ou de fiches informatives traduites en plusieurs langues. On observait alors une certaine méconnaissance sur l’accès à ces ressources.
Conclusion : Différents moyens existent pour faciliter la communication en consultation face à un patient allophone mais on observe une certaine méconnaissance de la part des médecins généralistes sur ces moyens. L’une des solutions pour améliorer la communication serait d’informer les médecins sur les aides existantes et leur accès. | Martin - Manon | Université de Liège | | 30.001 | |
| Quelle place pour l'activité physique chez les médecins généralistes ? | Introduction : Le manque d’activité physique est l’un des principaux facteurs de risque en termes de morbidité et de mortalité. Que ce soit pour les maladies cardiovasculaires, le diabète ou les cancers, ce n’est plus à démontrer qu’une activité physique régulière peut avoir des effets bénéfiques majeurs. L’OMS a établi le constat d’une augmentation des niveaux de sédentarité à l’échelle mondiale ainsi que l’absence d’amélioration du niveau d’activité physique depuis 2001. Étant acteurs de première ligne en matière de prévention, qu’en est-il des médecins généralistes ? Le but de mon étude est de mettre en évidence le rapport qu’ont les médecins généralistes avec l’activité physique. Comment la perçoivent-ils et quels sont les éventuels impacts sur leur pratique médicale ?
Méthodologie : Une recherche qualitative a été réalisée via des entretiens semi-dirigés auprès de 11 médecins généralistes travaillant en zone rurale wallonne.
Résultats : La place qu’occupe l’activité physique chez les médecins généralistes est complexe car influencée par de nombreux facteurs. Elle est perçue comme une aide au maintien d’un bien-être physique et psychique. La pratique d’une activité physique régulière impose une organisation rigoureuse de la part des généralistes. Ils doivent trouver un équilibre entre leur vie professionnelle, leur vie de famille et leur vie privée. Un équilibre parfois compliqué à atteindre entre la charge de travail croissante, les problèmes de santé, les aléas de la vie ou le fait de devenir parents. Chacun a ses idées et ses solutions pour ne pas laisser progresser la sédentarité, que ce soit pour les patients ou pour eux-mêmes.
Conclusion : Le niveau d’activité physique varie selon les médecins généralistes mais tous sont impliqués dans la promotion d’une activité physique régulière. L’accent est mis sur la régularité plutôt que sur l’intensité afin d’éviter la naissance d’un sentiment de découragement. Chaque médecin tend à trouver son propre rythme concernant la pratique physique et c’est un travail qui reste quotidien.
Mots-clés : Activité physique, médecins généralistes, sport, pratique physique, exercices.
| Desmet - Florence | Université catholique de Louvain | | 31.004 | |
| Prise en Charge des Symptômes de la Ménopause en Médecine Générale : évaluation des pratiques, identification des obstacles et perspectives d’amélioration. Une étude qualitative auprès de généralistes de la région de Bruxelles-Capitale. | Introduction : La ménopause est une étape naturelle de la vie de la femme, marquée par la fin de la période de reproduction. Elle est souvent accompagnée de symptômes physiologiques et psychologiques qui peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patientes. Cependant, trop peu de femmes ménopausées symptomatiques prennent un traitement, malgré l'existence de solutions pour atténuer ces symptômes.
Objectifs : Explorer les pratiques de prise en charge des symptômes de la ménopause par les médecins généralistes en région Bruxelles-Capitale afin d’identifier les obstacles ressentis et de proposer des perspectives d’amélioration pour surmonter ces obstacles.
Question de recherche : Quels sont les obstacles rencontrés dans la prise en charge des symptômes de la ménopause par les médecins généralistes à Bruxelles-Capitale et quelles perspectives d'amélioration peuvent être identifiées pour surmonter ces obstacles ?
Méthodologie : La réalisation de cette étude a débuté par une recherche dans la littérature suivie d’une étude qualitative. Cette dernière a été effectuée via des entretiens individuels semi-directifs auprès de 10 médecins généralistes et assistants travaillant à Bruxelles.
Résultats : Les résultats mettent en évidence plusieurs obstacles, notamment un manque de formation spécifique sur la ménopause, des disparités générationnelles dans les compétences et les pratiques, des difficultés de communication avec les patientes et des contraintes d'accès aux soins spécialisés.
Conclusion : Cette étude souligne les défis auxquels sont confrontés les médecins généralistes dans la prise en charge des symptômes de la ménopause à Bruxelles-Capitale. En proposant des initiatives pour surmonter ces obstacles, telle que la sensibilisation, la formation continue et la collaboration interdisciplinaire, cette recherche offre des pistes pour améliorer la prise en charge des symptômes de la ménopause et garantir une meilleure qualité de vie pour les femmes ménopausées à l'avenir.
| Bekkali - Nisrine | Université catholique de Louvain | | X11-QD32
-QS41
-QR31
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| Etat des lieux de la prise en charge de l’intolérance au lactose dans la population pédiatrique par les médecins généralistes en province du Luxembourg. | Introduction
L'intolérance au lactose est responsable de douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées et gaz. Il existe beaucoup de fausses croyances concernant ce sujet. L’objectif de cette étude est d’observer la prise en charge par les médecins généralistes et leur expérience concernant la population pédiatrique intolérante au lactose. Comment gèrent-ils ces fausses croyances ? Comment posent-ils le diagnostic ? Le but est aussi de récolter leurs avis concernant la création d’une fiche informative pour aider les parents à comprendre le trouble digestif de leur enfant.
Méthode
Il s’agit d’une étude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes en Province du Luxembourg à l’aide d’entretiens semi-dirigés. Les données ont été analysées en utilisant la méthode de l’analyse thématique.
Résultats
Les 9 médecins interrogés ont partagé leur expérience de l’intolérance au lactose dans la population pédiatrique. Les médecins seraient peu confrontés à cette problématique dans leur pratique. Il leur semble que les parents sont souvent plus impactés que les enfants. Beaucoup de médecins essaient de poser le diagnostic sans passer initialement par des examens complémentaires ou des spécialistes. Ils recommandent souvent un régime d’éviction suivi éventuellement de réintroduction de lactose dans l’alimentation de l’enfant. Ils s’accordent pour dire qu’une éviction stricte est rarement nécessaire. Les médecins sont intéressés par la création d’une fiche informative pour les patients, et d’une autre pour les médecins.
Conclusion
Des informations claires sont nécessaires aux parents pour comprendre l’intolérance au lactose de leurs enfants. Il est important que le diagnostic soit posé par un médecin. Cela permet d’éviter les régimes stricts inutiles et de risquer des carences en calcium. C’est pourquoi une fiche informative à destination des parents a été créée. Des études sur la nécessité de dépister une maladie cœliaque en cas d’intolérance au lactose devraient être réalisées.
| Horman - Antoine | Université catholique de Louvain | | D08-P11-D01-D11-QO4
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| Les assistants de médecine générale de Belgique francophone se sentent-ils compétents à faire usage d’une trousse d’urgence en garde ? Étude transversale et possibilités d’actions | Abstract
Introduction
La littérature est riche lorsqu’il s’agit de discuter du contenu de la trousse d’urgence des médecins généralistes. Mais la compétence, réelle ou ressentie, des médecins à en faire usage en garde est encore méconnu. Les assistants de médecine générale doivent assurer leur formation continue mais d’autres acteurs peuvent influencer leur préparation aux gardes.
Objectif
L’objectif était d’évaluer le sentiment de compétence des assistants de médecine générale de Belgique francophone à utiliser une trousse d’urgence en garde et plus particulièrement les substances injectables qu’elle contient, et d’examiner les facteurs influençant ce sentiment. L’objectif secondaire était d’identifier les acteurs auxquels sont attribués la responsabilité de la formation, et de dégager des pistes d’amélioration.
Méthodologie
Une étude transversale analytique a été menée auprès des assistants de médecine générale inscrits aux facultés belges francophones. Une analyse statistique au moyen des tests de Pearson et de Wilcoxon.
Résultats
La grande majorité estimait avoir des connaissances uniquement théoriques à l’utilisation des 5 substances injectables citées dans l’étude. Le sentiment de compétence était directement lié aux connaissances des indications, contre-indications, doses et modes d’administration des substances, et surtout à l’opportunité préalable d’avoir pu injecter la substance. Les assistants étaient en demande d’une meilleure préparation aux gardes et attribuaient la responsabilité de la formation d’abord à la faculté, puis au maitre de stage.
Conclusion
Les assistants de médecine générale de Belgique francophone estiment ne pas avoir suffisamment de compétences pratiques à faire usage d’une trousse d’urgence en garde. Il est nécessaire d’améliorer leur formation au niveau de la faculté et du maitre de stage.
| Delafontaine - louise | Université catholique de Louvain | | 45.009-A98-QD25
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| Enquête réflexive sur la vente libre des médicaments en Belgique du point de vue d'une médecin généraliste. Mieux comprendre l'over-the-counter (OTC) pour mieux l'utiliser. | Introduction. L’utilisation des médicaments en vente libre (over-the-counter, OTC) par la population générale est très fréquente. Il n’est pas toujours facile de savoir comment se positionner en tant que médecin généraliste face à l’OTC. L’objectif de ce travail est de faire comprendre aux médecins généralistes les nombreux enjeux inhérents à cette thématique de telle sorte à promouvoir une utilisation sécurisée et efficace des OTC par le biais de différents moyens.
Méthodologie. Ce TFE est un travail réflexif, il suit la méthodologie de l’Enquête. Suite à une situation indéterminée, une série de questions et réponses itératives desservent une réflexion plus globale dans un but final de prise de position et de jugement. Une recherche de littérature et des interviews constituent la partie théorique à laquelle s’ensuit une partie réflexive et de raisonnement.
Résultats. Chacun des nombreux acteurs impliqués dans la thématique de l’OTC a des avantages et des désavantages, liés à divers enjeux. Des facteurs sociologiques (internet, publicités, mondialisation, fin du paternalisme médical,…) expliquent également la complexité de la thématique. Sur base de ces informations, des pistes d’amélioration existent pour promouvoir une utilisation adéquate et sécurisée des OTC, ce qui implique l’interdisciplinarité.
Discussion. Cette section illustre mon point de vue sur la thématique de l’OTC, à la lumière de toutes les données recueillies et de mon expérience de médecin généraliste. Les positions prises pourront à leur tour susciter une réflexion auprès des médecins généralistes qui en prendront connaissance, dans un but de promotion à la santé par l’autonomisation et par la prévention du mésusage médicamenteux.
Conclusion. La thématique de l’OTC en Belgique est large et revêt de multiples aspects. Le médecin généraliste a un rôle important dans l’éducation thérapeutique et l’autonomisation de la population à l’utilisation de l’OTC. Cet objectif ne peut être envisagé que par le biais d’une approche interdisciplinaire. | Gaye - Fanny | Université catholique de Louvain | | QP54
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| Pratiques de dépistage du cancer pulmonaire par scanner thoracique low-dose : Enquête quantitative auprès des médecins généralistes namurois | En Belgique, le cancer pulmonaire représente environ 12% de tous les cancers, se classant comme le deuxième type de cancer le plus fréquent chez les hommes et les femmes. C'est aussi le plus mortel, tant au niveau national qu'international. La prévention, particulièrement par la réduction de la consommation de tabac, est reconnue comme le moyen le plus efficace pour réduire la prévalence et la mortalité liées à cette maladie. Bien que cette maladie réponde aux critères nécessaires pour l'établissement d'un programme de dépistage, aucun dispositif spécifique n'est actuellement en vigueur en Belgique ni en Europe. Pourtant, la méthode par scanner thoracique à faible dose a prouvé son efficacité, notamment à travers l'étude NLST qui a abouti à la mise en place d'un programme de dépistage organisé aux États-Unis.
Cette étude observationnelle transversale, menée auprès de 54 médecins généralistes de la région namuroise, vise à dresser un état des lieux de leurs connaissances et pratiques en matière de dépistage du cancer pulmonaire par scanner thoracique à faible dose. Elle permet de confirmer leur rôle primordial dans la coordination des soins, comprenant la prévention et le dépistage des maladies. Cette enquête évalue leur gestion des patients fumeurs ainsi que leurs pratiques et points de vue sur le dépistage du cancer pulmonaire. Parallèlement, une revue de littérature a été réalisée pour comparer les résultats obtenus de l’enquêtes avec les informations existantes.
Les résultats recueillis auprès des médecins généralistes namurois offrent un aperçu de leurs pratiques et de leur intérêt pour le dépistage du cancer pulmonaire. Ils démontrent également les limitations et les obstacles de ce dernier. Il apparait donc nécessaire d'établir des recommandations officielles pour soutenir les médecins dans cette démarche. De nombreuses questions restent ouvertes quant à l'établissement des conditions nécessaires au développement d'un tel programme, aux perspectives prometteuses. Ces efforts doivent aussi servir de catalyseur pour renforcer une médecine préventive, essentielle et indissociable au dépistage.
| Lambert - Antoine | Université catholique de Louvain | | R84-48.002-41.012-QS41
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| La prise en charge du décrochage scolaire, un travail d'équipe ? | Introduction :
Le décrochage scolaire est une problématique sociétale auquel le médecin traitant est régulièrement confronté dans sa pratique. Par sa complexité, il nécessite une prise en charge par différents acteurs. Seulement, la collaboration entre les différents intervenants ne se fait pas toujours de manière optimale. Cette étude questionne la place du médecin traitant dans la prise en charge du patient en décrochage ainsi que la plus-value d’une collaboration avec le CPMS.
Méthodologie :
Ce travail est une étude qualitative réalisée au moyen d’entretiens semi-dirigés avec des médecins généralistes. Des préinterviews auprès de 3 psychologues de CPMS ont été faites au préalable. 7 généralistes ont accepté de faire partie de l’étude après avoir été contacté par mail. L’échantillon est varié en termes de sexe, d’âge ainsi qu’en formations complémentaires. Chaque interview a été enregistrée et retranscrite entièrement de manière anonyme.
Résultats:
Le médecin généraliste intervient de multiples façons dans la prise en charge du décrochage. Au-delà de la réalisation du certificat, le médecin dépiste, écoute, motive et oriente le jeune en fonction des besoins. Une place importante qu’il occupera jusqu’à une potentielle reprise scolaire. Tout au long de ce parcours, le CPMS est une aide précieuse par ses connaissances du milieu scolaire. Cependant, plusieurs obstacles à la communication entre ces deux acteurs ont été identifiés. Le manque de connaissance du rôle des agents du CPMS, les antécédents de collaborations non fructueuses, le turn-over des équipes, les horaires variés ainsi que le secret médical.
Conclusion :
Une problématique telle que le décrochage scolaire nécessite une prise en charge en réseau. Il y a globalement un déficit de communication entre médecin traitant et CPMS. Des formations renseignant sur les rôles de chacun et des rencontres entre les différents prestataires pourraient pallier ce manque de concertation. Ceci pour permettre une prise en charge globale du jeune.
| Van Cutsem - Héloïse | Université catholique de Louvain | | | |
| Prise en charge des lombalgies non spécifiques en Médecine Générale : Pistes de réflexion au départ d’une étude mixte | Introduction : les patients lombalgiques occupent une place importante dans les consultations en médecine générale. Leur prise en charge est complexe, avec des ramifications dans les sphères biologique, psychologique et sociale souvent intriquées. Un rapport du KCE de 2017 avait pour but d’optimiser la prise en charge des lombalgies non spécifiques et de déconstruire les croyances associées. Dans cette optique, des vignettes cliniques ont été validées dans le cadre de formations continues à destination des professionnels de la santé.
Objectif : étudier si, dans l’ensemble des facteurs induisant des prises en charge non optimales des lombalgies non spécifiques, certaines croyances des généralistes sont une part de l’explication. Si c’est le cas, à quel moment dans la démarche clinique et avec quels impacts ?
Méthode : la méthodologie choisie est, au départ de vignettes cliniques validées, une étude mixte avec une enquête quantitative en ligne et deux focus groups de médecins généralistes organisés en province de Liège, pour les aspects qualitatifs. Les focus groups ont fait l’objet d’une analyse par théorisation ancrée qui a permis d’identifier dans le matériel obtenu les éléments qui expliquent la variabilité d’adéquation des prises en charge.
Résultats : 28 médecins ont répondu à l’enquête, 29 ont participé aux focus groups. A quelques exceptions près, les données montrent une tendance à l’adhésion aux recommandations. Certains comportements et attitudes inadéquats des généralistes ont été mis en évidence, notamment dans l'éducation des patients, l'activité physique et les soins de kinésithérapie. Derrière ces pratiques améliorables, de fausses croyances persistent notamment celle qui consiste à voir le dos comme un instrument fragile et celle qui associe indubitablement douleur à lésion. Mais ces croyances ne sont qu’une part de l’explication. En fait, les généralistes manquent d’outils, plus particulièrement dans le champ de l’anamnèse. Sont également apparues des lacunes d'informations sur les comportements adéquats à adopter en cas de lombalgie ainsi qu’une sous-utilisation de l’approche Bio-Psycho-Sociale.
Conclusion : malgré ses limites, cette étude mixte a permis de mieux cerner les attitudes et croyances erronées dissimulées derrière un tableau apparaissant à première vue conforme aux recommandations en la matière. Elle ouvre la voie à des pistes d’améliorations plus ciblées puisqu’elle affine l’analyse des déterminants de la prise en charge des lombalgies non spécifiques, au-delà des croyances. | SCHREIDEN - Noé | Université de Liège | | L84-QR33
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| Y-a-t-il un risque iatrogène du tramadol selon la vision du médecin généraliste ? De l'initiation au renouvellement du tramadol par les médecins généralistes namurois de 25 à 65 ans. | 1.1 Introduction
La douleur est le principal motif de consultation en médecine générale, conduisant à une augmentation de l'utilisation des opioïdes pour traiter la douleur chronique. Le tramadol, un opioïde couramment prescrit, est associé à des effets secondaires et à des risques d'addiction. La prise de conscience de ces risques a évolué chez les médecins généralistes, soulevant des questions sur la prescription et la dépendance.
1.2 Objectif
Comprendre et surmonter les défis du mésusage du tramadol pour améliorer la pratique médicale des médecins généralistes.
1.3 Méthodologie
Étude qualitative en utilisant la méthode de la théorisation ancrée, impliquant dix entretiens individuels semi-dirigés avec des médecins généralistes âgés de 25 à 65 ans de la région namuroise.
1.4 Résultats
Les médecins généralistes prescrivent du tramadol pour des douleurs aigues et chroniques, en particulier pour des douleurs locomotrices et post-opératoires. Ils informent les patients sur les effets secondaires et les risques de dépendance, mais les approches varient. La plupart des médecins recommandent l'association du tramadol avec d'autres analgésiques de premier palier. En Belgique, les principaux facteurs de risque de l’augmentation des prescriptions de tramadol comprennent le manque de temps en consultation et le seuil de la douleur abaissée des patients. Les médecins expriment une préoccupation commune concernant le mésusage du tramadol, soulignant la nécessité d'une éducation des patients et de directives claires pour les médecins.
1.5 Conclusion
Le risque iatrogène lié à la prescription du tramadol est indéniable. Il est crucial d'éviter les prescriptions à long terme, de détecter rapidement tout mésusage et d’agir. Il est impératif que les médecins prennent conscience de leur responsabilité dans la gestion de la douleur de leurs patients et adoptent des approches plus prudentes et réfléchies dans la prescription de ce médicament. | Daene - Sophie | Université catholique de Louvain | | QS41
-A01-QD325
-A85-QC41
-P18-QR31
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| Stratégies utiles à la décision médicale partagée visant la déprescription d’un antidépresseur en médecine générale. Création d’une fiche pratique sur base d’une revue narrative de la littérature et d’une étude qualitative à l’aide d’entretiens individuels semi-dirigés dans la province de Namur | Introduction : En Belgique, en 2021, plus de 10 % de la population adulte a reçu au moins une fois des antidépresseurs. Cette consommation est en hausse dans plusieurs pays du monde et l’usage prolongé semble y contribuer, alors que les antidépresseurs peuvent occasionner des effets secondaires et se montrer délétères sur la santé de nos patients. Bien qu’il n’existe pas de recommandation renseignant que les antidépresseurs doivent être pris indéfiniment dans la population de soins primaires et que le système belge a mis plusieurs projets sur pied ces dernières années pour pallier cette surconsommation problématique, on remarque que la déprescription est sous-pratiquée sur le terrain. Celle-ci est freinée aussi bien par les patients que les médecins généralistes. Les études concernant la décision médicale partagée visant spécifiquement la déprescription d’un antidépresseur font défaut, alors qu’il semble que celle-ci puisse avoir un intérêt dans cette pratique.
Objectif : Mettre en lumière les stratégies utiles à la décision médicale partagée visant la déprescription d’un antidépresseur en médecine générale.
Méthodologie : Réalisation d’une revue narrative de la littérature dans différents moteurs de recherche. S’en suit une étude qualitative auprès de médecins généralistes namurois, à l’aide d’entretiens individuels semi-dirigés. Un guide d’entretien constitué au préalable sert de ligne de conduite durant l’entretien afin de garantir l’obtention de réponses aux questions visées par les objectifs de l’étude. Les entretiens sont retranscrits intégralement mot-à-mot. L’analyse des résultats est effectuée selon l’approche inductive générale et est itérative, constituant un arbre de codage qui sert de fondement à la rédaction des résultats.
Résultats : De la revue narrative de la littérature ; sont extraites notamment les informations pertinentes au bon usage des antidépresseurs, les situations motivant un traitement prolongé, des thèmes à aborder lors de la décision médicale partagée et la conduite à tenir lors du sevrage. L’analyse des entretiens semi-dirigés réalisés auprès de 7 médecins généralistes namurois a permis d’établir les critères sur lesquels ils se basent pour sélectionner les patients éligibles à la déprescription, au regard des facilitateurs et des informations qui leur sont nécessaires pour juger de la rémission du patient, de la sécurité à poursuivre le traitement ou encore de la capacité du patient à faire face sans antidépresseurs. On remarque qu’ils tiennent à leur rôle de leader lorsqu’il s’agit d’aborder la déprescription, alors qu’ils émettent toute une série de freins à cette pratique. Les informations qu’ils délivrent actuellement lors de la décision médicale partagée sont également mises en lumière, telles que l’éducation du patient à la maladie ou au traitement et les informations sur le déroulement du sevrage. Ils semblent mettre davantage l’accent sur les aspects positifs de la déprescription que sur ses aspects négatifs. Des comparaisons avec la littérature existante sont faites afin de pointer les éléments nouveaux, les différences et similitudes.
Conclusion : Ce travail offre un regard de terrain et apporte des actions concrètes pour ceux qui s’intéressent à la déprescription des antidépresseurs et sont désireux d’employer la décision médicale partagée à cet effet. À l’avenir, d’autres recherches devraient être réalisées pour apporter des données nouvelles et enrichir la liste des stratégies déjà décrites ainsi que venir renforcer la confiance des prestataires à effectuer la déprescription des antidépresseurs.
Mots clés : décision médicale partagée, antidépresseurs, déprescription, médecine générale. | Demarlière - Frédérique | Université catholique de Louvain | | QO4
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| VIOLENCES ENVERS LES MÉDECINS GÉNÉRALISTES : BESOINS ET PISTES DE PRÉVENTION. Etude qualitative par focus group menée auprès de médecins généralistes en Fédération Wallonie-Bruxelles | Introduction : Ces dernières années, le sentiment d’insécurité augmente en Belgique et le secteur de la médecine générale n’est pas épargné. Plus de deux tiers des médecins généralistes européens rapportent s’être faits agresser au cours de leur carrière. Ces agressions ont un impact significatif sur les victimes mais également sur leur pratique et sur la relation médecin-patient·e. Les médecins généralistes étant à la base du système des soins de santé, la prévention de ces violences est primordiale et cette problématique relève de la santé publique. L’objectif de ce TFE est de comprendre les besoins et les ressources des médecins généralistes pour prévenir et faire face à ces violences.
Méthodologie : L’étude menée est une recherche qualitative par focus group et analyse thématique des verbatims, réalisée auprès de médecins généralistes belges francophones.
Résultats : Quatre groupes de discussion constitués au total de 30 médecins participant·e·s ont été animés et ont mis en évidence leurs besoins et ressources en terme de prévention des situations de violence. Premièrement, les mesures permettant d’éviter l’apparition de violence ont été décrites. Des mesures à l’échelle des patient·e·s, des médecins, de l’environnement de travail et de la société ont été relevées. Dans un deuxième temps, les techniques de gestion de ces situations ont été abordées. L’importance d’une bonne communication, la priorité de sa propre sécurité ainsi que l’appel à un tiers ont été soulignés. L’expérience de pratique est considérée comme un atout. Enfin, la discussion post-agression est capitale pour pouvoir prendre des décisions individuelles et structurelles. Consigner l’incident en interne et par la plainte ont également leur utilité dans ce cadre. Les différents mécanismes de défense des médecins ont également été explorés.
Conclusion : Des pistes existent pour prévenir et gérer ainsi que pour minimiser les conséquences d’une situation de violence. Cependant, elles ne sont pas toutes réalisables et les besoins des médecins généralistes peuvent diverger des théories avancées. De nouvelles pistes ont été mises en exergue dans ce travail. Il serait pertinent de les mettre en œuvre et de mesurer leur efficacité par le biais d’une recherche-action. De plus, il existe un manque de données concernant le nombre de médecins généralistes victimes d’agressions en Belgique. Il est capital d’obtenir ces chiffres via une étude quantitative à l’échelle nationale afin d’interpeller les politiques sur le sujet.
| Vinel - Céline | Université catholique de Louvain | | QD41
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-QS41
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| Quels facteurs interviennent dans les pratiques des médecins généralistes du Brabant Wallon concernant la prescription de traitements inhalés (bronchodilatateur, corticostéroïde) dans le traitement de la bronchiolite chez les nourrissons de 0 à 2 ans ? | Introduction : La bronchiolite aiguë chez les nourrissons est la principale cause
d’hospitalisations des nourrissons de moins de 1 ans. Malgré l’existence de guides de
recommandations et de preuves solides ne recommandant pas les thérapies inhalées,
l’utilisation de traitements superflus reste fréquente. Il s’agit notamment des
bronchodilatateurs et des corticostéroïdes. Cette étude explore les facteurs influençant les
choix thérapeutiques des médecins généralistes pour la bronchiolite et explore différentes
solutions pour une meilleure adhérence aux recommandations.
Méthode : Une étude qualitative avec entretiens semi-dirigés a été menée auprès de 11
médecins généralistes du Brabant Wallon. Ces entretiens ont été retranscrits puis analysés de
manière thématique pour répondre aux objectifs.
Résultats : Les décisions de prescription sont influencées par des facteurs cliniques (âge ;
type, persistance et gravité des symptômes) , la relation médecin-parents, le contexte
psychosocial, la méconnaissance des recommandations, les habitudes médicales, l'expérience
personnelle des médecins et les circonstances de la consultation. Des solutions sont
proposées pour améliorer l'adhérence aux recommandations, notamment une formation
continue adaptée, des supports d'information clairs, une transmission efficace de
l'information, une sensibilisation des médecins et une cohérence des pratiques. De plus, une
communication claire et rassurante avec les parents ainsi qu'une éducation et sensibilisation
des parents sont suggérés, avec des supports variés et des campagnes de sensibilisation.
Discussion-conclusion : Cette étude souligne le besoin d'une meilleure sensibilisation des
médecins aux directives cliniques. Les pressions parentales et les habitudes médicales
antérieures peuvent altérer les décisions de prescription. Une communication claire avec les
parents et leur éducation sont cruciales pour une prise en charge optimale de la bronchiolite. | Fiévez - Chloé | Université catholique de Louvain | | R78-QC11
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| Les freins à la protection cutanée contre les ultraviolets solaires chez les travailleurs d'extérieur au sein d’une patientèle de Bertrix | Introduction
Le cancer cutané est le cancer le plus fréquent en Belgique. Son principal facteur de risque est l’exposition aux ultraviolets solaires. Les travailleurs d’extérieur sont donc particulièrement à risque de cancer cutané et se protègent pourtant trop peu des ultraviolets. L’objectif de ce travail est donc de comprendre les freins à la protection contre les ultraviolets solaires au sein de notre patientèle.
Méthode
Nous avons conduit une étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de quinze travailleurs d’extérieur. Les connaissances du risque, les freins pratiques, l’influence du lieu de travail et le rapport au bronzage ont été abordés. Les entretiens ont été analysés par thématique. Une recherche de littérature préalable a permis de développer les aspects théoriques, de mettre au point la grille d’entretien et de discuter les résultats.
Résultats
Les travailleurs d’extérieur se protégeaient insuffisamment à cause d’une faible perception du risque et à la suite de freins pratiques aux moyens de protection. Ils étaient également influencés par la culture de travail, et un rapport positif au bronzage. Un manque de sensibilisation par le corps médical et sur le lieu de travail a été mis en évidence.
Conclusion
Les travailleurs d’extérieur présentaient une protection insuffisante contre les ultraviolets solaires à la suite de freins plurifactoriels. En tant que médecin généraliste, si nous voulons les informer du risque et des moyens de protections, nous devons prendre en considération les croyances et contraintes pratiques et sociales auxquelles les travailleurs d’extérieur sont soumis. Une fiche informative a été créée pour soutenir les médecins dans leur prévention. | Joannès - Ludmilla | Université catholique de Louvain | | S77-A98-QS41
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| La Santé Positive en pratique : Cycle de Qualité pour l’implémentation d’un outil conversationnel dans une maison médicale bruxelloise | Introduction : Aux Pays-Bas, un mouvement critique de la définition de la Santé selon l’OMS a débouché sur un nouveau concept : la Santé Positive et un outil conversationnel pour aborder la santé au sens large avec le patient. Portés par les mêmes réflexions critiques, j’ai lancé un cycle d’assurance qualité autour de ce concept dans la Maison Médicale Santé Plurielle.
Méthodologie : J’ai choisi une méthode d’assurance qualité qui s’est déroulé en plusieurs étapes : une recherche de littérature, une sélection de critères de qualité puis une analyse de la situation de départ. L’outil conversationnel a ensuite été implémenté pendant 15 semaines avant d’être évalué.
Résultats : L’analyse de la situation a montré que le cadre était propice à l’implémentation de cet outil conversationnel. Après 15 semaines, les retours sont globalement positifs, en particulier au niveau de la connaissance du patient et de la relation thérapeutique. Nous n’avons pas remarqué d’impact au niveau de la satisfaction professionnelle ou de l’autonomie des patients. Les résultats au niveau de la vision de la santé des médecins sont mitigés. Le temps ainsi que la compréhension de l’outil par le patient apparaissent comme des limites de l’outil.
Conclusion : En conclusion, l’outil en toile d’araignée issu de la Santé Positive dans notre maison médicale semble prometteur en termes de connaissance du patient et de relation thérapeutique. Des traductions en d’autres langues et une version simplifiée permettront de lever certains freins d’utilisation. D’autres recherches devront être menées pour évaluer la persistance de nos résultats dans le temps ou dans d’autres pratiques.
Les prochaines étapes seraient de l’utiliser dans les autres secteurs de la maison médicale ainsi que de s’en servir comme base pour une démarche communautaire en santé autour de la maison médicale.
Une utilisation à d’autres niveaux de soins et des parallèles avec des concepts similaires tel que le Goal Oriented Care sont autant de perspectives intéressantes pour le développement de la Santé Positive en Belgique francophone.
| Boulvin - Louis | Université catholique de Louvain | | QS11
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| Les cobénéfices dans la santé patient-planétaire | Introduction La définition de la santé planétaire et le modèle du Doughnut expliquent qu’il est possible d’obtenir un bien-être de l’humanité contenu dans les limites planétaires. L’humain fait partie intégrante de l’écosystème de la Terre, le respecter c’est prendre soin de la santé. En médecine générale il est possible d’agir en abordant trois actions simultanément protectrices pour la santé et la planète : les choix alimentaires, le transport actif et la connexion à la nature.
Méthodologie Une recherche de littérature a été réalisée au moyen de quatre équations de recherche sur différents méta-moteurs. La population ciblée est les médecins généralistes, l’objectif de l’intervention est de fournir un argumentaire scientifique pour aborder la santé planétaire en consultation, ce au moyen de cobénéfices pour la santé et l’environnement.
Résultats La sélection a fourni 26 articles. L’implantation du concept de cobénéfices santé patient-planétaire a été évaluée. Les choix alimentaires ont été étudiés pour conclure à des apports répondant aux besoins nutritionnels sans impacter péjorativement l’environnement. Le transport actif est une habitude judicieuse pour atteindre les objectifs d’activité physique tout en ayant un bilan d’émission de gaz à effet de serre moindre. La prescription de contact avec la nature se révèle bienfaisante pour la santé notamment mentale, et permet d’éveiller les consciences à l’appartenance de l’humain à son écosystème et à la nécessité de le protéger.
Discussion L’interprétation des résultats permet d’émettre une liste de mesures à discuter en consultation de médecine générale. Le sujet étant relativement récent, beaucoup de pistes de recherche et de questionnements éthiques sont ouverts. Par exemple, les autres cobénéfices émis par la déclaration de la WONCA.
Conclusion Ce TFE répond au besoin d’informations scientifiques sur la santé planétaire en laissant des perspectives d’approfondissement, cette discipline doit faire partie intégrante des soins primaires. L’implantation de nouvelles mesures préventives permet d’avoir un impact positif sur la santé et sur l’environnement, c’est le pouvoir de l’effet colibri. | Bottecchia - Céline | Université catholique de Louvain | | 45.000-49.001-A98-QD23
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| Qui est le patient heartsink et quelles sont les stratégies utilisées par le médecin généraliste pour être pourvoyeur de soins de qualité à ces patients ? | Le patient heartsink, littéralement le patient qui serre le cœur, est le patient qui exaspère son médecin. Il engendre un sentiment de frustration ou d’agacement. C’est un terme qui définit un patient mais dont l’origine est le sentiment ressenti par le médecin. C’est une situation régulièrement rencontrée par les médecins généralistes. La prise en charge du patient heartsink représente un challenge pour le médecin. L’objectif de ce travail est de déterminer les caractéristiques des patients heartsink et les techniques mises en place par les médecins généralistes pour prendre en charge au mieux ceux-ci. Pour cela, cette étude qualitative récolte l’avis de douze médecins généralistes liégeois en activité grâce à des entretiens semi-dirigés. Cela permet de dégager dix catégories différentes de patients heartsink. Les moyens mis en place pour offrir des soins de qualité à ces patients sont nombreux. Tout d’abord, la gestion du cadre thérapeutique est essentielle. Améliorer les conditions de travail des médecins généralistes favorise une meilleure prise en charge. L’apprentissage par les pairs est fructueux. Ensuite, la recherche des attentes du patient, au-delà du symptôme, permet de mieux comprendre le patient et son contexte. Les groupes Balint constituent un moyen privilégié de formation à la relation médecin-malade Les compétences en communication sont indispensables pour mieux appréhender ces patients. Finalement, il apparait que les compétences émotionnelles sont elles aussi fondamentales pour pouvoir donner des soins de qualité aux patients heartsink. Ces deux derniers types de compétences permettent de s’adapter au patient et de pouvoir leur proposer une prise en charge optimale. Ces compétences s’acquièrent fréquemment avec de l’expérience mais des moyens d’apprentissage, comme la simulation, existent. | Rogister - Sandrine | Université de Liège | | QD12
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| Comprendre les défis dans le diagnostic des troubles de santé mentale courants en médecine générale tels que la dépression et le trouble anxieux : Perspectives des jeunes médecins généralistes | Introduction : Le contexte actuel est indéniablement marqué par une augmentation de la prévalence des troubles tels que la dépression et le trouble anxieux. Cette tendance s'est accentuée depuis la crise sanitaire. Parallèlement, la proportion de patients sous antidépresseurs est en hausse et le taux de prescriptions de benzodiazépines dépasse souvent les recommandations, soulignant ainsi l’urgence d’améliorer la prise en charge de ces pathologies.
Méthode : Une étude qualitative a été réalisée. 9 médecins généralistes en formation ou ayant jusqu'à deux ans d'expérience dans la discipline et travaillant en Belgique francophone ont été interviewés via des entretiens semi-dirigés. Les résultats ont été analysés selon un classement thématique des verbatims.
Résultats : Les participants éprouvaient des difficultés dans la prise en charge de la dépression et du trouble anxieux. Les émotions prédominantes se traduisaient par le sentiment d'impuissance, de confusion et de solitude. L'établissement du diagnostic, l’évaluation de sa sévérité et la pharmacothérapie étaient les problématiques les plus souvent rencontrées. Les intervenants ont aussi exprimé un besoin de formation complémentaire et de ressources dans le diagnostic de ces troubles ainsi qu’une frustration liée à l’accessibilité limitée aux soins de santé mentale.
Conclusion : Cette étude témoigne de l'importance de renforcer les compétences diagnostiques des jeunes médecins généralistes en Wallonie dans la prise en charge des troubles de santé mentale courants. Les résultats démontrent un besoin d'outils adaptés afin d’augmenter la précision diagnostique, notamment via l’utilisation d’échelles standardisées. Des efforts dans ce sens pourraient contribuer à améliorer la qualité des soins et à soulager les jeunes généralistes sur le plan émotionnel.
| Hardy - Jeanne | Université catholique de Louvain | | P76-P74-43.000-QD24
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| Prescription de l'activité physique chez les enfants et les adolescents : Le rôle du médecin généraliste | Contexte De nos jours, seulement un enfant sur cinq respecterait les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’activité physique quotidienne. La médecine générale est un environnement propice pour dépister et fournir des recommandations afin de mener la campagne de prévention dans la promotion de l’activité physique.
Objectif Mon travail de fin d’étude a pour but de faire l’état des lieux des expériences et compétences actuelles dans les domaines de dépistage, de sensibilisation, de prévention et de promotion des médecins généralistes bruxellois francophones en matière d'activité physique pour les jeunes. Il présente également des notions issues de la littérature telles que des conseils pratiques, l'approche des 5As et l’entretien motivationnel avec le groupe parents-enfant afin de les guider.
Méthodes Une recherche dans la littérature scientifique a permis de connaitre le contexte actuel sur le sujet. En partant de cette base, un guide pour des entretiens semi-dirigés interrogeant 10 médecins généralistes bruxellois a été créé dans l’objectif d’une étude qualitative.
Résultats Les candidats interrogés ont relaté leurs expériences, leurs freins (manque de temps, faible relation thérapeutique, formation insuffisante, objectifs non quantifiables, contexte socioéconomique et culturel, agenda du patient, insuffisance d’infrastructures et peu d’action des autorités publiques) et leurs stratagèmes (affiches, suivi, éducation, entretien motivationnel, individualisation des conseils et connaissance du quartier) pour faire passer le message de prévention. Grâce à l’acquisition de compétences communicationnelles et d’un enseignement thérapeutique individualisé, l’intervention permettra au patient d’adhérer à long terme à une pratique sportive et de maintenir une vie active.
Discussion Les données récoltées ont été analysées par catégories conceptualisantes et classées suivant 3 concepts : les modèles de déterminants de la santé, la charte d’Ottawa et le modèle transthéorique du changement.
Conclusion Les données de la littérature scientifique rejoignent l’expérience sur le terrain des médecins généralistes interrogés, avec quelques nuances. J’espère avoir réussi à apporter quelques pistes pour faciliter l’abord et la prise en charge du sujet et à sensibiliser les médecins généralistes participants.
| Bilici - Emel | Université catholique de Louvain | | QR31
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| Le diagnostic et la prise en charge de l’insomnie chronique chez les enfants de 3 à 10 ans en médecine générale : comparatif entre revue de littérature et étude qualitative auprès de généraliste de la région Wallonne. | Ce travail de fin d’études a été réalisé sur le diagnostic et la prise en charge de l’insomnie chronique des enfants de 3 à 10ans en médecine générale. Il contient un rappel sur la théorie des troubles du sommeil, le diagnostic et les recommandations de prise en charge de l’insomnie, élaborée au travers d’une revue de la littérature.
Les plaintes d’insomnie chez les enfants sont fréquentes. La prévalence est de 20-30%. L’insomnie a malheureusement un impact important sur le développement physique, mental, social, sur la santé générale de l’enfant ainsi que sur la qualité de vie des parents.
L’objectif de ce travail est de comparer ces recommandations de bonne pratique à la pratique de terrain et comprendre les possibles limitations rencontrées en médecine générale. Pour se faire, une étude qualitative à l’aide d’interview semi dirigée auprès de médecin de la région wallonne a permis d’illustrer certaines lacunes dans les connaissances en médecine générale sur le diagnostic mais aussi la prise en charge notamment l’approche comportementale. En conclusion, des pistes d’optimisation sur la prise en charge de l’insomnie chronique chez les enfants en médecine générale ont pu être proposées.
| Fromentin - Mélanie | Université catholique de Louvain | | P06 | |
| LA LIMITE ENTRE LE MOI PRIVÉ ET LE MOI PROFESSIONNEL- Étude qualitative des impacts de la connaissance d’informations personnelles à propos du médecin généraliste par son patient | Contexte : Le savoir-faire communicationnel du médecin devient un élément central dans la démarche clinique actuelle et ne se résume jamais à un simple échange d’informations purement médicales (2). La vie personnelle du médecin lui-même peut d’ailleurs tenir une part importante dans la consultation, car il choisit parfois de se révéler à son patient, spontanément ou à la demande de ce dernier. Selon Arroll et Allen (3), quelques études examinent l'impact de cette auto-divulgation ("self-disclosure") du médecin sur les patients, mais aucune ne considère le point de vue individuel du patient ni le contenu des informations.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée par entretiens semi-dirigés de huit patients âgés de 28 à 94 ans, vivant en Belgique francophone, ayant rencontré leur médecin généraliste au moins lors de trois échanges médicaux (consultation ou visite à domicile) dans les deux dernières années, pratiquant lui-même en Belgique francophone.
Résultats : La connaissance d'informations personnelles du médecin par le patient a plusieurs conséquences significatives. D’abord, elle peut avoir des impacts dits «simples», en influençant les émotions et ressentis du patient, son choix de médecin, la crédibilité et la perception des qualités professionnelles ou personnelles de ce dernier, ainsi que leur communication. Ensuite, une catégorie d’impacts « complexes », qui découlent des précédents ou qui interagissent entre eux, reprend les potentiels effets sur la confiance du patient envers son médecin, sa compliance au traitement, et de manière plus générale, leur relation thérapeutique. Dans l'ensemble, les opinions varient pour chaque thème exploré, avec des influences potentiellement positives ou négatives.
Discussion : Malgré les contradictions concernant cette auto-divulgation du médecin dans la littérature, il y a un consensus croissant sur les bénéfices d'une révélation appropriée (3,4), qui est à considérer et à adapter selon le contexte, le traitement et les caractéristiques du patient (4). Il y a un intérêt à sensibiliser ou conscientiser les médecins à cet enjeu aussi subtil que primordial, car ses influences semblent prépondérantes et, en fin de compte, la qualité des soins pourrait en être impactée. Ils pourraient alors envisager les ajustements nécessaires pour le bien-être de leurs patients, ainsi que le leur. | Dubois - Manon | Université catholique de Louvain | | QS41
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Etude qualitative sur les connaissances et pratiques de médecins généralistes exerçant en cabinet de médicine générale concernant le dépistage du trouble développemental du langage en région bruxelloise Qualitative study on the knowledge and practices of general practitioners regarding screening for developmental language disorders in the Brussels region | L’objectif de cette étude est d’informer sur les pratiques et les connaissances de médecins généralistes et d’explorer les obstacles rencontrés et les pistes de solutions concernant le trouble développemental du langage (TDL). Les guides de références présentent des recommandations peu claires pour la médecine générale et ne proposent aucun outil de dépistage du TDL en cabinet de médecine générale.
Cette étude qualitative a été entreprise pour recueillir les expériences des médecins généralistes consultant en région bruxelloise concernant le dépistage du trouble développemental du langage en médecine générale. Neuf médecins ont été sélectionnés aléatoirement et ont participé à des entretiens semi-dirigés. Le guide d’entretien contenait des questions ouvertes sur les connaissances, les pratiques, les outils de dépistage, les obstacles et les solutions. Une analyse thématique a permis de coder les fragments de texte des entretiens selon un codage ouvert puis axial, et enfin d'interpréter les résultats pour établir des connexions entre les principales idées.
L'analyse thématique a mis en lumière plusieurs éléments essentiels concernant le dépistage du trouble développemental du langage en médecine générale. Tout d'abord, il a été souligné qu’il existe un besoin urgent de sensibilisation et de formation des médecins généralistes au TDL. Les médecins ont insisté sur la nécessité d'avoir des outils simples et adaptés à leur pratique quotidienne pour faciliter le dépistage. Le rôle central du médecin généraliste dans la démarche de dépistage a été rappelé. Les contraintes de temps et la charge de travail ont été identifiées comme des obstacles majeurs au dépistage en médecine générale. Enfin, des solutions potentielles ont été suggérées, telles que la sensibilisation des parents en tant qu'observateurs principaux du développement de leur enfant, la collaboration avec des institutions spécialisées et scolaires, ainsi que le développement d'outils informatiques pour faciliter le dépistage.
Les entretiens menés avec des médecins généralistes, ont révélé une convergence dans leurs connaissances, expériences et perspectives concernant le dépistage du trouble développemental du langage. La sensibilisation, la formation continue et l'élaboration de recommandations sont des éléments clés pour améliorer la détection précoce et la prise en charge du TDL. L'analyse thématique a permis de mettre en lumière à la fois des défis communs du dépistage du TDL et une volonté partagée des médecins généralistes de surmonter ces défis et garantir des soins de qualité aux patients.
Mots-clés : trouble développemental du langage, dépistage, développement du langage The aim of this study is to provide information on the practices and knowledge of general practitioners and to explore the obstacles encountered and possible solutions concerning developmental language disorder (DLD). The reference guides present unclear recommendations for general practice and do not offer any tools for screening for DLI in general practice.
This qualitative study was undertaken to gather the experiences of GPs consulting in the Brussels region regarding screening for developmental language impairment in general practice. Nine doctors were randomly selected and took part in semi-structured interviews. The interview guide contained open-ended questions on knowledge, practices, screening tools, obstacles and solutions. A thematic analysis was used to code the fragments of text from the interviews using open and then axial coding, and finally to interpret the results to establish connections between the main ideas.
The thematic analysis highlighted a number of key points concerning screening for developmental language impairment in general practice. Firstly, it was emphasised that there is an urgent need for GPs to be made aware of and trained in DLI. Doctors stressed the need for simple tools adapted to their day-to-day practice to facilitate screening. The central role of the GP in the screening process was reiterated. Time constraints and workload were identified as major obstacles to screening in general practice. Finally, potential solutions were suggested, such as raising parents' awareness as key observers of their child's development, working with specialised institutions and schools, and developing IT tools to facilitate screening.
Interviews with GPs revealed a convergence in their knowledge, experience and perspectives on screening for developmental language disorder. Awareness-raising, continuing education and the development of recommendations are key to improving early detection and management of DLI. The thematic analysis highlighted both common challenges in screening for DLI and a shared desire among GPs to overcome these challenges and ensure quality care for patients.
Key words: developmental language disorder, screening, language development | Faitah - Assia | Université catholique de Louvain | | 31.003 | |
Intérêts d’une formation à l’algorithme au dépistage des cancers cutanés Triage Amalgamated Dermoscopic Algorithm (TADA) chez les médecins généralistes. Benefits of training GPs in the Triage Amalgamated Dermoscopic Algorithm (TADA) for skin cancer screening. | Contexte : Les cancers cutanés représentent 40% des cancers en Belgique. Leur détection précoce permet d’améliorer les taux de survie et de diminuer leur morbidité. Les médecins généralistes rencontrent régulièrement des plaintes dermatologiques mais n’ont pas toujours la formation nécessaire pour identifier avec précision et confiance les lésions nécessitant une biopsie cutanée ou une orientation vers un spécialiste. En 2016, un algorithme dermoscopique a vu le jour pour aider la première ligne de soins au dépistage : « le Triage Amalgamated Dermoscopy Algorithm (TADA) ». Lors de ce travail, nous avons évalué la performance diagnostique de ce dernier à court et moyen terme (trois mois).
Méthodologie : Une recherche-action a été réalisée, les participants à la formation (médecins généralistes (MGs) et assistants médecins généralistes) ont été invités à évaluer 30 images de dermoscopie polarisée de lésions cutanées avant, après et à trois mois de la formation TADA pour obtenir la performance de dépistage de l’algorithme ainsi que de donner leurs pistes d’amélioration pour la formation reçue.
Résultats : Sur les 218 participants au premier questionnaire, 116 ont répondu au second. Parmi les participants (N=218), 140 étaient des femmes (64,2%) et 167 avaient moins de 30 ans (76,6%). 56 avaient un dermoscope au cabinet (25,7%) et 38 avaient des connaissances préalables en dermoscopie (17,4%). Les moyennes des résultats aux tests images étaient de 14,6/30 au pré-test, de 25,4/30 au post-test et 24,3/30 au test à trois mois (p-valeur <0,05). 109 médecins (94%) souhaitaient que la formation soit intégrée dans le cursus des médecins généralistes et 98 (84,5%) souhaitaient investir prochainement dans un dermoscope.
Conclusion : Les médecins généralistes sont des acteurs importants dans le dépistage des cancers cutanés et la dermoscopie peut devenir un outil intéressant dans cette démarche. Les médecins sont ouverts à se former et l’algorithme TADA a pu montrer une amélioration statistiquement significative dans ce dépistage. Background: Skin cancers account for 40% of all cancers in Belgium. Early detection can improve survival rates and reduce morbidity. General practitioners regularly encounter dermatological complaints, but do not always have the necessary training to accurately and confidently identify lesions requiring skin biopsy or referral to a specialist. In 2016, a dermoscopy algorithm was created to help the first line of care with screening: the Triage Amalgamated Dermoscopy Algorithm (TADA). In this study, we evaluated the diagnostic performance of this algorithm in the short and medium term (three months).
Methodology: An action research study was carried out, in which participants in the training course (general practitioners (GPs) and GP assistants) were asked to evaluate 30 polarised dermoscopy images of skin lesions before, after and three months after the TADA training course in order to obtain the screening performance of the algorithm and to give their suggestions for improving the training received.
Results: Of the 218 respondents to the first questionnaire, 116 completed the second. Of the participants (N=218), 140 were women (64.2%) and 167 were under 30 (76.6%). 56 had a dermoscope in their practice (25.7%) and 38 had previous knowledge of dermoscopy (17.4%). The mean results for the image tests were 14.6/30 for the pre-test, 25.4/30 for the post-test and 24.3/30 for the three-month test (p-value <0.05). 109 doctors (94%) wanted the training to be incorporated into the GP curriculum, and 98 (84.5%) wanted to invest in a dermoscope in the near future.
Conclusion: GPs are important players in skin cancer screening and dermoscopy could become an interesting tool in this process. Doctors are open to training and the TADA algorithm was able to show a statistically significant improvement in this screening. | Paquet - Laura | Université catholique de Louvain | | 43.001-QT2
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| L’intérêt des dispositifs de délivrance nicotinique électronique dans le sevrage tabagique chez la population générale : Une revue narrative de l’efficacité de ces produits dans l’abstinence tabagique et comparaison avec les subsituts nicotiniques, une méthode bien documentée d’aide au sevrage tabagique | L'objectif de ce travail est de déterminer si les cigarettes électroniques sont suffisamment efficaces pour être utilisées dans le sevrage tabagique chez la population générale souhaitant arrêter de fumer, notamment en comparaison à un placebo, à l'absence de traitement ou aux NRT. Pour répondre à cette question, les bases de données Pubmed, Embase et Cochrane sont interrogées entre 2018 et 2023 en utilisant des termes MESH. Une fiche d'inclusion/exclusion permet de sélectionner les articles à inclure. Au terme du processus de sélection, 22 articles sont retenus. Les résultats sont analysés selon une méthode narrative de revue de littérature, une synthèse qualitative des connaissances existantes sur un sujet donné, basée principalement sur une analyse critique et interprétative des sources. L'analyse de ces résultats révèle que, si l'efficacité des cigarettes électroniques en terme d'abstinence tabagique est relativement claire, de nombreuses zones d'ombre subsistent, notamment en ce qui concerne leur effet dans le sevrage de la nicotine, leur mode d'accès et, par extension, leur usage récréatif, ainsi que leurs effets à long terme sur la santé. Des études complémentaires sont nécessaires avant de pouvoir se prononcer définitivement sur les cigarettes électroniques. The aim of this work is to determine whether e-cigarettes are sufficiently effective for use in smoking cessation in the general population wishing to stop smoking, in particular by comparing them with placebo, no treatment or NRTs. To answer this question, the Pubmed, Embase and Cochrane databases are queried using MESH terms between 2018 and 2023. An inclusion/exclusion form is used to select the articles to be included. At the end of the selection process, 22 articles are selected. The results are analyzed using a narrative literature review, a qualitative synthesis of existing knowledge on a given topic, based primarily on a critical and interpretative analysis of the sources. The analysis of these results reveals that, although the efficiency of e-cigarettes in terms of smoking abstinence is relatively clear, a large number of grey areas remains, particularly concerning their effect in nicotine withdrawal, the way in which they are accessible and, by extension, their recreational use, as well as their long-term health effects. Further studies are needed before we can give a definitive verdict on e-cigarettes. | GUILLAUME - Walter | Université de Liège | | | |
| QUELLES SONT LES BARRIERES A LA DISCUSSION ET MISE EN PLACE DE L’ADVANCE CARE PLANNING DANS LA PRATIQUE DE LA MEDECINE GENERALE ? | L’Advance Care Planning (ACP) est un processus de réflexion et de dialogue entre le patient, ses proches et les professionnels de la santé, au cours duquel les patients expriment leurs préférences en matière de soins médicaux. Il s’agit d’une composante essentielle des soins palliatifs et de la prise en charge des patients en fin de vie. Malgré les différents bénéfices reconnus de l’ACP, nous remarquons tout de même dans la littérature scientifique un manque de réalisation de celui-ci en médecine générale. | Dufranne - Sarah | Université catholique de Louvain | | QR31
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| Évaluation quantitative et qualitative de l’utilisation à court et moyen termes du dermoscope comme outil de dépistage des tumeurs cutanées malignes en première ligne de soins après une formation en dermoscopie. | CONTEXTE
Au vu de l’incidence en constante augmentation du mélanome en Belgique, la dermoscopie (Dsc) (technique de la microscopie de surface pour aider à poser un diagnostic de bénignité ou de malignité d’une tumeur cutanée) peut être utilisée en médecine générale pour accélérer le diagnostic. Néanmoins, une utilisation efficace de la Dsc nécessite une formation préalable.
OBJECTIFS
Le but de cette étude est d’évaluer l’utilité à court et moyen termes d’une formation spécifique en Dsc pour le dépistage des tumeurs cutanées malignes en médecine générale.
MÉTHODOLOGIE
Dans un premier temps, une étude quantitative a été réalisée auprès de médecins généralistes (MGs) belges francophones et luxembourgeois au moyen de deux questionnaires identiques complétés immédiatement après une formation en Dsc et à un an post-formation. Dans un deuxième temps, une étude qualitative a été menée auprès de MGs volontaires ayant suivi la formation au moyen d’interviews semi-dirigées dans le but d’approfondir les résultats obtenus dans le premier volet.
RÉSULTATS
Au total, 87 MGs ont répondu aux questionnaires post-formation (67 femmes/20 hommes). Cette enquête a mis en évidence l’acquisition de compétences et connaissances à court et moyen termes dont l’aptitude à effectuer un tri sélectif efficace des lésions bénignes et malignes ainsi que l’utilisation aisée des critères diagnostiques dermoscopiques des carcinomes (p=0,119) et dans une moindre mesure du mélanome (p=0,008). L’analyse thématique des 5 interviews semi-dirigées montre une réelle utilité de la Dsc pour le dépistage des cancers cutanés avec un impact positif sur la prise en charge de la patientèle. Les inconvénients rapportés par les MGs sont le coût et l’aspect chronophage de l’utilisation de la Dsc.
CONCLUSION
L’utilité de la Dsc comme outil de dépistage des cancers cutanés en médecine générale est tout à fait reconnue par les MGs formés. Une formation spécifique garantit l’acquisition de connaissances et compétences qui semblent perdurer à moyen terme. Même si la Dsc est chronophage, elle est reconnue comme étant un outil efficace pour la prise en charge des patients au cabinet de médecine générale et représente un moyen de communication rapide avec la deuxième ligne de soins. | MAT - JULINE | Université catholique de Louvain | | 43.001-S77-S79-QP3
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| « En 2024, quelles sont les applications de l’intelligence artificielle dans la pratique de médecine générale ? » Scoping Review | But : Le but de ce travail a été de réaliser un état des lieux des connaissances existantes au sujet des applications de l’intelligence artificielle (IA) dans la pratique de médecine générale.
Méthode : Une scoping review a été réalisée en recherchant les bases de données en santé PubMed et Cochrane Library. La stratégie de recherche et la sélection des articles a été réalisée en respectant le protocole PRISMA-ScR. L’analyse des articles a été réalisée en extrayant les attributs de base et les attributs de recherche des études. La qualité des études a été évaluée à l’aide de l’outil EQUATOR.
Résultats : Au terme de la phase de sélection des articles, 19 études ont été identifiées sur les deux bases de données en santé. Parmi ces 19 études, 13 études sont des études rédigées par des auteurs européens, 12 études sont des études observationnelles (comparant les performances de l’application basée sur l’IA à celles des méthodes classiques ou plusieurs algorithmes d’IA entre eux), 10 études concernent la discipline de la médecine interne, 11 utilisent des données écrites notamment issues du Dossier Médical Informatisé (DMI) et 9 études concernent le champ de la prévention. Le sous-type d’IA le plus fréquemment utilisé est le Machine Learning (ML). Les performances de l’IA sont meilleures ou comparables au comparateur décrit dans les études observationnelles. Les applications développées sont des outils de prédiction de risque ou des supports d’aide à la décision clinique (ou clinical decision support systems – CDSS). Aucune des applications présentées n’est actuellement implémentée dans la pratique clinique. Des études supplémentaires sont nécessaires pour valider de manière externe les outils et tester leurs performances sur des données obtenues en temps réel.
Conclusion : Au fil des années, une part grandissante de publications apparaissent au sujet des applications de l’intelligence artificielle dans la pratique de médecine générale. Elles touchent principalement le domaine de prévention avec le développement d’outils de prédiction de risque et le domaine du diagnostic avec le développement de CDSS. Les applications de l’IA dans les domaines de la thérapeutique et de l’administration sont plus rares. Aucune application décrite n’est actuellement implémentée dans la pratique. Pourtant, les effets positifs de cette implémentation dans la pratique de médecine générale sont potentiellement multiples avec à la clé une réduction des coûts pour les soins de santé et la société et une amélioration de l’efficience des soins prodigués en médecine générale. | Magis - Lise | Université catholique de Louvain | | QO4
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| Quel est l’impact du syndrome de l’imposteur sur le bien-être global des assistants en médecine générale du Hainaut ? | INTRODUCTION
Le syndrome de l’imposteur peut avoir des répercussions sur la vie professionnelle, la vie privée et la santé mentale. L’assistanat, qui est une période de transition, est propice au développement de ce syndrome. Au vu du manque de données en Belgique, l’objectif de ce travail était d’effectuer un premier état des lieux sur le syndrome de l’imposteur chez les assistants en médecine générale afin de sensibiliser sur le sujet et de proposer des pistes d’amélioration.
MÉTHODOLOGIE
Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés individuels a été réalisée et concernait les assistants en médecine générale du Hainaut. En parallèle, une revue de la littérature sur le sujet a été faite dans plusieurs bases de données.
RÉSULTATS
Les 10 participants des entretiens semi-dirigés se sont questionnés sur leur légitimité. L’image actuelle du médecin et la formation en médecine ont eu une incidence sur le syndrome de l’imposteur. De plus, ce syndrome a eu des répercussions négatives sur la santé mentale (anxiété, dépression, burnout, trouble du sommeil, addiction). Les assistants interrogés ont par conséquent été demandeurs d’être bien supervisés et encadrés. Ils ont aussi proposé des pistes de solution pour gérer au mieux ce syndrome.
CONCLUSION
Ce travail a mis en évidence l’importance de prévenir, dépister et prendre en charge le syndrome de l’imposteur pour aider les assistants en souffrance. Au niveau individuel, l’assistant doit apprendre à gérer ce syndrome au quotidien. Au niveau collectif et institutionnel, le corps enseignant, les maitres de stage et les animateurs de séminaires ont également un rôle majeur à jouer dans l’accompagnement des assistants concernés.
MOTS-CLÉS
Syndrome de l’imposteur, assistant, médecine générale, étude qualitative.
| Harelimana - Bernadette | Université catholique de Louvain | | QR31
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Quel est le vécu des patients utilisant le coagulomètre en autogestion et quelles attentes cette méthode suscite-t-elle à l'égard de leur médecin traitant? Une étude qualitative réalisée auprès de patients de la Fédération Wallonie-Bruxelles. What is the experience of patients using the coagulometer in self-management, and what expectations does this method raise of their general practitioner? A qualitative study of patients in the Wallonia-Brussels Federation. | Introduction
Dans un paysage médical en constante évolution, les antagonistes de la vitamine K sont progressivement remplacés par les anticoagulants oraux directs, malgré leur coût moindre. Pour cause, le monitoring de l'International Normalized Ratio peut se révéler contraignant et instable. Le coagulomètre, bien que méconnu, offre une alternative pratique pour ce suivi. Cette étude visait à explorer l'expérience des patients utilisant le coagulomètre, leur relation avec leur médecin traitant, en vue d'un hypothétique remboursement.
Méthodologie
Une étude qualitative a été réalisée en interrogeant des patients ou proches de patients, utilisant ou ayant utilisé le coagulomètre en autogestion régulièrement.
Résultats
Les patients ont signalé une nette amélioration de leur qualité de vie depuis qu'ils utilisaient le coagulomètre, par rapport à la méthode habituelle de la ponction veineuse. Cependant, des lacunes importantes en termes de connaissance sur le traitement par antagoniste de la vitamine K et un manque de directives claires pour le suivi ont mis en lumière la grande disparité qu’il existait dans la gestion du monitoring par les personnes interviewées, résultant en de potentiels dangers. Les patients ne recourraient peu ou pas à leur médecin traitant, mais ressentaient un besoin de soutien et d’empathie de ces derniers. Les patients étaient en faveur de l'instauration d'un cadre légal de suivi et d'un système de remboursement.
Conclusion
Cette étude a souligné la nécessité d’une légifération sur l’utilisation du coagulomètre en Belgique. Un remboursement et encadrement médical professionnel pourraient améliorer le quotidien des patients utilisant des antagonistes de la vitamine K, tout en réduisant les coûts en soins de santé associés à ce monitoring.
Mots-clés
Médecine générale, anticoagulation, antagoniste de la vitamine K (AVKs), International Normalized Ratio (INR), autonomie du patient, coagulomètre, autogestion, remboursement. Introduction
In a constantly evolving medical landscape, vitamin K antagonists are gradually being replaced by direct oral anticoagulants, despite their lower cost. This is because monitoring of the International Normalized Ratio (INR) can prove to be burdensome and unstable. The coagulometer, although unfamiliar to many, offers a practical alternative for this monitoring. This study aimed to explore patients' experiences using the coagulometer, their relationship with their general practioner, with a view to potential reimbursement.
Methodology
A qualitative study was conducted by interviewing patients or their relatives who regularly use or have used the coagulometer for self-management.
Results
Patients reported a significant improvement in their quality of life since they started using the coagulometer compared to the usual venous puncture method. However, significant gaps in knowledge about vitamin K antagonist treatment and a lack of clear guidelines for monitoring highlighted the considerable disparity in monitoring management among the interviewees, resulting in potential risks. Patients seldom consulted their treating physician but felt a need for support and empathy from them. Patients were in favor of establishing a legal framework for monitoring and a reimbursement system.
Conclusion
This study underscored the need for legislation on the use of the coagulometer in Belgium. Reimbursement and professional medical oversight could enhance the daily lives of patients using vitamin K antagonists while reducing healthcare costs associated with monitoring.
Keywords
General medicine, anticoagulation, vitamin K antagonist (VKA), International Normalized Ratio (INR), patient autonomy, coagulometer, self-management, reimbursement. | Naert - Sébastien | Université catholique de Louvain | | QC14
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| Quels sont les déterminants d’une communication adéquate et efficace entre les médecins généralistes travaillant à la garde bruxelloise et les médecins généralistes pratiquant à Bruxelles ? Une étude préliminaire. | Introduction : Voilà près de dix ans que Bruxelles a connu sa dernière restructuration du système de garde. Dans ce contexte pourtant, la communication entre les médecins généralistes travaillant à Bruxelles et les médecins traitants de Bruxelles présente des défaillances. Bien que de nombreuses études aient exploré les systèmes de garde dans le monde, il convient de constater que la communication résultant de ces soins reste peu investiguée. Cette étude vise à explorer les facteurs déterminants d'une communication adéquate et efficace entre ces professionnels de santé.
Méthodologie : Cette étude de type transversale, qualitative et exploratoire, a utilisé la méthode des entretiens groupés, connue sous le nom de focus groups. Onze médecins qui ont exercé à la fois à Bruxelles et au sein de la garde bruxelloise au cours des quatre dernières années ont été interrogés. Ils ont été répartis en deux groupes, chacun réuni pendant une durée de 1h15 à 1h30. Un guide d’entretien a été préalablement conçu afin de mener les entretiens. Les données recueillies ont été intégralement transcrites puis étudiées en utilisant la méthode de l’analyse thématique.
Résultats : La communication entre les médecins généralistes travaillant à la garde bruxelloise et les médecins traitant de Bruxelles semble impactée par plusieurs déterminants qui peuvent être regroupés en deux catégories : d’une part, la perception du travail à la garde et d’autre part, son organisation et sa logistique. Il ressort de cette analyse qu’il existe des améliorations à apporter à la communication et ce, à différents points de vue. L'essentiel est d’établir un système de tri afin de mieux organiser la prise en charge à la garde, ce qui pourrait remotiver les médecins tant dans leurs soins que dans la communication qui en découle. D’autres aspects pourraient être ciblés comme la mise à jour et l’accessibilité de la liste des coordonnées des médecins traitants, favorisant la communication écrite et orale entre les médecins. Sont également proposées l'éducation et la responsabilisation du patient par rapport à sa santé, la sensibilisation des médecins à la communication et l’optimisation du programme médical utilisé à la garde bruxelloise.
Conclusion : La communication entre les médecins traitants et la garde à Bruxelles reste encore à améliorer afin d’assurer la continuité des soins des patients. Cette amélioration de la communication dépend entre autres d’une reconnaissance accrue du rôle des médecins à la garde et de leurs responsabilités. Une définition claire du rôle de la garde et une réorganisation du service en ce sens y contribueraient.
Promoteurs : Mr Laurent Otero Fernandez et Dr Grégoire Van Brée. | Núñez Tolin - Alma | Université catholique de Louvain | | QS41
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| Mieux comprendre le vécu et les besoins des aidants proches dans l’accompagnement d’un patient palliatif ambulatoire. Étude qualitative en Région Bruxelloise. | Introduction. Les besoins en soins palliatifs ambulatoires à Bruxelles sont en constante augmentation. L'accompagnement palliatif repose sur deux piliers fondamentaux : une équipe soignante multidisciplinaire et l'implication des proches.
Objectif. Cette étude vise à approfondir la compréhension du vécu et des besoins des aidants proches impliqués dans les soins palliatifs à domicile afin de mieux identifier le rôle des soignants de première ligne.
Méthodologie. Une approche qualitative a été choisie pour répondre à cette question de recherche. Après l'approbation du Comité d'Éthique hospitalo-facultaire de Saint Luc, dix aidantes ont été interviewées par le biais d’entretiens individuels semi-dirigés. L'analyse des données inspirée de la méthode par théorisation ancrée a permis d'identifier des propriétés regroupées en catégories.
Résultats. Les aidants proches impliqués dans les soins palliatifs ambulatoires font face à de nombreux défis. La relation aidant/aidé, marquée par les dépendances du malade, requiert une vigilance constante. D'autres sources d'épuisement pour les aidants ont été identifiées telles que l'organisation quotidienne, le rôle de médiateur et la charge administrative. La participation aux soins peut entraîner une accentuation de l’épuisement physique et psychique. Trois facteurs influent sur l'aisance des proches dans les soins prodigués : une information et éventuellement une formation préalable, une équipe soignante compétente et disponible, et des ressources financières adaptées.
Conclusion. En tant que médecin généraliste, nous devons ajuster nos approches afin de soutenir activement les aidants en leur fournissant des informations précises et exhaustives avant toute intervention de leur part. De plus, la garantie d'une disponibilité continue des professionnels de la santé est essentielle en soins palliatifs ambulatoires.
Mots Clés. QP41 (satisfaction du patient), QD26 (soins palliatifs), QS45 (aidant familial), QR31 (étude qualitative). | Van Tichelen - Elise | Université catholique de Louvain | | QP41
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| Le décrochage scolaire de l’adolescent, quel est le rôle du médecin généraliste ? | Contexte : Le décrochage scolaire des adolescents est un phénomène complexe qui est en hausse constante depuis 2019 et la crise sanitaire COVID-19. L’absentéisme problématique peut entrainer des conséquences graves au niveau du fonctionnement psychique, de la dynamique familiale et de l’insertion scolaire puis professionnelle des adolescents concernés.
Objectif : Cette revue de la littérature a pour but de trouver et d’évaluer les différentes interventions possibles dans le cadre du décrochage scolaire allant de la prévention jusqu’au traitement.
Méthodes : Une revue de la littérature a été menée sur la base d’articles d’Evidence Based Medecine (EBM) via le moteur de recherche Psychinfo afin de trouver les différentes études sur les approches préventives et thérapeutiques. Les articles ont été recherchés en combinant les termes MeSH se rapportant au décrochage scolaire, puis sélectionnés sur base de critères supplémentaires pour assurer leur pertinence.
Résultats : Les résultats ont mis en évidence un moyen de prévention, de dépistage, de diagnostic et des mesures thérapeutiques différentes. L’échelle SCREEN permet un diagnostic du refus scolaire anxieux avec de bonnes sensibilité et spécificité. La thérapie cognitivo-comportementale permet d’améliorer la fréquentation scolaire et de développer les compétences nécessaires à la vie quotidienne. Les traitements antidépresseurs concomitants à la psychothérapie ont également montré des résultats bénéfiques.
Conclusions : Les stratégies de détection, d’intervention globale et/ou individualisée ont montré une efficacité dans la réduction du décrochage scolaire. Les données concernant les traitements pharmacologiques du refus scolaire sont rares et appellent à davantage de recherches pour améliorer l'efficacité du traitement et le soutien aux jeunes en difficulté.
Mots-Clés : Refus scolaire, décrochage scolaire, adolescents, prise en charge, médecine générale | Osmani - Mirsad | Université de Liège | | 30.003-QO4
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| La prise en charge du patient mineur en phase de transition de genre en médecine générale Étude quantitative sur l’approche du médecin généraliste en région Wallonie-Bruxelles | Résumé
Introduction : L’exposition des médecins généralistes à la transidentité chez le mineur semble de plus en plus fréquente. Dès lors, la question de la formation des médecins généralistes à ce sujet se posait. Comme premier objectif, une revue de la littérature pertinente et transposable en médecine générale a été réalisée afin d’apporter de nouvelles acquisitions aux médecins intéressés. Deuxièmement, la partie expérimentale avait pour objectif de donner la parole aux médecins et de faire la lumière sur leur réalité de terrain.
Méthode : La partie expérimentale consistait à évaluer l’état des connaissances des médecins généralistes et la place de ces praticiens dans la prise en charge du mineur transgenre. Une étude quantitative a été réalisée via un questionnaire en ligne destiné aux médecins généralistes et aux médecins généralistes en formation de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Résultats : Au total, 69 questionnaires ont été récoltés et analysés. L’exposition des médecins interrogés aux patients transgenres mineurs, la prise en charge de cette patientèle et les perspectives de cette thématique en première ligne ont été évaluées. Il en ressort que 60,9% des médecins interrogés ont été confrontés à la transidentité chez les mineurs au cours de leur carrière. 59,4% du panel ne savaient pas vers qui orienter leur patient. 89,9% des médecins estimaient ne pas être assez formés en ce qui concerne le traitement pharmacologique et 75,4% en ce qui concerne la prise en charge psychologique.
Discussion : Les connaissances juridiques, sociales, les réalités et vulnérabilités du patient transgenre mineur, les aspects médicaux ainsi que l’importance du travail en réseau apportent une réelle plus-value pour la prise en charge du jeune patient. La méconnaissance des soignants concernant la transidentité des mineurs avancée par la littérature et l’expérience des médecins généralistes sur le terrain semblaient s’accorder sur la nécessité d’informer les médecins quant à la transidentité.
Conclusion : Ce travail avait pour but d’apporter des éléments de réflexion aux médecins généralistes afin de les conscientiser et de ce fait, de leur permettre d’avoir une prise en charge des patients mineurs transgenres plus éclairée et donc plus inclusive.
Mots clés : personnes transgenres mineurs, prise en charge, médecine générale. | Baudoux - Constance | Université catholique de Louvain | | QC24
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| L'utilisation d'un outil de communication structuré tel que le Projet de Soins Personnalisé et Anticipé facilite-t-elle l'élaboration de l'Advance Care Planning avec les patients âgés? Expérience de quelques médecins généralistes | En Belgique, le système de soins de santé accorde de l’importance à l’élaboration de l’Advance Care Planning et les médecins généralistes se placent en position idéale pour l’élaborer avec les patients âgés. Cependant, sa mise en œuvre dans l’ensemble de cette population n’était pas optimale. Le Projet de Soins Personnalisé et Anticipé est un outil de communication structuré, servant de support à la réflexion sur l’Advance Care Planning. Il a été créé suite au constat que susciter la discussion sur les projets de fin de vie n’était pas une tâche aisée pour les médecins généralistes. L’objectif primaire de cette étude était de déterminer si son utilisation par les médecins généralistes facilitait la mise en œuvre de l’Advance Care Planning avec les patients âgés.
Méthodologie
Une étude qualitative a été réalisée par le biais d’entretiens individuels semi-dirigés auprès de douze médecins généralistes ou médecins généralistes en formation.
Résultats
Les avantages de l’utilisation de l’outil étaient : susciter la réflexion et la discussion entre les intervenants ; rendre les objectifs du patient plus clairs, plus précis et plus facilement accessibles ; donner une structure à la discussion ; améliorer les connaissances des médecins généralistes et des patients ; améliorer la satisfaction des patients et des médecins et renforcer les liens de confiance entre le patient et le médecin généraliste. Parmi les freins et les effets négatifs liés à l’utilisation de l’outil, on retenait de cette étude : l’aspect chronophage, des documents qui pouvaient paraître trop complets ou intrusifs, la déshumanisation du patient, la difficulté d’utilisation dans certains contextes, la participation limitée de certains patients et le pouvoir d’influence de l’accompagnateur.
Conclusion
L’utilisation d’un outil de communication structuré « complexe » tel que le Projet de Soins Personnalisé et Anticipé pour l’élaboration de l’Advance Care Planning devait être considérée, mais devait être adaptée en fonction du contexte et des besoins du patient. | Derwael - Annabelle | Université de Liège | | QO4
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| Dépistage du déclin des capacités intrinsèques chez les personnes âgées : l'utilisation de l'application ICOPE en Médecine générale est-elle praticable ? Etude qualitative réalisée au sein d'un groupe de médecins généralistes travaillant en région liégeoise. | Introduction :
Les personnes âgées constituent une part croissante de la population, ce qui modifie progressivement le paysage démographique et exige une réévaluation de notre approche des soins de santé. Dans ce contexte, l’OMS a introduit le concept de capacité intrinsèque et l’application ICOPE qui vise à dépister le déclin des capacités intrinsèques dans les soins de première ligne. Bien que plusieurs pays commencent à étudier cet outil, peu d’études explorent l’avis des médecins généralistes sur ce projet. Les données sont encore insuffisantes en raison de la récente création de celui-ci. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’opinion des médecins généralistes sur la praticabilité de cette application en médecine générale et leur perception de son intérêt.
Méthode :
Une étude qualitative a été réalisée auprès d’un groupe de 10 médecins généralistes en région liégeoise via des entretiens semi-dirigés après une période d’utilisation de l’application ICOPE. Résultats :
Après 6 mois d’utilisation, l’ensemble de l’échantillon a exprimé les freins et les facilitateurs à l’utilisation de cet outil. Concernant les perspectives d’avenir de l’application, la majorité des médecins trouvent que l’application a son intérêt en médecine générale, mais questionnent le rôle du médecin généraliste dans ce projet. Pour eux, l’évaluation doit être réalisée par des paramédicaux et le médecin a le rôle de mise en place du plan de soins et de coordination entre les intervenants. Plusieurs pistes ont été abordées pour inciter les médecins généralistes à utiliser cette application. Le rôle de la première ligne dans la prévention et la place qu’elle occupe dans les pratiques des médecins généralistes a été discutée.
Conclusion :
L’application est difficilement utilisable par les médecins généralistes dans l’état de la pratique actuelle. Elle est plus adaptée à une pratique pluridisciplinaire et l’évaluation devrait être réalisée par des paramédicaux pour référer ensuite les patients vers le médecin généraliste. Elle a un intérêt en médecine générale par la vision holistique de la personne âgée qu’elle apporte. Plusieurs questions se posent sur les ressources humaines, matérielles et financières disponibles pour mettre en place ce type de projet. | Rouschop - Lara | Université de Liège | | QS41
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| Impact du changement dans l’évaluation du risque cardiovasculaire en prévention primaire des patients en médecine générale : transition du SCORE belge de 2011 au SCORE-2 européen (pays à bas risque) de 2021. | Introduction : La santé cardiovasculaire est un enjeu majeur en Belgique avec plus de 31.000 décès annuels. L'évaluation du risque cardiovasculaire en première ligne est cruciale pour la prévention. L’arrivée de la charte SCORE2 a redéfini le risque de nos patients.
Objectif : Comparer le risque cardiovasculaire SCORE belge 2011 et son successeur le SCORE2 2021 en pratique de médecine générale.
Méthode : Nous avons mené une étude prospective observationnelle quantitative sur des patients en médecine générale pour calculer et comparer leur risque SCORE belge 2011 et SCORE2 2021 sur l’année 2023.
Résultats : Sur les 45 individus inclus dans l’étude, les résultats ont montré des différences significatives dans le calcul du risque cardiovasculaire entre les deux chartes. Le passage au SCORE2 a entraîné des changements dans la classification du risque pour de nombreux patients. 50% et 25% des patients dont le risque estimé respectivement modéré ou bas selon le SCORE belge de 2011, ont vu leur risque augmenter vers la catégorie de risque élevé en utilisant le SCORE2 de 2021.
Discussion : La comparaison des deux tableaux soulève des questions sur la prise en charge préventive des patients à risque cardiovasculaire. Des implications pratiques, telles que la prescription d’hypolipémiant, peuvent découler de cette analyse. Notons également qu’il en ressort que les patients qui ont vu leur risque modifié étaient en grande partie des fumeurs ainsi que ceux qui souffraient de comorbidités comme le syndrome métabolique.
Conclusion : Cette étude souligne le déplacement significatif du risque cardiovasculaire estimé, chez un nombre considérable de patients en médecine générale, en passant du SCORE belge 2011 au SCORE2 2021. Les praticiens doivent réévaluer les patients anciennement classés à risque modéré ou bas avec le nouvel outil. Une adaptation de la prise en charge est recommandée (pour ceux adoptant le SCORE2). Des études plus étendues sont nécessaires pour consolider ces observations dans le contexte belge.
Mots clés : Cardiovascular Risk, SCORE2, SCORE, comparison, proscpective study, primary care, primary prevention.
| Renquin - Maxime | Université catholique de Louvain | | 31.005-K22-QR32
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| Quels sont les bénéfices et les risques du temps passé sur les écrans chez les enfants et les adolescents [6-18 ans] ? Evaluation et comparaison des aspects socio-éducatifs et médicaux sous forme d’une revue narrative de la littérature. | INTRODUCTION : L’écran numérique est devenu un outil incontournable dans notre société. Il a un impact négatif sur différentes problématiques de santé (obésité, troubles du sommeil, dépression, céphalées, troubles d’acuité visuelle, lombalgies…). Les guidelines actuelles préconisent une diminution du temps consacré aux écrans. Pourtant, objectivement, les enfants en âge scolaire et les adolescents les utilisent de plus en plus. Il convient donc de prendre d’autres aspects en considération.
OBJECTIF : Evaluer les aspects socio-éducatifs du temps passé sur les écrans et les mettre en perspective avec les aspects médicaux connus.
METHODE : Une revue narrative de la littérature a été réalisée pour synthétiser les risques et les bénéfices socio-éducatifs du temps passé sur les écrans chez les enfants et les adolescents. La recherche a été réalisée sur deux bases de données : Medline via PubMed et le Cairn.
RESULTATS : Cette étude a permis de sélectionner 19 articles. Elle extrait de chacun d’eux les aspects bénéfiques et les risques socio-éducatifs du temps passé devant les écrans.
DISCUSSION ET CONCLUSION : Le temps passé sur les écrans peut avoir à la fois des conséquences positives et négatives sur le développement moteur, cognitif et psycho-social des jeunes. Ce lien est modulé par de nombreux facteurs (type d’écran, contenu, contexte, méthode). Ces derniers peuvent représenter des leviers d’action à l’usage des médecins généralistes et des familles pour favoriser les bénéfices des écrans et limiter leurs risques. D’autres études sont nécessaires pour analyser précisément l’effet de chacun de ces facteurs et pour suivre l’évolution des technologies. | PITZ - Anne-Laure | Université de Liège | | QO4
-QC12
-QC13
-45.004-P24-QT33
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| La prise en charge du diabète de type 2 chez les personnes âgées de plus de 65 ans, quelles sont les perspectives d'amélioration dans le centre médical de Herstal? Une assurance de qualité. | Introduction : Le diabète de type 2 (DT2) est le type de diabète le plus fréquent et sa prévalence ne cesse d’augmenter. Alors qu’il existe des guides de bonnes pratiques concernant la prise en charge du DT2 de l’adulte, celle du patient âgé de plus de 65 ans reste un continuel débat. Cette population comporte plus de facteurs de risque cardiovasculaires, de comorbidités et est très hétérogène. Elle nécessite alors une prise en charge personnalisée par le médecin généraliste.
Méthode : C’est dans ce contexte que ce travail, de type assurance de qualité, a été réalisé. Une étude rétrospective a permis d’évaluer la prise en charge actuelle au centre médical de Herstal, suivie d’une étude qualitative et une formation présentée aux médecins généralistes dont le but était de déterminer les facteurs influençant le suivi des recommandations de bonnes pratiques de la prise en charge du DT2 chez les plus de 65 ans.
Résultats : nous avons constaté que la recommandation la mieux suivie était celle du LDL- cholestérol alors que celle qui était la moins bien suivie concernait l’IMC et donc le régime alimentaire. Parmi les facteurs identifiés lors des entretiens, nous retenons principalement une observance thérapeutique difficile, une éducation à la maladie sous optimale, des critères socio-économiques et intellectuels, l’institutionnalisation et bien d’autres.
Discussion et conclusion : Les résultats obtenus lors des entretiens sont en accord avec les facteurs identifiés dans la littérature. L’application des recommandations de bonnes pratiques n’est pas possible chez tous les patients de plus de 65 ans et cela relève du ressort du médecin généraliste. Plusieurs pistes d’amélioration sont discutées afin de faciliter le bon suivi de la prise en charge des patients âgés diabétiques de type 2 en médecine générale. | Vespa - Alessia | Université de Liège | | QC15
-QD32
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| Les antibiotiques arrivant en fin de vie, comment les prescrire en soins palliatifs ? : A scoping review. | Introduction : selon une étude nationale américaine, environ vingt-sept pour cent des patients reçoivent des antibiotiques durant leur dernière semaine de vie [1]. Cela semble s’expliquer par le risque augmenté de développer des complications infectieuses chez les patients se trouvant en soins palliatifs et en situation de fin de vie. L’initiation d’une antibiothérapie est une décision parfois difficile à prendre pour le médecin généraliste. Alors que l’émergence des résistances aux antibiotiques atteindra probablement son paroxysme dans les prochaines années, il semble dès lors plus que judicieux d’utiliser cette thérapie à bon escient qu’importe la situation médicale du patient. Face à une infection bactérienne, l’antibiothérapie pourrait être un outil supplémentaire dans le soulagement et l’amélioration des symptômes du patient palliatif. Toutefois, elle n’est pas sans risque et pourrait générer plus d’inconfort étant donné ses potentiels effets secondaires ou indésirables.
Objectif : amener à une prescription plus raisonnée des antibiotiques chez un patient en soins palliatifs et situation de fin de vie, en utilisant ces critères de jugements principaux : effet sur la qualité de fin de vie, amélioration ou soulagement des symptômes, effet sur la survie, prévalence des effets secondaires ou indésirables liés au traitement, impact sur/de l’antibiorésistance (prévalence des MDRO dans la population palliative et leur impact), facteurs de prescriptions des médecins.
Méthode : il s’agit d’une « scoping review », autrement dit, d’une « étude de la portée » qui a pour intention de réaliser une recension de la littérature médicale sur un sujet donné. La recherche a été réalisée dans trois bases de données : PUBMED, Embase et Google Scholar. Ce travail est scindé en deux recherches. D’abord, une recherche sur l’antibiothérapie chez les patients en soins palliatifs. Ensuite, une autre recherche sur l’antibiorésistance et son impact au sein de cette population. Par la suite, les résultats ont été discutés en commun.
Résultats : au total, onze études répondaient aux critères d’inclusion et ont été insérées dans cet « examen de cadrage ». Finalement, peu d’études rapportent une réelle amélioration des symptômes, sauf dans le cadre d’infections urinaires. Parmi ces études, l’une semble montrer que la mortalité n’est pas influencée par l’utilisation d’une antibiothérapie alors que d’autres suggèrent que la vie des patients peut être prolongée avec ce traitement. Parmi les études évaluant cet outcome, il semble que les patients en soins palliatifs ne sont pas plus exposés à l’apparition d’effets secondaires en cas d’antibiothérapie. En revanche, plusieurs études affirment que cette catégorie de patients qui bénéficie d’une antibiothérapie est plus fréquemment exposée au développement d’organismes multirésistants, ceux-ci pouvant parfois se transmettre à l’entourage.
Conclusion : le traitement par antibiotiques n’apparaît bénéfique que chez une minorité de patients en soins palliatifs et en situation de fin de vie notamment lors de la présence d’une infection urinaire. Des études futures sont encore nécessaires pour déterminer si l’antibiothérapie a un réel impact sur l’amélioration des symptômes des patients qui semblent présenter une infection bactérienne ou qui ont une infection bactérienne confirmée. Il semblerait également déterminant d’étudier de façon plus attentive la survenue d’effets secondaires ou indésirables liée à une quelconque antibiothérapie.
| Borgelion - Elisa | Université catholique de Louvain | | QD26
-50.001-QS41
-A85-A78 | |
| Quels sont les facteurs de risques modifiables de chutes retrouvés chez des patients qui séjournaient dans une maison de repos et de soins à Visé durant l'année 2022 ? | Introduction : Les chutes parmi la population âgée de plus de soixante-cinq ans représentent un problème sérieux et récurrent. Elles ont des conséquences importantes pour les personnes qui les subissent mais également pour la société. Elles sont souvent multifactorielles et les facteurs de risques de ces chutes sont nombreux ; cependant, certains d’entre eux peuvent être modifiés et rectifiés en première ligne de soins. L’objectif de ce travail est d’identifier les facteurs de risques modifiables en médecine générale qui ont été retrouvés au sein d’une maison de repos et de soins afin d’envisager des pistes de solutions.
Méthode : Ce travail de fin d’études consistait en une analyse rétrospective qualitative des dossiers de septante-trois patients qui résidaient dans une maison de repos et de soins à Visé en 2022, afin de rechercher les facteurs de risques modifiables suivants : un indice de masse corporelle (IMC) bas, des médicaments (opioïdes, psychotropes, antihypertenseurs, antiarythmiques, antiparkinsoniens, antidiabétiques, médicaments à effets anticholinergiques, digoxine), la polymédication, l’abus de substances, les facteurs environnementaux, le port de vêtements ou de chaussures inadaptés, les troubles de la vision ou de l’audition, les problèmes au niveau des pieds, les troubles urinaires, la carence en vitamine D, la peur de chuter, le diabète déséquilibré/hypoglycémies, l’hypotension orthostatique, les troubles de l’équilibre ou de la marche, le déficit de force musculaire/sarcopénie, l’hyponatrémie, la sédentarité, les troubles du sommeil ou la fatigue, la douleur, l’anémie, les infections, la dépression, la prise de risques/imprudences et l’ostéoporose.
Discussion et résultats : De nombreux facteurs de risques ont été retrouvés dans cette étude parmi les facteurs précités, principalement au niveau médicamenteux. Des facteurs associés à l’environnement ou associés au comportement des patients ont été beaucoup moins mis en évidence dans les dossiers de ceux-ci. Chaque facteur de risque est discuté dans ce travail.
Conclusion : Les chutes représentent un enjeu majeur d’un point de vue de santé publique et ne sont pas la conséquence inévitable de l’avancée en âge. La prévention en première ligne de soins est importante pour éviter les conséquences de ces chutes et elle est réalisable sur différents aspects de ces chutes. | Sumkay - Fanny | Université de Liège | | 45.011-A98-QC15
-QR31
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| Quelles sont les modalités d'introduction de la méditation en pleine conscience dans la prise en charge des lombalgies chroniques: revue de la littérature | Introduction : Les lombalgies ont une incidence et une prévalence importantes dans la population. La prise en charge des lombalgies chroniques doit être la plus adaptée possible au patient. Nous avons voulu explorer les modalités d’introduction de la méditation en pleine conscience, réputée efficace, dans la prise en charge des lombalgies chroniques.
Objectifs : Mettre en évidence les différentes modalités selon lesquelles la méditation en pleine conscience est introduite dans la prise en charge des lombalgies chroniques et évaluer leur efficacité.
Méthode : Une revue de la littérature a été réalisée, les bases de données suivantes ont été explorées via le moteur de recherche Ovid® : Medline et Psycinfo. La recherche a été réalisée de janvier 2023 à décembre 2023 et les articles pertinents pour notre étude entre 2010 et 2023 ont été sélectionnés. Après réflexion, seuls les essais cliniques randomisés et les revues de la littérature ont été conservés. Le risque de biais des essais cliniques randomisés a été évalué grâce à l’outil Revised-of-bias de la Cochrane Collaboration et seuls les essais cliniques randomisés à faible risque de biais ont été retenus. L’analyse de qualité des revues de la littérature et méta-analyses a été réalisée via A Mesurement Tool to assess systematic reviews.
Résultats : Huit études ont été retenues dans notre revue, cinq essais cliniques randomisés et trois revues de la littérature dont deux avec méta-analyses. Trois modalités d’introduction de la méditation en pleine conscience ont pu être mises en évidence, il s’agit de la Mindfulness-based stress reduction (MBSR), la Mindfulness-based cognitive therapy (MBCT) et la Meditation and Exercise to Treat Chronic Low Back (MeDExt). Dans la plupart des études, ces pratiques méditatives ont été comparées à l’absence de traitement, à des traitements habituels ou à d’autres types de psychothérapies comme la thérapie cognitivo-comportementale. Ces pratiques s’avèrent efficaces principalement dans la diminution de la limitation fonctionnelle chez les patients souffrant de lombalgies chroniques.
Conclusion : Cette revue de la littérature a permis de mettre en évidence les trois modalités d’introduction de la méditation en pleine conscience les plus étudiées dans la prise en charge des lombalgies chroniques. Ce travail semble confirmer leur efficacité sur l’impotence fonctionnelle, similaire aux autres thérapies cognitives. Néanmoins, leur accessibilité reste limitée.
| Scherpereel - Laurine | Université de Liège | | L03-58.002 | |
| Et mon rein docteur ? Recommandations de bonne pratique de la maladie rénale chronique dans la population à risque : Étude qualitative sur un échantillon de médecins généralistes de la province de Liège | Introduction : La maladie rénale chronique constitue un problème de santé mondial croissant en raison de sa prévalence, son impact sur la morbi/mortalité et de son impact financier. Le rôle crucial des médecins généralistes dans sa prise en charge est renforcé par la pénurie de néphrologues en Belgique et le sous-diagnostic documenté de cette pathologie. Ce travail vise à identifier les obstacles au diagnostic et à la prise en charge de la maladie rénale chronique, avec l’espoir de proposer des pistes d’amélioration.
Méthodologie : Pour atteindre ces objectifs, une recherche qualitative a été menée à travers quatre focus groups réunissant au total 30 médecins généralistes. Les données ainsi recueillies ont été analysées de manière thématique pour extraire les tendances et les défis principaux.
Résultats : La définition de la maladie rénale chronique est souvent mal comprise par les médecins généralistes, qui confondent fréquemment ce terme avec celui d’insuffisance rénale chronique. Le dépistage de la pathologie se concentre principalement sur le dosage de la glomerular filtration rate (GFR), avec un manque de prise en compte du dosage de l’albuminurie. En ce qui concerne la prise en charge, les médecins se sentent parfois démunis, en raison de la perception d’un éventail limité d’options thérapeutiques. Une fois les recommandations transmises, les médecins interrogés expriment leur surprise quant à certains points, comme l’importance du dosage de l’albuminurie dans la population à risque et l’utilisation de certains médicaments dans le traitement de cette pathologie. Plusieurs idées émergent quant à l’amélioration de la prise en charge de cette pathologie.
Conclusion : Notre étude confirme le rôle essentiel des médecins généralistes dans le dépistage et la prise en charge de la maladie rénale chronique. Cependant, il est nécessaire de renforcer la formation de ces professionnels pour une meilleure gestion de cette pathologie.
Mots clés : Médecin généraliste, Maladie rénale chronique, Recommandations de bonne pratique, Population à risque, Dépistage, Prise en charge
| Petitjean - Marie | Université de Liège | | QT32
-U14-QO4
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| L'apport de l'animal de compagnie chez nos patients âgés de plus de 75 ans. Regards croisés entre patients et médecins généraliste. | Introduction : En tant que médecin de famille, nous sommes parfois amenés à entrer chez nos patients âgés entourés de leurs proches humains ou animaux. En 2050, la population Belge comptera 25% de personnes de plus de 65 ans, et plus d’un quart de la population possède un animal de compagnie. Un lien très fort peut naitre de cette relation personne/animal.
Objectif : L’objectif de cette recherche a été d’évaluer les apports et les limites de la relation entre nos patients et leur(s) animal(aux) de compagnie(s) et l’impact sur notre pratique en médecine générale.
Méthodologie : Pour ce travail, une recherche de littérature a été réalisée. Par la suite, deux groupes d’entretiens semi dirigés ont été réalisés. Nous avions donc un groupe patient et un groupe médecin afin de réaliser un regard croisé entre ces deux populations et une mise en parallèle avec la littérature.
Résultats : Les quatorze entretiens semi dirigés réalisés ont pu mettre en évidence les différents apports de la relation patient/animal de compagnie sur la santé de nos ainés. Les bienfaits sont divers et variés, ils vont de la compagnie qu’apporte l’animal aux bienfaits sur le moral et la santé physique du patient, en passant par l’occupation et la responsabilisation de la personne âgée. Toutefois, il est apparu aussi que l’animal peu éventuellement devenir un poids quotidien en mettant à l’épreuve les capacités physiques ou financières. Nous avons pu aussi remarquer, que l’intégrité physique de la personne pourrait être mise en jeu par le risque de chute ou de morsure.
Discussion : Tous les résultats obtenus, ont ensuite été comparés à ceux obtenus par la recherche de littérature. Par la suite, nous avons discuté de l’impact que ceux-ci pourraient avoir sur notre prise en charge de nos patients en médecine générale.
Conclusion : Cette relation amène de nombreux challenges pour le médecin traitant. Le patient est un être biopsychosocial. Pour appréhender sa santé au mieux, le prestataire de soins est en première ligne pour une prise en charge holistique de la personne comprenant son milieu de vie et donc son animal.
| Ver Eecke - Adeline | Université catholique de Louvain | | P25-QS41
-QC15
-QD12
-QP4
-QP43
-QP5
-QR31
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| Désaccord entre le médecin généraliste et le représentant d’un patient n’ayant plus de capacité décisionnelle : quels sont les droits et les devoirs du médecin et quels sont ceux du patient ? Revue de littérature et création d’un algorithme décisionnel | En médecine générale, la prise en charge de patients n’ayant plus la capacité de prendre des décisions concernant leur propre santé est monnaie courante. Par ailleurs, le vieillissement de la population et par extension l’augmentation de la prévalence de maladies diminuant la capacité décisionnelle comme la démence, ne fait qu’augmenter ce phénomène. Ces patients seront alors représentés dans leurs droits par un représentant légal. Ce travail porte sur le désaccord entre le médecin généraliste et le représentant d’un patient n’ayant plus de capacité décisionnelle avec pour objectif principal de mettre en évidence les droits et les devoirs du médecin et ceux du patient dans cette situation précise.
Une revue non-exhaustive de littérature médicale et principalement juridique a été réalisée entre mars 2023 et février 2024 avec comme sources principales le code de déontologie médicale belge, la législation belge, le Code Pénal belge et le Code Civil belge.
Sur base de la hiérarchie de représentation du patient, des différentes lois en application dans cette situation et des différentes exceptions ou jurisprudences, nous avons établi un algorithme décisionnel. Celui-ci comprend la représentation du patient, l’information et la discussion avec ce dernier et son entourage, les volontés anticipées, la prise de décision et la situation de conflit avec un guide de résolution.
Ce travail a permis de reprendre les différentes notions principales à la bonne compréhension de la situation, de les synthétiser et de proposer un algorithme décisionnel pouvant servir de guide à la résolution du conflit entre médecin et représentant du patient. Tout ceci avec comme objectif de faciliter les interactions médecin-patient au sens large, améliorer la prise en charge personnalisée du patient et le bien-être du médecin généraliste au travail. | Motte - Archibald | Université catholique de Louvain | | QD6
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| Évaluation de l’outil du Centre Fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE) relatif à la prise en charge des infections sexuellement transmissibles : étude qualitative auprès de médecins généralistes liégeois. | Introduction : en Belgique, comme à l’échelle mondiale, le nombre de cas de certaines infections sexuellement transmissibles (IST) est en augmentation. Pour lutter contre cette augmentation, la prévention passe par des moyens de protection de dépistage et de traitement. Dans cette lutte, le médecin généraliste joue un rôle primordial. Hors, seule une faible proportion des diagnostics des IST se fait chez le médecin généraliste. Face à ces informations, le centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) a lancé un outil d’aide à la consultation, interactif, pour la prise en charge des IST destiné à assister les professionnels de la santé, notamment les médecins généralistes.
Méthodologie : cette étude emploie une méthodologie qualitative basée sur des entretiens semi-dirigés de onze médecins généralistes, combinée à une analyse documentaire de ressources scientifiques nationales et à la participation à des formations. La collecte et l'analyse des données visent à explorer les perceptions et expériences relatives à l'outil KCE pour les IST. Le recrutement ciblé et l'analyse thématique des entretiens ont permis d'atteindre une saturation des données.
Résultats : la première partie relate les difficultés à aborder le sujet de la sexualité ainsi qu’à faire de la prévention lors d’une consultation de médecine générale. Pour la seconde partie, l’outil est perçu comme clair et intuitif, adapté à la pratique de médecin généraliste. Globalement l’ensemble des informations nécessaires s’y trouvent. Mais certains se montrent réticents à appliquer à la lettre les dernières recommandations préconisées par le KCE.
Discussion : l'outil KCE centralise sur une seule page web les dernières recommandations, offrant ainsi un avantage par rapport à d'autres ressources. Pour l’améliorer et le promouvoir diverses pistes ont été proposées. De plus, en accord avec la littérature, l'abord de la sexualité requiert un travail approfondi pour permettre la discussion sur les IST et les risques associés.
Conclusion : l'outil KCE pour les IST, précieux mais sous-utilisé, doit être davantage promu pour son usage en médecine générale, surtout face à l'augmentation des IST. Il est également important de briser la barrière autour de la sexualité pour pouvoir entamer une discussion autour de la prévention et la gestion des IST.
| Hedia - Myriam | Université de Liège | | | |
| Obésité: une épidémie sous-traitée? Recherche de freins et leviers dans la prise en charge de l'obésité chez l'adulte en médecine générale. Etude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes de la région de Charleroi. | Contexte :
En 2022 selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une personne sur huit était obèse soit 16% de la population mondiale.(1) En Belgique, l’Enquête de Santé réalisée en 2018 par Sciensano faisait état de 15.9% d’obésité au sein de notre population.(2) Depuis plusieurs décennies, ces chiffres alarmants s’avèrent en constante augmentation et ce malgré les efforts fournis notamment en termes de prévention.
Méthodes :
La réalisation d’entretiens semi-dirigés à l’aide d’un questionnaire a été effectuée auprès de 8 médecins généralistes en exercice. Ces entretiens anonymes ont été retranscrits et analysés.
Résultats :
L’analyse des différents entretiens a permis de mettre en évidence les facteurs facilitants et limitants la prise en charge de l’obésité chez l’adulte en médecine générale. Les facteurs limitants peuvent ainsi dépendre du praticien, comme la démotivation, le manque de formation, la stigmatisation du patient obèse ou encore le manque de temps à accorder à cette plainte complexe. D’autres freins semblent liés au patient lui-même comme le déni, le manque de motivation au changement ou encore un profil socio-économique défavorable. Enfin, le contexte sociétal joue également un rôle limitant avec, par exemple, une banalisation de la maladie et de ses complications. Des facteurs favorisants ont également pu être extraits comme le travail en équipe multidisciplinaire ou différents moyens de communication permettant d’aborder le sujet plus facilement.
Conclusion :
Cette étude a permis, malgré ses limites, de mettre en évidence une certaine démotivation des professionnels de santé face à la problématique de l’obésité. Néanmoins, notons que l’intérêt pour le sujet et la conscientisation à la nécessité d’une réaction médicale restent bien présents.
Cette étude a également pu mettre en lumière la complexité que représente pour le médecin généraliste la prise en charge de l’obésité chez l’adulte. L’analyse des différents témoignages a ainsi permis de cibler divers freins et leviers que rencontrent les praticiens lors de leur pratique quotidienne. La conscientisation des professionnels de santé à ces résultats devrait amener à une remise en question et à l’amélioration de certaines pratiques cliniques.
De plus, l’intérêt général manifesté par les participants quant au sujet de cette étude a permis d’établir des pistes concrètes d’amélioration. Leur mise en place, bien que complexe et multifactorielle, semble porter l’espoir de changements concrets.
| Tilmant - Cédric | Université catholique de Louvain | | T82-QS41
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| Les personnes sans-abri et leur accès au cabinet de médecine générale. Leurs points de vue sur les obstacles et les éléments facilitateurs. Étude à Seraing. | 1. Introduction : La Belgique est confrontée à un problème majeur de sans-abrisme. Bien que
le nombre exact de sans-abri reste difficile à évaluer. Les sans-abri sont confrontés à des
problèmes multiples, et ont un recours limité aux soins de santé de première ligne, malgré
un système de santé qui semble performant. Nous nous sommes rendus dans une
structure de la ville de Seraing pour interroger des sans-abri. L’objectif de ce travail était
de comprendre les obstacles et les facilitateurs de la prise en charge médicale des sans-abri du point de vue des patients eux-mêmes.
2. Méthode : Ce travail de recherche qualitative a commencé par une recherche
bibliographique couvrant des articles scientifiques et de la littérature grise. Puis deux
phases d’enquêtes qui ont impliqué des entretiens individuels avec des travailleurs sociaux
et de la santé dans un premier temps et des sans-abri de la ville de Seraing dans un
deuxième temps. Cette première phase a permis d’enrichir le guide d’entretiens de la
deuxième phase. La deuxième phase, le cœur de ce travail, a permis d’identifier des
thèmes principaux et des sous-thématiques qui ont ensuite été analysés et classés en
freins et facilitateurs.
3. Résultat : Les entretiens avec les sans-abri ont révélé majoritairement des freins et
quelques facilitateurs en relation avec huit grands thèmes : les conditions de vie, leur
capacité à entreprendre, leur santé, les relations avec les professionnels, l'accès aux soins,
leurs priorités, les structures d’accueil, la distinction entre les soins d'urgence et les
consultations chez le médecin généraliste. Ces thèmes étaient détaillés sous différents
angles rencontrés par les sans-abri, tels que la violence quotidienne, les difficultés d'accès
aux soins et le manque de stabilité, tout en soulignant l'importance des relations de
confiance avec les professionnels de la santé et la nécessité d'une approche intégrée.
4. Conclusion : La diversité des profils des sans-abri et les multiples obstacles à l'accès aux
soins soulignent le besoin d'une approche globale pour répondre à leurs besoins. Leurs
expériences traumatiques, leurs difficultés financières et administratives renforcent leur
vulnérabilité. Les relations avec les professionnels de la santé sont cruciales, mais la
méfiance causée par des expériences négatives peut entraver l'accès aux soins. Des
politiques doivent également être menées afin de créer des structures intégrant des
services médicaux, sociaux et psychologiques pour répondre efficacement à leurs besoins
de santé durablement. | Raynal - Julien | Université de Liège | | QC33
-QP21
-QS4
-QO4
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| Impact psychosocial des maladies cutanées chroniques : quel rôle pour le médecin généraliste ? | Contexte : La peau est l’organe le plus large de l’organisme, mais surtout le plus visible. D’après l’Académie Européenne de Dermatologie et de Vénérologie (EADV), plus de la moitié de la population souffre un jour d’un problème de peau. Un tiers des patients atteints de maladie cutanée chronique souffre de répercussions psychologiques (anxiété, dépression, idées suicidaires). Cependant, la prise en charge de cet aspect psychosocial semble lacunaire et la place du médecin généraliste est très peu documentée dans la littérature.
Méthode : Une recherche qualitative a été effectuée auprès de 9 médecins généralistes et assistants exerçant à Bruxelles, au moyen d’entretiens semi-dirigés. Le but était d’explorer les freins et les difficultés des médecins généralistes dans la prise en charge de l’impact psychosocial des maladies cutanées chroniques, ainsi que d’identifier d’éventuelles pistes d’amélioration.
Résultats : Les résultats ont montré que le principal frein à la prise en charge de l’impact psychosocial des maladies cutanées chroniques réside dans le manque de conscientisation des médecins généralistes et assistants face à l’importance de cet impact psychosocial. D’autres difficultés ont été évoquées, tels que le temps de consultation nécessaire à ces prises en charge, le manque d’outils, ainsi que la difficulté de collaboration avec les dermatologues. Néanmoins, les médecins semblaient d’accord sur l’importance de leur place dans la prise en charge psychosociale des patients, et notamment dans le cadre d’une pathologie cutanée chronique.
Plusieurs pistes d’amélioration sont proposées dans ce travail, visant notamment la sensibilisation des médecins et futurs médecins à l’impact psychosocial des maladies cutanées chroniques, ainsi que l’amélioration de la collaboration avec la deuxième ligne.
Conclusion : Cette étude met en évidence le rôle important que doit jouer le médecin généraliste dans la prise en charge de l’impact psychosocial des maladies cutanées chroniques, notamment par la proximité avec les patients et la disponibilité en première ligne. Cependant, il reste un travail de sensibilisation et d’outillage des médecins généralistes afin de parvenir à une prise en charge optimale.
| Kassoul - Amina | Université catholique de Louvain | | S99-S29-P99-A98-QR31
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| Le dépistage du mésusage de l'alcool par les médecins généralistes de la Province de Liège : une étude qualitative. | La consommation d'alcool en Belgique pose un défi majeur en matière de santé publique, avec des niveaux élevés de consommation et des conséquences graves sur la santé et la société. Malgré le rôle crucial des médecins généralistes dans le dépistage du mésusage de l'alcool, des lacunes persistent dans leurs pratiques, notamment en Province de Liège.
Cette étude a examiné les pratiques de dépistage des médecins généralistes dans la région, mettant en évidence plusieurs obstacles, tels que le manque de formation spécifique, le manque de temps en consultation et la stigmatisation associée à l'alcoolisme. Les résultats indiquent que seulement la moitié des médecins interrogés réalisent un dépistage systématique, et l'utilisation des outils de dépistage est limitée.
Face à ces défis, des pistes d'amélioration sont proposées, notamment le renforcement de la formation des praticiens, la sensibilisation accrue de la population aux risques liés à la consommation d'alcool et des mesures politiques plus strictes pour limiter l'accès et la promotion de l'alcool.
En conclusion, cette étude souligne l'urgence d'une approche concertée et holistique pour aborder le problème complexe du mésusage de l'alcool. En investissant dans la formation des praticiens, en renforçant les politiques de santé publique et en favorisant la collaboration entre les acteurs du système de santé, nous pouvons espérer améliorer la détection précoce et la prise en charge efficace du mésusage de l'alcool, contribuant ainsi à promouvoir la santé et le bien-être de la population dans son ensemble. | Duchesne - Romain | Université de Liège | | P15-P16-QD41
-QD42
-QS41
-QS4
-QR31
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| Quels sont les freins et les facteurs favorisants à l’utilisation des recommandations de bonne pratique en médecine générale en Belgique francophone ? | Introduction
L’Evidence Based Medecine (EBM), développée dans les années 90, est devenue incontournable dans la médecine moderne. Un objectif de l’EBM est l’amélioration de la qualité des soins dispensés aux patients tout en réduisant les effets indésirables.
Pour sa mise en pratique, les médecins peuvent s’appuyer sur les guidelines.
En Belgique, il existe un vaste réseau de sources de recommandations de bonne pratique (RBP). Cependant, on constate une sous-utilisation des RBP tant dans la littérature que dans la pratique de terrain.
Objectif
Le but de cette étude était d’identifier les freins et les facteurs favorisants à l’utilisation des recommandations de bonne pratique en médecine générale en Belgique francophone.
Méthodologie
Une étude qualitative a été réalisée sur base d’entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes exerçant en Belgique francophone. Le guide d’entretien rédigé au préalable, a servi de fil conducteur pour les différentes interviews.
Les résultats obtenus ont ensuite été analysés par la méthode d’analyse thématique inductive.
Résultats
Pour cette étude, 10 médecins généralistes aux profils d’âge, d’années d’expérience et de types de pratique différents ont été interrogés. Des leviers, des obstacles et des facteurs mixtes à l’utilisation des RBP ont été identifiés après l’analyse des résultats.
Le travail en équipe est le principal facteur favorisant qui a été mis en évidence. Les freins les plus importants qui ont été dégagés, sont le manque de temps disponible pour la recherche scientifique, l’absence d’une plate-forme facile d’accès, qui centralise les différentes RBP ainsi que des guidelines trop longs, mal présentés et rédigés en anglais.
Conclusion
L’étude réalisée a permis d’identifier les freins et les facteurs favorisants à l’utilisation des RBP. Des pistes de stratégies pour améliorer l’implémentation des RBP ont été proposées.
Mots-clés MeSH
Médecins généralistes, freins, facteurs favorisants, implémentation des guidelines, recommandations de bonne pratique | Annet - Coraline | Université catholique de Louvain | | QR31
-QS41
-QT31
-QT32
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| Quels sont les connaissances actuelles, les effets secondaires et l’efficacité potentielle de la contraception thermique masculine ? Une revue de la littérature sous l’angle des enjeux et des conséquences futures. | Introduction : À l’heure actuelle, les méthodes de contraception féminine sont multiples et variées tandis que les hommes ont un choix plus restreint. Cependant, le nombre de grossesses non désirées reste élevé. Cela pourrait indiquer qu’il existe un besoin insatisfait en matière de contraception. Ainsi, depuis plusieurs années, des recherches concernant de nouveaux moyens de contraception masculine sont réalisées. Parmi ceux-ci, la contraception masculine thermique, fondée sur l’hypothèse qu’une augmentation de la température scrotale affecte négativement la spermatogenèse, pourrait être une piste intéressante.
Par conséquent, l’objectif de ce travail est de répondre à la question suivante : quels sont les connaissances actuelles, les effets secondaires et l’efficacité potentielle de la contraception masculine thermique ?
Méthode : La méthodologie de ce travail est basée sur une recherche de la littérature scientifique. Les études admises devaient correspondre à des critères d’inclusion préalablement choisis.
Résultats : Au total, 14 articles ont été retenus et analysés. Ces références évaluent les répercussions d’une augmentation de la température testiculaire sur la spermatogenèse. Parmi ceux-ci, 13 semblent montrer un effet significatif. Néanmoins, seulement 3 articles mesurent l’efficacité contraceptive d’une hyperthermie testiculaire induite.
Discussion : En fonction des études, différentes méthodes d’exposition à la chaleur ont pu être mises en évidence : l’isolation scrotale, la remontée des testicules en position suprascrotale et les méthodes diverses. Parmi celles-ci, la méthode de remontée testiculaire parait la plus pratique et efficace. Toutefois, il pourrait être intéressant d’uniformiser un dispositif unique et d’instaurer des critères précis d’utilisation dans le but de réaliser des essais cliniques de plus grande ampleur afin d’obtenir la validation potentielle de ce moyen de contraception.
Conclusion : Cette revue de la littérature semble confirmer qu’une hyperthermie testiculaire provoquerait des altérations de la spermatogenèse. Celles-ci peuvent vraisemblablement être utilisées à des fins contraceptives, mais ne sont pas reconnues à l’heure actuelle. Cette méthode contraceptive permettrait aux hommes de prendre une part de responsabilité dans ce domaine qui est depuis longtemps assuré presque exclusivement par les femmes. | Bouzid - Jessica | Université de Liège | | Y14-QC21
-QC14
-QD27
-QP52
-QT33
-QO4
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| Le déficit en alpha-1 antitrypsine est-il une affaire du spécialiste ? | Introduction : en médecine générale, nous sommes souvent confrontés à des patients présentant une majoration de leurs enzymes hépatiques attribuée (à tort ?) à de la stéatose hépatique. Tout comme nous rencontrons également des patients BPCO qui n’ont aucune histoire tabagique. Or, nous savons que le déficit en alpha-1 antitrypsine peut être à l’origine de ces deux entités. Il est toutefois rare que nous y attribuions de l’importance lors de la mise au point de ces deux pathologies. Était-ce une erreur ? Pourquoi n’y pensons-nous pas ? Finalement, le DAAT est-il une affaire de spécialiste ?
Méthodes : utilisation de PubMed, Embase et Google Scholar avec les meSH ci-après : alpha-1 antitrypsin deficiency, alpha-1 antitrypsin, Serpina 1, prevalence, epidemiology, Belgium, Europe, PIMZ, PI*Z, PI*S, PIZZ, PISZ, et PISS.
Résultats : le DAAT est une maladie génétique héréditaire codominante dont les allèles S et Z sont responsables de la grande majorité des phénotypes de la maladie. 1 à 3% des patients BPCO présenterait un déficit sévère en AAT. Le phénotype PIZZ en est responsable à 96% et est à l’origine des manifestations cliniques les plus importantes. La forme hétérozygote PIMZ concernerait 3,1% de la population belge et est un cofacteur important au développement des pathologies précitées en présence des facteurs de risque adéquats. La prise en charge repose sur un dosage sanguin de l’AAT suivie d’un phénotypage ou d’un génotypage et d’un conseil génétique. Le traitement repose en Belgique sur les mesures hygiéno-diététiques.
Discussion : le DAAT reste une pathologie sous-diagnostiquée en raison de la pénétrance variable de la maladie, du manque de spécificité des manifestations cliniques, de l’absence de remboursement du traitement et du dosage de l’AAT qui peut être normal dans les formes hétérozygotes. Aussi, l’absence de traitement incite au questionnement quant à l’initiation d’un conseil génétique, et du risque de mettre alors en évidence des informations qui n’étaient initialement pas souhaitées.
Conclusions : le DAAT confirme l’importance du médecin généraliste dans son rôle de prévention. Certains des outils diagnostiques sont à sa portée, il doit toutefois inscrire ces recherches dans le cas particulier du patient en revoyant constamment la balance bénéfices-risques des potentielles découvertes.
Mots clés : alpha-1 antitrypsine, BPCO, cirrhose, PIMZ et PZZ.
| Humbeeck - Clara | Université catholique de Louvain | | | |
Les facteurs limitants de la prescription anticipée chez les patients en soins palliatifs à domicile Factors limiting anticipatory prescribing in palliative care patients at home | Introduction : La prise en charge au domicile de patients en soins palliatifs fait partie intégrante du travail du médecin généraliste. Cette prise en charge est dépendante de chaque médecin et varie selon sa sensibilité et son expérience. Dans les pays anglo-saxons, la prescription anticipée tend à se répandre au sein de la première ligne de soins. Celle-ci correspond à la prescription et à la mise à disposition de médications avant que le patient en
ait besoin. L’objectif de ce travail est de connaitre les facteurs limitants de cette pratique chez des patients en soins palliatifs à domicile dans la région verviétoise.
Méthodologie : Une première étape de recherche dans la littérature m’a permis de réaliser un canevas d’entretien. Avec celui-ci, j’ai réalisé des entretiens semi-structurés en interrogeant des médecins généralistes. Ces entretiens comportaient deux parties : la première questionnait la manière dont leur prise en charge était réalisée en pratique ; la deuxième était une critique des recommandations anglaises et leur éventuelle application dans la pratique belge.
Résultats : Les résultats montrent qu’il existe peu de limitations à la prescription anticipée chez les médecins généralistes. Celles-ci reposent surtout sur la crainte d’un mésusage des médications mises à disposition, autant par la famille que par les infirmier(e)s. Ils pointent aussi une augmentation toujours plus importante des charges administratives si cela devenait obligatoire. Le gaspillage de médicaments est aussi apparu comme un frein. Mais celui qui
semble le plus important est le manque de confiance entre le médecin généraliste et l’équipe infirmière qui s’occupe du malade.
Discussion : Peu d’études portent sur le ressenti des médecins généralistes sur cette thématique. Les limitations données par ceux-ci dans ce travail sont en accord avec celles relevées dans la littérature. Une des limitations majeures est le rôle des infirmier(e)s dans l’administration de médicament. En Belgique, celui-ci est encadré par un arrêté royal qui décrit le rôle et les obligations du médecin et des infirmier(e)s dans ce type de pratique.
Conclusion : Ce travail met en avant plusieurs limitations à la prescription anticipée. Les médecins généralistes interviewés semblent ouverts à la discussion sur l’amélioration de leur pratique et sont convaincus de l’intérêt de garantir le confort du patient restant à domicile. Introduction : Managing palliative care patients at home is an integral part of the GP's work. How to deal with this type of cases depends on each doctor's sensitivity and experience. In Anglo-Saxon countries, anticipatory prescribing is tending to spread within the first line of care. This involves prescribing medication and making it available before the patient needs it. The aim of this study is to identify the factors limiting this practice in palliative care patients at home.
Methodology : An initial literature search enabled me to draw up an interview framework. Using this framework, I conducted semi-structured interviews with general practitioners. These interviews consisted of 2 parts. The first, how their care was provided in practice. In the second part, GPs were asked what their opinions were about the English recommendations and their application in Belgian practice.
Results : The results show that there are few limitations to anticipatory prescribing among GPs. These are mainly based on the fear of misuse of the medication made available by the doctor, by both family and carers. The results also point to the heavy administrative burden a compulsory anticipatory prescribing would entail. Wastage of medication was also identified as a barrier, but the most important seems to be the lack of trust between the GP and the nursing team caring for the patient.
Discussion : Few studies have looked at how GPs feel about this issue. The limitations given by GPs in this study are in line with those found in the literature. One of the major limitations is the role of nurses in administration of medication. In Belgium, this is governed by a royal decree which describes the role and obligations of doctors and nurses in this type of practice.
Conclusion : This study highlights several limitations to anticipatory prescribing. The GPs interviewed appear to be open to discussion about improving their practice and are convinced of the importance of guaranteeing the comfort of patients remaining at home. | Schnitzler - François | Université de Liège | | QD26
-QD325
-QS41
-QR31
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| Quelle est l’expérience des médecins généralistes concernant les obstacles et les facilitateurs identifiés pour le dépistage de la dénutrition chez les personnes âgées ? Quelles solutions ont déjà été trouvées pour pallier aux difficultés rencontrées ? Analyse qualitative. | Introduction
La dénutrition de la personne âgée est une pathologie fréquente mais qui reste sous-diagnostiquée malgré l’enjeu majeur de celle-ci au niveau de la santé individuelle et de la santé publique. Malgré le développement d’outils diagnostiques pour pallier à ceci, la situation reste inchangée. Il existe donc des freins au dépistage de la dénutrition par la première ligne de soins. Le but de cette étude était d’identifier ces obstacles ainsi que les solutions apportées par les médecins pour y pallier, de mettre en évidence les facilitateurs et d’avoir leur avis sur le moyen d’encourager le dépistage.
Méthodologie
Il s’agit d’une étude qualitative. Des entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de dix médecins généralistes ou assistants en médecine générale à l’aide d’un guide d’entretien.
Résultats
Plusieurs freins ont été identifiés par les médecins. Parmi ceux-ci, on retrouve le manque de sensibilisation, le manque de connaissances, le manque de ressources, le manque de temps avec une priorisation des pathologies, les réticences du patient et les difficultés de la prise en charge qui peuvent freiner certains à dépister. Quant aux facilités, tous ont évoqué la maison de repos pour différentes raisons : la prise du poids, le suivi de celui-ci, le suivi des ingesta et la présence d’un diététicien. Les aides familiales et le fait que le patient aborde de sa propre initiative le sujet ont aussi été cités comme facilitateurs.
Conclusion
Les freins identifiés dans cette étude étaient donc similaires à ceux identifiés dans la littérature. Le principal facilitateur était la maison de repos. Plusieurs suggestions ont été évoquées pour pallier à ce sous-diagnostic, telles que la revalorisation de la médecine préventive, la création de campagne de sensibilisation, la collaboration pluridisciplinaire et l’utilisation d’outils diagnostiques.
Mots-clés : dénutrition, personne âgée, médecins généralistes, dépistage Background
Malnutrition of elderly people is a frequent but under-diagnosed disease, despite its major impact on individuals and public health. The situation remains unchanged despite the development of diagnostic tools to address this. Therefore, there are barriers to the screening of malnutrition by the first-line health caregivers. The aim of this study was to identify these obstacles and the solutions provided by general practitioners to overcome them, to highlight the facilitators and to obtain their opinions on how to encourage screening.
Method
This is a qualitative study. Semi-structured interviews were conducted with ten general practitioners or general practitioner assistants, using an interview guide.
Results
Several obstacles were identified by the doctors. These included lack of awareness, lack of knowledge, lack of resources, lack of time to prioritize pathologies, patient reluctance and the difficulties to manage this issue, which may deter some from screening. As for facilities, all mentioned the nursing home for different reasons: weighting the patient, weight monitoring, monitoring of ingesta and the presence of a dietician. Family helpers and the fact that the patient brings up the subject on his or her own initiative were also cited as facilitating factors.
Conclusion
The barriers identified in this study were therefore similar to those identified in the literature. The main facilitator was the nursing home. Several suggestions were put forward to overcome this under-diagnosis, such as upgrading preventive medicine, creating awareness campaigns, multi-disciplinary collaboration and the use of diagnostic tools.
Keywords : malnutrition, aged, general practitioners, screening | Creutz - Chloé | Université de Liège | | 31.003-QC15
-T05 | |
| Comment réaliser des téléconsultations efficaces, sécurisées qui répondent aux attentes des patients : création d'un outil destiné aux médecins généralistes | Introduction : Les téléconsultations offrent une nouvelle opportunité d’améliorer l’accès aux soins. Cela étant crucial dans un contexte de pénurie de médecins généralistes dont la Belgique est victime. Il est donc important d’optimaliser leur utilisation en s’assurant de leur efficacité, sécurité et adaptabilité aux besoins des patients.
Objectifs : explorer les éléments pour assurer des téléconsultations de qualité et analyser les attentes des patients. Proposer sur base de cela, une guideline pour des téléconsultations sécurisées, efficaces centrées sur les attentes et besoins du patient en médecine générale.
Méthodologie : la recherche de littérature a été effectuée entre mai 2023 et fin mars 2024.
Résultats et discussion : 55 articles ont été inclus et cités dans cette revue. Concernant le côté pratique et technique, les téléconsultations obéissent aux mêmes lois que les consultations en présentiel, c’est-à-dire une obligation de moyen et non de résultats. Il existe une pléthore d’outils disponibles pour mener à bien les téléconsultations, le mieux est d’en choisir un qui est sécurisé et assure un cryptage des données. Il est important de réaliser un processus de tri efficace pour déterminer l’éligibilité du patient, cela passe par avant tout écarter toutes les situations d’urgence. Pour ce qui est des attentes des patients, la satisfaction est globalement excellente mais des améliorations peuvent être apportées notamment au niveau de la communication mais aussi en offrant des plages horaires variées et en privilégiant des appels vidéo dans un environnement neutre et intime. Enfin, pour les patients, les téléconsultations devraient servir pour renouveler des ordonnances, assurer le suivi de pathologies chroniques, la prise en charge de pathologies bénignes ne nécessitant pas d’examen clinique ou encore répondre à des questions de dépistage et prévention.
Conclusion : pour assurer des téléconsultations efficaces, sécurisées et répondants aux attentes des patients, il faut respecter la législation en vigueur, utiliser des outils simples et sécurisés mais également réaliser un triage efficace. Il est important de respecter les attentes des patients en utilisant les téléconsultations dans le cadre de motifs jugés appropriés tout en maintenant une bonne communication et en préservant leur intimité et sécurité.
Mots-clés : téléconsultation, perspectives des patients, guideline, médecine de famille. | Golinveau - Madison | Université de Liège | | QP4
-QT32
-QS41
-46.001-QT33
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| Maitrise du système de facturation des biologies cliniques par les médecins généralistes en Belgique francophone : État des lieux et pistes d’amélioration | L’analyse biologique est un examen de base en médecine générale. Cet examen a néanmoins un coût. Cette étude vise à évaluer la maitrise actuelle du système de facturation des analyses biologiques par les médecins généralistes en Belgique francophone et à proposer des pistes d’amélioration.
Une étude quantitative a été réalisée au moyen d’un questionnaire auprès des médecins généralistes en Belgique francophone. Le questionnaire évaluait la maitrise, ressentie et pratique, du système de facturation des biologies cliniques. Les données récoltées ont été analysées au moyen de méthodes descriptives et comparatives.
Les exercices d’estimation de prix et les auto-évaluations révèlent un niveau de connaissance limité. Les participants expriment un intérêt certain pour l'approfondissement de leurs connaissances dans ce domaine. Toutefois, il existe un risque significatif de biais qui limite la fiabilité de ces résultats.
Cette étude ne permet pas de définir précisément le niveau de maitrise actuel, bien qu’elle révèle une connaissance imprécise du système. Il est donc évident que celui-ci reste perfectible. Des pistes d’amélioration sont proposées. | Cornet - Julien | Université catholique de Louvain | | QR7
-34.000-34.14-QR32
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| La prescription de compléments multivitamines en prévention primaire en médecine générale | Contexte : La consommation de compléments multivitamines est largement répandue aux Etats Unis et en Europe et il existe un contraste assez important entre les attentes des patients utilisant ces produits et les données de la littérature. Quel est le rôle du médecin généraliste dans ce problème complexe ?
Objectif : Déterminer les éléments qui influencent la prescription de compléments multivitamines en prévention primaire en médecine générale chez des patients adultes en bonne santé, hors grossesse, maladie chronique ou carence connue, en Belgique francophone.
Méthodologie : Approche qualitative avec collecte des données par la tenue d’entretiens individuels semi-dirigés et analyse thématique des données collectées.
Résultats principaux : Dix-sept sous thèmes ont été identifiés puis regroupés en cinq thèmes principaux. Ces cinq grands thèmes sont les suivants : L’influence du patient, l’influence du médecin sur sa propre prescription, l’influence des stratégies de marketing, l’influence d’un autre professionnel de la santé et la prescription en tant que telle.
Conclusion : De nombreux éléments peuvent potentiellement exercer une influence lorsqu’il s’agit de prescrire un complément multivitamines. Il est pertinent de chercher à reconnaitre ces éléments, et à comprendre leur influence, afin de mieux en saisir la portée et ainsi de limiter leur impact sur notre pratique quotidienne.
Mots clés : Compléments multivitamines, prévention primaire, médecine générale. | Chabot - Xavier | Université catholique de Louvain | | QO4
-QP51
-50.006-QD41
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| Comment les médecins généralistes, les cardiologues et les gériatres se positionnent-ils face à la prescription de statines en prévention primaire chez les personnes âgées de 75 ans et plus ? | Introduction : La prévention des maladies cardiovasculaires est primordiale car il s’agit de la
cause principale de décès dans le monde. L’un des principaux facteurs de risques
cardiovasculaires est l’hypercholestérolémie. Cette dernière peut être contrôlée via des
mesures hygiéno-diététiques ou via un traitement pharmacologique tel qu'une statine. Les
patients gériatriques étant peu représentés dans les études, la mise en place de statine en
prévention primaire dans cette population fait l’objet de controverses. Cette étude permet
de mettre en lumière la position des médecins généralistes, cardiologues et gériatres face à
ce sujet, ainsi que les différents facteurs influençant leur prise en charge.
Méthode : Des recherches dans la littérature ont d’abord été effectuées. Il s’agit ensuite
d’une étude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes, de cardiologues et de
gériatres de la région liégeoise. Ils ont été interrogés lors de focus groups, grâce à un guide
d’entretien. Une analyse thématique de contenu des entretiens a été réalisée et une mise en
parallèle avec les données de la littérature a été effectuée.
Résultats : Les médecins interrogés ont mis en avant l’importance du profil gériatrique et la
prise de décision partagée dans l’instauration d’une statine. L’apparition d’effets secondaires
et d’interactions médicamenteuses font partie des freins à la prescription. Pour la plupart, les
mesures hygiéno-diététiques sont la première recommandation à donner aux patients, mais
ne sont pas toujours simples à appliquer. Ils évoquent également l’influence négative des
médias, entraînant chez les patients de fausses croyances à propos des statines. D’autres
thèmes ont été abordés tels que le coût pour la société, les recommandations utilisées et le
rôle de chacun dans la prise en charge de cette hypercholestérolémie.
Discussion : Les différentes thématiques abordées ont été comparées à la littérature. Des
pistes ont été évoquées afin d’éviter certains biais.
Conclusion : La décision d'instaurer une statine ou non en prévention primaire chez un patient
gériatrique dépend de différents facteurs notamment de son état général, de son projet
thérapeutique et de son avis. Des pistes ont été évoquées afin d’améliorer la prise en charge
de l’hypercholestérolémie en prévention primaire dans cette population.
Mots clés : statin, hydroxymethylglutaryl-coa reductase inhibitors, aged, elderly, primary
prevention | Hubert - Oriane | Université de Liège | | QD41
-34.000-50.001-30.001-K22-QC1
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| Quelle est l’opinion des médecins généralistes concernant l’accès direct au kinésithérapeute en cas de lombalgie ? Etude qualitative en région namuroise | - Objectif
Avoir une vue d’ensemble de l’opinion des médecins généralistes concernant la place qu’occupe le kinésithérapeute dans la prise en charge du patient atteint de lombalgie, vérifier si cette opinion est propice à l’instauration d’un système d’accès direct en Belgique et s’en inspirer pour proposer des pistes de réglementation.
- Méthodologie
Une étude qualitative sous forme d’entretiens semi-dirigés sur base d’un guide d’entretien établi au préalable. L’étude s’est focalisée sur des médecins généralistes pratiquant en région namuroise.
- Résultats et discussion
Les médecins généralistes reconnaissent l’expertise des kinésithérapeutes et leurs réfèrent leurs patients sans crainte surtout s’il s’agit d’un kinésithérapeute qu’ils connaissent déjà.
Globalement, les médecins généralistes sont favorables à l’idée d’un accès direct au kinésithérapeute pour les lombalgies mais aussi pour l’ensemble des pathologies musculosquelettiques. Des avantages sont évoqués à la fois pour le médecin, le kiné et le patient mais certaines craintes sont aussi rapportées : l’importance d’une communication médecin – kiné, la possibilité de tomber sur de bons comme de mauvais kinés et la perte de contrôle médical.
Via ces doutes, différentes pistes sont proposées afin de réglementer au mieux cet accès direct : des rapports kinésithérapiques électroniques, la restriction de l’accès direct aux kinésithérapeutes qualifiés en thérapie manuelle et un renforcement du contrôle de leur accréditation ainsi que la limitation du nombre de séances en accès direct.
- Conclusion
L’opinion que portent les médecins généralistes sur la profession de kinésithérapeute est globalement favorable à l’instauration de l’accès direct au kinésithérapeute moyennant certaines conditions. Ces conditions ont pu être utilisées afin de proposer un cadre à cet accès direct et rassurer ces derniers pour obtenir leur appui. L’avis d’autres médecins généralistes ainsi que de kinésithérapeutes et de patients pourrait étoffer ces données et optimiser la prise en charge pluridisciplinaire du patient. | Mejani - Sarah | Université catholique de Louvain | | L03-QS441
-QS41
-QS31
-57.008-66.003-QR31
-QP3
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| L’approche biopsychosociale de la douleur chronique en médecine générale : État des lieux, freins à la mise en pratique et pistes pour l’améliorer | Introduction
Les médecins généralistes sont confrontés quotidiennement à des patients souffrant de douleur chronique. Le défi majeur est de prendre en charge ces patients via une approche biopsychosociale. La mise en pratique de cette approche est encore aujourd’hui non optimale. L’objectif de ce travail est de comprendre les pratiques actuelles des médecins généralistes belges, d’identifier les obstacles et de proposer des pistes visant à améliorer l’approche biopsychosociale de la douleur chronique en médecine générale.
Méthodologie
Cette étude a été réalisée en suivant une méthode qualitative via des entretiens semi-dirigés auprès de plusieurs médecins généralistes à l’aide d’un guide d’entretien. Chaque entretien a été enregistré, retranscrit et par la suite analysé via une démarche inductive.
Résultats
Les médecins généralistes interrogés adhèrent au modèle biopsychosocial de la douleur chronique. Cependant la majorité semble privilégier d'abord une approche biomédicale avant de considérer les aspects psychosociaux. Ils identifient différents obstacles pour une approche biopsychosociale de la douleur chronique. D’une part, les obstacles inhérents aux médecins, tels que le manque de formation universitaire et continue, la gestion d’émotions négatives comme la frustration et l’impuissance, un manque de temps en consultation, un manque de ressources pour agir sur les facteurs sociaux et un manque de collaboration pluridisciplinaire. D’autre part, les attitudes des patients qui sont réfractaires à ce genre de prise en charge. Pour améliorer une approche biopsychosociale de la douleur chronique, les médecins suggèrent une formation continue, une sensibilisation des patients, une collaboration interprofessionnelle renforcée, une attention accrue au bien-être du médecin, l'établissement de relations de confiance avec les patients et l'utilisation d'outils pratiques.
Conclusion
Le défi pour le médecin face aux patients souffrant de douleurs chroniques est d'être capable d'appréhender ces divers aspects biopsychosociaux sans les négliger. Pour ce faire, il est nécessaire qu'il mobilise ses compétences relationnelles et qu'il collabore avec d'autres professionnels de la santé et avec le patient pour élaborer un plan de traitement centré sur le bien-être du patient.
| PIERRE - Fanny | Université catholique de Louvain | | A01-QR31
-QS41
-QD23
-QP3
-QP6
-QD12
-QP2
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| Quels sont les freins à la déprescription des psychotropes chez les résidents de maisons de repos (et de soins) et comment y pallier? Point de vue des médecins généralistes et du personnel infirmier dans une maison de repos (et de soins) de la Basse-Meuse et étude du vécu du personnel soignant concernant un projet de déprescription | Contexte et objectifs
Les personnes âgées constituent une population marquée par une fragilité importante et une polymédication considérable. On note une tendance à l’utilisation excessive et inappropriée des psychotropes, source de nombreux effets indésirables. Cela amène à une réflexion concernant l’utilité d’une déprescription, pourtant trop peu mise en place. L’objectif de ce travail est d’identifier les freins à la déprescription de ces molécules.
Méthodologie
Ce Travail de Fin d’Études (TFE) consiste en une analyse qualitative, via des entretiens semi-dirigés, menée sur un échantillon de cinq infirmières et de six médecins, travaillant ou soignant des patients dans une maison de repos (et de soins) choisie dans la Basse-Meuse.
Résultats et discussion
Bien que conscients de la polymédication et de l’usage excessif des psychotropes chez les personnes âgées en maisons de repos, les prescriptions des médecins restent élevées et le manque de déprescription est lié à plusieurs freins tels que les lacunes sur les connaissances médicamenteuses, l’inertie thérapeutique, le manque de temps, mais surtout l’absence de communication entre les professionnels et la pression du personnel infirmier. Les interviews menées restent concordantes avec ce qu’on peut retrouver au niveau de la littérature scientifique. Par ailleurs, même si c’est insuffisant, aborder le sujet de la déprescription avec les professionnels semble positif et permet une remise en question importante.
Conclusion
La déprescription médicamenteuse chez la personne âgée est un sujet digne d’intérêt mais complexe. Elle nécessite une approche globale basée sur la formation du personnel médical, la revue des traitements ainsi qu’une collaboration étroite entre tous les professionnels de la santé.
Mots-clés
Déprescription - maison de repos – psychotrope - prescription médicamenteuse inappropriée | Collard - Célia | Université de Liège | | QD326
-QC15
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| Comment les patients atteints d’une insuffisance rénale chronique sévère perçoivent-ils les mesures hygiéno- diététiques qui leur ont été conseillées. Étude qualitative en région Liégeoise. | Introduction : En Belgique, la prévalence de la maladie rénale chronique est estimée à 13 % de la population. L’insuffisance rénale chronique sévère est caractérisée par une filtration glomérulaire (GFR) à < 30 ml/min/1,73 m2 depuis plus de 3 mois. Les causes les plus fréquentes sont le diabète, l’hypertension et la glomérulonéphrite. Les complications de l’insuffisance rénale chronique sévère sont multiples. Nous retrouvons les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, l’anémie, les troubles électrolytes,... La prise en charge réside sur le dépistage, le diagnostic, le traitement et le suivi de ces patients. Nous retrouvons dans le traitement les mesures médicamenteuses et non médicamenteuses. Les mesures non médicamenteuses regroupent : l’alimentation (apport hydrique, consommation en sel, en sucre, en protéine,...) mais également l’activité physique régulière, atteindre un poids sain et le sevrage du tabac. Le but de cette prise en charge est d’améliorer la fonction rénale, de limiter la progression de la maladie vers l’insuffisance rénale terminale, et donc vers la dialyse ou la transplantation rénale. Mais, également, de lutter contre la survenue des complications. À travers mon travail de fin d’étude (TFE), je vais essentiellement me pencher sur les mesures non médicamenteuses, c’est-à-dire les mesures hygiéno-diététiques (mesures HD). Des études ont rapporté que l’adhérence aux mesures diététiques est suboptimale. L’objectif de ce TFE est donc d’évaluer l’auto-perception des patients atteints d’une insuffisance rénale sévère sur les mesures HD qui leur ont été conseillées. Afin de comprendre leurs points de vue dans le but d’acquérir des connaissances sur la prise en charge et la communication à adopter envers ces patients.
Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative établie sur des entretiens individuels semi-dirigés, auprès de 9 participants atteints d’une insuffisance rénale chronique sévère. Le guide d’entretien est basé sur la connaissance du patient sur sa maladie rénale, son ressenti vis-à-vis de celle-ci ainsi que sa compréhension et sa perception sur les informations qu’il aurait reçues sur sa prise en charge.
Résultat : Il apparaît que chez la plupart des participants, il existe une méconnaissance sur la maladie. La maladie est vécue comme étant physiquement et psychologiquement difficile. De plus, les mesures HD sont décrites comme étant strictes et difficiles à appliquer au quotidien.
Conclusion : Ces éléments peuvent être liés à un manque d’informations et à des croyances vis-à- vis de la maladie et de sa prise en charge. L’éducation thérapeutique pourrait être un élément essentiel à développer auprès de ces patients afin d’améliorer l’observance thérapeutique et la qualité de vie.
Mots clés : insuffisance rénale chronique sévère, mesures hygiéno-diététiques, perception, vécu.
| Rouini - Noura | Université de Liège | | | |
| Les freins et facilitateurs du dépistage du cancer du col de l'utérus en médecine générale. | Le dépistage du cancer du col de l’utérus, par la réalisation d’un frottis cytologique est un acte simple et efficace permettant des diagnostics précoces de cancer et une prise en charge rapide des patientes. Bien que cette pratique soit clé dans une politique de prévention, elle ne fait pourtant pas systématiquement partie de la panoplie des tests de dépistage utilisés en médecine générale. Cette étude questionne le rôle du médecin généraliste dans la sensibilisation à cette thématique et vise à identifier les freins et facilitateurs à la réalisation du frottis de col en médecine générale. | Sibille - Elisa | Université catholique de Louvain | | QD41
-31.003-33.006-30.000-A98-X75 | |
| Le juste milieu : la formation de l'arbre - Évaluation de la balance entre la vie professionnelle et la vie privée durant l’assistanat de médecine générale à l’UCLouvain | Introduction : L’assistanat est une période critique dans le développement professionnel. Dans un système de soin empreint au stress et à une pénurie de médecins généralistes, la notion de la balance entre la vie professionnelle et la vie privée revêt une importance primordiale. Ce travail explore la notion de balance durant cette période charnière, en vue d’ouvrir des pistes de réflexion sur la façon d’intégrer le bien-être des assistant·e·s dans le système de soin.
Méthodologie : Ce travail s’est basé sur une méthodologie qualitative avec l’interview de huit assistant·e·s et jeunes médecins généralistes issu·e·s de l’UCLouvain et pratiquant en fédération Wallonie-Bruxelles. Ces personnes ont été interrogées individuellement selon un mode semi-directif grâce à un guide d’entretien.
Résultats : Les résultats de l’étude sont présentés à l’image de la formation d’un arbre, symbolisant l’évolution de l’assistant·e dans le cadre de son développement professionnel. Cette étude explore les éléments jugés importants tant personnellement que professionnellement, sujets à une complexité et une évolution propres à chacun·e.
Discussion: Au-delà de l’enjeu de la formation de futur·e·s médecins médicalement compétents, la notion de balance entre vie professionnelle et privée interroge sur l’implication des structures encadrantes telles que les universités dans leurs rôles concernant le bien-être des assistant·e·s. Cette étude ouvre la voie vers une réflexion plus globale d’organisation du système de soin.
Conclusion : Dans un contexte d’enjeux sociétaux et environnementaux impactant fortement le système de soin, la notion de balance entre la vie professionnelle et la vie privée peut-être enrichie de la celle de la responsabilité sociale. Cette notion invite à réfléchir sur le rôle de chacun·e dans la société en tant que professionnel·le de santé.
Mots clés : Balance vie professionnelle et vie privée – équilibre – assistanat – médecin généraliste – formation.
Indexation : QD8 – QT21 – QS41 – P01 | Wies - Max | Université catholique de Louvain | | QD8
-QT21
-QS41
-P01 | |
| Exploration de l'utilisation des agonistes du GLP-1 en tant que stratégie de gestion du poids chez les patients non diabétiques en médecine générale | Introduction : l’obésité et le surpoids constituent des défis omniprésents en médecine générale. Leur prise en charge est complexe et les complications sérieuses. Depuis 2015, l’attention est portée sur les agonistes du GLP-1 (notamment le liraglutide et le sémaglutide) des antidiabétiques, et leur capacité à induire une perte de poids significative lorsqu’ils sont utilisés en complément des règles hygiéno-diététiques d’usage. Leur utilisation reste cependant controversée en 2024. L’objectif de ce TFE est de décrire et de comprendre les pratiques et les perspectives des médecins généralistes belges francophones concernant l’utilisation des agonistes du GLP-1 en tant que stratégie de gestion du poids chez les adultes non diabétiques.
Méthodologie : la méthodologie privilégiée est une approche de recherche qualitative, qui a impliqué la réalisation d'entretiens dirigés. Une analyse thématique a ensuite été effectuée pour comprendre et identifier les motifs émergents à partir des données recueillies.
Résultats : des entretiens dirigés ont été menés auprès de six médecins généralistes exerçant dans différentes provinces francophones de Belgique et à Bruxelles et de deux diététiciennes. Selon les participants, l'utilisation des agonistes du GLP-1 peut constituer une option efficace pour la gestion du poids chez les patients non diabétiques, à condition qu'ils soient soigneusement sélectionnés, et que leur traitement soit accompagné d'un suivi multidisciplinaire approprié. Les analogues du GLP-1 sont associés à une reprise de poids après l'arrêt du traitement, ainsi qu'à des effets secondaires potentiels et des coûts non négligeables. Par ailleurs, des questions éthiques se posent en raison des ruptures de stock causées par l'augmentation de la demande, compromettant ainsi le traitement de certains patients diabétiques.
Conclusion : l’emploi des analogues du GLP-1 dans la lutte contre le surpoids, l’obésité et les comorbidités associées est susceptible de croître dans les années à venir. Il sera crucial de les prescrire judicieusement, en reconnaissant qu’ils ne représentent pas une solution miracle, contrairement à ce que les médias ont parfois laissé entendre.
Mots-clés : Agonistes du GLP-1, Perte de poids, Obésité | FAGNART - Anaëlle | Université catholique de Louvain | | T82-T08-QD325
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| Quelle est la prise en charge de la dépression chez les personnes âgées par le médecin généraliste ? | Le but de ce TFE est de faire un état des lieux de « la prise en charge de la dépression chez les personnes âgées par les médecins généralistes ». La santé mentale et particulièrement la dépression sont devenues des problèmes de santé publique importants. La médiatisation et la préoccupation accrue sont surtout vraies chez les jeunes et les adultes mais semblent s’estomper quand il s’agit des séniors c’est-à-dire des plus de 65 ans (PA).
L’objectif de ce travail est d’observer dans quelle mesure la pratique du médecin généraliste, en matière de prise en charge de la dépression chez les PA, respecte les recommandations, avec hypothèse de travail : H1 que les médecins suivent les recommandations ; et H0 que les médecins ne suivent pas les recommandations. Accessoirement, l’objectif annexe est l’identification des freins à une prise en charge conforme aux recommandations.
La dépression chez les PA a des conséquences pathologiques sur leur santé en terme de morbidité, comme par exemple le déclin fonctionnel, la diminution de la qualité de vie, et l’institutionnalisation, conduisant parfois même au suicide. Et à tout cela s’ajoutent les répercussions sur l’entourage et d’une façon générale sur la société…
Heureusement des solutions existent, en termes de prévention, de diagnostic et de prise en charge pour ces patients et sous forme de recommandations pour le diagnostic et la prise en charge.
| de Sauvage vercour - Natacha | Université catholique de Louvain | | 45.000-P76-QT32
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| Comment penser les spécificités de la communication et de la collaboration entre les médecins généralistes et les médecins hospitaliers lors de la prise en charge de patients hospitalisés en gériatrie en Wallonie-Bruxelles ? Elaboration d’un consensus à partir d’avis d’experts par la méthodologie Delphi. | Introduction
La collaboration entre médecins généralistes et médecins spécialistes est capitale. Elle peut avoir un impact sur les soins apportés aux patients. Une bonne communication est une des clés de la bonne collaboration et est une compétence essentielle à tout praticien. Lors de l’hospitalisation des patients, les lettres de sorties mettent parfois trop longtemps à atteindre le médecin traitant, pouvant le laisser dans le flou.
La population vieillit et la patientèle gériatrique se multiplie et représente plus d’un cinquième des hospitalisations et c’est auprès de cette population que la qualité des échanges interprofessionnels est insuffisante et représente des dangers. C’est donc lors de l’hospitalisation de cette population vulnérable que la collaboration est encore plus importante.
Méthodologie
Pour penser les spécificités de la communication et de la collaboration entre médecins généralistes et médecins praticiens hospitaliers lors de la prise en charge de patients hospitalisés en gériatrie, la méthodologie Delphi a été utilisée. Elle consiste à interroger, de façon itérative, un panel d’experts avec des questionnaires pour dégager un consensus. Dans cette étude, le panel était constitué de 18 experts, 9 médecins généralistes et 9 médecins hospitaliers en gériatrie. L’étude a nécessité deux tours.
Résultats
Les réponses aux questionnaires ont été analysées de façon qualitative et quantitative. Des définitions de la collaboration, de la communication et son but ont été dégagées. Ensuite, les résultats ont permis de mettre en évidence des consensus sur les modalités de pratique de cette collaboration à savoir : comment collaborer ?, que communiquer ? et les souhaits pour l’avenir. Les freins à la collaboration ont également été abordés et des pistes de réflexion pour les contrer ont été proposées.
Conclusion
Plusieurs de ces spécificités pourraient servir de piste de réflexion pour mener à l’élaboration d’outils pratiques pour favoriser et faciliter la collaboration interdisciplinaire entre médecins généralistes et médecins hospitaliers. De plus, il pourrait également être pertinent de s’intéresser au frein principal de cette collaboration, à savoir le temps.
| MOREAU - Laura | Université catholique de Louvain | | QC15
-QD25
-QS31
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| Sensibilisation des médecins généralistes au coût des soins de santé dans une perspective durable. | Introduction
Cette étude vise à évaluer la sensibilisation des médecins généralistes belges francophones au coût des soins de santé dans une perspective durable. La sensibilisation au coût des soins de santé est évaluée au moyen de l’échelle validée créée par Goold et al. (30).
Méthode
Une enquête quantitative observationnelle transversale a été menée via un questionnaire auto-administré en ligne du 2 janvier au 4 février 2024. L'échantillon a été sélectionné de manière aléatoire et volontaire parmi les médecins généralistes belges francophones.
Résultats
64% des médecins interrogés sont considérés comme sensibilisés au coût des soins de santé, avec un score moyen de 18,3/24. 92% estiment qu'il est de leur responsabilité de maîtriser les coûts de la santé. 92% affirment qu’ils doivent jouer un rôle plus important pour limiter l'emploi d'examens inutiles. 81% des médecins interrogés sensibilisés au coût des soins de santé sont aussi sensibilisés sur le plan écologique et social dans leur vie quotidienne. 93% des médecins, qu'ils soient sensibilisés ou non au coût des soins de santé, expriment une demande d’outils d'information concernant les coûts des soins de santé.
Conclusion
Cette étude démontre l’engagement des médecins par rapport à la gestion équitable des ressources économiques des soins de santé. Elle appelle à des actions concrètes pour promouvoir la durabilité, telles que des discussions politiques approfondies et la mise en place d'outils d'information transparents sur les coûts des soins à destination des médecins et des patients. Des études futures devraient évaluer l'impact réel de la sensibilisation des médecins au coût des soins de santé sur la qualité globale des soins de santé.
| Coppee - Agathe | Université catholique de Louvain | | QH
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| Prise en charge dentaire des résidents en maison de repos : freins et pistes d’amélioration | La prise en charge bucco-dentaire des personnes âgées résidant en maison de repos constitue un défi de taille dans le secteur des soins de santé. Celui-ci ne va que s’accroître avec les années en lien avec la croissance démographique de la population âgée. La reconnaissance de son importance est primordiale en raison de ses répercussions sur la santé globale des résidents. Les MG jouent un rôle-clé dans le dépistage précoce des problèmes bucco-dentaires, la gestion des médicaments amenant à la xérostomie, l’orientation vers des soins spécialisés et enfin la sensibilisation à l’importance des soins bucco-dentaires dès le plus jeune âge et ce, jusqu’à la fin de la vie de leur patient.
L’objectif de ce travail est d’évaluer l’expérience des MG, en province de Liège et du Luxembourg, en matière de prise en charge bucco-dentaire chez les résidents en maison de repos, d’identifier les freins rencontrés par le MG et enfin, les pistes d’amélioration à envisager. De plus, ce travail vise à sensibiliser l’importance de la santé bucco-dentaire en gériatrie, trop souvent négligée dans le parcours de soin du patient.
Afin de répondre à cet objectif, une étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés a été menée auprès de huit MG de la province de Liège et du Luxembourg.
Cette recherche a mis en évidence que les MG interrogés sont conscients de l’état bucco-dentaire précaire de leurs patients en maison de repos et connaissent leur impact sur la santé générale. La prévention est reconnue comme étant notre responsabilité en tant que MG. Malgré cela, la santé bucco-dentaire est souvent oubliée par les MG interrogés. Généralement, ils ne portent attention à la cavité buccale qu’en cas de plainte s’y rapportant.
Les freins à cette prise en charge sont rassemblés en trois catégories : ceux dépendants et indépendants des médecins et les freins inhérents au patient.
Différentes pistes d’amélioration sont regroupées en trois catégories: la sensibilisation, l’administration et la pluridisciplinarité.
La santé bucco-dentaire demeure un aspect crucial de la santé globale, soulignant l’importance de sa prise en charge préventive par le MG. Il est essentiel de renforcer la sensibilisation du public et du personnel soignant à l’importance des soins bucco-dentaires dans les établissements de soin, de renforcer la pluridisciplinarité et d’améliorer l’administratif pour garantir le bien-être et une bonne qualité de vie des résidents. | HOUBEN - Margaux | Université de Liège | | QD4
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La prise en charge thérapeutique du tabac à priser en médecine générale : étude qualitative par entretiens semi-structurés Therapeutic management of smokeless tobacco in general medicine: qualitative study using semi-structured interviews | Introduction : le tabac à priser est une forme de tabagisme où le tabac n’est pas brûlé. Il existe une grande variété de produits dont le profil de risque diffère selon la région géographique dont ils proviennent. Même s’ils sont considérés comme moins dangereux que la cigarette, ils ne sont pas sans risques pour autant (mortalité accrue, risques cardio-vasculaires, cancers, …). Bien qu’illégaux sur le territoire belge, notre pays n’est pas épargné. Comme pour le tabac fumé, il existe des moyens de prise en charge de ces patients (interventions comportementales, substituts à base de nicotine, varénicline, …). L’objectif de ce travail est d’évaluer l’attitude en matière de prise en charge des médecins généralistes et assistants en médecine générale.
Méthodologie : la lecture de différentes revues de la littérature a permis la construction d’un guide d’entretien ayant été utilisé pour interroger, par des entretiens semi-dirigés, les médecins généralistes et assistants, en province de Liège, sur la manière dont ils prendraient en charge cette addiction. Ceci ayant pour but de réaliser une étude qualitative.
Résultats : les médecins généralistes signalent quelques effets sur la santé, la grossesse et l’accouchement du tabac à priser. En termes de prise en charge, l’intervention comportementale fournie et les traitements médicamenteux employés ont été détaillés d’une manière assez brève et vague. Dans le cadre de la grossesse et l’allaitement, ils recommanderaient la thérapie de substitution à base de nicotine. En revanche, ils ne recommanderaient pas l’utilisation du tabac à priser dans le sevrage de la cigarette. Une majorité des médecins connaissent ces produits, mais seule une minorité y a été confrontée et a pris en charge cette addiction. Enfin, ils seraient intéressés d’en savoir plus et signalent que cette consommation est surtout chez les adolescents.
Discussion : L’impact de ces produits sur la santé, la grossesse et l’accouchement est méconnue par les médecins. Par rapport aux recommandations, l’intervention comportementale et médicamenteuse serait peu et mal employée. Au contraire, le choix du type de traitement chez le femme enceinte ou allaitante serait pertinent. L’usage du tabac à priser pour l’arrêt de la cigarette, bien que pouvant être intéressant, ne serait pas utilisé, bien que les raisons évoquées de ce choix correspondaient assez peu aux risques signalés par la littérature. Enfin, bien qu’une majorité connaissent ces produits, seule une minorité y a été confrontée et a pris en charge cette addiction. Enfin, la consommation de tabac à priser est en augmentation chez les adolescents.
Conclusion : De manière générale, qu’il s’agisse de l’impact sur la santé, la grossesse, l’accouchement ou de la prise en charge d’un patient consommateur, les médecins généralistes connaissent assez peu le sujet et souhaiteraient en savoir davantage.
Introduction: Smokeless tobacco is a form of smoking where tobacco is not burned. There is a wide variety of products with differing risk profiles depending on the geographical region of origin. Even if they are considered less dangerousthan cigarettes, they are not without risks (increased mortality, cardiovascular risks, cancers, etc.). Despite being illegal in Belgium, our country is not spared. Like with smoked tobacco, there are means of managing these patients (behavioral interventions, nicotine-based substitutes, varenicline, etc.). The objective of this study is to evaluate the management attitudes of general practitioners and general practice assistants.
Methodology: Reviewing various literature sources allowed the construction of an interview guide, which was used to conduct semi-structured interviews with general practitioners and assistants in the province of Liège, regarding how they would manage this addiction. This aimed to conduct a qualitative study.
Results: General practitioners report some effects of smokeless tobacco on health, pregnancy and childbirth. In terms of management, the provided behavioral intervention and employed pharmacological treatments were described in a brief and vague manner. For pregnancy and breastfeeding, they would recommend nicotine replacement therapy. However, they would not recommend the use of smokeless tobacco for smoking cessation. While the majority of practitioners are aware of these products, only a minority have encountered and managed this addiction. Finally, they express interest in learning more and note that smokeless tobacco consumption is particularly prevalent among adolescents.
Discussion: The impact of these products on health, pregnancy and childbirth is poorly known by doctors. Compared to recommendations, behavioral and pharmacological interventions seem underutilized and misapplied. Conversely, the choice of treatment for pregnant or breastfeeding women appears appropriate. The use of smokeless tobacco for smoking cessation, although potentially beneficial, would not be used, but the reasons provided for this choice corresponded poorly with the risks reported in the literature. Finally, while a majority are aware of these products, only a minority have encountered and managed this addiction. Finally, smokeless tobacco consumption is on the rise among adolescents.
Conclusion: In general, whether regarding health impact, pregnancy, childbirth, or patient management, general practitioners have limited knowledge of the subject and express a desire to learn more.
| Joiris - Olivier | Université de Liège | | P17-QD32
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| Efficacité du régime hypo-protéiné sur l’amélioration des marqueurs de la fonction rénale des patients diabétiques de type 1 ou de type 2 souffrant de néphropathie diabétique : Une revue de la littérature | Le diabète est un problème de santé important en augmentation ces dernières années. Il est l’un des deux plus grands pourvoyeurs d’insuffisance rénale avec l’hypertension. Son traitement passe par le dépistage, les règles hygiéno-diététiques et par le traitement pharmacologique. 40% des diabétiques se verront un jour souffrir d’insuffisance rénale. L’un des traitements de cette insuffisance, chez les patients non diabétiques, réside dans la diminution des protéines dans le régime alimentaire, mais cela est-il aussi efficace chez les patients diabétiques souffrant de néphropathie diabétique ? L’objectif principal de cette étude est d’évaluer les effets du régime hypo-protéiné sur les marqueurs de la fonction rénale, tel que la GFR, la protéinurie, la créatinine sérique, sa clairance etc... chez le patient diabétique soufrant de néphropathie diabétique.Une revue narrative de la littérature a été mené en effectuant une recherche sur les bases de données PubMed, Cochrane et Embase. À la fin de la recherche, et à la suite de l’application des critères d’inclusion et d’exclusion, un total de 20 articles a été sélectionné.
Le régime hypo-protéiné semble efficace pour réduire la protéinurie/albuminurie et sa clairance au niveau rénal. Cependant, les résultats concernant la GFR, la créatinine sérique et sa clairance rénale sont moins significatifs. Cette différence est probablement intrinsèque aux études, la mesure des marqueurs rénaux n’étant pas standardisée, il est compliqué de les comparer. À noter aussi que les études sont bien souvent trop courtes, avec trop peu de patients et trop peu d’hétérogénéité entre ces patients. La compliance étant souvent trop pauvre dans ces études, il peut exister un problème de mésestimation des résultats. Un constat a été fait dans certaines études, celui de la malnutrition. Les patients souffrant d’insuffisance rénale étant déjà plus enclins à souffrir de cette dernière, la quantité de protéines consommée doit faire l’objet d’un compromis entre efficacité, compliance et risque de malnutrition. Les résultats de l’étude sont complexes et nuancés, il est donc difficile de dire si oui ou non le régime hypo-protéiné améliore les marqueurs de la fonction rénale. De nouvelles études avec une plus grande qualité de preuve sont nécessaire à l’avenir. | Gobiet - Pierick | Université de Liège | | QO4
-T89-T90-45.003 | |
| Quel est l’apport de l'échographie pulmonaire dans le diagnostic et la prise en charge des pneumonies en médecine générale? | Introduction: Les infections respiratoires aiguës représentent une majorité des motifs de consultation en médecine générale. Or il n’est pas toujours aisé sur base de l’examen clinique de déterminer quelle est la meilleure prise en charge. La radiographie est l’examen d’imagerie le plus fréquemment prescrit, cependant il n’est pas toujours aisé en médecine générale d’y avoir recours. L'échographie au chevet du patient est un examen qui permet le diagnostic, entre autres, des pneumonies.
Méthodologie: Une revue de la littérature a été réalisée sur les moteurs de recherche Pubmed, Cochrane library, Minerva, Google scholar ainsi que le NICE, la HAS, CDLH, KCE, SSMG et le BAPCOC. Je me suis également basée sur un ouvrage médical traitant de l’échographie en médecine générale.
Résultats: L’échographie pulmonaire a une haute sensibilité et spécificité. Lorsqu’elle est comparée à la radiographie, elle a une meilleure sensibilité mais les spécificités sont similaires. C’est un examen rapide et facile à réaliser.
Discussion: Dans les services d’urgences, il s’agit d’un outil fiable dans le diagnostic des pneumonies, qui peut se réaliser facilement et rapidement au lit du patient mais la formation nécessaire reste encore à déterminer. Il existe peu d’études sur l’utilisation de l’échographie en médecine générale. Il n'y a pas non plus d’étude déterminant si l'échographie, seule, permet de réduire la prescription erronée d’antibiotiques.
Conclusion: Plus d’études doivent encore déterminer quelle est la place de l’échographie en médecine générale. Il s’agit pourtant d’un examen fiable, rapide, non irradiant et qui est un atout dans la relation de confiance entre le patient et le médecin.
| Gonda - Sappho | Université de Liège | | R81-41.005-QS41
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| Applicabilité en médecine générale des techniques de respiration via des applications sur le smartphone ou des vidéos dans le traitement de l’anxiété chez les adolescents et les jeunes adultes | Résumé
Introduction
L’anxiété est une pathologie courante en médecine générale (2). Le médecin généraliste est souvent le premier interlocuteur face à cette problématique, notamment chez les jeunes patients. Les techniques respiratoires permettent de soulager les symptômes de l’anxiété (15) et de nombreuses applications sur les smartphones ou des vidéos ont émergé dans ce sens.
Objectif
L’objectif primaire de ce TFE est d’analyser la faisabilité d’une technique, validée dans la littérature mais encore sous-utilisée en pratique : le médecin parvient-il ou non à proposer un outil numérique et dans quelles mesures ? L’objectif secondaire du TFE est d’évaluer qualitativement les résultats obtenus, la pertinence de la solution et son acceptabilité par les médecins et les jeunes patients dans le contexte des soins en Belgique.
Méthodologie
Il s’agit d’une étude qualitative par entretiens semi dirigés sur l’applicabilité d’un outil. Á cet effet, j’ai dispensé une formation à huit médecins généralistes sur les techniques respiratoires dans le traitement de l’anxiété. Ils ont testé les outils proposés sur la population cible pendant 8 à 10 semaines. Leurs expériences ont été recueillies par des entretiens individuels menés à l’aide d’un guide d’entretien fourni au préalable.
Résultats
Cette étude a été reçue très positivement par les médecins et les patients. L’outil s’est avéré pertinent et a répondu à une demande. Tous les médecins vont continuer à l’utiliser et certains prévoient de le personnaliser et de l’élargir à une plus grande patientèle et pour un plus grand panel de diagnostics. Les freins relevés ont été le manque de suivi des patients, le manque de temps pour évaluer l’efficacité de l’outil et la variabilité de sensibilité des patients ou des médecins qui sont moins formés sur ses alternatives naturelles.
Conclusion
Cette étude a montré que l’apprentissage des techniques respiratoires via un outil numérique pour le traitement de l’anxiété étaient applicables en médecine générale. Toutefois, il serait intéressant d’affiner les recherches afin qu’elles deviennent un véritable outil de santé publique.
| BONTRON - Alexia | Université catholique de Louvain | | P01-QS41
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| La vidéo-consultation en médecine générale dans un contexte de post-pandémie de Covid-19 : Qu'en pense la population belge adulte ? Étude quantitative menée en Région bruxelloise. | À travers ce travail, je me suis intéressée aux vidéo-consultations réalisées en médecine générale en Belgique, dans un contexte de post-pandémie de Covid-19.
Dans la première partie, grâce à une recherche non exhaustive et ciblée dans la littérature, j’ai tenté de répondre aux questions suivantes, qui me paraissaient essentielles pour comprendre comment mettre en place les vidéo-consultations, en tant que médecin généraliste : Quelle est la législation belge en matière de téléconsultation ? Que dit l’Ordre des médecins à propos des téléconsultations dans le domaine de la santé ? Quelles sont les règles instaurées par l’INAMI ? Quelles sont les conclusions amenées par le groupe de réflexion belge ? Les vidéo-consultations ont-elles prouvé leur efficacité ? Et quelles plateformes utiliser ?
La seconde partie a consisté en la réalisation d’une étude prospective non interventionnelle quantitative, avec comme objectif de connaître les opinions de la population belge adulte, et par extension celles des patients, concernant la réalisation des vidéo-consultations en médecine générale. L’enquête reposait sur un questionnaire de 21 questions qui fut distribué dans la Région bruxelloise. Elle avait pour buts de découvrir quels profils de patients et quels motifs de consultations sont les plus adaptés à la réalisation d’une vidéo-consultation, de mesurer la satisfaction des patients, de comprendre les avantages et les inconvénients, mais aussi les limites et les dangers que représentent les vidéo-consultations selon eux, de s’interroger sur des questions de sécurité et de confidentialité des données, et de discuter de la durée, du coût, et de l’avenir des vidéo-consultations.
L’étude a montré que selon la population, et plus particulièrement les personnes jeunes, davantage instruites, travailleuses, et vivant en Wallonie, les motifs de consultations les plus adaptés à la réalisation d’une vidéo-consultation étaient les raisons administratives et le suivi des patients atteints d’une pathologie chronique. 21.3% des répondants avaient eu recours à une vidéo-consultation avant cette enquête, dont les trois quarts avec un médecin généraliste ; et 86% en étaient satisfaits. Les avantages principaux attribués aux vidéo-consultations étaient le gain de temps et la diminution des déplacements ; tandis que les inconvénients majeurs étaient la détérioration de la relation médecin-patient et la déshumanisation des soins. De plus, 56.8% des patients s’inquiétaient de l’absence d’examen clinique lorsqu’ils étaient pris en charge par un médecin. L’étude a également montré que 91.2% des patients se disaient pas ou peu préoccupés par la confidentialité de leurs données de santé dans le cas des vidéo-consultations. Enfin, les vidéo-consultations devraient, pour deux tiers des patients, durer entre 10 et 20 minutes et coûter moins cher que les consultations en face-à-face.
| Marhoum - Inès | Université catholique de Louvain | | 45.009-46.001-48.001-QR32
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| UTILISATION DES RÉTINOÏDES EN MÉDECINE GÉNÉRALE DANS LE TRAITEMENT DE L'ACNÉ | Introduction : Les rétinoïdes sont des molécules bien connues en médecine conventionnelle notamment dans la prise en charge de l’acné. L’utilisation des rétinoïdes comme traitement de l’acné vulgaire est un thème vaste, intéressant et jusqu’à présent peu approfondi dans les travaux de fin d’études. L’acné peut avoir un impact psychosocial et physique sur les patients. C’est pourquoi il est très important de la prendre en charge correctement et cela passe régulièrement par la mise en route d’un traitement par rétinoïdes. Cependant, un traitement par rétinoïdes prescrits pour de mauvaises indications peut s’avérer destructeur. Il est donc essentiel pour les médecins de première ligne de se sentir à l’aise avec l’utilisation de ces traitements et notamment avec les réglementations liées à leur utilisation. L’objectif de ce travail était de faire un état des lieux sur la pratique des médecins et assistants en médecine générale en région Wallonie Bruxelles concernant leur utilisation des rétinoïdes dans le traitement de l’acné.
Méthode : Il s’agit d’une étude quantitative, observationnelle et transversale à but descriptif. Elle a été réalisée grâce à la diffusion d’un questionnaire en ligne auprès des médecins et assistants en médecine générale. La participation à ce questionnaire s’est faite sur base volontaire et anonyme. L’enquête comprenait 30 questions, principalement des QCM. Après exploration de la littérature scientifique, l’objectif était de pouvoir décrire et comparer les différentes pratiques des médecins généralistes concernant l’utilisation des rétinoïdes dans l’acné.
Résultats et discussion : Que ce soit pour les rétinoïdes locaux ou oraux, la majorité des médecins estime que c’est leur rôle d’en prescrire mais tous ne se sentent pas à l’aise de le faire. Ce sont les médecins avec moins de 5 ans d’expérience qui se sentent le moins à l’aise et ce d’autant plus pour les rétinoïdes oraux. Les résultats obtenus concernant les connaissances générales d’utilisation ainsi que les mesures de sécurité sont loin d’être optimaux. D’ailleurs, 71.9% des médecins ont manifesté leur intérêt afin de recevoir un guide de bonne pratique à la fin de cette étude.
Conclusion : L’étude a permis de dévoiler un manque d’aisance et de connaissance dans la pratique des médecins et assistants en médecine générale concernant l’utilisation des rétinoïdes dans l’acné. L’utilisation d’outils pratiques et l’accès à des formations continues pourraient être des pistes afin d’améliorer ce constat.
Mots-clés : Acné, rétinoïdes, isotrétinoïne, études quantitatives, pratique médicale, médecine générale | MARKHAM - Jessalyn | Université catholique de Louvain | | S96-QS41
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| Le régime méditerranéen peut-il être un outil de prévention primaire de maladies cardiovasculaires en consultation de médecine générale? Une revue de littérature scientifique et outil pour le médecin généraliste. | Introduction : Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde représentant annuellement 31% de l’ensemble des décès recensés. Il est donc essentiel d’agir en prévention primaire afin de diminuer l’incidence de ces maladies. Les pôles de prévention majeurs sur lesquels agir, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, sont l’arrêt du tabac, la pratique d’une activité physique adaptée et la consommation d’une alimentation saine et équilibrée.
Un régime a été particulièrement reconnu pour ses bienfaits au niveau cardiovasculaire et est aujourd’hui promu en santé publique : le régime méditerranéen. Ce régime se compose majoritairement d’aliments non transformés et d’un ratio acides gras monoinsaturés/acides gras saturés élevé. Il est riche en légumes, légumineuses, fruits, poissons gras, céréales complètes et en huile d’olive qui apporte une richesse en graisses monoinsaturées. Ce régime est né il y a des millénaires, lors de l’Antiquité en Grèce, et a notamment été consommé par les Romains et leur Empire. Il est apparu dans la littérature au vingtième siècle dans les années cinquante, étudié notamment par le célèbre scientifique américain Ancel Keys.
Buts : Nous désirons rechercher, à travers la littérature scientifique, des études qui démontrent que l’adhérence au régime méditerranéen a un effet protecteur au niveau cardiovasculaire. Nous voulons également développer un outil d’aide à la consultation pour le médecin généraliste en termes de nutrition.
Résultats : Ce sont 11 études qui ont été analysées dans ce travail. Les résultats de ces 11 études sont prometteurs et il serait dès lors intéressant de promouvoir le régime méditerranéen en guise de prévention primaire des maladies cardiovasculaires. Toutes ces études définissent le régime méditerranéen de la même manière, tandis que l’adhérence à celui-ci est mesurée par différents scores en fonction des études.
Mots-clés : Régime méditerranéen ; Maladies cardiovasculaires ; Facteurs de risque cardiovasculaires ; Prévention primaire
MeSH : Diet, Mediterranean ; Primary prevention ; Cardiovascular diseases
| Zaffuto - Kathleen | Université de Liège | | 45.001-QD41
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| En Belgique francophone, quelles sont les tâches qui provoquent une surcharge administrative chez les médecins généralistes et quels sont leurs impacts sur leur satisfaction au travail ? | Introduction : En Belgique francophone, la pratique de la médecine générale est marquée par une surcharge administrative croissante, aggravée par la pandémie de Covid-19. Cette surcharge influe négativement sur la santé mentale des médecins et contribue à l'épuisement professionnel. Ce travail vise à identifier les tâches administratives les plus pesantes et à évaluer leur impact sur la qualité des soins ainsi que sur la satisfaction professionnelle des médecins généralistes.
Méthodologie : Nous avons mené une étude transversale quantitative du 24 février au 23 mars 2024, incluant 136 médecins généralistes en Belgique francophone. Le questionnaire, diffusé en ligne à travers différents réseaux, recueillait des données sociodémographiques, évaluait la perception de la charge administrative via une échelle de Likert, et examinait l'impact de cette charge sur la qualité des soins et la satisfaction au travail. L'analyse statistique a été réalisée avec les programmes Excel et SPSS pour explorer les relations entre les variables.
Résultats : Les résultats ont indiqué que certaines tâches telles que la gestion des attestations sans valeur médicale, des formulaires d'assurance et des certificats médicaux sans consultation étaient particulièrement chronophages et pénibles, prenant en moyenne 6 heures par semaine. Près de 58% des médecins ressentaient une surcharge administrative affectant négativement leur satisfaction au travail. De plus, 42% des médecins rapportaient que cette surcharge administrative affectait la qualité des soins donnés. Environ, 21% des médecins ont envisagé de réduire ou d'arrêter leur pratique en raison de cette surcharge.
Conclusion : La surcharge administrative en médecine générale en Belgique francophone est une source significative d’épuisement et de stress pour les médecins, affectant leur bien-être et la qualité des soins dispensés. Des mesures telles que la simplification des processus, la délégation de certaines tâches à des assistants qualifiés, et l'utilisation accrue de technologies numériques pourraient atténuer cette surcharge. Ce travail suggère la nécessité d'une refonte des pratiques administratives pour améliorer l'efficacité et la satisfaction au travail afin que l’avenir médecine générale puisse prospérer. | Duponcheel - Sarah | Université catholique de Louvain | | P78-QD8
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| Impact environnemental des inhalateurs à gaz propulseur. Quelles sont les connaissances et attentes de patients asthmatiques de la Maison Médicale d’Ougrée ? | Introduction : Les soins de santé représentent environ 5,5% de l'empreinte carbone en Belgique, dont 3% sont liés aux inhalateurs. Ces derniers sont utilisés dans le traitement de l’asthme, maladie fréquente dans notre société. Ces dispositifs se divisent principalement en deux catégories : les inhalateurs à poudre sèche et ceux à gaz. Ces derniers présentent un impact environnemental 10 à 20 fois plus élevé que les inhalateurs à poudre sèche. Cette réalité m'a poussée à m'interroger sur les connaissances des patients asthmatiques concernant leur maladie, leur traitement et leur impact environnemental. De plus, les obstacles et les motivations à un changement, ainsi que l’attente d’information vers un traitement plus respectueux de l'environnement ont été explorés.
Méthodologie : Une étude qualitative a été menée auprès de sept patients asthmatiques de la Maison Médicale d'Ougrée, au travers d’entretiens individuels semi-dirigés.
Résultats : Les patients ont une connaissance limitée de leur maladie, laquelle se définit principalement par des épisodes d'exacerbation et la nécessité "vitale" d'avoir un traitement de secours. La composition et le fonctionnement des dispositifs de traitement demeurent flous, de même que leur impact sur l'environnement. L'un des principaux obstacles au changement est le coût du traitement, ainsi que son efficacité. En revanche, le sentiment d'agir et de contribuer, même de façon modeste, à la préservation de la planète, constitue une source d'encouragement et de motivation au changement.
Conclusion : Les patients asthmatiques interrogés exprimaient un manque de connaissance concernant l'impact environnemental des inhalateurs. Cependant, on observe chez eux un désir croissant de s'informer davantage. Les professionnels de la santé jouent un rôle crucial en ayant la possibilité d’informer les patients sur les options de traitement plus durables, tout en prenant en compte leurs préférences lorsqu'il s'agit de changer de traitement. Encourager des pratiques telles que l’utilisation correcte de leur inhalateur peut avoir un impact significatif sur la préservation de l'écosystème.
| Lacassagne - Amélie | Université de Liège | | R96-QH1
-QO4
-QO4
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| Quels sont les facteurs pris en considération par les assistants en médecine générale en Belgique francophone pour définir leur lieu d’installation ? | Introduction
Des craintes sont émises concernant une pénurie de médecins généralistes, surtout dans certaines zones géographiques. Si les critères de choix de la spécialité et les facteurs d’attraction et de rétention sont bien étudiés, les recherches se sont relativement peu focalisées sur les critères définissant le projet d'installation en termes de lieu de pratique. L'objectif de ce travail était de mieux comprendre la manière dont les assistants en médecine générale en Belgique francophone définissent leur lieu d’installation.
Méthode
Une méthode qualitative par focus groups a été choisie. La population de l’étude était constituée des médecins en deuxième et troisième année de spécialisation en médecine générale dans une université francophone belge. La saturation des données a été atteinte au bout de deux groupes. Les entretiens ont été analysés en utilisant de manière combinée une analyse thématique et une analyse phénoménologique interprétative.
Résultats
Sept grandes catégories de facteurs ont été mises en évidence. Pour certains participants, le choix du lieu d’installation ne faisait pas suite à l’analyse de ces facteurs, mais à un choix préétabli ou à l’attente d’une opportunité. Au même titre, si les facteurs mentionnés pouvaient influencer une installation, celle-ci n’est pas garantie à long terme. Enfin, cette étude montrait également l’influence des représentations qui n’était pas toujours liées à des expériences vécues.
Discussion
Dans un contexte d’inégalité territoriale de localisation des médecins généralistes, il est fondamental de comprendre les raisons qui poussent les jeunes médecins à s’installer prioritairement dans certaines régions. La recherche des facteurs influençant la décision du lieu d’installation permet de révéler l’existence de représentations de certaines zones impopulaires qui pourraient, entre autres, être améliorées par des stages en milieux mal desservis.
| Tessaro - Laura | Université de Liège | | QR31
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| Maladie stéatosique non alcoolique du foie : Etude qualitative de l’expérience du médecin généraliste | Introduction : La prévalence de la maladie stéatosique non alcoolique du foie en Europe
Occidentale est estimée à 25%. Ces dernières années, une tendance émergente place le médecin
généraliste au cœur de la prise en charge de cette pathologie. L'objectif de ce travail est
d’explorer les habitudes de pratique du médecin généraliste ainsi que la perception de son rôle
dans le diagnostic et la prise en charge des patients atteints de la maladie stéatosique non
alcoolique du foie.
Méthode : Une étude qualitative a été menée sous forme d’entretiens semi-dirigés auprès de 9
médecins généralistes en Fédération Wallonie-Bruxelles durant le mois de mars 2024. Un guide
d’entretien a été utilisé et a permis d’explorer les habitudes de pratique et la perception de son
rôle par le médecin généraliste. Les entretiens ont été retranscrits et analysés à l’aide d’une
analyse thématique.
Résultats : La prévalence de la maladie stéatosique non alcoolique du foie est estimée à moins
de 5%. Le diagnostic est évoqué face aux symptômes ou au profil du patient, suite à l’examen
clinique, face à une perturbation biologique ou lors d’une découverte fortuite à l’imagerie. Le
bilan consiste à réaliser une échographie et une prise de sang, en complément d’une anamnèse
et d’un examen clinique orientés. Les médecins ne dépistent pas la fibrose hépatique à l’aide de
tests non-invasifs tel que le Fibrosis-4. La prise en charge est centrée sur les mesures
hygiéno-diététiques et la prise en charge des comorbidités. Le médecin généraliste estime occuper un
rôle central, avec le soutien éventuel de l’hépato-gastroentérologue. Les freins rencontrés face
à cette maladie sont l’aspect financier, l’aspect motivationnel, le manque de disponibilité des
examens et la banalisation de la pathologie.
Conclusion : Le médecin connait les groupes à risque de maladie stéatosique non alcoolique du
foie. Cependant, un manque de systématisation du dépistage de cette pathologie est présent dans
les groupes dont le profil est considéré à risque. La recherche de fibrose hépatique à l’aide du
Fibrosis-4 est méconnue des médecins. Le médecin généraliste est conscient de son rôle central.
Sensibiliser les médecins généralistes aux dernières recommandations concernant cette
pathologie pourrait être bénéfique pour une amélioration globale des soins.
Mots-clés : maladie stéatosique non alcoolique du foie, dépistage, diagnostic, prise en charge,
fibrose hépatique, médecine générale | Vancoppenolle - Margaux | Université catholique de Louvain | | QS41
-D97-QR31
-QD32
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| Réflexions sur l’approche des adolescents en surpoids ou obèses au sein de la première ligne de soins. Quels sont les défis de la collaboration entre les médecins généralistes et les médecins scolaires ? | Introduction :
L’obésité infantile favorise le développement précoce de maladies chroniques et diminue l’espérance de vie. Elle est en augmentation dans le monde. L’adolescence peut constituer une période propice pour initier des changements de comportement du jeune en vue d’améliorer sa santé. Les médecins généralistes et les médecins scolaires sont des professionnels de première ligne régulièrement confrontés à des adolescents en surpoids ou obèses L’objectif de ce travail est de mettre en évidence les défis liés à leur collaboration dans ce contexte.
Méthodes :
Il s’agit d’une étude qualitative. Trois focus groups ont été réalisés, en suivant un guide d’entretien, auprès de médecins généralistes et de médecins scolaires. 35 médecins ont participé. L’analyse des verbatims a permis d’en extraire les thèmes influençant la collaboration selon une analyse thématique. Ils ont été regroupés en quatre catégories : facteurs relatifs à l’adolescent, à son contexte, à la première ligne de soins et, enfin, à la société et à la santé publique.
Résultats :
30 thèmes influençant la collaboration entre les médecins généralistes et les médecins scolaires au sein de la première ligne de soins dans le cadre de l’approche des adolescents en surpoids ou obèses ont été mis en évidence.
Discussion :
Ces thèmes ont été développés et commentés après avoir été mis en relation avec la littérature scientifique actuelle. Des pistes pour améliorer la collaboration entre les médecins généralistes et les médecins scolaires ont été identifiées.
Conclusion :
Les médecins généralistes et scolaires ont des rôles complémentaires au sein de la première ligne de soins. De nombreux freins limitent toutefois leur collaboration. Pour lutter contre le surpoids et l’obésité des adolescents, il paraît nécessaire d’investir dans de meilleurs moyens de communication, davantage de ressources dédiées à la prévention et des campagnes de sensibilisation de la population à large échelle. | Ledent - Mathieu | Université de Liège | | QC13
-T82-T83-QS41
-30.003-QO4
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| Influence de la pandémie Covid-19 sur les projets thérapeutiques des patients gériatriques (Étude qualitative d'une vision croisée entre médecins généralistes et gériatres en Belgique francophone) | CONTEXTE
Cette étude a exploré l'impact de la pandémie de Covid-19 sur les projets thérapeutiques en médecine générale et gériatrie, ainsi que sur la communication entre professionnels de la santé. Elle a essayé de mettre en évidence l'importance du projet thérapeutique pour planifier les soins selon les souhaits des patients. Cette étude a permis d’évaluer comment la pandémie a influencé ces domaines et propose des pistes d'amélioration pour la collaboration entre médecins dans ce contexte post pandémique.
MÉTHODE
C’est via une étude qualitative par des entretiens semi dirigés que j’ai réalisé cette étude. Cinq médecins généralistes et cinq gériatres ont répondu aux questions. Les entretiens se sont déroulés de novembre 2023 à janvier 2024, par téléphone ou au cabinet du participant, avant d’être analysés par analyse thématique.
RÉSULTATS
Les médecins interrogés sont d’avis que le sujet du projet thérapeutique est plus présent dans leurs activités professionnelles, mais les médecins généralistes n’ont pas constaté d’automatisation dans sa création en ambulatoire. Les gériatres sont d’avis que sa création a été automatisée en post pandémique. Cependant, ils se rejoignent en disant qu’il n’y a eu aucun changement sur la communication interdisciplinaire.
CONCLUSION
La pandémie a accru la sensibilisation au projet thérapeutique, mais n'a pas changé fondamentalement la façon dont il est abordé en médecine générale contrairement à la gériatrie ou cela s’est automatisé. La communication entre médecins généralistes et gériatres est essentielle, mais elle est entravée par des obstacles tels que le manque de temps et les canaux de communication. La pandémie n’a pas eu d’impact sur celle-ci. Il serait intéressant de réaliser une étude recherche-action avec mise en place d’une formation spécifique sur le projet thérapeutique et son partage.
| Faille - Antoinette | Université catholique de Louvain | | 67.001-45.001-QD26
-45.004 | |
| Comment implémenter la méthode des 5A pour la promotion de l'activité physique en pratique courante de médecine générale ? Avis auprès des médecins généralistes. Étude qualitative de focus groups dans des GLEM en Province de Liège en Belgique francophone | Introduction
La méthode des 5A (ASK, ASSESS, ADVICE, ASSIST, ARRANGE) est prometteuse pour promouvoir l’activité physique. Elle a prouvé qu’elle augmentait le nombre de pas quotidiens mais il semble encore nécessaire de mieux définir la façon de la réaliser. Ce travail répond à la question : « Comment implémenter la méthode des 5A pour la promotion de l'activité physique en pratique courante de médecine générale ? »
Méthode
Pour répondre à cette question j’ai réalisé une étude qualitative auprès de médecins généralistes en réalisant des focus groups dans 2 groupes locaux d'exercice de la médecine.
Résultats
Au total 19 médecins généralistes ont participé à l’étude. Voici les 7 thèmes répondant à la question de recherche : faire participer d’autres professionnels, déterminer le bon moment pour aborder la méthode des 5A, encourager le patient à parler d’activité physique, avoir des ressources pour planifier l’activité physique, gérer son temps pour réaliser la méthode des 5A, identifier la motivation du médecin généraliste à faire de la promotion de l’activité physique, intégrer la méthode dans le dossier médical informatisé.
Discussion et conclusion :
Cette étude propose des pistes directement applicables permettant d’améliorer la mise en pratique de la méthode des 5A pour les soignants de première ligne. Une étude avec un échantillon de médecins généralistes plus représentatif semble nécessaire pour répondre à la question plus précisément. Les pistes de ce travail sont prometteuses et méritent d’être testées dans des études quantitatives pour tester leur efficacité dans la promotion de l’activité physique.
| Lenoir - Basile | Université de Liège | | QD23
-QP5
-QS41
-QR31
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| Les contacts au poste médical de garde : la pertinence selon les médecins généralistes. Etude quantitative réalisée dans les postes médicaux de garde de la Région wallonne. | Introduction : Ce travail de fin d'études examine l'utilisation des services de garde en médecine générale en Région Wallonne, en se concentrant sur la pertinence des contacts médicaux hors heures ouvrables. Il évalue l'adéquation du moment des consultations par rapport à la nature et la gravité des plaintes des patients.
Méthodologie : Une enquête quantitative transversale a été employée, distribuant un questionnaire à 136 médecins généralistes des Postes Médicaux de Garde (PMG). Au total, 1385 réponses ont été analysées, comprenant 1290 consultations et 95 visites à domicile, visant à recueillir des données sur les motifs de consultation et leur pertinence médicale.
Résultats : Ils montrent que 33% des consultations au PMG auraient pu être évitées si les patients avaient consulté leur médecin traitant lors des heures régulières, soit avant ou après les gardes. Une variation significative de la pertinence médicale a également été observée, influencée notablement par les tranches horaires et les diagnostics. Ces différences importantes entre les consultations en semaine et celles du weekend révèlent l'impact significatif des horaires et des types de diagnostics sur l'évaluation de la pertinence des soins.
Discussions : Elle aborde la nécessité d'améliorer la gestion des ressources médicales. Tout en reconnaissant l'importance de l'éducation des patients, elle met également en lumière d'autres facteurs systémiques tels que la rationalisation des horaires de garde et une meilleure coordination des soins pour réduire les consultations inappropriées.
Conclusion : Ce TFE souligne l'urgence de minimiser les consultations non essentielles et d'optimiser l'utilisation des services de garde en médecine générale en Région Wallonne. Des initiatives visant à améliorer l'information des patients et à ajuster les horaires de garde pourraient contribuer efficacement à une meilleure adéquation des services de santé offerts. | Lutgen - Mathilde | Université catholique de Louvain | | QR323
-QS41
-QD11
-QS2
-QP21
-QD23
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| Comment dépister l'ostéoporose chez la femme ménopausée en médecine générale ? | En Belgique, on estime à 274 le nombre de fractures ostéoporotiques par jour. Malheureusement, l'ostéoporose n'a pas de manifestation clinique tant qu'il n'y a pas d’incident fracturaire. On perçoit rapidement l'importance de mettre en place une stratégie de dépistage efficace. Le principal objectif de ce travail est de promouvoir et d’améliorer la stratégie de dépistage de l’ostéoporose chez la femme ménopausée en médecine générale. Pour ce faire, nous discuterons des facteurs de risque de fragilité osseuse ainsi que des différents outils permettant d’évaluer le risque fracturaire, notamment le Fracture Risk Assessment Tool (FRAX). Nous aborderons également les critères diagnostiques de l’ostéoporose chez la femme ménopausée et les indications d’ostéodensitométrie. Nous terminerons par un bref aperçu des mesures préventives, des indications thérapeutiques, des traitements disponibles et des potentielles pistes d’amélioration pour le futur. | Engelmann - Leslie | Université de Liège | | L95-48.002-31.003 | |
| Dépistage des mésusages de l'alcool : état des lieux de la pratique des médecins généralistes en Belgique francophone | Contexte :
La consommation d’alcool est une habitude largement répandue dans nos sociétés
occidentales : en 2016, près de 60% des personnes consomment de l’alcool dans le monde.
(1) Ces boissons imprègnent notre vie sociale, elles sont associées à la fête, à la détente, aux
vacances, etc. Sa promotion publicitaire se fait partout : à la télévision, en rue, via les sponsors
d’évènements sportifs, etc. Pourtant, les dommages liés à l’alcool sont nombreux (problèmes
de santé tels que de l’hypertension artérielle, des perturbations hépatiques, du diabète, de
multiples cancers, des addictions et de la dépendance à certains médicaments
(benzodiazépines, etc.), des accidents de la vie privée et de la route, etc.) qui ne sont plus à
démontrer. (1)
Au vu de l’importante morbi-mortalité liée à la consommation d’alcool, notre rôle en tant que
médecin généraliste est de considérer cette consommation comme un facteur de risque pour
la santé de nos patients. Pour ce faire, il est donc important de pouvoir l’identifier.
Cependant, les médecins généralistes le dépistent-ils activement en interrogeant leurs
patients sur leur consommation de boissons alcoolisées ? Leur rôle en tant qu’acteur de
première ligne ne devrait-il pas les conduire à repérer ce comportement à risque afin de leur
permettre d’intervenir davantage pour limiter la consommation de boissons alcoolisées et
par ce biais, ses conséquences ?
Objectif :
Le but de cette étude explicative est de quantifier la proportion de médecins généralistes qui
interrogent leurs patients sur leur consommation de boissons alcoolisées.
Elle vise également à :
- repérer les motivations et les freins qu’ont les généralistes à réaliser ce dépistage ;
- déterminer s’il existe des différences dans les habitudes de dépistage selon le type de
pratique, les formations réalisées au préalable, le lieu de travail afin de comparer ces
données avec celles relevées dans d’autres pays occidentaux.
Finalement, selon les résultats que cette étude mettra en lumière, j’espère pouvoir proposer
des pistes pour améliorer les taux de dépistage, et ce dans un objectif de santé publique.
Méthode
Les données de cette étude explicative ont été récoltées à l’aide d’un questionnaire en ligne
constitué majoritairement de questions fermées avec quelques sous questions ouvertes. Ce
questionnaire a été partagé par l’intermédiaire de différents canaux de communication : les
syndicats de médecine générale, la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG), les
mailing lists des universités (UCLouvain, ULB, ULiège), ou via le réseau relationnel, etc.
Les analyses statistiques ont été effectuées grâce au logiciel statistique Statistical Package for
the Social Science (SPSS). L’analyse qualitative quant à elle a été réalisée par analyse
thématique inductive.
Discussion
Les déclarations recueillies vont dans le sens de ce qui est retrouvé dans la littérature.
Néanmoins ceux-ci divergent des réponses des patients analysées dans d’autres pays.
Certaines pratiques de dépistage réalisées ne sont pas les pratiques recommandées, souvent
par méconnaissance de celles-ci, témoignant de l’importance d’améliorer la formation des
médecins généralistes. Les informations ne sont pas régulièrement mises à jour et dès lors,
une bonne partie de consommateurs d’alcool sont à risque d’échapper au dépistage.
Conclusions
Ce travail a permis de mettre en évidence le taux de dépistage des médecins généralistes
belges francophones. Celui-ci parait élevé mais en analysant de plus près, n’est pas souvent
bien réalisé. Dans un second temps, il a permis de repérer les forces et faiblesses de ceux qui
dépistent et les freins de ceux qui ne dépistent pas. Un manque de formation et de
connaissance des outils de dépistage et de prise en charge est mis en évidence. Finalement,
il a permis de proposer plusieurs pistes d’amélioration du dépistage de la consommation
d’alcool. | Calozet - Thomas | Université catholique de Louvain | | 45.011-31.003-QD41
-QD42
-48.002-62.007-A98 | |
| Quel est l’impact d’une brochure explicative concernant l’utilisation des antibiotiques dans les infections des voies respiratoires supérieures sur les attentes et les craintes de patients adultes ? | Les infections des voies respiratoires supérieures sont des motifs de consultations fréquents en médecine générale et la moitié des prescriptions d’antibiotiques en ambulatoire concernent celles-ci. Les virus étant principalement la cause de ces pathologies, cela engendre donc une utilisation inappropriée des antibiotiques ainsi qu’une antibiorésistance. Selon la littérature, il existe des moyens de réduction de la consommation d’antibiotiques, dont les brochures explicatives.
Mon objectif était de déterminer les attentes et les craintes des patients par rapport aux consultations pour des infections des voies respiratoires supérieures ainsi qu’aux antibiotiques prescrits dans ce cadre avant et après la lecture d’une brochure explicative ainsi que son impact.
Cette étude descriptive transversale de type qualitative a été réalisée via un questionnaire en début de consultation et des entretiens semi-dirigés après la lecture de la brochure explicative sur dix patients adultes recrutés de façon opportuniste au cabinet de médecine générale à Ferrières.
Les résultats ont montré que 40% des patients attendent une prescription d’antibiotiques lorsqu’on pose directement la question en début de consultation et 60% attendent des antibiotiques d’être soignés définitivement ou plus rapidement avant la lecture de la brochure. La brochure a permis aux patients d’apprendre le temps de guérison, la proportion d’infection virale parmi les infections des voies respiratoires supérieures ou encore les effets secondaires des antibiotiques… Ils ont pris conscience des divergences par rapport à leurs croyances concernant le timing de consultation, l’antibiorésistance ainsi que l’inefficacité des antibiotiques sur la durée de la maladie (50% des patients). Nonante pourcents des patients ont transmis la brochure à leur entourage. Des pistes d’investigations des attentes et craintes des patients ont été mises en évidence, comme faire une mini-campagne de sensibilisation en distribuant la brochure avant la période automne-hiver ou que le médecin donne et explique la brochure en consultation.
Mots clés : attentes, craintes, infections des voies respiratoires supérieures, antibiotiques, brochure.
| Hoebrechts - Sophie | Université de Liège | | R74 | |
| Diagnostic et prise en charge du trouble délirant: difficultés rencontrées par le médecin généraliste. Etude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes ou en cours de spécialisation à Bruxelles. | Contexte : Le trouble délirant est une psychose définie par la présence d’idées délirantes. Il est anciennement appelé le « trouble paranoïaque ». Sa prévalence sur une vie entière est estimée à 0.2%. Le médecin généraliste joue un rôle central dans la gestion de cette pathologie psychiatrique. Cependant, différents obstacles existent et ce travail a pour objectif de mettre en évidence les différents freins rencontrés par le médecin généraliste dans le diagnostic et la prise en charge d’un trouble délirant.
Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative basée sur 8 entretiens semi-dirigés anonymes auprès de médecins généralistes ou en cours de spécialisation dans la région de Bruxelles-Capitale. L’analyse des entretiens a été effectuée ensuite à l’aide de l’outil QUAGOL (Qualitative Analysis Guide Of Louvain) et différentes thématiques ont été relevées.
Résultats : Les entretiens ont mis en évidence différents freins liés au médecin généraliste : le manque de connaissance au niveau théorique lié à la pathologie mais aussi en pharmacologie psychiatrique, un temps de consultation restreint, une fréquence limitée de cette pathologie en médecine générale, des difficultés de collaboration avec la seconde ligne et l’importance du lien thérapeutique qui est un atout mais qui peut également se présenter comme obstacle dans la prise en charge. Le patient a aussi ses propres barrières : le déni de sa pathologie et la méfiance émanant de son trouble délirant. Des pistes d’amélioration ont été évoquées, comme l’amélioration de la formation du médecin généraliste et une meilleure accessibilité à la seconde ligne.
Conclusion : Cette étude souligne l’importance du médecin généraliste dans la gestion du trouble délirant qui est pourtant une pathologie peu fréquente. Le lien thérapeutique a une place primordiale dans le diagnostic et la prise en charge de cette pathologie. Néanmoins, différents freins complexifient le travail du médecin généraliste.
| Sen - Ceyda | Université catholique de Louvain | | P98-QR31
-QS41
-QD32
-QD33
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| Comment améliorer la prévention du suicide en médecine générale ? Etude qualitative réalisée auprès de médecins généralistes en région bruxelloise. | Résumé :
Objectifs : L'objectif principal de cette recherche qualitative est de comprendre les défis auxquels sont confrontés les médecins généralistes dans la prévention du suicide, en mettant l'accent sur le dépistage du risque suicidaire en consultation. Cela comprend également l'identification des stratégies utilisées par les médecins pour une prise en charge adaptée des patients à risque de suicide, ainsi que leur perception des ressources existantes et des améliorations nécessaires en termes d'organisation et de communication. En outre, cette étude vise à évaluer la collaboration actuelle dans les soins psychologiques de première ligne en santé mentale, à identifier ses limites et à proposer des pistes de réflexion pour renforcer ce réseau de soins. .
Méthode : Une recherche dans la littérature a été effectuée afin de définir la question de recherche et d’identifier les stratégies de prévention déjà étudiées. Une étude qualitative a été réalisée pour répondre à cette question de recherche en procédant à une analyse des contenu d’entretiens individuels semi-dirigés réalisés avec guide d’entretien auprès de sept médecins généralistes dans la région de Bruxelles-Capitale. .
Résultats : L'étude qualitative a révélé plusieurs points intéressants. D'abord, bien que la fréquence des consultations sur le suicide varie, les médecins considèrent crucial d'aborder ce sujet en consultation, malgré les difficultés liées à l'anxiété professionnelle et aux émotions personnelles. Pour améliorer la prise en charge, les médecins ont exprimé le besoin de consacrer plus de temps aux consultations, d'établir une relation de confiance avec les patients, et de mieux orienter ces derniers vers les psychologues. Les défis principaux identifiés incluent la disponibilité limitée des ressources et des outils de dépistage, ainsi que la coordination des soins entre les différents professionnels de la santé mentale. En outre, ils ont souligné le besoin de ressources supplémentaires, tels que des questionnaires d'évaluation, et d'une collaboration renforcée avec les psychologues et les psychiatres. Ils ont également souligné l'importance de l'accessibilité aux informations générales et aux coordonnées des services de santé mentale pour faciliter l'orientation des patients vers les ressources appropriées. .
Conclusion : En conclusion, l'amélioration de la prévention du suicide en médecine générale nécessite une approche multidimensionnelle. Reconnaître l'anxiété des médecins lors des consultations sur le suicide et fournir un soutien approprié est crucial. L'organisation du suivi et du soutien des patients suicidaires représente un défi majeur, nécessitant une coordination entre les acteurs des soins de santé. Une collaboration étroite entre médecins, psychologues et psychiatres est essentielle. L'accessibilité aux informations et aux formations spécialisées est également cruciale pour renforcer les compétences des professionnels. Enfin, repenser la politique de santé publique en matière de suicide est indispensable pour mettre en place des mesures préventives efficaces. En combinant ces approches, il est possible de renforcer la capacité des médecins généralistes à prévenir le suicide et à fournir un soutien adéquat aux patients en détresse suicidaire, contribuant ainsi à sauver des vies et à améliorer la santé mentale de la population.
| Foulon - Nicolas | Université catholique de Louvain | | P77-QD41
-31.003-QS443
-QS31
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| Ressenti des médecins généralistes face aux prolongations de certificats médicaux pour pathologies musculosquelettiques : Étude qualitative | Introduction. La prescription de certificats médicaux n’est pas toujours une tâche aisée pour le médecin généraliste. En théorie, elle découle de l’objectivation de symptômes et de signes cliniques et de l’évaluation du temps de guérison. Mais qu’en est-il lorsque les signes objectifs sont faibles, notamment dans les plaintes musculosquelettiques aspécifiques ? Il arrive fréquemment que les médecins généralistes soient mis en difficulté face à des patients demandeurs de prolongation de ces certificats. L’objectif de cette étude est d’analyser les ressentis des médecins généralistes face à la problématique des patients en arrêts-maladies prolongés pour des pathologies musculosquelettiques et les solutions qu’ils envisagent.
Méthode. La méthode employée est une étude qualitative basée sur des entretiens semi-dirigés de médecins généralistes exerçant à Bruxelles. Le recrutement a été réalisé par la technique du snowball effect. Seuls les médecins généralistes en première année de formation ont été exclus de cette étude. Les données brutes ont été traitées selon la méthode de l’analyse inductive.
Résultats. L’étude a été menée auprès de 9 médecins généralistes bruxellois. L’analyse des données a permis de mettre en lumière cinq thèmes : le médecin et son ressenti, les contraintes perçues dans la prise de décision, les défis de la multidisciplinarité, le ressenti par rapport aux solutions existantes et les solutions envisagées par les médecins généralistes. Les résultats de l’étude ont démontré que les médecins généralistes se sentaient démunis et seuls face à la délicate tâche de prolongation des certificats médicaux pour des pathologies musculosquelettiques. Une multitude de facteurs tels que la relation patient-médecin, les particularités biopsychosociales du patient, le manque de critères objectivables, ainsi que le manque de collaboration avec les médecins conseil et les médecins du travail influencent leur prise de décisions.
Conclusion. Les moyens actuels ne sont pas toujours adaptés ou facilement applicables en pratique. Des recherches supplémentaires sont nécessaires afin d’optimiser ces solutions existantes ou en cours de développement comme la plateforme de communication multidisciplinaire. Il serait également opportun de les faire évaluer par les médecins généralistes eux-mêmes pour qu’ils soient formés et informés des outils mis à leur disposition.
| Nhan - Cassandra | Université catholique de Louvain | | QR32
-62.002-QS41
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| L’intérêt de la thérapie par ondes de choc extracorporelles dans la prise en charge de l’épicondylite latérale. | Abstract
Contexte : L’épicondylite est une des pathologies du système locomoteur la plus fréquemment rencontrée en médecine générale. Dans certains cas, celle-ci se montre résistante aux traitements conservateurs de première intention. La thérapie par ondes de choc extracorporelles (ESWT) pourrait constituer une alternative thérapeutique intéressante dans ces situations.
Objectif : L’intention de cette revue est de déterminer l’intérêt de la thérapie par ondes de choc extracorporelles, dans la prise en charge de l’épicondylite latérale.
Méthode : Ce travail consiste en une revue narrative de revues de la littérature avec méthodologie décrite. Dans un premier temps, une recherche à l’aide de mots clés a été effectuée sur UpToDate, PubMed- SUMSearch et Cochrane Library. Ensuite, divers tris ont été réalisés afin d’affiner la recherche. Les méta-analyses discutant de l’efficacité de la thérapie par ondes de choc extracorporelles ont été retenues.
Résultats : Dix méta-analyses ont été sélectionnées pour ce travail. En ce qui concerne l’efficacité de l’ESWT au niveau de la douleur, cinq de ces méta-analyses affichent un résultat positif tandis que quatre démontrent une absence de résultat significatif. Une méta-analyse ne fournit pas d’analyse statistique. Quant à l’impact au niveau de la force de préhension, quatre méta-analyses concluent à une influence positive de l’ESWT, tandis que quatre autres mentionnent une absence d’efficacité. Les 2 méta-analyses restantes n’ont pas réalisé d’analyse statistique concernant l’efficacité de l’ESWT au niveau de la force de préhension.
Conclusion : Il n’existe pas de consensus sur l’efficacité de la thérapie par ondes de choc extracorporelles dans l’épicondylite latérale. La réalisation de méta-analyses plus uniformisées semble nécessaire pour juger de l’efficacité de l’ESWT.
Mots clés : thérapie par ondes de choc extracorporelles, ESWT, tennis elbow, épicondylite latérale, tendinopathie latérale du coude
| Van Keerberghen - Stefan | Université de Liège | | L87-QO4
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| Les antidépresseurs dans le cadre du traitement du syndrome de l’intestin irritable : état des lieux des connaissances et identification des freins et leviers à la prescription en médecine générale | Introduction : Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est un trouble fonctionnel (TF) intestinal fréquemment rencontré en médecine générale (MG). Il est prévalent dans la population belge et dans le monde entier. Il se définit actuellement par les critères de Rome IV. En ce qui concerne la prise en charge de ce SII, après un essai des traitements de première ligne, on retrouve notamment les antidépresseurs (AD) en seconde ligne. Les AD les plus étudiés dans le SII sont les tricycliques. Cependant, des données ont montré qu’ils n’étaient pas prescrit fréquemment dans cette pathologie. Le but de ce travail est donc d’évaluer auprès de MG, leurs freins et leviers à la prescription d’AD dans le SII.
Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude qualitative effectuée sur base d’entretiens semi-dirigés auprès de 9 médecins généralistes, titulaires ou en formation en Wallonie. L’analyse des données a été faite selon le mode thématique de contenu.
Résultats : Les MG interrogés évoquent une prévalence entre 5% et 20% dans leur patientèle. Les symptômes fréquemment décrits sont douleurs abdominales, diarrhées, constipation, ballonnement notamment. Des comorbidités telles que l’anxiété et le stress sont évoquées comme fréquemment associées avec le SII. Comme traitement de première ligne, ils s’accordent notamment sur les spasmolytiques, les laxatifs, les constipants et les probiotiques. En ce qui concerne les AD, peu en prescrivent en deuxième ligne dans le SII. Les avis divergent quant à la molécule à prescrire dans le cadre du SII. Les moteurs à la prescription identifiés sont une amélioration de la qualité de vie des patients, une rémission prolongée des symptômes et un soulagement de l’anxiété et du stress fréquemment associés. Les freins décrits sont la crainte de stigmatisation et le ressenti du patient face à ce traitement, les effets secondaires et les interactions médicamenteuses, la polymédication, la méconnaissance du sujet, la durée de traitement et la nécessité d’un sevrage à l’arrêt.
Discussion et conclusion : Les résultats récoltés ont été mis en rapport avec la littérature. Les AD ne sont pas une arme thérapeutique fréquemment proposée en MG dans le SII mais ils ont fait leurs preuves dans l’amélioration de la qualité de vie des patients. Des outils et des fiches informatives à destination des MG pourraient permettre d’atténuer leurs craintes de prescription. | Deleuze - Pauline | Université de Liège | | D93-QR53
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| Prévenir et guérir la rhinite iatrogène | Introduction : les symptômes de congestion nasale sont fréquents. Afin de traiter ces symptômes, des patients font usage de décongestionnants nasaux de type vasoconstricteurs. Un mésusage de ces médicaments est responsable de rhinite iatrogène. Ces médicaments sont en vente libre et présentent un risque d’addiction. Il peut sembler donc contradictoire que leur délivrance ne soit pas plus contrôlée. Méthodologie : une étude qualitative a été menée basée sur des entretiens individuels semi-dirigés. L’échantillon représentatif sondé fut composé de médecins généralistes et de pharmaciens d’officine francophones, exerçant dans la communauté française de Belgique. Les critères d’inclusion sont les médecins généralistes et les pharmaciens d’officine de la région francophone, âgés entre 23 et 65 ans. Les critères d’exclusion sont les stagiaires médecins et pharmaciens, ainsi que les retraités. Résultats et discussion : la rhinite iatrogène est une pathologie fréquente à laquelle sont confrontés, au quotidien, les pharmaciens d’officine et plus occasionnellement les médecins généralistes. Tous reconnaissent que ces médicaments doivent être utilisés le moins souvent possible et pendant une durée la plus courte possible. Conclusion : la délivrance non-contrôlée des vasoconstricteurs nasaux rend ces médicaments facilement accessibles. Cette accessibilité et l’automédication par le patient, en font un facteur de risque pour la rhinite iatrogène. Dans un futur proche, il ne serait pas surprenant que les vasoconstricteurs nasaux figurent parmi les médicaments sous prescriptions. Toutefois, ce changement de statut se ferait au détriment d’une perte de commodité et d’accessibilité de ceux-ci. | maroye - nicolas | Université catholique de Louvain | | R07-R74-R75-R97-QP54
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| Répercussions de l’utilisation de l’application mobile Yuka sur les habitudes de femmes enceintes ou en désir de grossesse en matière de produits d’hygiène et cosmétiques | Contexte
Alors qu’ils sont responsables de nombreux effets néfastes sur la santé, les perturbateurs endocriniens restent encore très peu connus du grand public et même des professionnels du secteur médical. Nombreux sont les médecins traitants qui n’en font pas la prévention en consultation de médecine générale. Et même lorsqu'ils souhaitent aborder le sujet en consultation, ils se retrouvent souvent démunis face aux outils concrets et pratiques qu’ils pourraient conseiller à leurs patientes enceintes ou en désir de grossesse. Cette étude a donc pour but de déterminer si conseiller l’utilisation de l’application mobile Yuka à des femmes enceintes ou en désir de grossesse durant 2 mois engendre des répercussions positives sur leurs habitudes en matière de produits d’hygiène et cosmétiques et permet ainsi de diminuer leur exposition aux perturbateurs endocriniens durant cette période de particulière vulnérabilité chimique.
Méthodologie
Une étude prospective interventionnelle avec entretiens individuels semi-dirigés réalisés auprès de 9 femmes enceintes ou en désir de grossesse en Wallonie a été conduite. Les données recueillies ont été retranscrites en entièreté et en originalité, puis analysées par thématique.
Résultats & discussion
L’étude a permis de mettre en évidence que la plupart des participantes avaient remplacé leurs produits d’hygiène ou cosmétiques présentant une mauvaise note sur l’application par des alternatives mieux notées sans toutefois diminuer le nombre de produits d’hygiène ou cosmétiques utilisés au quotidien. Cela n’était en outre pas nécessairement plus cher ou contraignant. Certaines participantes sont malgré tout restées attachées à l’un ou l’autre produit pour lequel aucune alternative efficace n’a été trouvée.
Conclusion
Les participantes à l’étude sont unanimement favorables à l’utilisation de l’application mobile Yuka afin de diminuer leur exposition aux perturbateurs endocriniens durant la grossesse ou la période péri-conceptionnelle. Yuka représente dès lors un outil concret et pratique que les médecins généralistes pourraient conseiller à leurs patientes. Cependant, pour que la prévention à l’exposition aux perturbateurs endocriniens auprès des femmes enceintes ou en désir de grossesse puisse totalement être efficace, il est avant tout nécessaire de former davantage les médecins généralistes à cette thématique et d’encourager des réglementations en matière de substances chimiques plus strictes et ambitieuses à échelle nationale voire européenne. | Nguyen - Thi Quynh Nhi | Université catholique de Louvain | | A86-A98-T99-W01-W78-QS41
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| La prescription d’une application de pleine conscience en médecine générale auprès de patients présentant un trouble anxieux généralisé. Etude qualitative évaluant le vécu, le ressenti, la faisabilité et l’acceptabilité | INTRODUCTION
Les troubles anxieux généralisés représentent une réalité complexe et omniprésente en soins primaires. Des études considèrent que la pleine conscience est une thérapie prometteuse pour traiter les problèmes d’anxiété. Une récente méta-analyse indique que la pleine conscience guidée par une application sur smartphone a un effet potentiellement bénéfique sur les symptômes d’anxiété. Ce travail a exploré le vécu, le ressenti, la faisabilité et l’acceptabilité de l’utilisation d’une application de pleine conscience prescrite en médecine générale auprès de patients présentant un trouble anxieux généralisé.
MÉTHODOLOGIE
Neuf patients présentant un trouble anxieux généralisé ont utilisé une application de pleine conscience, « Prezens ». Ensuite, une étude qualitative à l’aide d’entretiens semi-dirigés a été réalisée. Une analyse par catégorie conceptualisante a ultérieurement été effectuée.
RÉSULTATS
Cinq catégories conceptualisantes sont ressorties à la suite de l’analyse. La première, « des soins connecté » a mis en lumière les innovations des technologies numériques, leur accessibilité, ainsi qu’une méfiance. L’utilisation de l’application en passant de la prescription aux perspectives a été représentée par les 4 catégories conceptualisantes suivantes, « une appréhension au départ », « un engrenage à roder », « mettre sur pause », « un outil en poche ».
CONCLUSION
Malgré certaines appréhensions l’acceptabilité était bonne. La faisabilité a été limitée par une nécessité d’isolement, de concentration et des méditations trop difficiles. Des exercices courts et simples et un éventuel accompagnement se sont révélés nécessaires. Les techniques de gestion de stress et de développement personnel ont été appréciées.
| Tenaglia - Mathilde | Université catholique de Louvain | | P74-QS41
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| Deux poids, deux mesures. Quels sont les obstacles rencontrés par les médecins généralistes pour prendre en charge un enfant atteint de surpoids ou d’obésité ? | Contexte
L’obésité pédiatrique est un problème de santé publique grandissant et mondial. Cependant, il n’est pas chose aisée d’aborder ce sujet délicat. Il est primordial de dépister et de repérer ces enfants tant les conséquences qu’occasionnent une obésité sur le long terme sont nombreuses et les coûts engendrés, non négligeables pour nos soins de santé.
Objectif
L'objectif de ce travail est d’entrevoir les obstacles rencontrés par les généralistes qui prennent en charge des enfants atteints d’obésité. Une fois mis en lumière, des pistes pourraient être envisagées pour améliorer la prise en charge de l’obésité pédiatrique.
Méthodologie
Une étude qualitative fut menée à l’aide d’entretiens individuels semi-dirigés auprès de 8 généralistes de la région liégeoise et namuroise.
Résultats
Des freins ont été décrits par les généralistes interrogés à propos des prestataires de soins, des familles mais aussi à propos du statut socio-économique. Concernant les généralistes, notons une contrainte de temps, un manque de connaissances et de formations, des difficultés en termes de communication sur le sujet du poids ou encore une accessibilité laborieuse aux spécialistes. Concernant les familles, leur dynamique et implication ainsi que leur éducation furent retenues comme des aspects pouvant compliquer ou faciliter la prise en charge. Les difficultés psychologiques découlant des problèmes liés au poids ainsi qu’un manque d’éducation lié à la santé furent aussi mis en avant. Pour finir, les coûts émanant des prises en charge ainsi que l’impact sociétal font également partie des freins cités.
Conclusion
La détection précoce d’un surpoids est essentielle pour prévenir l’obésité infantile.
Il ressort, entre autres, que des connaissances approfondies en termes de communication s’avèrent nécessaires pour mener à bien une consultation portant sur l’obésité pédiatrique. Un nouveau trajet de soins pour les enfants en situation d’obésité a récemment vu le jour en Belgique. Celui-ci aura pour but de réduire les échecs de prise en charge en les orientant précocement vers une équipe multidisciplinaire.
Mots-clés: Obésité pédiatrique, Médecine générale, Étude qualitative, Gestion des problèmes de santé, Résolution de problèmes | Renotte - Célia | Université de Liège | | QD21
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Place de l’index de pression systolique dans le diagnostic de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs : Assurance de qualité auprès des médecins généralistes du Centre Médical Cavens (Malmedy) Applicability of the ankle brachial index in the diagnosis of lower extremity artery disease : Quality improvement report at the Cavens Medical Center (Malmedy) | Introduction. L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs est une pathologie fréquente, mais largement sous-diagnostiquée car souvent asymptomatique. Dans les recommandations internationales, il existe un consensus fort quant à l’utilité de l’index de pression systolique pour le diagnostic de cette pathologie face à un patient présentant des symptômes typiques ou atypiques. L’usage de cette technique est néanmoins peu répandu au Centre Médical Cavens.
Méthodologie. Une revue narrative de la littérature a été effectuée afin d’identifier les freins et moteurs à la réalisation de l’index de pression systolique. Plusieurs interventions (questionnaires, formation et mise en pratique clinique) entrant dans le cadre d’une assurance de qualité ont été réalisées auprès des médecins travaillant au Centre Médical Cavens pour favoriser le recours à l’index de pression systolique face à un patient présentant des symptômes d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.
Résultats. Sur l’ensemble des patients éligibles à une mesure (n = 276) durant les 16 semaines de mise en pratique clinique, seuls 16% (n = 46) en ont bénéficié. Dans notre étude, les principaux obstacles à la réalisation de l’index de pression systolique ont été le manque de temps ou l’oubli. Le sentiment de compétence dans la réalisation et l’interprétation de l’IPS augmente néanmoins entre le début et la fin de l’étude.
Conclusion. Pour augmenter le recours à l’utilisation de l’index de pression systolique, face au manque de temps exprimé par les médecins du Centre Médical Cavens, une délégation ou un report lors d’une consultation dédiée de l’acte pourrait être envisagée. Introduction. Lower extremity artery disease is a frequent pathology, but it is widely underdiagnosed because often asymptomatic. In the international guidelines, facing a patient showing typical or atypical symptoms, there is a strong consensus as to the utility of the ankle brachial index for the diagnosis of this disease. The use of this technique is however uncommon at the Cavens Medical Center.
Method. A narrative review of the literature has been done to identify what could and what couldn’t lead to the use of the ankle brachial index. The physicians working at the Cavens Medical Center have participated in several interventions (forms, training, and clinical practice) regarding a quality improvement report to promote the use of the ankle brachial index when facing a patient with lower extremity artery disease symptoms.
Results. During the 16 weeks of practical clinic, on all patients eligible to a measure (n=276), only 16% (n=46) have benefited from an ankle brachial index. In our study, the main obstacles to the use of the ankle brachial index have been a lack of time or forgetting. Nevertheless, the feeling of competence in the realization and the interpretation of the ankle brachial index increases between the beginning and the end of the study.
Conclusion. To increase the use of the ankle brachial index, facing the lack of time mentioned by the physicians working at the Cavens Medical Center, a delegation or a postponement to a dedicated consultation could be considered. | Förster - Sébastien | Université de Liège | | 43.000-K92-QS41
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| Danse-thérapie et démence de la personne âgée - Revue parapluie | Objectifs:
L’objectif principal est de réaliser une revue de littérature permettant de dresser le tableau de
l’état actuel des connaissances concernant la danse-thérapie comme outil thérapeutique dans
prise en charge de patients âgés atteints de démence. Il est également, d’informer les médecins
généralistes sur cette pratique encore assez méconnue et sur les avantages et inconvénients
qu’elle a à offrir.
Méthodologie:
Les recherches ont été effectuées entre les mois d’octobre 2023 et février 2024 dans les bases
de données électroniques suivantes : Embase, PubMed, Cochrane et PsychInfo.
Seules des revues systématiques avec ou sans méta-analyse ont été incluses afin de réaliser une
revue d’ensemble de revues. Les études éligibles devaient évaluer les effets d’interventions
thérapeutiques basées sur la danse sur la santé physique ou mentale de participants âgés de plus
de 50 ans avec un diagnostic de démence/déficit cognitif léger.
Les données des différentes études ont été extraites au moyen d’un tableau proposé JBI. La
qualité des revues a ensuite été évaluée par les outils AMSTAR 2 et ROBIS. Enfin, une synthèse
narrative des données récoltées a été réalisée.
Résultats:
La danse-thérapie a semblé fournir de résultats positifs en termes de cognition, de santé
physique, mentale et d’impact sur l’entourage de personne âgées atteintes de démence.
Cependant, certaines des revues analysées présentaient des résultats contradictoires.
Conclusion :
On déplore la faible qualité et les nombreux biais présents dans les revues systématiques
analysées. D’autres études d’une plus grande qualité méthodologique sont nécessaires afin de
pouvoir tirer des conclusions quant aux réels effets de la danse-thérapie. | Strypstein - Elise | Université catholique de Louvain | | P70-QC15
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Une dépression avant tout : quelle est la place de la médecine générale dans la prise en charge d'une patiente souffrant de dépression post-partum en région verviétoise ? A depression above all | Introduction
L’objectif de cette étude est de pouvoir mettre en évidence les forces et les limites de la
médecine générale dans la prise en charge de la dépression post-partum en région verviétoise,
afin de sensibiliser les différents intervenants médicaux à une meilleure approche de cette
pathologie, en mettant en avant la place du médecin généraliste déjà bien reconnue dans la
prise en charge de la dépression classique.
Méthode
Etude qualitative à l’aide d’un guide d’entretien avec analyse inductive réalisée auprès de neuf
médecins généralistes ainsi qu’une psychologue spécialisée dans la prise en charge de la
dépression post-partum.
Résultats et Discussion
Plusieurs thèmes sont ressortis suite à l’analyse de ces entretiens distincts. Des recherches
ont été menées afin d’éclaircir ces thèmes grâce à la lecture de différents articles scientifiques
publiés.
Conclusion
La médecine générale est l’acteur principal de la prise en charge de la dépression classique.
Pourquoi en serait-il autrement dans le cadre de la dépression post-partum ?
La médecine générale est aussi une médecine de prévention et devrait pouvoir remplir ce rôle
notamment dans la prise en charge de la dépression post-partum.
De plus, les médecins généralistes sont au centre du cercle familial de la patiente qui leur fait
souvent une confiance totale. Ils connaissent donc très bien les besoins de leurs patientes.
Indexation
Dépression (P76), Autre symptôme et plainte du post-partum (W18), Médecin de famille
(QS41), Santé de la femme (QC22), Etude qualitative (QR31), Gestion de la santé / médecine
préventive (A98). Introduction
The aim of this study is to be able to highlight the strengths and limits of general practice in the management of postpartum depression in the Verviers area. I would like to raise awareness among the various medical practitioners of a better approach to this pathology, but in thinking of the already well recognized role of the general practitioner in the management of classic depression.
Method
Qualitative study using an interview guide with inductive analysis carried out with nine general practitioners as well as a psychologist specialized in the management of postpartum depression.
Results and Discussion
Several themes emerged following these different interviews’ analysis. Research was carried out to clarify these different themes through the reading of various published scientific articles.
Conclusion
The general practitioner is the main player in the management of classic depression. Why would it be any different in the context of postpartum depression ?
General practice is also a preventive medicine and should be able to fulfill this role in the management of postpartum depression.
In addition, the general practitioner is at the centre of the patient’s family circle in whow they fully trust. They therefore know their patients’ needs.
Indexing
Depression (P76), Other postpartum symptoms and complaints (W18), Family doctor (QS41), Women’s health (QC22), Qualitative Study (QR31), Health management / preventive medicine (A98) | Atallah - Sawsan | Université de Liège | | P76-W18-QS41
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| Dépistage et exploration de l'hypertension artérielle secondaire en médecine générale: qu'en est-il en pratique ? | Contexte: L’hypertension est une pathologie fréquemment rencontrée en médecine générale. Dans la majorité des cas, l’hypertension est idiopathique mais chez 5-15% des patients une cause est identifiable. La littérature détaille clairement les étiologies causant une HTA secondaire ainsi que les examens recommandés pour leur diagnostic. Ce qui est par contre moins détaillé est de savoir chez quels patients rechercher quelles étiologies.
Objectif: L’objectif de ce travail est de comprendre comment les médecins généralistes prennent en charge les patients dont ils suspectent une hypertension secondaire: quelles étiologies sont recherchées et quelles investigations mènent-ils ?
Méthode: Il s’agit d’une étude descriptive quantitative développée à partir d’un questionnaire en ligne auquel 100 médecins généralistes actuellement en exercice dans la région de Liège ont accepté de répondre.
Résultats: Parmi ces 100 médecins, en cas de suspicion d’hypertension secondaire, 46%(n=46) demandent un bilan d’exploration différent selon le patient contre 40% (n=40)
qui réalisent un bilan « type » identique chez l’ensemble des patients suspects d’hypertension secondaire. Les 14% (n=14) restants réfèrent directement vers un spécialiste.
Lorsque l’on analyse le bilan réalisé par les 86 médecins, étiologie par étiologie, on observe des pratiques très différentes et souvent à l’opposées les unes des autres. Il n’y a pas de consensus (majorité absolue) sauf pour les pathologies thyroïdiennes et les pathologies réno-vasculaires qui sont systématiquement recherchées par respectivement 86% et 58,1% des participants. Pour le syndrome de Cushing et l’hyperaldostéronisme primaire on constate uniquement que la majorité relative (respectivement 43% et 50% des médecins) les recherche chez tous les patients suspects d’hypertension secondaire. Pour l’hyperparathyroïdie et les pathologies rénales parenchymateuses la majorité relative
(45,4% et 43%) ne la dépiste jamais. Enfin pour le phéochromocytome et le syndrome des apnées du sommeil, une petite majorité des médecins (respectivement 38,4% et 47,7%) les recherche uniquement chez certains patients suspects d’hypertension secondaire.
Conclusion: L’exploration de l’hypertension secondaire par les médecins généralistes est non consensuelle à tout niveau.
Mots-clés: hypertension artérielle - hypertension secondaire - médecins généralistes - dépistage - exploration. | Dessy - Clara | Université de Liège | | QS4
-31.003-31.005-34.000-35.000-41.001-K87-45.000 | |
Comment optimiser l’organisation de l’éducation-coaching par l’infirmière éducatrice en diabétologie pour les patients diabétiques de type 2 inscrits dans la maison médicale Progesund ? Une assurance de qualité How can we optimise the organisation of education-coaching by the diabetes nurse educator for type 2 diabetes patients registered with the Progesund medical centre? Quality assurance | Introduction. Le diabète est un problème de santé publique préoccupant, qui ne cesse de s’étendre dans le monde et en Belgique. On connaît l’importance d’une approche organisée au sein de l’équipe de soins primaires et de l’éducation dans la prise en charge globale du diabète. L’objectif de ce travail est de se renseigner sur les besoins des patients lors de l’organisation de ces séances d’éducation réalisées dans la maison médicale Progesund.
Méthodologie. Une assurance de qualité utilisant un questionnaire quantitatif.
Résultats. 11 patients ont rempli le questionnaire. 7 patients n’ont jamais participé auparavant à une séance d’éducation. La raison principale était une méconnaissance de l’existence de ces séances. Les patients préfèrent une durée de 30 minutes avec une répétition annuelle. Tous les patients ont une préférence pour les séances individuelles en présentiel. Le principal intérêt était de recevoir des explications sur les habitudes de vie saine. Comme service supplémentaire, les patients étaient intéressés par des recettes ou des listes d’achats d’aliments.
Conclusions. L’éducation au diabète proposée dans la maison médicale Progesund peut être optimisée en mettant l’accent sur une répétition annuelle et sur les informations relatives à un mode de vie saine. Des services supplémentaires tels que des listes d’achats d’aliments ou des recettes peuvent être proposés. La durée et les séances individuelles en présentiel peuvent être maintenues. Globalement, les séances devraient permettre au patient d’impliquer sa famille s’il le souhaite. Même si la séance est donnée par une infirmière, le médecin traitant devrait rester un élément clé de la prise en charge du diabète, notamment en recommandant les séances d’éducation aux patients. Introduction. Diabetes is a worrying public health problem, which continues to spread throughout the world and in Belgium. The importance of an organised approach within the primary care team and of education in the overall management of diabetes is well known. The aim of this study was to find out about patients' needs when organising education sessions at the Progesund medical centre.
Methodology. Quality assurance using a quantitative questionnaire.
Results. 11 patients completed the questionnaire. 7 patients had never previously attended an education session. The main reason was a lack of awareness of the existence of these sessions. Patients preferred a 30-minute session, repeated annually. All patients preferred individual face-to-face sessions. The main interest was in receiving explanations about healthy lifestyle habits. As an additional service, patients were interested in recipes or food shopping lists.
Conclusions. The diabetes education offered in the Progesund medical centre can be optimised by focusing on an annual repeat and on information about a healthy lifestyle. Additional services such as food shopping lists or recipes can be offered. The duration and individual face-to-face sessions can be maintained. Overall, the sessions should allow patients to involve their families if they wish. Even if the session is given by a nurse, the general practitioner should remain a key element in the management of diabetes, in particular by recommending the education sessions to patients. | Scholzen - Rebecca | Université de Liège | | QT3
-QD23
-T90-QS42
-58.000-QS41
-QP43
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Quels facteurs liés aux patient(e)s limitent une bonne observance et adhésion aux automesures de la pression artérielle à domicile des patient(e)s hypertendu(e)s de la communauté germanophone du sud ? What patient-related factors limit good compliance and adherence to home blood pressure self-measurement among hypertensive patients in the southern German-speaking community? | Introduction
L’hypertension artérielle est une maladie très fréquente qui présente une très haute morbimortalité. La meilleure méthode pour suivre les valeurs tensionnelles est l'automesure à domicile réalisée de manière répétitive et correcte. Cependant, une majorité des patients ne connaît pas la technique et la fréquence correcte de mesure. L’étude a pour objectif d’identifier les freins et les pistes pour améliorer la qualité des automesures.
Méthodologie
Il s’agit d’une étude quantitative réalisée au sein du centre médical proSanté qui accompagne 10000 patients sur le territoire de la communauté germanophone du sud. À l’aide d’un questionnaire les niveaux d’observance et d’adhésion des patients aux automesures sont identifiés et ses facteurs limitants ainsi que le niveau d’éducation des patients par rapport à la maladie et la propension aux pistes d’amélioration de la qualité des automesures.
Résultats
Seulement un tiers des patients réalise le protocole technique de mesure correctement, trois quarts les réalisent au moins une fois par mois comme recommandé. Seulement la moitié des patients a profité d’explications par un médecin sur l’usage correct de l’appareil. Le jeune âge, des oublis, un manque de motivation et de confiance dans l’appareil et la préférence que le docteur réalise les mesures au cabinet sont les facteurs limitants de l’adhésion aux automesures. Les patients souhaitent surtout de profiter d’une séance d’éducation thérapeutique sur l’automesure par leur médecin traitant dans le but d’améliorer sa qualité.
Conclusion
Ce TFE adresse directement les manques et les freins à une réalisation correcte des automesures qui existent à l’heure actuelle. L’importance de la place des médecins traitants dans la prise en charge de la maladie et dans l’éducation des patients est soulignée par cette étude, une place que nous, les médecins, n'avons pas encore entièrement prise. Abstract
Introduction
Hypertension is a very common disease with a very high morbidity and mortality rate. The best method of monitoring blood pressure values is home self-measurement carried out repeatedly and correctly. However, most patients are unaware of the correct measurement technique and frequency. The aim of this study is to identify the obstacles and avenues for improving the quality of self-measurement.
Methods
This is a quantitative study carried out at the proSanté medical center, which supports 10,000 patients in the southern German-speaking community. A questionnaire was used to identify levels of patient compliance and adherence to self-measurement and its limiting factors, as well as the level of patient education in relation to the disease, and the willingness to consider ways of improving the quality of self-measurement.
Results
Only a third of patients perform the technical measurement protocol correctly, while three-quarters perform it at least once a month as recommended. Only half of patients received explanations from a doctor on the correct use of the device. Young age, forgetfulness, lack of motivation and confidence in the device, and the preference for the doctor to take measurements in the office are the limiting factors in adherence to self-measurement. Above all, patients would like to benefit from a therapeutic education session on self-measurement by their general practicioner, with the aim of improving its quality.
Conclusion
This TFE directly addresses the shortcomings and obstacles to proper self-measurement that currently exist. This study underlines the importance of the role of general physicians in disease management and patient education, a role that we doctors have not yet fully taken on. | Schür - Tom | Université de Liège | | QP43
-31.005-QD23
-K86-QT32
-QR32
-QS41
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| Traiter la dépression au sein de la consultation de médecine générale par un programme d’activation comportementale individuel en 5 séances: étude qualitative de faisabilité d’implantation d’un outil de prise en charge au travers d’une recherche intervention via un focus group. | Cette étude a évalué la faisabilité de l'implantation de l'activation comportementale par les médecins généralistes comme traitement de la dépression. Malgré son efficacité prouvée, même donnée par des non-professionnels, l’utilisation de cette psychothérapie par les médecins généralistes n'a pas été établie. Son efficacité, en faisait une option intéressante pour le traitement de la dépression en médecine générale. L'activation comportementale, basée sur le modèle comportementaliste, vise à améliorer l'humeur en encourageant les activités positives.
C’est via une étude qualitative de recherche-intervention que j’ai étudié la faisabilité de cette approche. Après une formation des médecins et un temps d’application de l’outil au sein de leurs consultations, un focus group a été réalisé avec 5 médecins généralistes. Les discussions ont été enregistrées, transcrites et analysées selon l’analyse thématique inductive.
Le suivi et le traitement des patients dépressifs en médecine générale présentaient divers défis inhérents à la maladie. L’application de l’activation comportementale occasionnait d’autres obstacles en terme de compréhension, de compliance et d’engagement thérapeutique. La légitimité des médecins pour proposer une psychothérapie a été questionnée, mais la formation et le support écrit renforceraient leur confiance. En dépit des défis rencontrés, les médecins soulignaient l’aspect cadrant et constructif de l’activation comportementale ainsi que l’effet bénéfique sur la relation thérapeutique.
Bien que l'activation comportementale en médecine générale était réalisable, des ajustements sont nécessaires pour optimiser son efficacité et son intégration. Ces ajustements comprennent une meilleure formation des médecins, des supports visuels adaptés et une adaptation du programme aux spécificités de la médecine générale.
| Constant - Adèle | Université catholique de Louvain | | P76-58.002-46.000 | |
| Complications somatiques aigues et chroniques de l’anorexie mentale chez les adolescents : revue narrative de la littérature | 1. Introduction
L’anorexie mentale est un problème de santé publique préoccupant et actuel, qui a fait l’objet d’une importante recrudescence durant la pandémie COVID-19. Ce trouble alimentaire touche principalement une population jeune et peut déboucher sur des complications somatiques engageant le pronostic vital des patients. Cette maladie peut devenir chronique et sa prise en charge nécessite le plus souvent une intervention multidisciplinaire, dans laquelle le médecin traitant joue un rôle central. L’objectif de ce travail était de répertorier les complications somatiques aigues et chroniques de l’anorexie mentale dans la population adolescente, afin de renforcer la connaissance de celles-ci par les praticiens de première ligne.
2. Méthode
Afin de répondre à la question de recherche de ce travail, une revue narrative de la littérature, couvrant six années, a été réalisée à l’aide d’une base de données, Pubmed.
3. Résultats
L’anorexie mentale engendre des complications cardiovasculaires regroupant des atteintes fonctionnelles cardiaques, structurelles cardiaques et des altérations du bilan lipidique, le tout pouvant mettre en jeu le pronostic vital. L’alimentation restrictive chronique a également un impact négatif sur le patrimoine osseux, majore le risque d’infertilité, provoque des altérations hormonales diverses et mène à des complications gastro-intestinales, urologiques et buccales, pouvant être sévères. Des troubles mnésiques, des troubles du sommeil, des troubles électrolytiques et un risque majoré d’insuffisance rénale chronique sont aussi associés à ce trouble alimentaire.
4. Conclusion
Les médecins généralistes jouent un rôle primordial dans le suivi des patients souffrant d’anorexie mentale, d’autant plus lorsque cette pathologie se chronicise. La meilleure connaissance des complications somatiques de l’anorexie mentale par les soignants de première ligne permettrait d’améliorer le dépistage et la prise en charge de ces complications en routine.
| Delbovier - Charline | Université de Liège | | P86-QC13
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| VACCINATION CONTRE LE PAPILLOMAVIRUS HUMAIN : IMPACT D’UN OUTIL D’INFORMATION A DESTINATION DES PARENTS | Introduction
Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus à ADN pouvant infecter l’homme.
Il s’agit de l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues au monde.
Les HPV sont classés en différents types et sous-types, dont certains peuvent mener à des lésions (pré)cancéreuses, notamment au niveau du col de l’utérus.
Diverses stratégies existent en terme de lutte contre le cancer du col de l’utérus, la vaccination étant un des principaux piliers en terme de prévention dans ce domaine.
Cependant, malgré des programmes de vaccination implantés en Belgique depuis 2011, la couverture vaccinale reste suboptimale en fédération Wallonie-Bruxelles.
En s’intéressant aux différents freins et facilitateurs à la vaccination contre les HPV, on s’apperçoit rapidement que l’information fournie et connue des patients est bien souvent au coeur du problème.
L’objectif de ce travail de fin d’étude (TFE) est d’évaluer, via un cycle d’assurance de qualité, l’impact que pourrait avoir la mise à disposition d’un outil d’information à destination des parents d’enfants en âge d’être vaccinés contre les HPV au sein de ma patientèle.
Tout ceci est réalisé dans un souci d’amélioration de ma pratique en médecine générale en terme de prévention et de communication avec les patients.
Méthodologie
Il s’agit d’un cycle d’assurance de qualité visant à évaluer l’intention vaccinale chez les parents d’enfants en âge d’être vaccinés avant et après intervention.
Par ailleurs, les raisons d’hésitation/refus à la vaccination sont également évaluées.
La population ciblée par l’étude sont des parents d’enfants en âge d’être vaccinés.
Cette étude est volontairement réalisée de façon monocentrique, au sein de la patientèle de mon maitre de stage.
L’outil d’intervention utilisé est une brochure informative élaborée par mes soins sur base d’un outil utilisé par le gouvernement australien.
Les données sont recueillies lors de 2 entretiens, à l’aide de questionnaires comprenant des questions à choix multiples, élaborés sur base d’une recherche bibliographique.
Ce cycle d’assurance qualité a donc été précédé d’une recherche bibliographique succinte, réalisée uniquement en vue d’introduire le sujet et afin de permettre l’élaboration des questionnaires utilisés.
Résultats
Parmi les 15 participants à l’étude, le pourcentage de participants ayant l’intention de faire vacciner leur enfant est passé de 66,6 % avant intervention, à 80 % après.
Au sein de la population hésitante, les principales raisons avancées pour justifier cette hésitation reflétaient un manque de connaissance de la part des participants.
Conclusion
Au sein de la population ciblée, l’intervention a permis de fournir une information plus complète aux participants et par conséquent, de favoriser une prise de décision éclairée quant à la santé de leur enfant. | Hubin - Pauline | Université de Liège | | | |
| Identification des symptômes et diagnostic de la carence en fer sans anémie chez l’adulte en médecine générale : Recherche exhaustive de la littérature | Introduction : La carence en fer est un état précurseur potentiel d’une anémie ferriprive invalidante. La prévalence estimée de patients atteints d’une carence martiale est de 10-15% dans les pays développés. Le fer joue un rôle important dans l’érythropoïèse et dans des processus cellulaires. Une atteinte s’exprime possiblement par des symptômes d’identiques à l’anémie. Etant donné sa prévalence élevée et son impact potentiel sur la santé des patients, il est intéressant de faire le point actuel sur les symptômes, les étiologies et le diagnostic de la carence en fer sans anémie. Méthode : Une recherche exhaustive de la littérature a été réalisée afin de synthétiser les meilleures données disponibles. 19 différentes base de données scientifiques ont été retenues et consultées. Les études devaient intégrer des notions de fer, carence en fer ou iron deficiency. Dans un second temps, des critères d’inclusion et d'exclusion ont été appliqués afin d'affiner la recherche et ainsi focaliser la recherche sur des articles pertinents pour répondre à la question de recherche Résultats : Un total de 26 articles a été repris. On dénombre 7 revues systématiques, 1 méta-analyse, 2 avis d’experts, 5 guidelines et 11 études. Une série de symptômes peu spécifiques et des étiologies précises ont été mis en évidence. Une délimitation de valeur seuil inférieure de la ferritine entre 15-30 µg/l a été précisé ainsi que des approches diagnostiques pour des états inflammatoires. Conclusion : Bien que des études supplémentaires soient nécessaires, ce travail de revue de littérature permet de mettre plusieurs constatations en évidence. Une diminution des capacités et une fatigue sont clairement liés à la carence en fer sans anémie. D’autres symptômes connus d’une anémie ferriprive sont également rencontrés selon les susceptibilités individuelles. Les principales étiologies de la carence martiale sont le manque d’apport de fer, le déficit d’absorption ou la perte sanguine de fer. En cas de suspicion de carence en fer sans anémie en médecine générale, il est conseillé de faire un dosage biologique de la ferritine couplé à la CRP. La demande de fer sérique isolé ou associé seul au dosage de la ferritine n’est pas recommandé dans cette indication. Une valeur seuil de ferritine entre 15-30 µg/l est indicatrice d’une carence en fer sans anémie nette. En cas d’augmentation de l’inflammation, des valeurs spécifiques de ferritine et/ou la TSAT sont à prendre en compte. Les valeurs seuil de ferritine <100 µg/l ou entre 100-300 avec une TSAT <20% sont reconnus pour nos patients en insuffisance cardiaque chronique. Les patients atteints de maladie inflammatoire chronique de l’intestin avec une ferritine <30 µg/l ou entre 30-100 µg/l entrent dans la catégorie d’une carence en fer. Background : Iron deficiency is a potential precursor to disabling iron-deficiency anemia. The estimated prevalence of patients with iron deficiency is 10-15% in developed countries. Iron plays an important role in erythropoiesis and cellular processes. A deficiency may be expressed by symptoms identical to anemia. Given its high prevalence and potential impact on patient health, it's worth taking stock of the symptoms, etiologies and diagnosis of iron deficiency without anemia.
Methods: An exhaustive literature search was carried out to synthesize the best available data. 19 different scientific databases were selected and consulted. The studies had to include notions of iron, iron deficiency or iron deficiencies. Secondly, inclusion and exclusion criteria were applied to refine the search and focus on articles relevant to the research question.
Results: A total of 26 articles were included. There were 7 systematic reviews, 1 meta-analysis, 2 expert opinions, 5 guidelines and 11 studies. A series of non-specific symptoms and precise etiologies were identified. A lower ferritin threshold of 15-30 µg/l was defined, as well as diagnostic approaches for inflammatory conditions.
Conclusion: Although further studies are needed, this literature review highlights several findings. Diminished capacity and fatigue are clearly linked to iron deficiency without anemia. Other known symptoms of iron-deficiency anemia are also encountered, depending on individual susceptibility. The main etiologies of iron deficiency are lack of iron intake, absorption deficiency or blood loss of iron. In the event of suspected iron deficiency without anemia in general practice, it is advisable to perform a ferritin bioassay coupled with CRP. The use of serum iron alone or in combination with ferritin is not recommended for this indication. A threshold ferritin value of 15-30 µg/l is indicative of iron deficiency without clear-cut anemia. In cases of increased inflammation, specific ferritin values and/or TSAT should be taken into account. Threshold values of ferritin <100 µg/l or between 100-300 with TSAT <20% are recognized for our chronic heart failure patients. Chronic inflammatory bowel disease patients with ferritin <30 µg/l or between 30-100 µg/l fall into the category of iron deficiency. | Schins - Robin | Université catholique de Louvain | | 34.000-T91-QC14
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| Pratique du dépistage de la Chlamydia Trachomatis et de la Neisseria Gonorrhée en médecine générale | Introduction
La Chlamydia Trachomatis et la Neisseria Gonorrhée sont les IST les plus fréquentes en Belgique. Celles-ci sont majoritairement asymptomatiques. Un dépistage systématique et ciblé s’avère donc nécessaire en fonction des facteurs de risque du patient. Les recommandations concernant ce dépistage ont été récemment remises à jour et il semblerait que ces dernières soient peu mises en pratique dans le quotidien des médecins généralistes.
Ce travail aura pour but de comprendre pourquoi les médecins généralistes ont, à priori des difficultés à réaliser un dépistage de CT et de NG selon les derniers guidelines. Cela permettrait de générer des hypothèses et de tenter une meilleure pratique de dépistage de pathologies en recrudescence.
Méthodologie
Une recherche de la littérature non systématique a d’abord été effectuée afin de pouvoir cibler le sujet. Par la suite, une étude qualitative avec des entretiens semi-dirigés interrogeant 9 médecins généralistes du Namurois a été réalisée. Ces rencontres ont été analysées par la méthode d’analyse inductive.
Résultats
Globalement, il existe une méconnaissance de la part du médecin généraliste par rapport au dépistage de la CT et de la NG. Celle-ci s’explique de façon majeure par un manque de connaissance théorique et de pratique d’examen clinique gynécologique. Il a été relevé qu’au plus les médecins étaient confrontés à ces types de consultation, au plus ceux-ci suivaient les recommandations avec facilité. Une seconde partie dégage également un malaise concernant la sexualité et l’examen intime en médecine générale avec une crainte de heurter le patient. Enfin, les préjugés concernant la patientèle et la conduite à tenir face à celle-ci persistent pour une majeure partie et tend à expliquer également le manque d’application des recommandations.
Conclusion
Il existe un gap entre les recommandations théoriques et la mise en pratique lors des consultations de médecine générale. Ce gap peut être expliqué par différentes raisons. Un outil d’aide à la consultation existe déjà mais semble majoritairement peu utilisé et peu connu. Il serait intéressant d’étudier comment diffuser les dernières informations de façon plus intuitive et d’approfondir l’étude sur la façon d’aider au mieux à la consultation d’un sujet qui reste parfois tabou dans certaines pratiques.
| Mirguet - Lise | Université catholique de Louvain | | 31.003-X92-X71-Y71-31.004-31.003 | |
| Lire entre les grimaces, un sourire suffit ? Approche du consentement éclairé chez les patients cognitivement différents : Analyse d’entretiens avec des médecins généralistes ETUDE QUALITATIVE RÉALISÉE PAR M. SÉBASTIEN BAHARLOO DANS LE CADRE DU TFE DU MASTER DE SPÉCIALISATION EN MÉDECINE GÉNÉRALE | Résumé
Cette étude, basée sur des entretiens semi-dirigés avec huit médecins généralistes actifs dans
la région bruxelloise, a exploré la problématique complexe du consentement éclairé chez les
personnes déficientes intellectuelles (PDI). Les résultats obtenus ont permis d'identifier quatre
catégories d'attention, à savoir la connaissance des médecins, les facteurs potentiels de
facilitation du consentement éclairé, les difficultés rencontrées, et les pistes de réflexion pour
une meilleure appréhension. Ces catégories ont jeté la lumière sur plusieurs aspects concernant
le consentement éclairé chez les PDI.
Les résultats de cette recherche ont mis en évidence les points suivants :
1. La sensibilisation des médecins généralistes à la spécificité du consentement éclairé
chez les PDI nécessite une attention particulière. Des lacunes ont été observées dans la
compréhension de notions essentielles telles que l'autodétermination et la capacité,
suggérant la pertinence potentielle d'une formation continue et d'une sensibilisation
accrue à ces concepts spécifiques.
2. L'utilisation d'outils visant à faciliter la communication et l'évaluation de la capacité a
été identifiée comme un facteur facilitant le consentement éclairé, bien que l'utilisation
pratique de ces outils demeure peu fréquente.
3. Le contexte situationnel, l'entourage et l'accompagnement ont été reconnus comme des
éléments considérables pour faciliter le consentement éclairé chez les PDI.
4. La disponibilité, la temporalité et la création d'un environnement éducatif ont été
identifiées comme des facteurs contribuant à la prise de décision éclairée.
5. Des défis majeurs ont été soulignés, notamment la contrainte de temps pendant les
consultations, les défis émotionnels liés aux interactions avec les PDI, et l'adaptation
aux besoins spécifiques de cette population.
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6. Les croyances préconçues et les obstacles linguistiques ont été mentionnés comme des
éléments pouvant entraver le processus.
En conclusion, des recommandations ont été formulées pour améliorer la prise en charge du
consentement éclairé chez les PDI, incluant l'implémentation de programmes de formation
spécifiques, le développement et l'utilisation d'outils d'évaluation de la capacité, ainsi que la
création d'un environnement de soutien optimal. Cette étude a souligné l'importance de
l'adaptabilité, de la sensibilisation et de la collaboration entre les professionnels de la santé, les
patients et leur entourage pour garantir une prise en charge respectueuse des droits des PDI,
tout en tenant compte de la complexité inhérente à cette question | Baharloo - Sébastien | Université de Liège | | QS41
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| expérience des médecins généralistes sur l'education thérapeutique des patients atteints de BPCO | | Aoun - Nathalie | Université libre de Bruxelles | | | |
| Reflux Gastro-œsophagien chez l’enfant de 2 à 12 ans ; causes, conséquences et implications du médecin généraliste : Revue systématique de la littérature et création d’un cadre conceptuel | Introduction.
La prévalence exacte pour le GERD pour toutes les tranches d’âge pédiatrique est difficile à établir compte tenu
de la symptomatologie peu spécifique et de la non systématisation des examens complémentaires pour
confirmer le diagnostic
Méthodes
Nous avons réalisé une étude de la revue systématique de la littérature sur base de revue.
Résultats
plusieurs pathologies sont associes au GERD : hypertrophie adénoïdienne, des otites moyennes sérieuses
chroniques, des otites moyennes aigues récurrentes, des sinusites chroniques, de la dysphonie et de la toux
chronique.
L’obésité est un facteur de risque du GERD. Il est également impliqué dans l’exacerbation de l’asthme. De
manière isolé le GERD est aussi un facteur de risque de l’exacerbation de l’asthme. Asthme et GERD
entretiennent une relation bidirectionnelle.
Conclusion
L’obésité est un facteur de risque du GERD. Il est également impliqué dans l’exacerbation de l’asthme. De
manière isolé le GERD est aussi un facteur de risque de l’exacerbation de l’asthme. Asthme et GERD
entretiennent une relation bidirectionnelle. Il convient dès lors pour les médecins généralistes de jouer sur ces
trois tableaux pour prendre au mieux en charge ces enfants.
Le stress pourrait jouer un rôle dans le développement du GERD chez les enfants.
Le GERD est associé à une hypertrophie adénoïdienne, des otites moyennes sérieuses chroniques, des otites
moyennes aigues récurrentes, des sinusites chroniques, de la dysphonie et de la toux chronique. Cette
association se présente en rapport avec un reflux acide mais de plus en plus d’études évoquent l’implication
d’un reflux faiblement acide ou alcalin dans ces pathologies.
Le GERD et le LPR sont souvent associés chez les enfants mais ce sont bien des pathologies distinctes avec un
pattern de reflux différent. La MII-pH est l’examen complémentaire de 1er choix dans l’évaluation de ces
pathologies. Il permet l’évaluation du reflux acide et non acide et joue un rôle dans le choix du traitement le
plus adapté.
Le GERD peut également devenir chronique chez les enfants, avec une majoration du risque de complications
tel que l’œsophage de Barrett. Il est du rôle du médecin généraliste d’effectuer un suivi de ces enfants dans le
temps. | Van Diest - Céline | Université libre de Bruxelles | | 30.000-D03-QC12
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| ne pas tenir compte de cette version | | Aoun - Nathalie | Université libre de Bruxelles | | | |
| ne pas tenir compte de cette version | | Van Diest - Céline | Université libre de Bruxelles | | | |
| Prise en charge non médicamenteuse dans la gestion des troubles du comportement chez les patients atteints de troubles cognitifs, une étude de cas dans une maison de repos ayant une démarche particulière dans la région du centre | 1. Introduction
En médecine générale nous sommes de plus en plus confrontés à des patients atteints de
troubles cognitifs. Diverses institutions ont établi des modèles de prise en charge de cette pathologie. L’étude porte sur une maison de repos qui applique ces recommandations.
2. Matériel et méthode
Il s’agit d’une étude qualitative basée sur des entretiens semi-dirigés de différents professionnels des soins de santé afin d’étudier la prise en charge non médicamenteuse en médecine générale.
3. Résultats
Les éléments principaux mis en évidence sont qu’une approche personnalisée du patient à trouble cognitif nécessite des observations et l’établissement de profils individuels.
La gestion des troubles du comportement est majoritairement basée sur des méthodes non médicamenteuses. Cette prise en charge permet d’éviter un syndrome de glissement et instaure un bien-être et une satisfaction du personnel soignant qui soulève toutefois un besoin de formation et de meilleure communication.
Cette prise en charge pourrait être transposée à d’autres maisons de repos. Cependant, certains défis existent : la pénurie de personnel et le manque de promotion en santé publique.
4. Conclusion
Ce travail a permis de mettre en évidence une prise en charge utilisée par une maison de repos de la région du centre. Cette prise en charge orientée vers le patient permet une approche individualisée mettant en avant les capacités restantes du patient ce qui permet d’éviter les syndromes de glissement.
| Louis - Mandy | Université libre de Bruxelles | | P70 | |
| Continuité des soins en milieu pénitentiaire : exploration du vécu des médecins généralistes de la FWB | Introduction : En Belgique, les soins de santé en milieu carcéral sont au cœur d’une réforme visant à transférer leur gestion du SPF Justice au SPF Santé Publique. Il s’agit là de l’exécution de l’une des recommandations d’organismes nationaux et internationaux à l’encontre de la Belgique visant à améliorer la qualité des soins prodigués aux personnes détenues en prison. La continuité des soins est un marque de qualité de soins fort impacté par l’incarcération. Dans le cadre de cette étude, nous sommes intéressés au vécu des médecins généralistes travaillant en milieu pénitentiaire par rapport à la continuité des soins.
Méthode : Une étude qualitative a été conduite par entretiens semi-dirigés auprès de huit médecins généralistes travaillant en milieu pénitentiaire sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Résultats : Le médecin généraliste est partagé entre son rôle de soignant et la fonction sécuritaire du milieu pénitentiaire. L’absence d’outil informatique adéquat connecté au réseau eHealth renforce un sentiment d’exclusion du système de soins de santé. Des besoins en moyens humains et financiers se font ressentir. Ils espèrent que la réforme pourra solutionner une partie des défauts de continuité de soins.
Conclusion : Afin d’apporter des solutions à la problématique de la continuité des soins, une approche politique de santé publique évaluant les besoins effectifs de terrains et prenant en compte les nombreuses recommandations de bonne guidance sur la santé pénitentiaire est indispensable.
Mots-clés : médecine générale ; soins de santé ; continuité des soins ; prison ; milieu carcéral
| Dushime - Daniel | Université catholique de Louvain | | QD25
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| LA PLACE DES INTERVENTIONS BASEES SUR LA NATURE DANS LE TRAITEMENT DE LA DEPRESSION CHEZ LES PATIENTS ADULTES VIVANT DANS LA COMMUNAUTE : UNE REVUE PARAPLUIE | Contexte : L'association entre la nature, la santé et le bien-être suscite un intérêt croissant. Toutefois, les populations étudiées sont généralement très hétérogènes, comprenant à la fois des patients en bonne santé et des patients souffrant de divers troubles psychiatriques et/ou menées dans des maisons de repos ou des hôpitaux. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer l'efficacité des interventions basées sur la nature dans le traitement des troubles dépressifs en ambulatoire.
Objectif : Évaluer systématiquement l'efficacité des interventions basées sur la nature pour augmenter le bien-être et réduire les symptômes de la dépression dans la population adulte vivant dans la communauté et diagnostiquée comme dépressive.
Méthodes : Nous avons effectué un tour d'horizon des revues systématiques (RS) et des méta-analyses afin de fournir le résumé le plus complet possible de l'effet des interventions basées sur la nature sur la dépression. Nous avons commencé par rechercher sur PROSPERO les essais en cours et relatifs au sujet. Nous avons ensuite effectué une recherche dans plusieurs bases de données (Pubmed, Embase, Cochrane et Psychinfo). Nous avons effectué une recherche manuelle dans les références afin de réduire le risque de manquer des revues potentielles. La qualité des revues a été évaluée à l'aide de l'outil AMSTAR pour l'évaluation critique et de l'outil ROBIS pour évaluer le risque de biais. Nous avons extrait de chaque revue les données relatives au patient dépressif. Les études qui incluaient des adultes (âgés de ≥18 ans) souffrant de dépression dans un cadre communautaire étaient éligibles à l'inclusion. Les interventions éligibles étaient les activités structurées en plein air. Background: There is increasing interest in the association between nature, health and wellbeing. However, the populations studied are generally very heterogeneous, including both healthy patients and patients with various psychiatric disorders and/or carried out in nursing homes or hospitals. More research is needed to determine the effectiveness of nature-based interventions in the treatment of depressive disorders on an outpatient basis.
Aim: Summerise systematically the effectiveness of nature-based intervention for increasing wellbeing and reducing symptoms of depression in the adult population living in the community and being diagnosed with depression.
Methods : We conducted an overview of systematic reviews (SRs) and meta-analysis to provide the most comprehensive summary of the effect of nature-based interventions on depression. We started by looking up on PROSPERO trials that could be ongoing and relative to the subject. Then we ran the search in several database (Pubmed, Embase, Cochrane and Psychinfo). We did a hand search through the references to decrease the risk of missing potential reviews. The reviews were assessed for quality using the AMSTAR tool for critical appraisal and the ROBIS tool to assess the risk of bias. We extracted the data relating to depressive patient from primary studies that where included in those reviews and matched our PICO. Studies that included adults (aged ≥18 years) in community-based settings with depression were eligible for inclusion. Eligible interventions were structured outdoor activities in green and/or blue space for mental health. Primary studies where assess for risk of bias with Rob tool and the NICE tool.
Results: 11 systematic reviews and meta-analysis met inclusion criteria. 15 primary studies were extracted. 587 participants diagnosed with depression were included in different nature based interventions. We divided them between walking in nature, horticultural therapy (gardening) and forest bathing.
Research limitations/implications: Heterogeneity and small sample sizes limited the results. Poor reporting precluded meta-analysis in some studies. Initial findings for wellbeing and depression are promising and should be corroborated in future studies. The research area is active, and the results of the ongoing trials identified will add to the evidence base.
Key words: depression – nature based intervention – outpatient | Gilbert - Thomas | Université catholique de Louvain | | P76 | |
| Le traitement fonctionnel (support externe et kinésithérapie) dans la prise en charge aiguë des entorses latérales de la cheville chez l’adulte. Etude quantitative auprès des médecins généralistes belges francophones. | Abstract
Introduction : L’entorse latérale de la cheville est une pathologie fréquente. Son traitement et ses complications (récidives, instabilité chronique de la cheville, arthrose) présentent un coût socio-économique non négligeable. Néanmoins Les guidelines ne sont pas unanimes quant au meilleur traitement aigu fonctionnelle (kinésithérapie et support externe) à appliquer et les pratiques semblent très variables. De plus, le comportement de prescription des médecins généralistes belges dans cette pathologie ne semble pas encore bien connu.
Objectif : Ce TFE va donc, à partir de la pratique de terrain, étudier les comportements de prescription des médecins généralistes belges francophones dans le traitement aigu fonctionnel des entorses latérales de la cheville, en se limitant aux entorses non sévères (grade 1 et 2) de l’adulte.
Méthodologie : La méthode appliquée est une recherche dans la littérature et une analyse quantitative par questionnaire adressée aux médecins généralistes belges francophones.
Résultats : Nous avons obtenu 302 réponses (4% de la population étudiée). Les médecins (68,9%) se disent à l’aise dans la prise en charge de cette pathologie. Les déterminants de prescription mis en avant par plus de 50% des médecins sont l’accessibilité, le coût, la sévérité clinique, le niveau d’activité physique du patient, son métier et ses antécédents d’entorse. Les médecins formés semblent s’appuyer plus sur l’expertise et la littérature que les non formés (P<0,01) avec une préférence pour l’expertise. La littérature semble mettre en avant l’attelle par rapport au taping et bandage élastique sans preuves suffisantes. Les médecins prescrivent ces 3 dispositifs de manière assez similaire dans notre étude avec une préférence pour l’attelle semi-rigide (43,1%) dans l’entorse de grade 2. La kinésithérapie est perçue comme accessible (96%), peu onéreuse (86,8%), elle est prescrite souvent (71,7% grade 1 et 89,4% grade 2) et plus précocement chez les médecins formés (P<0,05).
Conclusion : L’échantillon n’étant pas statistiquement représentatif, d’autres études sont nécessaires. Pour le choix d’un support externe, le coût et l’accessibilité de ce dernier semblent avoir une place importante. Un frein économique à la prescription d’attelles a été exprimé mais peut être levé. Si la kinésithérapie semble souvent prescrite, elle pourrait l’être plus précocement. Enfin, il serait intéressant que des études ultérieures évaluent des dispositifs de rééducation non supervisée en médecine générale. | De Clercq - Laurence | Université catholique de Louvain | | L77-QD325
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| Végétarisme et médecine générale : analyse qualitative des représentations et connaissances des patients au sujet de leur régime alimentaire ainsi que de leurs attentes envers leur médecin traitant | Introduction
Le végétarisme est un sujet d’actualité, que ce soit pour des raisons écologiques, éthiques, économique, ou de santé. Le médecin généraliste sera amené à prendre en charge des patients végétariens. Plusieurs études internationales montrent que les généralistes sont généralement mal formés en nutrition (1) (2). Mais comment nos patients deviennent-ils végétariens ? Quelles sont leurs représentations et connaissances sur leur alimentation ? Quelle est la place actuelle de leur médecin traitant dans leur alimentation, et quelles seraient leurs attentes éventuelles envers celui-ci ?
Méthodologie
Après accord du comité du comité d’Éthique Hospitalo-facultaire de Saint Luc-UCLouvain (annexe 1), deux focus groups de 6 personnes ont été menés.
Résultats et discussion
Les motivations des participants et leurs parcours vers le végétarisme ont été explorés. On retrouve notamment le souhait de plusieurs participants végétariens de devenir végans. Les a priori concernant l’effet d’un régime végétarien sur leur santé étaient globalement positifs mais comportaient quelques fausses croyances. Les connaissances et la fiabilité des sources concernant leur alimentation étaient très variables d’une personne à l’autre ; plusieurs patients ont rappelé l’importance d’un regard critique sur les informations trouvées sur internet. Outre l’ouverture d’esprit et la bienveillance, l’attente principale des patients concernant leur médecin traitant portait surtout la réalisation d’un bilan biologique complet. Si certains patients attendaient un conseil nutritionnel de base de la part de leur médecin traitant, d’autres accordaient surtout de l’importance à être conscient de ses limites et savoir référer. Certains ont mentionné le souhait de brochures informatives dans la salle d’attente. Enfin, un rôle attendu par une partie des patients consistait à informer nos patients omnivores pour diminuer leur consommation de produits carnés, notamment de viande rouge.
Conclusion
Une étude quantitative portant sur les connaissances des patients pourrait être réalisée. Une étude sur les freins des médecins généralistes belges à préconiser une diminution de la consommation de viande pourrait également être menée. | Gobin - Laurane | Université catholique de Louvain | | A98-QS41
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| Comment l’origine ethnique des médecins généraliste issus de minorités ethniques (MGIME) influence-t-elle leur parcours académique et professionnel : une étude qualitative auprès de médecins généralistes exerçant à Bruxelles. | Introduction La question de la diversité ethnique est un sujet actuel, d’autant plus à Bruxelles, où une importante partie de la population est issue de minorités ethniques (IME). L’origine ethnique, en tant que part notable de l’identité de chacun, peut potentiellement influencer la carrière des médecins généralistes. Cependant, aucune étude n’a encore abordé ce sujet en Belgique. En s’y intéressant, ce TFE a pour but de caractériser l’influence de l’origine ethnique sur le parcours académique et professionnel des médecins généralistes issus de minorités ethniques (MGIME). Méthodologie Il s’agit d’une recherche qualitative sur base d’entretiens semi-dirigés. Dix MGIME travaillant dans la ville de Bruxelles ont accepté de participer. Les résultats ont été codés et classés selon une analyse thématique inductive des verbatims des participants.
Résultats et discussion La plupart des interrogés ont eu une expérience académique positive, avec le sentiment d’être traités comme les autres étudiants. Néanmoins, ils ont eu tendance à favoriser les interactions avec d’autres étudiants IME, plus aisées. Le parcours professionnel est facilité par leur multilinguisme et la compréhension des patients IME, très représentés à Bruxelles. La diversité ethnique de l’équipe médicale est souvent recherchée, culturellement enrichissante et facilitant l’intégration parmi les collègues. Certains interrogés se sont heurtés à de la discrimination. Plusieurs pistes d’amélioration ont été suggérées, principalement des mesures visant à réduire la discrimination et l’isolement ethnique des interrogés.
L'expérience des MGIME travaillant à Bruxelles est similaire à celle de médecins IME étudiée aux États-Unis, bien que la discrimination soit moins fréquente dans le cas des MGIME.
Le parcours académique et professionnel des MGIME a donc été influencé par divers facteurs liés à leur origine ethnique. D’autres études belges pourraient essayer de quantifier cette influence ou mesurer l’efficacité des initiatives proposées pour faciliter leur parcours. | Nindaba - Divine | Université catholique de Louvain | | QC31
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| Le dépistage du trait drépanocytaire en médecine générale : opinions et attitudes des médecins généralistes de la Région de Bruxelles-Capitale | Introduction. La drépanocytose est une maladie génétique se transmettant par le mode autosomique récessif. Il faut donc deux allèles mutés pour être malade. Porter le trait drépanocytaire peut donc entraîner des répercussions sur la future progéniture. Ce travail s’intéresse au dépistage de l’hémoglobine S par le médecin traitant. Il a pour but de comprendre les opinions et attitudes des médecins généralistes exerçant à Bruxelles sur la problématique.
Méthodologie. Une étude qualitative a été menée du 11 mai 2023 au 06 juillet 2023 auprès de dix médecins généralistes de la région bruxelloise, au moyen d’entretiens semi-dirigés. Les participants ont été interrogés sur leur expérience avec la drépanocytose, la mise en place du dépistage du trait drépanocytaire ainsi que ses considérations éthiques. Chaque entretien a été retranscrit et étudié selon une analyse thématique inductive.
Résultats et discussion. La majorité des médecins généralistes interrogés rapportent un niveau d’éducation basique sur la drépanocytose, qu’ils aient des patients concernés ou non. Sur base de leurs connaissances théoriques, la plupart des participants estiment qu’il est pertinent de dépister les personnes hétérozygotes. Cependant, seule la moitié d’entre eux le font en pratique. L’étude permet d’identifier plusieurs motivations et freins à la réalisation de ce test. Plusieurs raisons de participation des patients ressortent aussi de cette recherche. En somme, ce dépistage peut avoir sa place en médecine générale. Pour le patient, il permettrait d’accéder à une meilleure littératie en santé et à un pouvoir décisionnel sur sa vie reproductive. Pour la société, il pourrait mener à une diminution de la prévalence de la maladie et donc une réduction de ses frais économiques ainsi qu’à une complétion des données épidémiologiques.
Conclusion. Cette étude démontre la faisabilité de ce dépistage dans la pratique de médecine générale. Il s’agit principalement d’un dépistage ciblé et non généralisé. Toutefois, avant de le mettre en place, les praticiens doivent être davantage sensibilisés sur la maladie et ses implications pour pouvoir divulguer la meilleure information aux intéressés. | Mulakilwa Zawadi - Naomi | Université catholique de Louvain | | 31.003-QD41
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-45.001-45.007 | |
| Les obstacles et les facilitateurs dans la détection et la prise en charge des victimes de violences conjugales en médecine générale : une étude exploratoire (scoping review) | La violence conjugale (VC) est un problème majeur de santé publique à l'échelle mondiale qui contribue à de sérieuses conséquences sur la santé des personnes victimes. Elle augmente les facteurs de risques de présenter multiples problèmes de santé physique et psychologique sur un court et long terme. Les médecins généralistes (MG) sont un des premiers acteurs de soins qui sont confrontés par cette problématique. Pourtant ils rencontrent de nombreuses difficultés dans l’abord et la prise en charge des victimes de VC. Cette étude a pour objectif d’identifier les obstacles et les facilitateurs de la détection et de la prise en charge des victimes de VC en médecine générale et de mieux comprendre leurs effets sur les soins offerts par les médecins généralistes.
Par une étude exploratoire, scoping review, on a cherché à identifier les obstacles et facilitateurs qui influencent la qualité de soins décrits dans la littérature scientifique ainsi que les documents politiques et stratégiques produits par les instances de gouvernance.
Les obstacles et facilitateurs de la détection et de la prise en charge des victimes de VC par le MG ont été articulés sur trois niveaux et transformés en termes neutres permettant de décrire des effets négatif ou positif en fonction du contexte : au niveau des MG, les facteurs influents sont la connaissance sur le sujet de la VC, les compétences à la prise en charge, la collaboration avec les collègues et les services d’aide spécialisés dans la VC, le sentiment d’être préparé, la confiance en soi ainsi que l’engagement du MG ; au niveau des patients, ils sont la divulgation du problème au médecin, la compliance aux soins et la relation de confiance avec le médecin ; et au niveau du système de soins de santé, ils sont l’existence de lignes directrices, la formation ciblée, le réseau de services d’aide spécialisée dans la VC, et le système de référencement et de collaboration assurant la continuité des soins.
Les résultats soulignent l'importance d'aborder certains aspects du système de santé à différents niveaux afin que les MG puissent mieux prendre en charge les victimes de la VC. Les recherches futures permettront de définir un ensemble minimum d'exigences pour que le MG prenne en charge les victimes de VC de manière adéquate et proposer des interventions ciblées qui éliminent des obstacles et créent un environnement global de soutien.
| Pesonen - Maxime | Université catholique de Louvain | | QS41
-QC51
-QD32
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| L’expérience des soins de santé primaires par les jeunes transgenres : une revue de la littérature. | Résumé
Introduction : Les jeunes transgenres sont plus à risques de dépression, troubles anxieux, idéations suicidaires, tentatives de suicides, suicide, trouble du comportement alimentaire, victime de stigmatisation et de violence, et de comportements sexuels à risque. Une écoute et un encadrement semblent alors plus que nécessaire afin de prévenir ces risques.
But : Analyser l’expériences des soins de santé par les jeunes transgenres afin de déterminer les freins et les leviers à l’accès aux soins. Améliorer la prise en charge de ces patients.
Matériel et méthode : Une revue de la littérature s’est déroulée de mars à août 2023 dans les bases de données de littérature quaternaire, tertiaire, secondaire et primaire, recherchant des articles publiés dans les 5 dernières correspondant aux critères d’inclusions.
Résultats : 9 articles ont été retenus pour cette revue, comprenant 1 revue de la littérature, 2 études qualitatives, 3 études quantitatives, et 2 études mixtes (qualitative et quantitative).
Plusieurs thèmes ressortent de l’analyse de ces études : 1/ les différents freins à l’accès aux soins, 2/ les conséquences de ces freins, 3/ les facteurs facilitants l’accès aux soins.
Conclusion : Les recommandations issues de l’analyse de l’expérience des jeunes transgenres sont faciles à intégrer à la pratique en médecine générale et efficace sur la réduction du niveau de détresse psychologique, les idéations suicidaires et les tentatives de suicides. Mais cela nécessite une formation des professionnels des soins de santé, ainsi que du personnel administratif des établissements de soins. Il est aussi nécessaire d’étudier l’expérience des soins de santé par les jeunes transgenres en Europe, et plus précisément en Belgique, ainsi que de faire l’état des lieux des ressources existantes ici. Cela permettrait d’améliorer les soins trans-spécifiques belges, et fournir, par exemple, une liste de références des praticiens de gender-affirming care afin d’orienter les patients si nécessaire, faute de savoir les prendre en charge. Enfin, plus d’études longues pour les différents traitements de transitions sont nécessaires afin de connaitre les effets de ces traitements sur le long terme et guider au mieux les patients dans leurs transitions.
Mots clés : transgender, transidentity, gender dysphoria, adolescent, youth, experience, primary care | PAITRA - Lucile | Université libre de Bruxelles | | QC24
-QD41
-QD12
-QC13
-QC12
-QT33
-A98-QC2
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| Dépistage du cancer du sein : point de vue des intéressées, comprendre les motivations et réticences au dépistage | Résumé
Introduction : le dépistage du cancer du sein organisé en Belgique concerne les femmes entre 50 et 69 ans et consiste en une mammographie tous les deux ans. La prévalence de la mammographie en Belgique en 2018 est de 67,3 % des femmes de cet intervalle d’âge au cours des deux dernières années. Il existe 2 types de dépistage : le dépistage organisé (DO) et le dépistage individuel (DI). La tendance est à la baisse par rapport à 2013. Plusieurs facteurs et raisons rentrent en compte pour expliquer la participation ou non au dépistage du cancer du sein. Les facteurs quantitatifs sont bien connus pour développer la participation ou non au dépistage organisé mais les facteurs qualitatifs comme les motivations et réticences au dépistage restent encore très flous et peu étudiée notamment en Belgique. L’objectif de ce TFE sera de faire exprimer aux patients ses sentiments, ses motivations, ses craintes, ses réticences face au dépistage du cancer du sein dans le but de mieux comprendre cette problématique peu abordée à mon sens en médecine générale, répondre de la meilleure manière aux questions de nos patients et ainsi encourager à participer au dépistage du cancer du sein.
Méthodologie : Nous avons interrogé 12 patientes, 7 « motivées et 5 « réticentes ». Ces personnes ont été recrutées parmi la patientèle de mon maitre de stage mais aussi à l’extérieur. Ce sont des femmes éligibles au programme de dépistage du cancer du sein càd entre 50 et 69 ans et participantes ou non au dépistage. Elles ont participé à un entretien individuel à base de questions ouvertes. La méthodologie utilisée dans cette étude est qualitative. C’est une étude de type prospective non interventionnelle.
Résultats : Parmi les réticences c’est la peur du diagnostic qui revient le plus souvent devant le sentiment de ne pas se sentir concernée. La douleur et la peur des traitements sont aussi fréquemment évoquées. Les motivations les plus souvent citées par les patientes sont l’intérêt pour sa santé (7/7), la peur de la maladie (5/7), l’incitation au dépistage par son gynécologue (6/7) notamment.
Discussion et conclusion : Nous, médecins généralistes, devons explorer l’ambivalence en aidant le patient à faire émerger ses propres motivations et réticences. Nous devons aussi dispenser une information claire et précise sur ce dépistage. Nous pensons qu’il ne faut pas hésiter à relancer le sujet et à se montrer disponible pour répondre à toutes les interrogations. Le but étant d’amener le patient vers le dépistage du cancer du sein selon les directives.
| Suriano - Nicolas | Université catholique de Louvain | | 31.003 | |
| La dépression du postpartum en première ligne : étude qualitative sur l'expérience des médecins généralistes belges sur la prévention et le dépistage de la dépression du postpartum | Objectif :
Etudier le vécu et l'expérience des médecins généralistes en région de Bruxelles capitale et
dans les communes à facilité dans le dépistage et la prévention de la dépression du
postpartum. Investiguer leur approche personnelle, leurs interrogations et les difficultés
auxquelles ils font face dans le contexte de cette pathologie.
Méthode :
Une recherche bibliographique a été effectuée dans un premier temps afin de définir la
question de recherche. Une étude qualitative a été conduite pour y répondre en procédant à
une analyse de contenu thématique d’entretiens individuels semi-dirigés réalisés avec guide
d’entretien auprès de sept médecins généralistes belges.
Résultats :
Différents thèmes sont ressortis de ces entretiens individuels, notamment, la difficulté de
poser le diagnostic, la stigmatisation associée à la pathologie, les avis divergents concernant
la prévention, la place privilégiée du médecin généraliste tant pour le dépistage que pour le
suivi, le manque d’utilisation de questionnaires d’auto-évaluation, le manque de
psychothérapeutes pour assurer la continuité des soins.
Conclusion :
Le médecin généraliste a une place de choix pour prévenir et dépister la dépression du
postpartum, pathologie fréquente aux conséquences lourdes. Ce travail vise à faire ressortir
des approches permettant d’aider les médecins généralistes à identifier précocement les
patientes souffrant de cette pathologie en tenant compte des circonstances individuelles
propres à chaque femme. De plus, il souhaite évaluer la viabilité et le bénéfice éventuel d’une
stratégie préventive vis-à-vis de la dépression périnatale.
Indexation : P76 - W18 - QC22 - QS41 - QR31
Mots clés : dépression postpartum, médecin généraliste | Bousmar - Alina | Université catholique de Louvain | | P76-W18-QC22
-QS41
-QR31
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| Un kit d’auto-prélèvement vaginal, proposé par le médecin généraliste en collaboration avec le pharmacien, est-il un meilleur outil de dépistage pour le cancer du col de l’utérus chez les femmes bruxelloises sous-dépistées ? | Résumé :
Introduction : En 2020, on dénombre 593 femmes touchées par le cancer du col de l’utérus (CCU) en Belgique. On constate que la plupart de ces cancers surviennent chez des femmes appartenant à des milieux plus défavorisés qui sont, elles, souvent sous-dépistées. Le nombre de patientes dépistées diminue au fil des années en régions bruxelloise et wallonne et ce à cause de la politique de dépistage qui reste opportuniste dans ces régions. On constate également que la méthode de dépistage actuelle (Pap-test) semble atteindre ses limites et qu’il serait judicieux d’intégrer le test HPV au dépistage. En effet, le test HPV est plus efficient pour diminuer l’incidence du CCU. Le fait que celui-ci soit réalisable à partir d’un auto-prélèvement vaginal (APV) apporte une plus-value d’autant plus que les études révèlent qu’il pourrait améliorer la participation des femmes sous-dépistées. De plus l’implication des médecins traitants, qui pourraient identifier les risques liés au CCU de leurs patientes, ainsi que des pharmaciens qui délivreraient ces kits d’APV constitue un atout non négligeable. L’objectif de cette étude est donc double. Premièrement, il s’agirait de vérifier si l’offre d’un matériel d’APV par le médecin généraliste en collaboration avec le pharmacien permet d’augmenter la participation au dépistage du CCU. Deuxièmement, de prouver que les facteurs de risque du CCU peuvent être identifiés avec précision par les médecins traitants à partir du dossier médical informatisé.
Matériel et méthode : Les patientes éligibles seront recrutées et randomisées dans l’un des deux bras de l’étude. Dans le bras expérimental, les patientes recevront la prescription d’un kit d’APV à récupérer en pharmacie et dans le bras contrôle, elles recevront la recommandation d’effectuer un Pap-test. L’objectif étant de recruter 150 patientes au total. Pour l’identification des facteurs de risque du CCU on se référera à un questionnaire à compléter par chaque patiente.
Résultat : Vu le nombre insuffisant de patientes recrutées, l’étude est toujours en cours. Il est impossible de communiquer des résultats définitifs pour le moment.
Conclusion : La promotion du dépistage du CCU grâce à l’utilisation de kits d’APV à récupérer en pharmacie suite à une prescription faite par le médecin traitant qui connaît ses patientes et leurs facteurs de risque (dossier médical informatisé) est une piste à développer pour augmenter la participation des femmes bruxelloises sous-dépistées.
| Bosefe - Anaïs | Université catholique de Louvain | | X75-QS41
-QR325
-37.006-QC22
-QD42
-QP6
-QS13
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| Perception des médecins généralistes concernant l'évolution de la place des téléconsultations | Introduction : La médecine évolue avec le temps et les progrès technologiques, mais comment cela est-il intégré et accepté par les médecins ? Cette question trouve bien son sens, particulièrement depuis la pandémie du Covid-19 qui a propulsé les téléconsultations au premier plan dans la gestion et la prise en charge des patients. Cette crise sanitaire a permis de booster les téléconsultations avec l’instauration d’un cadre déontologique et légal, mais qu’en est-il actuellement ? Les médecins généralistes considèrent-ils les téléconsultations comme faisant partie intégrante de leur pratique actuelle et future ? L’objectif de cette étude est d’examiner l’évolution du rôle des téléconsultations dans la pratique des médecins généralistes.
Matériels et méthodes : Une étude qualitative a été réalisée sous la forme d’entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes francophones exerçant à Bruxelles du 12 juillet au 31 juillet 2023. Le recrutement a été fait par téléphone afin de recueillir un maximum de participant et de respecter au mieux la diversité. Les interviews ont tous eu lieu en présentiel et ont ensuite été retranscrits. Une analyse thématique a ensuite été faite.
Résultats : Les points importants qui ressortent de cette étude sont les limites des téléconsultations que sont : le manque d’examen clinique, le retard diagnostic et le risque d’erreur diagnostic. Le renouvellement de prescriptions, la demande d’avis médical, la transmission de résultats d’examens et les demandes administratives sont décrits comme motifs de téléconsultations utilisés durant la crise sanitaire. L’avantage principal rapporté par les médecins est la continuité des soins qui a pu être assurée. Il ressort également que les consultations téléphoniques étaient utilisées occasionnellement par certains médecins avant la crise sanitaire dans des situations principalement d’urgences.
Conclusion : Cette étude montre que les médecins généralistes sont réticents à une intégration totale des téléconsultations dans leur pratique, préconisant un usage ponctuel de cet outil. Le manque d’examen clinique et le risque d’erreur médicale sont les principaux freins aux téléconsultations. | Hajji - Sara | Université catholique de Louvain | | 46.001 | |
| L'existence d'un lien quantitatif entre l'observance thérapeutique et la consommation de substances illicites | Abstract
Contexte : Les patiente∙s consommateur∙ices de substances ont plus de maladies chroniques que la population générale. Alors que la médecine générale est une force pour la santé de ces patient.es, les problèmes d’adhérence sont une barrière à la prise en charge de qualité. Mon impression d’une plus grande prévalence de l’inadhérence chez ces patient.es se vérifie-t-elle dans la réalité ?
Matériel et méthodes : Pour répondre à la question de recherche sur l’existence d’un lien quantitatif entre la consommation de substances illicites et l’inobservance thérapeutique, nous avons réalisé une revue méthodique de la littérature du 1 juin au 20 juillet 2023, à partir de 5 bases de données (Pubmed, tripdatabase, cible+, CISMef et Psychinfo). Des critères d’inclusion et exclusion ont été appliqués. Les articles ont été sélectionnés sur base du titre, de l’abstract et puis du texte. La qualité des 10 articles retenus a été analysée.
Résultats: 10 études de cohorte ont été retenues. La moyenne d’inadhérence chez les consommateur∙ice∙s de substances varie entre 8,4 et 33,3%. L’évidence d’une association entre la consommation de substances et l’inadhérence est positive pour 2 études et négative pour 3 autres. Le traitement de substitution participe à une meilleure adhérence ( 61,1% contre 46,1% p=0,04). La consommation active ou ancienne n’influence statistiquement par l’adhérence ( RR=0,84 95% IC=0,33-2,10)
Conclusion : La relation entre l’adhérence et la consommation de substances n’est pas unanimement démontrée. Cette revue manque de diversité quant aux domaines et des sujets de l’adhérence investigués pour tirer une conclusion sur base des résultats. Cependant le traitement de substitution aux opioïdes montre un bénéfice en terme d’adhérence thérapeutique
Mots-clés: Adherence, compliance, observance, chronic disease, substance related disorder ,cocaine related disorder, cannabis related disorder. | Van Gestel - Manoé | Université catholique de Louvain | | | |
| Quelle est la pertinence du diagnostic de trouble du spectre de l'autisme chez l'adulte sans déficience intellectuelle en médecine générale ? Revue de la littérature | Les troubles du spectre de l’autisme sont extrêmement hétérogènes et sont des troubles
neurodéveloppementaux. Parfois ce trouble n’est pas identifié pendant l’enfance mais peut
se manifester quand l’individu ne sait plus répondre aux exigences de son milieu.
Ces troubles se caractérisent par des difficultés dans les sphères de la communication, des
intérêts restreints et répétitifs mais également des troubles sensoriels. Ils peuvent
s’accompagner de beaucoup de comorbidités, qui peuvent être d’ordre psychiatrique ou
somatique.
Il est fort probable que des patients non diagnostiqués sur le spectre autistique se
retrouvent en salle de consultation chez leur généraliste, et c’est pourquoi des méthodes
d’identification de ces troubles utilisables dans ce cadre peuvent d’avérer très utiles, étant
donné que l’accès aux équipes spécialisées dans l’autisme peut demander beaucoup de
patience vu les délais.
Certains outils de diagnostic nécessitent une formation et une pratique importante, ce qui
contrarie leur utilisation en médecine générale, mais les outils de screening peuvent
permettre une première approche du diagnostic, ce qui peut justifier par la suite le recours
aux spécialistes pour obtenir un diagnostic formel. En cas de suspicion d’un TSA, on ne peut
pas se baser que sur les outils de screening ou diagnostiques, il faut aussi bien évidemment
faire une anamnèse très complète de tous les symptômes présents depuis l’enfance, et
pourquoi pas intégrer des proches ayant connu le patient dans sa jeunesse pour la
compléter.
Même si le diagnostic n’a pas été posé de manière définitive, l’individu peut d’ores-et-déjà
mettre en place dans son quotidien des mesures visant à améliorer son bien-être et sa
qualité de vie. | Hespel - Mathilde | Université libre de Bruxelles | | P99-P27-QC14
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| L'euthanasie active : approche du médecin généraliste Hennuyer et difficultés rencontrées en 2023. | Introduction
L’euthanasie active est un acte qui a été légalisé en Belgique en 2002. Dans le cadre de la
pratique ambulatoire, cette étude met en évidence les difficultés rencontrées par les
médecins généralistes dans le Hainaut au cours de ce processus d’EA.
Méthodologie
J’ai ici réalisé une étude qualitative auprès de médecins généralistes de la région du Centre
via un questionnaire menant à des entretiens semi-dirigés.
Résultats
J’ai interrogé au total neuf MG. En général, les connaissances légales relatives à l’EA sont
connues dans les grandes lignes. Les produits employés pour réaliser l’acte sont également
connus pour la majorité.
Plusieurs notions ont été soulevées au cours des entretiens. Premièrement, le fait que la
notion de souffrance soit difficilement objectivable. Ensuite, le fait qu’il soit plus facile
d’accorder une EA à un patient souffrant d’une pathologie physique claire qu’à un patient
souffrant d’une maladie psychiatrique ou neurologique. Enfin, les motifs de refus d’EA sont
variés, mais le plus souvent cité est le fait que le patient ne répond pas aux critères
permettant une EA. Concernant les difficultés inhérentes à l’acte, les réponses allaient
souvent dans le même sens : la crainte d’une difficulté à poser convenablement une voie
d’entrée, parfois quelques soucis avec la famille et les soignants, et rarement l’intervention
des croyances dans la pratique de l’EA. Enfin, le dernier volet étudié ici concernait
l’éventuelle charge administrative avant et après l’EA. Les réponses étaient relativement
unanimes : en pratique ambulatoire, où l’acte est assez rarement pratiqué, le document est
assez lourd à remplir.
Conclusion
Ce travail a permis de soulever quelques notions non abordées jusqu’ici dans la littérature.
Des pistes sont alors mises en évidence pour à la fois améliorer la connaissance générale de
l’EA, et pour permettre une meilleure fluidité dans la pratique de l’EA ainsi qu’une limitation
des difficultés que les médecins la pratiquant peuvent rencontrer. | Pourbaix - Gauvain | Université libre de Bruxelles | | A20-QE31
-QR31
-QS41
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| « Dépistage et diagnostic des troubles anxieux chez les enfants et adolescents en médecine générale : aperçu de l’expérience de médecins généralistes en province de Hainaut » | Introduction : Les troubles anxieux font partie des troubles psychiatriques les plus fréquents chez les enfants et les adolescents (1). La détection précoce et la prise en charge adaptée de ces troubles améliorent considérablement leur pronostic. Malgré leur prévalence et leur impact considérable chez les jeunes, ceux-ci restent sous-diagnostiqués (2), (5).
L’objectif de ce travail de fin d’études est d’avoir un aperçu des connaissances, pratiques actuelles et difficultés rencontrées par les médecins généralistes dans le dépistage et le diagnostic de ces troubles afin d’optimiser leur prise en charge.
Méthodologie : Une recherche de littérature suivie d’une étude qualitative par entretiens semi-dirigés ont été réalisées auprès de médecins généralistes en province de Hainaut, sélectionnés sur base de leur hétérogénéité. S’est sont suivies une analyse thématique et l’élaboration de catégories conceptualisantes.
Résultats : Les médecins interviewés ont conscience du rôle qu’ils ont à jouer dans l’identification des troubles anxieux pédiatriques. Différents obstacles à une détection rapide de ces troubles ont été relevés : liés au patient, à son entourage, au médecin généraliste, à la société, aux structures de soins de santé mentale et au milieu scolaire. Des facilitateurs ont été décrits concernant notamment le cadre de consultation, la qualité de la relation thérapeutique mais également les connaissances par les médecins des structures existantes. Plusieurs pistes d’amélioration ont été évoquées : sensibiliser davantage les médecins ainsi que la population et les écoles, renforcer la formation des médecins, améliorer la communication entre les médecins généralistes et les autres intervenants, renforcer les équipes au sein du cabinet de médecine générale et tenter de déceler les besoins et attentes des enfants.
Conclusion : Les troubles anxieux sont un motif de consultation rencontré de manière quotidienne par les médecins généralistes. Ce travail a permis de mettre en lumière des facilitateurs, des freins ainsi que des perspectives d’amélioration dans le cadre du dépistage et du diagnostic des troubles anxieux pédiatriques afin d’optimiser cette prise en charge au sein du cabinet de médecine générale.
Mots-clés : Troubles anxieux, enfants, médecine générale, médecin généraliste, étude qualitative. | Bayot - Apolline | Université catholique de Louvain | | 31.003-43.007-P01-QC12
-QC13
-QP3
-QR31
-QS41
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| Diabésité : quelles sont les différences d'efficacité sur la perte de poids et le contrôle glycémique entre les inhibiteurs du SGLT2 et les agonistes du récepteur GLP-1 chez les adultes diabétiques de type 2 et obèses ? Une revue de la littérature | Introduction : La diabésité est un néologisme créé à partir du mot « diabète » et « obésité ». Il met en évidence la corrélation physiopathologique entre l'accumulation excessive de tissu adipeux et l'insulino-résistance dans le diabète de type 2. Face à la prévalence croissante de l'obésité, une approche idéale de traitement devrait associer une gestion glycémique optimale à la réduction du poids. Nous nous pencherons sur deux classes de médicaments : les inhibiteurs de SGLT2 et les analogues de GLP-1. Cette étude vise à éclairer les différences d’efficacité entre les deux, dans le but de guider la décision clinique en médecine générale.
Méthodologie : Une revue de littérature a été effectuée afin de synthétiser les données publiées entre 2019 et 2023. Les moteurs de recherche PubMed, Embase et Cochrane Library ont été consultés à l’aide d’une équation de recherche. D’autres articles ont été ajoutés manuellement à partir du site Google Scholar. La sélection d’articles a été faite selon un diagramme de flux basé sur des critères d’inclusion et d’exclusion prédéfinis.
Résultats : 18 articles ont été sélectionnés concernant les effets des i-SGLT2 et/ou analogues de GLP-1 sur le poids et l’HbA1c chez les patients diabétiques et obèses. Parmi les études retenues, nous comptons 1 essai comparatif randomisé (ECR), 6 études rétrospectives, 1 étude prospective, 1 interventionnelle et 9 revues de littérature.
Conclusion : Les résultats montrent une efficacité comparable en termes de perte de poids entre les i-SGLT2 et analogues de GLP-1, avec une légère préférence pour ces derniers en diminuant l'HbA1c (0,5%-1%). Le choix du médicament devrait se baser sur les préférences du patient, les comorbidités et les effets secondaires. L'étude souligne l'importance de l’approche personnalisée et holistique dans la prise de décision clinique dans le contexte de diabésité. | Merino Diez - Ana | Université catholique de Louvain | | T90-T82 | |
| Les retards du langage chez les enfants en âge préscolaire en médecine générale - Etude qualitative sur l’expérience des médecins généralistes travaillant en Belgique francophone sur sa prise en charge | Objectif : Le retard de langage est un problème fréquent chez les enfants en âge préscolaire et peut entraîner des répercussions sur le long terme. L’objectif de cette étude est de comprendre l’expérience des médecins généralistes en Belgique francophone au sujet du retard de langage chez les enfants en âge préscolaire, identifier leur rôle, leurs attitudes et les difficultés rencontrées.
Méthode : Une recherche bibliographique a été menée dans un premier temps sur les moteurs de recherche PUBMED, COCHRANE et EMBASE afin de définir et préciser la question de recherche. Une étude qualitative a ensuite été réalisée sur base d’entretiens individuels semi- dirigés auprès de 7 médecins généralistes. Une analyse thématique a finalement permis d’en étudier le contenu.
Résultats : Les thèmes extraits de l’analyse thématique ont été les suivants : l’identification des enfants avec retard de langage, le bilan et le diagnostic, le suivi, la relation triangulaire parents-enfant-généraliste et la sensibilisation des parents et médecins traitants à ce sujet. Le rôle du médecin généraliste semble prédominant lors de la phase d’identification. Les médecins traitants ont identifié différents freins dans la prise en charge de ces enfants : un manque de temps en consultation, un manque de formation, la plainte aiguë de l’enfant et un manque d’outils en première ligne. Ils soulèvent également les difficultés de la barrière linguistique des parents, de leur potentiel manque de connaissances et de certains accrocs dans la communication avec les spécialistes.
Conclusions : Différentes propositions sont ressorties pour pallier ces freins telles qu’élaborer ou étudier la faisabilité d’un outil d’identification rapide et fiable, mettre en place des formations spécifiques ou mettre à disposition des prospectus informatifs dans différentes langues pour les familles. Nous suggérons également d’aller plus loin dans la recherche en étudiant la collaboration interprofessionnelle entre les différents acteurs de la prise en charge du retard de langage, et de promouvoir une communication efficace et bidirectionnelle. | Vloeberghs - Izumi | Université catholique de Louvain | | N19-QS41
-QC12
-QR31
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| Prise en charge du cancer anal chez les patients à risque en première ligne : étude quantitative auprès des médecins généralistes francophones en Belgique | Le cancer de l’anus est une pathologie peu connue mais son incidence a augmenté au cours de ces dernières années. Bien qu’elle soit faible dans la population générale (1-2/100 000 personnes-année), on retrouve une population à haut risque où le taux d’incidence est plus élevé. Le cancer de l’anus étant causé principalement par une infection persistante au Papillomavirus humain (90-95% des cas), les médecins généralistes ont un rôle à jouer dans la sensibilisation de la vaccination auprès des patients ainsi que dans le dépistage du cancer de l’anus auprès du public cible. Ainsi, malgré son faible pourcentage de représentation des tumeurs du tractus digestif, de l’ordre de 1 à 2%, il est intéressant de s’y attarder.
Considérant l’importance de la thématique, une étude quantitative observationnelle de type transversale a été réalisée afin de dresser un état des lieux des connaissances et de l’intérêt des médecins généralistes concernant la prise en charge du cancer anal. Cent-vingt-neuf médecins exerçant en Belgique francophones ont participé à notre étude. Notre travail a mis en évidence que ces médecins généralistes en Belgique francophone avaient
conscience de leurs lacunes concernant la prise en charge du cancer de l’anus. Ces lacunes concernaient tant la population à risque pour le dépistage que la détection des symptômes. Elles pouvaient malheureusement mener à un retard diagnostic tout comme la localisation jugée honteuse de la maladie. Les outils de dépistage étaient également méconnus. L’intérêt à s’informer à ce sujet et à se former au dépistage a bien été rencontré. Pour répondre à cette demande, une fiche pratique à destination des médecins généralistes a été réalisée. Une majorité des répondants considéraient le dépistage de l’ordre de la première ligne de soin.
Mots-clés : médecin généraliste, cancer de l’anus, Papillomavirus humain, prévention, dépistage, Belgique, population à risque, vaccination | Truong - Phong | Université catholique de Louvain | | QO4
-QD41
-QD42
-37.006-D04 | |
| Evaluation des connaissances sur les mutilations génitales féminines des médecins généralistes dans la région de Bruxelles-Capitale. Quelles sont les difficultés rencontrées face à la prévention en médecine générale de celles-ci, et comment s’améliorer ? | INTRODUCTION : L’Organisation Mondiale de la Santé définit les mutilations sexuelles féminines comme l'ablation partielle ou totale des organes génitaux de la femme qui sont pratiquées pour des raisons non médicales. Les conséquences à la suite de cette pratique sont non négligeables pour les survivantes. Cette coutume est considérée comme une violation des droits de l’homme, et est punie par la loi belge. En Belgique, on estime que le nombre des filles et femmes à risque de mutilations génitales est en hausse en raison du flux migratoire. Les médecins généralistes, en première ligne de soins, jouent un rôle crucial dans la prévention. Cette étude vise à évaluer leurs connaissances sur les mutilations génitales féminines, ainsi que les difficultés rencontrées face à la prévention de celles-ci en médecine générale.
METHODOLOGIE : Il s’agit d’une étude qualitative réalisée à l’aide d’entretiens semi-dirigés qui interrogent des médecins généralistes exerçant à Bruxelles. Les entretiens anonymisés, ont été menés personnellement en face-à-face ou par vidéoconférence, et ont été retranscrits intégralement pour pouvoir effectuer ensuite une analyse thématique. Le guide d’entretien qui a été utilisé reprend 4 grands axes : introduction et évaluation des connaissances, pratique personnelle, outils, et pistes d’amélioration.
RESULTATS : Six médecins ont été interrogés, dont un qui n’avait jamais entendu parler des mutilations génitales féminines avant cette étude. On remarque un manque de connaissances plus marqué chez les hommes. En outre, les femmes sont les seules à avoir eu des cas d’excisions et de prévention, et seulement une s’est sentie à l’aise face à la patiente. Tous les médecins évoquent un besoin de prévention, et admettent qu’elle est insuffisante en médecine générale malgré notre position privilégiée en première ligne. Le manque de connaissances est la principale difficulté décrite par les sujets à la mise en place d’une prévention, en plus des difficultés à aborder le sujet avec la patiente et sa famille. Des formations ont été proposées pour essayer d’améliorer la prévention des excisions. Ils expriment aussi le besoin de sensibiliser la population.
CONCLUSION : Pour améliorer la prévention des mutilations génitales féminines, il est nécessaire de sensibiliser et former les médecins généralistes. | Balaguer Boix - Eva | Université catholique de Louvain | | X82-QC22
-QC31
-QC51
-QC52
-QC55
-QD41
-QR31
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| Intelligence artificielle en médecine générale: utilisation et perspectives des médecins généralistes en Belgique | Introduction : L’intelligence artificielle (IA) se développe de façon exponentielle et impacte déjà de nombreux domaines y compris celui de la santé. Plus connue dans le domaine de la médecine spécialisée, l’IA s’immisce en médecine générale. Les médecins généralistes sont alors amenés à jouer un rôle crucial dans cette transition. L’IA semble susciter de nombreuses craintes et interrogations. Cette étude vise à évaluer les perceptions et la possible intégration à la pratique de l’IA chez les médecins généralistes en Belgique francophone.
Matériel et méthode : Réalisation d’une étude quantitative observationnelle de type transversale, à l’aide d’un questionnaire en ligne envoyé à 1900 médecins généralistes. 136 réponses ont été obtenues. Les résultats ont été encodés dans un fichier Excel et interprétés à l’aide d’un statisticien. Résultats : L’étude a mis en évidence que les médecins généralistes possédaient des connaissances limitées sur l’IA. Pourtant 75% se montraient favorables à l’utilisation de l’IA en pratique. 92% faisaient part de craintes (principalement concernant la sécurité des données et la relation médecin/ patient). Les MG favorables étaient particulièrement intéressés par l’utilisation de l’IA dans les tâches administratives. Le besoin de formation était plébiscité par 100% des médecins généralistes favorables à l’utilisation de cette technologie.
Discussion : En médecine générale, l’IA en est encore à ses prémices. Cependant, la technologie pourrait servir à améliorer l’efficience de la pratique et renforcer la première ligne de soin. L’intégration des MG aux outils de développement d’IA semble essentielle pour créer un outil pertinent. L’IA pouvant créer différents biais (social et d’automatisation), il est essentiel pour le médecin généraliste de garder un esprit critique.
Conclusion : Les médecins généralistes de Belgique francophone ont une perception globalement positive de l’IA. La technologie génère autant d’espoirs qu’elle ne cause d’inquiétudes notamment concernant la protection des données médicales et la possible altération de la relation médecin- patient. De nombreux défis éthiques sont encore à relever.
Mots clés : Intelligence artificielle, médecine générale, machine learning, deep-learning, Belgique francophone | Vallée - Louis | Université catholique de Louvain | | QD12
-QR32
-Z10-QT22
-QR7
-QS4
-QP3
-54.006 | |
Étude des connaissances actuelles et revue de la prise en charge du TDAH de l'adulte en médecine générale Study of current knowledge and review of the management of adult ADHD in general medicine | Perçu comme une maladie exclusivement infantile, le TDAH de l’adulte est généralement sous-diagnostiqué et sa prise en charge n’est pas optimale. Il engendre des complications dans différents domaines de la vie de l’adulte. L’objectif de ce travail est d’évaluer les connaissances actuelles du TDAH de l’adulte, en médecine générale, en se basant sur les données de la littérature afin de de mettre en lumière les obstacles ainsi que les solutions pouvant être adaptés à notre pratique de première ligne. Perceived as an exclusively infantile disease, adult ADHD is generally under-diagnosed and its management is not optimal. It causes complications in different areas of adult life. The objective of this work is to evaluate the current knowledge of ADHD in adults, in general medicine, based on data from the literature in order to highlight the obstacles as well as the solutions that can be adapted to our frontline practice. | Duquenne - Louis | Université libre de Bruxelles | | QD32
-P81-45.000-58.000-QS41
-QT33
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| Comment les médecins généralistes abordent-ils le sujet des carences nutritionnelles dans la patientèle végétalienne : étude quantitative des médecins francophones de Bruxelles | Contexte : Le végétalisme est une pratique alimentaire qui gagne en popularité de jours en jours. Elle exclut tout produit d’origine animal y compris les produits laitiers, le fromage et le miel. En tant que professionnel de la santé, il est important de comprendre ses implications sur la santé et de maîtriser les stratégies de gestion associées.
Objectifs : L’objectif de ce travail est d’explorer la manière dont les médecins généralistes abordent la question de l’alimentation au sein de leurs consultations, tout en examinant leur intérêt pour le régime végétalien. De plus, ce travail vise à expliquer les avantages et les risques du régime végétalien, tout en prodiguant des recommandations quant au suivi biologique nécessaire pour dépister d’éventuelles carences nutritionnelles. Enfin, ce travail aboutira à la création d’un fascicule conçu pour accompagner les médecins généralistes dans leurs consultations. Ce fascicule englobera divers aspects, dont une liste d’aliments à proposer en cas de carence.
Méthode : Une étude quantitative transversale a été menée à l’aide d’un questionnaire auprès de 116 médecins généralistes agréés et médecins généralistes assistants en région de Bruxelles francophone. Cette enquête analyse comment les médecins généralistes abordent les carences nutritionnelles, au niveau de leur anamnèse et au niveau du dépistage biologique.
Résultats : 93,8% de l’échantillon parlent d’alimentation lors de consultations avec leurs patients et 81,4% s’intéressent à leur régime. 64,6% prêtent une attention particulière à la patientèle végétalienne. 16,8% se sentent capable de faire une anamnèse nutritionnelle.
Les éléments principaux demandés à la prise de sang sont la ferritine (90%), la vitamine B9 (76,7%) et la vitamine B12 (63,3%).
Conclusion : Cette recherche a mis en évidence que les médecins généralistes francophones de Bruxelles pourraient bénéficier d’une meilleure préparation pour aborder les carences nutritionnelles chez les patients végétaliens. Leur compétence dans ce domaine pourrait être renforcée par des formations, une coopération avec des diététiciens ou leur participation à des GLEM entre diététiciens et médecins généralistes.
| Demeulenaere - Astrid | Université catholique de Louvain | | 31.000 | |
| « Que savent les médecins généralistes sur l’impact environnemental de la prescription médicamenteuse et quels sont les freins pour les médecins généralistes à la déprescription et/ou la diminution de prescription médicamenteuse en fonction de leur impact environnemental ? » Etude qualitative réalisée auprès des médecins généralistes bruxellois francophones | Abstract
Introduction
En tant que médecins généralistes, nous contribuons à la pollution environnementale via nos prescriptions médicamenteuses. Toutefois, les médecins ne sont que peu conscients de l’impact environnemental qu’ont leurs prescriptions médicamenteuses. Ainsi peu de médecins déprescrivent ou diminuent leur prescription pour l’environnement. Le but de cette étude est d’explorer que savent les médecins généralistes sur les effets environnementaux de leur prescription médicamenteuse et quels sont les freins à la déprescription et/ou la diminution de la prescription pour l’environnement.
Méthodologie
Il s’agit d’une étude qualitative, sous forme d’entretiens semi-dirigés. Des médecins généralistes francophones, tous pratiquant en région bruxelloise, ont été interrogés.
Résultats et discussion
Cette étude démontre le manque considérable de connaissances des médecins généralistes sur l’impact environnemental des médicaments et de la pratique médicale. Elle identifie plusieurs barrières à déprescrire pour l’environnement : manque de formations, manque de sensibilisation des médecins généralistes, manque d’intérêt des médecins sur le sujet, peu de connaissances des outils existants. Ainsi, intégrer la médecine environnementale dans le cursus de base de médecine ainsi que des formations continues et des séminaires obligatoires sur la médecine environnementale seraient intéressants. Des outils informatiques comme les logiciels de prescriptions peuvent également informés les médecins de l’impact environnemental des médicaments.
Conclusion
Les médecins généralistes manquent de connaissances par rapport à l’impact environnemental de leur pratique et ils sont limités dans leur outil afin de déprescrire ou prescrire moins pour l’environnement. Ainsi, des formations et des outils adéquats doivent être mis à leur disposition afin qu’ils puissent appliquer les recommandations liées à la pratique durable.
| HEENAYE - Sheik Muhammad Nouhmaan | Université catholique de Louvain | | QH1
-QS41
-50.006-50.007-QR31
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| L’approche du patient souffrant d’une dépendance à l’alcool en médecine générale : à propos d’un cas vécu en consultation | Introduction - La dépendance à l'alcool est un problème de santé publique majeur dans le monde entier, affectant des millions de personnes de tous âges et de toutes origines socio-économiques. En médecine générale, les praticiens jouent un rôle essentiel dans la détection précoce, le diagnostic et la prise en charge de cette maladie chronique complexe. Le présent mémoire de fin d'étude, écrit sous la forme d’un case report, se focalise sur la prise en charge de la dépendance à l'alcool dans le contexte de la médecine générale, mettant l'accent sur un cas clinique rencontré.
Méthodologie - Notre case report concerne une femme de 61 ans, décédée, suivie au sein du cabinet où nous exerçons et anonymisée sous le pseudonyme "Madame X". Les données ont été collectées à partir du dossier médical de la patiente archivé au sein du cabinet. Le dossier se compose des notes issues des consultations au cabinet et des examens réalisés. Une revue de la littérature a également été menée, permettant ainsi d’alimenter notre discussion.
Résultats/ narration - La prise en charge de Madame X sera décrite chronologiquement. Nous mettrons en évidence l’évolution de l’état de santé de la patiente mais également le contexte psycho-social dans lequel elle évoluait, ainsi que des éléments individuels spécifiques, tels que son orientation sexuelle, des antécédents de chirurgies bariatriques subies et des expériences négatives vécues dans l’enfance, pouvant avoir joué un rôle dans sa dépendance à l’alcool.
Discussion - La discussion s’axera, tout d’abord, sur les facteurs de risque identifiés dans les résultats de notre étude. Nous analyserons grâce à la littérature en quoi ceux-ci ont pu jouer un rôle sur l’évolution de l’état de santé de la patiente. Nous réaliserons ensuite une auto-critique de notre prise en charge. Enfin, nous nous intéresserons aux recommandations émises par la communauté médicale quant à la prise en charge de la dépendance à l’alcool.
Conclusion - Notre étude souligne l'importance de l'approche multidisciplinaire et de la sensibilisation envers les populations vulnérables. L'étude identifie des facteurs de risque tels que l'orientation sexuelle, les antécédents de chirurgie bariatrique et les expériences négatives dans l'enfance. Malgré des limites dues à l'étude d'un cas spécifique, il met en avant le besoin d'auto-critique pour améliorer la prise en charge. Dans ce contexte, le médecin généraliste joue un rôle primordial, en détectant précocement les problèmes liés à la consommation d'alcool et en offrant une prise en charge holistique pour améliorer la qualité de vie à long terme. | Payen - Chloé | Université libre de Bruxelles | | P15-QR36
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| La prise en charge de l'infertilité en médecine générale | Suite à la prévalence des couples hétérosexuels infertiles en Belgique, ladite étude qualitative s’est employée à l’analyse des freins de la prise de décision clinique des médecins généralistes et assistants en médecine générale francophones de la région Wallonie Picarde concernant la prise en charge et la qualité des soins de ces patients. L’étude s’est saisie d’une sélection par méthodes dites « boule de neige » et « bouche-à-oreille » et d’entretiens semi-dirigés individuels afin d’étudier le vécu des participants. Ce faisant, les onze interviews, basées sur un guide d’entretien, ont fait l’objet d’une enquête par analyse thématique inductive.
Suite à ces entretiens, il en découlait une prise en charge limitée de l'infertilité de la part des médecins généralistes interrogés. Ces derniers avaient tendance à diriger directement les patients vers des médecins spécialistes et des difficultés ont été identifiées quant à la prise en charge de ces couples. Ces difficultés comprenaient un manque d'expérience et de connaissance, une communication insuffisante avec les spécialistes, un désintérêt pour les problématiques gynécologiques, un court-circuitage de la médecine générale, une hyperspécialisation de la pathologie ainsi qu'un sentiment d'illégitimité.
En conclusion, cette étude a abordé non seulement les freins liés à la prise en charge de l’infertilité mais également l’importance d’établir un système de réseau pour une prise en charge adaptée des couples hétérosexuels infertiles. Ainsi, l’organisation de réunions entre médecins de première et de deuxième ligne pourrait permettre l’ouverture de la discussion, de la sensibilisation et de la recherche dans ce domaine. | Larsy - Séraphine | Université catholique de Louvain | | QP3
-QS41
-W15-Y10-QR31
-QD32
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| TFE: Cybersécurité en médecine générale : État des lieux, bonnes pratiques et ressources pour les médecins généralistes à Bruxelles | Introduction : L’utilisation croissante des dossiers médicaux informatisés favorisée par la promotion de ceux-ci, y compris par des incitations économiques, pose la question de la sécurité de cette information stockée. Ce type d’informations est protégée par le Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui prévoit un statut particulier pour les données dites “sensibles”, englobant les données sur l’état de santé des citoyens.
Méthode : En se basant sur les recommandations gouvernementales internationaux, nous avons élaboré un questionnaire dans le but d’évaluer la concordance des pratiques du quotidien des médecins généralistes francophones bruxellois avec celles-ci. Au cœur de nos investigations se trouvait la question de savoir si les professionnels de santé étaient suffisamment sensibilisés aux enjeux liés à la sécurité des informations médicales à l'ère numérique.
Résultats : L’auto-évaluation des participants sur leurs connaissances en cybersécurité est de 2/10 (médiane). Le score moyen des participants était de 47,9 % (+/- 14,7%) ce qui montre d’emblée que le niveau moyen des médecins généralistes évalués n’est pas suffisant. Nous avons mis en évidence une différence statistiquement significative (p value : 0,048) entre le score des médecins qui ont moins de 30 ans (43% (+/- 12,3)) et les médecins de plus de 30 ans (51% (+/- 15,5)).
Discussion : L'attitude générale envers les nouvelles technologies était positive, avec 82% des participants ouverts à l'innovation technologique. Cependant, l'utilisation fréquente du courrier électronique à des fins professionnelles et le recours limité à des mesures de sécurité, telles que l'authentification multi facteur, ont souligné le besoin urgent de renforcement de la formation en cybersécurité.
Conclusion : En dépit des avancées technologiques dans le secteur médical, de nombreux médecins semblent insuffisamment préparés pour faire face aux cybermenaces. Les conclusions de cette recherche mettent en évidence la nécessité d'une formation adaptée pour les professionnels de santé, tout en suggérant de futures études pour évaluer l'efficacité des initiatives de formation en matière de cybersécurité. | Iranmanesh - Hessameldin | Université catholique de Louvain | | QP1
-QT5
-62.007 | |
| Rôle du médecin généraliste dans l'accompagnement de patients atteints de démence lors de la transition du domicile vers une maison de repos et de soins | Introduction. La démence entraîne une détérioration de la fonction cognitive qui impacte le quotidien jusqu’à mettre en péril le maintien au domicile en sécurité. Une réflexion est alors entamée quant à un séjour en MRS, alors même que la maladie impacte la capacité décisionnelle du patient. Les médecins qui accompagnent ces personnes jouent un rôle crucial lors de cette transition. Or la littérature est peu étoffée quant à la nature de ce rôle.
Méthodologie. Une revue de littérature, constituant une base théorique, a été complétée par une analyse qualitative par le biais d’entretiens semi-dirigés individuels auprès de 9 médecins généralistes bruxellois.
Résultats. La recherche en évidence plusieurs thèmes relatifs au rôle du médecin généraliste : un rôle central, l’application de ses connaissances médicales et thérapeutiques, l’aide administrative et logistique, la disponibilité, la communication avec le patient et les différents acteurs, la recherche de la solution optimale en fonction de la réalité du patient et le support tant au domicile avant l’admission, que dans le nouveau lieu de vie. Elle a également permis de comprendre quelles ont été les manifestations des facteurs favorisants et des freins à l’admission dans la vie des patients et leur importance dans le choix d’institutionnaliser.
Conclusion. Le médecin généraliste joue un rôle central et multifacette tant avant qu’après l’admission en MRS. Il s’agit d’un processus de transition idéalement progressif afin de maintenir au départ le patient souffrant de démence à domicile, si tel est son désir, puis d’envisager et de préparer avec la personne et sa famille une transition vers une MRS. Le dialogue singulier devient multiple et le médecin joue un rôle de coordinateur des soins. Ce rôle complexe et difficile à assumer souligne l’importance de s’entourer d’une équipe de confiance. | Lanckriet - Marie | Université catholique de Louvain | | P70-QD12
-QP2
-QS3
-QR31
-QS41
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| Détresse psychologique chez les assistants en médecine générale: quelle est la place de l’autoprescription ? | Introduction : durant l’assistanat, le futur médecin généraliste est souvent confronté à une charge mentale nouvelle pouvant mener à un état de stress intense voire de « détresse psychologique », mais que font les jeunes médecins qui se retrouvent dans cette situation complexe ? Différents questionnements peuvent découler de la souffrance mentale chez les soignants, notamment celle de la place que peut avoir l’autoprescription face à celle-ci.
Objectif : observer la réaction des assistants en détresse psychologique et les raisons qui les poussent à l’autoprescription, mettre en avant leur perception des risques encourus (par eux et par leurs patients), relever les pistes d’aide déjà connues, mais également celles qui sont envisageables à l’avenir chez les jeunes médecins en souffrance psychologique.
Méthode : étude qualitative sur base de neuf interviews semi-dirigées. L’échantillonnage s’est fait sur base de volontariat chez des assistants/jeunes diplômés en médecine générale par une méthode de recrutement de bouche-à-oreille. Ceux-ci ont tous eu recours à l’autoprescription dans le cadre d’une détresse psychologique durant leur assistanat.
Résultats : la perception générale de l’automédication reste mitigée. Cependant, les raisons qui poussent à l’autoprescription sont majoritairement similaires à savoir : le gain de temps, la facilité de l’acte, les connaissances et compétences nécessaires, le manque de confidentialité, ainsi que la peur du jugement. Le manque d’informations concernant les aides disponibles spécialement destinées aux médecins est également souligné à de nombreuses reprises.
Discussion et conclusion : la détresse psychologique chez les médecins semble à ce jour être gérée dans la discrétion et dans la précipitation. Il s’agit d’un sujet tabou pour certains, vu l’atteinte à leur image au sein de la société. Il serait bénéfique d’approfondir le sujet, à travers des études complémentaires, afin de quantifier ce phénomène en Belgique et de mettre à jour des nouvelles pistes de solution au sein des facultés de médecine mais aussi de l’Etat.
Mots clés : automédication chez le médecin, automédication chez les internes, médecins en souffrance psychologique, médecins en détresse psychologique, autoprescription, souffrance psychologique, automédication dans la détresse psychologique.
Indexation Q : QC41, QD2, QD31, QD325, QD4, QD7, QD8, QE1, QE2, QP1, QR31, QS41, QT21 | GUREL - Kerim | Université catholique de Louvain | | QO4
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| La place de la méditation de pleine conscience dans la prise en charge des troubles anxieux chez l'adulte en médecine générale | Introduction. Dès le début de mon assistanat, j’ai eu l’occasion d’être en contact avec des patients démunis face à leur anxiété. Cette réalité m'a amenée à m'intéresser à ces différents modes de gestion. Mon envie de traiter les troubles anxieux dans leur globalité selon le modèle bio-psycho-social et selon une approche holistique a mené à l’objectif de cette étude : la place de la méditation de pleine conscience dans la prise en charge des troubles anxieux chez l’adulte en médecine générale.
Méthodologie : Il s’agit d’une étude qualitative réalisée sous forme d’entretiens individuels semi-dirigés avec l’aide d’un guide d’entretien.
Résultats : Cette étude a montré que la pratique de la méditation de pleine conscience induit des effets bénéfiques sur l’anxiété en aidant le participant à lâcher prise et en s’octroyant un moment de pause. Un des grands avantages du programme MBSR est qu’il se pratique en groupe et qu’il permet de cette manière, de créer des nouveaux liens sociaux, de maintenir la motivation des participants par le biais du partage et de l’écoute collective. Il en ressort que l’ensemble des participants sont favorables à l’idée que les médecins généralistes proposent davantage à leurs patients la méditation de pleine conscience comme un outil complémentaire pour les troubles anxieux.
Conclusion : Cette étude a permis de montrer que la méditation de pleine conscience peut être un outil complémentaire intéressant en médecine générale pour les troubles anxieux chez l’adulte. Toutefois, il est nécessaire que des études supplémentaires à plus grande échelle soient réalisées afin d’obtenir un niveau de preuve plus élevé.
| De Wulf - Virginie | Université catholique de Louvain | | P74-QC14
-QD5
-QS41
-QR31
-QP4
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| Analyse de l'ampleur des obstacles rencontrés par les médecins généralistes dans la prise en charge des usagers de drogue. | Le dernier rapport de l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT, 2019) indique que plus d'un quart des citoyens européens de 15-64 ans a déjà consommé des drogues illicites au cours de leur vie. Il s'agit donc d'une problématique significative, avec des conséquences non seulement en terme de mortalité-morbidité pour les patients, mais également en terme de santé publique. Les médecins généralistes qui travaillent avec des usagers de drogue doivent faire face à de nombreux freins (manque de moyens financiers et structurels, trop peu des structures partenaires, de formations, etc.). Il est nécessaire d'évaluer ces difficultés, de mesurer leur importance, afin de tenter d'élaborer des pistes de solution pour améliorer la pratique d'addictologie, en améliorant le confort de travail des médecins concernés. | Gyselynck - Mathilde | Université catholique de Louvain | | Z10-QR32
-QP3
-QO1
-P19-QC41
-QC42
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| La détection des patients avec un faible niveau de littérature en santé en médecine générale Expériences des médecins généralistes de la région bruxelloise et identification des freins à la détection | Introduction : L’impact d’un bas niveau de littératie sur la santé du patient n’est plus à démontrer grâce aux nombreuses études. En Belgique, cela concerne une personne sur trois. Les médecins généralistes constituent la première source d’information médicale pour le patient. Ainsi pour pouvoir adapter la méthode de communication, il faut que les soignants arrivent à détecter les patients ayant un faible niveau de littératie en santé.
Méthodologie : Après une recherche approfondie de la littérature, une étude qualitative via des entretiens semi-dirigés a été réalisée pour recueillir l’expérience des médecins généralistes et les freins à la détection. Ce sont six médecins généralistes et assistants de la région bruxelloise qui ont été interrogés sur base d’un guide d’entretien.
Résultat : Quatre sur six médecins rapportent éprouver des difficultés à communiquer des informations médicales à cause des barrières linguistiques. Aucun médecin n'effectue de dépistage standardisé, la moitié fait une évaluation subjective. Ils se basent sur l’apparence, les origines et le nom du patient. Le manque de temps et d’information sont un frein à la détection. Un outil de dépistage standardisé est considéré complexe à réaliser en pratique. Intégrer cette évaluation au dossier médical informatisé du patient permettrait d'encourager les prestataires à réaliser le dépistage.
Discussion : L’importance de la littératie est connue des médecins généralistes. Bien qu’il faille améliorer la détection des patients avec un faible niveau de littératie, les médecins ne sont pas demandeurs d’un outil de dépistage et préfèrent faire une évaluation subjective. Ces résultats sont en contradiction avec ce que l’on trouve dans la littérature.
Conclusion : Les médecins généralistes n’effectuent pas de dépistage standardisé et se basent sur une évaluation subjective. Les freins au dépistage sont le manque de temps et de connaissance de la littératie en santé. Ainsi, il faudrait améliorer la formation des médecins à ce sujet et encourager l’utilisation d’un outil de dépistage applicable à la médecine générale
| el hajjioui - meriem | Université catholique de Louvain | | 45.001-62.006-QS13
-Z10 | |
| INTERRUPTION DE LA MÉDECINE GÉNÉRALE DURANT L’ASSISTANAT -VÉCU D’ANCIENS ASSISTANTS DE l’UCL | Introduction :Après un concours en limitant l'accès, la formation spécialisante de médecine générale dure 3 ans. Des assistants décident d'arrêter leur formation en cours de route. Dans le contexte de pénurie de médecins généralistes s'installant doucement en Belgique, ce travail vise à comprendre quel est le cheminement de réflexion emprunté par les assistants qui finissent par arrêter leur formation.
Méthode : Cinq personnes ayant arrêté leur master complémentaire en médecine générale de l’UCL ont été interviewées durant l’été 2023. Une approche inductive globale a ensuite permis l’analyse de ces résultats.
Résultats et discussion: Leur attrait pour la médecine générale s’est principalement construit au fil des cours et des stages, leur faisant explorer une médecine diversifiée, caractérisée par un contact privilégié avec les patients et une importante liberté de pratique. Ils découvrent ensuite un décalage entre leur image construite idéalisée de la pratique de la médecine générale et la réalité du terrain : en termes de charge administrative pour certains, de manque de diversité dans les plaintes pour d’autres, ou encore d'impuissance face aux plaintes chroniques. Le soutien des animateurs de SLR et des collègues offre une bouée de sauvetage à ces assistants en questionnement face à cette réalité. Malheureusement ce n’est pas toujours suffisant pour les faire rester. Ils partent alors en quête d’un nouvel idéal, vers une autre spécialité, un autre domaine ou une autre pratique de la médecine générale.
Conclusion: La construction d’une image idéalisée de la pratique de la médecine générale et la désillusion lors de l’assistanat expliquent l'arrêt du parcours de formation de médecin généraliste par certains assistants. Cette étude pourrait permettre de mieux comprendre comment améliorer le travail de valorisation de la médecine générale ainsi que le quotidien des assistants et leur encadrement. | Urfali - Kaan | Université catholique de Louvain | | Z05-45.008-QT22
-QT21
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Prévalence et mortalité de l'infection au virus de l'hépatite E dans la population adulte occidentale : Quand faut-il tester les patients belges ? Une revue systématique de la littérature Prevalence and Mortality of Hepatitis E Virus Infection in the Western Adult Population: When Should Belgian Patients Be Tested? A Systematic Literature Review | Introduction
Le virus de l’hépatite E a été découvert à la fin des années 70 au Cashmere pour donner suite à une épidémie mortelle, en particulier chez la femme enceinte. Il s’agissait d’un virus à tropisme hépatique d’origine non-A non-B et transmis par les eaux usées du fleuve sur place. Ce n’est qu’une dizaine d’année plus tard que l’on découvre par microscopie électronique le virus que l’on renommera « de l’hépatite E ». Les scientifiques pensent d’abord que ce virus est uniquement endémique dans certaines régions d’Afrique et d’Asie, mais ils découvrent 20 ans après la première épidémie qu’il existe plusieurs génotypes : les deux premiers sont effectivement endémiques de Pays en voie de développement et responsables d’épidémie meurtrière dans les camps de réfugiés ou dans des zones sans accès à des mesures sanitaires correctes. On découvre néanmoins deux nouveaux génotypes responsables d’épidémies ou de cas sporadiques autochtones dans les régions occidentales. Avec l’augmentation des connaissances sur ces génotypes 3 et 4 autochtones, on comprend rapidement que le virus de l’hépatite E est un véritable problème de santé publique quel que soit le continent.
Méthodes
Revue de la littérature sur les 10 dernières années concernant l’épidémiologie, le diagnostic et la prise en charge prophylactique et thérapeutiques des patients belges. Après identification de 465 articles et après l’éviction des doublons, des références croisées et l’utilisation de mes critères d’inclusion et d’exclusion, il reste 22 articles inclus et étudié dans la revue. Le flow chart et le screening a été réalisé selon les principes PRISMA 2020 proposé pour la construction d’une revue de la littérature solide par le BMJ. Une identification des biais a été réalisé selon « Cochrane Collaboration’s tool for assessing risk of bias » . Aucun conflit d’intérêt n’est à déclarer lors de la réalisation de cette revue.
Conclusion
Il faudra attendre l’intervention du WHO et de l’EASL en 2014 pour avoir une standardisation des critères diagnostic et des résultats des test sérologiques concernant le VHE. Avant cette période, chaque pays avait sa propre définition et ses propres seuils, rendant les études à large échelle très compliquée et sous estimant parfois la séroprévalence de certaines populations de 100%. Le Belgique Cependant prend du retard par rapport à ses voisins concernant la récolte et l’analyse des données épidémiologiques. Les guides de bonnes pratiques ne prennent pas de donnée Belge rendant leurs conclusions difficiles à interpréter pour nous. En effet, la prise en charge en termes de santé publique préventive est directement corrélée à la séroprévalence du virus et au risque Virémique des donneurs de sang. Il est également corrélé au risque de transmission alimentaire et donc au taux de contamination des denrées porcine en grande partie.
Néanmoins, depuis 2010, Sciensano crée le Centre national de Référence Belge pour le VHE qui va permettre quelques années plus tard de pouvoir se positionner par rapport au reste de l’Europe.
Notre risque virémique et sérologique est intermédiaire. Nous sommes donc moins à risque que nos voisin Français ou Hollandais. Et malgré une majorité de d’infection par le génotype 3, le plus souvent indolent chez l’adulte en bonne santé, il reste dangereux pour des populations atteintes de maladie chronique ou chez les immunodéprimés. Un testing systématique et rapide pour le VHE doit être effectué dans ces populations pour limiter la morbi-mortalité de l’infection.
Introduction
Hepatitis E virus was discovered in the late 1970s in Kashmir as a response to a deadly epidemic, particularly affecting pregnant women. It was identified as a hepatotropic virus of non-A non-B origin, transmitted through local river sewage. It wasn't until a decade later that the virus was visualized through electron microscopy and subsequently renamed "hepatitis E." Initially considered endemic only in certain regions of Africa and Asia, scientists later found, two decades after the first epidemic, that there are multiple genotypes. The first two genotypes were indeed endemic in developing countries, causing deadly outbreaks in refugee camps or areas lacking proper sanitary measures. However, two new genotypes responsible for epidemics or sporadic cases indigenous to western regions were discovered. With increasing knowledge about these autochthonous genotypes 3 and 4, it became evident that hepatitis E virus poses a significant public health challenge regardless of the continent.
Methods
A literature review was conducted over the last 10 years regarding the epidemiology, diagnosis, and prophylactic and therapeutic management of Belgian patients. After identifying 465 articles and removing duplicates, cross-references, and applying inclusion and exclusion criteria, 22 articles were included and studied in the review. The flow chart and screening were conducted following the PRISMA 2020 principles proposed by BMJ for constructing a robust literature review. Bias identification was performed using the "Cochrane Collaboration's tool for assessing risk of bias." No conflicts of interest were declared during the completion of this review.
Conclusion
Standardization of diagnostic criteria and serological test results for HEV awaited the intervention of WHO and EASL in 2014. Prior to this, each country had its own definition and thresholds, making large-scale studies challenging and sometimes underestimating seroprevalence by up to 100% in certain populations. However, Belgium lagged behind its neighbors in collecting and analyzing epidemiological data. The absence of Belgian data in good practice guidelines makes their conclusions challenging to interpret. Preventive public health measures are directly linked to the virus's seroprevalence and the viremic risk of blood donors, as well as the risk of foodborne transmission and contamination rates of pork products. Nonetheless, since 2010, Sciensano established the Belgian National Reference Center for HEV, which, a few years later, allowed Belgium to position itself relative to the rest of Europe. Our viremic and serological risk is intermediate, making us less susceptible than our French or Dutch neighbors. Despite most infections being caused by genotype 3, which is often indolent in healthy adults, it remains dangerous for populations with chronic diseases or immunocompromised individuals. Systematic and rapid testing for HEV should be performed in these populations to minimize the morbidity and mortality associated with the infection.
| de Beer de Laer - Arthur | Université catholique de Louvain | | D72-44.001-31.003-33.008-49.002-QC14
-QH2
-QT33
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| Polymédication chez le sujet âgé : une étude qualitative auprès des médecins généralistes évaluant les facteurs influençant la prise en charge de la polymédication en médecine générale à Bruxelles. | La polymédication, le plus souvent définie comme la prise quotidienne de cinq médicaments ou plus, constitue un réel problème de santé publique. Afin d’éviter les conséquences de cette surmédication, une prise en charge est nécessaire. L’objectif de cette étude qualitative est de comprendre les facteurs influençant la révision de traitement chez les personnes âgées souffrant de polymédication en médecine générale à Bruxelles.
Méthodologie
Ce travail consiste en une étude qualitative réalisée à l’aide d’entretiens individuels semi-dirigés. L’échantillon de la population choisi se compose de médecins généralistes qui exercent à Bruxelles et qui ont dans leur patientèle des personnes âgées souffrant de polymédication.
Les entretiens ont été réalisés avec un guide d’entretien pour support et ont été intégralement retranscrits.
Résultats
Les résultats de l’étude ont montré́ que plusieurs facteurs influencent la révision de traitement chez la personne âgée. Les principaux sont le manque de temps, le manque de collaboration entre les différents professionnels de la santé, la méconnaissance pharmacoclinique et les craintes des médecins généralistes, et enfin la méconnaissance et les craintes du patient.
Conclusion
La prise en charge de la polymédication est complexe. Des freins au niveau organisationnel, du patient et du médecin ont été mis en évidence. La collaboration entre les professionnels de la santé, l’utilisation d’outils, l’intégration du patient dans sa prise sont des pistes évoquées par les médecins pour lever ces freins. Enfin, le médecin généraliste a un rôle central dans la gestion de la polymédication grâce à sa proximité avec le patient et sa vision globale de la santé de celui-ci.
Mots clés : polymédication, personne âgée, médecine générale, déprescription
| ELBOUCHIHI - YASMINA | Université catholique de Louvain | | | |
| Les limites de l’anticipation Approche réflexive du point de vue d’une médecin généraliste sur la planification anticipée des soins chez les patient.es “autonomes” | Introduction
L’Advance Care Planning a le vent en poupe au vues de l’évolution des maladies chroniques et de l’intérêt pour l’autonomie de. La place du médecin traitant est centrale dans cette démarche. Une question parfois soulevée sur le terrain est si elle devrait être adressée aux patient.es autonomes.
Méthodologie
Ce travail est une réflexion de société. La première étape est une revue de la littérature approfondie sur le sujet sur plusieurs bases de données. Les barrières pertinentes sont énumérées et mises en regard de la pratique et des tendances sociétales de la relation de soin.
Résultats
25 articles de la littérature ont été sélectionnés pour leur pertinence afin d'entamer la réflexion, mais la littérature reste faible sur le sujet. Il n’y a pas de consensus sur l’âge idéal ni sur la personne qui doit initier la discussion. Les préférences et réalités des patient.es et des soignant.es sont divergentes. L’efficacité de l’Advance Care Planning est débattu et invite à réfléchir au sens qu’elle doit avoir, en se détachant de la rédaction des déclarations de volonté anticipées.
Discussion
Le nouveau modèle de relation de soin avec processus délibératif et de consentement pourrait avoir sa place auprès des patient.es autonomes pour fournir une continuité des soins tout au long de la vie. De nouvelles manières d’évaluer l’Advance Care Planning doivent être pensées. | Mooken - Maureen | Université catholique de Louvain | | QD26
-A20-QD25
-QP3
-QP2
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| Quels sont les facteurs environnementaux qui influencent les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin | Introduction
Une augmentation spectaculaire de l'incidence des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin a été observée au cours des deux dernières décennies, principalement dans les pays développés mais aussi dans les pays en voie de développement.
Ce constat suggère fortement que les facteurs environnementaux jouent un rôle important dans le développement de ces troubles et dans la modulation des phénotypes cliniques des MICI au fil du temps.
L’objectif de mon travail est d’évaluer, à travers la littérature scientifique, les facteurs environnementaux en lien avec la survenue ou l’aggravation des MICI, dont il faudra tenir compte en médecine générale
Méthodologie
Une revue systématique de la littérature a été réalisée entre septembre 2022 et avril 2023 en consultant les sources de données quaternaires, tertiaires, secondaires et primaires. Les revues dites big five ont été également consultées. Les articles ont été sélectionnés sur base de critères de limitation, du titre, de l’abstract ainsi que la lecture du texte. La pertinence de ces articles a été analysée à l’aide des grilles d’évaluation propre à chaque type d’étude.
Résultats
Après lecture des articles, les facteurs de risque environnementaux potentiels des maladies inflammatoires chroniques qui reviennent régulièrement ont été regroupé en quatre catégories : mode de vie, médicaments, apport alimentaire et opérations.
Discussion
Plusieurs facteurs influencent les MICI, parmi eux, les facteurs de risque et les facteurs protecteurs. Les facteurs qui ont montré des associations avec les MICI de façon significative sont le tabac et l’alimentation . D’autres ont des associations positives mais pas significatives. Des études de haute qualité sont donc nécessaires pour comprendre et évaluer la causalité de ces associations.
Conclusion
Dans les MICI, l’accent est souvent mis sur le traitement préventif pour éviter de nouvelles poussées ou curatif en cas de poussée aiguë. Ce travail a permis de mettre en évidence l’importance de ces facteurs. Un médecin généraliste, en tant qu’acteur important de la prévention doit connaitre et tenir compte de ces facteurs environnementaux.
| UMUGWANEZA - Nancy | Université libre de Bruxelles | | | |
| Comprendre et prévenir les infections urinaires chez les femmes postménopausées : regard particulier sur le microbiote urinaire et l’oestrogénothérapie locale | Introduction : Les infections urinaires récidivantes touchent environ 10 à 15% des femmes post-ménopausées. Elles sont principalement causées par des bactéries gram négatives, notamment les Escherichia coli Uropathogène. Celles-ci peuvent provenir du vagin ou de l’intestin, ou avoir une origine intrinsèque par réactivation de réservoirs intracellulaires quiescents au niveau de la paroi vésicale. Leur gestion est souvent complexe en raison des défis diagnostiques et de leur tendance à récidiver. Elles peuvent entraîner des coûts de soin élevés et avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patientes. Il est donc crucial de comprendre les mécanismes sous-jacents, d'établir un diagnostic précis et de prévenir leur récidive.
Objectif : L'objectif de cette étude est d'explorer les mécanismes physiopathologiques impliqués dans les infections urinaires récidivantes chez les femmes post-ménopausées, en mettant l'accent sur le rôle du microbiote urinaire. Nous passerons également en revue les différentes modalités de prévention et nous accorderons une attention particulière à l'œstrogénothérapie locale.
Méthodologie : Pour atteindre cet objectif, nous avons examiné deux bases de données, PubMed et Cochrane, de janvier 2013 à mars 2023, le répertoire commenté des médicaments, le Centre belge d'information pharmacothérapeutique, EBPracticenet ainsi que les recommandations de l'Association Européenne d'Urologie.
Résultats : Les changements physiologiques, hormonaux, anatomiques, immunitaires et du microbiote urogénital liés à la ménopause peuvent contribuer au développement d'infections urinaires récidivantes. Étant donné l'augmentation des résistances associées à l'antibiothérapie, il est important de trouver des thérapies alternatives. L’oestrogénothérapie locale, mais pas orale, s'est avérée efficace dans la prévention de ces infections. L'immunothérapie et la modulation de l'urobiome constituent des pistes prometteuses dans la prévention des récidives. D’autres thérapies sont disponibles mais leur efficacité n’est pas encore bien établie.
Discussion et conclusion : La compréhension des mécanismes physiopathologiques et des biomarqueurs associés aux infections urinaires récidivantes chez les femmes postménopausées, ainsi que l'exploration d'options de prévention autres que les antibiotiques, sont des perspectives intéressantes à connaître pour améliorer la gestion de ces infections et la qualité de vie des patientes.
| LAATABI - Houda | Université de Liège | | U71-QD4
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| Quelle est la place de la phytothérapie dans le traitement de l’insomnie selon les médecins généralistes en région germanophone ? | Introduction : L’insomnie est une catégorie des troubles du sommeil. Elle est un motif fréquent de consultation en médecine générale et peut avoir de nombreuses conséquences négatives. Sa prise en charge se compose de traitements non-pharmacologiques et pharmacologiques. L’utilisation de la phytothérapie dans ce traitement n’est actuellement pas recommandée. L’objectif principal de cette étude est d’analyser la place de la phytothérapie dans le traitement de l’insomnie.
Méthode : Une étude qualitative a été effectuée auprès de 13 médecins généralistes pratiquant en région germanophone de Belgique à l’aide d’entretiens individuels semi-dirigés. Ces données récoltées ont ensuite été analysées moyennant la méthode d’analyse thématique.
Résultats et discussion : Les médecins questionnés utilisent tous la phytothérapie comme traitement de l’insomnie, surtout pour éviter les benzodiazépines ou pour répondre à la demande en augmentation des patients. Les sujets sont en générale ouverts d’intégrer plus la phytothérapie dans leur pratique, mais ils soulignent tous le besoin crucial de plus de données fiables dans ce domaine. Ce manque et l’importance de recherches ultérieures se retrouve aussi dans la littérature actuelle. La majorité des médecins participants exprime l’avis de pratiquer sous conditions particuliers en région germanophone sans pouvoir de comparaison.
Conclusion : La phytothérapie prend donc de toute façon une place dans le traitement de l’insomnie en médecine générale, soit par demande du patient, soit par volonté du médecin. Il est donc important de poursuivre les études et les recherches dans ce domaine afin de pouvoir au moins utiliser au mieux cette place occupée.
Mots clés : médecine générale – phytothérapie – insomnie
| Sara - Christen | Université de Liège | | P06 | |
| Suivi du patient drépanocytaire en médecine générale : une revue de la portée | Introduction : L’anémie falciforme est, avec 300 000 nouveaux cas/annuellement, la première maladie génétique au niveau mondial. En Belgique, on dénombrait 469 patients en 2012 et 1/1600 naissances à Bruxelles en 2015. Le suivi de cette maladie est assuré presque exclusivement par le spécialiste. Une des raisons évoquées lors de travaux précédents est le manque d’information disponible quant à la prise en charge en médecine générale.
Méthode : Une Scoping Review de la littérature concernant le suivi de la drépanocytose en médecine générale, publiée en anglais et en français entre le 01/12/2022 et le 28/02/2023 a été entreprise. Des bases des données parmi lesquelles PubMed, Science Direct, et Cochrane Library ont été consultées. Après soumission aux critères d’inclusion et d’exclusion, les articles furent analysés.
Résultats : 54 articles furent sélectionnés et analysés. Les informations ont été divisées en plusieurs thèmes : Informations générale ; prise en charge globale du patient ; prise en charge en médecine générale ; prise en charge du patient pédiatrique ; prise en charge du patient âgé ; traitements ; considérations psychologiques.
Discussion et Conclusion : Il existe un corps conséquent de source d’information disponible pour le médecin généraliste. Cependant, plusieurs barrières entravent l’utilisation de ces sources en médecine générale. Des pistes de réflexions sont émises.
| Henrioul - Quentin | Université libre de Bruxelles | | B78-QR7
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| Concernant le suivi des lésions médullaires en première ligne de soins, quelles sont les raisons motivant un abandon du sondage intermittent propre au profit d’autres méthodes de gestion de la vessie neurogène ? | Introduction : Bien qu’ayant une incidence modeste, la prévalence des lésions médullaires aspire à croitre dans les années à venir et la vessie neurogène est présente chez environs 70% de ces patients. La gestion de ces dernières est complexe et dynamique, basculant entre les recommandations médicales et l’influence de ces dernières sur la qualité de vie du patient. Le sondage intermittent propre est référencé comme étant la méthode de choix pour la gestion de la vidange vésicale mais son utilisation tend à baisser à mesure que l’ancienneté de la lésion se marque. Les facteurs influençant le choix des patients sont multiples, mais n’ont pas tous le même impact. Les médecins généralistes montrent peu d’intérêt envers ces choix et leurs influences, la plupart du temps par méconnaissance du sujet.
A travers ce travail, nous allons tenter de mettre en lumière les zones d’ombre concernant l’utilisation du sondage intermittent propre au sein de la population de patients et de médecins généralistes.
Mot-clés: “tetraplegia” “quadriplegia” “urinary bladder, neurogenic” “spinal cord injury” “clean intermittent catheterization” “
Méthodologie : Les bases de données pubmed, cinhal et lissa ont été utilisées pour la recherche de bibliographies. Les recherches ont étés filtrées et restreintes aux 5 dernières années et à la population adulte. La sélection des articles a été basée sur le modèle P (patients présentant une lésion médullaire et une vessie neurogène) I (sonde intermittent propre) C (autres techniques de vidange vésicale) O (qualité de vie, facteurs orientant le choix d’une autre technique).
Résultats : Au total, 56 études ont étés recensées et 13 articles ont répondus à toutes les exigences. 10 sont des études prospectives observationnelles et 3 sont des enquêtes transversales auprès de médecins généralistes.
Discussion : Bien qu’impactant différemment la qualité de vie, plusieurs facteurs sont à confronter à une chute de compliance envers le sondage intermittent propre. Tous sont de près ou de loin lié à la satisfaction quant à la gestion vésicale, et de diverses façons à la qualité de vie globale.
Les soins continus permettent une meilleure compliance au sondage intermittent propre. La méconnaissance du sujet par les généralistes est un point avéré mais une envie globale d’en connaitre plus sur le sujet est de mise.
Conclusion :
La prise en charge de la vessie neurogène est un procédé complexe et dynamique. Le sondage intermittent propre est une méthode de référence pour la gestion de la vidange vésicale chez ces patients, mais elle doit être articulée en fonction des exigences et de l’impact sur la qualité de vie du patient. Un accompagnement du patient par du personnel paramédical et une meilleure connaissance de la technique par les médecins généralistes pourrait améliorer l’adhésion à la technique. Ce travail ouvre la perspective à un plus grand intérêt des soins intégrés dans le suivi des patients chroniques au domicile, cependant plus de preuves dans ce sens sont nécessaires.
| Bonelli - Salvatore | Université de Liège | | QS41
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| Quelle est la place de la phytothérapie dans le traitement de l'insomnie selon les médecins généralistes en région germanophones? | What is the place of phytotherapy in the treatment of insomnia according to general practitioners in German-speaking regions? | Sara - Christen | Université de Liège | | P06-45.000-45.002-A13 | |
| Prise en charge du syndrome des jambes sans repos primaire de l’adulte en médecine générale francophone. Revue de littérature narrative et enquête de terrain quantitative. | Introduction
Le syndrome des jambes sans repos de l’adulte, un trouble neurologique sensori-moteur chronique, quatrième cause d’insomnie, dont la prévalence varie entre 5% et 10%, reste sous-diagnostiqué. Il semble primordial que les médecins généralistes, ayant un rôle majeur dans sa prise en charge, le connaissent. La physiopathologie précise reste à ce jour incertaine. Les formes sont primaire (idiopathique) et secondaire (comorbide). Le diagnostic est strictement clinique, reposant sur cinq critères diagnostiques. Le SJSR comprend plusieurs présentations cliniques. Le traitement consiste en une approche non pharmacologique et/ou pharmacologique. La thérapie médicamenteuse peut présenter des effets secondaires à surveiller de près. L’évolution du SJSR est variable, allant de la rémission spontanée à une forme chronique-persistante, un syndrome réfractaire voire un syndrome dit d’augmentation.
Méthodologie
Une revue de littérature a été effectuée afin d’étudier le syndrome des jambes sans repos primaire de l’adulte. Et une enquête quantitative de terrain a été réalisée afin d’établir un état des lieux des connaissances du syndrome auprès des médecins généralistes francophones belges.
Résultats
Les principaux résultats de l’étude relèvent que la probabilité d’avoir des connaissances suffisantes du syndrome est dépendante du genre et du nombre d’années de pratique. Ce dernier influence également la probabilité de se sentir cliniquement compétent. Certains médecins voient des patients SJSR sans en connaître l’approche diagnostique. La majorité le traite par agonistes dopaminergiques sans connaitre le syndrome d’augmentation qui en découle.
Conclusion
Ainsi, ce travail met en lumière la nécessité d’informer d’avantage le médecin généraliste sur les caractéristiques du syndrome des jambes sans repos et sur le rôle qu’il a à jouer dans sa prise en charge.
Mots-clés : Syndrome des jambes sans repos, médecine générale, revue de littérature narrative, étude quantitative, questionnaire anonyme. | de Marcken de Merken - Marie-Philippine | Université catholique de Louvain | | N04 | |
| Freins à la déprescription des inhibiteurs de la pompe à protons en médecine générale | Introduction : Le nombre de prescription d’IPP a considérément augmenté ces dix dernières années, représentant un coût conséquent pour les mutuelles belges. Dans ce travail nous nous intéresserons à la façon de prescrire des médecins généralistes et surtout quels freins ceux-ci perçoivent à la déprescription.
Méthode : Nous avons opté pour une approche qualitative, dans laquelle des entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de sept médecins généralistes belges. La première partie des entretiens questionne les médecins sur leur façon de prescrire des IPPs, tandis que la deuxième partie les invite à nous raconter leur expérience dans la déprescription de ces médicaments, ainsi que sur les obstacles qu'ils rencontrent dans cette démarche. Les entretiens ont été analysés à l'aide d'une méthode de théorisation ancrée.
Résultats : Les médecins estiment qu’une bonne prescription de départ est indispensable à une bonne déprescription des inhibiteurs de la pompe à protons. Et pourtant nous observons d’entrée de jeu une grande hétérogénéité dans leur façon de prescrire. À partir de leur vécu de la déprescription, nous retenons des freins multiples, qu’ils soient plus mis en place par le patient, par le corps médical ou dû à des difficultés relationnelles médecins-patients.
Conclusion : La sur-prescription des IPPs est un problème croissant, avec des effets secondaires prolongés qui ne sont pas encore bien connus des médecins. Les freins à leur déprescription sont multiples mais il est évident que se former en tant que médecins à une meilleure prescription diminuerait énormément la nécessité de déprescrire.
Mots-clés : déprescription, inhibiteur de la pompe à protons, médecine générale, prévention quaternaire.
| Veyret - Jean-Baptiste | Université catholique de Louvain | | 50.006-QD44
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| Quelles sont les perceptions, les connaissances et les capacités d'intervention des médecins généralistes exerçant en Wallonie et à Bruxelles concernant la menace d’émergence en Belgique des maladies vectorielles dengue, Zika et chikungunya, transmises par le moustique Aedes albopictus ? | Dans un contexte de mondialisation et de changement climatique, le moustique Aedes albopictus, plus communément appelé « moustique tigre », poursuit son expansion en Europe. Vecteur de la dengue, du Zika et du chikungunya, il est déjà largement implanté en France métropolitaine et son implantation s’approche de nos frontières, ce qui constitue une menace sanitaire à laquelle la Belgique devra probablement faire face dès la prochaine décennie.
La réponse face à l’émergence de ces maladies prend la forme d’une lutte antivectorielle, qui consiste à surveiller et agir contre le vecteur afin de prévenir le plus rapidement possible la transmission. Dans ce cadre, le médecin généraliste est appelé à assumer des responsabilités importantes, telles qu’un diagnostic précoce de ces maladies, leur déclaration, l’information donnée au patient et des interactions avec les autres acteurs impliqués dans la lutte antivectorielle, y compris les autorités.
Considérant l’importance de cette problématique, nous avons réalisé une étude quantitative observationnelle de type transversal afin de réaliser un état des lieux des perceptions, des connaissances et des capacités d'intervention des médecins généralistes concernant cette menace. Un échantillon de 97 médecins généralistes exerçant en Région Wallonne et en Région de Bruxelles-Capitale a participé à l’enquête.
L’étude a mis en évidence que les médecins généralistes n’avaient pas une connaissance complète ni des maladies émergentes associées à ce moustique Aedes albopictus, ni du caractère obligatoire de leur déclaration. Les médecins généralistes interrogés étaient cependant conscients de leurs lacunes et ont majoritairement porté un intérêt à se former en la matière.
Face à ce constat, l’étude identifie les leviers d’actions à mettre en place pour améliorer la formation des médecins généralistes et, plus généralement, organiser la lutte antivectorielle. Parmi ceux-ci, nous noterons l’importance de mieux sensibiliser les médecins généralistes à la menace sanitaire que génère le développement des maladies vectorielles émergentes en Europe, la nécessité d’édicter un plan d’alerte gradué par rapport au risque épidémique dans lequel les médecins généralistes remplissent un rôle essentiel, et la création de synergies entre l’ensemble des parties prenantes. La coopération internationale et, a fortiori, la coopération entre les entités du pays sont essentielles pour prévenir la propagation de ces maladies vectorielles.
| Bernier - Elisa | Université catholique de Louvain | | 49.003-49.002 | |
| La formation des jeunes médecins généralistes francophones à la détection précoce des violences conjugales | Introduction : La violence conjugale constitue un problème de santé publique majeur et une violation des droits humains. Elle apparaît comme une problématique genrée touchant majoritairement les femmes. Les conséquences de la violence conjugale affectent les patients et leurs familles de façon tridimensionnelle. Le médecin généraliste est souvent le premier soignant vers lequel se tourne les victimes. Il occupe donc une place privilégiée dans le dépistage de la violence conjugale. En Belgique, le dépistage de la violence est opportuniste pour favoriser une révélation spontanée. L’enseignement de la détection des violences conjugales dans les trois universités francophones du pays est propre à chaque institution.
L’objectif de ce travail est d’analyser les difficultés que présentent les jeunes médecins généralistes à détecter la violence en cabinet de médecine générale, ainsi que leurs opinions sur leur formation à ce sujet. L’étude est réalisée auprès d’un échantillon de jeunes médecins généralistes francophones de Belgique avec pour but d’identifier des besoins en formation à la détection précoce.
Méthode : Il s’agit d’une recherche qualitative par entretiens semi-dirigés. Dix entretiens ont été faits auprès de jeunes médecins francophones. L’analyse des résultats s’est faite par analyse thématique.
Résultats : Les jeunes médecins généralistes ont exprimé de nombreuses difficultés à la détection précoce en lien avec leur formation et leurs ressources personnelles. Plusieurs besoins en formation à la détection précoce ont émergés de l’analyse des entretiens. Les besoins en formation à la détection précoce des jeunes médecins généralistes francophones reflètent les différentes compétences qui sont nécessaires à la mise en place du dépistage opportuniste des violences conjugales. Les jeunes médecins ont besoin de ressources théoriques académiques et professionnelles. Ils sollicitent un lien avec leur université formatrice et le réseau spécialisé. Ils sont conscients de leur statut mais aussi de l’impact personnel des violences qui peut constituer un obstacle à la détection précoce de ces dernières. Les jeunes médecins généralistes sollicitent une intervision professionnelle.
Conclusion : La détection de la violence conjugale questionne les jeunes médecins généralistes sur leurs compétences, leur rôle de médecin généraliste et leur vision en tant que personne. L’étude réalisée montre plusieurs besoins en formation en lien avec les éléments cités et ouvre un espace de recherche pour la formation des médecins généraliste à la détection précoce.
Mots-clés : violence conjugale, détection précoce, médecine générale, formation.
| Mukwege - Aurelie | Université catholique de Louvain | | QC51
-QD42
-QR31
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Le suivi de la maladie de Crohn par le médecin généraliste en région verviétoise The follow-up of Crohn's disease by the general practitioner in the Verviers region | Introduction : La maladie de Crohn est une maladie chronique, souvent diagnostiquée chez des personnes jeunes, impactant considérablement la vie des patients, tant d’un point de vue personnelle que professionnelle, dont l’incidence est en augmentation ces dernières années. Une prise en charge multidisciplinaire coordonnée et un suivi régulier sont nécessaires à long terme, le médecin généraliste étant un des intervenants essentiels. L'objectif de ce TFE a pour but d’analyser l’attitude des médecins généralistes et assistants en médecine générale de la région verviétoise, et la perception de leur rôle dans le suivi de ces patients.
Méthodologie : La lecture de différentes revues de littérature a permis de construire un guide d’entretien, qui a ensuite été mené auprès de médecins généralistes et assistants de la région verviétoise, lors d’entretiens semi-dirigés. Celui-ci abordait la question du suivi de la maladie de Crohn de manière générale, en posant des questions plus approfondies au fil de l’interview.
Résultats : Les médecins généralistes ne réalisent pas de suivi spécifique à la maladie de Crohn. Ils ne rencontrent ces patients que dans le cadre de consultations générales, en cas de plaintes, ou de symptômes. Les médecins sont conscients de l’impact que peut avoir la maladie et son traitement sur la vie des patients, mais ne proposent pas toujours de moyens de prévention ou de dépistage. Ils se montrent tout de même investis dans leur rôle de première ligne, et sont enthousiastes à l’idée de suivre les recommandations, afin d’assurer un meilleur suivi de leurs patients, en coordination avec le gastro-entérologue.
Discussion : Différentes recommandations permettraient d’améliorer la prise en charge globale de la maladie. Celles-ci privilégient la prévention et le dépistage afin d’induire une guérison précoce de la muqueuse. De nombreuses recommandations sont également proposées, liées notamment aux dépistages, à la vaccination et aux habitudes de vie. Le suivi régulier par le médecin, combiné à celui du gastro-entérologue, reste le moyen le plus efficace d’anticiper des poussées ou des complications de la maladie.
Conclusion : Le suivi spécifique de la maladie de Crohn est souvent trop peu réalisé par les médecins généralistes. Leur rôle dans la prise en charge est souvent flou et demanderait à être clarifié. Une meilleure coordination entre le médecin traitant et le gastro-entérologue permettrait une prise en charge optimale et préventive. Introduction: Crohn's disease is a chronic disease, often diagnosed in young people, with a considerable impact on the life of patients, both personally and professionally, and its incidence has been increasing in recent years. A coordinated multidisciplinary management and a regular follow-up are necessary in the long term, the general practitioner being one of the essential actors. The objective of this TFE is to analyze the attitude of general practitioners and general medical assistants in the Verviers region, and the perception of their role in the follow-up of these patients.
Methodology: The reading of different literature reviews allowed the construction of an interview guide, which was then conducted with general practitioners and assistants in the Verviers region, during semi-structured interviews. This guide addressed the question of follow-up of Crohn's disease in a general way, by asking more in-depth questions during the interview.
Results: General practitioners do not perform follow-up specifically for Crohn's disease. They only see these patients in the context of general consultations, in case of complaints or symptoms. Physicians are aware of the impact that the disease and its treatment can have on patients' lives, but do not always propose means of prevention or screening. However, they are committed to their role as primary care physicians and are enthusiastic about following the recommendations to ensure better follow-up of their patients, in coordination with the gastroenterologist.
Discussion: Various recommendations would improve the overall management of the disease. These focus on prevention and screening to induce early healing of the mucosa. Numerous recommendations are also proposed, notably related to screening, vaccination and lifestyle habits. Regular follow-up by the physician, combined with that of the gastroenterologist, remains the most effective way to anticipate relapses or complications of the disease.
Conclusion: The specific follow-up of Crohn's disease is often not sufficiently performed by general practitioners. Their role in management is often unclear and should be clarified. A better coordination between the general practitioner and the gastroenterologist would allow an optimal and preventive management. | Dejardin - Kevin | Université de Liège | | D94-QC14
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| DÉSOBSTRUCTION RHINOPHARYNGÉE: PISTE D'ÉDUCATION | Selon de nombreuses études, l’adhérence thérapeutique chez les enfants n'excède pas les 50%. Ce chiffre éloquent souligne la nécessité d'opérer des changements dans nos pratiques en médecine générale, lesquels pourraient être réalisés en mettant en place des outils pédagogiques adaptés.
L’objectif initial de ce travail est d’identifier les interventions réalisables en médecine générale afin de transmettre au mieux l’information et ainsi augmenter l’adhérence thérapeutique des patients à la désobstruction rhino-pharyngée. La revue narrative de la littérature a permis de mettre en évidence les freins les plus fréquemment rencontrés ainsi que les interventions possibles.
Dans cette étude nous retrouvons 4 freins majeurs: la littératie en santé des parents, leur perception de la maladie, la compréhension du traitement ainsi que les croyances liées à celui-ci. La littérature a démontré trois types d’approches pédagogiques: éducative, comportementale et organisationnelle. La combinaison des trois approches permet de potentialiser leur résultat et donc améliorer l'adhérence.
Les principales interventions retenues sont les supports iconographiques tels qu’une bande dessinée muette, des vidéos et un calendrier avec récompenses. | Kadim - Imane | Université de Liège | | 45.001-51.002-R08 | |
| L’auto-évaluation des compétences communicationnelles des médecins généralistes : une scoping review | Contexte : Au sein des soins de santé, les modèles de la relation entre le patient et le médecin
font l'objet d'un changement de paradigme. Les compétences en communication sont
désormais considérées comme faisant partie intégrante des compétences cliniques des
médecins. Ainsi, l'auto-évaluation peut-être un moyen efficace pour évaluer les compétences
communicationnelles des médecins envers leurs patients et pour identifier les domaines dans
lesquels ils pourraient améliorer leurs compétences.
Objectif : L’objectif de cette étude est d’effectuer un état des lieux des outils d’autoévaluation
des compétences communicationnelles applicables à la médecine générale.
Méthode : Dans un premier temps, une analyse exploratoire de la littérature médicale a été
menée en combinant la méthodologie de recherche d'Arksey et O'Malley. La recherche
bibliographique a été effectuée sur les bases de données Pubmed, Scopus et Proquest. Des
critères d’inclusions ont été préétablis.
Résultats: Après avoir effectué une recherche avec notre équation, nous avons trouvé 528
articles, parmi lesquels 12 ont été retenus. Aucun consensus ne se dégage sur un outil d'autoévaluation
spécifique, et aucun de ces outils n'a été validé. Les études ayant utilisé ces outils
avaient des objectifs initiaux différents. L'auto-évaluation seule présente de nombreuses
limites et devrait impliquer l'utilisation concomitante d’autres sources d’évaluation pour être
pertinente.
Conclusion : Ce mémoire met en évidence la faible quantité de littérature existante sur l'autoévaluation
des compétences communicationnelles globales des médecins généralistes. Il
donne également des pistes de réflexion quant au rôle de l’auto-évaluation des compétences
communicationnelles. De plus, il soulève l'importance de l'intégration de la communication
médecin-patient dans les cursus universitaires et la nécessité de développer un module de
référence sur ce sujet crucial pour les soins de santé. | Abbas - Serine | Université libre de Bruxelles | | QD12
-QT13
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| Comment maintenir la qualité de travail des médecins généralistes, dans la prise en charge des pathologies chroniques, dans un contexte de transition, généré par la pandémie de la Covid, de la médecine en présentiel vers la télémédecine ? | | Ndiaye - Khotta | Université libre de Bruxelles | | | |
| L'intimité en consultation: la vision du médecin généraliste | Introduction: Le médecin généraliste est en contact avec l’intimité de ses patients lors de ses consultations. Depuis plusieurs années, cette question du respect de l’intimité est discutée dans d’autres spécialités, notamment en gynécologie, et au niveau sociétal. Dans la littérature médicale, la question de l’intimité semble pourtant peu abordée du point de vue du médecin, et encore moins du point de vue du médecin généraliste.
Objectifs : Le but de ce travail est d’explorer ce que les médecins généralistes mettent en place pour respecter l’intimité physique de leurs patients.
Méthodologie : Sept entretiens semi-dirigés ont été réalisés auprès de médecins généralistes pour explorer leur vision de l’intimité des patients et les moyens mis en place pour la respecter. Une analyse qualitative a été faite sur cette base. Une recherche de la littérature a également été réalisée.
Résultats : Cinq thèmes principaux relatifs à la réflexion des médecins généralistes sur l’intimité des patients ont été identifiés : [1] Le médecin adapte son attitude et l’agencement de son cabinet pour diminuer le sentiment d’exposition du patient. [2] Le médecin adapte sa communication verbale et non- verbale. [3] Le médecin met en priorité le lien thérapeutique et réfléchit aux projections réciproques entre lui et le patient. [4] Le médecin s’adapte aux caractéristiques, à l’attitude et aux attentes de son patient. Il propose des alternatives et recueille le consentement. Il prend du recul sur sa pratique dans un processus d’auto-réflexion. [5] L’intimité est un sujet de société.
Conclusion : Le médecin cherche souvent à montrer sa bonne intention au patient, en faisant attention à la communication qu’il emploie. Le médecin généraliste peut alors être vu comme un équilibriste cherchant à adopter la meilleure attitude pour respecter l’intimité de son patient. Il s’adapte tout au long de la consultation aux caractéristiques et à l’attitude de son patient. Le médecin adopte donc une posture sur-mesure, ajustée à chaque patient lors de chaque consultation. Par ailleurs, l’intimité des patients hommes n’a pas été abordée spontanément par les médecins interrogés. Cette invisibilisation des hommes dans la réflexion autour de l’intimité en médecine générale est un résultat inattendu, plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer ce phénomène.
Mots-clés : Intimité, intimité physique, médecine générale, étude qualitative. | Decoster - Mathilde | Université catholique de Louvain | | | |
| Perception de l'image de soi des consommateurs de drogues illicites : étude qualitative par entretiens semi-dirigés | Introduction :
L’image de soi des consommateurs de drogues illicites est peu développée. Des études révèlent que les usagers de drogues souffrent d’une stigmatisation sociale provoquant une auto-stigmatisation. Cela les pousseraient à s’exclure de la société et du monde du travail, et donc à s’auto-marginaliser. Selon la littérature, les consommateurs ont une mauvaise santé et hygiène de vie, seulement aucune étude ne semble étudier leur quotidien. A travers cette étude, nous avons voulu évaluer l’image de soi des consommateurs et l’impact de la consommation sur celle-ci afin de dégager quelques pistes utiles aux MG pour l’améliorer.
Matériel et méthodes :
En parallèle avec une revue de littérature, une étude qualitative a été réalisée. Pour se faire, seize patients consommateurs ou ex-consommateurs de drogues illicites incluant l’héroïne et/ou la cocaïne, de plus de 18 ans, en Belgique francophone, ont été interrogés au moyen d’entretiens semi-dirigés à partir desquels une analyse thématique a été réalisée.
Résultats :
L’image de soi physique ou psychique des consommateurs était propre à chacun et variait selon un nombre important de facteurs (l’âge, le sexe, les épreuves, l’état mental…) La drogue avait néanmoins un impact sur cette image. Les patients témoignaient d’effets positifs comme la surpuissance et l’invulnérabilité. Cela laissait souvent place à des regrets et un sentiment de honte qui renforçait une image de soi négative. Les participants ne se sentaient pas tous stigmatisés et rejetés, d’autres pensaient être perçus positivement. La majorité affirmait être indifférents au regard des autres. Au quotidien, les patients aimaient les activités sociales, les soins esthétiques, le sport et se sentir utile. Seulement, la consommation active provoquait une démotivation concernant ces activités qui amélioraient leur image.
Conclusion :
L’image de soi a une place centrale dans l’addiction. L’étude a mis en évidence qu’elle n’est pas toujours négative et varie dans le temps et selon plusieurs facteurs. La relation soignant-soigné semble être le 1er traitement à une meilleure image de soi. Les MG devraient être plus attentifs à cet aspect et offrir une écoute attentive, bienveillante et sans jugement. Le MG devrait être un soutien et accompagner le patient avec une approche biopsychosociale.
| BENSAIDA - Nour | Université libre de Bruxelles | | A98-QD22
-QS41
-QC42
-QR31
-QR54
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| Dix signes et/ou lésions-diagnostics dermatologiques les plus fréquents chez les patients de phototypes foncés ayant consultés à la maison médicale CAPS du 1er décembre 2022 au 28 février 2023 | Introduction :
La dermatologie des patients à phototypes foncés est mal connue des médecins généralistes. La particularité sémiologique et la spécificité de certains signes et/ou lésions-diagnostics chez ces patients posent des difficultés aux médecins généralistes.
L’objectif de cette étude était d’identifier les 10 signes et/ou lésions-diagnostics les plus fréquents chez les patients à phototypes foncés en pratique de médecine générale.
Méthodes :
J’ai effectué une étude d’observation du 1er décembre 2022 au 28 février 2023, qui consistait à effectuer un examen dermatologique chez les patients de phototypes foncés quelles qu’étaient leurs plaintes.
Résultats :
J’ai identifié et décrit les dix signes et/ou lésions-diagnostics les plus fréquents étaient : Acné/comédon/cicatrice (21,3%), DV/ochronose (11%), Gale (7,9%), Cicatrices hypertrophiques et chéloïdes (7,9%), Pityriasis versicolore (7,9%), Ligne de Futcher/tache mongoloïde/pigmentation palmaire (6,3%), Pseudofolliculite barbe/cuir (5,5%), Dermatosis papulosa nigra (4,7%), Acanthosis nigricans(3,9%) et Eczéma (3,9%).
Conclusion :
Les signes et/ou lésions-diagnostics dermatologiques des dermatoses bénignes sont les mêmes que chez les patients de phototypes clairs.
Il existe des signes et/ou lésions-diagnostics dermatologiques spécifiques aux peaux foncées et des signes et/ou lésions-diagnostics dermatologiques physiologiques.
La dépigmentation volontaire et ses conséquences ont aussi fréquentes.
Mots-clés : Dermatologie, peau noire, médecine générale, Bruxelles
| MAKAULA - Patty | Université libre de Bruxelles | | QC14
-QS41
-S99 | |
| Diagnostic de la maladie d'endométriose par les médecins généralistes belges et l'évaluation de l'utilité des tests salivaires comme outil de diagnostic précoce à travers une revue de la littérature et une étude quantitative transversale | Introduction : L'endométriose est une maladie complexe qui peut se manifester de
différentes manières. Elle affecte entre 5% et 10% des femmes en âge de procréer, et peut
entraîner l'infertilité. Cette pathologie est souvent diagnostiquée avec un délai moyen de 7
ans, ce qui rend la démarche diagnostique difficile pour les médecins généralistes qui sont en
première ligne. Cependant, les tests salivaires basés sur la détection de biomarqueurs dans la
salive peuvent être une alternative intéressante. Le but de cette étude est d'analyser l'attitude
et les connaissances des médecins généralistes face à une suspicion d'endométriose, et
d'évaluer si ces tests salivaires sont fiables et utiles en pratique médicale générale.
Méthodologie : Pour cette étude, une revue de la littérature sur les dernières avancées
des tests diagnostiques non invasifs basés sur les biomarqueurs, en particulier les tests
salivaires, a été menée, ainsi qu'une étude quantitative basée sur un questionnaire anonyme
distribué en ligne auprès de 141 médecins généralistes belges francophones.
Résultats : Les résultats ont montré que malgré une bonne connaissance générale de
la maladie, il y a des lacunes pour un diagnostic précoce de l'endométriose en première ligne.
Les médecins généralistes manquent d'expertise en gynécologie et de recommandations
claires pour la mise au point diagnostique de la maladie. L'absence de test diagnostic
accessible et non invasif est également un frein majeur à la détection de la pathologie. L'étude
a également montré que la majorité des médecins étaient intéressés par l'utilisation de tests
salivaires dans leur pratique. Selon la revue de la littérature, les tests salivaires basés sur la
détection de microARN dans la salive pour diagnostiquer l'endométriose sont prometteurs et
présentent de nombreux avantages par rapport aux autres biomarqueurs déjà étudiés. La
salive est facile à prélever, rapide, peu coûteuse et non invasive. Cependant, des études
supplémentaires avec des échantillons plus importants sont nécessaires pour une validation
externe de ces tests avant de les inclure dans la pratique.
Conclusion : En conclusion, les médecins généralistes jouent un rôle crucial dans la
détection de l'endométriose et les tests salivaires sont prometteurs pour réduire le délai
diagnostique, en particulier en médecine générale. | Ben Ammar - Nour | Université catholique de Louvain | | X99-QR32
-QS41
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| L’effet des médicaments anti-obésité sur l’incidence des évènements cardiovasculaires indésirables majeurs chez l’adulte obèse ou en surpoids Revue de la littérature de 2013 à 2023 | Introduction
L’obésité est actuellement considérée comme une épidémie à l’échelle mondiale et ses effets sur la santé sont nombreux et néfastes. Parmi eux, on retrouve les maladies cardio-vasculaires, qui entrainent de nombreux décès. Pour lutter contre l’obésité et ses conséquences sur la santé, différents médicaments ont été développés.
Méthode
Dans cette revue sont décrits l’effet des médicaments anti-obésité disponibles sur le marché Européen sur l’incidence des évènements cardiovasculaires indésirables majeurs chez des participants d’études, obèses ou en surpoids. Quatre articles publiés au cours des dix dernières années ont été sélectionnés suite à une recherche menée sur différentes bases de données électroniques.
Résultats
En ce qui concerne l’orlistat, le naltrexone-bupropion et le liraglutide, aucun n’a prouvé une quelconque protection cardiovasculaire. Les articles analysés dans cette revue comportaient plusieurs faiblesses, notamment dans la sélection de la population étudiée ainsi que dans la conception de l’étude, ce qui limitait parfois la fiabilité des résultats.
Conclusion
Les trois médicaments anti-obésité n’ont pas prouvé de réduction dans l’incidence des évènements cardiovasculaires indésirables majeurs. A propos du sémaglutide, son effet est actuellement en cours d’étude. Le tirzépatide est un antidiabétique qui pourrait bientôt être autorisé comme médicament anti-obésité. Les futures études concernant les médicaments anti-obésité devraient avoir pour objectif une réduction de l’incidence des complications liées à l’obésité, telles les évènements cardiovasculaires indésirables majeurs.
Mots clés: obesity, cardiovascular diseases, anti-obesity drugs, orlistat, liraglutide, naltrexone - bupropion, semaglutide, GLP-1 | Poussard - Sophie | Université de Liège | | T82-50.000-QC14
-K84-T08-QO4
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| Abus sexuels et dysfonctions sexuelles féminines : une umbrella review | A. INTRODUCTION
La prévalence des abus sexuels à l’échelle mondiale est élevée et impacte majoritairement la population féminine. Les abus sexuels et leurs conséquences à court et long terme sont de plus en plus documentés dans la littérature actuelle. Toutefois, les méta-analyses traitant des dysfonctions sexuelles féminines en lien avec les abus sexuels sont plus rares. L’objectif de cette étude est d’analyser la corrélation entre ces deux derniers. L’objectif secondaire étant d’améliorer le dépistage des abus sexuels en pratique clinique.
B. MATÉRIEL ET MÉTHODES
Dans cette revue parapluie (umbrella), les méta-analyses qui traitent des abus sexuels et dysfonctions sexuelles féminines ont été étudiées et comparées après une recherche approfondie dans quatre bases de données (Pubmed, Cible+, Elsevier, Google scholar). La période de publication sélectionnée était comprise entre 2010 et 2023. Des critères de sélection et d’exclusion ont été établis. La qualité des études (Amstar), leurs résultats ainsi que l’hétérogénéité des études ont également été analysées.
C. RÉSULTATS
Au total, six méta-analyses ont été inclues dans cette revue parapluie. La plus grande proportion de dysfonctions sexuelles a été retrouvée auprès de femmes victimes d’abus sexuels (OR=1.62, 95% CI [1.42, 1.83]). On retrouve un risque accru de dyspareunie, vaginisme et de vulvodynie mais également de comportements sexuels à risque chez les femmes victimes d’abus sexuels (OR : 1.64 ; 95%IC [1.41-1.91]). Ces comportements sexuels à risque incluent les relations sexuelles précoces, les partenaires multiples, les rapports sexuels non protégés, et les rapports sexuels rémunérés. De plus, l’effet de la psychothérapie dans le cadre des dysfonctions sexuelles féminines chez les victimes d’abus a été étudiée mais n’a montré aucune corrélation statistiquement significative ni dans la comparaison entre les groupes « avec/sans psychothérapie » ni dans les groupes « avant/après psychothérapie ».
D. CONCLUSION
Les abus sexuels constituent un facteur de risque important au développement de psychopathologie dont les dysfonctions sexuelles. Une stratégie de prévention ainsi que de prise en charge doivent être établis. A cette fin, de futures investigations sont nécessaires sur le sujet.
| HOUSSEIN AHMED - Hamda | Université libre de Bruxelles | | QC14
-QC22
-QC6
-QP52
-QT33
-X04 | |
| Facteurs influençant le choix d'un prestataire de soins pour une consultation concernant un motif gynécologique courant chez les jeunes patientes en région liégeoise | Introduction : Le suivi gynécologique est essentiel au cours de la vie d’une femme. En tant que professionnel de santé de première ligne, le médecin généraliste est un acteur central dans la prévention et la promotion à la santé, y compris dans le domaine de la gynécologie. Cependant, en parcourant la littérature, il apparaît que l’activité gynécologique en médecine générale est faible et que la majorité des patientes consultent souvent le médecin spécialiste même pour un motif gynécologique simple.
Objectifs : L’objectif principal est d’analyser et de comprendre les leviers et les freins à la consultation du médecin généraliste pour un motif gynécologique courant. L’objectif secondaire est d’essayer de mettre en avant des pistes de solution afin d’encourager la consultation du médecin généraliste dans ce cadre-là.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude qualitative réalisée auprès de jeunes femmes par le biais d’entretiens individuels semi-dirigés menés à l’aide d’un guide d’entretien. Le recrutement des patientes s’est fait sur base volontaire via une affiche déposée dans plusieurs salles d’attente de cabinets médicaux de la région liégeoise.
Résultats : 9 jeunes femmes ont participé à cette enquête. Le choix du praticien pour une consultation gynécologique dépend essentiellement du type de motif de consultation, de la relation médecin/patient et de la disponibilité du praticien. L’influence de l’entourage joue également un rôle déterminant. Beaucoup de jeunes patientes ignorent la possibilité de consulter leur médecin généraliste pour un motif d’ordre gynécologique. Par ailleurs, elles pensent que la communication à ce sujet est insuffisante.
Conclusion : Plusieurs facteurs conditionnent de manière évidente le choix des jeunes patientes à consulter l’un ou l’autre professionnel de la santé dans le cadre du domaine gynécologique. Malgré cela, il me parait intéressant de considérer le manque d’information concernant le rôle du médecin généraliste dans ce domaine comme le point de départ d’une piste de réflexion à explorer. Sans se substituer au gynécologue, cela permettrait de renforcer la place du médecin traitant dans la prise en charge du suivi gynécologique.
| Bausier - Christine | Université de Liège | | W11-W12-33.006-X15-QO4
-QO4
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| Prescrire ou ne pas prescrire : étude qualitative sur l’expérience de médecins généralistes molenbeekois dans l’antibiothérapie des infections des voies respiratoires supérieures courantes | Introduction : Les infections des voies respiratoires supérieures sont un groupe de pathologies fréquentes en médecine générale. Elles sont classées parmi les premiers diagnostics pours lesquels les antibiotiques sont prescrits. Cette étude a voulu décrire le comment de la décision qui sous-tend une éventuelle prescription d’antibiothérapie dans ces infections, en identifiant des facteurs à la prescription. Le focus a été porté sur la médecine générale bruxelloise en particulier dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean.
Méthodologie : Etude qualitative menée auprès de dix médecins généralistes molenbeekois, de profils différents, qui ont été interviewés lors d’entretiens semi-dirigés enregistrés et retranscrits par la suite.
Résultats : Le processus décisionnel de potentielle prescription est complexe, personnel et très souvent multifactoriel. Les généralistes intègrent dans leur raisonnement aussi bien des critères cliniques que non cliniques. D’une part, ont été retrouvés des critères anamnestiques et sémiologiques comme la couleur de la rhinorrhée, l’exsudat amygdalien, la purulence tympanique et la sévérité des épisodes antérieurs. D’autre part, ont émergé des facteurs non cliniques tels que les moments de la semaine, le rôle de l’organisation de la pratique de médecine générale, les ressentis du soignant et du soigné.
Conclusions : Le choix de traiter par antibiotiques ou non, implique des facteurs interreliés, propres à chaque médecin, de différents ordres : le patient, sa famille, le médecin, le système de soins de santé, la société.
| Kermouni - Younes | Université catholique de Louvain | | QD325
-H71-R72-R74-R75-R76-R80 | |
Innocuité à long terme de la mélatonine chez des enfants et adolescents souffrant de troubles du sommeil : Scoping review Long term innocuity of melatonin in children and adolescents with sleep disorders: Scoping Revieuw | Introduction : Les troubles du sommeil touchent jusqu’à 40% de la population pédiatrique.
Leur prise en charge est primordiale. L’usage de la mélatonine a augmenté ces dernières
années dans cette population. La mélatonine a démontré son efficacité sous certaines
conditions. Elle compose de nombreux compléments alimentaires en libre accès et est
considéré comme une alternative naturelle aux médicaments par les parents. La mélatonine
est efficace à court terme et est bien tolérée.
Objectif : L’innocuité à long terme de la mélatonine est peu documentée. Nous réalisons un
état des lieux des connaissances actuelles.
Méthode : Cette scoping review est menée sur la période d’octobre 2022 à mars 2023. Les
données sont recherchées à la fois dans le métamoteur CDLH (Cebam) qui donne accès à
Dynamed, Ebpracticenet, La Cochrane, Minerva, le CBIP et Medline (Pubmed) ainsi que sur
UpToDate, Embase et Google Scholar.
Résultats : Les données actuelles concernent principalement des enfants présentant des
troubles du spectre de l’autisme, des troubles du neuro-développement ou des troubles de
l’attention avec ou sans hyperactivité. 23 articles traitant des troubles du sommeil et de
l’usage de la mélatonine à long terme ont été sélectionnés.
Conclusion : L’innocuité à long terme de la mélatonine ne peut pas être affirmée à l’heure
actuelle. Il n’y a pas d’accoutumance décrite ou d'effets secondaires grave. Les effets
secondaires principaux sont les somnolences, la fatigue, les céphalées et les troubles digestifs.
Des inquiétudes persistent concernant les enfants prépubères.
Mots-clés : Enfants – adolescent – mélatonine – trouble du sommeil – effets indésirables –
puberté – long terme
Introduction: Sleep disorders affect up to 40% of the pediatric population. Melatonin use has increased these years in this population. Melatonin has been shown to be effective under certain conditions. Melatonin composes many food supplements in open access and is considered as a natural alternative to medication by parents. Melatonin is effective in the short term and is well tolerated.
Objective: The long-term safety of melatonin is poorly documented. We realize a review of the actual knowledge.
Method: This scoping review is conducted over the period from October 2022 to March 2023. The
data are searched both in the CDLH metasearch engine (Cebam) which gives access to
Dynamed, Ebpracticenet, The Cochrane, Minerva, CBIP and Medline (Pubmed) as well as
UpToDate, Embase and Google Scholar.
Results: Current data are mainly for children with autism spectrum disorders, neurodevelopmental disorders or
attention with or without hyperactivity. 23 articles dealing with sleep disorders and long-term use of melatonin was selected.
Conclusion: Long-term safety of melatonin cannot be confirmed at this time. There is no described addiction or serious side effects.
The main secondary effects are drowsiness, fatigue, headache and digestive disorders.
Concerns persist about prepubescent children.
Keywords: Children – teenager – melatonin – sleep disorder – adverse effects – puberty – long term
| Leonard - Floriane | Université de Liège | | 50.006-P06-A88-QC12
-QC13
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| Abus sexuel et chirurgie bariatrique : une revue de la littérature | Introduction : L’obésité peut être considérée comme une pandémie se développant rapidement. Lorsqu’une adaptation du mode de vie ne permet pas d’obtenir les résultats escomptés, le recours à la chirurgie bariatrique est sollicité. Alors que la chirurgie bariatrique semble pouvoir constituer une solution à l’obésité, certaines difficultés sont rencontrées par les patients : décompensations psychiques, dépression, suicide et consommation d’alcool. Des études antérieures ont établi le rapport avec le fait que les candidats à la chirurgie bariatrique présentent des taux élevés d’abus sexuel. Le but de notre présent travail étant de nous intéresser à l’association entre les ASE et les résultats suite à une chirurgie bariatrique.
Méthode : Une revue systématique de la littérature a été effectuée entre janvier et avril 2023. Différents termes MeSH et mots-clefs ont été employés sur plusieurs bases de données. L’inclusion des articles nécessitait que ceux-ci soient en français ou en anglais. Les critères d’exclusion étaient des abus autre que sexuels, une opération bariatrique sur mineurs et des abus sexuels sur personne majeure. Les articles ont été sélectionnés grâce aux titres, abstracts et textes complets quand cela s’avérait nécessaire. Ils ont ensuite été évalués via une grille d’évaluation qualitative.
Résultats : Au total 19 articles ont été retenus. La prévalence des abus sexuels durant l’enfance varie entre 17 et 49 %. Les résultats quant à perte de poids, l’état dépressif, la décompensation psychiatrique, les idées suicidaires, l’estime de soi et la qualité de vie ont été abordés. Le fait d’avoir être victime d’abus sexuels durant l’enfance semble uniquement ne pas influencer de manière significative la perte de poids post-bypass.
Discussion et conclusion : Notre étude souffre malheureusement de certaines limites, mais il parait clair qu’il existe un lien entre les abus sexuels et certains patients bariatriques. Ce lien engendre certaines complications pour le suivi post-opératoire. De ce fait, il est important que ces patients bénéficient d’un suivi adéquat et qu’ils soient entourés d’une équipe multi pluridisciplinaire. Des études permettant de mettre en avant le lien entre certaines consommations accrues post bypass et les victimes d’abus sexuels devraient être réalisées. | Carlier - Marie | Université libre de Bruxelles | | QC14
-QS41
-QC52
-QD25
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| Quelle est l'influence des sources d'informations dans le choix vaccinal de la population face au COVID-19 ? | 1. Résumé
Introduction : La couverture vaccinale contre le COVID-19 en Belgique est relativement élevée mais peut toujours être améliorée, notamment chez les personnes à risque. Les objectifs principaux de ce projet sont de déterminer les sources d'informations utilisées par les citoyens dans le cadre de la vaccination contre le COVID-19 et d'étudier le lien entre ces sources et le statut vaccinal de ces derniers. Les objectifs secondaires sont de déterminer le taux de vaccination et enfin d'étudier le lien entre statut vaccinal et divers paramètres, comme l'âge, le sexe ou encore le niveau d'études.
Matériel et méthode : Cette étude a été menée du 27 février 2023 au 9 avril 2023. Elle a inclus 378 personnes majeures habitant les régions de Tilff et Esneux. Les volontaires ont répondu à un questionnaire à choix multiples de onze questions. Les données ont été recueillies dans notre cabinet de médecine générale, situé Avenue Laboulle 84B, 4130 Tilff. Les résultats ont été soumis à des analyses statistiques via des tests du chi-carré.
Résultats: 92,06% des sujets sont favorables à la vaccination des personnes à risque. 52,38% sont contre la vaccination des enfants. 93,39% ont reçu au moins une dose de vaccin. Les participants ont décidé de se faire vacciner principalement pour diminuer le risque d'être touché par une forme grave de l'infection (29,63%). Les deux principaux motifs évoqués par les sujets non vaccinés sont le fait que le vaccin n'empêche pas l'infection (76,00%) ni la transmission du virus (72,00%). Les questionnés utilisent principalement le journal ou la télévision (62,17%) et l'avis de leur médecin traitant ou spécialiste (61,90%) comme sources d'informations pour se renseigner au sujet du COVID-19 et de sa vaccination. Ces deux sources sont également celles qui les ont aidés à trancher dans leur choix vaccinal.
Conclusion : Les médecins représentent l'une des deux sources d'informations les plus consultées par les patients. Ils constituent, dès lors, des acteurs pivots dans la prévention de l'infection par le SARS-CoV-2 et ses complications. En diffusant des informations de qualité, ces derniers participent à la diminution de la mortalité et de la morbidité associées à cette maladie infectieuse. L'entretien motivationnel constitue une des solutions pour augmenter l'adhésion vaccinale. Il serait intéressant que la recherche scientifique se penche sur le sujet des sources d'informations utilisées par la population, en utilisant des outils statistiques plus robustes, afin de comparer nos résultats. | Martiny - Stéphane | Université de Liège | | A77-QP5
-QR32
-QS41
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| Place du médecin généraliste dans la mise au point du diagnostic de la maladie de Crohn. Etude qualitative de l’expérience des médecins généralistes en région verviétoise | Introduction : L’augmentation de la prévalence de la MC est visible dans de nombreuses régions du monde. Le MG joue un rôle essentiel dans le diagnostic de cette maladie, car tout retard diagnostique augmente la survenue de complications. Ce TFE aura pour but de situer la place des MG dans la mise au point diagnostique de cette pathologie.
Méthodologie : Une recherche qualitative a été réalisée au moyen d’entretiens semi-dirigés auprès de 10 MG de la région verviétoise. Les données ont été analysées via une analyse thématique.
Résultats : La majorité des MG ont peu de patients atteints de la MC. Bien que l’importance de rappels académiques soit évoquée, ils se sentent plutôt à l’aise avec le diagnostic de la maladie. Ils identifient leur rôle dans la détection précoce de la maladie, l'habilité à la suspecter à bon escient et à référer de façon pertinente au spécialiste. Les MG évoquent une suspicion de MC devant une chronicité de symptômes gastro-intestinaux associés éventuellement à des symptômes généraux. La CF et les marqueurs inflammatoires sont utiles pour l’orientation du diagnostic. La prescription d’imagerie en première ligne est motivée par le délai d’attente pour avoir un RDV chez le spécialiste. Certains MG préfèrent référer au GE car ils attendent surtout la colonoscopie. La décision de prendre en charge eux-mêmes, de référer au GE ou d’envoyer aux urgences dépend fortement du degré de gravité des symptômes et de la disponibilité du GE. Les freins au diagnostic évoqués sont la difficulté de contacter les spécialistes, les délais d’attente pour les RDV, le coût de la CF, la difficulté de réalisation d’une analyse de selles et les manifestations atypiques extra-digestives.
Discussion et conclusion : Les thématiques ressorties des entretiens ont été comparées à la littérature et à un avis d’expert, le Pr Reenaers. Certaines pistes d’amélioration sont proposées afin de solutionner les freins au diagnostic évoqués lors du travail.
Mots clés : Crohn disease, MICI, diagnosis, general practitioner, biomarkers, fecal calprotectin, ASCA, ANCA, imagery, chronic diarrhea, constraint, improvement.
| Plunus - Manon | Université de Liège | | 41.001-34.000-D99-36.000-67.001-QR31
-D01-D11 | |
| Comment s'associer aux patients pour améliorer la prescription d'antibiotiques | L’intérêt de s’associer au patient pour améliorer la prescription d’antibiotiques devient évident.
Dans cet optique, je me suis intéressée aux obstacles/freins et leviers que peuvent rencontrer les médecins en pratiquant la décision médicale partagée à cet égard.
Pour ce faire, j’ai effectué une recherche action avec les médecins de ma maison médicale. Je les ai initiés à la décision médicale partagée et ils l’ont expérimentée dans le cadre d’infections respiratoires aigües avec nos patients qui sont, pour la plupart, socio-économiquement défavorisés.
Il en ressort que le principal obstacle à la décision médicale partagée rencontré par les participants est le fait de réfléchir conjointement avec le patient quant à la pertinence d’une antibiothérapie. Tandis que le principal levier est leur motivation et persuasion des bienfaits de ce partage décisionnel sur les patients.
Les principaux obstacles/freins et leviers rencontrés par les participants traduisent en réalité leurs difficultés liées au changement de paradigme de la relation patient-médecin et à l’adaptation à ce nouveau processus décisionnel.
Cette recherche met en évidence l’importance de mettre en place des moyens pour aider médecin et patient à redéfinir leur nouvelle relation et propose des pistes de réflexions à cet effet.
| Rousseau - Pauline | Université catholique de Louvain | | QD323
-QD12
-QR35
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| Mise en place et évaluation d’une campagne de sensibilisation à la vaccination de la diphtérie-tétanos-coqueluche chez les patients de plus de 65 ans en médecine générale : L’expérience d’une pratique pluridisciplinaire dans la région de Saint-Nicolas. | La vaccination est un succès en matière de santé et de développement dans le monde et, permet de sauver des millions de vies. Grâce à la vaccination, chaque année, ce sont 3,5 à 5 millions de décès dus à des maladies telles que la grippe, la rougeole, la diphtérie, le tétanos et la coqueluche qui sont évités.
Notre travail a pour objectif d’évaluer l’impact d’une campagne de sensibilisation à la vaccination combinée tétanos/diphtérie/coqueluche auprès de la patientèle d’une pratique pluridisciplinaire en milieu urbain. À partir des recommandations de la littérature, nous avons créé une campagne de sensibilisation via l’envoi d’une lettre personnalisée associée à une prescription du vaccin.
Ce sont 770 patients qui ont été concernés par notre étude et le taux de couverture a été suivi mensuellement pendant 6 mois. Suite à notre intervention, 198 patients ont été vaccinés ce qui correspond à un taux de participation de 25,71%. Notre taux de couverture est passé de 5,89% à 29,21%, ce qui représente une augmentation non négligeable.
Les résultats découlant de ce travail nous encouragent à prendre plus d’initiative dans le domaine de la prévention notamment, via l’envoi de lettres personnalisées à destination de nos patients. Ils soulignent également l’importance de la prévention et notre rôle primordial en première ligne de soins.
Vaccination is a global health and development success story and has saved millions of lives. Every year, it prevents 3.5 to 5 million deaths from diseases such as influenza, measles, diphtheria, tetanus and whooping cough.
Our work aims to evaluate the impact of a vaccination awareness campaign of a combined tetanus/diphtheria/pertussis vaccine among patients of a practice of general medicine in an urban environment. Based on the recommendations of the literature, we created an awareness campaign by sending a personalized letter associated with a prescription for the vaccine.
770 patients were involved in our study and the coverage rate was monitored monthly for 6 months. Following our intervention, 198 patients were vaccinated corresponding to a participation rate of 25.71%. Our coverage rate went from 5.56% to 27.59%.
The intervention significantly increased the coverage rate in our patients.
Conclusions resulting from this work encourage us to take more actions in the field of prevention, such as the sending of personalized letters to our patients. It also increases the importance of preventive care and our essential role in the first line of care.
| Faïz - Mohamed | Université de Liège | | 44.000-N72-QC15
-QD41
-QT3
-R71 | |
| Comment prévenir la céphalée par abus médicamenteux en médecine générale? Revue narrative de la littérature. | Résumé
Introduction : La céphalée par abus médicamenteux est causée par une prise excessive et
régulière du traitement aigu contre les céphalées. Sa prévalence est estimée de 1 à 2% dans
la population générale. Cette pathologie entraîne des coûts financiers dans la société et un
handicap chez les patients atteints. La prévention est souvent recommandée dans les
articles mais peu détaillée. L’objectif de ce travail était de décrire comment réaliser la
prévention primaire de la céphalée par abus médicamenteux en médecine générale.
Méthodologie : Cette revue narrative de littérature a été effectuée de janvier à avril
2023, après recherche bibliographique sur la base de données Medline via PubMed et sur
des sources de résumés de pratique clinique. Des articles de type méta-analyses, revues
systématiques, revues, essai randomisés contrôlés et guidelines, en anglais et français ont
été recherchés.
Résultats : 12 articles ont été retenus, dont 7 guidelines, 4 revues et 1 essai clinique
randomisé. La sensibilisation de la population générale, des patients et des professionnels
de la santé est globalement recommandée pour la prévention primaire de la céphalée par
abus médicamenteux. Une amélioration de la prise en charge des céphalées épisodiques est
également recommandée, principalement pour l’identification des patients à risque,
l’utilisation du calendrier, la limitation et l’optimisation du traitement aigu.
Discussion/conclusion : Le médecin généraliste a un rôle important dans la prévention
primaire de la CAM. L’éducation du médecin généraliste et des patients est essentielle et
probablement la stratégie la plus efficace en terme de prévention. L’amélioration de la prise
en charge des céphalées primaires préexistantes est également importante.
Mots-clés : Céphalées par abus médicamenteux – céphalées chroniques - prévention
primaire – médecine générale. | Zica - Jessica | Université de Liège | | N01-QC14
-QD41
-QS41
-QT33
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| La dénutrition chez la personne âgée de plus de 70 ans vivant au domicile, du diagnostic à la prise en charge : quels sont les freins rencontrés par le médecin généraliste ? Etude qualitative auprès d’un échantillon de médecins généralistes de la région de Namur-Ouest. | RÉSUMÉ
Introduction : Malgré la haute prévalence de la dénutrition en médecine générale et les nombreux risques associés pour les personnes âgées, le dépistage et la prise en charge restent insuffisants. Le but de cette étude était, en premier lieu, de faire une revue de ce qui est connu de la dénutrition chez le sénior dans la littérature. Dans un second temps, l’objectif était d’identifier les freins rencontrés pour le dépistage et la prise en charge par les médecins généralistes.
Méthode : D’abord, une recherche de la littérature dans les grandes bases de données, notamment PubMed, Cochrane, Embase et ScienceDirect. Ensuite, une étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 7 médecins généralistes exerçant dans la région de Namur-Ouest entre janvier et février 2023. Retranscription des entretiens et analyse par catégorie conceptualisante.
Résultats : Différents freins ont été mis en évidence. Pour le dépistage : le manque de connaissances et de consensus, un désintérêt pour la problématique, l’impossibilité de se fier uniquement au visuel du patient, le manque de conscientisation des patients et de leur entourage ainsi que l’absence de demande de la part du patient de gérer sa nutrition et, enfin, la capacité physique limitée du patient. Pour la prise en charge : la croyance qu’il n’est pas utile de gérer la dénutrition, le questionnement éthique, le manque de pluridisciplinarité et le profil du patient difficile à prendre en charge.
Discussion : Les freins mis en évidence ont été structurés en 4 catégories selon qu’ils concernaient le dépistage ou la prise en charge d’un côté et le patient ou le médecin traitant de l’autre. L’identification de ces obstacles est un premier pas vers une meilleure gestion de l’état nutritionnel en médecine générale. Cependant, d’autres études sont nécessaires afin d’évaluer les actions à mettre en place pour améliorer l’efficience de la première ligne.
Mots clés : Dénutrition – Évaluation nutritionnelle - Personne âgée – Freins – Médecine générale
| Malhaize - violaine | Université catholique de Louvain | | QC15
-T91 | |
| Impact de la corticothérapie inhalée dans la toux post-infectieuse sur le taux de reconsultation en médecine générale : étude rétrospective | Introduction : La toux est l’un des principaux motifs de consultations en médecine générale. Majoritairement aiguë et causée par une infection des voies respiratoires, elle peut persister plusieurs semaines après ce genre d’infection, on parle de toux post-infectieuse. Elle a un impact non négligeable sur la qualité de vie du patient et sur le système des soins de santé. Cependant, il existe peu d’études et de recommandations fiables sur le sujet.
Nous avons voulu étudier si la prescription d’une corticothérapie inhalée, dans la toux post-infectieuse, avait un impact sur le taux de reconsultation pour persistance de cette plainte en médecine générale.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, basée sur la revue de dossiers médicaux entre janvier 2000 et février 2023. Nous avons formé deux groupes à partir de 94 adultes sans pathologies pulmonaires souffrant de toux post-infectieuse, un premier ayant reçu une prescription de corticoïdes inhalés (n=43) et un second avec une prescription pour un traitement symptomatique (n=51).
L’objectif primaire était de comparer le taux de reconsultation entre les deux groupes.
Les outcomes secondaires étaient, premièrement, de comparer les délais de reconsultation entre les deux groupes chez les patients ayant reconsulté. Et deuxièmement, d’analyser si des consultations pour effets secondaires résultaient de la prescription.
Résultats : En ce qui concerne le taux de reconsultation, nos données ne nous ont pas permis de montrer une différence statistiquement significative (P>0,05). Il en est de même pour le délai de reconsultation (P>0,05). Nous n’avons pas constaté de consultation pour effets secondaires.
Conclusion : Selon nos données, l’utilisation d’une corticothérapie inhalée dans la toux post-infectieuse ne montre aucun intérêt par rapport à un traitement symptomatique. Elles rejoignent le principal essai contrôlé randomisé contre placebo sur le sujet. Mais, au vu du peu d’études sur le sujet, des investigations supplémentaires seraient nécessaires. | Cheval - Maxime | Université libre de Bruxelles | | QC14
-QR324
-QS11
-QS41
-50.006-R05 | |
| Guide pratique es alopécies en médecine générale , une revue de la littérature | | EL BOUCHIKHI - Marwan | Université libre de Bruxelles | | | |
| Présentation de trois outils d’aide à la décision lors d’une suspicion d’allergie aux pénicillines : quels usages possibles en médecine générale ? | Introduction : La suspicion d’allergie aux pénicillines est une problématique à laquelle les médecins généralistes sont régulièrement confrontés dans leur pratique. Ce diagnostic souvent erroné conduit à une utilisation inadéquate d’antibiotiques. Ce surdiagnostic a pourtant des conséquences majeures tant individuelles que sociétales. Ce travail vise à explorer les avis des médecins généralistes sur trois outils d’aide à la décision lors d’une suspicion d’allergie aux pénicillines afin d’évaluer leurs usages possibles en médecine générale.
Méthodologie : Il s’agit d’une étude qualitative dont les données ont été obtenues grâce à des entretiens individuels semi-dirigés. Ceux-ci ont été menés avec douze médecins généralistes exerçant dans la région semi-rurale de Perwez, en province du Brabant Wallon. Les outils présentés étaient le score PEN-FAST, l’outil proposé par l’Institut National d’Excellence en Santé et en Services Sociaux, et l’algorithme du journal BMC Medicine.
Résultats : On observe une forte divergence de pratiques tant au niveau de la démarche diagnostique que thérapeutique. Les outils d’aide à la décision présentés semblaient méconnus. Ayant chacun leurs forces et leurs faiblesses, aucun d’eux n’a fait consensus mais leur intérêt a été relevé.
Conclusion : Sous réserve que l’outil soit facile d’accès, rapide d’utilisation, sûr et complet, les médecins se sont montrés enclins à les utiliser pour leur pratique future. Les outils permettraient une systématisation des pratiques actuelles, une sécurité supplémentaire, une meilleure sélection des patients à orienter vers des allergologues, ainsi qu’une meilleure communication entre les protagonistes. La réintroduction sous surveillance d’une pénicilline semble possible en médecine générale, à condition d’avoir sélectionné les patients à faible risque et d’assurer des mesures de sécurité strictes. | de Ville - Géraldine | Université catholique de Louvain | | QD445
-A92-QO4
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| CONNAISSANCES DES MEDECINS GENERALISTES SUR LES IVG A REPETITION CHEZ LES FEMMES EN AGE DE PROCREATION ET LEUR PRISE EN CHARGE. | RESUME.
Introduction.
L’interruption volontaire de grossesse (IVG) concerne toute femme en âge de procréation qui désire mettre un terme à sa grossesse. En Belgique, la demande d’interruption doit se faire avant la quatorzième semaine d’aménorrhée dans un centre de Planning familial ou en milieu hospitalier. IL est également observé une augmentation de demande d’IVG à répétition.
Objectif.
Le but de ce travail est d’établir un état des lieux de connaissances des Médecins Généralistes sur les IVG à répétition chez les femmes en âge de procréation, leur suivi et la manière dont ils amélioreraient leur prise en charge.
Méthodologie.
Ce travail consiste en une étude qualitative avec entretiens semi- dirigés. Une grille d’entretien a été établie après une revue de littérature. Pour y répondre une demande d’interview a été envoyée par mail ou via le secrétariat aux médecins généralistes ou assistants en médecine générale en Belgique francophone. Une interview au cabinet ou par vidéo-conférence a été réalisée avec ceux ayant répondu positivement à la demande. Tous les médecins ont été avertis avant l’interview de l’enregistrement et de la destruction de ce dernier après retranscription.
Résultats :
Au total douze entretiens ont été réalisés. La réalisation de plus de trois IVG a été retenue pour les douze médecins comme pouvant être définie comme IVG à répétition. Pour sept médecins, des IVG à répétition se rencontrent chez des femmes jeunes en situation précaire. Le manque de prise de contraception serait la cause principale pour neuf médecins et le choix d’un moyen contraceptif adapté améliorerait la prise en charge pour dix médecins.
Conclusion :
Plus de la moitié des médecins ne sont pas assez informés sur les demandes d’IVG à répétition et encore moins sur leur prise en charge. Selon la littérature, la demande d’IVG itérative touche les femmes de toute classe sociale. Plusieurs facteurs psychologiques- sociaux, familiaux, conjugaux interviennent. La prise en charge doit donc être globale.
| Twite - Julie | Université libre de Bruxelles | | | |
| État des lieux et pistes d’amélioration du suivi somatique des patients atteints de schizophrénie à la maison médicale Saint Leonard | Introduction:
La schizophrénie est liée à une surmortalité due aux effets secondaires des antipsychotiques, au mode de vie, à la stigmatisation et aux difficultés d'accès à des soins de qualité. Les généralistes ont un rôle à jouer dans la prévention et la facilitation des soins. La maison médicale semble avoir une prévalence élevée de schizophrénie en raison de sa situation géographique. Ce TFE vise à mesurer la prévalence de la schizophrénie dans cette maison médicale, à évaluer le suivi somatique des patients et à proposer des pistes d'amélioration.
Méthodologie:
La méthodologie s'inspire de la « recherche-action » et comprend plusieurs étapes : l'identification des patients atteints de schizophrénie à partir des dossiers des patients sous antipsychotiques dans la base de données, l'analyse du suivi par rapport aux lignes directrices internationales, la présentation de la problématique somatique de ces patients et la priorisation des pistes d'amélioration avec un groupe de professionnels de santé en utilisant la méthode du groupe nominal.
Résultats:
La prévalence adulte des patients atteints de schizophrénie s'élève à 1,6%. En 2022, 60% d'entre eux ont eu une prise de paramètres, et 50% ont eu une analyse biologique. On retrouve un ECG chez seulement 30% des patients. Les taux de dépistage du cancer du col de l'utérus, du sein et du colon s'élèvent respectivement à 40%, 29% et 33%. Afin d'améliorer le suivi somatique, 22 propositions ont été réalisées par le groupe, dont 5 prioritaires. Celles-ci visent la création d’échéances dans le dossier, une proposition d’activité physique et diététique, une campagne de sensibilisation, une consultation régulière dédiée au somatique, et une amélioration de la titularisation.
Discussion:
La maison médicale présente une prévalence élevée en schizophrénie. Cependant, il existe une marge d'amélioration en termes de suivi cardiovasculaire et métabolique, de dépistage, et de réalisation d'ECG. Pour y remédier, quatre grandes thématiques d'action ont émergé : l'augmentation de la proactivité, la sensibilisation des professionnels, la création d'activités collectives adaptées, et le renforcement du réseau autour du patient. | Azzolini - Sandro | Université de Liège | | P72-QP3
-QD33
-QR35
-31.003 | |
| Place du médecin généraliste dans la prise en charge des troubles du langage chez l'enfant en âge préscolaire : étude qualitative auprès de médecins généralistes et pédiatres. | Introduction
Le trouble du langage est une difficulté persistante d’acquisition et d’utilisation du langage. Il se différencie du retard de langage qui peut être spontanément récupéré par l’enfant. Le retard et le trouble du langage touchent entre cinq et douze pour cent de la population entre 2 et 5 ans. Ils prédisposent aux troubles du comportement, aux troubles de l’apprentissage et aux troubles d’adaptation psychosociale.
Méthodologie
La méthode utilisée est une étude qualitative menée par entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes et de pédiatres.
Résultats
Seize médecins entre 26 et 64 ans ont répondu à l’étude. Les réponses apportées concernent la connaissance générale sur le sujet, la pratique personnelle des médecins de première ligne, les pathologies associées, le développement typique, les facteurs de risque, la prise en charge, les outils connus pour l’aide au diagnostic, les conséquences d’un trouble non diagnostiqué, les problèmes rencontrés en consultation ainsi que les solutions proposées.
Discussion
Les recommandations actuelles privilégient une surveillance ciblée et non un dépistage systématique. De nombreuses pathologies sont associées aux troubles du langage. Ces troubles sont alors appelés troubles secondaires du langage. Au cours de la consultation, le médecin doit exclure les causes secondaires afin d’orienter rapidement l’enfant vers le spécialiste ou le logopède pour une prise en charge précoce. Deux outils sont actuellement disponibles pour le diagnostic des troubles du langage.
Conclusion
Le médecin généraliste a une place importante dans le diagnostic et la prise en charge des troubles du langage. Cette dernière doit être la plus précoce possible afin de minimiser les conséquences sur le développement et le comportement de l’enfant. | Wellens - Eloïse | Université libre de Bruxelles | | N99-QC11
-QC12
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-QS41
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| Etude qualitative des freins à l’instauration précoce des soins palliatifs par les médecins généralistes en Région wallonne | Introduction
L’instauration précoce des soins palliatifs a démontré de nombreux bénéfices pour le patient. Cependant, on constate qu’ils sont encore mis en place trop tardivement, voire parfois pas du tout. Cette étude a pour but de mettre en évidence les freins à la mise en place précoce des soins palliatifs par les médecins généralistes en Wallonie. Elle prévoit également d’y apporter des pistes d’amélioration.
Méthodologie
La méthode qualitative a été privilégiée pour cette étude. Les médecins du Hainaut ont été invités à participer à des entretiens semi-dirigés. Le guide d’entretien a été construit selon trois axes principaux : sentiment du médecin généraliste, habitudes de pratique et connaissances du médecin.
Résultats
Les barrières identifiées à la suite de ces entretiens sont : le manque de soutien et plus particulièrement de la seconde ligne en Wallonie, la communication avec le patient et surtout ses proches, la gestion médicamenteuse, la charge émotionnelle, la chronophagie, le manque de formation, le manque de coordination des soins et la difficulté à définir les rôles de chacun dans l’équipe entourant le patient, la faible utilisation de la planification anticipée des soins et la difficulté à identifier un patient pouvant bénéficier de soins palliatifs.
Conclusion
Cette étude a permis de mettre en lumière certains freins à l’initiation précoce des soins palliatifs par les médecins généralistes, elle a également permis d’y apporter certaines pistes d’amélioration, mais aussi de réflexion pour de futures recherches à ce sujet.
| Lhoir - Audrey | Université libre de Bruxelles | | QD26
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| Optimiser la collaboration entre les médecins généralistes et les pharmaciens : Etude qualitative auprès de pharmaciens d'officine dans le Brabant Wallon | Abstract
Introduction : Dans le contexte de soins de santé actuel, il devient urgent d’améliorer la collaboration entre les médecins généralistes et les pharmaciens. En effet, la polymédication, de plus en plus fréquente, est régulièrement responsable de “drug related problems”. Et ce risque d’erreurs de prescription est de plus en plus présent, et cela est dû au vieillissement croissant de la population qui fait que les traitements chroniques des patients se complexifient.
Méthodologie : Cette étude consiste en une analyse qualitative via des entretiens semi-dirigés auprès de 8 pharmaciens d’officine dans le Brabant Wallon. Ceux-ci ont été réalisés grâce à un guide d’entretien préalablement rédigé, et les réponses des pharmaciens ont ensuite été confrontées aux données trouvées dans la littérature.
Résultats : Cette analyse qualitative a permis de démontrer qu’il y a encore beaucoup de points à améliorer dans cette collaboration multidisciplinaire dans la région de Tubize, Braine-le-Château, Rebecq et Ittre. Le point principal est d’optimiser la communication, et ce via le choix de bons canaux de communication, un plus grand partage des informations, le fait de ne pas hésiter à entrer en contact si besoin, d’avoir un respect et une prise en considération mutuels, mais également une meilleure connaissance des compétences spécifiques à chaque métier.
De plus, en Belgique, des entretiens personnalisés du patient par les pharmaciens sont progressivement mis en place et gagneraient à être bien exploités. Il faut pour cela pallier la méconnaissance (des médecins, des patients, mais également des pharmaciens) et les difficultés administratives. Mais de nouveau, il faut surtout améliorer la communication.
Conclusion : Le risque d’erreurs liées aux médicaments étant un gros problème de santé publique, améliorer la collaboration entre les médecins généralistes et les pharmaciens est un objectif indispensable. Pour cela, une amélioration de la communication semble primordiale.
Mots clés : Médecin généraliste ; Pharmacien ; Collaboration ; Communication | Fayt - Charlotte | Université catholique de Louvain | | QR31
-QS46
-QS31
-45.009-46.000 | |
| Accessibilité et inclusion des soins primaires chez les personnes malentendantes en Belgique Francophone | ABSTRACT
a) Introduction
La surdité est un problème de santé publique touchant environ 8.6% de la population en Belgique (3). De nombreux patients Sourds déclarent rencontrer des difficultés d’accessibilité aux soins de santé, et ce, de façon croissante depuis la pandémie de Covid 19. J’ai choisi ce sujet après avoir été interpellée par plusieurs patients Sourds qui ne parvenaient pas à accéder aux soins de première ligne et/ou qui étaient dans l’incapacité de voir leurs problèmes de santé pris en charge de façon satisfaisante. Ce travail a pour but de créer un guide d’inclusion à destination des médecins généralistes de Belgique Francophone afin de favoriser une meilleure prise en charge des personnes malentendantes.
b) Méthode
Après une revue systématique de la littérature sur l’accessibilité des soins pour les personnes malentendantes en Belgique Francophone, j’ai effectué une recherche qualitative avec des entretiens semi-dirigés dans le but d’analyser les problématiques ressenties par les patients. Dix patients malentendants sélectionnés selon des critères d’inclusion et d’exclusion stricts ont été interrogés sur leur perception du monde médical et sur leur accessibilité aux soins de première ligne. Vingt questions ouvertes leur ont été posées en cabinet avec ou sans interprète en LSF. Les données recueillies ont été retranscrites, anonymisées puis analysées de façon thématique.
c) Résultats
Les réponses aux entretiens soulignent diverses problématiques :
Problèmes de type structuraux : difficulté d’accès à la prise de rendez-vous, sonnette d’entrée du cabinet jugée trop silencieuse, inconfort auditif dans la salle d’attente lié à la musique d’ambiance. Pénurie d’interprètes en LSF en Belgique ne permettant pas au patient Sourd de bénéficier de la même qualité de soins que la population entendante.
Question de la gestion du temps en médecine générale qui nuit à la compréhension globale de la consultation et ne crée pas un climat propice pour aborder certains sujets comme la santé mentale. Santé mentale qui a tout particulièrement été malmenée par la généralisation des masques buccaux pendant la pandémie de Covid 19.
Enfin, l’accès aux urgences pour les patients malentendants reste difficile pour des raisons techniques malgré la création d’applications inclusives sur le territoire belge.
d) Conclusion
Beaucoup d’efforts sont encore nécessaires en Belgique Francophone afin de garantir l’accessibilité et la qualité des soins pour les personnes Sourdes.
Certains changements sont structuraux : le passage par des plateformes électroniques pour les prises de rendez-vous, l’accueil au cabinet, la réflexion sur le port du masque buccal, l’amélioration de l’accès à des interprètes en LSF professionnels ainsi qu’à des psychologues spécialisés.
D’autres pistes visent la conscientisation des médecins généralistes aux difficultés vécues dans le monde des Sourds. Elles concernent entre autres l’amélioration de la gestion du temps de consultation et la promotion de la compréhension du patient à chaque étape de la visite médicale.
Ces conclusions ont permis de formuler des pistes pour la création d’un guide d’inclusion des patients malentendants à destination des médecins généralistes.
Finalement, davantage d’efforts de sensibilisation doivent être entrepris dans la société en général. Des pistes de réflexion abordent l’apprentissage de la LSF à l’école et la création de structures d’urgence spécialisées pour les patients malentendants, comme il en existe en France ou en Suisse par exemple.
| Devictor - Audrey | Université catholique de Louvain | | QP21
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-QS1
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-QS11
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| Traiter la gale : quelles possibilités thérapeutiques face à la résistance à la perméthrine ? Revue de la littérature | La gale est une infection cutanée prurigineuse causée par le parasite Sarcoptes scabiei Varietas Hominis. Les traitements recommandés sont la perméthrine 5%, l’ivermectine 200µg/kg par voie orale et le benzoate de benzyle 25%. Les contacts proches doivent également être traités de manière prophylactique et le lieu de vie doit être méticuleusement nettoyé afin d’éviter les réinfections. Toutefois, des cas d’échec de ce traitement sont de plus en plus fréquents en raison d'un diagnostic erroné, d'une mauvaise observance du traitement et de la résistance que le parasite a développée envers le traitement.
L’objectif de ce travail est de définir ce qu’un médecin généraliste peut faire afin de réduire le nombre d’échecs du traitement et quelles options thérapeutiques il peut envisager dans les cas résistants à un traitement bien conduit.
Une revue de la littérature a été réalisée en utilisant l’équation de recherche suivante : « Chez les patients atteints par la gale humaine (P), quels traitements (I) sont une alternative efficace (O) au traitement actuellement recommandé par les guidelines européennes contre la gale (C)? » Cette revue a été menée entre le 26/06/2022 et le 20/04/2023 en consultant les banques de données Pubmed, Cochrane et Tripdatabase. Les études in vitro, celles menées sur les animaux, celles concernant les populations particulières (extrêmes d’âge, femmes enceintes) et celles menées en cas d’épidémie ont été exclues.
Les molécules alternatives identifiées sont le Crotamiton, le soufre et les pyréthrines synergisées ; cependant, toutes ces options ont montré des taux d’efficacité inconstants, inférieurs dans la majorité des études à celui du traitement de référence. Le lindane étant neurotoxique, il ne peut être considéré comme une alternative thérapeutique. Les schémas d’applications plus intensifs de la perméthrine n’ont pas montré de bénéfice. L’évidement des sillons préalable au traitement par perméthrine a montré des résultats encourageants. La puissance des études analysées étant faible, d’autres études sont nécessaires afin de confirmer leurs résultats.
Ce travail n’a pas permis d’identifier une alternative que l'on puisse utiliser en médecine générale. Il est donc important de réduire les facteurs augmentant le taux d’échec du traitement recommandé en expliquant aux patients l’importance d'une application correcte du traitement (de manière orale et écrite) ou d'envisager un traitement oral lorsque le médecin craint une mauvaise observance du traitement topique. Il est également important de prescrire le traitement aux contacts proches et d'expliquer au patient comment nettoyer les textiles et l'environnement.
| Cecere - Barbara | Université libre de Bruxelles | | S72-50.001-QT33
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| L'intérêt des montres cracker dans la promotion de la santé et de l'activité physique ainsi que leur application éventuelle en médecine générale : Revue narrative de la littérature | Introduction : Une grande proportion de la population belge et mondiale n’est pas suffisamment active. Ceci a des conséquences non négligeables sur les taux de morbi-mortalité. Cette revue a pour objectif d’investiguer l’intérêt des montres tracker en promotion de la santé et de l’activité physique et leur application éventuelle en médecine générale.
Méthode : Une revue narrative de la littérature a été effectuée en questionnant la base de données Medline via Pubmed. Une équation de recherche a été générée avec différents ‘MeSH Terms’ et mots-clés. Des critères d’exclusion et d’inclusion précis ont été appliqués. Un total de 8 articles a ainsi été obtenu.
Résultats : Différents articles étudiant des interventions utilisant des montres tracker ont été analysés. Ces articles ont globalement montré une augmentation de l’activité physique et une diminution des comportements sédentaires au terme de l’expérience étudiée.
Discussion : Une analyse critique des articles a été effectuée. Des notions de psychologie faisant intervenir la motivation intrinsèque et extrinsèque, l’effet de nouveauté ou encore les stratégies de comportement ont été évoquées. L’exploitation en médecine générale des fonctions de monitoring continu, de comptage de pas ou encore de praticité et de liberté inhérentes à la montre tracker ont été discutées. Finalement, plusieurs perspectives de recherche ou d’utilisations futures ont été soulevées.
Conclusion : L’utilisation des montres tracker semble efficace en promotion de la santé et de l’activité physique. Moyennant un accompagnement adéquat, une utilisation en médecine générale peut raisonnablement s’envisager. Des études complémentaires sont néanmoins nécessaires pour émettre des recommandations généralisables et explorer d’autres pistes.
| Ramquet - Auriane | Université de Liège | | QC14
-QD23
-QP5
-QS41
-QT33
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| Comment améliorer la prise en charge de la capsulite rétractile? Étude qualitative de la pratique quotidienne des médecins généralistes et des kinésithérapeutes de la région de Bastogne. | Introduction
La capsulite rétractile est une pathologie de l’épaule dont la prise en charge est longue et complexe. Le diagnostic est essentiellement clinique et son signe pathognomonique est la limitation de la rotation externe active et passive(1). Dans les débuts de ma pratique, j’ai été plusieurs fois confrontée à des patients présentant une épaule douloureuse dont le diagnostic était la capsulite rétractile. Le traitement et la mise au point de cette pathologie m’ont interpellée. Sa prise en charge est multidisciplinaire, les kinésithérapeutes et les médecins traitants y jouent un rôle actif. Il n’existe pas de consensus sur le traitement de cette pathologie(2). L’objectif de ce travail est d’évaluer les carences dans la prise en charge de la capsulite rétractile et comment les améliorer.
Méthodologie
Une étude qualitative a été réalisée à l’aide d’entretiens semi-dirigés. Onze médecins généralistes et onze kinésithérapeutes de la région de Bastogne ont été interrogés.
Résultats
Le diagnostic était souvent mal posé. Les professionnels pensaient à la capsulite en l’absence d’amélioration d’une épaule douloureuse. En effet le diagnostic était compliqué lors de la phase douloureuse où les raideurs étaient peu marquées. Concernant le traitement, tous les professionnels s’accordaient sur la prescription d’antalgiques et de kinésithérapie. En dernier recours, ils envisageaient l’infiltration, parfois après d’autres méthodes moins reconnues dans la littérature mais moins invasives. Peu de professionnels demandaient l’avis d’un spécialiste. Le plus grand problème relevé était le manque de communication entre les différents professionnels.
Conclusion
Afin d’éviter le sous-diagnostic de la capsulite rétractile, le tableau clinique et l’évolution de la pathologie devraient être mieux connus des professionnels. Le kinésithérapeute joue un rôle prépondérant dans le diagnostic et le traitement. Sa communication avec les médecins généralistes devrait être meilleure pour la prise en charge des patients.
| Du Four - Lucie | Université catholique de Louvain | | 57.008-L08-QS41
-QS31
-QS441
-L92-QR31
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| Prise en charge et prévention de la transmission des bactéries multi-résistantes dans les maisons de repos de la région Mons-Borinage : Elaboration de recommandations | La problématique de la propagation des bactéries multi-résistantes (BMR) concerne les maisons de repos, et est une menace pour la santé publique. Le plan national de lutte contre les BMR, recommande aux maisons de repos (MR) de développer une politique précise pour les infections liées aux soins. Compte tenu, du manque de directives Belges récentes et spécifiques aux maisons de repos, ce travail a pour but, de réaliser un état des lieux de la pratique, et d’élaborer des recommandations pour la prise en charge de l’ensemble des BMR en MR. | Brunin - Marceline | Université libre de Bruxelles | | | |
| Supplémentation en sélénium : une revue des revues | Introduction : La société actuelle et notamment la pandémie du Covid-19 a mis en avant les antioxydants dont le sélénium.
Une carence en sélénium peut être préjudiciable dans les pathologies cardiovasculaires, métaboliques, oncologiques et la sensibilité aux infections virales, mais les résultats sont controversés. Nous nous sommes donc penchés sur la question.
Méthode :
Une revue des revues a été réalisée dans la base de données de Pubmed, Tripdatabase et Uptodate à l’aide des mots clés tel que « sélénium », « supplémentation » et « carence » sur les 10 dernières années.
Les études évaluant l’association entre le sélénium et les maladies cardiovasculaires et métaboliques, les maladies oncologiques et l'immunité ont été incluses.
La sélection des articles retenus s’est faite à la lecture des titres, puis des résumés. Ces articles ont été examinés par une grille d’analyse : Critical Appraisal.
Résultat :
Parmi les 12 863 articles consultés, 14 ont été inclus dans l'étude.
Les études examinées n'ont pas trouvé de preuve statistiquement significative que la supplémentation en sélénium réduisait la mortalité cardiovasculaire, mais ont plutôt révélé une association positive entre l'exposition au sélénium et le risque de diabète.
De plus, bien que la supplémentation en sélénium n'ait pas été efficace pour prévenir le cancer de la prostate, une dose élevée de plus de 200 μg/j chez les patients ayant un taux de sélénium initial élevé a été associé à une augmentation du risque de cancer de la prostate.
En revanche, la supplémentation en sélénium a été bénéfique pour prévenir la maladie de Keshan, une maladie limitée à quelques régions en Chine. Enfin, la carence en sélénium est associée à des résultats défavorables chez les patients atteints du COVID-19.
Conclusion :
Dans la plupart des études, bien qu’une carence en sélénium puisse être délétère comme pour les patients atteints de Covid-19 dans les régions où les sols sont carencés en sélénium ou pour la prévention de la maladie de Keshan en Chine, une supplémentation en sélénium n'a pas montré de bénéfices clairs et peut même entraîner des effets secondaires tels que le risque de diabète et de cancer de la prostate.
| Thiry - Coralie | Université libre de Bruxelles | | A98-QD41
-QS13
-QP54
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| Évaluation et prise en charge de la douleur aiguë chez les enfants âgés de 0 à 12 ans en médecine générale | Introduction
La douleur est un motif fréquent de consultation pédiatrique. Une bonne prise en charge est fondamentale pour éviter toutes séquelles et réduire au maximum le nombre de jours où l’enfant sera impacté dans sa vie quotidienne.
L’évaluation de cette douleur est nécessaire et importante afin d’optimiser la prise en charge.
Cette dernière est multiple, elle peut consister en une anticipation de la douleur avant un acte technique, en un traitement médicamenteux mais aussi non médicamenteux.
Le but de cette étude est de faire le point sur la pratique actuelle des médecins généralistes bruxellois en matière d’évaluation et de prise en charge de la douleur pédiatrique pendant leur consultation.
Méthode
Une étude qualitative conçue à partir d’entretiens semi-dirigés a été réalisée auprès de 14 médecins généralistes bruxellois.
Résultats
Alors que les médecins semblent plutôt satisfaits de leur prise en charge, l’appréciation de leur évaluation est plus hétérogène. Celle-ci est parfois relativement sommaire et l’usage d’échelles n’est pas forcément ancré dans la pratique courante. Les méthodes de distractions utilisées sont peu variées et les médecins se limitent aux antalgiques de palier 1.
Conclusion
Même si la douleur pédiatrique nous semble bien prise en charge, ce n’est pas toujours le cas. Une bonne évaluation est nécessaire pour avoir une prise en charge optimale.
Pour cela, il est important que les médecins mais aussi les parents soient informés et sensibilisés.
| Dedobbeleer - Jill | Université libre de Bruxelles | | A01-QC11
-QC12
-QR31
-QS41
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| La mise en observation : Récit de Situation Complexe et Authentique | A. Introduction
Pour qu’un patient soit hospitalisé sous contrainte via une MEO, il faut qu’il réponde à 3 critères : présence d’une maladie mentale, présence d’un danger pour soi-même ou pour autrui, et une absence d’alternative de prise en charge. En Belgique, en 2020, il y a eu en
cas clinique, sur les MEO en Belgique, ainsi que sur la prise en charge des patients psychiatriques, en particulier en médecine générale.
B. Méthode
La MEO est illustrée à travers un cas clinique sous la forme d’un RSCA, qui est un travail de
réflexion et d’analyse d’une situation clinique. Une revue de littérature est ensuite réalisée afin d’étayer les connaissances sur le sujet et d’y confronter le récit.
C. Résultats
Monsieur X, patient schizophrène paranoïde, est mis en observation à la suite d’une détresse respiratoire d’origine multifactorielle alors qu’il est en pleine décompensation psychotique et qu’il refuse d’être hospitalisé. Il est à haut risque cardiovasculaire, avec une faible compliance thérapeutique. De plus, on remarque que Monsieur X a également un profil à risque de MEO.
D. Conclusion
Le cas de monsieur X met en évidence la complexité des patients psychiatriques tant sur le plan psychiatrique que somatique, avec un suivi médical souvent négligé et difficile. Plusieurs dispositions peuvent être mises en place de façon anticipée afin d’éviter la MEO, qui n’est pas sans conséquence et sujette à controverses. Par exemple, on peut renforcer les soins ambulatoires, améliorer la collaboration entre les psychiatres et les médecins généralistes et favoriser la prise en charge pluridisciplinaire via différents services. Il faut également davantage penser aux mesures de protection familiale, et mettre en place des directives thérapeutiques anticipées. | Di Stefano - Alice | Université libre de Bruxelles | | P72-QD12
-QR36
-QC14
-QE2
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Etat des lieux et identification des freins et stratégies qui influencent la gestion des patients atteints d'insuffisance cardiaque, en médecine générale. Review and identification of barriers and strategies that influence the management of patients with heart failure in general practice. | Introduction
L’insuffisance cardiaque est une pathologie chronique et évolutive. Elle touche près de 240000 Belges et principalement les personnes de plus de 60 ans. Elle est provoquée par une incapacité du cœur à assurer son rôle de pompe cardiaque ; il perd sa capacité à faire circuler le sang dans les organes à cause de pressions intracardiaques trop élevées. En conséquence, des symptômes et des signes apparaissent tout au long de la maladie. La prise en charge de cette maladie doit être établie le plus tôt possible car les conséquences tant médicales que psycho-sociales peuvent être lourdes.
Deux éléments constatés dans la pratique de la médecine générale rurale nous ont permis d’établir une question de recherche : d’une part, la fréquence de cette maladie, parfois difficile à gérer et d’autre part, le traitement en constant changement ces dernières années. L’objectif de cette étude est donc de faire un état des lieux de la gestion ambulatoire des patients atteints d’insuffisance cardiaque.
Méthodologie
Après une revue de la littérature, l’étude que nous avons menée a été réalisée sur base d’un guide d’entretien. De la sorte, nous avons réalisé neuf entretiens semi-dirigés et individuels, auprès de médecins généralistes. Ils ont été anonymisés et se sont passés par vidéoconférence ou en présentiel. Ils ont ensuite été retranscrits puis analysés de manière qualitative.
Résultats
L’insuffisance cardiaque est fréquemment rencontrée dans la pratique des médecins interrogés. C’est une pathologie avec laquelle ils n’ont pas toujours d’aisance. Pour modérer cette complexité, la pluridisciplinarité est une chose très importante à adopter, de même que la formation continue et les examens complémentaires disponibles, qu’ils utilisent à bon escient.
Néanmoins trois points plus négatifs ont été relevés et devraient davantage être perfectionnés. Tout d’abord, la prévention primaire est peu développée dans cette maladie mais certains efforts peuvent être soulignés. Entre autres, les médecins font attention aux patients présentant certaines comorbidités. Ensuite, la prise en charge de la pathologie au stade palliatif n’est pas évidente mais, il a été remarqué que ceux qui se faisaient aider par d’autres intervenants de la santé pouvaient prendre du recul et mieux accueillir cette étape. Enfin, Une difficulté supplémentaire est la compliance du patient que tous encouragent par des visites régulières, des explications claires et une attention particulière envers ces patients afin que ceux-ci se sentent considérés.
Conclusion
L’insuffisance cardiaque est une pathologie enrichissante pour la pratique du médecin généraliste. Ces derniers mois, elle progresse tant au niveau de son traitement que de sa prise en charge. Le soignant devra donc rester connecté ! Au vu de ses conséquences dommageables, la gestion de cette maladie devra être individualisée et la plus concise possible. Pour cela, quelques conditions partiellement remplies à l’heure actuelle, devront encore plus être mises à profit : diagnostiquer précocement avec l’aide éventuelle d’examens complémentaires, faire partie d’une collaboration avec les autres intervenants de la santé et communiquer avec le patient. Il faudra aussi encourager ceux-ci, parfois affaiblis par la lourdeur qu’impose cette pathologie. Lorsque celui-ci tirera sa révérence, l’entraide ne devra pas être négligée.
Introduction
Heart failure is a chronic and progressive pathology. It affects nearly 240,000 Belgians and mainly people over 60 years old. It is caused by an inability of the heart to perform its role as a cardiac pump; it loses its ability to circulate blood to the organs because of excessively high intracardiac pressures. As a result, symptoms and signs appear throughout the course of the disease. Management of this disease must be established as early as possible because the medical and psychosocial consequences can be severe.
Two elements observed in the practice of rural general medicine allowed us to establish a research question: on the one hand, the frequency of this disease, which is sometimes difficult to manage, and on the other hand, the treatment which has been constantly changing in recent years. The objective of this study is therefore to make an inventory of the ambulatory management of patients with heart failure.
Methodology
After a review of the literature, the study we conducted was based on an interview guide. Thus, we conducted nine semi-structured and individual interviews with general practitioners. They were anonymized and took place by videoconference or in person. They were then transcribed and analyzed in a qualitative manner.
Results
Heart failure is frequently encountered in the practice of the physicians interviewed. It is a pathology with which they are not always comfortable. To moderate this complexity, multidisciplinarity is a very important thing to adopt, as well as continuous training and available complementary examinations, which they use wisely.
Nevertheless, three more negative points were noted and should be further developed. First of all, primary prevention is poorly developed in this disease, but some efforts can be highlighted. Among other things, doctors pay attention to patients with certain comorbidities. Secondly, the management of the pathology at the palliative stage is not obvious, but it was noted that those who were helped by other health care providers were able to take a step back and better accept this stage. Finally, an additional difficulty is patient compliance, which everyone encourages through regular visits, clear explanations and special attention to these patients so that they feel considered.
Conclusion
Heart failure is an enriching pathology for the practice of the general practitioner. In recent months, it has progressed both in terms of its treatment and its management. The caregiver should therefore stay connected! In view of its damaging consequences, the management of this disease should be individualized and as concise as possible. To achieve this, some conditions that are partially fulfilled at present will have to be further exploited: early diagnosis with the possible help of complementary examinations, collaboration with other health care providers and communication with the patient. It will also be necessary to encourage them, sometimes weakened by the heaviness imposed by this pathology. When the patient retires, mutual aid should not be neglected. | Hannard - Félicie | Université catholique de Louvain | | K77-QD32
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| Accompagnement des patientes souhaitant recourir aux méthodes de contraception dites naturelles ? : étude qualitative par entretiens semi-dirigés. | Introduction : Ces dernières années, la planification familiale naturelle connaît un gain d'intérêt, entraînant une augmentation du nombre de couples qui choisissent cette méthode contraceptive. Cependant, la littérature actuelle ne fournit pas de directives claires sur la manière de répondre aux besoins de ces patientes. Dans cette étude, nous avons pour objectif d'explorer les besoins des patientes en matière d'utilisation de contraceptions dites naturelles et leurs attentes vis-à-vis du corps médical.
Matériel et méthode : Il s'agit d'une étude qualitative, transversale et non-interventionnelle, réalisée au moyen d'entretiens semi-dirigés. L'étude s'est déroulée sur une période de neuf semaines et a été menée via des entretiens téléphoniques ou en visioconférence.
Résultats : Nous avons mené des entretiens semi-dirigés avec onze participantes, qui utilisaient différentes formes de contraceptions dites "naturelles". Nous avons constaté que la majorité d'entre elles manquaient d'informations et de connaissances sur ces méthodes contraceptives. Seules quelques-unes des participantes étaient bien informées grâce à une formation dispensée par des instructeurs qualifiés. Toutes les participantes utilisaient des applications mobiles afin de les aider dans l’utilisation de leur méthode contraceptive. Nous avons également remarqué que presque aucune participante n'avait évoqué le sujet avec son médecin traitant, soit par peur de jugement, soit en raison d'une perte de confiance envers le corps médical. Pour celles qui en ont parlé à leur médecin, elles n'ont souvent pas insisté face au désintérêt de celui-ci pour la question. Les patientes attendent de leur médecin qu’il respecte leur choix, qu’il ne le juge pas et qu’il leur donne les informations adéquates pour utiliser correctement leur contraception.
Conclusion : Bien que la connaissance approfondie de la fécondité soit essentielle lors de l'utilisation de méthodes contraceptives naturelles, nos entretiens ont révélé que les patientes étaient très mal informées sur le sujet, principalement en raison de l’utilisation d’Internet comme source d’informations. De plus, la peur du jugement les a empêchées d'en discuter avec leur médecin traitant. Pourtant, ces derniers peuvent jouer un rôle important en abordant le sujet avec leurs patientes et en les orientant vers des instructeurs qualifiés pour garantir une utilisation sûre et efficace des méthodes contraceptives naturelles.
| Raes - Elisa | Université libre de Bruxelles | | W14-QP52
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| Gestion et mise en place de l'hospitalisation à domicile en médecine générale | INTRODUCTION
L’hospitalisation à domicile (HAD) est une forme alternative de prise en charge des patients, directement à leur domicile.
Initialement développée pour diminuer les frais de soins d’hospitalisation, elle s’est révélée être une forme viable, sûre et satisfaisante pour les malades.
Ce travail a pour objectif d’élucider les raisons pour lesquelles les projets ont échoué ainsi que les limites et obstacles rencontrés lors d’HAD et, enfin, parvenir à formuler des hypothèses sur la forme que pourrait prendre un futur système d’HAD en Belgique.
METHODES
Nous avons réalisé une étude qualitative basée sur des entretiens semi-dirigés auprès de soignants bruxellois ayant déjà participé à des projets d’HAD et des médecins généralistes de Bruxelles n’ayant jamais participé à la mise en place de l’HAD.
Une recherche dans la littérature a également été effectuée sur plusieurs moteurs de recherche pour déterminer la question de recherche, créer le guide d’entretiens et engager la discussion.
RESULTATS
Premièrement, les entretiens ont permis de mettre en évidence les points forts et les limites des projets au niveau des praticiens.
Deuxièmement, ils ont permis d’évoquer le point de vue des patients à partir de la revue de littérature et des entretiens.
En Belgique, l’HAD semble être un système viable et sûr qui, idéalement, devrait se développer à partir de services d’HAD se situant dans les hôpitaux tout en restant centré sur le médecin traitant du patient pour permettre une prise en charge multidisciplinaire efficace et adaptée au patient.
CONCLUSION
Nous constatons que l’HAD peut être une alternative à l’hospitalisation classique.
Une prise en charge pluridisciplinaire est cependant nécessaire et c’est là que le MG trouve sa place. C’est pourquoi il semble important que les services d’HAD restent centrés sur le médecin traitant du patient. | Delfosse - Justine | Université libre de Bruxelles | | Z10-QD25
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| Quel est le rôle du médecin généraliste face au patient victime d'incompréhension ou més-/ désinformation médicale, en rapport avec les médias ? | Le patient peut être victime d'incompréhension, més-/désinformation médicale, en lien avec internet.
Le but est d'analyser la manière dont s'anime une consultation, dans ce contexte | Akgun - Gulhan | Université catholique de Louvain | | 45.001 | |
| Comment organiser la collaboration entre les médecins généralistes et l’équipe de concertation multidisciplinaire de chirurgie bariatrique lors de l’évaluation préopératoire à Bruxelles ? | INTRODUCTION – Ces dernières années, la chirurgie bariatrique s’est imposée comme le traitement le plus efficace des obésités sévères. La décision chirurgicale doit faire l’objet d’une discussion collégiale afin de déterminer si le patient répond aux critères d’éligibilité. En Belgique, les recommandations nationales préconisent que le médecin généraliste soit consulté lors de l’évaluation préopératoire. Malgré ces recommandations, les équipes hospitalières sollicitent rarement les médecins généralistes alors que leurs connaissances sur la situation biopsychosociale du patient sont pertinentes pour la prise de décision opératoire.
OBJECTIFS - L’objectif principal de cette étude était de caractériser la collaboration entre les médecins généralistes et l’équipe de concertation multidisciplinaire lors de l’évaluation préopératoire du patient candidat à la chirurgie bariatrique, et d’en définir les modalités pratiques. L’objectif secondaire était l’élaboration d’une fiche de liaison destinée aux généralistes lors de l’évaluation préopératoire.
MÉTHODE - La méthode Delphi par consensus d’experts a été utilisée pour cette étude. Elle consiste à interroger un panel d’experts de façon itérative et interactive grâce à des questionnaires en ligne. Au total, 3 tours ont été nécessaires à l’obtention d’un consensus. Les résultats ont été analysés selon des procédés quantitatif et qualitatif. Le procédé quantitatif s’est basé sur l’analyse d’échelles de Likert et a permis l’élaboration du consensus. Le procédé qualitatif s’est concentré sur l’analyse des commentaires des experts et a permis l’élaboration de nouvelles propositions.
RÉSULTATS - Dans cette étude, 30 experts ont été recrutés, dont 9 généralistes et 21 membres de l’équipe de la concertation multidisciplinaire de chirurgie bariatrique de 5 hôpitaux bruxellois. Au total, 29 propositions sur les 31 évaluées ont obtenu un consensus. La nécessité de proposer systématiquement au médecin généraliste de participer à l’évaluation préopératoire a été établie. Cette participation doit au minimum se faire par le biais d’un rapport écrit standardisé et reproductible.
CONCLUSION - Cette étude a permis la validation de 29 propositions caractérisant la collaboration entre les généralistes et l’équipe de concertation multidisciplinaire lors de l’évaluation préopératoire de chirurgie bariatrique, ainsi que ses modalités pratiques. En cours d’étude, une fiche de liaison destinée aux généralistes a été élaborée sur base des propositions validées. Une perspective intéressante serait l’évaluation de l’impact de la mise en place d’une fiche de liaison sur la collaboration entre généralistes et équipe hospitalière à Bruxelles, via une étude prospective.
MOTS-CLÉS - Chirurgie bariatrique, évaluation préopératoire, concertation multidisciplinaire, médecin généraliste, collaboration, Delphi, consensus. | Willems - Angela | Université catholique de Louvain | | T82-QS31
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| L’avis des médecins traitants sur l’inclusion de la santé sexuelle dans les programmes médicaux : Étude Qualitative auprès de médecins généralistes belges francophones par entretiens semi-dirigés | Introduction : La santé sexuelle est un sujet qui suscite de l’intérêt depuis plusieurs années, car on commence à mettre en évidence son importance et sa place dans la prise en charge globale du patient. Malheureusement il reste un sujet encore fort tabou et peu discuté en médecine générale. L’objectif de ce travail de fin d’études est de sonder l’avis des médecins généralistes belges francophones sur la mise en place d’un outil informatique utilisable en consultation afin d’inclure la santé sexuelle dans la prise en charge du patient et de stimuler son abord au premier contact. Pour cela, cette étude va se porter sur l’avis des médecins traitants à l’inclusion de la santé sexuelle dans les programmes médicaux.
Méthode : Une recherche de la littérature a été effectuée en vue d’interroger six médecins généralistes francophones belges par interviews semi-dirigées. Les participants ont été sélectionnés selon leur zone géographique, leur âge, leur genre et leur pratique. Les interviews se sont effectuées en présentielles ou distancielles via guide d’entretien. Les données recueillies ont été retranscrites en originalité et analysées par thématique.
Résultats : Cette étude a permis de mettre en évidence l’avis favorables des médecins traitants concernant l’ajout de la santé sexuelle dans les programmes médicaux, leur utilisation actuelle du programme et la forme sous laquelle cet ajout devrait se présenter. Cela a permis également de mettre en avant leur abord actuel de la santé sexuelle, la place du sujet en pratique de groupe, le rôle du médecin traitant dans la prise en charge de la sexualité et les obstacles à cette inclusion dans l’outil informatique.
Discussion et conclusion : Les médecins traitants sont unanimement favorables à l’inclusion de la santé sexuelle dans les programmes médicaux principalement via l’ajout d’un onglet dans les éléments de soins de santé reprenant les caractéristiques principales du patient liées à sa sexualité (genre, pronom, orientation, prise de médicament…). Cette inclusion peut avoir un effet positif sur la fréquence à laquelle les médecins abordent le sujet, sur la prise en charge globale du patient et sur l’inclusivité en pratique de groupe. Cependant plusieurs points importants ont été mis en évidence comme l’importance du secret médical via la forme non exportable dans le sumehr de ces informations, la nécessité d’avoir une modification du lien entre le genre et le numéro de registre national des patients et une inclusion de la santé sexuelle dans les programmes de formations médicales.
| Barbason - Valentine | Université catholique de Louvain | | QC14
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RECOMMANDATIONS EN TERME DE TRAITEMENT DE LA THROMBOSE VEINEUSE DISTALE : AVIS ET CONNAISSANCE DES MEDECINS GENERALISTES BELGES - ETUDE QUANTITATIVE TREATMENT RECOMMENDATIONS FOR DISTAL VENOUS THROMBOSIS: OPINION AND KNOWLEDGE OF BELGIAN GENERAL PRACTITIONERS - QUANTITATIVE STUDY. | Contrairement à la thrombose veineuse profonde proximale et à l’embolie pulmonaire étudiées en profondeur et dont il existe une prise en charge standardisée, l’étude de la thrombose veineuse distale reste floue et constitue un débat dans la littérature scientifique. Il en résulte des désaccords concernant les guides de bonnes pratiques à ce sujet. C’est dans ce contexte, qu’une étude quantitative, menée par un questionnaire en ligne, a été réalisée afin de déterminer le positionnement des médecins généralistes face à ces recommandations et d’identifier les barrières à la non adhérence à ces guidelines. Ce travail de fin d’étude se veut d’offrir quelques pistes de solutions face à cette problématique. Nous avons constaté que les médecins ne sont ni à l’aise, ni pour autant opposés à ces recommandations. Parmi les principaux facteurs freinateurs identifiés dans l’échantillon interrogé, les plus récurrents sont: le manque de temps, les contraintes matérielles mais également organisationnelles, le manque d’applicabilité par rapport aux patients et leur comportement, la crainte des complications de la maladie et un format de preuves inadéquat. Maintes pistes ont été proposées par les participants et beaucoup d’aspects devraient encore être améliorés dans le domaine des guidelines. Des études telles que celle-ci devraient être réalisées à plus grande échelle et être remises dans les mains de ceux qui les rédigent…
Mots clés : thrombose veineuse profonde distale , guidelines, avis des médecins généralistes.
Unlike deep proximal vein thrombosis and pulmonary embolism, which have been extensively studied and have standardized management, the study of distal venous thrombosis remains unclear and is a subject of debate in the scientific literature. This has resulted in disagreements regarding guidelines on this topic. In this context, a quantitative study was conducted to determine the positioning of general practitioners regarding these recommendations and to identify barriers to non-adherence to these guidelines. This study aims to offer some solutions to this problem. We found that physicians are neither comfortable nor opposed to these recommendations. Among the main inhibiting factors identified in the surveyed sample, the most recurrent are: lack of time, material and organizational constraints, lack of applicability to patients and their behavior, fear of complications, and inadequate evidence format. Many solutions are proposed by the participants, and many aspects should still be improved in the field of guidelines. Studies like this should be conducted on a larger scale and put in the hands of those who write them…
Keywords: distal deep vein thrombosis, guidelines, general practitioners' opinions.
| Paliakova - Lalita | Université de Liège | | K94-QT32
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| Optimisation de la contraception d’urgence dans un souci de santé publique : connaissances, attitudes et pratique de distribution dans les pharmacies d’officine du Brabant-Wallon et de Bruxelles : Une enquête observationnelle simulée | Introduction et objectifs :
La contraception d’urgence permet, dans certaines conditions, de réduire les risques de grossesse non désirée après un rapport sexuel non protégé ou en cas d’échec de la contraception régulière. En Belgique, la contraception d’urgence est disponible en pharmacie sans ordonnance médicale depuis 2020. En tant que professionnels de la santé, les pharmacien.ne.s jouent un rôle primordial dans la délivrance de cette dernière.
L’objectif de ce travail est d’évaluer les attitudes de distribution de la contraception d’urgence au sein des pharmacies d’officine à Bruxelles et dans le Brabant-Wallon.
Méthode :
Design : étude de patiente simulée à l’aide d’un scénario prédéfini, évaluant la prise en charge d’une demande de contraception d’urgence en pharmacie d’officine en tenant compte des recommandations actuelles. Le scénario est le suivant : une jeune fille de +/- 25 ans, ne prenant pas de contraception chronique et ayant eu un rapport sexuel à risque il y a 3 jours et demi. La date de ses dernières règles remontait à 10 jours.
Population : 260 pharmacies choisies de façon aléatoire.
Analyse statistique : Les données ont été recueillies via un formulaire et analysées à l'aide d'un logiciel de statistiques avancés.
Résultats :
Les 260 pharmacies sélectionnées aléatoirement ont été visitées, mais les résultats de seulement 216 d’entre elles ont pu être analysés. Dans 64.4% des cas, une délivrance appropriée d’une contraception d’urgence (la délivrance d’UPA ou la réorientation pour DIU au cuivre) a eu lieu. Il existe une association entre la délivrance correcte et le fait de poser les questions adéquates telle que la date des dernières règles et la date du rapport sexuel à risque.
Conclusion :
Dans un peu plus d’un tiers des visites en pharmacies, la distribution requise d’UPA, ou la réorientation pour la pose d’un DIU au cuivre n’a pas eu lieu. Il serait important d’établir une réglementation, afin que les pharmacien.ne.s utilisent une check-list/arbres décisionnels d’aide à la délivrance de la contraception d’urgence, suivent des formations continues sur le sujet et s’assurent de la disponibilité des différentes molécules au sein de leur établissement. Il faudrait également promouvoir la collaboration entre les différents acteurs de santé.
Mots-clés :
Contraception d’urgence ; Santé publique ; Pharmacies d’officine ; Etude observationnelle simulée ; Connaissances, attitudes et pratiques en matière de santé ; Bruxelles ; Brabant-Wallon.
| Ropers - Jeanne | Université catholique de Louvain | | QC22
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| Attentes et suggestions des jeunes généralistes concernant la prise en charge de leurs patients sous traitement de substitution aux opiacés | Abstract
Contexte :
Les médecins généralistes vont devoir jouer un rôle plus important concernant la prise en charge des patients sous traitements de substitution aux opiacés (TSO) au vu de la problématique grandissante et de la saturation des centres.
Plusieurs études ont mis en évidence des obstacles à la prise en charge de ces patients en médecine générale.
Les assistants étant la médecine de demain, il serait intéressant de connaitre les difficultés qu'ils rencontrent et de les interroger par rapport à leurs attentes pour proposer des pistes menant à une amélioration de l’avenir des soins de santé concernant les TSO en médecine générale.
Méthodologie :
Sept assistants et deux médecins francophones ayant une pratique < 5 ans en médecine générale ont été interviewés dans le cadre d’une étude qualitative, à l’aide d’un guide d’entretien. Ces jeunes médecins suivent ou ont suivi des patients sous TSO.
Les interviews semi-dirigées d’une durée d’environ 1h20 ont été analysées selon la méthode de la théorie ancrée, et les résultats ont été comparés à la littérature sélectionnée.
Résultats :
Les médecins ont mis en évidence des obstacles spécifiques aux patients et aux praticiens. Ils ont également rapporté des problèmes liés au marché noir, ainsi qu’au cadre légal.
Les croyances du patient sont un des obstacles rapportés par les médecins, qui entravent la bonne prise en charge. En médecine générale, la plupart des patients sont stables et réguliers. L’agressivité reste anecdotique. La prise en charge des comorbidités somatiques ou psychiatriques semble difficile à mettre en place, en raison de la non-compliance du patient, et de son manque de motivation.
Chez les praticiens, le genre féminin et la pratique solo ont été rapportés comme problématique par les répondantes. Est également revenue la question des propres limites, ce que chacun est prêt à accepter ou pas. Relevons le souci de l’accessibilité temporelle aux soins de santé mentale, ainsi qu’un obstacle spécifique aux jeunes médecins (excès de prudence par peur de poursuite judiciaire), et un propre aux assistants (non-comptabilisation par le maitre de stage des heures prestées en centre).
Le shopping médical ne semble pas trop concerner les TSO, par contre le marché noir est une problématique à considérer.
Le cadre légal est vu soit comme une ceinture de sécurité, soit comme une contrainte.
Les outils principaux lors de la consultation comprennent un état d’esprit à avoir en acceptant l’ambivalence et l’absence de réel contrôle sur la consommation, une charte d’organisation et de prescription à mettre en place dès la première consultation, une étroite collaboration avec les pharmaciens, un travail en équipe idéalement de type maison médicale, un travail en réseau avec des psychologues et des assistants sociaux.
Parmi les suggestions et les pistes du futur, semblent nécessaires entre autres un travail de conscientisation ainsi qu’une meilleure formation, une pratique de groupe et un travail en réseau dont une collaboration avec les pharmaciens, des outils afin de diminuer le marché noir, et un soutien des autorités.
Conclusions :
Les obstacles relevés par les jeunes médecins semblent relativement similaires à ceux qui ont été rapportés dans la littérature. Il ressort cependant des interviews qu’un des obstacles majeurs à affronter est la problématique du marché noir.
L’usager qui consulte est avant tout un être humain qui a besoin d’être écouté, plutôt que d’être soumis à un contrôle urinaire. La prise en charge du patient qui fait face à des problèmes de dépendance implique d'accepter les hauts et les bas, les rechutes et le manque de compliance.
Les médecins et les autorités sanitaires devraient collaborer pour offrir aux patients le soutien dont ils ont besoin, en mettant en place des mesures concrètes de manière à assurer d’une part l’accessibilité des traitements, et d’autre part à assurer la protection contre les dommages dérivant du mésusage. | Saffarian Tousi - Aria | Université catholique de Louvain | | QO4
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| Quelle est l’acceptabilité en médecine générale d’implémenter la prescription d’une activité physique adaptée chez les patients vivant avec une pathologie chronique stable ? | Introduction : La sédentarité touche une grande partie de la population adulte. Cette sédentarité semble encore plus importante chez les personnes vivant avec une pathologie chronique. Les bienfaits de la pratique d’une activité physique régulière ne sont plus à démontrer. Un mode de vie plus actif améliore l’état de santé et la qualité de vie des patients. Le médecin généraliste a un rôle important à jouer dans la promotion de l’activité physique. Pour jouer ce rôle, il peut s’aider de différents outils dont la prescription d’activité physique adaptée fait partie. L’objectif de ce travail était de fournir aux médecins généralistes un modèle de prescription d’activité physique adaptée afin d’étudier leur acceptabilité à l’implémenter durant leurs consultations.
Méthodologie : Une étude qualitative a été effectuée auprès de 10 médecins généralistes et assistants en médecine générale de la province de Liège moyennant des entretiens semi-dirigés. Ces entretiens ont ensuite été analysés sur base d’une analyse thématique.
Résultats et discussion : Les médecins généralistes sont globalement favorables à l’utilisation d’un outil visant à promouvoir l’activité physique. La majorité d’entre eux estime que cela fait partie de leur rôle dans la prévention de manière générale. Malgré tout, ils mettent en avant des difficultés à implémenter la prescription d’activité physique adaptée durant leurs consultations. Le manque de temps, de formation, de réseau, de soutien et de réceptivité des patients en sont les principaux freins. Ces résultats concordent avec les données retrouvées dans la littérature.
Conclusion : La prescription d’activité physique adaptée apparaît être un outil intéressant dans la promotion de l'activité physique en médecine générale. Elle ne semble pourtant pas être utilisée de façon optimale. Une meilleure formation des médecins à la pratique d’activité physique, un réseau construit entre les professionnels de la santé et des aides organisationnelles et financières semblent être des éléments qui permettraient une utilisation plus adéquate de cet outil.
| Cerfontaine - Ludivine | Université de Liège | | QR31
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| L’intelligence artificielle testée en pratique de médecine générale : une revue scoping de la littérature | Introduction : L'utilisation de l’intelligence artificielle en santé présente de nombreux avantages, notamment une amélioration de la prédiction des maladies, du diagnostic et de l'optimisation du traitement. Bien que la mise en œuvre de l'IA en soins primaires, en particulier en médecine générale, soit limitée, elle a le potentiel d'aider considérablement les médecins et les patients dans la pratique.
Objectifs : Cette revue vise à examiner l'état actuel de la recherche sur les différentes applications d’IA testée et implémentée en pratique clinique de médecine générale.
Méthode : Une scoping review a été choisie comme méthode. La stratégie de recherche est basée sur la méthode PICOS et utilise des termes MeSH et des mots-clés pour rechercher les articles dans les bases de données Pubmed, Scopus et The Cochrane Library de 2017 à 2023. La sélection des articles a été faite au moyen de l’application RAYYAN et selon des critères d'inclusion et d'exclusion qui ont été définis. Les données ont été extraites au moyen d’un tableau d’extraction via le logiciel Word.
Résultats : Au total, 17 études ont été incluses dans cette revue, la majorité a été publiée en 2022 et avait eu lieu principalement aux Etats-Unis. La plupart des études analysées évaluaient des méthodes d'IA diagnostiques, principalement pour le dépistage de la rétinopathie diabétique. Les autres thèmes était la cardiologie, la pneumologie, la psychiatrie, l’infectiologie et cancérologie.
Conclusion : Cette scoping review présente une vue d'ensemble des études évaluant l'utilisation de l’intelligence artificielle en médecine générale, en mettant en évidence les thèmes de recherche les plus fréquents. Bien que l'utilisation de l'IA en médecine soit prometteuse, les études évaluant son efficacité dans la pratique clinique sont limitées et nécessitent des recherches supplémentaires pour déterminer les avantages et les inconvénients de son utilisation. Des études doivent être menées pour évaluer l'efficacité de l'IA dans la pratique clinique, en tenant compte des aspects éthiques, de protection des données et des coûts économiques.
| Delpire - Iris | Université libre de Bruxelles | | 43.000-59.000 | |
| Quels sont les enjeux médicaux et légaux du certificat de non contre-indication à la pratique sportive chez le jeune adulte? Mise au point et application en Belgique francophone. | Le certificat de non contre-indication à la pratique sportive est un motif de consultation fréquent en médecine de première ligne. Hors il est généralement banalisé par le médecin et le patient, ses différentes implications légales et médicales sont souvent mal connues.
L’objectif de ce travail était de faire une mise au point de la situation législative et sanitaire en Belgique francophone. Une recherche concernant le contexte légal ainsi qu’une revue de la littérature scientifique a été réalisée afin de pouvoir mieux comprendre ses différents enjeux.
D’un point de vue légal, la responsabilité du médecin est engagée lors de la rédaction du certificat de non contre-indication, et il peut se voir soumis à des sanctions en cas de mauvaise pratique. Néanmoins, la loi reste actuellement très imprécise quant à qui s’impose une consultation en vue de ce certificat, ainsi qu’à son contenu et des examens à réaliser.
L’objectif sanitaire principal de ce certificat est le dépistage de pathologies cardiaques pouvant potentiellement mener à une mort subite cardiaque, qui reste un évènement extrêmement rare.
Il n’existe actuellement pas de consensus médical quant à la manière de procéder à cette consultation, la littérature est divisée notamment quant à l'intérêt de la réalisation d'un électrocardiogramme. D’autre part, il n’a pas encore été démontré que la réalisation de ces examens soit réellement efficace pour diminuer l’incidence de morts subites cardiaques liées à l’activité sportive.
Après avoir mis en évidence les différentes implications relatives à la rédaction de ce certificat, l’intérêt de ce dépistage semble contestable dans le contexte légal et médical en Belgique.
Des précisions légales et des recommandations médicales paraissent nécessaires afin que ce dépistage soit efficace et justifié.
| Leo - Vladimir | Université libre de Bruxelles | | 31.003-30.000-42.001-K80-K84-A98-QP1
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| Enquête auprès de médecins généralistes namurois sur la prescription du calcium et de la vitamine D dans la prévention primaire de l'ostéoporose ? | Contexte : En Belgique, on évalue à environ 680.000 le nombre de patients touchés par l'ostéoporose en 2022. Les femmes sont plus touchées que les hommes. Les fractures ostéoporotiques ont un risque de mortalité très important. La vitamine D et le calcium jouent un rôle crucial dans le métabolisme osseux et permettent de réduire la survenue de l’ostéoporose.
Objectif : J’ai essayé de recueillir les avis des médecins généralistes namurois pour comprendre au mieux les habitudes de prescription de calcium et de la vitamine D dans le cadre de prévention primaire de l’ostéoporose.
Méthode : Pour ce faire, j’ai mené une étude qualitative, moyennant d’entretiens individuels semi directifs afin de recueillir les avis des médecins généralistes. Dans le but d’analyser les retranscriptions de ces entretiens, le chercheur a utilisé une méthode d’analyse thématique.
Résultats : L’analyse des entretiens a mis en exergue 8 thèmes : la place de l’ostéoporose dans la prévention ; les connaissances des MG vis-à-vis des Facteurs de risques de l’ostéoporose ; l’évaluation des besoins en Calcium et Vitamine D : Alimentation, dosage sanguin et autres examens complémentaires ; l’association vitamine D – Calcium comparées aux prises séparées ; le suivi d’une supplémentation : Compliance sur le long terme ; le suivi d’une supplémentation : les effets indésirables et la toxicité ; une problématique non limitée à la médecine générale : le rôle des confrères spécialistes dans la prévention ; les pistes pour une meilleure utilisation de calcium et vitamine D en prévention primaire ostéoporose.
Conclusion : En termes de santé publique, il est primordial d’améliorer la supplémentation de calcium et de vitamine D chez les patients à risque d’ostéoporose. Cette supplémentation, assez variable d’un médecin à l’autre reste sous optimale dans la majorité des cas. Pour l’améliorer, une prise en charge systématique des facteurs de risque afin d’identifier les patients nécessitant une supplémentation de calcium et de vitamine D ainsi qu’un meilleur suivi de la compliance sur le long terme est nécessaire.
| BUETUSIWA KANDI - Guy-Roger | Université catholique de Louvain | | QD41
-44.001 | |
| Aide à la décision pour l’arrêt d’un traitement par NOAC instauré pour une fibrillation auriculaire chez le patient gériatrique | La fibrillation auriculaire est l’arythmie la plus fréquente dans la population avec une prévalence en augmentation directe avec l’âge. Tous les patients de plus de 75 ans en fibrillation auriculaire doivent être traités par anticoagulants. L’anticoagulation recommandée est une molécule de la classe des anticoagulants oraux directs ou nouveaux anticoagulants oraux. Pour estimer le risque hémorragique des patients sous anticoagulants, un calcul du score HAS BLED doit être réalisé. Dans la population gériatrique, il n’existe pas de mesures claires quant à l’arrêt du traitement chez des patients à haut risque hémorragique. C’est sur ce dernier point que ce travail va se concentrer.
La méthode utilisée est une revue de littérature de type revue narrative. Les recherches se concentrent sur les articles des cinq dernières années retrouvés sur la base de données Medline. Une première recherche est menée sur la sécurité et l’efficacité dans anticoagulants oraux directs. Ensuite, une seconde recherche a été réalisée sur l’utilisation des scores de risques hémorragiques en pratique.
Les résultats indiquent une meilleure sécurité thrombo-embolique et un risque hémorragique global plus faible des anticoagulants oraux directs par rapport aux autres anticoagulants. Les différents types de NOAC ne sont néanmoins pas égaux en termes de sécurité efficacité. Les scores de risques hémorragiques, quant à eux ne présentent qu’une prédictibilité modérée, certains scores sont plus spécifiques et d’autre plus sensibles mais le HAS BLED reste le score le plus équilibré d’un point de vue prédictibilité.
Parmi toutes les données récoltées, il n’y a pas de résultat probant en faveur d’un arrêt d’anticoagulation peu importe le profil du patient. Les scores de risques ne présentent qu’une prédictibilité modérée, insuffisante pour indiquer un arrêt de traitement en se basant dessus. Ces résultats sont en partie expliqués par la similarité des facteurs de risques de saignement et thrombo-emboliques.
En conclusion, sur base des connaissances actuelles, il n’y a pas d’éléments cliniques qui justifient l’arrêt d’un traitement anticoagulant par NOAC chez un patient gériatrique atteint de FA. Exception faite de quelques situations particulières dans lesquelles l’anticoagulation est contre-indiquée. | Godard - Vincent | Université de Liège | | K78-QC1
-A85 | |
| Améliorer le dépistage du diabète de type 2 chez les patientes avec antécédent de diabète gestationnel en médecine générale. Etude d’assurance de qualité au sein d’une patientèle d’une maison médicale à Bruxelles | Introduction : Le diabète gestationnel est une intolérance glucidique diagnostiquée durant la grossesse. La prévalence de cette pathologie est en augmentation partout dans le monde et est également liée aux épidémies d’obésité et de diabète (1) . Les femmes atteintes de diabète gestationnel sont huit à dix fois plus susceptibles de développer un diabète de type 2 que les femmes non atteintes, malgré une disparition de l’hyperglycémie après l’accouchement(2). Il a été établi qu’un tiers des femmes avec antécédent de diabète gestationnel ont reçu un diagnostic de diabète de type2 quinze ans après l’accouchement(3). De ce fait, il est indispensable de surveiller ce risque et d’améliorer le dépistage du diabète de type 2 en médecine générale.
Méthodologie : La méthode utilisée est une assurance de qualité.
L’objectif de cette étude est d’améliorer le dépistage du diabète de type 2 après diabète gestationnel en distribuant une brochure explicative sur le thème de diabète gestationnel et en communiquant les informations correspondantes. Pour évaluer cela, nous avons délivré aux patientes n’ayant pas fait de dépistage du diabète de type 2 une prescription de biologie clinique. Puis nous avons vérifié, après un délai de deux mois, celles qui ont effectivement effectué le dépistage.
Résultats : A l’issue de deux mois, nous avons obtenu 86% de patientes avec antécédent de diabète gestationnel qui ont participé au dépistage du diabète de type 2. Nous avons envoyé un questionnaire anonyme aux patientes qui ont participé à l’étude pour évaluer la brochure et les informations transmises. 72.7% ont jugé que les informations étaient tout à fait claires. La mise en page de la brochure a été évaluée comme « tout à fait claire » par 81.8% des patientes, et simplement « claire » par 18.2%.
Conclusion : Cette étude a permis de sensibiliser les patientes aux risques que peut engendrer le diabète gestationnel et ce, même quelques années après l’accouchement. Cette intervention a accru leur adhésion au dépistage du diabète de type 2.
Mots clés : Diabète gestationnel, diabète de type 2, médecine générale, améliorer, suivi, dépistage, assurance de qualité, brochure.
Codes d’indexation : W85, T90, QS41, QD42, QT3.
| Boumessaoudi - Asmae | Université catholique de Louvain | | W85-T90-QT3
-QD42
-QS41
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| Dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes : point de vue des médecins généralistes francophones de Belgique | Le cancer du col de l’utérus touche toutes les femmes de la même manière. Pourtant, les femmes qui ont des relations sexuelles avec d’autres femmes sont largement moins dépistées que les autres. En effet, elles sont les grandes oubliées de la promotion de la santé dans nos sociétés. Nous avons décidé d’évaluer les habitudes des médecins généralistes de Belgique francophone en termes de dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes, afin d’identifier les déterminants de ce sous-dépistage et d’en dégager des pistes d’amélioration.
Nous avons réalisé une étude quantitative transversale en diffusant un questionnaire auprès des médecins de Belgique francophone. Nous les avons ainsi interrogés sur leur intérêt, leur pratique quotidienne et leurs connaissances sur les infections à Papillomavirus Humain et le cancer du col de l’utérus chez les femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes. Nous avons ensuite procédé à une analyse statistique des résultats et ainsi dégagé certaines tendances générales.
Ainsi, les médecins généralistes ne semblent pas suffisamment mesurer l’enjeu du dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes : ils ne connaissent pas assez les spécificités de celles-ci (vulnérabilités, comportements et convictions). Le bagage théorique acquis depuis l’université est incomplet mais ils sont prêts à recevoir de l’information et des outils pour les aider à s’améliorer.
Heureusement, les jeunes générations de médecins montrent de meilleures habitudes de pratique et représentent un bel espoir de progression des mentalités. Nous observons néanmoins un réel décalage entre ce comportement prometteur et leurs connaissances limitées. La médecine a encore un long chemin devant elle pour inclure convenablement la santé des femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes et pour optimiser leur dépistage du cancer du col de l’utérus. | Paris - Charlotte | Université catholique de Louvain | | X75-31.003-QD42
-QS41
-QC22
-QP52
-QR323
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| Evaluation de la prise en charge de l'acné vulgaire chez l’adolescent et le jeune adulte (12-25 ans) par les assistants en médecine générale francophone. | Introduction :
L’acné vulgaire est une pathologie très fréquente chez les 12-25 ans de la population générale.
Toutefois, il ne s’agit pas d’une plainte fréquemment rencontrée par les assistants en
médecine générale. Par ailleurs, de nombreux patients se rendent d’emblée chez le spécialiste
bien qu’il s’agisse d’une pathologie de première ligne nécessitant une prise en charge globale.
Face au constat du manque d’expérience des assistants et au manque de clarté dans le choix
du traitement, j’ai décidé de réaliser une étude pour comprendre les habitudes de prise en
charge des assistants et de les comparer aux recommandations de bonne pratique.
Objectif et méthodologie :
Dans un premier temps, j’ai effectué une revue de la littérature pour prendre connaissance de
la pathologie et des différents traitements disponibles. Ensuite, j’ai choisi de réaliser une étude
quantitative. Un questionnaire mixte à choix multiples et à réponses courtes comprenant 40
questions a été diffusé aux assistants francophones en médecine générale. Les réponses
anonymisées ont ensuite été analysées. Le but étant de faire un état des lieux des
connaissances des assistants sur le sujet et de comprendre l’origine de ce constat.
Résultats et discussion :
Globalement, les assistant reconnaissent les différents types de lésions. Cependant, ils ne se
sentent pas suffisamment compétents dans la prise en charge de l’acné et connaissent mal
les molécules disponibles. Leur prise en charge se base souvent sur leur expérience
personnelle et est parfois empirique. Pour la majorité d’entre eux, le cours de Master ne leur
a pas permis d’acquérir suffisamment de connaissances. Par ailleurs, le manque d’offre de
formations complémentaires ne leur a pas donné l’opportunité d’améliorer leur prise en charge.
Enfin, l’uniformisation et la cohérence des recommandations belges et françaises font défaut.
Conclusion :
Cette étude met en lumière le manque de connaissance dans la prise en charge de l’acné quel
que soit le stade de la prise en charge. Une amélioration de la formation universitaire et une
offre de formation complémentaire pourrait être une option préliminaire afin de remédier à cette
situation.
Mots-clés : acné vulgaire, assistants, prise en charge, recommandations | Moreau - Léo | Université catholique de Louvain | | S96-QT32
-QC12
-QC13
-QR32
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L'optimisation de l'alimentation peut-elle améliorer les symptômes liés à l'hypothyroïdie subclinique chez les adultes ? Développement d'un outil pratique pour guider les médecins généralistes dans la prise en charge nutritionnelle de leurs patients. Can optimizing nutrition improve symptoms related to subclinical hypothyroidism in adults? Development of a practical tool to guide general practitioners in the nutritional management of their patients. | Introduction : L'hypothyroïdie subclinique est une maladie courante touchant de 4% à 20% de la population. L'utilisation de la lévothyroxine a considérablement augmenté ces dernières années, mais elle peut avoir des effets secondaires potentiellement graves. Les guides de bonnes pratiques ne recommandent pas de traitement pour une TSH inférieure à 10. L'alimentation saine et équilibrée est une mesure préventive essentielle. Dans ce contexte, une revue narrative de la littérature a été réalisée pour évaluer s'il existe des preuves d'une amélioration du fonctionnement thyroïdien grâce à une optimisation nutritionnelle et un outil d’aide pour les médecins généralistes a été développé.
Méthode : Après avoir effectué une revue narrative de la littérature récente sur les nutriments impliqués dans le fonctionnement de la thyroïde, un outil visant à aider à l'optimisation de l'alimentation des patient.es par le médecin généraliste a été développé en suivant un cahier des charges.
Résultats et discussion : Certaines études suggèrent que des nutriments tels que l'iode, le sélénium, le zinc, la vitamine A, le magnésium, le cuivre, le fer et la vitamine D pourraient améliorer la synthèse ou le fonctionnement des hormones thyroïdiennes. Cependant, leur rôle physiopathologique dans l'hypothyroïdie subclinique est encore débattu et des études interventionnelles supplémentaires et, à plus grande échelle, sont nécessaires pour établir un lien de cause à effet entre ces nutriments et le fonctionnement thyroïdien.
Conclusion et perspectives : Bien que l'impact précis des nutriments dans la prise en charge de l'hypothyroïdie nécessite des études plus approfondies, les carences en iode, sélénium, zinc, fer, magnésium, vitamine A et vitamine D sont fréquentes chez les personnes atteintes d'hypothyroïdie subclinique. Les médecins généralistes peuvent identifier et traiter ces carences de manière peu coûteuse et peu nocive via l’optimisation de l’alimentation. Un outil a été développé pour aider les médecins à fournir des conseils nutritionnels. Plusieurs perspectives s'ouvrent après ce travail : l'amélioration de l'outil, l'évaluation de l'efficacité de cet outil pour aider les médecins généralistes et l'efficacité de la prise en charge nutritionnelle pour améliorer le bien-être des patients. | Framba - Catherine | Université de Liège | | QT33
-QC14
-T86-T91-A98-QS41
-45.000 | |
| Prise en charge de l'insuffisance cardiaque dans le cadre d'une pratique en médecine générale. Revue de la littérature. | | Mucha - Julien | Université libre de Bruxelles | | | |
| Dépistage des infections sexuellement transmissibles : Etude qualitative auprès de médecins généralistes de la région liégeoise | INTRODUCTION Les incidence et prévalence élevées des infections sexuellement transmissibles, tant au niveau national que mondial, en font une problématique de santé majeure. De ce fait, les médecins généralistes y seront de plus en plus confrontés dans leur pratique quotidienne.
METHODOLOGIE Une étude qualitative sur le dépistage des infections sexuellement transmissibles a été menée auprès de huit médecins généralistes de la région liégeoise, au travers d’entretiens semi-dirigés. L’échantillon de médecins interrogés a fait l’objet d’une sélection selon des critères variés (sexe, âge/années d’expérience et activité complémentaire). Les généralistes ont tous été interviewés individuellement. Les entretiens ont été enregistrés puis retranscrits, tout en respectant l’anonymat des participants. Parallèlement, nous avons consulté les données de la littérature sur le sujet.
RESULTATS Les résultats des entretiens ont été répartis en plusieurs thèmes (planning familial et médecine générale, fréquence et âge moyen de la demande, abord du sujet par le patient ou le médecin, délais, procédures, pratiques sexuelles, communication des résultats et prévention). La saturation des données a été obtenue au terme des huit entretiens.
CONCLUSION. Le rôle du médecin généraliste est primordial dans la gestion des infections sexuellement transmissibles. Leur dépistage et l’identification des personnes à risque constituent la pierre angulaire de leur prise en charge. Cette étude a permis de mettre en lumière non seulement des forces, mais également certains freins et faiblesses au sein des praticiens interrogés.
MOTS-CLES Infection sexuellement transmissible - Dépistage - Médecine générale - Médecin généraliste - Etude qualitative | Deblire - Emeline | Université de Liège | | 31.003-QS41
-48.002-QD4
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| Évaluation du dépistage du risque cardiovasculaire chez les patients schizophrènes ou atteints d’autres troubles psychotiques dans le cadre d’un suivi en médecine générale. | Problématique : Les patients atteints de troubles psychotiques, tels que la schizophrénie,
présentent un risque de maladies cardiovasculaires en raison de divers facteurs de risque,
notamment l'obésité, la dyslipidémie, l'hypertension artérielle, le tabagisme, les effets
secondaire métabolique des neuroleptiques. De plus cette population à haut risque a
également une espérance de vie diminuée avec 40 à 45 % des décès naturels d'origine
cardiaque, alors qu'ils ne représentent que 10 % dans la population générale. Les médecins
généralistes sont les premiers à prendre en charge les patients psychotiques d’où l’importance
du dépistage cardiovasculaire.
Objectif : L'objectif principal est d'évaluer la détection et le suivi du risque cardiovasculaire
chez les patients atteints de troubles psychotiques par le médecin généraliste, d’identifier les
facteurs de risque cardiovasculaire et de proposer des pistes d'amélioration sur base d’outils
cliniques pour réduire le risque cardiovasculaire chez ces patients.
Matériel et méthodes : Etude rétrospective quantitative sur base du registre des patients
atteint de troubles psychotiques d’une maison médicale au forfait à Bruxelles. Vingt-cinq
patients atteints d’une maladie psychotique ont été recensés pour cette étude sur base de
critères d’inclusions parmi les 2630 dossiers médicaux électroniques au cours des années
2021-2022, ces données seront codées afin de préserver la confidentialité des patients.
L’étude déterminera le nombre mesures de variable prises par le médecin généraliste par
rapport au nombre de consultation. Les variables incluront, la tension artérielle, l'indice de
masse corporelle, le taux de glycémie à jeun, le taux de cholestérol total, la prescription de
médicaments psychotropes et le suivi des assuétudes.
Résultats : Nous avons pu constater sur les années 2021 et 2022 que, au sein de notre
population de 24 patients psychotiques de la maison médicale, la tension artérielle a été
mesurée dans 16.9% des consultations. Au total, au moins une mesure de la tension artérielle
a été prise chez 20 patients sur les 24, parmi lesquels 25% ont une moyenne de tension
artérielle supérieure aux normes. Le poids et la taille des patients ont également été mesurés dans
6,7% des cas, et 15 des 24 patients ont été pesés et mesurés au moins une fois, au sein
desquels 73,3% étaient obèses. Par ailleurs, l’analyse du taux de glycémie à jeun (mg/dl) et du
taux de cholestérol total (mg/dl) durant cette période a été réalisée sur 15 patients sur 24.
Celle-ci a révélé un taux total au-dessus des normes chez 20% de notre échantillon pour la
glycémie à jeun et chez 46,7% pour le cholestérol. La prévalence des fumeurs actifs et des anciens fumeurs de notre
population était de 64,3%. Il est important de préciser que ni le nombre de paquets par année,
ni la description de la consommation n’ont été référés dans les dossiers médicaux. Enfin,
notons que 90% des patients psychotiques de la maison médicale sont traités par
antipsychotiques.
Conclusion : Cette étude montre que la détection du risque cardiovasculaire par le médecin
généraliste, est insuffisante chez les patients atteints de troubles psychotiques. En effet, il
existe de nombreux obstacles empêchant un dépistage efficient notamment par la difficulté
relationnelle en termes de communication des plaintes somatiques, de compliance
thérapeutique, et des comportements inadaptés mais aussi peut être par une stratégie
insuffisante ne permettant pas au clinicien d’évaluer rapidement les risques cardiovasculaires.
De fait, les effets secondaires métaboliques des antipsychotiques, le risque d’hypertension
artérielle, l’hygiène alimentaire, les assuétudes doivent accorder une surveillance toute
particulière. Les médecins généralistes doivent donc être sensibilisés et conscients face à la
prise en charge globale, à la fois physique et psychique des patients psychotiques lors des
consultations de routine. | Bisselele - Sarah | Université libre de Bruxelles | | QS41
-P72-K22-QR32
-QD31
-P98 | |
| Dépistage, prise en charge et suivi des troubles dépressifs chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde : une étude qualitative auprès des patients | La dépression est une comorbidité fréquente chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, avec une prévalence variant de 17% à 53% selon certaines études. La relation entre la dépression et la polyarthrite rhumatoïde est bidirectionnelle, mais les mécanismes sous-jacents ne sont pas encore bien compris. Les nouvelles recommandations mettent l'accent sur le dépistage et l'évaluation fréquents de la santé mentale des patients atteints de PR.
Dans cette étude menée dans la Région de Bruxelles-Capitale, nous avons cherché à évaluer la perception des patients atteints de PR en ce qui concerne leur prise en charge psychologique, en particulier en médecine générale. Pour ce faire, nous avons élaboré un questionnaire composé de 30 questions, qui a été diffusé dans différents cabinets de médecine générale. Nous avons reçu un total de 30 réponses en deux mois, en excluant les patients sans diagnostic clair, ceux ayant changé de diagnostic et les mineurs.
Nos résultats montrent que la majorité des patients atteints de PR dans notre groupe sont des femmes, qui présentent également une prévalence plus élevée de dépression. Les patients ont exprimé un manque de compréhension de la part du corps médical à l'égard de leurs plaintes psychologiques. Ils décrivent un manque de considération par rapport à leur état psychologique, qui était plus marqué chez les rhumatologues, mais également présent chez les médecins traitants.
De plus, il a été noté que très peu de dépistage est mis en place pour évaluer l'état psychologique des patients, alors que près de la moitié des patients estiment qu'une prise en charge précoce de leur dépression aurait permis d'amortir la progression de la maladie. Certains patients préfèrent une prise en charge par leur médecin traitant, car il est plus proche et mieux à l'écoute, tandis que d'autres préfèrent une prise en charge psychologique par leur rhumatologue, car ils estiment qu’il est spécialisé dans leur pathologie.
En conclusion, cette étude met en évidence l'importance de l'évaluation et de la prise en charge de la santé mentale chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Les résultats soulignent également la nécessité de sensibiliser le corps médical à cette problématique pour améliorer la qualité de vie de ces patients. | Senhaji - Naïla | Université libre de Bruxelles | | P76-L88-58.005-31.003 | |
| Comment le décrochage scolaire des adolescents (12-18 ans) a-t-il évolué durant la période de crise liée à la pandémie de coronavirus en région namuroise ? - Constats des médecins généralistes | Introduction : Le décrochage scolaire est un processus d’installation lente dépendant de multiples facteurs et dont l’interruption ou le désintérêt scolaire en est la répercussion. La pandémie de covid-19 et ses confinements ont modifié les systèmes scolaires et médicaux. Afin de comprendre les conséquences de telles modifications, nous nous sommes intéressés à l’avis et à l’expérience des médecins généralistes quant à l’évolution du décrochage scolaire des adolescents (12-18 ans) durant la période de crise liée à la pandémie de coronavirus en région namuroise.
Méthodologie : Après une revue de la littérature, nous avons réalisé une étude qualitative au travers d’entretiens semi-dirigés. Huit médecins généralistes ont été interrogés. Les entretiens ont été retranscrits puis analysés à l’aide de la méthode des catégories conceptualisantes.
Résultats : Bien qu’ils s’estiment légitimes dans la gestion du décrochage scolaire, les médecins généralistes le décrivent comme une problématique abstraite nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire. Ils évoquent de nombreuses difficultés pour accéder à cette multidisciplinarité, ce qui leur procure un sentiment d’abandon et d’efficacité insuffisante. Ce système, déjà fragile de base, a été bousculé par la pandémie de coronavirus. Celle-ci a altéré la santé mentale des adolescents et précipité les plus borderline dans la voie du décrochage scolaire. Elle a également mis à mal les prises en charge des médecins généralistes pour plusieurs raisons ; détection tardive liée à une surcharge de travail, relation thérapeutique compliquée par le distanciel, inaccessibilité complète du réseau pluridisciplinaire, mesures d’isolement et de quarantaines parfois jugées abusives. Des perspectives d’amélioration ont émergé ; promotion de la communication avec le milieu scolaire, centralisation de l’information et établissement de protocoles de gestion de crise.
Conclusion : Même si les médecins généralistes sont des acteurs de première ligne en ce qui concerne le décrochage scolaire des adolescents, sa détection et sa prise en charge ne sont pas simples. La pandémie de covid-19 a constitué un obstacle considérable pour la prévention, le repérage et la prise en charge de cette problématique complexe qui, bien avant la crise, provoquait déjà un sentiment d’inconfort et de solitude aux médecins généralistes.
Mots-clés : décrochage scolaire, adolescents, médecine générale, pandémie, coronavirus, enseignement distanciel et hybride, télémédecine, téléconsultations, Belgique | Forget - Ophélie | Université catholique de Louvain | | QO4
-QC13
-QO4
-QO4
-QO4
-QO4
-46.001-QO4
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| Avis des médecins généralistes sur l’intérêt de l’électrocardiogramme mono-dérivation en visite à domicile et en maison de repos en Belgique francophone – Étude quantitative observationnelle transversale | Introduction : Les troubles du rythme font l’objet de nombreuses consultations en médecine de première ligne et ses manifestations cliniques diverses sont fréquentes (palpitations, malaise, …) et sont souvent sources d’anxiété pour les patients. Certains troubles du rythme pouvant entraîner une morbi-mortalité importante : il nous appartient de pouvoir les diagnostiquer le plus précocement et précisément possible, tant au cabinet qu'au chevet du malade. L’électrocardiogramme mono-dérivation a été mis sur le marché par plusieurs firmes, mais est-il réellement utile en première ligne ?
L’objectif de cette étude est de voir si l’utilisation de l’électrocardiogramme mono-dérivation pourrait améliorer la qualité de prise en charge de ces pathologies, dans le cadre de la visite à domicile et en maison de repos, en Belgique francophone.
Méthode : Pour cette étude, un questionnaire à choix multiple a été envoyé aux médecins généralistes et assistants en médecine générale en Belgique francophone. Le questionnaire comporte deux parties : la première est une récolte de données démographiques, la deuxième récolte l’avis des généralistes sur l’électrocardiogramme mono-dérivation et la possibilité de mieux orienter les patients vers la seconde ligne. Au total, 96 réponses ont été récoltées. Après application des critères d’exclusion, 86 réponses ont été retenues. Les données ont été analysées avec « R ».
Résultats : Les résultats montrent que la prise en charge des troubles du rythme en visite à domicile et en maison de repos et de soins est suboptimale car les médecins généralistes ne prennent pas systématiquement leur appareil à électrocardiogramme 12 dérivations pour des raisons pratiques. L’électrocardiogramme mono-dérivation pourrait être une solution à ce problème. Par ailleurs, il existe une différence significative entre les médecins généralistes qui font un électrocardiogramme en cas de suspicion de trouble du rythme selon qu’ils ont ou non une certification en électrocardiogramme.
Conclusion : La prise en charge des troubles du rythme en médecine de première ligne en visite à domicile et en maison de repos semble sous optimale à cause de la difficulté d’enregistrement, du manque de portabilité et de faisabilité de l'électrocardiogramme 12 dérivations et elle pourrait être significativement améliorée par cette technologie, plus facile à transporter et à utiliser, ce qui permet un diagnostic plus rapide, et une orientation plus adéquate du patient vers la deuxième ligne. Cependant, il convient d’utiliser un appareil à double électrode, car les appareils qui enregistrent par pléthysmographie ne sont pas fiables à ce jour. De plus, en l’utilisant, il faut connaître ses limites diagnostiques. Cette technologie pourrait avoir un impact important dans la réduction du coût de soins de santé d’après les médecins généralistes par réduction du temps d'hospitalisation, des complications liées aux troubles du rythme, ainsi que d'examens complémentaires non indiqués mais remboursés par la sécurité sociale.
| Wissanji - Reza | Université catholique de Louvain | | 42.001-A98-K04-K05-K22-K78-K80 | |
Le médecin généraliste trouve-t-il son intérêt à l’intégration d’un polygraphe dans sa pratique pour le dépistage de l’apnée du sommeil ? Etude qualitative auprès de 10 médecins généralistes utilisateurs d’un polygraphe des provinces de Luxembourg et de Liège. Does the general practitioner find it beneficial to integrate a polygraph into their practice for screening sleep apnea? Qualitative study among 10 general practitioners who use a polygraph in the provinces of Luxembourg and Liège. | Contexte : le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) est sous diagnostiqué. Or, cette pathologie implique de nombreuses conséquences si elle n’est pas traitée. Actuellement, en Belgique, la polysomnographie est le seul examen diagnostique qui donne lieu à un remboursement thérapeutique pour le patient dans le cadre d’une convention entre l’INAMI et les laboratoires agréés. Cependant, des outils de dépistage ambulatoire moins coûteux, tels que le polygraphe, sont utilisés par certains médecins généralistes (MG).
Objectifs : explorer le dépistage du SAOS lorsqu’il est effectué en première ligne à l’aide d’un polygraphe afin d’évaluer son utilité du point de vue des médecins généralistes.
Méthodologie : le recrutement des participants a été réalisé en 2021 et 2022. Il s’est limité au départ à la province du Luxembourg, puis s’est étendu sur la province de Liège, en respectant une variation maximale du genre, de l’expérience avec le polygraphe et de l’âge. La recherche a été menée sous forme d’une étude qualitative début 2023, à partir d’entrevues semi-dirigées et analysées par la suite de manière thématique.
Résultats : Le polygraphe n’est connu que par une minorité des médecins de la province du Luxembourg. Finalement 10 médecins généralistes des provinces de Luxembourg et de Liège ont constitué l’échantillon. L’analyse a permis de mettre en évidence 6 thèmes : les motivations (objectifs et avantages) et les freins des médecins généralistes à l’emploi du polygraphe, l’intégration du polygraphe dans leur pratique impliquant la logistique, les aspirations des médecins généralistes ainsi que leurs avis sur la convention entre l’INAMI et les laboratoires agréés. Un dernier thème illustre la manière dont les médecins généralistes ont eu connaissance de l’appareil.
Conclusion : Les médecins généralistes ont manifesté un intérêt tant pour eux que pour leurs patients pour l’intégration du polygraphe en première ligne mais ont souligné la nécessité de clarifier son utilisation. Son intégration en médecine de groupe offre des avantages comparativement à la pratique en solo. D’autres domaines d’investigation pourraient être l’amélioration de la prévention par différentes aides et le suivi des patients appareillés en première ligne par le biais de la télésurveillance.
Context: Obstructive Sleep Apnea Syndrome (OSAS) is underdiagnosed. However, this condition has numerous consequences if left untreated. Currently, in Belgium, polysomnography is the only diagnostic test that is reimbursed for patients under a convention between the National Institute for Health and Disability Insurance (INAMI) and accredited laboratories. Nevertheless, less expensive ambulatory screening tools, such as polygraphy, are used by some general practitioners (GPs).
Objectives: To explore the screening of OSAS in primary care using a polygraph and assess its utility from the perspective of general practitioners (GPs).
Methodology: Participant recruitment took place in 2021 and 2022, initially limited to the province of Luxembourg and later expanded to the province of Liège, with a maximum variation in terms of gender, experience with polygraphy and age. The research was conducted as a qualitative study in early 2023, using semi-structured interviews that were subsequently thematically analyzed.
Results: The polygraph was known to only a minority of general practitioners in the province of Luxembourg. In the end, 10 general practitioners from the provinces of Luxembourg and Liège constituted the sample. The analysis revealed six themes: motivations (objectives and advantages) and barriers of general practitioners to the use of polygraphy, integration of polygraphy into their practice involving logistics, aspirations of general practitioners, and their opinions on the convention between INAMI and accredited laboratories. A final theme illustrated how general practitioners became aware of the device.
Conclusion: General practitioners showed interest in the integration of polygraphy in primary care for both themselves and their patients but highlighted the need for clarification regarding its use. Its integration into group practices offers advantages compared to solo practice. Further areas of investigation could include improving prevention through various aids and telemonitoring for patients receiving primary care-based treatment.
| Cajot - Sophie | Université de Liège | | P06-A04-QR31
-QS41
-QS11
-R04-43.000-K22 | |
| Attentes et besoins des consommateurs de kétamine en médecine générale | Introduction : La kétamine est une molécule aux propriétés analgésiques et sédatives utilisée
depuis plus de soixante ans en médecine dans diverses spécialités. Depuis les années
septante, elle est détournée de son usage médical à des fins récréatives dans le milieu des
rave party et depuis, plusieurs études ont signalé des problèmes de santé physique et
mental lors d’un usage répété de kétamine. Son usage est en expansion ces dernières
années en Belgique. Nous avons voulu par cette étude déterminer les attentes et besoins
des usagers de kétamine afin de les intégrer dans la consultation de médecine générale et
observer si un profil se démarquait.
Méthodologie : Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été réalisée sur 11
consommateurs occasionnels ou régulier de kétamine recrutés sur les réseaux sociaux en
Belgique francophone. Le codage et l’analyse des données ont été réalisés par le logiciel
Nvivo selon une méthode d’analyse interprétative phénoménologique.
Résultats : Nous avons par cette étude déterminer qu’un usage récréatif pouvait évoluer
vers un usage quotidien à cause d’une tolérance qui s’installe assez rapidement lors d’une
consommation de kétamine. Un mode de consommation appelé « clé » exclusivement lié à
la kétamine et non décrit dans la littérature a pu être mis en lumière. Les effets recherchés
par les participants étaient divers et plusieurs ont évoqué une forme d’auto-médication dans
un contexte d’anxiété et de dépression. Un profil fréquentant le milieu festif, polyconsommateur s’est démarqué dans notre étude. Cinq de nos participants avaient une
dépendance psychologique à la kétamine. Ceux-ci étaient partagés concernant une prise en
charge dans les centres d’assuétude, certains estimant ne pas se reconnaitre dans cette
population ou souhaitant une prise en charge au-delà du problème de consommation. Les
participants se sont montrés intéressés par une prise en charge par le médecin généraliste
avec des attentes de non-jugement et de tolérance de la part du médecin, des informations
et de la prévention sur les risques lié à leurs santé mentale et physique ainsi qu’une prise en
charge plus active par des bilans de santé.
Conclusion : Cette étude a mis en lumière un profil d’usagers de kétamine ainsi que
l’importance de les intégrer à la prise en charge en médecine générale dû aux importants
risques sur la santé globale physique et mentale lié à un usage récréatif de kétamine. | Baxevani - Ermioni | Université libre de Bruxelles | | A98-QS41
-P19-QR31
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| Les futurs parents tentent-ils d'influencer le sexe de leur futur enfant et si oui, quelles méthodes dites naturelles utilisent les femmes pour y arriver? | Les méthodes dites « naturelles » en préconceptionnel, dans le cadre de la sélection sociale du sexe, suscitent un grand intérêt dans la population générale.
Il est démontré qu’il existe une préférence plus marquée pour les garçons dans certaines régions du monde ainsi que chez certaines communautés d’immigrés. Sommes-nous alors confrontés à une augmentation de ces pratiques, et de leurs risques associés éventuels, dans une ville cosmopolite comme Bruxelles ?
En effet, certaines de ses pratiques ne sont pas sans risques.
En réalisant une étude qualitative sur la préférence du sexe du futur enfant et les méthodes dite naturelles pour y arriver, nous allons essayer de mieux caractériser les motifs qui sous-tendent ces préférences et la mise en pratique de ces méthodes.
| Xenidis - Alexandra | Université libre de Bruxelles | | QC23
-45.001-A98-QD4
-QC31
-Z04 | |
Evaluation de la prise en charge conservatrice de la maladie d'Osgood-Schlatter en région bruxelloise Assessment of the conservative treatment of Osgood-Schlatter disease in Brussels. | Introduction
La maladie d’Osgood-Schlatter, bien qu’aisément diagnostiquée et étudiée depuis maintenant plus d’un siècle, manque cruellement de recommandations EBM en ce qui concerne son traitement conservateur et est donc actuellement prise en charge de façon suboptimale (et ce autant en Belgique que dans le reste du monde). La plupart des praticiens détiennent peu d’informations concernant le traitement conservateur de cette pathologie et sont donc souvent démunis face à cette « gonalgie du footballeur ».
Les avis divergents présents dans la littérature médicale mènent les soignants à une pratique « experience based » qui se retrouve exempte de consensus, engendrant ainsi parfois des situations de confusion, où les différents intervenants de première ligne se contredisent.
Objectifs
Cette étude vise à offrir un aperçu de la prise en charge conservatrice de la maladie d’Osgood-Schlatter en région bruxelloise par les médecins généralistes et les kinésithérapeutes, ainsi qu’à recueillir l’avis de ces praticiens concernant l’impact thérapeutique réel des traitements proposés.
Idéalement, l’objectif final de cette étude serait de relever, au vu de l’absence de guidelines EBM, des pistes pour aborder un traitement conservateur « standardisé » qui ne nuit pas au patient et lui permet autant que possible d’éviter la sédentarité et la chronicisation, de même que les complications potentielles de cette apophysite de la tubérosité tibiale antérieure.
Méthode
Une étude qualitative a été réalisée à l’aide d’entretiens individuels semi-dirigés. Au total, 9 praticiens de première ligne ont été rencontrés dont 5 médecins généralistes (incluant des praticiens ayant suivi une formation en médecine du sport) et 4 kinésithérapeutes, tous situés en région bruxelloise. Un orthopédiste pédiatrique a également été interrogé afin d’avoir un avis d’expert de deuxième ligne. Les entretiens ont été analysés par analyse thématique.
Résultats
Les médecins et kinésithérapeutes ne partagent pas toujours le même avis quant au maintien du sport. La majorité propose initialement une mise au repos stricte et temporaire, mais tous s’accordent sur le fait que, face à une clinique peu sévère et un patient difficile, le sport peut être permis à condition d’en moduler l’intensité et de l’associer à de la kinésithérapie active.
Les autres formes de traitements conservateurs sont débattues et celles qui sont évoquées sont divisées en deux grandes catégories : les traitements médicamenteux (antalgiques et AINS) et non-médicamenteux (cryothérapie et « taping »).
Enfin, les soignants proposent comme pistes d’amélioration la formation continue, l’intégration de la prévention (via des consultations d’aptitude au sport par exemple), l’inclusion de la figure parentale dans le processus décisionnel et dans l’accompagnement de l’adolescent ainsi que l’optimisation de la multidisciplinarité (principalement entre le médecin et le kinésithérapeute). | Nwanazia - Thomas | Université catholique de Louvain | | L94-QC12
-QC13
-QD325
-QR31
-QS41
-QS441
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| Comment les médecins généralistes francophones belges prennent-ils en charge la carence en magnésium ? | Introduction : La carence avérée en magnésium se définit par une hypomagnésémie. Celle-ci est rare au sein de la population belge et la supplémentation en magnésium ne se justifie qu’en sa présence. Or, la prescription de magnésium est fréquente et les suppléments sont onéreux.
Objectifs : Le but de ce travail est de comprendre la manière dont les médecins généralistes francophones belges prennent en charge une carence en magnésium.
Méthodologie : Une revue de la littérature a permis d’établir un guide d’entretien afin de réaliser une étude qualitative. Cette étude a été effectuée auprès de médecins généralistes francophones belges à Bruxelles et en Région Wallonne grâce à un entretien semi-dirigé, durant lequel le sujet de la carence en magnésium a été approfondi à travers différentes questions.
Résultats : Les médecins généralistes semblent privilégier les signes cliniques pour le diagnostic et le suivi des patients carencés. On note parallèlement notamment une méconnaissance des étiologies, signes cliniques, méthodes de diagnostic, traitement et de suivi de la carence, ainsi que des effets secondaires et contre-indications à la supplémentation, ce qui mène à des pratiques variées. Tous ces éléments posent un potentiel danger pour la prise en charge des patients à risque de carence avérée.
Discussion : L’hétérogénéité des connaissances et des pratiques des médecins généralistes peut être expliquée par plusieurs facteurs, dont l’innocuité relative du magnésium, l’efficacité clinique de leur prise en charge, la rareté des carences avérées, et l’ambivalence des recommandations de pratique. En effet, ces dernières sont de ne supplémenter en magnésium qu’en cas de carence avérée, mais elles sont souvent entachées d’incertitude et ne contredisent notamment pas de manière stricte la supplémentation de magnésium hors carence, ce minéral n’étant pas nocif aux doses journalières recommandées.
Conclusion : La prise en charge de la carence en magnésium par les médecins généralistes francophones belges est très hétérogène et non optimale. Afin de standardiser et d’améliorer les pratiques, des études supplémentaires apportant des preuves probantes de haute qualité sont essentielles. Il semble également pertinent de proposer aux médecins généralistes un guide de prise en charge de la carence vraie en magnésium, approuvé par des experts et les médecins généralistes comme celui proposé par G. Petrasz. Y annexer une liste de recommandations alimentaires semble tout aussi utile pour homogénéiser les pratiques et limiter les coûts du traitement pour le patient. Un répertoire des spécialités orales à base de magnésium est aussi une piste intéressante à explorer.
| Mbaya Mujinga - Bella | Université catholique de Louvain | | T91-QS41
-QC14
-34.000-QR31
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| Exploration des freins et des leviers au retour vers la première ligne des patients ayant un trouble lié à l'usage de substances psychoactives dans des centres bas seuil dans la région du Borinage | Introduction : Les patients atteints de troubles liés à l’usage de substances
psychoactives sont très souvent confrontés à des barrières qui limitent leurs accès à
des soins. Lorsqu’ils sont pris en charge dans des centres à bas seuil d’exigence, très
peu d’entre eux sont réorientés vers la première ligne de soins même après la
stabilisation de leur situation ce qui met ces centres à risque de saturation et de prise
en charge suboptimale. Le but de ce travail fut de comprendre pourquoi cette
réorientation ne fonctionne pas et recueillir des pistes afin de la rendre plus effective.
Méthodologie : Nous avons réalisé une étude qualitative à l’aide d’entretiens semi dirigés auprès de patients et de travailleurs du centre bas-seuil Parenthèse ASBL
(Maison d’Accueil Socio-Sanitaire de Mons-Borinage). Deux grilles d’entretien réalisées
au préalable ont servi de guides. Les interviews ont été enregistrés et les
enregistrements ont été transcrits et analysés manuellement.
Résultats : Au total 20 interviews ont été menées, 6 avec des travailleurs et 14 avec
des patients suivis dans le centre 12 patients sur 14 ont affirmé ne pas être ouverts à
un suivi en soins de première ligne. Des précédentes déceptions, la stigmatisation, le
manque d’écoute, le manque de disponibilité de professionnels de première ligne ainsi
que le coût ont fait partie des freins les plus soulignés. Une collaboration triangulaire
entre le patient le centre bas seuil et la première ligne de soins a été identifié comme
le principal levier pouvant favoriser la réorientation vers la première ligne des patients
stabilisés.
Conclusion : Notre étude a permis de mieux identifier les obstacles du côté des
patients et des professionnels en ce qui concerne la réorientation vers la première ligne
de soins. Certains ajustements pourraient favoriser un rééquilibrage du flux de patients
du centre à bas seuil vers la première ligne, toutefois une réorientation mal faite
pourrait être délétère pour le rétablissement du patient.
| Tangang - Lydie Gisele | Université libre de Bruxelles | | P19-QP3
-QR31
-QC14
-QC4
-QS32
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| Recherche : Enquête auprès des médecins généralistes et gynécologues sur l’autotest HPV dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus en Belgique francophone. | En 2020, le cancer du col de l’utérus représentait le 6ème cancer le plus fréquent en Belgique pour les femmes âgées de 25 à 64 ans. De nouvelles stratégies de dépistage ont aujourd’hui fait leurs preuves dans la littérature et les nouvelles recommandations préconisent l’autotest HPV comme dépistage primaire. Celui-ci a pour avantage de lever les freins liés au frottis du col de l’utérus pratiqué par un clinicien et ainsi d’atteindre les femmes sous dépistées. Le but de cette enquête est de savoir si l’autotest HPV peut être utilisé en Belgique francophone suivant la pratique des praticiens et leur opinion. | Schumacher - Flore | Université libre de Bruxelles | | 33.010-40.005-31.003 | |
| Burn-out : Comment améliorer la prise en charge du burn-out professionnel en médecine générale. Etude quantitative sur l’analyse de la prise en charge du burn-out en médecine générale en Belgique francophone. | Abstract :
Contexte : Le burn-out est un problème de santé publique de plus en plus fréquemment rencontré en consultation de médecine générale, entrainant régulièrement de longues périodes d’incapacité de travail. Cette pathologie n’étant pas listée dans les classifications de référence, sa prise en charge pose souvent question. De plus, il existe peu de recommandations précises en termes de prise en charge. Pourtant les médecins généralistes sont en général les premiers professionnels de soin consultés.
Objectifs : L’objectif principal de ce travail était la mise en évidence de pistes permettant une amélioration de la prise en charge des patients en burn-out en médecine générale.
Méthode : Une étude quantitative transversale a donc été réalisée à l’aide d’un questionnaire auprès de 948 médecins généralistes en Fédération Wallonie-Bruxelles afin de les questionner sur leurs connaissances et leurs méthodes de prise en charge des patients en burn-out. Le questionnaire a été fait sur la base de mon raisonnement ainsi que sur une recherche non exhaustive de la littérature.
Résultats : Le taux de réponse était de 18.77%. 67.4% des médecins ont participé à des formations sur le burn-out mais 23.6% des médecins rencontraient des difficultés par rapport à cette prise en charge et 43.3% en rencontraient dans certains cas. Les difficultés les plus fréquemment rencontrées étaient : les recommandations peu claires en termes de suivi avec 50.4%, le manque de temps avec 46% et le refus d’acceptation de la pathologie de la part du patient avec 40.1%.
Conclusion : Cette enquête a permis d’analyser la prise en charge du burn-out en médecine générale et de préciser les difficultés rencontrées. Le rôle principal du médecin généraliste a été mis en avant. Les pistes mises en évidence dans ce travail pourront aider les médecins généralistes dans leur prise en charge des patients en burn-out.
Mots clés : burn-out, syndrome d’épuisement professionnel, prise en charge, médecine générale.
| Stoffel - Marion | Université catholique de Louvain | | QD8
-45.008-P29 | |
Recherche qualitative : Comment les patients perçoivent l’implication du médecin généraliste lors de leur prise en charge d’une utilisation à long terme des benzodiazépines, de la première prescription au sevrage ? Qualitative research: How do patients perceive the general practitioner's involvement during the treatment of their long-term use of benzodiazepines, from the first prescription to withdrawal ? | Abstract
Contexte : L’usage à long terme de BZDs est prévalent en Belgique. Cette consommation n’est pas dénuée d’effets secondaires ou de risque de dépendance et d’accoutumance. La déprescription n’est pas toujours aisée en pratique. Le médecin généraliste a donc un rôle à jouer tant au niveau de la prévention qu’au niveau du sevrage de BZDs.
Objectif : Le but de ce travail est d’identifier les perceptions des patients quant à l’implication du médecin généraliste à travers leurs expériences vécues suite à la consommation inappropriée de BZDs. Comprendre leurs points de vue nous permettra de mettre en avant certains aspects afin d’améliorer la prise en charge de l’usage à long terme des BZDs en médecine générale.
Méthodologie : Etude qualitative composée de 13 entretiens semi-structurés. Les critères d’inclusion lors du recrutement sont les suivants : consommation de BZDs pour une période de plus de 6 mois et changement de comportement par rapport à cette consommation : diminution, arrêt ou stabilisation.
Résultats : L’analyse des résultats a été réalisée selon 5 thèmes (première prescription, différents patterns d’utilisation, accessibilité des BZDs, décision d’arrêter et prise de décision partagée concernant la prise en charge du sevrage). L’implication du médecin généraliste a été examinée en tenant compte des points positifs, négatifs et des attentes exprimées par les patients lors de cette prise en charge.
Conclusion : L’attitude du médecin généraliste, ses connaissances, la relation de confiance qu’il entretient avec ses patients et une approche centrée sur le patient ont un impact significatif sur la consommation de BZDs des patients et sur le sevrage. Le médecin généraliste peut améliorer cette prise en charge avec quelques éléments clés qui seront abordés dans ce travail.
Mots-clés : Benzodiazépines - Usage à long terme - Médecin généraliste - Sevrage
Abstract
Context: The long-term use of BZDs is prevalent in Belgium. This consumption is not devoid of side effects or risks of dependence or habituation. In practice, deprescription is not always easy. The general practitioner thus has a role both in prevention and in the withdrawal of BZDs.
Aim: The aim of this paper is to identify patients’ perceptions in relation to the GP’s involvement through their experiences following the misuse of BZDs. Understanding their opinions will allow us to put forward certain aspects to improve the treatment in cases of long-term use of BZDs in general medicine.
Methodology: Qualitative study composed of 13 semi-structured interviews. The inclusion criteria during the selection process were the following: use of BZDs for more than 6 months and behavioural change in relation to this use: decrease, withdrawal, or stabilisation.
Results: The results’ analysis was made according to 5 themes (first prescription, different using patterns, access to BZDs, decision to stop and mutual decision regarding the withdrawal treatment). The GP’s involvement has been studied while considering positive and negative points as well as the expectations expressed by patients during their treatment.
Conclusion: The GP’s attitude, his/her knowledge, the trust the doctor maintains with his/her patients and an approach centred around the patient have a significative impact on the use of BZDs and the withdrawal. The general practitioner can improve the treatment with a few key elements which will be broached in this paper.
Key words: Benzodiazepines – Long-term use – General practitioner – withdrawal
| Brajkovic - Kristina | Université de Liège | | P18-QD325
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| NAUSÉES ET VOMISSEMENTS GRAVIDIQUES : REVUE SYSTÉMATIQUE DE LA LITTÉRATURE ET PROPOSITION D’UN OUTIL OPÉRATIONNEL D’AIDE À LA PRISE EN CHARGE EN AMBULATOIRE | Contexte : Dans le monde, environ 70% des femmes enceintes sont touchées par des nausées ou vomissements pendant leur grossesse. L’absence de traitement peut amener à des conséquences potentiellement sérieuses, pour la mère, et l’enfant. Les médecins généralistes sont parfois démunis face à ce sujet de consultation.
Méthodologie : Ce travail de fin d’étude consiste en une revue de la littérature. De nombreuses bases de données ont été consultées. Cinquante-cinq articles (revues systématiques, essais cliniques, guidelines,...) ont été étudiés.
Résultats : Les résultats comprennent vingt-sept moyens spécifiques, y compris des molécules antiémétiques. Chacun d’eux est plus ou moins approfondi dans la littérature. Ce travail liste ces moyens, et décrit leur innocuité, leur tolérance et leur efficacité. Ces informations sont également reprises sous la forme d’un outil d’aide à la consultation de médecine générale.
Conclusion : Un grand nombre de possibilités existent en ambulatoire dans la gestion des nausées et vomissements gestationnels. Les femmes enceintes constituant un groupe éthiquement difficile à évaluer, le pouvoir statistique des études et leur qualité de preuve en sont diminués. | Khmielnitzky - Emilie | Université catholique de Louvain | | 45.000-D10-45.006-W05-50.000-50.006-54.007-D09 | |
| Instauration d’un code de nomenclature valorisant l’Advance Care Planning en soins palliatifs : quel accueil en médecine générale ? Entretiens individuels auprès de médecins généralistes | Contexte : En 2022 est insérée à la nomenclature des prestations de santé de l’INAMI la codification 103692 qui valorise la réalisation et le suivi de l’Advance Care Planning, ou planification anticipée des soins, chez les patients définis comme palliatifs via l’échelle Palliative Care Indicators Tool. Elle accorde un honoraire de 98,09€ à destination des médecins généralistes. L’idée d’un financement avait été soumise aux autorités par la Cellule fédérale d’Evaluation des Soins Palliatifs dans l’intention de sensibiliser les prestataires à l’Advance Care Planning et à son évocation pour tout patient palliatif.
Objectif : Cette étude a pour objectif d’appréhender le ressenti des médecins généralistes devant l’existence de cette nomenclature. Elle vise secondairement à évaluer si la création de la prestation INAMI tend à promouvoir la sensibilisation des médecins généralistes à l’Advance Care Planning.
Méthodologie : Des entretiens individuels semi-directifs ont été réalisés auprès de dix médecins généralistes des communes de Soumagne et alentours, puis complétés par une entrevue parallèle avec un médecin généraliste formé en soins palliatifs.
Résultats : Le code de nomenclature est dans l’ensemble perçu positivement par les médecins généralistes qui en espèrent une réalisation de l’Advance Care Planning plus régulière et plus complète. Plusieurs freins, inconvénients, dérives potentielles et souhaits d’adaptation de la prestation INAMI sont évoqués. Leurs avis sur les changements que la nomenclature pourrait entrainer dans les pratiques en médecine générale sont mitigés. L’étude ne permet pas de savoir si le code remplira l’objectif de sensibilisation à l’Advance Care Planning. La démarche de planification anticipée des soins telle que décrite par l’INAMI est en accord avec ce qui est réalisé et souhaité par les professionnels des soins palliatifs.
Conclusion : L’accueil global de l’apparition du code de nomenclature est positif mais diverses entraves et incertitudes rendent son applicabilité sur le terrain incertaine. Pour potentialiser son effet, promouvoir l’information et la formation des médecins généralistes est souhaitable, de même que réfléchir aux adaptations du contenu de la prestation que ceux-ci proposent. | Rihon - Florine | Université de Liège | | QD26
-QD323
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| Le partage d'information autour du soin du patient en maison médicale : quels sont les facteurs qui influencent ce partage entre collègues au sein d'équipes pluridisciplinaires | La collaboration interprofessionnelle est bénéfique à l’optimisation des systèmes de santé. Le partage est l’un des concepts-clés de la collaboration interprofessionnelle et il comprend le partage d’informations propres au patient et à sa prise en charge.
Le secret professionnel partagé régit le partage d’information entre professionnel·les amené·es à collaborer. Néanmoins, on observe des pratiques diverses du partage d’information dans les structures de santé primaire pluridisciplinaires. L’objectif est d’analyser les facteurs d’influence du partage d'information au sein des maisons médicales et de proposer, sur base des facteurs identifiés, un cadre conceptuel descriptif du processus décisionnel du partage d’information dans ce contexte.
Les données ont été collectées par entretien semi-dirigé auprès de professionnels de maisons médicales. Les résultats sont obtenus par analyse qualitative et inductive du matériel selon la méthode de la théorisation ancrée.
Notre analyse regroupe les facteurs d’influence du partage d’information en 4 catégories. La 1re catégorie décrit la posture ambivalente des informateurs en matière d’outils digitaux, balançant entre sécurité des données et pragmatisme. La 2e catégorie décrit les raisons du partage d’information qui sont la résilience émotionnelle, la responsabilité collective et l’utilité du partage à la collaboration interprofessionnelle. La 3e catégorie décrit la place du consentement du patient au partage d’information. La 4e catégorie décrit les caractéristiques du cadre institutionnel qui sont un support à la collaboration interprofessionnelle.
Le cadre conceptuel que nous proposons met en évidence des facteurs divers influençant le partage d’information ainsi que leur interdépendance. Il offre un support à la réflexion que des maisons médicales voudraient porter sur leurs mécanismes de partage d’information au sein de leur structure.
Des études supplémentaires sont nécessaires pour savoir si le champ d’application de notre cadre conceptuel peut être élargi à d’autres types de structures pluridisciplinaires.
| Yalombo - Richardson | Université libre de Bruxelles | | QR31
-QE2
-QS31
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| Identification des facteurs de risques et des options thérapeutiques de la colite microscopique pour une prise en charge optimale en médecine générale: revue de la littérature | Introduction: La colite microscopique est une pathologie digestive qui se caractérise principalement par la présence d’une diarrhée aqueuse chronique qui impacte fortement la qualité de vie des patients. Le diagnostic de cette pathologie est d’une part symptomatique mais surtout histologique, grâce à la réalisation de plusieurs biopsies coliques permettant de différencier deux sous-types de colite microscopique: la colite lymphocytaire et la colite collagène. Étant donné son impact sur la qualité de vie, il est intéressant d’en connaître les facteurs de risques ainsi que les options thérapeutiques afin d’assurer une prise en charge optimale.
Objectifs: Identification des facteurs de risques et des options thérapeutiques dans le but d’améliorer la prise en charge de la colite microscopique en médecine générale.
Méthode: Dans un premier temps, réalisation d’une revue de la littérature en interrogeant les bases de données Dynamed, Uptodate, Medline via Pubmed et Google scholar. Dans un second temps, application rigoureuse de critères d’inclusion et d’exclusion prédéfinis dans le but d’obtenir les articles les plus pertinents permettant de répondre à la question de recherche.
Résultats: Un total de 20 articles ont été intégrés à cette revue de littérature concernant la colite microscopique avec un échantillon total de 30.949 participants.
Conclusion: Bien que des études supplémentaires soient nécessaires, principalement sous la forme d’études randomisées contrôlées, ce travail de revue de littérature permet de mettre plusieurs constatations en évidence. Au niveau des facteurs de risques, il existe des facteurs de risques endogènes, parmi lesquels l’âge, le sexe, un contexte dysimmunitaire ou encore une malabsorption en acides biliaires, ainsi que des facteurs de risques exogènes, parmi lesquels la consommation médicamenteuse et le tabac. Au niveau thérapeutique, deux lignes thérapeutiques sont mises en évidence: la première au moyen du budésonide, et la seconde au moyen des traitements immunomodulateurs et biologiques. De plus, des médications à visées supportives peuvent être associées selon le profil du patient. | Dumont - Tom | Université de Liège | | QS41
-QT33
-QP3
-D11-QO4
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| La prise en charge de la syncope en médecine générale suit-elle les recommandations de la littérature scientifique ? | Objectif : Synthèse de la littérature concernant la prise en charge (PEC) de la syncope, évaluation de la PEC de la syncope par les médecins généralistes et création d’un algorithme.
Méthode : Etude quantitative concernant la PEC de la syncope, questionnaire adressé aux médecins généralistes et assistants en MG sur la PEC de la syncope dans leur pratique clinique et comparaison des résultats obtenus avec la littérature sur les vingt-cinq dernières années (1997-2022). Sur base de la littérature, création d’un algorithme de PEC sur la syncope.
Résultats : 40 praticiens ont répondu au questionnaire dont 30 assistants en MG et 10 médecins généralistes. 35% ne pensent pas bien maîtriser la PEC de la syncope en MG et un seul participant a répondu qu’il la maîtrisait « très bien ». 30% des participants ne réalisent pas d’électrocardiogramme (ECG) dans la PEC initiale d’une syncope. 57,5% des participants ne savent pas quelle molécule donner dans le traitement pharmacologique d’une syncope.
Conclusion : la PEC de la syncope en MG se base sur l’anamnèse, l’examen physique et l’ECG. De manière globale, les participants s’accordent avec la littérature concernant cette PEC. Cependant, l’ECG a été moins plébiscité par les participants à cette étude alors qu’il est un élément important. Peu de participants ont pu déterminer quelle molécule pourrait entrer dans le traitement pharmacologique de la syncope, notamment la midodrine. | Dagoberti - Nicodemo | Université libre de Bruxelles | | A06 | |
| Le dépistage d’une infection par le VIH en Belgique. Etude qualitative des connaissances et des pratiques auprès d’un échantillon de médecins généralistes de la région de Charleroi | Introduction : Le programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida a fixé pour 2025 les objectifs suivants : 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 95 % d’entre elles prennent un traitement antirétroviral, et parmi celles-ci, 95 % ont une charge virale supprimée. En 2021, la Belgique se situait à 94%-89%-97% et les individus qui ignoraient leur séropositivité étaient estimés à 1155. L’objectif principal de cette étude est de décrire les connaissances et les pratiques de dépistage d’une infection par le VIH au sein d’une cohorte de médecins généralistes de la région de Charleroi, en Belgique.
Méthodes : Cette étude qualitative a été réalisée par la méthode de recueil de données sous la forme d’entretiens individuels semi-structurés auprès de médecins généralistes de la Fédération des Associations des Médecins Généralistes de la région de Charleroi, en Belgique.
Résultats : Onze médecins généralistes ont été interrogés. La majorité d’entre eux estime qu’ils ont un rôle essentiel à jouer. La demande de faire un test de dépistage vient généralement de la part du patient. Lorsque le médecin généraliste le propose à ses patients, les raisons mentionnées sont : les comportements à risque, la découverte d’une IST ou d’une leucopénie, la répétition d’infections, la première prise de sang des femmes enceintes, l’exposition accidentelle avec du sang, l’analyse sanguine préopératoire ou générale et les voyages à l’étranger. Certains révèlent avoir reçu des connaissances incomplètes et d’autres suffisantes mais qui ont tendance à diminuer avec le temps. De plus, les recommandations de dépistage ne sont pas connues. Les obstacles au dépistage cités sont : le manque d’aisance personnelle, le fait de ne pas y penser, les limites de la formation, le refus d’un patient, la discrimination et/ou stigmatisation potentielle(s) des médecins généralistes, les contraintes de temps, l’accès aux soins de santé et les connaissances des médecins qui n’ont pas été renouvelées. Ils suggèrent de leur mettre à disposition des informations accessibles en ligne à tout moment et d’organiser des séminaires ou des conférences sur les recommandations actualisées. Pour les patients, ils proposent des brochures dans les salles d’attente, refaire des campagnes dans les médias et agir au niveau scolaire.
Conclusion : Cette étude relève l’implication des médecins de première ligne dans le dépistage de l’infection par le VIH. Cependant, leurs connaissances sont incomplètes. Des obstacles ont été mis en évidence et des suggestions proposées pour l’améliorer.
| Mattens - Adrian | Université libre de Bruxelles | | 31.003-B90 | |
| Influences « non-médicales » du traitement de l'insomnie chronique | Contexte : La prévalence de l'insomnie chronique étant de 10,7% en Belgique, ce trouble du sommeil est fréquemment abordé en consultation de médecine générale. Certaines études ont montré que le choix thérapeutique dépend partiellement de l'interaction de facteurs contextuels explicites en consultation de médecine générale. Cependant un certain nombre de facteurs contextuels implicites n’ont pas été étudiés. Ceci nous permet donc d’explorer ce gap et d’étudier un facteur contextuel implicite précis, l’antécédent d’insomnie chronique chez le médecin généraliste.
Objectif : Mesurer l'impact de l’antécédent d'insomnie chronique chez les médecins généralistes et les assistants en médecine générale en Belgique francophone sur la prise en charge des patients atteints d'insomnie chronique.
Méthode : Étude transversale quantitative observationnelle par questionnaire en ligne. Elle se compose de 151 médecins participants, incluant des médecins généralistes et des assistants en médecine générale.
Résultats : 52 médecins ont souffert d’insomnie chronique contre 99 pour qui ce n’est pas le cas. Le test du khi-carré et les analyses symétriques suggèrent qu'il existe une association significative modérée entre antécédent d’insomnie chronique du médecin et choix du traitement pour le patient (χ² =12.959, p = 0.024) (Phi = 0.293, p = 0.024) (V de Cramer = 0.293, p = 0.024). L’échantillon est de 151 médecins, ce qui est inférieur à 386, qui représenterait un échantillon statistiquement significatif.
Conclusion : A ce stade, nous ne pouvons pas affirmer que l’antécédent d’insomnie chronique chez un médecin généraliste impact significativement la prise en charge d’un problème similaire chez le patient. En effet, trop de biais significatifs sont présents dans cette étude surtout au niveau de l’échantillon étudié. Cependant, il peut être utile d’utiliser cette étude comme base pour une autre étude. Celle-ci peut utiliser les manquements de notre étude afin qu’elle soit plus rigoureuse. | Ben Abdallah - Slim | Université catholique de Louvain | | QR323
-QS41
-QD325
-P06 | |
| Quels sont les outils à disposition du généraliste pour diagnostiquer la dépression dans la démence ? | Introduction : Alors que notre patientèle vieillit, le diagnostic de la dépression dans la démence n’est pas aisé de part sa présentation moins typique chez les personnes démentes et ses symptômes pouvant être confondus avec des troubles cognitifs.
Méthode : Nous avons réalisé une revue de littérature afin de déterminer s’il existait des outils permettant de faciliter le diagnostic de dépression dans la démence en médecine générale, et si oui lesquels, en interrogeant les différents niveaux de littérature au moyen d’équations de recherche.
Résultats : Nous avons inclus 21 articles à notre recherche. L’échelle de Hamilton (HDRS), de Cornell (CSDD-19 et -4) et l’échelle gériatrique de dépression (GDS-15 et -30) sont des échelles validées et présentent toutes une bonne sensibilité et spécificité dans cet exercice. Toutefois, elles ne sont pas indiquées dans les recommandations de bonne pratique belges qui préconisent le jugement clinique du médecin à l’utilisation d’échelle.
Discussion : Bien qu’il existe des outils testés et validés pour le diagnostic de dépression dans la démence, nous n’avons aucune preuve pour valider leur généralisation dans la pratique des généralistes belges sans études complémentaires afin de les mettre à l’épreuve dans ce contexte. A nos yeux, l’échelle de Cornell à 4 items semble être une candidate idéale mais doit encore être validée pour la médecine générale.
Conclusion : L’utilisation d’échelle de diagnostic de la dépression dans la démence doit rester prudente dans le contexte de la médecine générale et des études plus poussées doivent être réalisées dans ce sens. | Maetens - Martin | Université libre de Bruxelles | | QR52
-P76-QS41
-QC15
-P70-QT33
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| Prévention du syndrome métabolique en première ligne : élaboration d’une brochure pour les médecins généralistes | Le syndrome métabolique en médecine générale est une entité que l’on rencontre presque quotidiennement, mais qui nous confronte régulièrement à des obstacles difficilement franchissables, tant d’un point de vue thérapeutique que préventif. Les multiples complications qui en découlent en font un problème de société, justifiant une optimisation de sa prise en charge.
L’objectif de mon TFE est l’élaboration d’une brochure scientifique pour les médecins généralistes rappelant les grandes lignes du syndrome métabolique et, surtout, donnant les recommandations actualisées de prise en charge médicamenteuse et non médicamenteuse. Il y a donc un double objectif : actualiser les connaissances et la prise en charge. Cette réalisation se base sur une revue de la littérature et des guides de bonnes pratiques.
Les médecins généralistes ont ensuite été interrogés pour évaluer cet outil d’un point de vue théorique et « esthétique ». Des interviews de type entretiens semi-dirigés, avec ensuite une analyse inductive et une analyse thématique du contenu ont été réalisé.
Cette brochure a permis de rappeler et d’actualiser de manière synthétique les grandes recommandations de prise en charge auprès des médecins généralistes, tout en se voulant ludique et facile à utiliser. La présence de la pyramide actualisée agrémentée de valeurs constitue une arme à part entière en consultation.
| Doret - Thomas | Université de Liège | | A98-T82-T90-K86-T93 | |
| Evaluer le ressenti des patients sur l’obésité du médecin généraliste en fonction de différentes pathologies fréquentes en médecine générale en Fédération Wallonie-Bruxelles | Introduction
A l’instar des études sur la discrimination des patients obèses dans les soins de santé, cette étude pose la question inverse mais tout aussi pertinente : existe-il une discrimination des patients envers les médecins obèses ? Elle évalue le ressenti des patients par rapport à l’obésité du médecin généraliste en fonction de différentes pathologies fréquentes en médecine générale.
Méthode
Nous avons réalisé une enquête quantitative transversale auprès de 320 participants âgé de 18 ans et plus et vivant en Fédération Wallonie-Bruxelles. L’analyse statistique descriptive a permis d’explorer le ressenti des patients par rapport à la confiance et à l’adhésion de leur prise en charge faite par un médecin généraliste obèse. Cette analyse a été réalisée au départ de situations cliniques en évaluant le ressenti sur une échelle de Likert modifiée.
Résultats
Au niveau de l’analyse statistique, le mode (item le plus représenté) pour les réponses relatives à la confiance et à l’adhésion des patients aux conseils médicaux sur une échelle d’égalité entre le médecin généraliste obèse et le médecin généraliste de poids dit normal, est « Tout à fait d’accord ». C’est le même mode, que ce soit envers la prise en charge des maladies virales, de la pédiatrie, du dépistage, des maladies cardiovasculaires, de la perte de poids ou des conseils hygiéno-diététiques.
Conclusion
En conclusion, la population de cet échantillon avait la même confiance en un médecin généraliste obèse qu’en un médecin généraliste de poids dit normal et adhérait de la même manière à la prise en charge d’un médecin généraliste obèse par rapport à un médecin généraliste de poids dit normal. Les réponses étaient les mêmes, peu importe l’IMC des participants et leur préjugés négatifs liés à l’obésité.
| Tabureau - Emilie | Université catholique de Louvain | | T82-QR32
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| Prise en charge de la douleur chronique en médecine générale : Ressentis, difficultés et pistes d’améliorations | Introduction
En médecine générale, la douleur chronique est un motif de consultation très fréquent, près de 18% de la population souffrirait de douleur chronique modérée à sévère. Le généraliste représente généralement le premier soignant consulté par les patients et constitue donc un véritable pilier dans la bonne prise en charge des douleurs chroniques. Par son aspect multifactoriel et son côté subjectif, ainsi que par son impact sur la qualité de vie des patients, la douleur chronique représente un véritable défi de prise en charge pour la première ligne de soin. Cependant, il semblerait que les médecins généralistes éprouvent une faible satisfaction quant à leur capacité à gérer la douleur chronique, et se sentent même frustrés. L’objectif principal de cette étude était de mettre en lumière les réalités de prise en charge des douleurs chroniques par les médecins généralistes afin de réfléchir aux besoins et aux défis en matière de gestion de cette entité médicale.
Matériel et méthode
Cette étude a été réalisée en suivant une méthode qualitative par le biais d’entretiens semi-dirigés avec plusieurs médecins généralistes à l’aide d’un guide d’entretien. Chaque entretien a été enregistré et retranscrit, et les données ont été segmentées en unités de sens. Par la suite, les données ont été analysées par analyse thématique, présentées et structurées selon 4 catégories d’analyses, à savoir : la représentation de la douleur chronique et du patient douloureux chronique par le médecin généraliste, l’approche de la prise en charge de la douleur chronique par le médecin généraliste, le ressenti du médecin face aux patients douloureux chroniques (impact émotionnel de la douleur chronique sur le médecin généraliste) et les pistes de solutions proposées par le médecin généraliste.
Résultat
Au total, 10 médecins généralistes exerçant dans la région du Hainaut ont été interrogés (n=10). Cette étude a révélé qu’ils rencontraient fréquemment la douleur chronique, mais présentaient des difficultés à traiter cette entité médicale. Ils ont exprimé des émotions négatives telles que la frustration et l’impuissance lorsqu’ils ne parvenaient pas à soulager la douleur, aboutissant à une appréhension à la consultation. La subjectivité de la douleur ainsi que la recherche d’un diagnostic et d’une origine à la douleur étaient décrites comme compliquées aboutissant parfois à une remise en question de la légitimité de cette douleur. Concernant leur prise en charge, la qualité de vie du patient était une priorité. Ils ont manifesté un intérêt pour la diversification de leur approche en utilisant à la fois des traitements médicamenteux et non médicamenteux, avec un grand intérêt pour l’activité physique. Cependant, malgré l’appréhension de l’escalade thérapeutique et de l’usage d’opioïdes, l’administration d’antalgique restait l’une des premières prises en charge afin de soulager rapidement et de répondre à la demande du patient. Ils ont proposé comme aide à la prise en charge une approche pluridisciplinaire plus accessible, constituée d’un réseau thérapeutique de bonne qualité, l’usage du cannabis médical, une amélioration de la formation initiale et continue des médecins, ainsi que l’intérêt d’une relation médecin-malade de qualité, basée sur l’écoute et l’empathie.
Conclusion
Cette étude met en évidence que les médecins généralistes belges ont encore une tendance à adopter une approche biomédicale plutôt que biopsychosociale pour traiter la douleur chronique, ce qui pose des problèmes de prise en charge. Le manque de formation initiale et continue des médecins sur des concepts clés tels que la douleur chronique primaire et l’hypersensibilisation centrale peut avoir un impact négatif sur la qualité des soins. Pour y remédier, une formation universitaire et une formation continue intégrant la prise en charge de la douleur chronique sur une approche biopsychosociale sont nécessaires. | Lambaere - Charlotte | Université libre de Bruxelles | | QS41
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| Projet d'assurance de qualité sur le dépistage des IST et particulièrement de la Chlamydia trachomatis au sein de la Maison Médicale de Lessines | 1. Introduction
Les IST représentent un problème de santé majeur. Parfois asymptomatiques, comme la Chlamydia trachomatis, elles peuvent pourtant mener à de graves complications. En tant qu’acteur de la première ligne, le médecin généraliste joue un rôle primordial dans la prévention des IST via leur dépistage.
Le but de ce mémoire était de modifier les pratiques des médecins participants concernant le dépistage des IST et principalement de la Chlamydia trachomatis auprès des patients âgés de 16 à 29 ans.
L’objectif principal était d’augmenter la proposition de dépistage et le la réalisation du dépistage de 50%. L’objectif secondaire était l’amélioration des connaissances médicales des médecins.
2. Matériel et méthode
L’intervention de type recherche-action s’est basée sur un protocole d’assurance de qualité et s’est déroulé au sein de la Maison Médicale de Lessines du 22 octobre 2022 au 22 février 2023. Deux médecins et un assistant y ont participé.
Afin d’évaluer le projet, des indicateurs de procédures et de résultats ont été sélectionnés et un guide d’entretiens semi-dirigés a été créé.
3. Résultats
Vingt-cinq patients sur 250 âgés de 16 à 29 ans consultés lors de la période de l’intervention se sont vus proposer le dépistage. Au final, 16 patients ont réalisé le dépistage, totalement ou partiellement. Deux infections à chlamydia trachomatis ont été dépistées.
On note une augmentation de 100% des dépistages effectués, cependant la proportion de patients avec qui le sujet du dépistage a été abordé reste faible.
Pendant l’étude, la pratique des médecins s’est positivement modifiée, les recommandations ont été davantage suivies.
4. Conclusion
Notre intervention a permis un changement partiel de pratique, notamment via une meilleure application des recommandations et via la hausse du nombre de dépistages réalisés. Le choix de la méthodologie semble avoir été gagnant et apprécié par les participants. Néanmoins le projet a également mis en évidence les difficultés d’inclure systématiquement la prévention à la consultation curative et ceci expliqué par de nombreux freins.
| Ducarme - Coline | Université libre de Bruxelles | | QT3
-X92-31.003-A98-QS4
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La pratique infirmière avancée, les avantages et facilitateurs ainsi que les obstacles et désavantages à l'implémentation pour aider le médecin généraliste : une scoping review Advanced nursing practice, advantages and facilitators as well as obstacles and disadvantages to implementation to support the general practitioner: a scoping review. | Introduction : Les soins primaires font face à de plus en plus de pression, pour une demande qui est croissante et plus complexe. Une des réponses à ce défi se trouve être dans l’implémentation d’un infirmier de pratique avancée (IPA). Si cette pratique est déjà ancrée dans de nombreux pays, elle n’en est encore qu’à ses prémices en Belgique. Outre les avantages ou désavantages que cette pratique peut amener à la médecine générale, il est important de comprendre ce qui peut faciliter son implémentation ou au contraire la freiner.
Objectifs : Identifier et synthétiser les avantages et facilitateurs ainsi que les désavantages et obstacles à l’implémentation des IPA dans les soins primaires
Méthodologie : Une scoping review a été réalisée selon le cadre méthodologique défini par Arksey et O’Malley (2005). Une recherche à partir de 4 bases de données a permis d’identifier 26 articles en français ou anglais et publiés entre 2000 et 2022. Les données retrouvées ont été mises en évidence au moyen de 2 Tableaux.
Résultats : Cette analyse a permis de retrouver 35 facilitateurs ou avantages à l’implémentation ainsi que 26 obstacles ou désavantages. Le manque de cadre juridique et le manque de connaissance du rôle semblent être les plus grands freins à l’implémentation des IPA au sein du système de soins primaires. Les performances cliniques de l’IPA ainsi que sa contribution à une amélioration de la qualité des soins et de la qualité de vie du patient rendent pertinent son implémentation dans les soins primaires.
Conclusions : Les IPA sont des professionnels qui ont leur place dans les soins primaires. Ils sont capables de prendre en charge des patients complexes et d’améliorer la qualité de vie des patients. De même, la qualité des soins et la coordination des soins avec le MG se voient grandement améliorés. Cependant, pour que cette collaboration prenne forme, il est nécessaire d’avoir une base légale solide ainsi qu’un cadre qui définit clairement la pratique de l’IPA.
Mots clés : Infirmier de pratique avancée, médecin généraliste, soins primaires, partage de tâches, facilitateur, avantage, obstacle, désavantage. Introduction : Primary care is facing increasing pressure from a growing and more complex demand. One of the responses to this challenge is the implementation of an advanced practice nurse (APN). While this practice is already established in many countries, it is still in its infancy in Belgium. In addition to the advantages or disadvantages that this practice may bring, it is important to understand what can facilitate or hinder its implementation.
Aim of the study : Identifying and synthesizing the advantages and facilitators as well as the disadvantages and obstacles to the implementation of Advanced Practice Nurses (APNs) in primary care.
Methods : A scoping review was conducted following the methodological framework defined by Arksey and O'Malley (2005). A search of 4 databases identified 26 articles in French or English published between 2000 and 2022. The data were presented using 2 tables.
Findings : This analysis identified 35 facilitators or advantages and 26 obstacles or disadvantages to the implementation of APNs in primary care. The lack of legal framework and the lack of knowledge of the role appear to be the biggest obstacles to the implementation of APNs within the primary healthcare system. The clinical performance of the APN, as well as its contribution to improving the quality of care and quality of life of patients, make its implementation in primary care relevant.
Conclusions : APNs are professionals who have a place in primary care. They are capable of taking care of complex patients and improving their quality of life. Likewise, the quality of care and coordination of care with the GP are greatly improved. However, for this collaboration to take shape, it is necessary to have a strong legal basis and a framework that clearly defines the practice of APNs.
Key-words : Advanced Practice Nurse, General Practitioner, Primary Care, Task-Sharing, Facilitator, Advantage, Obstacle, Disadvantage. | mizar - ossama | Université de Liège | | QD322
-QP3
-QS31
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| Alimentation anti-inflammatoire vs pro-inflammatoire : y a-t-il une place en médecine générale? | Résumé
Introduction : L’alimentation impacte de manière significative la survenue et l’évolution de nombreuses pathologies, notamment via des phénomènes inflammatoires. Les médecins généralistes sont en première ligne pour aborder l’alimentation avec leurs patients. L’objectif de ce travail vise à évaluer les connaissances des médecins généralistes quant aux phénomènes inflammatoires liés à l’alimentation et aux conseils alimentaires utilisés en consultation.
Méthode : Une recherche théorique au préalable a permis de développer un questionnaire afin d’exécuter une recherche qualitative. Celui-ci a été utilisé lors d’entretiens semi-dirigés avec 12 médecins généralistes de la région verviétoise. Les résultats ont été reportés et analysés en fonction de la littérature.
Résultats : Les médecins généralistes ont peu de connaissances relatives aux mécanismes reliant l’alimentation à l’inflammation. Ils connaissent peu les recommandations alimentaires et leurs enjeux, bien qu’ils soient conscients du potentiel impact de l’alimentation sur la santé globale.
Discussion : La littérature montre un lien non négligeable entre l’alimentation et une inflammation chronique de bas grade, favorisant de nombreuses pathologies. Dans ce sens, les recommandations alimentaires belges se tournent vers un régime plus méditerranéen, et moins occidental.
Conclusion : L’alimentation a un impact non négligeable sur la survenue et l’évolution de nombreuses pathologies rencontrées en médecine générale. Les médecins généralistes ont conscience de l’importance de prodiguer des conseils alimentaires lors de leurs consultations. Une meilleure formation et des outils mis à leur disposition pourraient permettre une meilleure prise en charge alimentaire des patients.
| Delicata - Aurélie | Université de Liège | | 45.000-45.001-45.003-A23-T05-QD41
-QD42
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| Mise à disposition par le Réseau Multidisciplinaire Local (RML) d’un appareil de MAPA – Quelle est l’expérience des médecins généralistes de l’arrondissement de Dinant et quel est l’apport dans leur pratique ? | Contexte : L’hypertension artérielle est la pathologie chronique la plus répandue dans le monde et elle représente une des causes majeures de morbidité. Elle occupe une place non négligeable dans les consultations de première ligne. En 2018, les Sociétés Européennes de Cardiologie et d’Hypertension (ESC et ESH) ont publié des nouvelles recommandations dans la prise en charge de l’hypertension artérielle. L’une d’elles aborde le diagnostic et, en comparaison avec les recommandations de 2013, on remarque l’apparition des mesures en dehors du cabinet grâce aux autocontrôles et/ou au monitoring ambulatoire de pression artérielle (MAPA). Depuis 2 ans maintenant, le RML a décidé d’instaurer cet outil et de le proposer gratuitement au service des médecins généralistes de l’arrondissement.
Objectif : Analyser l’expérience des médecins généralistes de l’UOAD avec le MAPA et l’apport dans leur pratique de l’instauration de ce service gratuit au sein du RML.
Méthodologie : Une analyse qualitative a été menée sur 10 médecins généralistes exerçant dans l’arrondissement de Dinant entre décembre 2022 et février 2023. Elle a été réalisée à l’aide d’entretiens semi-dirigés afin de recueillir l’avis des médecins généralistes sur l’utilisation du MAPA et principalement sur ce service récemment instauré au RML d’Achêne.
Résultats : L’analyse des entretiens a révélé l’avis relativement positif des médecins généralistes de l’UOAD sur ce dispositif proposé au RML. Elle a permis de remarquer l’hétérogénéité des connaissances sur le MAPA et d’observer un changement dans leur façon d’aborder l’hypertension artérielle depuis la mise en place de ce service. Elle a mis en lumière les divers avantages de ce système de proximité et l’apport bénéfique dans leur pratique de première ligne. Quelques freins à l’utilisation ont également été soulevés, les participants y ont apportés des pistes de solutions.
Conclusion : L’apport de cet outil est bénéfique à de multiples niveaux. Il permet une autonomie de la première ligne et une meilleure prise en charge de l’hypertension artérielle. Il serait intéressant d’approfondir davantage le bénéfice lié au développement de ces services de proximité et basés sur la multidisciplinarité au sein de la médecine générale.
| martin - virginie | Université catholique de Louvain | | 42.006-K85-31.005-QS31
-31.003 | |
| Quelles sont les connaissances et croyances des patients sur la prescription d’antibiotiques dans les infections aigües des voies respiratoires supérieures ? | Introduction : Les infections aigües des voies respiratoires supérieures (IAVRS) représentent le motif de consultation le plus fréquent en médecine générale et sont d’origine virale dans la très grande majorité des cas. Cependant, on constate encore un nombre important de prescriptions d’antibiotiques (ATB) pour ce type d’infection. Cela peut contribuer à terme au problème de l’antibiorésistance, phénomène sérieux et potentiellement grave dans le monde entier. Les médecins généralistes (MG) se retrouvent parfois confrontés à une demande d’ATB plus ou moins explicite de la part de leurs patients dans le cadre d’IAVRS. Cette étude nous permettra d’évaluer les connaissances et croyances des patients sur la prescription d’ATB dans les IAVRS en médecine générale. Nous pourrons alors mettre en lumière d’éventuels facteurs pouvant favoriser une utilisation incorrecte de ce type de médicament.
Matériel et méthodes : Dans un premier temps, des recherches dans la littérature primaire et secondaire ont été effectuées. Par la suite, 12 patients d’un cabinet de Médecine Générale situé à Flémalle, en région liégeoise, ont été interrogés par l’investigateur via des entretiens semi-dirigés. Les résultats de ces derniers seront analysés en parallèle avec les résultats retrouvés dans la littérature. Il s’agit donc d’une étude qualitative.
Résultats : L’ATB est défini comme étant utile pour soigner une infection, sans consensus de la part des patients par rapport à leur cible, virale ou bactérienne. Ils ont conscience de l’origine virale dans la majorité des IAVRS. La plupart des patients interrogés vont reconsulter leur médecin 2-3 jours après la première visite si les principaux symptômes ne s’améliorent pas. La diminution de la durée de la maladie est mise en avant comme principal effet favorable des ATB. Les effets indésirables sont spontanément peu rapportés et peu significatifs pour la majorité d’entre eux. Le phénomène de résistance n’est pas inconnu mais est plutôt défini comme une accoutumance du système immunitaire d’un individu. Ils sont tous conscients que ce phénomène est sérieux et peut être grave. Presque la totalité des patients sont tout à fait compliants au traitement ATB. Tous n’ont pas reçu d’informations claires sur les ATB de la part de leur MG. Concernant les autres médicaments, tous considèrent être tout à fait correctement informés par leur médecin.
Conclusion : Notre étude met en avant des connaissances encore insuffisantes sur les ATB de la part de nos patients. Il reste en effet certains aspects plus nébuleux ou méconnus par le patient et qui nécessiteraient d’être reprécisés par le MG lors de consultations pour ce type d’infections. Différents outils tels que les recommandations de bonne pratique, la prescription différée d’ATB ou des affiches d’informations peuvent aider à mener à bien la compréhension et la décision thérapeutique commune.
MOTS CLES : Patient, Antibiotique, Résistance, Infections aigües des voies respiratoires supérieures, Connaissances, Croyances, Médecine générale
| Moraux - Olivia | Université de Liège | | QP42
-QS41
-QT32
-R74-48.001-QR31
-50.006 | |
| Quel accompagnement en médecine générale pour les patients microdoseurs de psilocybine ? | Introduction : La santé mentale occupe une part certaine dans nos cabinets de médecine générale. Les outils pour aider les patients sont multiples. Un nouvel outil fait son apparition récemment dans les médias ; la psilocybine. Certains utilisateurs s’en servent à très petites doses, en microdosage, pour remédier à divers problèmes de santé mentale. Malheureusement ce sont des patients qui sont peu suivi au niveau médical et qui sont susceptibles de stopper leur médication prescrite. L’objectif de ce travail est de comprendre comment ces patients désirent être accompagnés, conseillés et aidés par leur thérapeute(s).
Méthode : Recherche dans la littérature primaire, secondaire et grise. Ensuite, questionnaire composé de cinq questions, à l’intention des microdoseurs de psilocybine.
Résultats : Les microdoseurs ont peu d’attentes envers leur thérapeute, ils citent une peur d’être mal compris, d’être découragés ou jugés. Ils ont également peu de soutien de leur entourage, s’informant particulièrement sur internet ou via des vendeurs. Ils souhaitent en général un dialogue informatif et ouvert avec les praticiens de la santé.
Discussion : Les microdoseurs de psilocybine ont peu de contact avec des thérapeutes, pourtant la grande majorité d’entre eux ont une réaction positive lorsqu’ils en sont informés. Il est important d’identifier ces patients pour pouvoir les conseiller, les aider dans leurs difficultés et leur traitement. | Petit - Isaura | Université de Liège | | P29-QD12
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| La prévention du surpoids et de l’obésité chez les enfants avant 6 ans : étude de terrain sur les connaissances et la pratique des médecins généralistes de la province du Brabant wallon | Contexte : Le surpoids est un problème majeur du 21ème siècle qui n’épargne pas les enfants et ce dès le plus jeune âge. L’obésité une fois installée est souvent difficile à traiter et le mieux est d’agir en amont de cette problématique par la prévention. Le médecin généraliste est souvent un acteur de santé clé dans la vie de l’enfant et il occupe ainsi une place de choix pour aborder ce sujet qui peut entrainer des répercussions sur la vie et santé de l’enfant et du futur adulte qu’il va devenir. Cela représente un problème de santé publique.
Objectifs : L’objectif du ce travail est de récolter des données relatives aux connaissances et pratiques des médecins généralistes du Brabant wallon quant à la prévention du surpoids chez les jeunes enfants et de confronter ces données aux recommandations et à la littérature sur le sujet afin d’entrevoir des pistes d’amélioration.
Méthodes : Une enquête de pratique a été menée auprès de 53 médecins généralistes de la région du Brabant wallon pour connaitre leur intérêt pour le sujet, leurs connaissances et leurs manières de faire dans leur pratique de médecine générale.
Résultats : Tous les participants à l’enquête trouvent que le médecin généraliste a un rôle à jouer dans la prévention du surpoids des enfants. 51,9% des participants sous-estiment l’incidence du surpoids chez les jeunes enfants. 69,2% des répondants ont connaissance de la définition du surpoids mais seuls 30,2% surveillent systématiquement les courbes de croissance de leurs jeunes patients.
Les participants ont tendance à avoir connaissance des grandes lignes des mesures de prévention à prendre pour combattre le risque de surpoids chez les enfants mais peu d’entre eux les appliquent systématiquement en consultation. Peu de temps est consacré à la discussion durant les consultations. 69,8% des participants trouvent le sujet difficile à aborder.
Conclusion : L’étude a permis d’établir un état des lieux des connaissances et pratiques des médecins généralistes et de le confronter ensuite aux recommandations et au contenu de la littérature sur le sujet. Elle a pu mettre en lumière les discordances qui en découlaient et établir des recommandations claires en termes de prévention et attitudes pratiques en consultation. Ces données sont reprises dans une fiche d’aide à la consultation qui pourrait servir de support aux médecins généralistes lors de leurs prochaines consultations. | HELLEPUTTE - FLORINE MARIE | Université catholique de Louvain | | A98-QC12
-T82 | |
| L’accès aux soins de santé des migrants et minorités ethniques : état de la question en Belgique et pays limitrophes | Introduction : Bien que les sociétés du monde deviennent de plus en plus multiethniques, migrants et minorités ethniques présentent un risque accru de recevoir des soins de qualité inférieure, de faire face à des inégalités et à des obstacles lors de l’accès aux soins, et ce avec des conséquences néfastes sur leur état de santé. L’objectif de ce travail est d’étudier les différences d’utilisation, d’accès et les barrières rencontrées par cette population lors de leur cheminement dans le système de soins de santé en Belgique et dans les pays limitrophes, telles qu’elles sont documentées dans la littérature scientifique traitant de ce sujet.
Méthodologie : Une revue narrative de la littérature a été réalisée en interrogeant deux bases de données.
Résultats : Les données de 26 articles ont été extraites. Leur analyse démontrait que les migrants et minorités ethniques présentaient une utilisation accrue des services d’urgences, ainsi qu’une moindre utilisation des services de santé mentale et des soins préventifs. Ils présentaient des difficultés à identifier leurs besoins en santé en raison d'un faible niveau de littératie en santé, de croyances en matière de santé et d'obstacles socio-culturels. La barrière linguistique entravait également la recherche de soins de santé et la qualité des contacts avec les professionnels de la santé. Ces derniers manquaient de compétences culturelles, ce qui pouvait entraîner des sentiments de discrimination, de préjugés culturels et de racisme, entraînant un report de soins.
Conclusion : L'offre de soins de santé n'est pas adaptée aux besoins des migrants et minorités ethniques. Il est nécessaire de définir des termes adéquats pour y référer dans la littérature, de donner de la visibilité aux populations les plus vulnérables et de fournir une formation adéquate aux professionnels de la santé pour mieux comprendre et surmonter les barrières entravant leur accès aux soins. En intégrant des pratiques de diversité culturelle dans les programmes d'études des professionnels de la santé et en développant une offre de formation continue, les médecins généralistes pourront mieux répondre aux besoins de leurs patients.
Mots-clés : Inégalités de santé – Accessibilité des services de santé – Minorités raciales et ethniques – Émigrants et immigrants | Broisson - Clémentine | Université de Liège | | QP21
-QO4
-Z04-QC3
-QC31
-QC32
-QT33
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| Quels sont les facteurs influençant le choix d’un médecin généraliste par les médecins généralistes ? | Une grande majorité des médecins pratiquent l’auto-diagnostic et l’automédication. Presque la
moitié d’entre eux ont l’impression de négliger leur santé. Malgré cela, beaucoup de médecins
n’ont pas de médecin généraliste, et quand ce dernier est présent, il n’est pas toujours consulté.
Or, il est prouvé qu’il existe de nombreux avantages pour un médecin à être suivi par un
médecin généraliste au sujet de la qualité des soins ; pour lui-même et pour ses patients, vu
qu’un médecin en bonne santé prodigue de meilleurs soins. Au vu de ces éléments, il semble
donc intéressant de rechercher les critères importants pour les médecins dans le choix de leur
propre médecin traitant. Pour cela, nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 8 médecins généralistes belges wallons. Une analyse thématique par induction a ensuite été réalisée. Cette étude a fait ressortir 22 critères divisés en 4 catégories : les
caractéristiques du médecin généraliste, la relation avec le médecin généraliste, la manière de
travailler et les attentes par rapport au médecin généraliste. Après avoir questionné et suivi la
réflexion des répondants, il en ressort qu’un bon nombre de ces critères sont classiques et
communs à n’importe quel patient. Mais ce qui est intéressant, c’est de se pencher sur les
facteurs plus spécifiques au médecin. Il existe de nombreux freins, décrits dans la littérature, et
des leviers sur lesquels appuyer dans l’optique d’améliorer la prise en charge des médecins. Ce
sujet a donc pour but de conscientiser les médecins généralistes à cette problématique et de
proposer des pistes de solutions pour favoriser leur décision de prendre un médecin traitant afin
d’être soigné correctement. | Wagelmans - Aline | Université de Liège | | QP53
-QR31
-QS41
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| La simulation médicale au service de la formation continue en médecine générale, étude exploratoire pratique | Introduction : la simulation en santé étant un concept novateur pour les médecins généralistes. Nous nous sommes inspiré du modèle de Kern afin d’en développer un programme de simulation.
L’objectif est d’évaluer les possibilités de développement d’un programme de simulation à l’attention des médecins généralistes.
Méthode : pour ce faire, nous avons réalisé une étude mixte avec la participation des médecins généralistes de la FAGC. En préparation un e-learning leurs avaient été envoyés puis nous les avions conviés à une séance de simulation se déroulant à l’hôpital civile Marie-Curie. Scénarii choisis : RCP adulte et insuffisance respiratoire chez l’enfant. La séance s’est déroulée selon le schéma classique briefing-scénario-débriefing. A la fin de la séance, afin de collecter des données, nous leurs avons demandé de répondre à un questionnaire de façon anonyme.
Résultats et discussion : 15 médecins généralistes ont participé à l’étude. L’analyse du questionnaire a permis de souligner que les médecins généralistes ont adhéré à cette expérience novatrice pour la plupart d’entre eux. Ils seraient intéressés par l’action d’instaurer celle-ci pour leur formation continue, qu’elle soit offerte ou non, au vu des avantages qu’a démontré la simulation et de la diversité qu’elle offre dans la pratique.
Conclusion : il serait intéressant en poursuivant l’étude de voir l’impact que la simulation en médecine générale pourrait avoir dans les soins de santé tant d’un point de vue qualité de soins qu’économique.
Mots clés : éducation médicale, médecine générale, formation médicale continue, simulation haute et basse fidélité, andragogie, modèle de Kern.
| Carestia - Marie | Université libre de Bruxelles | | QR31
-QR32
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| La place de la nutrition dans la prise en charge de patients atteints de douleurs chroniques musculosquelettiques. | Objectif : L’objectif est d’identifier la place de la nutrition (régime végétarien, méditerranéen, végan, sans FODMAPs et la consommation d’acides gras polyinsaturés) dans la prise en charge de patients souffrant de douleur chronique musculosquelettique (arthrose, polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie).
Méthode : Cette revue parapluie est basée sur une recherche systématique dans la littérature. Celle-ci a été effectuée à travers trois bases de données (PubMed, Embase, Cochrane) afin d’identifier les revues systématiques et méta-analyses qui étudient le lien entre la nutrition et les douleurs chroniques musculosquelettiques. Les outils AMSTAR 2 et ROBIS ont été utilisés afin d’évaluer la qualité méthodologique et le risque de biais des revues.
Résultats : Au total, 7 revues systématiques dont 3 méta-analyses ont été retenues pour la rédaction de cette revue parapluie. La plupart des revues avaient une qualité méthodologique faible et un risque de biais haut. Les revues ont montré un effet positif du régime méditerranéen et lors de la consommation d’acides gras polyinsaturés alors que les régimes végétarien et végan ont montré des effets divergents sur les douleurs liées à la polyarthrite rhumatoïde. Les régimes végan et sans FODMAPs semblent avoir tendance à améliorer les douleurs liées à la fibromyalgie. La douleur liée à l’arthrose semble être améliorée lors de la consommation d’acides gras polyinsaturés et d’un régime méditerranéen.
Conclusion : Il existe un effet positif global des interventions nutritionnelles sur les douleurs musculosquelettiques chroniques sans pour autant que l’on puisse précisément identifier le lien entre une intervention nutritionnelle en particulier sur une douleur musculosquelettique chronique spécifique. Cela suggère que ces différentes approches ont des points communs qui jouent un rôle dans la physiopathologie de la douleur chronique. Des recherches supplémentaires sont nécessaires afin d’identifier clairement les mécanismes physiologiques qui lient la nutrition à la douleur chronique. Actuellement, il n’existe pas de recommandations pour la pratique clinique. | Sasse - Elise | Université catholique de Louvain | | L18-L88-L90-L91-QP51
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| Comment les médecins généralistes font-ils face à la charge de travail? Étude qualitative menée auprès d’un échantillon de médecins généralistes francophones travaillant en Wallonie et à Bruxelles | Introduction : La médecine générale en Wallonie et à Bruxelles est confrontée à des défis majeurs en termes de charge de travail pour les médecins généralistes. En effet, le vieillissement de la population et l'augmentation des maladies chroniques, combinés à une répartition inégale des médecins sur le territoire, ont créé un déséquilibre entre l'offre et la demande de soins de santé. Cette situation a des conséquences négatives sur les médecins, les patients et la société dans son ensemble. Dans ce contexte, il est crucial de comprendre comment les médecins généralistes font face à cette charge de travail et les stratégies qu'ils mettent en place et quelles sont leurs perspectives.
Méthode : L’étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été choisie pour répondre à la question de recherche. Nous avons appliqué un échantillon en variation maximale avec comme critère d’inclusion être médecin généraliste francophone travaillant en Wallonie ou Bruxelles. Les résultats ont été analysés par théorisation ancrée.
Résultats : L'étude menée a impliqué la participation de neuf médecins généralistes, dont les témoignages ont permis de dégager cinq grands thèmes : le ressenti de la charge de travail, les stratégies au niveau des patients, les stratégies au niveau des médecins, les stratégies au niveau de l'organisation et les stratégies au niveau du système. Bien que certains des médecins n'exerçaient pas en zone de pénurie médicale, tous ont exprimé leur perception d'une charge de travail importante. Les résultats de l'étude ont souligné l'importance de l'éducation des patients sur l'utilisation du système de soins de santé, le travail en équipe monodisciplinaire et/ou pluridisciplinaire avec l'aide de personnel médical et non médical, ainsi que la nécessité d'augmenter le nombre de médecins généralistes pour répondre à la demande croissante en matière de soins de santé.
Conclusion : Cette étude qualitative met en évidence la capacité de résilience des médecins généralistes face à la charge de travail importante à laquelle ils sont confrontés, ainsi que leur proactivité dans la recherche de stratégies pour y faire face. Il serait souhaitable que des recherches ultérieures soient menées pour évaluer l'efficacité de ces stratégies et leur pertinence pour améliorer les conditions de travail des médecins généralistes.
Mots clés : médecin généraliste ; charge de travail ; stratégies ; ressenti | Daudré-Vignier - Victoria | Université catholique de Louvain | | QS11
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| L’injection intra-articulaire de plasma riche en plaquette est-elle plus efficace que l’injection de glucocorticoïde dans la capsulite rétractile ? | Introduction
La capsulite rétractile de l'épaule est une pathologie courante en médecine générale. Celle-ci entraine des douleurs ainsi qu'une limitation des mouvements de l’épaule. Aucun consensus n’est clairement établi en ce qui concerne le traitement de la capsulite rétractile. La kinésithérapie et les injections intra-articulaires de corticoïde sont les techniques les plus utilisées. Ces dernières années, les injections de plasma riche en plaquette sont de plus en plus pratiquées et étudiées dans le domaine locomoteur.
Méthode
La question de recherche vise à savoir si l’injection intra-articulaire de palsma riche en plaquette est plus efficace que l’injection intra-articulaire de corticoïde. Pour y répondre, la recherche a été effectuée dans les bases de données Pubmed, Cochrane, Sciencedirect, ResearchGate, The Cureus Journal of Medical Science et Journal of Clinical and Diagnostic Research le 07/01/2023. Seules les études primaires ont été incluses afin de répondre à la question clinique.
Résultats
6 études ont été inclues dans cette revue de la littérature. Les études primaires ont été évaluées selon leur catégorie (RCT ou étude de cohorte) puis le contenu a été synthétisé sous forme de tableaux récapitulatifs.
Discussion
Une différence significative est observée, selon l’échelle visuelle analogique et l’amplitude de mouvement à 12 semaines de suivi, pour le traitement par injection intra-articulaire de plasma riche en plaquette par rapport à l’injection intra-articulaire de corticoïde. Selon l’indice de douleur et d’invalidité de l’épaule, une amélioration significative à 6 mois a été observée pour le plasma riche en plaquette. Cependant les études peuvent être critiquées à différents niveaux : présence de biais, manque de procédures dans la préparation du plasma riche en plaquette et durée de suivi. L’utilisation de plasma riche en plaquette semble être sans danger mais son coût est plus élevé.
Conclusion
Les données actuelles montrent une amélioration de la douleur et de la mobilisation grâce aux injections de plasma riche en plaquette par rapport aux injections de corticoïde. Cependant, les preuves disponibles restent limitées. Il existe donc une réelle nécessité que ces données soient renforcées par d'autres études de qualités. | Langhendries - Thomas | Université catholique de Louvain | | QS41
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| Entre communication et accompagnement : vécu d'un groupe de médecins généralistes face à l'annonce d'une mauvaise nouvelle | Introduction : Le nombre de patients atteints de cancer ou de maladie grave, invalidante et potentiellement fatale est en croissance malgré tous les progrès en médecine. L’annonce d’une mauvaise nouvelle fera de plus en plus partie du quotidien des médecins généralistes. Après avoir défini ce qu’est une mauvaise nouvelle, les objectifs de cette enquête sont d’analyser les raisons pour lesquelles il est si difficile au médecin de l’annoncer et de voir s’il est possible de rendre cette annonce moins difficile et plus humaine.
Méthode : Une étude qualitative sur base du recueil des données de deux focus groups, respectivement de six et sept médecins généralistes, a été menée au cours du mois de janvier 2023.
Résultats : L’annonce de la mauvaise nouvelle est déterminante pour la relation de confiance qui s’établira avec le patient. Les médecins développent des mécanismes de défense face à leurs propres émotions entre autres l’identification projective, la fuite en avant, la fausse réassurance et le mensonge. De même ils doivent faire face aux émotions du patient, qui peuvent se traduire par de l’agressivité, des reproches, des pleurs aussi. L’écoute, la patience, l’empathie sont indispensables à l’accompagnement de l’annonce. Le médecin doit se préparer à l’annonce. Des cours et des formations spécifiques déjà mis en place sont des outils très utiles mais ils ne sont insufissants.
Conclusion : L’annonce d’une mauvaise nouvelle restera toujours difficile. Chaque annonce sera une expérience différente. Le partage d’expériences vécues d’annonces difficiles pourrait compléter l’arsenal des aides déjà apportées aux médecins généralistes pour faciliter cette annonce. | Adam - Julie | Université catholique de Louvain | | QD25
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| Quels sont les freins à l’extension du délai de l’IVG médicamenteuse, jusqu’à 10 semaines d’aménorrhée, dans les centres de planning familial du GACEHPA ? Une recherche en méthode mixte | Introduction : À la suite des dernières recommandations internationales, le Groupe d’Action des Centres Extra-Hospitaliers Pratiquant l’Avortement a actualisé son protocole pour l’avortement par méthode médicamenteuse, en proposant la méthode jusqu’à 10 semaines d’aménorrhée. Une disparité des pratiques a été constatée entre les centres pratiquant l’avortement.
Méthodologie : Une méthode mixte a été utilisée pour comprendre les freins à l’application de ce délai et répertorier les pratiques dans les 22 centres concernés. Deux questionnaires mixtes ont été soumis, l’un aux centres et l’autre aux médecins y pratiquant l’avortement. Des entretiens semi-dirigés ont ensuite été menés pour approfondir les résultats obtenus.
Résultats : Les questionnaires ont été complétés par 13 centres et 29 médecins. Cinq médecins ont accepté un entretien.
Dix(34,5%) médecins et 3(23,1%) centres pratiquaient l’avortement jusque 10 semaines d’aménorrhée. Les freins soulevés par les médecins étaient : pour 55,2% les craintes d’hémorragie ; pour 41,4% la douleur ; pour 75,9% le visuel du produit de conception. La partie qualitative a mis en évidence les craintes liées au vécu des équipes, le temps nécessaire au changement et le manque de médecins.
La présence à la présentation du protocole, a permis de réduire les craintes liées aux hémorragies (p=0,027).
Conclusion : Malgré un protocole bien établi, une disparité évidente persiste entre les centres en termes d’accès à l’avortement par méthode médicamenteuse. Les freins identifiés pourront servir de base de réflexion, afin de faciliter la mise en place du protocole. Les freins des autres acteurs de terrain restent à explorer. | Stiernon - Wendy | Université libre de Bruxelles | | W83-QS41
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| Quels sont les moyens permettant d'organiser et de déléguer une partie du travail du médecin généraliste dans les zones de pénurie de la Belgique francophone selon le vécu de différents médecins généralistes ? | 1. Résumé
Introduction
La pénurie de médecins généralistes en région wallonne entraîne des délais d'attente plus longs pour les patients et une charge de travail considérable pour les médecins traitants, ce qui peut conduire à l'épuisement professionnel et à une baisse de la qualité des soins.
Mon étude consiste à trouver des moyens afin de mieux organiser et déléguer le travail des médecins généralistes en zone de pénurie, améliorer leur bien-être et ainsi les prémunir du burn out tout en gardant des soins optimaux.
Méthodologie
Étude qualitative réalisée via des entretiens semi-dirigés sur base d’un guide d’entretien auprès de huit médecins généralistes travaillant en zone de pénurie de la Belgique francophone. L’analyse des résultats a été réalisée via la méthode du classement thématique.
Résultats
Différents moyens permettant de décharger une partie de la charge de travail du médecin généraliste ont été énoncés par les médecins interviewés et mis en évidence via une revue de la littérature.
Discussion
Les moyens retenus sont : posséder un secrétariat, exercer la médecine de groupe, réaliser des téléconsultations, cadrer le patient, éduquer le patient, organiser le travail, limiter sa patientèle, majorer le nombre de médecins généralistes, créer des postes fixes dans les maisons de repos, diminuer la charge administrative, offrir plus de droits sociaux aux médecins, réformer la médecine générale, travailler via un binôme entre le médecin généraliste et un.e infirmier.e, ouvrir des maisons médicales, développer la profession de scribe médical en Belgique.
Conclusion
Cette étude a permis de trouver des solutions pour améliorer la qualité de vie au travail et éviter l'épuisement professionnel du médecin généraliste. Toutefois, il est important de surveiller toute dérive potentielle résultant d'une délégation excessive du travail.
Les résultats pourraient bénéficier aux médecins généralistes travaillant en zone de pénurie ainsi qu’à la communauté des médecins généralistes dans l'ensemble et leurs patients.
| Tasca - Ines | Université catholique de Louvain | | QC14
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Le long Covid : Étude d'un cas en médecine générale Long Covid : case study in general practice | INTRODUCTION
On estime aujourd’hui à plus de 65 millions le nombre de patients présentant un syndrome du long Covid dans le monde. Ce chiffre est probablement sous-estimé, et en augmentation constante. Une grande partie de ces patients risquent d’être handicapés à vie, ce qui fait du long Covid un enjeu majeur de santé publique.
LE LONG COVID
Le long Covid est un syndrome multisystémique de physiopathologie complexe de présentation clinique hétérogène. Les symptômes les plus fréquemment reportés sont la fatigue, l’essoufflement à l’effort, des douleurs musculaires et articulaires, des troubles gastro-intestinaux et une variété de troubles neurocognitifs pouvant gravement impacter la qualité de vie des individus.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Une revue succincte de la littérature actuelle sur la maladie est réalisée, à titre informatif à destination des médecins généralistes. Nous présenterons le chemin diagnostique d’une patiente de 44 ans, suivie en maison médicale et atteinte du syndrome du long Covid. Deux questionnaires ont été complétés lors du suivi afin d’évaluer l’impact de la maladie sur sa vie.
DISCUSSION
Le cas présenté nous montre la nécessité d’écouter les patients, et de remettre en question nos connaissances médicales. Le long Covid est une maladie multisystémique encore peu connue et comprise. À l’heure actuelle, les outils technologiques semblent dépassés, et le médecin généraliste est le médecin le plus propice à identifier et prendre en charge cette maladie, qui doit faire l’objet d’une reconnaissance médico-légale.
CONCLUSION
Dans le contexte de l’émergence d’une nouvelle maladie, le cas décrit remet en perspective la rencontre entre le médecin d’une part, et le patient souffrant de symptômes médicalement inexpliqués d’autre part, avec une cassure nette de sa santé. | Rimbault - Eliott | Université libre de Bruxelles | | A77-QS41
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| Quelles sont les attentes des patientes vis-à-vis de leurs médecins traitants durant le post-partum ? | Introduction : Le post-partum est une période remplie de bouleversements, tant au niveau physique que psychologique. Il s’agit d’une période de transition pendant laquelle la jeune maman doit s’adapter à sa nouvelle vie. La durée de séjour intra-hospitalier post-accouchement s’est raccourcie au fil des années, provoquant un retour précoce de la maman à domicile. Le bien-être de la maman et du nouveau-né sont intimement liés. Les objectifs de l’étude sont donc de rechercher si les patientes ont des attentes particulières vis-à-vis de leur médecin traitant durant le post-partum, et par extension, de comprendre leurs perceptions du rôle du médecin généraliste dans le post-partum.
Méthode : Une étude qualitative par le biais d’entretiens semi-dirigés a été réalisée. Un guide d’entretien a été élaboré. Les critères d’inclusion comportaient un accouchement à terme sans complication, que ce soit par voie basse ou par césarienne. Les critères d’exclusion étaient une maladie psychiatrique et la maitrise insuffisante du français. Une analyse thématique inductive a été faite.
Résultats : Suite aux différents entretiens, ce qui ressort c’est qu’il n’y a pas d’attente particulière vis-à-vis des médecins généralistes. En effet, différents facteurs influencent la position actuelle du médecin généraliste. Cependant, différentes pistes d’amélioration sont proposées par les participantes.
Discussion : Les résultats sont mis en confrontation avec les données de la littérature ainsi que le contexte actuel de l’organisation des soins de santé en Belgique.
Conclusion : Pour l’ensemble des patientes, il n’y a pas une attente particulière vis-à-vis de leurs médecins traitants. L’organisation actuelle des soins en Belgique ne laisse pas de place au médecin généraliste. De plus, plus de proactivité de la part des médecins généralistes serait également la bienvenue pour les femmes. Enfin, nous pouvons essayer d’impliquer plus les médecins traitants en préconisant un suivi à deux mois chez ceux-ci, lors de la sortie de maternité.
Mots-clés : Postpartum, postpartum care, womans health, general practice physician, general practitioner, patient-centered care, person focused care, needs and demand, health services, fourth trimester. | Kalin - Fatma | Université de Liège | | QP2
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| Comment améliorer la prise en charge de la santé sexuelle en première ligne ? Pistes pour le praticien inspirées d’une étude qualitative réalisée en centre de planning familial. | Bien que le système de soin se veuille le plus accessible possible, la gestion de la santé sexuelle semble montrer des limites. La couverture contraceptive suboptimale, le dépistage du cancer du col de l’utérus insuffisant et l’augmentation des infections sexuellement transmissibles en sont les principaux indicateurs. Cette prise en charge en première ligne repose sur le médecin traitant et particulièrement sa pratique en planning familial où la majorité des actes sont réalisés. Afin d’optimiser au mieux cette gestion, une compréhension fine des facteurs motivant les patients à consulter en planning familial plutôt qu’en consultation de médecine générale classique est indispensable.
Pour tenter de comprendre ce constat, une étude qualitative sous forme d’interviews semi-dirigés a été réalisée auprès d’un échantillon de 10 patients du planning familial « le 37 » à Liège. A l’aide d’un guide d’entretien, une approche mixte de type inductive et déductive a permis de récolter les différentes informations nécessaires. Au moyen d’une analyse thématique de contenu, nous avons pu comprendre les différents facteurs favorisant la consultation en planning.
Parmi ces thèmes, la confidentialité vis-à-vis de l'entourage social, en particulier des parents, semble jouer un rôle prépondérant. La pudeur, avec notamment la crainte d'être jugé par le médecin habituel, est également un facteur important. En outre, l'expertise apparente du médecin professant en planning, due à sa formation et à son exposition régulière à ce sujet, est aussi un élément clé. L’accessibilité géographique et la permanence d’accueil ont également été évoquées. Enfin, l'aspect économique (financier) a été mentionné, étant donné que le public du planning familial a en moyenne 25 ans.
Sur base de ces thèmes, nous avons extrait différentes pistes d’amélioration pour le praticien en pratique classique. Elles peuvent être aisément mises en place sans engendrer de coût supplémentaire, et ce quel que soit le type de pratique du médecin généraliste. Si malgré tout, il rencontre des limites dans la gestion de la santé sexuelle de ses patients, il est crucial de pouvoir les orienter vers des centres de planning familial. Ces centres disposent d'équipes pluridisciplinaires spécialisées dans la prise en charge de ces problématiques, capables de soulager le praticien dans sa pratique quotidienne. | Menu - Yannis | Université de Liège | | QS41
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| Quels sont les intérêts actuels de la prescription de mélatonine dans les troubles du sommeil ? | Contexte : L’insomnie est un problème fréquent dans les cabinets de médecine générale car on estime que près de un patient sur cinq qui consulte au cabinet en souffre.
Objectif : Les benzodiazépines sont très efficace dans le traitement aigu mais elles ont un risque d’effets secondaires et de dépendance. Leur profil n’est pas favorable au long cours. La recherche d’un traitement avec un meilleur profil d’innocuité est légitime. La mélatonine, commercialisée en Belgique depuis 2008, pourrait être ce traitement.
Méthodologie : Recherche bibliographique sur Pubmed avec les MeSH relatif à l’insomnie et la mélatonine, auxquels se sont ajoutés d’autres articles selon la bibliographie, car utile pour ce travail.
Résultats : 27 articles qui rencontrent les critères d’inclusion. Les recommandations européennes de 2017 ne sont pas en faveur de la mélatonine car l’efficacité serait faible cliniquement. Plusieurs études donnent des résultats différents depuis 2017. Les effets secondaires sont mineurs et non significatifs par rapport aux placebos. L’existence d’effet secondaire théorique à plus long terme ou rares, non encore étudiés, reste présente.
Conclusion : La thérapie cognitivo-comportementale et l’hygiène du sommeil reste la thérapie de première. Cependant, la mélatonine ne doit pas être ignorée dans nos outils pharmacologiques au vu de ses faibles risques et son efficacité sur les troubles du sommeil. Cela doit se faire dans une thérapie à court terme avec la plus petite dose efficace. Son arrêt est facilité en raison de l’absence de dépendance et il n’existe pas d’effet rebond de l’insomnie. | Constant - Céline | Université de Liège | | P06-A04-QD325
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| L'Helicobacter Pylori et son rôle dans la prise en charge de la dyspepsie en première ligne : Evaluation des connaissances et habitudes pratiques des médecins généralistes belges francophones | Introduction: Il existe des confusions parmi les médecins de première ligne concernant la définition et la prise en charge d’une dyspepsie. Pourtant, ce symptôme touche environ 20% de la population générale, engendrant d’importants coûts de soins de santé. Le rôle de l’Helicobacter Pylori dans la dyspepsie est essentiel : du dépistage au traitement éradicateur, le médecin généraliste est au centre de la prise en charge. L’objectif de ce travail est d’évaluer le niveau de (mé)connaissance de ce sujet et de proposer des pistes d’amélioration pour optimiser in fine la prise en charge et l’efficience du médecin généraliste. Méthodologie: Une étude quantitative observationnelle transversale a été réalisée via un questionnaire en ligne. Au total, 92 médecins généralistes belges francophones y ont répondu. Une auto-évaluation pré- et post-test a été réalisée, et les connaissances ont été évaluées puis analysées statistiquement selon plusieurs critères socio-démographiques. Résultats: Le score total de bonnes réponses était de 45,95%. Une différence statistiquement significative a pu être mise en évidence dans le sous-groupe « âge » en faveur des médecins âgés de 24 à 34 ans. Concernant les habitudes pratiques, des différences statistiquement significatives ont pu être démontrées dans les sous-groupes expérience et type de milieu de travail. Conclusion: Les connaissances des médecins généralistes sur l’H.Pylori et son rôle dans la dyspepsie sont insuffisantes et nécessitent une mise à jour via la formation continue. L’examen des habitudes pratiques confirme cette méconnaissance, vu la variabilité et le flou de ces pratiques parmi les médecins généralistes.
| Jaumot - Victor | Université catholique de Louvain | | D07-D87-D70-QD23
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Quelle place pour les injections de plasma riche en plaquettes dans le traitement de la fasciite plantaire ? What role for platelet-rich plasma injections in the treatment of plantar fasciitis? | Introduction : La fasciite plantaire est une des causes de douleur au pied les plus fréquentes. Il s’agit d’une pathologie dégénérative plus qu’inflammatoire. Le plasma riche en plaquettes est une nouvelle alternative dans son traitement.
Objectif : Cette revue de littérature a pour but d’apprécier l’efficacité des injections de PRP et leur pertinence dans le traitement de la fasciite plantaire.
Méthode : A l’aide de mots-clés, une recherche a été effectuée sur les moteurs de recherche PubMed et Cochrane library. Des critères d’inclusion et d’exclusion ont été appliqués. Les résultats des articles pertinents pour l’objectif de cette revue ont été analysés.
Résultats : Dix sept articles ont été retenus. Deux études évaluent l’effet du PRP sans groupe contrôle. Les autres études ont comparé le PRP avec au moins un groupe contrôle : neuf avec un corticostéroide, deux avec le sang complet, une avec des radiations à faible dose, une avec des ondes de choc et deux études comparent le PRP simultanément avec un corticostéroide et un placebo. : Le PRP se montre plus efficace que le placebo et les ondes de choc. Il est aussi efficace que les radiations à faible dose et le sang complet. La comparaison avec les corticostéroides montre soit une supériorité du PRP soit un effet similaire des deux composés.
Conclusion : Les injections de PRP semblent être sûres et efficaces dans le traitement de la fasciite plantaire. Néanmoins, plus d’études de bonne qualité sont souhaitables. Son utilisation est à mettre en balance avec son coût et les autres possibilités thérapeutiques.
| Raskinet - Guillaume | Université de Liège | | 57.006-55.000-L17 | |
| Asthme chez l'enfant en âge préscolaire: Quels critères influencent l'instauration initiale du traitement de fond par le médecin généraliste ? | Introduction : L’asthme chez les enfants en âge préscolaire est la pathologie chronique la plus fréquente dans cette tranche d’âge. Elle se présente fréquemment par un tableau de wheezing récurrent. Le médecin généraliste a un rôle essentiel dans l’identification des patients et dans l’instauration initiale du traitement de fond. Cette étude a pour but d’évaluer les critères qui influencent la décision du médecin généraliste d’instaurer ce traitement de fond.
Méthodologie : Cette étude quantitative et qualitative s’est déroulée du 15 Février 2023 au 29 Mars 2023 via une enquête anonyme diffusée par mail aux médecins généralistes de Belgique Francophone.
Résultats : L’analyse a été effectuée sur un échantillon de 71 réponses. La population étudiée est représentative de médecins généralistes travaillant surtout dans le Hainaut, en association et prenant fréquemment en charge des enfants de 0 à 5 ans. Les résultats obtenus au travers de 2 vignettes cliniques, variant par l’âge du patient, illustrent que les connaissances des médecins généralistes sont suffisantes pour poser le diagnostic de l’asthme dans cette tranche d’âge. En revanche, le choix du traitement est un point à améliorer. Ce sont les médecins les plus à l’aise et jugeant le bénéfice supérieur au risque qui traitent, de manière statistiquement significative, plus régulièrement. De même, les médecins traitent statistiquement plus l’enfant de 3 ans et demi comparé à celui de 6 mois. Cependant, la fréquence de prise en charge, l’expérience du médecin ou l’évaluation de la communication interprofessionnelle n’ont pas d’impact sur l’instauration du traitement.
Conclusion : L’âge de l’enfant, l’aisance sur le sujet et le bénéfice attendu du traitement sont les 3 critères qui influencent l’instauration du traitement de fond par le médecin généraliste.
| Rémiche - Nicolas | Université catholique de Louvain | | R96-R03-QC11
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| Prise en charge en médecine générale des patients majeurs vulnérables incapables d'exprimer leur volonté | Introduction : Les médecins généralistes sont confrontés dans leur pratique à des cas de démences, de troubles psychiatriques ou de déficiences intellectuelles. Ils n’ont par contre pas toujours les outils nécessaires pour leur prise en charge. Comment veiller au bien-être de ces patients tout en préservant leur autonomie et en respectant leurs volontés ? Ce travail expose les aspects médicaux, juridiques et déontologiques de la protection des personnes incapables d’exprimer leur volonté en médecine générale.
Méthodologie : Ce travail est une recherche qualitative, basée sur des entretiens individuels (trois généralistes, deux avocats administrateurs, un Juge de paix) et une discussion en focus group (huit généralistes). Ils m’ont permis d’explorer le ressenti des différents professionnels concernant la prise en charge de patients incapables d’exprimer leur volonté. J’ai également pu assister à un colloque organisé à l’occasion des vingt ans de la loi relative aux droits du patient.
Résultats et discussion : Concernant les patients gériatriques, les généralistes se fient à leur sens clinique et à des tests cognitifs pour évaluer la perte d’autonomie et la fragilité. Les patients déficients intellectuels sont pris en charge comme les autres patients, avec une adaptation de la communication. La prise en charge des patients avec troubles mentaux est bien vécue par les généralistes lorsque la situation clinique est stable, mais ils sont fort pris au dépourvu lors de crise ou d’urgence psychiatrique, surtout si une demande de mise en observation est nécessaire. Concernant la protection judiciaire, les généralistes éprouvent des difficultés pour la rédaction du certificat médical circonstancié, particulièrement en ce qui concerne l’abandon du secret médical. Les contacts entre médecins traitants et administrateurs sont peu fréquents, mais les uns comme les autres reconnaissent qu’une meilleure communication serait bénéfique pour le bien-être du patient.
Conclusion : L’état de santé des patients se définit de manière bio-psycho-sociale. Les médecins généralistes sont confrontés dans leur pratique à des patients vulnérables, nécessitant une prise en charge adaptée (soins, préservation de l’autonomie, communication adéquate, aide des proches). La notion de capacité est complexe à évaluer mais a des implications légales importantes notamment pour l’exercice des droits du patient (consentement éclairé). La protection de la personne et des biens est une solution mais elle est privative de libertés.
| Altmann - Caroline | Université catholique de Louvain | | QE42
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| État des lieux de l’utilisation de l’échographie par les médecins généralistes en région Wallonie-Bruxelles : étude qualitative | Introduction.
Les médecins généralistes portent un intérêt croissant pour l’utilisation de l’échographie dans plusieurs pays européen. Malgré une littérature florissante sur le sujet, il n’existe pas de données ni de recommandations en Belgique. A travers notre étude, nous avons tenté de comprendre comment quelques généralistes de la région Wallonie-Bruxelles ont intégré cet outil dans leur pratique quotidienne. Nous avons analysé les avantages et les limites de cette technique en médecine générale.
Méthode.
Nous avons réalisé une étude qualitative avec des entretiens semi-dirigés auprès de 10 médecins généralistes ayant intégré l’échographie dans leur pratique. Après segmentation, codage et catégorisation des données, une analyse thématique a été effectuée à l’aide d’une matrice.
Résultats.
Au travers les entretiens, 8 thèmes ont émergés : Intégration de l’échographie comme prolongement de l’examen clinique et non comme examen complémentaire, facteurs de motivation liés au médecin et au contexte, 4 différentes façons d’utiliser l’échographie, manque d’uniformisation des formations, avantages/inconvénients pour le patient, facilités/freins à la relation avec la 2ème ligne, aspect financier et avis sur la codification.
La question de la codification et l’aspect financier étaient secondaires même si le coût de l’appareil pouvait représenter un frein, notamment chez les jeunes médecins.
Conclusion.
Selon les généralistes interrogés, l’échographie semble être un outil prometteur avec des avantages tant pour le patient que pour le médecin. Mettre en place un cadre d’indication clair et défini est un prérequis pour la création d’une formation diplômante afin d’uniformiser les connaissances des généralistes, de leur offrir une certaine légitimité et de rassurer les spécialistes. Au départ de cela, une discussion pourrait s’ouvrir à propos de la codification tout en étudiant le rapport coût-bénéfice pour la santé publique.
Mots-clés : Médecine générale – médecin généraliste – médecin de famille – médecin traitant – échographie – échoscopie - POCUS
| Senesael - Emeline | Université libre de Bruxelles | | 41.005-QR31
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| Intérêt et pertinence d’une formation « Comment répondre à une demande de soins d’un proche ? » pour les médecins généralistes en formation professionnelle : élaboration et évaluation d’une formation testée en Belgique francophone | INTRODUCTION. Les jeunes médecins éprouvent des difficultés à se positionner sur la manière de répondre à une demande de soins d’un proche. Or le sujet n’est pas abordé dans le cursus universitaire en Belgique francophone. Les objectifs de ce travail sont d’élaborer une formation « Comment répondre à une demande de soins d’un proche ? », d’évaluer la pertinence de former les MGFP au sujet et enfin d’apprécier l’intérêt de proposer la formation dans le master de spécialisation en médecine générale.
MÉTHODE. Une revue de littérature a permis d’élaborer une formation qui a été testée dans dix séminaires en Belgique francophone et évaluée par les participants (médecins généralistes en formation professionnelle et médecins-animateurs de séminaires) via questionnaire.
RÉSULTATS & DISCUSSION. La revue de littérature a permis d’éclairer les enjeux inhérents aux demandes de soins des proches et les facteurs à considérer pour y répondre. La formation a été évaluée par 164 participants. Les résultats montrent que 97,9% des médecins généralistes en formation professionnelle ont appris des choses, que la formation a aidé 93,1% d’entre eux à se forger leur propre opinion sur le sujet et que 75,7% géreront différemment certaines demandes de soins de proches dans le futur. Des différences selon l’année d’assistanat et l’université ont été observées. Finalement, 97,6% des participants ont estimé que ce type de formation devrait être donné en master de spécialisation en médecine générale : 52,4% obligatoirement et 45,1% en option. La formation devrait idéalement être proposée en milieu de première année d’assistanat sous forme de séminaire interactif mêlant théorie et partage d’expériences personnelles.
CONCLUSION. Cette étude confirme l’intérêt et la pertinence d’une formation « Comment répondre à une demande de soins d’un proche ? » pour les médecins généralistes en formation professionnelle en Belgique francophone.
| de Dorlodot - Isis-Marie | Université catholique de Louvain | | QS41
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| Freins et motivations des médecins généralistes à la pratique de l’interruption volontaire de grossesse | Introduction :
L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est au cœur de l’actualité et de différentes controverses. A ce jour elle n'est pas retenue au niveau international comme un droit des femmes. On estime qu’une femme belge sur cinq aura un jours recours à l’IVG et qu’une partie de ces femmes s’adresseront au médecin généraliste dans un premier temps. L’IVG est indéniablement un motif de consultation fréquent en médecine générale et plusieurs études ont démontré l'importance majeure du médecin traitant. Il existe néanmoins une pénurie de médecins la pratiquant en Belgique. L’objectif de ce travail était, d'une part, de mettre en évidence les motivations et les freins des médecins généralistes à pratiquer l’IVG, et d'autre part, d'analyser les facteurs qui influençaient ces freins et motivations des médecins.
Méthodologie:
Une étude quantitative a été menée par diffusion de questionnaires électroniques auprès des assistants et des médecins généralistes en Belgique francophone entre le 24/11/2022 et le 31/12/2022.
Résultats :
Un échantillon de 216 médecins a été obtenu. Les trois motivations principalement évoquées par les praticiens étaient l’importance du service médical rendu aux patientes (58,8%), l’accord de l’IVG avec leurs valeurs et leurs convictions (50,5%) et la diversification de leur pratique (28,7%). Les trois freins majeurs retenus étaient le manque de temps (39,4%), le manque d’accès à la formation (34,3%) et la crainte des complications médico-légales (25,5%). Le sexe, l’âge, le statut, le type de pratique du médecin et le fait de pratiquer l'IVG avaient une influence sur les différentes motivations et freins des médecins.
Discussion et conclusion:
Nos résultats étaient fortement similaires aux études antérieures traitant le même sujet. Si d’une part les assistants et les médecins généralistes témoignaient être conscients du service rendu à leurs patientes, ils étaient d’autre part confrontés à des obstacles majeurs tels que le caractère chronophage d’une telle pratique ainsi que d’un manque de compétence et de formation. Nos analyses sur la compréhension de ces facteurs devront être renforcées par des études complémentaires pour permettre l'amélioration de la pratique et l'offre de soins concernant l’IVG dans le but de garantir le droit à l’IVG aux femmes en Belgique.
Mots clés : étude quantitative, médecine générale, interruption volontaire de grossesse
Indexation: QR32; QS41 ; QD25; W83 | Van de Merckt - Roxane | Université catholique de Louvain | | QS41
-QR32
-W83-QD25
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| L’impact de la charge domestique sur la santé des femmes en ménage hétérosexuel : Revue de la littérature en 2023 | | Coeurnelle - Laurent | Université libre de Bruxelles | | | |
| Quel est l'impact de l'utilisation des montres connectées détectant et alertant leur porteur en cas de rythme cardiaque irrégulier en ce qui concerne le diagnostic et la prise en charge des arythmies cardiaques par les médecins généralistes en Belgique Francophone ? | Introduction : Après plusieurs consultations sur ce sujet, j’étais très intriguée par les montres connectées pouvant alerter leur porteur en cas de détection d’un rythme cardiaque irrégulier. J’ai cherché à comprendre quel impact pouvait avoir cette nouvelle technologie sur la pratique des médecins généralistes Belges francophones, en termes de diagnostic et de prise en charge des arythmies cardiaques, notamment la fibrillation auriculaire.
Méthodologie : Une étude quantitative dont l’objectif était d’observer et de mesurer l’impact de cette nouvelle technologie sur les médecins généralistes Belges francophones, a été réalisée. Pour ce faire, un questionnaire en ligne LimeSurvey a été diffusé auprès des médecins généralistes et des assistants en médecine générale, via les cercles de médecine générale et d’autres structures.
Résultats : À sa clôture, le questionnaire totalisait 143 réponses dont 107 questionnaires complétés entièrement. 38% des médecins avaient déjà eu des consultations au sujet des montres connectées, avec une consultation par an en général. Les médecins exerçant en milieu rural étaient moins confrontés aux alertes arythmie émises par une montre connectée. La façon de prendre en charge les alertes variaient fortement entre les médecins. 95% des médecins étaient demandeurs d’informations et de formations sur ce sujet.
Discussion : Un tracé électrocardiographique à une dérivation de 30 secondes est suffisant pour poser le diagnostic. Et si le diagnostic de fibrillation auriculaire a été établi, il faut anticoaguler le patient si cela est indiqué par les scores CHA2DS2-VASc et HAS-BLED. De plus, les montres connectées pourraient devenir un outil de dépistage de la fibrillation auriculaire. Un dépliant explicatif sur les différents modèles des montres a été réalisé. Les médecins généralistes ont déjà des consultations sur ce sujet et ils vont devoir connaitre le fonctionnement, les performances, les limites, les avantages et les inconvénients de ces dispositifs afin de pouvoir aborder au mieux ces futures consultations. | Vervacke - Louise | Université catholique de Louvain | | 42.000-QD32
-58.000-QS41
-K78-QR1
-QR32
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| Analogues du GLP-1 dans le traitement de l’obésité chez l’adulte non diabétique : A quels risques expose-t-on les patients ? : Une revue de la littérature | 39% de la population mondiale serait en surpoids et 11 % (BMI ≥25kg/m²) d’entre elle serait obèse (BMI ≥30kg/m²). Actuellement, deux analogues du GLP-1, le liraglutide et le sémaglutide, font partie des traitements médicamenteux indiqués en cas d’obésité ou en cas de surpoids avec un BMI ≥27 et au moins une comorbidité associée.
L’effet amaigrissant de ces molécules a été largement médiatisé et véhiculé sur les réseaux sociaux et la demande de prescription de ces molécules a augmenté de façon à dépasser les capacités d’approvisionnement habituelles. Des patients diabétiques ont ainsi présenté des difficultés d’accès à leur traitement. L’engouement pour ces molécules permettant de perdre du poids est tel qu’il occulte parfois le fait que comme tout médicament, elles présentent également des effets secondaires. Ce travail s’est intéressé à ces derniers.
Les effets secondaires les plus fréquents sont digestifs (nausée, vomissement, dyspepsie, constipation, diarrhée). Des obstructions intestinales, des pathologies biliaires et pancréatiques ont également été observées.
Des études ont mis en évidence une augmentation du rythme cardiaque.
La notion de cancer du pancréas, de la thyroïde et du sein est évoquée, bien que cette augmentation ne soit pas statistiquement significative.
Etant donné certains résultats chez l’animal et le manque de données quant à l’innocuité de ces médicaments en cas de grossesse, il est conseillé d’en arrêter l’usage au moins 2 mois avant une grossesse et durant la période d’allaitement.
Des études solides de type RCT, sans conflit d’intérêt, sur une durée de plusieurs années avec des échantillons suffisamment larges, menées chez des patients obèses non diabétiques, avec le dosage plus élevé de cette indication sont nécessaires pour nous éclairer davantage quant aux effets secondaires possibles de ces traitements. | Di Nobile - Coralie | Université catholique de Louvain | | A85-QC14
-QT33
-QT52
-T82 | |
| COMMUNICATION ENTRE MÉDECINS GÉNÉRALISTES ET SPÉCIALISTES : QUELLES SONT LES PISTES À INVESTIGUER POUR L’AMÉLIORER SELON LES GÉNÉRALISTES DE LA PROVINCE DE NAMUR ? : SONT-ELLES DIFFÉRENTES SELON LES GÉNÉRALISTES PRATIQUANT SEULS ET CEUX PRATIQUANT EN GROUPE ? | INTRODUCTION
Il faut trouver des éléments pour entrainer les généralistes et les spécialistes à coopérer, car leur communication est indispensable à la bonne prise en charge des patients. Cette étude a pour objectif de relever les pistes à investiguer selon les généralistes pour améliorer cette communication et de comparer celles relevées par les généralistes pratiquant seuls à celles relevées par les généralistes pratiquant en groupe.
METHODE
Nous avons réalisé une étude quantitative transversale observationnelle à l’aide d’un questionnaire en ligne transmis aux médecins généralistes de la province de Namur.
RESULTATS
98% des participants considéraient le temps nécessaire pour entrer en contact avec le spécialiste comme étant un frein et 87% étaient motivés par une augmentation de la rapidité pour établir ce contact. Cette motivation était davantage identifiée par les généralistes pratiquant en groupe. Pour pallier à ce problème, 81% des participants étaient en faveur de la création de carnets d’adresses et 73% étaient en faveur de la création d’un canal informatique sécurisé. 64% des participants étaient freinés par la crainte de faire face à un interlocuteur désagréable et 85% des participants étaient motivés par le fait d’avoir un lien plus familier avec les spécialistes. Pour ce faire, 69% des participants étaient faveur de l’organisation de réunions entre généralistes et spécialistes.
CONCLUSION
Pour inciter les généralistes à communiquer davantage avec les spécialistes, il faut trouver des solutions pour accélerer la prise de contact et pour favoriser la familiarité de leurs échanges. Il serait intéressant de réaliser une « recherche action » étudiant la mise en place de carnets d’adresses, d’un canal informatique sécurisé ou encore de réunions entre praticiens.
| De Boe - Alice | Université catholique de Louvain | | QR32
-QR323
-QS41
-QS33
-QD25
-QD14
-QD3
-QP3
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| Comment améliorer la prise en charge de l'endométriose en médecine générale ? | Introduction : L'endométriose est une pathologie qui affecte environ une femme sur dix dans le monde. Les symptômes les plus courants sont la dysménorrhée, la dyspareunie et la dyschésie. Cette maladie peut entraîner des problèmes d'infertilité et a un impact significatif sur la qualité de vie des patientes. Le retard de diagnostic de l’endométriose (RDE) varie de 8 à 12 ans. Dans cette étude, nous examinerons comment améliorer la prise en charge de l'endométriose en médecine générale, en mettant l'accent sur la sensibilisation, la formation et l'utilisation de protocoles de diagnostic et de traitements appropriés.
Matériel et méthode : 13 entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de médecins généralistes dans la région de Mons-Borinage, afin de comprendre les raisons expliquant le RDE. Les entretiens ont été menés entre le 1er et le 21 mars 2023, avec des médecins de toutes catégories d'âge et de sexes. Le guide d’entretien était subdivisé en 4 parties : la récolte des données socio-démographiques, l’analyse des connaissances théoriques des médecins traitants au sujet de la dysménorrhée et de l’endométriose, l’analyse de la pratique en médecine générale et l’avis des médecins généralistes au sujet du RDE.
Discussion : Dans cette étude, les médecins généralistes interrogés ont démontré une bonne connaissance générale de l'endométriose, ce qui diffère des résultats de la littérature. Cependant, les médecins ont admis que leur propre méconnaissance peut expliquer le retard diagnostique de l'endométriose. Un examen gynécologique permettrait de diagnostiquer l'endométriose, mais certains médecins ne le réalisent pas par manque de formation, de temps et de matériels adéquats.
Conclusion : L’endométriose est fréquente mais souvent diagnostiquée tardivement. Les médecins généralistes jouent un rôle crucial dans le dépistage et la prise en charge des patientes atteintes de cette maladie. Cependant, des lacunes dans leur formation et des obstacles pratiques limitent leur efficacité. Une meilleure formation, coordination et sensibilisation peuvent réduire le retard diagnostique de l’endométriose.
| Nehili - Ines | Université libre de Bruxelles | | 31.003-QR31
-QS41
-X02-30.000 | |
| Le bilan du patient obèse à travers le stress oxydatif : Revue systématique de la littérature | Introduction : L’obésité est un phénomène de santé publique majeur. En effet, elle prédispose à de nombreuses pathologies comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, la stéatose hépatique non alcoolique, le SAOS, l’arthrose, l’asthme et certains types de cancers. Devant ces réels enjeux de santé publique, le rôle du médecin généraliste est de prévenir et traiter les comorbidités qui découlent de l’obésité. De nombreux articles ont montré une association entre le stress oxydatif et l’obésité. Nous avons cherché à évaluer si l'approche de l’obésité par le stress oxydatif pourrait permettre d’améliorer la prise en charge des patients obèses en médecine générale notamment.
Méthodes : Ce travail consiste en une revue de littérature qui s’étend de janvier 2005 à mars 2023. Nous avons consulté des bases de données de la littérature primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire pour retenir principalement des articles de haut niveau de preuve (méta-analyses, RCT, revues systématiques) mettant en rapport l’obésité et les différents acteurs du stress oxydatif. Nous avons également sélectionné des recommandations de bonnes pratiques et des textes de consensus afin d’améliorer la prise en charge de nos patients obèses.
Résultats : Cette revue de littérature met en évidence l’association entre le stress oxydatif et l’obésité. La littérature fait état chez les sujets obèses d’une diminution des concentrations plasmatiques d’une partie des micronutriments jouant un rôle antioxydant (vitamine A, E, B9, zinc) mais il existe cependant des résultats controversés pour d’autres marqueurs biologiques. Nos résultats ont démontré qu’il existe un intérêt de supplémenter certaines vitamines. Les vitamines A, C et E influencent positivement le métabolisme des lipides alors que d’autres antioxydants comme le glutathion, le coenzyme Q10 ainsi que les vitamines B6 et B9 sont impliqués dans le métabolisme du glucose. La vitamine A et la superoxyde dismutase semblent être les seules molécules à influer sur le poids et l’IMC.
Conclusion : Cette revue de littérature confirme le lien entre le stress oxydatif et l’obésité Les taux de certains micronutriments sont souvent réduits chez les personnes obèses, mais il n'est pas recommandé de les évaluer chez les patients asymptomatiques. La supplémentation de certains micronutriments semble prometteuse, mais ses effets restent controversés. La clé de la prise en charge du patient obèse reste la promotion d’une activité physique régulière et une alimentation variée à faible densité énergétique. | Lazreq - Amir | Université libre de Bruxelles | | T82-QS41
-QT33
-34.000-T91-T05 | |
| INTERET ET UTILISATION DES ECHELLES A VISEE GERIATRIQUE DANS LA PRATIQUE DES MEDECINS GENERALISTES BRUXELLOIS | La place de la médecine gériatrique dans la société est de plus en plus importante suite au vieillissement de la population dans de nombreux pays. Les personnes âgées représentent une part croissante de la population et nécessitent des soins de santé spécifiques adaptés.
La gériatrie est une spécialisation assez récente dans la médecine et certaines spécificités sont encore trop méconnues par les soignants. Face au nombre insuffisant de gériatres diplômés, les soignants de premières lignes seront amenés à prendre en charge un nombre croissant de patients âgés et à faire face à leurs pathologies distinctives.
De nombreux outils et scores existent afin d’optimaliser le dépistage et la prise en charge des syndromes gériatriques. Ils sont très fréquemment employés dans les services hospitaliers de gériatrie mais le sont-ils dans la pratique courante des médecins généralistes ?
Cette étude observationnelle transversale a été réalisée afin de quantifier l’exploitation de certains scores dans la pratique courante de 52 médecins généralistes Bruxellois.
Elle a pour but de mettre en évidence les situations dans lesquelles ces tests sont utilisés et d’identifier les obstacles principaux à leur intégration dans la pratique du médecin généraliste.
| Delhaye - Coline | Université catholique de Louvain | | QR32
-QC15
-31.003-48.002-QS41
-QD12
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| Prescription et déprescription des statines par le médecin généraliste chez les personnes âgées en prévention primaire | INTRODUCTION : Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès chez les personnes âgées, dont la population est en augmentation [1] [2]. Les statines, de par leur effet hypocholestérolémiant, sont un traitement clé de la prévention cardiovasculaire [3] [4]. Leur bénéfice est démontré en prévention secondaire chez le patient âgé ( ≥ 70 ans) [4] [5]. En prévention primaire, il existe des manquements dans la littérature en termes de bénéfice cardiovasculaire et de mortalité chez le patient âgé. De plus, peu de recommandations sont faites pour les patients octogénaires et fragiles [6] [7]. Ces manquements peuvent mener à des prescriptions de statines potentiellement inappropriées de la part du médecin généraliste. Dans ce contexte, ce travail de fin d'études vise à améliorer la prescription et la déprescription des statines chez les personnes âgées en prévention primaire.
METHODOLOGIE : Ce travail comprend : une revue succincte de la littérature concernant le positionnement des statines en prévention primaire, une étude quantitative déclarative comportementale par questionnaire en vue d’analyser les attitudes des médecins généralistes en termes de prescription et de déprescription des statines chez les personnes âgées en prévention primaire, une discussion des résultats de l’étude avec la littérature et des propositions de solutions pour améliorer la pratique médicale dans ce domaine.
RESULTATS ET DISCUSSION :Ce travail comporte notamment les résultats suivants :
• La grande majorité des médecins généralistes suit les lignes directrices européennes
en matière de prescription des statines mais des disparités sociodémographiques
persistent, notamment en termes de sexe et de nombre d’années de pratique ;
• Certains médecins généralistes se comportent en dehors des lignes directrices européennes bien qu’ils estiment avoir des connaissances suffisantes en termes de
prescription des statines ;
• Il existe des lacunes dans les lignes directrices de prescription des statines concernant
la prise en compte de facteurs propres aux personnes âgées. Néanmoins, les médecins généralistes basent leur décision de traitement sur certains de ces facteurs ;
• La majorité des médecins généralistes pratiquent toujours la décision médicale
partagée avec le patient mais des disparités sociodémographiques subsistent,
notamment en termes de sexe et de nombre d’années de pratique ;
• Il n’existe pas de lignes directrices européennes concernant les modalités de déprescription des statines, bien que la plupart des médecins la considère, entre
autres, face à des patients octogénaires ou ayant une espérance de vie limitée ;
• Il existe des obstacles à la déprescription des statines dans la pratique clinique, en
l’absence de preuves formelles sur la balance bénéfice / risque de la déprescription.
CONCLUSION : Afin de perfectionner la prescription et la déprescription des statines par les médecins généralistes chez les personnes âgées en prévention primaire, une sélection de pistes d’amélioration ont été proposées :
Améliorer la connaissance des médecins généralistes concernant les lignes directrices de prescription des statines au travers de webinaires/ séminaires/ Glems/ e-learnings ;
Améliorer l’accessibilité à la littérature et aux lignes directrices au travers de fiches, de résumés et d’outils disponibles au sein des programmes de médecine générale et sites dédiés à la médecine générale ;
Combler les lacunes dans les lignes directrices européennes par la conduite d’études randomisées concernant à la fois la prescription et la déprescription des statines en incluant des paramètres gériatriques ;
Inciter les médecins généralistes à effectuer la décision médicale partagée, notamment en l’intégrant dans le cursus universitaire. | VANDROMME - CAMILLE | Université catholique de Louvain | | QC15
-QD24
-QD325
-QD326
-QD41
-T93-QR32
-QS41
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| MÉDECINS GÉNÉRALISTES ET INFLUENCES DES INDUSTRIES PHARMACEUTIQUES : Quelles raisons amènent les médecins généralistes à accepter aujourd’hui les industries pharmaceutiques comme source d’information pour assurer leur formation continue ? | Introduction : La médecine générale est une discipline vaste et assurer sa formation continue dans une optique de qualité des soins n’est pas toujours une chose facile en pratique. Les médecins généralistes se disent noyé.e.s dans leur quotidien mais iels sont encore beaucoup aujourd’hui à accepter les industries pharmaceutiques pour s’informer et se former (même en partie) de manière continue, et ce, malgré les différents éléments soulevés sur le sujet dans la littérature.
Question de recherche : Quelles raisons amènent les médecins généralistes à accepter aujourd’hui les industries pharmaceutiques comme source d’information pour assurer leur formation continue ?
Méthode : Une étude qualitative descriptive a permis d’explorer l’expérience de quelques médecins généralistes bruxellois.e.s en matière de formation continue, plus spécifiquement celle en lien avec l’industrie pharmaceutique. La démarche s’est voulue ouverte, exploratoire et compréhensive et en aucun cas jugeante des pratiques en elles-mêmes. Sept entretiens individuels semi-dirigés ont été réalisés après une phase d’échantillonnage non-probabiliste. Ces entretiens ont été strictement retranscrits et le matériel récolté a ensuite été étudié par analyse de contenu thématique.
Résultats : Quatre catégories thématiques principales ont été dégagées du matériel récolté pour explorer les raisons qui amènent les médecins généralistes interviewé.e.s à se former actuellement (même en partie) avec l’industrie. Tout en amont, la perception ambivalente des firmes par les médecins généralistes qui les côtoient (1). Iels les considèrent avec méfiance à plusieurs niveaux et se sentent influencé.e.s dans leur pratique. Toutefois, iels tendent à minimiser cette influence et à se sentir équipé.e.s pour y résister. Ensuite, des pratiques professionnelles fatigantes (2) et le ressenti de non-valorisation financière de moments consacrés à se former participent au phénomène. Les médecins interviewé.e.s disent également se former par le biais de l’industrie pour des raisons très concrètes (3). Au contraire, iels perçoivent des difficultés à se former sans les firmes du fait de différents freins ressentis (4) au quotidien, que les industries se sont efforcées de supprimer.
Conclusion : Différentes raisons permettent de mieux comprendre pourquoi les médecins généralistes continuent à se former en partie par le biais de l'industrie pharmaceutique. Une perception ambivalente des firmes, des pratiques quotidiennes spécifiques ou encore des motivations et des freins très concrets conditionnent la persistance de ces liens de formation. Ces liens ont des conséquences très documentées dans la littérature mais d’autres études seraient nécessaires pour mieux comprendre ce qui amène les médecins à conserver ces liens malgré tout. | Regniers - Jean | Université catholique de Louvain | | QO4
-QR31
-QS12
-QT23
-QD325
-QE4
-QS13
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| La prise en charge du décrochage scolaire en médecine générale | Introduction :
Le décrochage scolaire est un problème complexe et multifactoriel qui peut avoir des conséquences
néfastes à long terme sur la vie des jeunes concernés. Les médecins généralistes sont souvent les
premiers professionnels de santé à être en contact avec les jeunes patients qui présentent des signes
de décrochage scolaire. La prise en charge du décrochage scolaire en médecine générale est donc une
question importante pour améliorer la santé et le bien-être des jeunes patients. Cette revue de la
littérature vise à explorer les différentes approches de prise en charge du décrochage scolaire en
médecine générale.
Méthodologie :
Pour cette revue de la littérature, nous avons effectué une recherche dans la banque de donnée Pubmed
en utilisant des termes de recherche tels que "décrochage scolaire", "médecine générale" et "prise en
charge". Nous avons sélectionné des études publiées en anglais ou en français entre 2000 et 2020.
Nous avons également consulté des documents de référence tels que des rapports de l'Organisation
Mondiale de la Santé et des ministères de la santé.
Résultats :
Les résultats de cette revue de la littérature montrent que le décrochage scolaire est la conséquence
de plusieurs facteurs et peut avoir des répercussions à très long terme pour le patient et la société dans
son ensemble.
Conclusion :
En conclusion, cette revue de la littérature montre que les médecins généralistes ont un rôle important
à jouer dans la prévention et la prise en charge du décrochage scolaire. Les approches de prise en
charge du décrochage scolaire en médecine générale comprennent des interventions préventives et
curatives, ainsi que le travail en collaboration avec d'autres professionnels. Les médecins généralistes
peuvent aider à améliorer la santé et le bien-être des jeunes patients en identifiant les signes précoces
du décrochage scolaire, en éduquant les parents et les enseignants, en orientant les patients vers les
ressources appropriées et en travaillant en collaboration avec d'autres professionnels. | M'foukh - Emen | Université libre de Bruxelles | | 30.003-Z07-QO4
-QS33
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| Les médecins généralistes et assistants en médecine générale francophones belges, considèrent-ils l’obésité des patients adultes comme une pathologie chronique et la prennent-ils suffisamment en charge? | L’obésité est une pathologie chronique dont la physiopathologie et le traitement sont connus. Des recommandations de bonnes pratiques sont établies, une multitude d’études sur le sujet ont été réalisées. Des campagnes gouvernementales sont également faites pour tenter de contrôler cette pathologie. Malgré cela, la prévalence de l’obésité est en augmentation dans notre pays.
Les médecins généralistes seraient-ils en partie responsables de ces chiffres? Prennent-ils l’obésité en charge dans leur pratique quotidienne? Considèrent-ils cette pathologie chronique au même titre qu’une autre?
C’est via une étude quantitative descriptive transversale, menée auprès des médecins généralistes francophones et assistants en médecine générale, qu’il a été tenté de répondre à ces questions.
Les résultats de l’étude ont montré un manque de connaissances théoriques des médecins interrogés sur le sujet ainsi qu’un désir de se former davantage. En comparaison avec une autre pathologie chronique (l’hypertension artérielle), les médecins généralistes prennent moins en charge l’obésité et effectuent moins de suivi au long terme. Ils n’effectuent pas non plus assez de dépistage systématique.
Une des causes de la non amélioration de la prévalence de l’obésité au sein de la population belge pourrait donc en partie être expliquée par un manque de prise en charge de cette pathologie en médecine de première ligne. | Moeyersoms - Caroline | Université catholique de Louvain | | 63.000-31.003-45.003-QS41
-T82-T83-QR32
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| Dépistage des fibroses hépatiques liées à la prise d’alcool à l’aide de tests non invasifs et disponibles en médecine générale : Revue de la littérature | Introduction : La cirrhose alcoolique, stade ultime de fibrose hépatique, est responsable d’une importante morbi-mortalité pour laquelle il n’existe que très peu d’options thérapeutiques. Son diagnostic est tardif et souvent réalisé lors de l’apparition des premiers symptômes. Le Gold standard test du diagnostic de fibrose est la biopsie hépatique, examen invasif et non disponible en médecine générale. Des NIT sont validés pour le diagnostic des fibroses d’origine virale et en cours de validation pour les NAFLD mais la situation est beaucoup plus mitigée pour les ALD.
Buts de la revue : Analyser les données récentes de la littérature concernant la démarche diagnostique compatible avec la pratique de médecine générale d’une fibrose hépatique chez un patient à usage d’alcool problématique. L’objectif secondaire serait, dans la mesure du possible, de proposer un algorithme de démarche diagnostique en médecine générale.
Méthodologie : D’abord, un travail de rappel autour de la fibrose hépatique liée à la prise d’alcool a été effectué en consultant les sociétés internationales d’hépatologie. Ensuite une revue de littérature a été réalisée de novembre 2022 à Février 2023 dans plusieurs bases de données et focalisée sur l’utilisation des NIT en médecine générale pour dépister la fibrose hépatique liée à la prise d’alcool
Résultats : Dix-huit articles ont été sélectionnés. Il en ressort qu’en médecine générale la probabilité pré-test étant plus faible par rapport au secteur hospitalier, les études réalisées dans ce secteur ne peuvent être extrapolées à la médecine générale. De plus, il n’existe qu’un très petit nombre d’études ayant pour objet le dépistage des fibroses hépatiques liées à la prise d’alcool et son application en médecine générale. Ces études sont de petites tailles, aux designs hétérogènes. On ne peut donc conclure à des recommandations claires et applicables dans la pratique. Néanmoins, sur base de la recherche un algorithme destiné aux médecins généralistes a été élaboré.
Conclusion : Des efforts doivent être réalisés afin d’obtenir un plus grand nombre d’études effectuées en médecine générale auprès de la population à haut risque de ALD. Néanmoins plusieurs NIT sont prometteurs dans ce domaine tels que l’ELF, FibroTest et le Fibroscan. Des études comparatives, d’élaboration de seuils et de coût/efficacité doivent être réalisées afin d’établir une conduite diagnostique adaptée aux soins de première ligne.
| Bastin - France | Université libre de Bruxelles | | 31.003-P15-41.005-34.000-D97-QS41
-QS11
-QD41
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| Vécu des patients sous analogues du glucagon-like peptide one (GLP-1) pour indication de perte de poids : une étude qualitative avec entretiens semi-structurés. | Les analogues GLP-1 ont récemment été approuvés pour le traitement de la perte pondérale en Europe au vu de leurs effets sur la satiété et sur le poids. L’efficacité de ce traitement sur la perte pondérale est mise en avant dans de nombreux articles. Cependant, le vécu du patient au long de la médication est rarement abordé dans la littérature, et ce, malgré son importance. Afin d’assurer un encadrement adéquat, une compréhension profonde du ressenti du patient au long de la médication semble primordiale.
L’objectif de l’étude consiste dès lors à comprendre le vécu des patients tout au long de leur prise d’analogues GLP-1 pour indication de perte pondérale. Plus précisément, nous voulons étudier leur parcours de perte de poids et leur avis sur le traitement ainsi que sur différents facteurs importants comme la méthode de prise, l’efficacité ou encore le coût du traitement.
A cette fin, nous avons réalisé une étude qualitative composée d’entretiens semi-structurés avec 10 patients de la région liégeoise. Un guide d’entretien a permis d’aborder de manière à la fois inductive et déductive le ressenti du patient sous analogues GLP-1. Nous avons pu déterminer neuf facteurs influençant leur vécu. Ces patients ont pour la plupart une longue expérience de lutte contre la surcharge pondérale. La mise en route de ce traitement a permis une perte de poids, mais certains décrivent une perte d’effet à long terme sur la satiété et in extenso un regain pondéral. Nous notons l’importance du rôle de la médiatisation de ce type de solution auprès des patients.
L’initiation d’un analogue GLP-1 pour perte de poids demande une approche complète du patient. Elle traduit un besoin du traité qui ne parvient pas à satisfaire ses besoins par d’autres approches. La variation pondérale du patient dépend de nombreux facteurs à la fois médicaux, psychologiques et physiologiques. Une prise en charge rigoureuse nécessite une connaissance de son vécu, ainsi qu’une communication claire sur les risques encourus en prenant cette médication. L’information sur les effets indésirables du médicament est primordiale afin d’éviter de contribuer au phénomène médiatique. Enfin, le patient devra être suivi régulièrement afin de rediscuter de sa perte de poids tout en adaptant son mode de vie.
| Fuentes valenzuela - Lise | Université de Liège | | QR31
-QP4
-QT52
-QD325
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| Evaluation de l'intérêt de la préscription de l'électromyostimulation corps entier en médecine générale pour l'amélioration de la santé de la population adulte, revue de la littérature | Depuis l’antiquité, l’homme s’est intéressé à l’impact que pouvait avoir l’électricité dans le traitement des maladies. Au courant du 18e siècles, des nombreux chercheurs tels que Volta, Duchênne de Boulogne se sont penchés sur la question et ont mis en évidence des applications directes de l’électricité sur la santé humaine et en particulier sur la fonction neuromusculaire.
De nos jours, la technologie de l’électrostimulation est de plus en plus rependue et des études plus récentes semblent démontrer un avantage de cette dernière dans l’amélioration des performances sportives.
OBJECTIF: Cette revue de la littérature a rassemblé 15 études randomisées en double ou simple aveugle dans le but d’ évaluer l’impact de l’électrostimulation sur des nombreux paramètres de santé (facteurs de risque cardiovasculaire, diabète de type 2, obésité, sarcopénie, hypertension, force et épaisseur musculaire, aptitude fonctionnelle physique, composition corporelle, insuffisance rénale et inflammation systémique) en comparaison à l’absence d’entrainement et aux systèmes d’entrainements conventionnels.
METHODOLOGIE: Une recherche de la littérature a été menée entre avril 2022 et a pris fin en février 2023. 48 articles ont été trouvés parmi lesquels seuls 15 répondaient aux critères d’inclusion et 33 articles ont été exclus.
RESULTAT:
- Une différence statistiquement significative a été observée en faveur des différentes interventions dans les paramètres de la fonctionnalité physique, dans les paramètres liés à la sarcopénie (par une augmentation de la masse musculaire maigre), du Mets score, de la glycémie postprandiale ainsi que des facteurs comme l’hypertension artérielle et l’adaptation de la fréquence cardiaque.
- L’EMS comme procédé d’entraînement ne semble pas montrer d’effets négatifs apparents en comparaison aux méthodes d’entraînements traditionnels, et apporte des résultats équivalents et quelques fois supérieurs aux entraînements conventionnels.
- Les études restent, cependant, discordantes quant au rôle de l’EMS dans l’amélioration des marqueurs de l’inflammation basale. Seule une étude conclut à un apport bénéfique pour les marqueurs inflammatoires.
Une discordance a été rapportée dans les différentes études concernant la composition corporelle où un accompagnement nutrionnel a marqué un apport capital en faveur de l’amélioration de la composition corporelle.
| oumary - smith | Université catholique de Louvain | | 30.001 | |
| Comment améliorer la qualité des prescriptions d’imagerie des jeunes médecins généralistes ? Étude qualitative par entretiens semi-dirigés. | Introduction : Les médecins généralistes sont régulièrement amenés à prescrire des imageries. De nombreuses demandes d’imagerie sont faites à tort notamment parce que les recommandations sont difficiles à appliquer en pratique. Il est estimé que 15 à 30% des prescriptions d’imagerie sont inutiles. L’objectif principal de notre étude était de comprendre ce qui pousse les jeunes généralistes belges à prescrire un examen d’imagerie et comment ils le font, afin d’envisager des pistes permettant d’améliorer la qualité de leurs prescriptions d’imagerie.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude qualitative, en 2 parties, par entretiens semi-dirigés. Nous avons interrogé 15 jeunes généralistes de Belgique francophone et 2 radiologues universitaires de spécialisations différentes. Nous avons effectué une revue de littérature afin de contextualiser le sujet, établir nos guides d’entretien et discuter des résultats.
Résultats : De nombreux freins aux bonnes indications et à la bonne rédaction des prescriptions d’imagerie ont été mis en évidence. La problématique de la radioprotection évoquait beaucoup de méconnaissances. La relation de confiance entre patient et généraliste apparaissait comme un facteur prépondérant menant à la décision de prescrire. Les principales pistes de solution évoquées étaient : (1) faciliter l’accessibilité et l’utilisation des guidelines, (2) éclaircir les connaissances sur la radioprotection, (3) multiplier les discussions autour de cas concrets avec les radiologues, (4) optimiser les protocoles de contact avec les radiologues et (5) recevoir des retours sur les prescriptions problématiques.
Conclusion : Les recommandations gagneraient à être plus facilement accessibles, claires, synthétiques et adaptées à la réalité du terrain. Les connaissances des prescripteurs sur la radioprotection doivent être améliorées. L’augmentation des interactions entre généraliste et radiologue est désirée. La mise en place de telles stratégies ne doit pas entraver un diagnostic ni mener à un retard thérapeutique, mais plutôt être intégrée dans une balance bénéfice-risque centrée sur le patient.
| Legendre - Julie Anna | Université libre de Bruxelles | | 41.001-41.000-QR31
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| La collaboration entre la médecine générale et la médecine scolaire – Etat des lieux et pistes de solutions | Contexte : En Wallonie, la promotion de la santé à l’école est un domaine important dans le suivi des patients en âge scolaire. Cependant, actuellement, la collaboration nécessaire avec la médecine générale n’est que trop peu présente.
Objectif : Analyser la situation actuelle en termes de collaboration entre la médecine scolaire et la médecine générale et proposer des solutions pour optimiser celle-ci.
Méthodologie : J’ai réalisé une étude qualitative via des entretiens semi-dirigés auprès de 7 médecins généralistes et 4 médecins scolaires afin d’évaluer leur point de vue concernant cette collaboration et pouvoir ensuite proposer des solutions d’amélioration pour favoriser celle-ci.
Résultats : L’analyse des entretiens a mis en avant un avis commun des médecins généralistes et des médecins scolaires évoquant un manque de collaboration lié à deux grands freins. Premièrement, les médecins généralistes manquent d’informations à propos de la médecine scolaire. Deuxièmement, la médecine scolaire ne dispose pas d’un moyen optimal de communication pour collaborer avec la médecine générale.
Conclusion : Ces deux grands freins dans la collaboration ne permettent pas actuellement une collaboration optimale entre la médecine scolaire et la médecine générale dans le suivi des patients en âge scolaire. Pour améliorer celle-ci, les médecins généralistes doivent avoir une meilleure connaissance de la médecine scolaire via plusieurs canaux. Le premier canal d’information proposé se ferait via des rencontres informelles autour d’un sujet de formation dans le but de se rencontrer et de s’informer des compétences, des missions et des attentes de chacun dans la collaboration. L’information pourrait également se faire via un second canal : des flyers informatifs envoyés aux médecins généralistes concernant la médecine scolaire. Ensuite il serait intéressant d’optimiser les moyens de communication utilisés par la médecine scolaire. Dans un premier temps, il est important de sensibiliser les patients et leurs parents à l’importance de leur rôle dans la transmission des informations médicales entre la médecine scolaire et la médecine générale. Dans un second temps, il est nécessaire moderniser les moyens de communication via l’utilisation de logiciels médicaux permettant de communiquer sur le réseau E-health pour informer les médecins généralistes lorsqu’un patient a été vu mais également si un suivi est à réaliser. | Vermeiren - Odile | Université catholique de Louvain | | 30.003-A98-QD23
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| Abord du dépistage des infections sexuellement transmissibles en médecine générale en Wallonie et à Bruxelles : état des lieux. | Introduction : Les infections sexuellement transmissibles sont un problème majeur de santé publique. Depuis le début du 21ième siècle le taux d’infections sexuellement transmissibles ne fait qu’augmenter or le dépistage de celles-ci fait partie des attributions de la première ligne. Le côté asymptomatique et les conséquences graves de ces infections sont autant d’éléments significatifs pour encourager le dépistage.
Objectif : L’objectif de ce travail est d’évaluer comment les médecins généralistes abordent le dépistage des infections sexuellement transmissibles avec leurs patients, de mettre en évidence les freins et surtout de faire diffuser ce qui les aide à aborder le dépistage.
Méthodologie : Une revue de littérature a été menée sur le sujet suivie d’une étude qualitative avec des entretiens semi-dirigés. Douze médecins généralistes de Wallonie et de Bruxelles ont été interrogés sur leur façon d’aborder le dépistage de ces infections, leurs freins et leurs leviers ont été recherchés.
Résultats : Les médecins pensent jouer un rôle important dans le dépistage mais ne se sentent pas assez impliqués. Le dépistage est proposé en cas de plainte urogénitale, de demande d’analyse par le patient, de nouvelle relation, de grossesse et en cas de discussion sur les moyens de contraception. Le manque d’automatisme, de connaissance sur le sujet, de temps en consultation et le caractère tabou du sujet sont autant de freins relevés.
Conclusion : Un dépistage précoce des infections sexuellement transmissibles pourrait empêcher des séquelles potentiellement mortelles et préserver la qualité de vie. Pour y parvenir, les médecins ont proposé des recommandations plus fluides, l’éducation des jeunes sur les IST, de la proactivité dans les systèmes informatiques médicaux ainsi qu’un dépistage opportuniste présent à l’échelle internationale afin de réduire la stigmatisation, le manque de temps et augmenter le taux de dépistage. Les outils du KCE et de la SSMG, non utilisés jusqu’à présent pourraient les aider à aborder le dépistage plus sereinement.
| Kestermans - Julie | Université libre de Bruxelles | | 48.002-QP52
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Quelles sont les connaissances et points de vue des médecins généralistes concernant l’intoxication au protoxyde d’azote ? What are the knowledge and viewpoints of general practitioners regarding nitrous oxide intoxication? | Le médecin généraliste est régulièrement confronté à des addictions en tout genre. Parmi ces addictions, celle au protoxyde d’azote N2O est peu connue du grand public et pourtant dangereuse. Le gaz hilarant a été détourné de son utilisation médicale à des fins récréatives. L’augmentation de la consommation de « proto » est remarquée ces dernières années et les connaissances en médecine générale sont limitées. Cette situation alarmante nécessite une réelle mise en garde et un questionnement quant à la prise en charge des consommateurs.
Méthode :
Premièrement, une revue systématique de la littérature a été réalisée en effectuant des recherches dans des bases de données internationales. Deuxièmement, un questionnaire disponible sous forme de lien Internet (Google E-forms) a été mis en place et transmis aux médecins généralistes liés à la FAGC et L’ULB . Les participants ont dû répondre à 14 questions, fermées et ouvertes dont certaines requièrent une réponse plus large.
Résultats :
Au cours de cette étude, 46 médecins ont répondu sur les 450 contactés. Les réponses au questionnaire montrent bel et bien l’existence de plusieurs cas non isolés, rencontrés par les praticiens. Cette enquête nous permet de pointer le manque de connaissance au niveau théorique et pratique, chez les médecins généralistes, entrainant un retard de prise en charge du consommateur de « proto ».
Discussion et conclusion :
Il est essentiel de prendre ce phénomène au sérieux. Les différentes études nous indiquent qu’il est grandissant et de plus en plus de cas lourds (neuropathie, coma, décès) y sont rapportés chaque année. Les pistes préventives doivent être améliorées afin de contrecarrer au mieux l’avancée de cette « nouvelle » drogue. Il est nécessaire de toucher un maximum de jeunes par de la prévention axée sur les médias, les réseaux sociaux. Il faut également accentuer la prévention intra scolaire (et universitaire) via des intervenants ou groupe de parole. Il serait judicieux de réviser le projet de loi afin de faire passer le « proto » sur la liste des substances illicites, et de développer une autre alternative (gaz) pour les industriels.
The general practitioner is regularly confronted with all kinds of addictions. Among these addictions, nitrous oxide (N2O) addiction is little known to the general public and yet dangerous. Laughing gas has been diverted from its medical use for recreational purposes. The increase in "proto" consumption has been noted in recent years and knowledge in general medicine is limited. This alarming situation requires a real warning and questioning of the management of consumers.
Method:
Firstly, a systematic literature review was carried out by conducting searches in international databases. Secondly, a questionnaire available as an internet link (Google E-forms) was set up and sent to general practitioners associated with FAGC and ULB. Participants had to answer 14 closed and open questions, some of which required a broader response.
Results:
During this study, 46 doctors responded out of 450 contacted. The questionnaire responses do show the existence of several non-isolated cases encountered by practitioners. This survey highlights the lack of theoretical and practical knowledge among general practitioners, resulting in a delay in the management of "proto" consumers.
Discussion and conclusion:
It is essential to take this phenomenon seriously. The various studies indicate that it is growing, and more and more severe cases (neuropathy, coma, death) are reported each year. Preventive measures need to be improved to best counter the advance of this "new" drug. It is necessary to reach as many young people as possible through prevention focused on media and social networks. It is also necessary to emphasize school (and university) prevention through speakers or support groups. It would be wise to revise the law project to include "proto" on the list of illicit substances and to develop another alternative (gas) for industrial purposes. | Benali - Elias | Université libre de Bruxelles | | A84-P19-QC42
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| L'utilisation de la téléconsultation pendant et au-delà de la pandémie COVID19 : avis et pratique des médecins généralistes | Avec l’évolution de la société moderne et le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que l’ajout de la crise COVID19, s’est posé la question du développement de la téléconsultation.
L’objet de ce travail traite du ressenti du médecin généraliste (MG) et de sa pratique face à celle-ci.
La démarche méthodologique utilisée s’est portée sur une recherche qualitative par entretien individuel menée à l’aide d’un guide d’entretien auprès de 11 MG exerçant dans la province de Hainaut, plus précisément dans la zone Quévy-Frameries à l’exception d’un médecin exerçant dans l’entité de Saint-Ghislain.
Celle-ci a mis en évidence pour le ressenti du médecin, les thèmes suivants : le contexte – le comportement médical – le vécu émotionnel.
Quant à la pratique médicale, ont été abordés le contenu de la consultation, l’espace-temps dédié, les moyens de communication et l’aspect financier.
Il ressort de notre échantillon que la téléconsultation n’est toujours pas un moyen privilégié de consultation principalement par crainte de la perte de sens clinique, de problèmes techniques, de manque de connaissance tant technologique que du cadre légal.
Pourtant l’examen de la littérature montre que la téléconsultation est déjà bien développée dans d’autres régions du monde. En effet, elle permet d’apporter des réponses positives à certaines problématiques tel le manque de MG, l’isolement de patient, lors de phénomènes d’épidémies ou encore pour une simplification administrative.
En conclusion, si dans nos contrées, la consultation en présentiel a encore de beaux jours devant elle, on observe un début de changement de comportement surtout chez les plus jeunes praticiens.
Gageons qu’elle se fasse en bonne symbiose avec le corps médical et dans une volonté que tous les praticiens et patients y trouvent avantage. | Van Britsom - Maxime | Université libre de Bruxelles | | A77-QS11
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| Quel rôle jouent les médecins généralistes dans l’apprentissage de la vie sexuelle affective et relationnelle des enfants ? Étude qualitative au moyen d’interviews semi-dirigées auprès de 5 médecins généralistes exerçant en Belgique francophone. | Introduction : les dernières années ont été marquées de changement en regard de la vision de la sexualité dans la société, cependant il existe toujours un tabou concernant la sexualité des enfants. Dans ce contexte, quels sont les bénéfices d’une éducation sexuelle globale et à partir de quand doit-elle être enseignée ? Et surtout quel rôle joue le médecin traitant, qui est en première ligne ?
Objectif : l’objectif de ce travail est de faire le constat de l’attitude actuelle du MG au regard de la santé sexuelle, affective et relationnelle des enfants et des pré-adolescents en Belgique francophone, de mettre en évidence les freins ressentis et de proposer des pistes de solutions pour améliorer la prise en charge des enfants.
Méthode: une étude qualitative, effectuée par l’intermédiaire d’entretiens semi-dirigés, a été élaborée auprès de cinq médecins généralistes en Belgique, avec des expériences et pratiques diverses.
Résultats: les médecins généralistes (MG) ont l'opportunité de rencontrer fréquemment des enfants et des parents lors de leurs consultations mais, ils n’abordent pas spontanément la sphère de la santé affective, sexuelle et relationnelle. Selon leur perception, l'éducation à la vie sexuelle, affective et relationnelle (EVRAS) relève principalement du rôle des parents et des établissements scolaires. Les MG interviennent en renfort, en cas de problèmes ou de questions de la part des parents ou des enfants. Les médecins généralistes identifient le manque de temps, de formation et surtout de connaissances comme des freins à une prise en charge de l'EVRAS en médecine générale. Toutefois, les médecins généralistes se montrent disponibles et à l'écoute en cas de demande du patient ou de ses parents.
Conclusion : il est essentiel d'assurer une éducation sexuelle globale, positive et inclusive dès le plus jeune âge pour le développement sain de l'enfant. Cette éducation doit être adaptée à son niveau de maturité et de développement cognitif et impliquer une approche collaborative entre les parents, les établissements scolaires et les professionnels de santé. Conscients d’avoir une position privilégiée auprès des enfants et de leurs parents, ils font face à des défis tels que le manque de temps, de formation et de connaissances. Il est important de sensibiliser les parents à leur rôle dans l'éducation sexuelle de leurs enfants et de promouvoir une approche globale de la sexualité chez les enfants. | Brabants - Marine | Université catholique de Louvain | | QP52
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| Aide au dépistage des enfants atteints d’un trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale | Le trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (FASD) est un terme générique rassemblant l’ensemble des maladies liées à une exposition prénatale à l’alcool (PAE). Bien que moins connu de la population générale, il a une prévalence similaire à d’autres maladies développementales comme le syndrome de Down ou les troubles du spectre de l’autisme.
A travers une revue de la littérature selon la méthode de la revue narrative, j’ai exploré les données actuelles concernant les critères diagnostics du FASD chez les enfants entre 0 et 12 ans. J’ai interrogé les bases de données médicales Medline et Embase sur une période allant de 2013 à 2023, dont j’ai retenu 25 articles.
Les critères diagnostics suivants ont été mis en évidence : documentation d’une PAE, dysmorphies faciales, troubles de la croissance, anomalies structurelles et fonctionnelles du système nerveux central (CNS).
Bien qu’il n’existe pas de consensus concernant les critères diagnostics, j'ai pu mettre en avant une série de points d’attention pour identifier les patients à risque et les référer efficacement vers une équipe spécialisée de seconde ligne.
| Nowak - Rachel | Université de Liège | | 31.003-QS41
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| Le vécu professionnel du médecin généraliste par rapport à sa prescription d'antipsychotiques | Introduction : La majorité des prescriptions d’antipsychotiques ont été réalisées en 2020 et 2021 par les médecins généralistes selon les mutuelles Solidaris(1) et Libres(2) de Belgique. De plus, pour des problèmes mentaux, les patients sont plus réticents à aller consulter un psychiatre et préfèrent un médecin généraliste (3). Une connaissance dans ces molécules est donc importante. D’autant plus que les personnes consommant des neuroleptiques nécessitent une attention particulière. Un patient atteint de maladie mentale sévère a une espérance de vie diminuée de 10 à 20 ans par rapport à la population générale (4). Les antipsychotiques chez la personne âgée augmentent entre autres la mortalité et la survenue d’AVC (5). Les médecins traitants doivent donc régulièrement réaliser des prescriptions d’antipsychotiques chez ces patients ayant de nombreuses comorbidités. Le médecin généraliste se sent-il confiant lors de la prescription de neuroleptiques ?
Méthodologie : Elle a été réalisée en trois parties.
La première consiste en une recherche dans la littérature concernant les difficultés et le manque de connaissance lors de la prescription d’antipsychotiques. Deux articles mentionnent ce problème. L’un provient de l’Irlande et le deuxième de France mais, ce dernier, date de 2010. Dès lors je me demande si ces difficultés ou cette sensation de manque de connaissances persistent après 10 ans ?
La deuxième partie est une étude quantitative observationnelle et transversale à l’aide d’un questionnaire volontaire et anonyme en ligne. Le lien du questionnaire a été diffusé par courriers électroniques aux cercles de médecins de la Belgique francophone, aux assistants et maîtres de stages de l’UCL. Finalement, un assistant psychiatre a été questionné à propos de pistes éventuelles.
Résultats : 52 réponses ont été obtenues. A peu près la moitié des répondants ont moins de 10 ans d’expérience et ressentent souvent ou tout le temps chez l’adulte des difficultés lors des prescriptions. Nous pouvons supposer que l’expérience permet de diminuer ce ressenti. Malgré tout, le choix du traitement pose également parfois des problèmes même chez les médecins généralistes aguerris. Nous observons également que la moitié des répondants prescrivent moins d’une fois par mois des antipsychotiques. Pour résoudre les difficultés, la majorité (63,5%) tente d’appeler des psychiatres alors que la communication reste insuffisante.
Conclusion : En 10 ans, les difficultés lors de la prescription d’antipsychotiques sont persistantes pour à peu près la moitié des médecins généralistes. Cependant, il existe une certaine progression pour améliorer ces difficultés. Cette progression s’est surtout faite dans la prise en charge de troubles psychiatriques chez les personnes âgées.
| Roemers - Laura | Université catholique de Louvain | | QS41
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| Incontinence urinaire chez la femme post-ménopausée : levons le tabou ! Quelles sont les freins à la recherche de soins et les attentes des patientes de la consultation de médecine générale concernant cette symptomatologie ? Etude qualitative par des entretiens semi-dirigés chez des patientes suivies dans l’arrondissement de Charleroi | Introduction : L’incontinence urinaire est définie par la perte d’urine involontaire. Sa prévalence chez la femme augmente avec l’âge. Cette symptomatologie affecte négativement la qualité de vie par son impact bio-psycho-social. Or, la littérature montre qu’elle est sous-diagnostiquée et que les patientes rapportent peu leurs symptômes aux soignants. Les obstacles inhérents au médecin généraliste sont connus, nous nous sommes penchée sur les freins à la recherche de soins et les attentes des patientes souffrant d’incontinence urinaire. Pour parvenir à traiter l’incontinence urinaire, il faut d’abord la dépister.
Méthodes : Cette étude qualitative interroge, via un entretien semi-dirigé, neuf patientes, post-ménopausées, vivant et étant suivies au niveau médical dans l’arrondissement de Charleroi (FAGC) et souffrant d’incontinence urinaire. La participante était interrogée au sujet de sa motivation à participer à l’étude, de sa propre expérience médicale de l’incontinence urinaire (symptomatologie, bilan complémentaire, dépistage, traitements, émotions, craintes). L’analyse des données a été réalisée par la théorie ancrée en classant les verbatims retranscrits par catégories conceptualisantes.
Résultats : Six catégories sont ressorties afin d’expliquer le déficit de prise en charge de l’IU en médecine générale. Les patientes ont une perception biaisée de l’IU, considérée comme physiologique. Elles recherchent l’information via des sources non-médicales, compliquant le dépistage. La symptomatologie est longuement banalisée en raison de la gêne. Les patientes doutent de l’intérêt et des compétences du MG pour la mise au point de leur symptomatologie. La consultation médicale est perçue comme étant curative et non pas préventive. Elle ne se justifie que lors que l’IU touche à la qualité de vie.
Conclusion : Nous avons démontré que les patientes attendent de leur médecin généraliste qu’il soit actif pour prévenir les symptômes d’IU (en transmettant aux patientes une information adaptée selon leur âge), qu’il dépiste de façon ciblée les patientes à risque d’en souffrir et qu’il maintienne une relation patient-médecin adéquate permettant à la patiente de lui faire part de ses symptômes.
| Ranwez - Pauline | Université catholique de Louvain | | U04-X11-A98-QD12
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| Les biologies de check-up en médecine générale : quels facteurs influencent ces prescriptions ? | Introduction : La demande de biologie sanguine de check-up est un motif fréquent de consultation en médecine générale ayant un impact au niveau sociétal (coût financier pour les soins de santé) et au niveau individuel (résultats faussement positifs menant à une angoisse pour le patient, à des examens complémentaires ou des traitements inutiles). Il existe également une discordance entre les recommandations des instances de santé et ce qui est réalisé en pratique clinique par les médecins généralistes. Dans la littérature, peu d’études se sont penchées sur le sujet dans la population belge. Ce travail a donc pour objectif de mettre en évidence les facteurs qui influencent positivement et négativement les prescriptions de prises de sang de check- up par les médecins généralistes du Brabant Wallon.
Méthodologie : Ce travail a été réalisé par le biais d’une étude qualitative transversale permettant d’interroger, via des entretiens semi-dirigés, des médecins généralistes sur leurs connaissances des recommandations actuelles, sur leur pratique clinique et sur les freins et moteurs à leurs prescriptions de bilans sanguins. Ces entretiens ont été réalisés du 15/11/2022 au 20/01/2023 et les résultats ont été analysés de manière anonyme. Ce travail a été soumis auprès du Groupe d’Éthique Interuniversitaire pour la Médecine Générale (GEIMG) via la plateforme MGTFE Éthique qui a émis un avis favorable le 13/10/2022.
Résultats : Les médecins participants à cette étude ont tendance à prescrire davantage d’analyses et à des fréquences plus régulières que ce que les instances de santé recommandent actuellement. Ils estiment que ces recommandations sont adéquates car basées sur l’Evidence-Based Medicine (EBM) mais ne sont pas applicables en pratique clinique et ce notamment lié aux attentes et demandes des patients. Concernant les freins et moteurs à leurs prescriptions, les réponses des médecins interrogés ont permis de mettre en évidence 4 groupes de facteurs : les facteurs liés au patient (âge, antécédents personnels et familiaux, mode de vie, symptôme et demande du patient, ...), les facteurs liés au médecin (expérience, besoin de réassurance, relation de confiance, état psychologique, ...), les facteurs liés à la pratique (recommandations, travailler en association, formations, ...), et les facteurs extérieurs (croyances globales et individuelles, relation avec les laboratoires, prix et remboursements des analyses, modalité de la demande de prise de sang, ...)
Conclusion : Cet état des lieux concernant les facteurs influençant la prescription des prises de sang de check-up par les médecins généralistes est nécessaire pour nous pousser vers le « juste prescrire » afin de rationaliser nos prescriptions, d’être plus pertinent dans les analyses demandées, de réduire les coûts liés et d’améliorer la qualité des soins pour le patient. | LEFEVRE - Céline | Université catholique de Louvain | | 30.000-34.000-45.000-A98-QD4
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| Comment prendre en charge les aidants proches dans une situation palliative ? | L’accompagnement d’un patient en fin de vie est une situation complexe au quotidien pour les prestataires de soins de première ligne. En plus des professionnels de la santé, d’autres personnes très importantes interviennent auprès du patient, ce sont les aidants proches. Ils consacrent souvent une très grande partie de leur quotidien à s’occuper de leur parent, enfant, voisin ou ami malade. Ils restent cependant des humains dans tout ce qu’il y a de plus fragile.
Dans la littérature, les articles scientifiques et ouvrages convergent vers le fait qu’il est essentiel de s’occuper des aidants pour améliorer la qualité de vie et la prise en charge du patient en soins palliatifs, ce qui conflue avec le discours tenu par nos professeurs durant nos études de médecine. Même si cette affirmation semble unanime, peu de solutions sont proposées concrètement : Comment puis-je m’occuper des proches en même temps que ce patient en fin de vie qui nécessite des consultations chronophages et énergivores ? Comment faire pour ne pas laisser les aidants s’épuiser, comment les accompagner, en faire d’eux mes alliés dans le suivi sans pour autant être trop investi pour eux et risquer d’oublier qui est au centre de la prise en charge ?
Ce TFE a pour but de prendre le pouls des médecins généralistes sur cette thématique complexe, d’en déceler les difficultés et de proposer des aides adaptées. Une étude qualitative par des entretiens semi-dirigés a été réalisée auprès de sept médecins généralistes de différents âges et pratique de la région de Charleroi. Cette étude a permis de mettre en évidence des difficultés assez similaires chez les praticiens à prendre en charge les aidants proches majeurs mais aussi mineurs. Les médecins ont exprimé une envie unanime d’accompagner les proches mais un manque de temps, de connaissances et de formation pour les aider concrètement (communication, aides externes à leur apporter, numéros utiles, etc). Ils ont également exprimé une difficulté à gérer les conflits relationnels avec les familles, comme la gestion du stress, la colère, le déni, la complexité d’établir un projet thérapeutique commun. Face à ces constats, j’ai décidé d’interroger une psychologue travaillant en unité de soins palliatifs pour nous apporter des pistes et des éclaircissements afin que cette prise en charge soit moins ardue pour les médecins généralistes. Cela a permis la création d’un carnet d’aide pour les praticiens et d’un dépliant « ressource » pour les proches d’un patient en fin de vie afin de faciliter cette prise en charge et répondre à leurs questions.
Ce TFE a permis de répondre aux objectifs fixés au départ car il nous apporte des pistes concrètes dans l’accompagnement des aidants proches dans une situation palliative :
- Importance d’écouter les proches.
- Se former en tant que soignant pour améliorer ses connaissances.
- Informer les proches le plus possible de la situation médicale mais également de toutes les possibilités d’aides auxquelles ils peuvent recourir en cas de besoin.
- Collaborer pour faire du proche un allié plutôt qu’un adversaire pour un accompagnement optimal du patient.
- Accompagner les majeurs mais aussi les mineurs avec l’aide par exemple des carnets d’expression réalisés par la plateforme des soins palliatifs et d’une bibliographie d’ouvrages pertinents.
- Dépister l’épuisement du proche pour qu’il ne dépasse pas ses limites.
- Prendre soin de soi en tant que soignant car chaque situation palliative demande un investissement physique mais également mental. A la suite de ces accompagnements, aucun prestataire de soin n’en ressort indemne. Il est important d’en prendre conscience pour que cette expérience soit bénéfique pour la suite de la pratique et non l’inverse. | Langlet - Axelle | Université catholique de Louvain | | A96-QD12
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| Recherche des besoins, attentes et manques des médecins généralistes pour la gestion de leur propre santé : Questionnaire auprès des médecins généralistes en région wallonne. | Introduction
Chaque médecin s’est un jour posé une question en rapport avec sa santé. L’objectif de mon travail est de fournir une piste de réflexion et des ressources afin de répondre aux besoins des médecins généralistes et d’ainsi permettre d’améliorer la prise en charge de leur santé, tout en développant leur réflexion sur la problématique.
Méthode
Il s’agit d’une étude quantitative réalisée sous la forme d’un questionnaire en ligne diffusé auprès des médecins généralistes en région wallonne. Les questions s’orientent sur ces 3 principaux sujets : l’automédication, l’accès aux soins de santé et les limitants à la consultation.
Résultat
124 questionnaires ont été complétés. L’analyse des résultats s’est faite sur base des données statistiques des réponses au questionnaire sur Google Form. Elle se divise en 5 parties : les données sociodémographiques, l’auto prescription, l’accès aux soins, les limitants à la consultation et l’analyse des remarques des participants.
Discussion
Des solutions existent. Les autorités compétentes, le médecin lui-même et la société doivent chacun participer aux changements. Ceux-ci sont parfois simples : avoir un médecin traitant, campagne de soutien aux médecins pour sensibiliser la population, formation et sensibilisation dès les études,… D’autres sont plus complexes et nécessitent encore réflexion comme la mise en place d’une médecine du travail.
Mots clés : santé; médecine générale; comportement en matière de santé.
Indexation : QD12 (relation médecin-patient), QP3 (qualité des soins de santé), QP41 (perspective du patient : satisfaction du patient), QP53 (auto traitement), QR32 (méthode de recherche : étude quantitative), QS41 (médecin de famille).
| Dechamps - Noémie | Université de Liège | | QD12
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| Biais de genre « ressenti » en médecine générale : EVALUATION QUANTITATIVE DE DIFFÉRENCES GENRÉES DE SATISFACTION DES PATIENT·E·S ENVERS LEUR MÉDECIN GÉNÉRALISTE | Introduction. Il apparaît de plus en plus évident qu’un biais de genre existe dans les Sciences de la Santé. Le problème démarre au niveau de la recherche, réalisée majoritairement sur les hommes. En découle une formation médicale souvent biaisée, renforcée par des stéréotypes de genre sociétaux. Les patient·e·s en paient les frais : on observe, en effet, des différences de prise en charge médicale dans de nombreuses études réalisées dans les centres hospitaliers. Mais qu’en est-il de la médecine générale ? Cette médecine plus intime est-elle également touchée par ce phénomène ? Les patient·e·s en sont-iels conscient·e·s ? L’objectif de ce TFE est d’évaluer une différence genrée de satisfaction des patient·e·s vis-à-vis de leur médecin généraliste.
Méthodologie. Une étude quantitative observationnelle prospective a été réalisée auprès de 247 patient·e·s belges francophones afin d’évaluer leur satisfaction suite à une consultation chez leur médecin traitant pour motif de douleur. Le questionnaire a été élaboré sur base d’autres échelles validées et a fait l’objet d’une validation complémentaire. Les scores de satisfaction étaient comparés (via tests de Mann-Whitney-U) selon le genre du·de la patient·e, selon le genre du médecin traitant et selon la concordance ou discordance de la paire médecin-patient·e.
Résultats. Il n’a pas pu être mis en évidence de différence statistiquement significative de satisfaction selon le genre du·de la patient·e (sig > 0,05 ), ni selon le genre du médecin traitant ( sig > 0,05 ), ni selon la concordance ou discordance des paires médecin-patient·e (sig > 0,05).
Conclusion. Cette étude ne peut pas conclure à un biais de genre perçu par les patient·e·s en médecine générale. Des recherches complémentaires à plus vaste échelle, ainsi que des travaux d’évaluation de biais de genre implicite parmi les médecins généralistes devraient être menés, afin d’étoffer la littérature et de conscientiser le monde médical à la problématique du biais du genre dans les soins de santé.
| Rasneur - Juliette | Université catholique de Louvain | | QC2
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| La dyspnée en soins palliatifs au domicile, les défis et difficultés du point de vue du médecin généraliste. Etude Qualitative. | Abstract
Introduction :
La plupart des Belges souhaitent finir leurs jours au domicile (1). En Belgique, le médecin généraliste joue un rôle central lors du suivi des patients en soins palliatifs au domicile (2). La dyspnée est un symptôme fréquent en fin de vie (3,4). Celui-ci est considéré comme difficile à gérer pour les médecins généralistes (5,6).
Objectif :
Identifier les difficultés rencontrées par les médecins généralistes lors de la prise en charge de la dyspnée chez les patients en soins palliatifs au domicile en Belgique.
Méthodologie :
Il s’agit d’une étude qualitative réalisée via entretiens semi-dirigés de médecins généralistes pratiquant dans la région Wallonie-Bruxelles. Les entretiens ont ensuite été analysés via la méthode d’analyse inductive générale.
Résultats :
7 médecins généralistes, d’âges et de pratiques variés ont été interrogés. Les médecins généralistes interrogés s’occupent en moyenne de 6 patients en soins palliatifs par an. La dyspnée était décrite comme anxiogène, imprévisible et dégageant une souffrance qui nécessitait une intervention rapide pour soulager les patients. Tous les médecins généralistes interrogés ont souligné l’importance de l’anticipation de la dyspnée. Le manque d’anticipation a conduit dans certains cas à des retards de prise en charge impactant significativement le confort du patient. Le manque d’anticipation décrit par les médecins était attribué à un manque d’expérience et à des difficultés à aborder le sujet de la fin de vie avec les patients et leurs proches.
La charge de travail que représente un patient en soins palliatifs au domicile était jugée comme importante par les médecins traitants, nécessitant pour plusieurs une disponibilité 24h/24 et 7 jours/7.
Des difficultés liées à l’évaluation de la dyspnée, la mise en pratique des protocoles et le maniement des médicaments ont été rencontrées avec les équipes de première ligne.
Si l’appel à une équipe spécialisée en soins palliatifs pouvait pallier ces difficultés, celle-ci n’était pas toujours sollicitée par les médecins traitants.
Les idées préconçues des patients, de leur entourage et des soignants eux-mêmes semblent être un facteur déterminant dans la prise en charge de la dyspnée en fin de vie au domicile. Plusieurs médecins ont exprimé des difficultés liées à la connotation négative des morphiniques, et face au tabou autour de la mort.
Conclusion :
Les résultats de cette étude permettent une meilleure compréhension des difficultés rencontrées par les médecins généralistes lors de la prise en charge de la dyspnée en soins palliatifs au domicile. Le manque d’anticipation, les problèmes de communication entre les équipes soignantes et les difficultés à aborder la fin de vie ont été reconnues comme des difficultés principales. Ceci renforce l’importance d’établir un plan de soins anticipé et de renforcer le travail en collaboration avec les intervenants spécialisés. Des travaux supplémentaires devraient être menés pour améliorer les soins palliatifs au domicile. | figueroa arriagada - isabel | Université catholique de Louvain | | QR31
-QD26
-R02-QS41
-QP21
-QS31
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| Démence et déclaration anticipée d’euthanasie. Connaissances, croyances et attentes des patients. Étude qualitative en région verviétoise. | Introduction : En Belgique la loi autorise l’euthanasie sous certaines conditions lorsque les individus sont conscients et rend possible la réalisation d’une déclaration anticipée d’euthanasie qui est utilisable dans le cadre d’un état d’inconscience. Cependant, la démence est une entité un peu particulière qui crée une zone d’ombre d’un point de vue de l’euthanasie. Les patients déments sont conscients mais finissent par perdre leurs capacités décisionnelles à cause de la dégradation des fonctions cognitives. Il n’est donc pas envisageable d’utiliser chez eux la déclaration anticipée d’euthanasie qu’ils pourraient avoir réalisée. Cependant cela est-il clair dans la population ? Ce travail a donc un double objectifs : celui d’analyser l’information et les attentes des patients face à cette déclaration anticipée ainsi que celui de chercher des pistes pour permettre une meilleure concordance entre les attentes des patients et ce que l’on pourrait leur apporter.
Méthodologie : Ce travail est une étude qualitative sous forme d’entretiens semi-dirigés et anonymes. Les entretiens sont réalisés à l’aide d’un guide d’entretien. Ces entretiens cherchaient à évaluer les motivations, les attentes, les informations, les sources d’information des patients face à la déclaration anticipée d’euthanasie.
Résultats : Nous avons trouvé parmi les personnes interrogées que les motivations à réaliser cette déclaration anticipée sont diverses mais souvent en lien avec des expériences personnelles. Au niveau de l’information, une majorité des participants avaient des lacunes et pensaient donc qu’elle pouvait être utilisée dans la démence. Plusieurs patients avaient d’ailleurs des attentes à ce sujet. Cependant, certains patients ont pu exprimer que pour eux tout était clair et leur niveau d’information était correct. Du point de vue des patients, une information supplémentaire pourrait être bénéfique mais n’aurait pas changé leur décision de réaliser cette déclaration.
Discussion et conclusion : Il y a une discordance entre ce que la loi permet et ce que les patients attendent. De plus, ils ne sont pas tous correctement informés sur ce sujet. Une meilleure information des patients permettrait que l’application de la loi soit encore meilleure et de réduire cette discordance. L’autre possibilité serait l’élargissement de la loi à la démence comme cela se fait aux Pays-Bas avec des filets de sécurité pour éviter les débordements d’utilisation de la déclaration anticipée. Cependant d’un point de vue éthique tout cela reste une problématique compliquée, il est difficile d’évaluer la souffrance d’une personne ne se rendant plus compte de sa maladie. | Copoix - Alexandre | Université de Liège | | P70-QE31
-QP42
-QO4
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| Soigner ses proches, est-ce une bonne idée? | La quasi-totalité des médecins généralistes sont confrontés aux soins de leurs proches alors qu’aucune recommandation légale, médicale ou déontologique n’existe en Belgique. Que font les médecins généralistes du Hainaut face à une demande de soins de leurs proches ? Cette étude propose d’évaluer les différents incitants et freins identifiés par les médecins généralistes du Hainaut dans le soin de ses leurs proches ainsi que d’explorer les approches pour améliorer la prise en charge de nos proches.
| Musch - Louise | Université catholique de Louvain | | Z22-QS41
-QD12
-QD8
-QE3
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| Prise en charge du COVID long en médecine générale | Le COVID long est un nouveau syndrome qui est apparu au courant de la pandémie COVID-19. Nous sommes confrontés en tant que médecins généralistes à sa prise en charge dans notre pratique. Comment les médecins généralistes gèrent les consultations face à ce nouveau syndrome qui reste assez méconnu en pratique ?
Objectif :
L’objectif de ce travail est de réaliser un état des lieux sur la prise en charge du COVID long en médecine générale à Bruxelles francophone. Le but est d’approfondir les connaissances sur la prise en charge de ce nouveau syndrome en pratique et de pouvoir mettre en évidence les éventuels challenges rencontrés ainsi que les conseils et les astuces utilisés lors de ces consultations.
Méthode :
Etude qualitative sous forme d’entretiens semi-dirigés avec des médecins généralistes agréés et assistants pratiquant à Bruxelles francophone.
Discussion :
Les connaissances du COVID long en médecine générale restent assez maigres. C’est un syndrome nouveau et peu rencontré en consultation ce qui n’encourage pas certains médecins à s’attarder sur la littérature disponible. Actuellement, les articles sur le COVID long sont, pour une partie, encore expérimentaux. Cependant, les médecins généralistes restent pleins de ressources et proposent une prise en charge à ces patients COVID long sur plusieurs axes. Ils accordent également beaucoup d’importance à l’écoute empathique et au renforcement du lien thérapeutique avec leurs patients atteints de ce nouveau syndrome.
Conclusion :
Ce travail aura permis de mieux visualiser la réalité des consultations du COVID long en médecine générale. Certes les connaissances sur ce nouveau syndrome restent limitées mais les ressources des médecins généralistes sont vastes et cela leur permet d’accompagner les patients COVID long avec des prises en charges adaptées aux besoins de ces patients. | Rhechim - Yasmina | Université catholique de Louvain | | QD12
-58.003-QO4
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| Difficultés des médecins généralistes bruxellois dans la prise en charge des hypocondriaques et possibilités d’optimisation, une étude qualitative | | Abou Hacem - Firas | Université libre de Bruxelles | | | |
| Comment aborder la relation à l’alimentation chez les patients sujets à l’addiction alimentaire ? Etude qualitative auprès de médecins généralistes bruxellois | Introduction : L’addiction alimentaire est un sujet émergent dans la littérature médicale. Un patient sur cinq est concerné en moyenne (plus en cas de surpoids/obésité, de chirurgie bariatrique envisagée). Le concept sous-tend la présence de similarités neurobiologiques et comportementales entre la prise d’aliments à haute palatabilité et les addictions. Malgré ses limites, il permet d’identifier un sous-groupe de patients obèses pour lesquels on peut suggérer une approche basée sur celle des addictions. Il existe un auto-questionnaire de dépistage validé (YFAS). Peu d’études ont été réalisées sur cette problématique en médecine générale, pourtant en première ligne pour la détection des troubles alimentaires, a fortiori de l’addiction alimentaire. Comment aborder en médecine générale la relation à l’alimentation chez l’adulte en surpoids/obèse sujet à l’addiction alimentaire, pour mieux détecter celle-ci ?
Méthode : Après avoir établi un cadre théorique sur le sujet par une recherche dans la littérature, une étude qualitative a été réalisée sur base d’ entretiens individuels semi-directifs auprès de généralistes, via la méthode des catégories conceptualisantes, lesquelles ont été analysées par comparaison au célèbre modèle du changement (Prochaska et DiClemente).
Résultats : Sept généralistes belges francophones de Bruxelles (Est) ont été interrogés. Ces médecins trouvaient pertinent le concept d’addiction alimentaire et l’abord par le généraliste de la relation à l’alimentation pour permettre d’améliorer la prise en charge du patient en surpoids/obèse et de diminuer sa souffrance. Ils soulignaient la nécessité de la motivation/agenda du patient, d’empathie/de compréhension du médecin pour aborder le sujet avec le patient. Ont aussi été discutées les différentes manières d’aborder le surpoids et l’alimentation, la prise en charge en multidisciplinarité (notamment psychologique) pour retourner à une sensation de contrôle du patient sur son alimentation, l’utilisation des outils connus en addictologie comme le conseil minimal et l’entretien motivationnel, au sein duquel l’outil YFAS était jugé utilisable en aide-mémoire par le généraliste.
Discussion : Les résultats de l’étude ont été schématisés, comparés à la littérature, critiqués, tout en soulignant les nouvelles idées et perspectives de réflexion sur le sujet pour le futur.
Conclusion : Ce TFE suggère une vision de l’abord de la relation à l’alimentation via les lunettes de l’addiction alimentaire et du modèle du changement, et vise à son échelle à amorcer un élément de réponse pour le praticien et ouvrir la voie à d’autres TFE sur le sujet
| Goffaux - Audrey | Université catholique de Louvain | | QR31
-QS41
-QP51
-QD15
-QC14
-QC4
-T05-T82 | |
| La collaboration entre médecins généralistes et pharmaciens dans le suivi des patients polymédiqués : étude qualitative dans la ville de Soignies | La polymédication est définie par l’OMS comme « l’utilisation de cinq médicaments ou plus de
manière chronique pendant l’année écoulée ». On fait face à une problématique qui est en accroît et
qui représente un danger potentiel pour nos patients (surtout pour ceux de > 65 ans) au niveau de sa
santé, qualité de vie ainsi comme de coûts économiques pour la société.
Tous les jours, les médecins généralistes font face à la problématique de la polymédication (suivi,
compliance thérapeutique, gestion des effets secondaires, adaptation du traitement, nouveaux
traitements, etc), ainsi que les pharmaciens (distributions, incompréhension du choix de la
médication, éducation du patient, explications de sa médication, questions médicamenteuses, etc).
Le but de ce travail sera d’étudier et d’évaluer la communication entre médecins généralistes et
pharmaciens de la ville de Soignies par rapport au suivi des patients polymédiqués, ainsi que les
obstacles auxquels les professionnels de santé font face tous les jours et ses possibles solutions.
Pour cela, un focus group constitué pour médecins généralistes et pharmaciens de la région de
Soignies sera constitué afin de pouvoir analyser la problématique directement avec les professionnels
de santé.
Une amélioration de la communication entre médecins généralistes et pharmaciens dans la ville,
pourrait nous permettre d'adapter le mieux possible le schéma thérapeutique de nos patients, en
tenant compte de ses pathologies et difficultés, ainsi qu'améliorer son suivi thérapeutique, réduire les
risques d’interactions potentiellement dangereuses et en fin, un traitement plus sûr. | Barrios Cifuentes - Betsaida Claudeth | Université libre de Bruxelles | | 45.009-46.000-49.004-66.001-QD25
-QD325
-QD446
-QR31
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| Quelle est la perception des médecins généralistes belges francophones à propos de la vaccination contre le covid19 ? A-t-elle évolué au cours du temps ? Étude qualitative | Introduction : La vaccination covid 19 est, depuis son introduction, un élément clé dans la lutte contre la pandémie. Le développement rapide des vaccins a été globalement bien accueilli par les patients et les médecins. Mais quelle a été la perception de ces derniers en terme de confiance, d’efficacité, d’effets secondaires,… ? Cette perception a-t-elle évolué au cours du temps ?
Méthode : une étude qualitative par théorisation ancrée a été choisie pour explorer ce sujet. Une interview semi-dirigée de 12 médecins Belges généralistes a été réalisée entre le 6/12/2022 et le 21/02/2023. L’échantillon a été sélectionné selon le lieu (milieu urbain ou rural), le type (solo, maison médicale, association) et l’expérience de pratique (âge et nombre d’années), le genre et les rôles particuliers des médecins dans la crise covid.
Résultats : les médecins généralistes ont été convaincus de l’apport de la vaccination pour la gestion de la pandémie. Ils se sont sentis peu entendus et pas assez impliqués dans les prises de décisions gouvernementales, principalement concernant le mode d’administration des vaccins. Cela n’a pas empêché ces médecins de conseiller le vaccin covid19. Par ailleurs, dans un premier temps, ceux-ci ont suivi assez scrupuleusement les recommandations en matière de vaccination ; à l’heure actuelle, il semble que l’approche de celle-ci est perçue comme la vaccination grippale. Ils se rapportent plus à leur expérience clinique qu’aux recommandations du Conseil Supérieur de la Santé. De plus, les groupes cibles visés pour la vaccination ont évolué au cours du temps passant d’une majorité de la population à une vaccination similaire à celle de la grippe : les groupes à risque essentiellement. Leurs raisons sont l’évolution de la pandémie vers une épidémie, de la virulence du variant circulant actuellement et de l’immunité (vaccinale ou naturelle) acquise par la population, la protégeant à plus grande échelle qu’en 2021. Le retour à la vie « avant covid ».
Conclusion : Les facteurs influençant l’opinion des généralistes belges sur le vaccin covid sont similaires aux autres pays du monde. En cas d’incertitude, les médecins généralistes se réfèrent rigoureusement aux recommandations gouvernementales. Une fois le risque maîtrisé, ils ne suivent plus de manière aussi stricte celles-ci mais utilisent leur expérience clinique, passant d’une approche de santé publique vers une approche de santé individuelle. | Gilles - Marie | Université catholique de Louvain | | QR31
-A98-QS11
-QD2
-44.000 | |
| La prise en charge du reflux gastro-œsophagien (RGO) chez le jeune enfant de 0 à 18 mois : mesures hygiéno-diététiques et traitements médicamenteux. | Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est un problème pédiatrique courant rencontré par les soins de santé primaires et spécialisés. C’est la forte prévalence de cette pathologie qui a guidé ce travail vers la réalisation d’une étude qualitative. Pour ce faire, 14 entretiens individuels semi- guidés ont été réalisés.
Le choix des participants, des médecins traitants, des assistants en médecine générale et des partenaires parents enfants à l’ONE, a été motivé quant à lui par le rôle de la première ligne des soins de santé dans la détection du RGO mais aussi pour leur contact étroit avec les enfants.
Les résultats ont montré une belle corrélation entre les recommandations établies par les articles scientifiques pour la détection et la prise en charge du RGO et les déclarations des intervenants de l’étude.
Tous relèvent des manifestations cliniques du RGO assez fréquentes comme les régurgitations, une faible prise de poids, une dysphagie ou encore des symptômes respiratoires et digestifs.
Les études scientifiques et les intervenants de l’étude recommandent d’appliquer des mesures hygiéno-diététiques (fractionner les repas, inclinaison du lit) en première intention afin d’améliorer l’inconfort engendré par le RGO.
Ensuite, les traitements médicamenteux sont préconisés comme traitement de seconde intention si on ne note pas d’amélioration avec les mesures de première intention. En premier lieu, les suppresseurs d’acidité et ensuite les prokinétiques éventuellement même si pour ces derniers, aucun intervenant ne les utilise.
Des mesures alternatives comme l’ostéopathie sont également conseillées principalement par les intervenants de l’étude.
Enfin dans les cas réfractaires ou pathologiques, une intervention chirurgicale est envisagée. | Gérard - Violène | Université de Liège | | QR31
-QC11
-QC12
-D03-D84-D87 | |
| Quels sont les éventuels freins à la prise en charge ambulatoire précoce des patients en neutropénie fébrile considérés à faible risque de complications en région namuroise, et comment y remédier? | Introduction : A l’heure actuelle, la neutropénie fébrile (NF) reste encore une complication
potentiellement mortelle chez le patient oncologique traité par chimiothérapie. La littérature
scientifique sur le sujet permet d’envisager la prise en charge (PEC) ambulatoire précoce des
patients atteints de NF considérés comme à faible risque (FR) de complications après une courte
période de surveillance intrahospitalière. Cette éventualité permettrait de diminuer le risque
d’infections nosocomiales, de maintenir une certaine qualité de vie chez ces patients effectuant
un certain nombre d’allers-retours à l’hôpital, mais également une diminution du coût financier
que représente une hospitalisation en termes de santé publique. Dès lors, le rôle du médecin
généraliste (MG) face à ce type de patient se voit redéfinit en termes de PEC et de suivi. A
travers cette étude, nous explorerons les éventuels freins intra- et extrahospitaliers ressentis par
des médecins oncologues et urgentistes exerçant dans la région namuroise. Nous tenterons
également de poser les bases d’éventuels moyens à mettre en place afin de faciliter cette
éventualité de PEC.
Méthodologie : Cette étude qualitative a été réalisée via des entretiens semi-dirigés auprès de
dix médecins oncologues et urgentistes exerçant dans la région namuroise. Ces interviews ont
été menées via un guide d’entretien. Une analyse thématique a permis d’analyser et de classer
les résultats obtenus.
Résultats & discussion : L’intérêt d’une PEC ambulatoire pour cette catégorie de patients n’est
pas dénué de sens selon les intervenants de l’étude. Certains freins resteront toujours difficiles
à lever, mais d’autres peuvent l’être via l’implémentation d’outils facilitant la PEC de ces
patients grâce une coordination finement rôdée entre la première et la seconde ligne de soins.
Conclusion : Heureusement, le nombre de NF tend à diminuer grâce à l’accès aux facteurs de
croissances et aux nouveaux traitements oncologiques. Cependant, il restera des cancers où la
chimiothérapie sera le premier choix, maintenant donc un certain risque de NF pour les patients.
Une PEC précoce ambulatoire pour les patients atteints de NF considérés à FR de complications
est envisageable selon la littérature scientifique et sur base d’une application strictes des
guidelines existantes. Grâce à l’aide d’outils développés dans ce sens, le MG pourrait être un
acteur clé dans la transmission des informations concernant le patient aux médecins spécialistes,
et également être capable d’assurer son suivi ambulatoire précoce.
| Foglia - Martin | Université catholique de Louvain | | QP2
-QS41
-A79-QO4
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| EXPLORATION DES FREINS D’UN PASSAGE D’UNE THÉRAPIE ORALE À UNE THÉRAPIE INJECTABLE CHEZ LE PATIENT DIABÉTIQUE DE TYPE II. Étude qualitative menée auprès de patients en région liégeoise | INTRODUCTION - Le diabète de type II est une pathologie chronique qui touche environ 1 personne sur 10 dans le monde. En cas de contrôle insuffisant de la glycémie, de nombreuses complications peuvent apparaître. Cette étude a pour but d’explorer les freins du patient diabétique de type II au changement d’un traitement et plus spécifiquement lors d’un changement d’une thérapie orale à une thérapie injectable.
MÉTHODOLOGIE - Ce Travail de Fin d’Études (TFE) consiste en une analyse qualitative menée sur un échantillon de 9 patients en région liégeoise à l’aide d’un guide d’entretien composé de questions ouvertes. L’analyse des données a été réalisée sur base de la retranscription intégrale des interviews.
RÉSULTATS - Plusieurs éléments sont démontrés au cours des entretiens. Au-delà d’une incompréhension de la physiopathologie du diabète de type II, une méconnaissance autour des traitements injectables est mise en évidence. Ce manque de connaissance mène à des croyances parfois erronées et entretient certains freins chez le patient comme la fréquence ou le mode d’administration de la thérapie injectable. Le rôle du médecin généraliste reste central pour l’aider dans la gestion de la thérapie injectable.
DISCUSSION - Les entretiens menés auprès des patients restent concordants avec ce que nous pouvons retrouver au niveau de la littérature scientifique. Il existe malgré tout quelques discordances, notamment au niveau de la connaissance des effets secondaires de la thérapie injectable. De plus, la médecine avance rapidement et les innovations thérapeutiques sont souvent méconnues du grand public. Pourtant, elles peuvent être une véritable alternative à l’insulinothérapie telle que le patient se la visualise.
CONCLUSION - Le traitement du diabète de type II se veut de plus en plus personnalisé et le patient se retrouve au centre de sa prise en charge. La communication entre le soignant et le patient est primordiale et ne doit pas être négligée. Bien souvent, cette transmission d’informations, si elle est claire et complète, est suffisante pour réduire voire abolir la plupart des freins présents chez le patient lorsque vient la question du passage d’une thérapie orale à une thérapie injectable.
| Breulet - Lauranne | Université de Liège | | T89-T90-QR31
-QS41
-50.003-QD12
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| Un outil simplifié pour la planification anticipée des soins, qu’en pensent les médecins généralistes ? L’exemple du Projet Anticipé de Vie et de Soins. Une étude qualitative auprès de généralistes de la région liégeoise. | La planification anticipée des soins joue à l’heure actuelle un rôle assez important dans la prise en charge de la population. Divers outils sont disponibles et centralisent en un seul document les volontés des patients. Malheureusement, ils sont peu connus des médecins généralistes alors qu’ils permettent entre autres de légitimer certaines questions probablement plus difficilement abordables sans cela. Parmi ces outils, le Projet Anticipé de Vie et de Soins (PAVS) qui se compose uniquement de deux pages au design attrayant est intéressant. Il propose un résumé condensé plus facilement réalisable et potentiellement insérable dans les dossiers des patients. Malgré ses qualités, des difficultés d’utilisation persistent comme notamment le moment adéquat pour aborder le sujet en consultation et la capacité à le faire. Des actions de sensibilisation sembleraient nécessaires afin de faire connaitre cet outil auprès des généralistes.
Mots clefs : Belgique - Médecin généraliste - Planification Anticipée des Soins - Projet Anticipé de Vie et de Soins | Delvoye - Pierre | Université de Liège | |